Le jeûne strict qui consiste à ne pas s’alimenter volontairement pendant un certain nombre de jours en se contentant d’eau, de bouillons et de tisanes, n’est pas évident à mettre en place, doit être encadré médicalement et sur une trop longue période entraîne des carences. Pour profiter des bienfaits bien-être et détox du jeûne avec une méthode facile et sans risque : le jeûne partiel ou intermittent peut être la solution. Les adeptes savent que c’est aussi une façon rapide de perdre du poids à court terme, surtout de la masse graisseuse. Assez souple, il permet à chacun de l’intégrer selon ses habitudes et modes de vie. Une étude de 2012 effectuée par des chercheurs de l’Université de Caroline du Sud, rapportait qu’un régime alimentaire peu calorique pendant une courte période favorisait la régénération du système immunitaire. Pour Olivia Charlet, micro-nutritionniste et naturopathe, les personnes en bonne santé peuvent se lancer sans risque. Il suffit d’y aller progressivement, de se connecter à ses ressentis, voir ce qui est plus simple de supprimer le repas du soir ou le petit-déjeuner. Pour les personnes sous traitements, il faut se faire accompagner.
Définition : c’est quoi un jeûne intermittent ?
Le jeûne intermittent ou jeûne par intermittence ou intermittent fasting est un mode alimentaire qui consiste à alterner des périodes de jeûne (privation de nourriture) et des périodes d’alimentation normale. On jeûne un certain nombre d’heures (ou de jours selon les protocoles) afin de mettre son organisme au repos. « On a par exemple le jeûne intermittentqui consiste à ne rien manger pendant 16 h. On saute alors soit le repas du soir, soit le petit-déjeuner » explique Olivia Charlet, micro-nutritionniste et naturopathe. Certains décident également de ne pas manger pendant toute une journée, le lundi par exemple. Attention, pendant toute la période de jeûne si la nourriture n’est pas autorisée, il faut continuer à s’hydrater avec de l’eau, du thé, des tisanes, voire « du café, mais sans sucre » précise la micro-nutritionniste.
► Plusieurs méthodes par exemple : jeûner pendant 24 heuresune ou deux fois par semaine ; jeûner selon la méthode 16/8 (repos de 16 heures sans manger et repas sur une durée de 8 heures) et la méthode 5/2 : on se limiter à 500-600 calories sur 2 jours de la semaine et le reste de la semaine, on mange normalement. Il y a aussi le jeûne alterné où on jeûne un jour sur deux.
C’est quoi le jeûne intermittent 16/8 ?
C’est simple le jeûne intermittent 16/8 consiste à manger sur 8 heures et s’abstenir les 16 heures restantes (16+8=24 heures). Par exemple, on peut :
► sauter le petit-déjeuner du matin, déjeuner à 12h et finir de dîner à 20 heures.
Ou
►sauter le repas du soir, prendre un premier repas le matin à 8h et un deuxième repas quand vous voulez jusqu’à 16h. Et cela sans limite de durée. Attention cependant : les repas avant et après le jeûne ne doivent pas être gargantuesques et doivent s’inscrire dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée.
Comment faire un jeûne intermittent ?
Le jeûne partiel ou intermittent est un jeûne flexible. Il existe différentes façons de faire, l’idée est que chacun trouve la méthode qui lui correspond en étant à l’écoute de son corps et de ses ressentis.
« On commence par décaler de plus en plus tard l’heure du petit-déjeuner pour finir par le supprimer une ou deux fois par semaine ».
► 2 repas par jour : En ce qui concerne le jeune intermittent ou fasting, Olivia Charlet assure que « c’est le plus facile à mettre en place car on peut le faire tous les jours et il n’y a aucun problème à ne faire que deux repas par jour. C’est même très intéressant notamment pour faire baisse l’insuline« . D’après l’experte, ce type de jeûne permet de réguler l’insuline ce qui aide à déstocker les graisses. « Et même si l’idée n’est pas de faire un régime cela peut entraîner une perte de poids pour les personnes qui ont besoin d’en perdre. »
Comment réussir le jeûne intermittent ? En y allant progressivement.« On commence par décaler de plus en plus tard l’heure du petit-déjeuner pour finir par le supprimer une ou deux fois par semaine. Il faut le faire au ressenti. Pour certaines personnes il est plus simple de sauter le petit-déjeuner, pour d’autre ce sera le dîner. L’important est de ne rien manger pendant 16 h, certaines personnes jeûnent pendant 18h. l’important est d’y aller à son rythme pour que ça devienne une habitude. »
►Jeûner 24 heures par semaine : Pour certains le jeûne séquentiel est un peu plus long, il dure jusqu’à une journée. Une fois encore il a pour but de mettre l’organisme en pause, pour lui permettre de remettre les compteurs à zéro. Il s’agit de faire un dîner léger et de recommencer à s’alimenter 24 h plus tard avec un petit-déjeuner tout aussi léger. Les repas avant et après le jeûne ne doivent pas être gargantuesques et doivent s’inscrire dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée. Durant toute la période du jeûne il est important de bien s’hydrater. Des légers bouillons sont autorisés. « Certains choisissent de jeûner 24h une fois par semaine. C’est aussi intéressant mais cela peut générer du stress à l’organisme sur le long terme. Il faut bien choisir son jour, plutôt un jour de repos où on n’a pas d’activité physique » conseille Olivia Charlet.
Combien de temps peut-on faire un jeûne intermittent ?
Pour ceux qui décident d’adopter le jeûne intermittent consistant à ne faire que deux repas par jour comme avec le 16/8 (déjeuner et dîner ou petit-déjeuner et déjeuner), sachez qu’il peut se faire sans limitation de durée. Comme le rappelle Olivia Charlet « il n’y a aucun problème à ne faire que deux repas par jour. C’est même très intéressant notamment pour faire baisse l’insuline« . D’après l’experte, ce type de jeûne permet de réguler l’insuline ce qui aide à déstocker les graisses. « Et même si l’idée n’est pas de faire un régime cela peut entraîner une perte de poids pour les personnes qui ont besoin d’en perdre. » Pour les jeûnes plus long, une journée par semaine, il faut voir comment on se sent : « C’est intéressant mais cela peut générer du stress à l’organisme sur le long terme ». Si vous le supportez bien, vous pouvez le faire sans limite de temps.
