« L’hypertrophie est un terme général qui désigne une augmentation du volume d’un organe ou d’un tissu par l’agrandissement des cellules qui le composent, précise Alexandre Saidani, kinésithérapeute. Dans le cadre d’une hypertrophie musculaire, il s’agit de l‘épaississement des fibres musculaires de Type II (connues aussi sous le nom de fibres à contraction rapide) qui va permettre de créer des muscles plus gros et plus forts« . Cette augmentation est induite par un entrainement intensif contre une résistance.
Quelles sont les principales causes de l’hypertrophie musculaire ?
« On distingue trois principaux facteurs qui sont susceptibles d’initier l’hypertrophie musculaire, assure Thomas Geraci, kinésithérapeute : les lésions musculaires, la tension mécanique et le stress métabolique ».
► Dans le cadre d’un entrainement, l’hypertrophie musculaire est la conséquence de la sollicitation d’un ou de plusieurs muscles face à une résistance suffisante, pour créer volontairement des lésions aux fibres musculaires. Ces lésions seront réparées dans les jours suivant l’entraînement par les protéines. Ces dernières vont permettre d’augmenter la résistance des fibres musculaires et de s’adapter aux prochains stress musculaires.
► « De plus, la tension mécanique provoquée par les contractions et les étirements face à la résistance vont augmenter la masse musculaire alors que l’absence d’exercice se traduit par l’atrophie ».
► Enfin, de nombreuses études soulignent l’importance du stress métabolique dans la prise de masse musculaire. « Le stress métabolique apparaît lorsque nous augmentons les charges de travail sur un muscle ou un certain groupe de muscles. Lorsque les muscles commencent à « brûler », cela entraîne une augmentation progressive de la croissance musculaire ».
Est-ce le signe de bonne santé ou de maladie ?
« Si l’on parle d’hypertrophie ventriculaire (épaississement du muscle de la cavité inférieure (ventricule) du cœur) par exemple, il s’agit d’une maladie qui va nécessiter un traitement, poursuit Thomas Geraci. En revanche l’hypertrophie musculaire est un signe de bonne santé et d’activité physique régulière ».
Comment maximiser l’hypertrophie musculaire ?
Il n’existe pas de formule magique pour maximiser l’hypertrophie musculaire car chaque personne est différente. « Tout repose néanmoins sur un entrainement à intensité modérée, reprend Alexandre Saidani. Il s’agit là de travailler entre 8 et 12 mouvements, en série de 4, à 60/70% environ du poids de notre répétition maximale RM (c’est-à-dire la charge maximale que l’on peut soulever en une fois) « . Cet entrainement devra inclure une amplitude de mouvement la plus grande possible pour étirer le muscle, l’aidant à prendre du volume sur toute sa longueur.
Cependant, la littérature récente montre un éventail beaucoup plus large d’options d’entraînement, rappelle le blog scientifique professionnel NeuroXtrain. Plusieurs études ont montré que l’entraînement avec de faibles charges (30-60% RM) entraîne une hypertrophie similaire à l’entraînement avec des charges modérées et élevées (> 60% RM) en cas d’échec volontaire (ou musculaire). Par ailleurs, il a été établi que le volume de RT, défini comme le nombre total de répétitions (répétitions x séries), associé aux charges utilisées pour un exercice donné, est l’élément clé de l’adaptation en termes d’hypertrophie musculaire ; de plus, il a été suggéré que des volumes d’effort plus élevés sont justifiés pour maximiser la réponse de croissance musculaire dans diverses populations.
La nutrition est également un facteur important pour que l’hypertrophie musculaire se déclenche vraiment. « Elle aide à la récupération après l’effort et permet d’enchainer les séances« . Privilégier notamment les protéines après l’entraînement et buvez beaucoup d’eau (minimum 3 litres/jour).
Le faire seul est risqué car le patient peut mal faire ses mouvements
Quels sont les risques et précautions à prendre ?