Quels sont les bienfaits du jeûne intermittent ?
Les adeptes le savent bien, suivre un jeûne intermittent est une façon rapide de perdre du poids à court terme, surtout de la masse graisseuse. « Les jeûnes stricts sur plusieurs jours doivent être encadrés avec une préparation avant, une réadaptation après. Des contraintes que l’on n’a pas avec le jeûne partiel. Ce type de jeûne aide les cellules à se régénérer, active l’autophagie, le processus de nettoyage du corps, qui permet de digérer toutes les protéines des déchets et de les recycler. Ce type de jeûne permet de vieillir plus doucement, d’améliorer le diabète de type II, stimule les sirtuines ces protéines qui inhibent les voies inflammatoires. Avec le fasting, on gagne en clarté mentale, en énergie, en bien-être général ! » assure la micro-nutritionniste. N’oublions pas tout de même qu’à la base, le jeûne intermittent était surtout suivi pour des raisons religieuses comme le ramadan par exemple.
Quelles sont les conséquences du jeûne sur le corps ?
Lorsque l’organisme est privé de nourriture pendant un laps de temps relativement long, à savoir plus de 12 heures, le niveau d’insuline baisse dans le sang. Cette dernière joue un rôle capital dans le métabolisme des glucides et des lipides. Parallèlement à cette baisse de sécrétion d’insuline, la sécrétion de l’hormone de croissance augmente se traduisant alors par une libération des acides gras dans la circulation sanguine d’où une perte de la masse graisseuse. Perte de poids assurée mais est-ce une raison suffisante pour le pratiquer sur le long terme ?
Quels sont les effets indésirables du jeûne intermittent ?
Le jeûne intermittent ne présente pas que des bienfaits. Des effets indésirables aussi car il y en a ! En tout premier lieu, la déshydratation. Mais aussi un état de somnolence, des difficultés d’endormissement, un peu d’irritabilité. Là où le bât blesse : un possible stockage des graisses et là cela va à l’encontre de l’effet recherché. En effet, l’alternance de consommation alimentaire puis de privation n’est pas souhaitable. Côté désagréable : la mauvaise haleine (halitose) que ce jeûne occasionne !
Quels risques pour la santé ?
Il ne faut pas fermer les yeux sur les mises en garde de l’observance du jeûne intermittent. Il peut entraîner une fatigue intense liée à la fonte musculaire et présenter un risque pour les personnes présentant des soucis cardiaques. Sans compter le risque de déséquilibre du comportement alimentaire. En effet, en période d’alimentation normale, les consommations alimentaires se portent sur des aliments riches en sucres, en graisses et en quantités parfois importantes. On peut également observer l’inverse avec une réduction des apports en période normale.
Quelles sont les contre-indications du jeûne intermittent ?
Vous avez une pathologie cardiaque, vous êtes diabétique, vous suivez un traitement médicamenteux à heures fixes… ? Prenez l’avis de votre médecin traitant. Il est impératif de se faire suivre par un professionnel de la nutrition quand on veut suivre ce type d’alimentation.
Quelles précautions avant de commencer à jeûner ?
Comme le rappelle Olivia Charlet, le jeune partiel ne présente pas a priori de risque pour la santé au contraire : « Les études montrent les bienfaits du jeûne intermittent, il n’y a pas de risques, il est même plutôt recommandé car on n’est pas obligé de le suivre tous les jours. » Bien sûr en cas de traitement, de problème de santé, de grossesse, d’hypoglycémie, il est conseillé d’un parler à un professionnel de santé ou à un spécialiste de la nutrition. Et les deux autres repas doivent toujours apporter l’ensemble des apports journaliers recommandés pour éviter les carences et la perte de fonte musculaire. Pas de contre-indication particulière à part pour les personnes sous traitement car « les marqueurs de santé vont bouger, il faut en parler avec son médecin. » Et ce type de jeûne n’est pas conseillé aux anorexiques et aux personnes souffrant du trouble du comportement alimentaire.
Merci à Olivia Charlet, micro-nutritionniste et naturopathe, auteure de « Mince et en bonne santé grâce au fasting », Editions Leduc et au Dr Catherine Conan, médecin nutritionniste.
Pour rappel, le bras correspond à la partie qui relie l’épaule au coude, l’avant-bras étant la partie inférieure, située entre le coude et le poignet. « Une douleur au bras gauche peut être liée à une douleur musculaire, à un pincement nerveux, à une lésion osseuse ou encore à une douleur référée du cœur« , explique le Dr Pascal Chazerain, rhumatologue. La douleur au bras gauche peut se manifester de différentes façons. ► une douleur brève qui se manifeste lors d’un mouvement précis ; ► une douleur vive, suite à un traumatisme, éventuellement accompagnée d’un gonflement ou d’une déformation du bras ; ► une douleur qui s’intensifie lorsque l’on utilise le bras.
« Dans ces trois cas-là, la douleur évoque une cause musculo-tendineuse voire une douleur osseuse ou articulaire. Une sensation de décharges électriques, de brûlures ou de fourmillements qui ne s’accentuent pas avec l’effort évoque plutôt une névralgie qui peut être d’origine cervicale. Une douleur irradiante ou lancinante, non provoquée par les mouvements, mais majorée par l’effort physique, doit faire penser à une possible douleur d’origine cardiaque« . Le diagnostic sera avant tout clinique selon le mode d’apparition de la douleur, son intensité et les facteurs favorisants la gêne.
Que signifie une douleur dans le bras droit ?
Une douleur au bras droit peut se situer au niveau de l’épaule, du coude ou du poignet, et surviennent parfois après un traumatisme local. « Mais il est aussi fréquent d’observer une tendinite, souvent à l’épaule, suite à un faux mouvement, à la musculation ou encore liée à des gestes répétés du quotidien« . Il est aussi possible d’avoir mal au bras droit avec une cause nerveuse, articulaire (épaule), osseuse ou encore viscérale. « De plus, la colonne cervicale peut aussi être à l’origine de paresthésie à type de fourmillements, brûlures ou décharges électriques dans les doigts« .
Que signifie une douleur au coude ?
Une douleur au coude peut apparaitre spontanément, suite à un traumatisme ou encore après le sport. « Sans traumatisme, le patient peut souffrir d’une tendinite, d’une arthropathie (pathologie de l’articulation) ou d’une compression nerveuse », détaille le rhumatologue. Si la douleur se situe sur la partie externe du coude, sans choc préalable, cela peut être une épicondylite. En revanche une douleur interne, qui reste moins fréquente, peut faire penser à une épitrochléite ou à une arthropathie. En revanche, suite à un traumatisme, le patient peut avoir une luxation, une rupture tendineuse ou encore une fracture.
Où se situe la douleur dans le bras en cas d’infarctus du myocarde ?
La douleur de l’infarctus du myocarde est une douleur de repos qui ne cesse pas et survient, dans plus de 30% des cas, sans signes avant-coureurs. « Il faut y penser quand on est à risque d’infarctus : antécédents d’infarctus dans la famille, tabagisme, hypertension, cholestérol et diabète favorisent sa survenue », précise le Docteur Frédéric Marco, cardiologue. La douleur est typiquement violente, intense, souvent angoissante et peut occasionner une difficulté à respirer en comprimant la cage thoracique.« Elle peut démarrer dans le bras gauche et irradier dans la cage thoracique ou l’inverse. Parfois, l’infarctus est précédé de douleurs à l’effort qui disparaissent à l’arrêt de l’effort. Souvent, ces douleurs d’effort peuvent s’aggraver rapidement. Il faut se méfier de ces douleurs d’effort qui deviennent de plus en plus fréquentes et pour des efforts de moins en moins importants, avant de devenir une douleur de repos d’abord transitoire puis permanente« . Le contexte de probabilité est important. « On a peu de chances de faire un infarctus du myocarde quand on est jeune et non fumeuse et davantage quand on est tabagique de 60 ans, hypertendue et diabétique, 10 ans après la ménopause ».
Que signifie une douleur dans les deux bras ?
Il est rare qu’une douleur touche les deux bras. Une douleur dans les deux bras peut signifier différentes choses par exemple être le signe d’une hernie discale, d’une tumeur de la moelle épinière ou d’arthrose dans la colonne vertébrale. Mais une douleur dans le bras peut également correspondre à l’irradiation d’une douleur pulmonaire ou cardiaque.
Quand et qui consulter en cas de douleur au bras ?
Si la douleur persiste plusieurs jours malgré la mise au repos du bras, il convient de consulter son médecin traitant ou un généraliste. « Il prendra en charge le traitement de la douleur et envisagera les différentes hypothèses diagnostiques, précise le rhumatologue. Si aucune amélioration n’est constatée au bout de quelques jours, il orientera le patient vers un spécialiste (rhumatologue, cardiologue) pour réaliser des examens plus poussés« . S’il s’agit d’un problème d’épaule, une échographie sera généralement réalisée. « Pour les cervicales, l’IRM de la colonne cervicale est l’examen préconisé ».
Quel est le traitement pour soulager une douleur au bras ?
Le traitement dépend de la cause. « Si la douleur est d’origine péri-articulaire ou articulaire (tendinite, arthrite ou arthrose par exemple), le médecin généraliste prescrira des antalgiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens, détaille le spécialiste. Et s’il le juge nécessaire, le patient pourra réaliser en complément une infiltration de cortisone et des séances de kinésithérapie« . Si la douleur est d’origine neurologique (névralgie cervico-brachiale, syndrome du canal carpien), le médecin prescrira alors de la cortisone. « En cas d’échec on peut aussi libérer le nerf (médian) grâce à la chirurgie« . Enfin, « s’il s’agit d’une origine cardiaque (le plus souvent coronarienne), il s’agit d’une urgence médicale nécessitant une prise en charge spécialisée ».
Merci au Dr Pascal Chazerain, chef de service de rhumatologie du groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon à Paris et au Dr Frédéric Marco, cardiologue à la Clinique de la Croix du Sud à Quint-Fonsegrives (31).
[Mise à jour le 14 décembre 2022 à 10h17] La gastro-entérite est une maladie virale fréquente en automne-hiver et très contagieuse. Difficile de passer à côté quand un membre de la famille est malade ! Sur la première semaine de décembre 2022, le taux d’incidence des cas de diarrhéeaiguë vus en consultation de médecine générale a été estimé à 74 cas pour 100 000 habitants , un taux stable par rapport à la semaine 47 (21-27 novembre 2022) et à un niveau d’activité inférieur à ceux observés habituellement en cette période, selon le Réseau Sentinelles. Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés sont observés en Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Bretagne. Les personnes les plus à risque en cas de gastro-entérite sont les jeunes enfants (de 6 mois à 3 ans) parce que leur système immunitaire est immature et les personnes âgées, parce que leur système immunitaire s’affaiblit avec l’âge. Quels sont ses symptômes d’alerte (diarrhée,…) ? Comment se transmet la gastro? Combien de temps dure-t-elle ? Quels sont les traitements les plus efficaces ? Que manger ? Notre guide.
Où en est l’épidémie de gastro 2022 ?
Sur la première semaine de décembre, le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale a été estimé à 74 cas pour 100 000 habitants , un taux stable par rapport à la semaine 47 (21-27 novembre 2022) et à niveau d’activité inférieur à ceux observés habituellement en cette période, selon le Réseau Sentinelles. Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés sont observés en Nouvelle-Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Bretagne.
Définition : c’est quoi une gastro-entérite ?
La gastro-entérite résulte de l’inflammation du système digestif (parois de l’estomac et intestin). C’est la muqueuse de l’intestin qui est enflammée par un agent pathogène (qui peut causer une maladie). La gastro-entérite dite hivernale (qui survient surtout entre novembre et mars) est le plus souvent d’origine virale et plus rarement bactérienne.
Quel est le temps d’incubation du virus ?
Cette maladie se manifeste généralement après un temps d’incubation de 1 (s’il s’agit d’une bactérie) à 3 jours (s’il s’agit d’un virus) environ. Ce temps varie en fonction du type de la bactérie ou du virus.
La gastro est-elle contagieuse ?
La gastro-entérite d’origine virale est contagieuse. La contagiosité porte sur la phase symptomatique de la maladie et perdure après la fin des symptômes. La transmission des rotavirus est avant tout féco-orale, véhiculée par les mains ou indirecte par les surfaces et objets contaminés (via les vomissements et les selles). « Les rotavirus survivent plusieurs heures sur les mains, neuf jours en aérosol (lors des vomissements) et plus de 64 jours à 20 °C dans l’eau du robinet » rappelle l’Anses.
Quels sont les symptômes d’une gastro-entérite ?
Les symptômes les plus fréquents des gastro-entérites virales sont :
la diarrhée (au moins 3 selles liquides ou semi-liquides tous les 24 heures)
une fatigue
parfois, un mal de tête
des douleurs musculaires
Les symptômes apparaissent brutalement, 12 à 24 heures après l’infection par le virus et ne sont pas forcément tous présents ensemble. La plupart du temps bénigne, la gastro-entérite peut toutefois avoir des conséquences graves pour les personnes les plus fragiles (les nourrissons notamment à cause du risque de déshydratation).
Que faire contre la diarrhée ?
La diarrhée est un trouble du transit qui se caractérise par des selles molles,voire liquides, en quantité anormalement élevée ou avec une fréquence de survenue augmentée, de l’ordre de plusieurs fois par jour. C’est un symptôme fréquemment associé à la gastro-entérite. Elle disparait généralement en quelques jours mais quelques bons conseils permettent de l’atténuer en attendant :
► Manger des pâtes, du riz, de la semoule, des pommes de terre, des bouillons salés.
► Eviter les laitages et les légumes et fruits crus.
► Bien s’hydrater en buvant de l’eau ou des tisanes pour éviter la déshydratation liée à la diarrhée
► Prendre un traitement type pansements intestinaux (Smecta) et ralentisseurs du transit associé à des antipyrétiques en cas de fièvre (Dolipane), antispasmodiques (Spasfon), antiémétiques en cas de nausées et/ou vomissements.
► Pour compenser les fuites en sodium comme les solutions de réhydratation orale chez l’enfant et les personnes âgées.
Quelles sont les causes d’une gastro-entérite ?
La gastro-entérite peut être causée par :
Un virus : le norovirus le plus souvent chez les adultes et le rotavirus chez les enfants.
Une bactérie : les bactéries les plus fréquentes sont Campylobacter, Salmonella, Shigella et Yersinia. Il peut aussi s’agir de l’Escherichia coli entéro-toxinogène ou du Clostridium difficile,
La gastro-entérite guérit en trois à huit jours. Chez certaines personnes, la gastro peut durer jusqu’à 10 jours, si elle a débuté pendant un voyage à l’étranger ou au retour du voyage (origine bactérienne ou parasitaire).
Comment se fait le diagnostic de la gastro ?
Ses symptômes étant caractéristiques de la gastro, cette pathologie est diagnostiquée assez facilement, surtout lors d’une période d’épidémie. Aucun examen n’est nécessaire devant une présentation typique. En cas de persistance au-delà d’une semaine ou devant des symptômes mal supportés, il est tout à fait possible de réaliser une prise de sang et un examen des selles (aussi appelé coproculture) qui permettra de rechercher une éventuelle infection bactérienne. L’identification du rotavirus se fait dans les selles des patients par immunologie (tests ELISA) ou par RT-PCR.
Alimentation en cas de gastro
La gastro-entérite atteignant directement le système digestif, le transit est particulièrement perturbé et la digestion plus que difficile. Aussi il est important de bien choisir ses aliments quand on souffre de diarrhées, de nausées, de vomissements et plus largement de maux de ventre. On privilégie par exemple le riz, les pâtes, les bananes… et on évite tout ce qui va agresser le système digestif : fruits crus, légumes crus, jus d’orange, boisson gazeuse…
Quels traitements prendre pour soigner une gastro-entérite ?
Pour soigner une gastro-entérite, rien de mieux que de se reposer. Contre les maux de tête, il faut prendre des antalgiques type paracétamol. Pour atténuer les maux, vous pouvez prendre des « ralentisseurs de transit » qui réduisent les contractions de l’intestin et diminuent la fréquence des selles. Demandez conseil à votre pharmacien avant de les utiliser car ils sont contre-indiqués si vous avez une diarrhée avec du sang dans les selles ou une inflammation intestinale chronique (maladie de Crohn). Par ailleurs, les absorbants et protecteurs intestinaux, qui agissent localement dans l’intestin par des mécanismes variables (pouvoir couvrant, adsorption des gaz…) peuvent également être prescrits, mais ils doivent être pris à distance d’autres médicaments car ils peuvent diminuer leurs effets. Enfin, pour atténuer les diarrhées et vomissements, des antidiarrhéiques peuvent être prescrits. Des traitements à base de diosmectite (type Smecta®) peuvent être prescrits en complément d’une bonne réhydratation (au minimum entre 1.5 et 2 litres d’eau par jour) pour les diarrhées. Attention : ils sont contre-indiqués chez les moins de 2 ans.
Demandez toujours l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, respectez bien la posologie et la durée du traitement et conservez votre médicament dans sa boîte d’origine.
Quand s’inquiéter d’une gastro chez le bébé ?
La gastro-entérite doit être surveillée de près quand elle touche les enfants, particulièrement les nourrissons. Les diarrhées chez le bébé augmentent le risque de déshydratation. Le virus en cause est le rotavirus, il est très contagieux.
Comment ne pas attraper la gastro ?
Le virus de la gastro est très contagieux. Il peut se transmettre par contact avec une personne malade, mais aussi par postillons ou en touchant un objet contaminé s’il s’agit d’une gastro-entérite virale.
Une hygiène scrupuleuse est donc indispensable pour éviter de le contracter, à commencer par le lavage des mains. Celui-ci doit devenir un réflexe, notamment après avoir pris les transports en commun, après avoir éternué ou s’être mouché et avant de préparer un repas, et durer 30 secondes minimum. L’usage du savon est à privilégier. Les solutions à type de gel hydro-alcoolique (SHA) sont efficaces pour éliminer de nombreux microbes transmissibles, mais pas tous. Ils doivent donc rester une solution de secours en cas d’absence de point d’eau et de savon, conseille l’Institut de la prévention et de la santé (Inpes).
Autre conseil, évitez si possible les contacts directs et indirects avec des personnes infectées ou potentiellement infectées. De même, évitez les lieux très fréquentés, comme les transports ou les grands magasins.
Par ailleurs, veillez à bien laver les fruits et légumes, limiter la consommation d’aliments crus, et ne pas manger d’aliments périmés.
Enfin, pensez à aérer chaque pièce de son lieu de vie tous les jours pendant au moins 10 à 15 minutes afin de renouveler l’air et d’éviter la diffusion des microbes.
Sources : Caractéristiques et sources de rotavirus. Anses. Avril 2012. / Réseau Sentinelles.
15 millions de Français fument dont 12 millions quotidiennement, soit un quart de la population totale. Après une baisse du tabagisme entre 2014 et 2019, sa prévalence se stabilise et augmente même chez les femmes et les moins diplômés, selon les chiffres actualisés par Santé Publique France le 13 décembre 2022. « Un impact de la crise sanitaire et sociale liée à la COVID-19 pourrait expliquer l’interruption de la baisse de la prévalence du tabagisme en France et la hausse observée dans certains groupes » estime l’agence de santé. Tous les chiffres du tabac en France.
Combien de Français fument en France ?
Selon les chiffres publiés fin 2022 par Santé Publique France, 15 millions de Français fument (34,7% d’hommes et 29,2% des femmes) dont 12 millions quotidiennement (27,8% parmi les hommes et 23% parmi les femmes). La prévalence du tabagisme occasionnel est de 6,6% et non significativement différente entre hommes (6,9%) et femmes (6,3%). 5% des 76-85 ans fument.
Quelle est l’évolution du tabagisme en France ?
Il y a une baisse du tabagisme chez les hommes âgés de 18 à 24 ans.
Après une baisse du tabagisme d’ampleur « inédite » en France entre 2014 et 2019, les dernières données du Baromètre de Santé publique France confirment la stabilisation de la prévalence du tabagisme en 2021 observée en 2020. En revanche, les données montrent une hausse du tabagisme quotidien chez les femmes et les personnes les moins diplômées (n’ayant aucun diplôme ou un diplôme inférieur au baccalauréat) entre 2019 et 2021. Cette augmentation « pourrait être liée en partie à un impact plus fort de la crise liée à la COVID-19 chez ces populations, avec une utilisation de la cigarette comme outil de gestion du stress, notamment liée à une augmentation de la charge mentale et une dégradation des conditions de travail chez les femmes »argue l’agence. A l’inverse, il y a une baisse « encourageante » du tabagisme quotidien parmi les hommes de 18-24 ans. Les deux régions les moins « fumeuses » sont l’Île-de-France et les Pays de la Loire ; alors que deux régions ayant la prévalence de tabagisme la plus élevée sont l’Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Quels sont les chiffres du tabagisme chez la femme ?
Une charge mentale plus élevée pendant la crise Covid a favorisé la hausse du tabagisme chez les femmes.
29,2% de femmes fument, 23% quotidiennement, 6% occasionnellement. Le tabagisme quotidien augmente chez les femmes, en France, selon les données 2022 de Santé Publique France, passant de 20,7% en 2019 à 23% en 2021. La tendance à la hausse du tabagisme est surtout observée chez les femmes de 35 à 44 ans. Les femmes fument en moyenne 11,8 cigarettes par jour versus 13,5 cigarettes chez les hommes. L’augmentation du tabagisme parmi les femmes pourrait être liée en partie à un impact plus fort de la crise Covid : elles ont plus souvent perdu leur emploi, connu une dégradation de leurs conditions de travail, et pour les femmes télétravaillant, une présence plus fréquente des enfants dans la même pièce, souligne Santé Publique France. « La charge mentale a ainsi pu augmenter pour les femmes, en particulier pendant les confinements, avec une gestion du quotidien et de la famille accentuée. » D’après l’enquête Coviprev, le fait d’être une femme était associé à un plus grand risque d’augmentation de la consommation de tabac en 2020.
Quels sont les chiffres du tabagisme chez les jeunes ?
L’âge d’initiation au tabac est d’environ 13-14 ans.
Parmi les lycéens en 2018, 53,0% déclaraient avoir expérimenté le tabac, en baisse par rapport à 2015 (60,9%)
Chez les jeunes de 17 ans, au niveau national, plus d’un quart des jeunes (25,1%) de 17 ans sont des fumeurs quotidiens et près de six jeunes Français sur 10 ont déjà essayé de fumer.
Parmi les mineures, à 17 ans, près d’une jeune fille sur 4 est tombée dans la dépendance quotidienne.
Sur 3 jeunes qui testent un produit du tabac, « juste pour voir », deux sur trois au moins, deviennent fumeurs réguliers une partie de leur vie
Combien de cigarettes les Français fument-ils par jour ?
En 2021, les fumeurs quotidiens de 18-75 ans ont déclaré fumer en moyenne 12,7 cigarettes (ou équivalent) par jour. La variation par rapport à 2020 n’est pas significative. Les femmes ont déclaré fumer en moyenne moins que les hommes avec 11,8 versus 13,5 cigarettes en moyenne par jour.
Quelle est la mortalité du tabagisme en France ?
La mortalité liée au tabagisme est estimée à 75 000 décès (chiffres de 2015, derniers en date), soit 13% des décès survenus en France métropolitaine.
Sources :
Prévalence nationale et régionale du tabagisme en France en 2021 parmi les 18-75 ans d’après le baromètre de Santé Publique France Bulletin du 13 décembre 2022.
La situation du tabagisme féminin en France 2022, Comité national contre le tabagisme
[Mise à jour le 13 décembre 2022 à 18h32] Les cas de scarlatine augmentent en France depuis le mois de septembre 2022, informe Santé Publique France le 12 décembre. La scarlatine est une maladie touchant souvent les enfants mais les adultes peuvent également l’attraper. Parmi les symptômes typiques de la scarlatine, on retrouve de lafièvre et une éruption cutanée provoquant l’apparition de boutons, notamment sur la langue (langue rouge). La contagion de la scarlatine est risquée dès le premier jour suivant l’apparition des signes de la maladie. C’est quoi la scarlatine ? Quel est le temps d’incubation ? Quels sont les premiers symptômes ? Est-elle contagieuse ? Quel est le traitement contre la scarlatine ? Un vaccin ? Comment reconnaître les boutons de la scarlatine ? Infos, photos, tout savoir sur la scarlatine.
Définition : c’est quoi la scarlatine ?
La scarlatine est une maladie infantile contagieuse qui touche le plus souvent les enfants âgés entre 5 et 10 ans pendant l’hiver, par petites épidémies. Elles est causée par une bactérie appelée « streptocoque du groupe A » et qui se transmet par inhalation de gouttelettes de salive lors d’un éternuement, d’une toux, de baisers et de contacts indirects (jouets…). La scarlatine est due à un streptocoque du groupe A. Ce Streptocoque est responsable d’un grand nombre d’infections bénignes comme l’angine érythémateuse, la pharyngite, l’impétigo. Il peut aussi provoquer des infections invasives, comme le syndrome de choc toxique. Non traitée avec des antibiotiques, la scarlatine peut entraîner des complications, comme un rhumatisme articulaire aigu ou des complications rénales ou cardiaques. Ces complications sont devenues rarissimes en France.
Quels sont les symptômes de la scarlatine ?
La scarlatine se manifeste après la période d’incubation par une forte fièvre d’apparition brutale, avec une angine, et des ganglions cervicaux. Quelques heures après apparaît une éruption cutanée donnant à la peau un aspect granité ou légèrement granuleux, d’abord sur le tronc, les plis de flexion (genoux, coudes) puis les membres (sans atteinte de la paume des mains et de la plante des pieds). Elle s’étend petit à petit pour atteindre les joues et le pourtour de la bouche. Cette éruption se fait sous forme de grandes plaques rouges et peut être associée à des démangeaisons. Elle est maximale au bout de 2 ou 3 jours et disparaît en 6 jours environ. Une desquamationapparaît ensuite entre la fin de la première semaine et la fin de la deuxième semaine. Elle peut durer 3 semaines. La scarlatine peut aussi entraînée desdouleurs abdominales, parfois des vomissements. L’atteinte de la langue est caractéristique : de blanche, elle devient rouge (langue framboisée ou « langue de fraise » typique de la scarlatine).
La scarlatine est contagieuse une journée après l’apparition des premières manifestations de l’angine et 24-48h après le début de la prise des antibiotiques. Elle reste contagieuse jusqu’à la disparition des squames (3 semaines) si un traitement antibiotique n’a pas été mis en place. Le mode de contamination le plus fréquent se fait par contact direct avec un malade ou un porteur sain du Streptocoque A, via des sécrétions pro-pharyngées.
Quel est le temps d’incubation de la scarlatine ?
Le streptocoque va pénétrer dans l’organisme et s’y développer jusqu’à l’apparition des symptômes. Cette période de latence dure en moyenne entre 3 et 5 jours : c’est le temps d’incubation de la scarlatine. Chez l’adulte, la scarlatine est une maladie exceptionnelle.
Comment différencier la scarlatine de la rougeole ?
« Une rougeole se caractérise par une atteinte de toute la sphère broncho-pulmonaire, avec une conjonctivite et une éruption associée. Il n’y a pas une angine au premier plan comme dans le cas de la scarlatine » explique le Dr Del Giudice, dermatologue spécialisé dans les maladies infectieuses et tropicales et membre de la Société Française de Dermatologie (SFD).
Comment différencier la scarlatine avec un pied-main-bouche ?
« Les symptômes de la scarlatine sont très différents de ceux du syndrome pied-main-bouche qui se caractérise par de petites cloques au niveau de la bouche, des pieds et des mains, sans angine et sans éruption cutanée » informe le spécialiste.
Comment se fait le diagnostic de la scarlatine ?
Le diagnostic de la scarlatine est clinique (il se fait selon les signes observés). Il est confirmé par un test de diagnostic rapide (TDR) qui permet de mettre en évidence le Streptocoque. Ce test, utilisé pour les angines également, consiste en un prélèvement qui se fait au niveau de la gorge. Si le test est positif, des antibiotiques sont prescrits.
La meilleure des préventions est de se tenir à l’écart
Quelles précautions prendre en cas de scarlatine ?
Les enfants étant contagieux jusqu’à 48h après le début des antibiotiques, ils ne doivent pas aller à l’école pendant au moins cette durée. L’éviction scolaire généralement recommandée par les médecins est d’une semaine. « On ne connaît pas de forme grave chez la femme enceinte« indique le Dr Del Giudice.
Existe-t-il un vaccin contre la scarlatine ?
Il n’existe pas encore de vaccin contre le Streptocoque A. La meilleure des préventions est de se tenir à l’écart des personnes contaminées.
Traitement : comment guérir de la scarlatine ?
Un traitement antibiotique doit être prescrit rapidement afin d’éviter les complications rénales ou cardiaques. La scarlatine est traitée avec des antibiotiques comme Amoxicilline (en première intention) pendant 5 à 6 jours. Dès les premières 48 heures d’administration, la fièvre et les symptômes de l’angine diminuent. Un sirop antihistaminique (type Méquitazine) peut être administré pour calmer les démangeaisons. Du paracétamol peut être prescrit en cas de fièvre.
Merci au Dr Pascal Del Giudice, dermatologue et membre de la Société française de dermatologie.
[Mise à jour le 13 décembre 2022 à 18h19] Le froid est de retour en France : « Des phénomènes hivernaux sont prévus avec du verglas et de la neige jusqu’en plaine » prévient Météo France le 13 décembre et « une nouvelle baisse des températures est prévue samedi« . Le mois a débuté avec des températures sous les normales de saison. Ce froid impose au corps de faire des efforts supplémentaires. Le cœur bat plus vite pour éviter le refroidissement de l’organisme. Ce qui peut être risqué pour les plus fragiles comme les personnes âgées, les enfants et les malades chroniques. Rappel des conseils essentiels à suivre en cas de grand froid.
Quelle est la définition d’une vague de froid ?
Une vague de froid est un épisode durable (au moins 3 jours sur le pays ou 2 jours à l’échelle d’une région) et étendu géographiquement de froid, précise Météo-France. Pour qu’un épisode soit identifié à l’échelle nationale, il faut que la température moyenne nationale descende au moins une journée sous un certain seuil (-2 °C). La vague de froid regroupe les évènements suivants :
Pic de froid : froid de courte durée (1 à 2 jours), présentant un danger pour la santé des populations précaires, sans domicile ou isolées, du fait de leurs conditions de vie ou de travail ; il peut être associé au niveau de vigilance météorologique jaune ;
Episode persistant de froid : période de froid qui dure dans le temps, constituant un danger pour les populations précaires, sans domicile ou isolées, du fait de leurs conditions de vie ou de travail ; il peut être associé au niveau de vigilance météorologique jaune
Grand froid : période de froid intense caractérisée par des températures ressenties minimales très basses (ordre de grandeur inférieures à -18 °C). Cette période constitue un danger pour les populations précaires, sans domicile ou isolées, du fait de leurs conditions de vie ou de travail, et potentiellement pour l’ensemble de la population exposée ; il est associé au niveau de vigilance météorologique orange ;
Froid extrême : période de froid avéré, exceptionnel, très intense et durable, étendue, qui entraine l’apparition d’effets collatéraux dans différents secteurs (arrêt de certaines activités…) ; il est associé au niveau de vigilance météorologique rouge.
Quels sont les effets du froid sur le corps ?
Le froid a des effets directs sur l’organisme au niveau des systèmes nerveux, endocrinien, cardiovasculaire et respiratoire. « La baisse de la température entraîne une vasoconstriction ainsi qu’une augmentation du cholestérol, du fibrinogène et de la viscosité sanguine« rappelle l’Institut de veille sanitaire. Il y a aussi les effets indirects : les traumatismes suivant des chutes ou les accidents de la circulation liés au verglas ou à la neige, les intoxications au monoxyde de carbone (première cause de mortalité par intoxication aiguë en France) ou les brûlures liées à l’utilisation de moyens de chauffage défectueux ou dans des conditions inadaptées (en particulier dans des endroits clos ou non ventilés), et les difficultés physiques d’accès aux soins.
Comment ne pas avoir froid aux mains et aux pieds ?
Parties les plus exposées, les extrémités comme les mains et les pieds sont particulièrement sensibles au froid. Or il faut les protéger suffisamment pour éviter la formation de gerçures, des fissures douloureuses qui se développent sur les zones longuement exposées à un froid vif (moins de 0°C) qui déshydrate la peau. Dépourvue d’eau, celle-ci s’assèche et tiraille. Des sillons se creusent et les gerçures, voire les crevasses (plus profondes) apparaissent. Mais ce n’est pas le seul risque ! L’exposition des extrémités à des températures négatives entraîne une vasoconstriction des capillaires. Ce phénomène naturel de lutte contre le froid peut entraîner à terme l’apparition de lésions rouges au niveau des mains, des pieds mais aussi des oreilles ou du visage, que l’on appelle engelures. Souvent, elles sont accompagnées de démangeaisons.
En prévention :
Utilisez un savon surgras pour vous laver les mains et évitez les savons antiseptiques trop détergents.
Appliquez régulièrement pendant la journée une crème protectrice pour les mains.
Ne sortez jamais dans le froid sans mettre de gants adaptés au froid (pensez aussi à mettre des gants pour vos travaux ménagers).
Optez pour des chaussettes qui maintiennent bien la chaleur, si besoin en double-épaisseur (coton et laine, et qui ne serrent pas trop (même chose pour les chaussures). Elles comprimeraient les pieds et les rendraient plus vulnérables au froid.
Utilisez des gants pour les travaux ménagers et la vaisselle.
En curatif :
En cas d’engelure, le premier réflexe est de réchauffer en douceur la partie du corps affectée. Comment ? Entourez-la d’un linge chaud et humide pendant une dizaine de minutes et dans tous les cas.
Pour soigner une crevasse installée, il faut appliquer une crème riche en vitamine A, B5 et E : demandez conseil en pharmacie ou à votre médecin.
Evitez les grands écarts de températures, la peau étant déjà traumatisée.
Attention, quand les doigts deviennent blancs, engourdis, ces signes doivent vous alerter. Il est grand temps de rentrer dans un environnement chaud ! Le premier geste à faire : réchauffer la partie gelée en l’immergeant dans de l’eau tiède (38°C). Si c’est douloureux, c’est bon signe. Cette sensibilité retrouvée est le témoin d’une lésion superficielle. Mais si l’anesthésie perdure et que des cloques apparaissent, une consultation chez le médecin est nécessaire.
Quelles maladies provoque le froid ?
Le froid provoque de façon directe des crises d’angine de poitrine chez les patients ischémiques (angor stable), des crises d’asthme (dues à la bronchoconstriction provoquée par l’inhalation d’air froid), des gelures ou des engelures, des hypothermies, des syndromes de Raynaud et des crises de drépanocytose. Le laps de temps entre l’exposition au froid et le déclenchement de la pathologie est, pour ces pathologies, très court (quelques minutes à quelques heures). Les pathologies favorisées par le froid sont :
les infections respiratoires,
les accidents vasculaires cérébraux,
les maladies endocriniennes (décompensation du diabète et dérèglement de la thyroïde)
En hiver, les virus de la grippe, de la gastro-entérite, des rhumes divers et des bronchiolites circulent aussi davantage. Sans oublier que c’est une période associée à un excès de stress lié aux fêtes de fin d’année, de fatigue par la modification de l’alimentation, de la baisse de lumière…
Qui sont les plus vulnérables au froid ?
Certaines populations sont plus vulnérables vis-à-vis du froid :
les populations précaires, sans domicile ou isolées,
les personnes qui travaillent dans des conditions les exposant au froid,
les enfants,
les personnes âgées
les personnes présentant certaines pathologies chroniques préexistantes (cardiovasculaires, respiratoires ou endocriniennes).
Que faire pour se protéger du froid ?
Le froid, mais aussi le vent glacé et la neige peuvent être dommageables pour la santé et causer gelures, hypothermies, crises d’asthme, angines de poitrine, etc. Il faut donc redoubler de vigilance et adopter les réflexes suivants :
Limitez les activités extérieures si vous faites partie des personnes à risque. Sauf nécessité impérative, évitez de sortir avec votre nourrisson en période de grand froid.
Limiter les efforts physiques même lorsqu’on est en bonne santé.
Si vous devez sortir, couvrez-vous chaudement (bonnet et écharpe pour recouvrir la bouche) et chaussez-vous avec des chaussures anti-dérapantes pour éviter les chutes.
Soyez particulièrement vigilants pour les nourrissons et les enfants. Évitez de placer votre nourrisson dans un porte-bébé, susceptible de comprimer ses membres inférieurs et d’entraîner des gelures. Il est préférable que votre enfant soit transporté dans les bras, un landau ou une poussette afin qu’il puisse bouger régulièrement pour se réchauffer.
Si vous repérez une personne sans-abri en difficulté, contactez un service social tel que le Samu social de Paris dans la capitale, que l’on peut joindre au 115.
A la maison, faites vérifier votre système de chauffage par un professionnel. Ne surchargez pas les poêles à bois et les chauffages d’appoint, afin d’éviter les incendies et les intoxications au monoxyde de carbone. Il est recommandé de proscrire les chauffages d’appoint utilisant un combustible, pour les mêmes raisons. Maintenez une température suffisante (19°C), y compris dans la chambre et fermez les pièces non utilisées. Ne bouchez surtout pas les conduits d’aération.
Quels vêtements choisir quand il fait froid ?
Si vous sortez par temps froid, il est indispensable de vous couvrir suffisamment afin de maintenir constante la température de votre corps. Le plus important est :
de ne pas oublier de porter un bonnet car on perd jusqu’à 30% de chaleur pour la tête,
de mettre une écharpe pour le cou et pour couvrir le nez et la bouche pour éviter de respirer l’air froid,
des gants pour les mains et des chaussettes chaudes pour les pieds,
de choisir des chaussures antidérapantes et confortables pour éviter les chutes sur un sol glissant.
mettre plusieurs couches de vêtements, plus un coupe-vent imperméable. Pour la première couche, préférez une matière dans laquelle vous ne risquez pas de transpirer afin de maintenir la peau bien sèche. Car si vous transpirez, votre corps sera mouillé et vous risquez de vous refroidir plus vite.
Comment garder la chaleur à la maison ?
L’équation est simple : trop de chauffage = sommeil agité. Pendant la journée et surtout la nuit, ne surchauffez pas votre intérieur (maintenez la température à un minimum de 19°C). Même si vous êtes frileuse, mieux vaut ajouter des couettes et couvertures sur votre lit que de monter les radiateurs. La chaleur a tendance à ralentir la circulation sanguine, ce qui aura des répercussions sur votre organisme. Vous risquez notamment de moins bien dormir. Par ailleurs, même s’il fait froid, l’aération quotidienne de votre intérieur est indispensable pour renouveler l’air (20 minutes par jour minimum). Avec l’hiver, les rhumes, grippes et autres infections hivernales sont au rendez-vous. Aérer permet de lutter contre la prolifération des virus et bactéries.
Quels sont les signes de l’hypothermie ?
Contre le froid, le corps multiplie les mécanismes de défense pour produire de la chaleur et maintenir la température du corps à 37°C. Mais il suffit d’un épuisement ou d’un traumatisme, pour que ces mécanismes deviennent moins performants. Dès lors, le corps perd plus de chaleur qu’il n’en produit. Du coup, il se refroidit, c’est l’hypothermie. Celle-ci se définit par une baisse de la température centrale du corps au-dessous de 35°C. Bien que ce soit un phénomène rare, l’hypothermie est un trouble sournois qui s’installe rapidement sans que l’on s’en rende compte et qui peut être fatal. La vigilance est donc de mise.
L’hypothermie n’apparaît que lors d’une immobilisation prolongée dans le froid. Les randonneurs blessés et les sans-abri sont particulièrement exposés. Mais, les personnes âgées ou malades, les enfants, les femmes enceintes et toute personne prenant des psychotropes (alcool, somnifères…) sont également concernées. A savoir : l’hypothermie constitue un danger immédiat lorsque la température de la maison n’excède pas les 15°C. Voici les signes à ne pas négliger quand il fait très froid :
Hypothermie légère (35 à 32°C) : la personne a froid, elle frissonne et a la chair de poule. Elle se sent engourdie. Sa respiration et son pouls s’accélèrent.
Hypothermie modérée (32 à 28°C) : la peau devient pâle et froide. Les lèvres et les extrémités bleuissent. Les membres ont perdu de leur souplesse. La victime commence à avoir des troubles du comportement ou des propos inappropriés. L’élocution peut être difficile. Elle ne frissonne plus.
Hypothermie sévère (28 à 25°C) : la respiration et le rythme cardiaque sont pratiquement indétectables. La mort par arrêt cardiaque peut survenir à tout moment.
La diminution de la température ambiante augmente le risque d’infarctus.
Peut-on faire du sport quand il fait très froid ?
Le froid demande des efforts supplémentaires à notre corps et notamment à notre cœur qui bat plus vite pour éviter le refroidissement. Ainsi en période de grand froid, mieux vaut limiter les efforts physiques car cela pourrait aggraver d’éventuels problèmes cardiovasculaires. La diminution de la température ambiante augmente notamment le risque d’infarctus du myocarde. Selon une étude britannique publiée dans le British Medical Journal et menée dans 15 villes d’Angleterre et du Pays de Galles entre 2003 et 2006, chaque degré de baisse de la température ambiante est associé à une augmentation du risque d’infarctus du myocarde à court terme (de 2% au cours des 28 jours suivants). Les personnes les plus âgées et celles déjà atteintes de maladie coronarienne étant les plus vulnérables à ces baisses de température.
A noter que si votre enfant est asthmatique, il doitéviter les exercices sportifs à l’extérieur, particulièrement en cas d’asthme instable, d’asthme d’effort ou déclenché par le froid. Pour éviter les crises et limiter les risques, veillez à ce que votre enfant ait toujours son traitement sur lui.
Sources :
Guide national relatif à la prévention et à la gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid. 2018-2019