« L’hypertrophie musculaire nécessite une prise en charge multidisciplinaire avec le médecin, le nutritionniste/diététicien, le kiné et éventuellement le coach sportif, insiste Thomas Geraci. Le faire seul est risqué car le patient peut mal faire ses mouvements, en faire trop et trop fort ce qui peut créer de nouvelles lésions (inflammations, tendinites, déchirures…). En tant que kiné, nous allons travailler sur l’hypertrophie musculaire afin de redonner à un patient, en rééducation après une chirurgie orthopédique ou une blessure, une autonomie musculaire« . Dans tout processus de renforcement musculaire, il est important d’avoir une bonne hygiène de vide, du repos et de bien s’échauffer avant tout effort.
Merci à Thomas Geraci et Alexandre Saidani, kinésithérapeutes à la Clinique du Parc à Castelnau Le Lez (34).
Le foie est un organe qui peut être vite engorgé ou fragilisé après des repas trop riches, gras et copieux. Il peut ainsi envoyer des signaux pour dire qu’il est en souffrance. Heureusement, il existe des solutions pour prendre soin d’un foie malade, trop gras ou surchargé. Une alimentation équilibrée et bien choisie permet de réactiver son bon fonctionnement. Quels sont les aliments à privilégier ? Que boire ? Du café ? Pas d’alcool ? Au contraire, quels sont les aliments à éviter ? Les bons gestes avec notre expert en hépatologie.
Quel est le rôle de l’alimentation sur un foie malade et engorgé ?
Un foie malade est un organe encrassé par les toxines. « Lorsqu’il est endommagé, le foie ne parvient plus à traiter les graisses. Ces dernières s’accumulent dans le foie et cette surcharge –appelée stéatose– peut entraîner une inflammation du tissu hépatique et des lésions cellulaires au niveau du foie, mais aussi des complications hépatiques graves, alerte le Pr Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon et président de l’APHC (Association pour l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie). Seul le fait de modifier son hygiène de vie (manger moins gras, moins sucré, faire plus d’activité physique, marcher plus…) permet de faire fondre la graisse du foie, d’améliorer l’état de santé d’un foie malade et de diminuer les risques de complications. En revanche, si on ne change pas ses habitudes alimentaires, une stéatose peut évoluer en fibrose, en cirrhose voire en cancer du foie« . L’alimentation chez les patients ayant un foie malade repose ainsi sur des repas sains, équilibrés, parfois fractionnés pour « fatiguer » le foie le moins possible. Elle doit être accompagnée d’une activité physique régulière. Les aliments trop gras ou sucrés sont difficiles à digérer et doivent être évités au maximum.
Les aliments à manger en cas de foie malade
Du fromage de chèvre ou de brebis
« Les produits laitiers d’origine animale ont mauvaise réputation car ils sont considérés comme trop gras et difficiles à digérer. Or, ce sont majoritairement ceux qui contiennent le plus de calcium, un minéral essentiel notamment à la constitution et à la solidité des os et des dents« , assure le Pr Marcellin. Surtout, un foie qui dysfonctionne n’est plus capable de stocker la vitamine D, une vitamine liposoluble qui intervient dans l’absorption du calcium, ce qui peut entraîner une carence en calcium et donc une fragilité osseuse (ostéoporose). Les produits laitiers sont donc particulièrement intéressants chez les personnes qui ont un foie malade car les maladies hépatiques peuvent favoriser l’ostéoporose. « Néanmoins, il faut les consommer avec modération (pas plus de 2 par jour, soit un yaourt et une portion de fromage maigre par exemple) et préférer les produits pauvres en lipides (fromage de chèvre frais ou de brebis, fromage blanc à 3% de matières grasses, ricotta, cancoillotte, lait fermenté) » préconise notre interlocuteur.
Le chocolat a un effet protecteur pour le foie.
Du chocolat noir
Pour se régénérer, le foie a besoin d’antioxydants. Et parmi les aliments qui en contiennent le plus, il y a le cacao. « Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le chocolat est bon pour le foie. Oui, à condition qu’il soit noir et avec une teneur en cacao supérieure à 70%« , précise notre interlocuteur. Les antioxydants permettent de retarder le vieillissement des cellules du foie, de les nettoyer des graisses et de limiter l’inflammation. De plus, « le chocolat noir est richeen magnésium (206 mg pour 100 g), un minéral qui a un effet protecteur sur le foie« , ajoute l’hépatologue.
Sans phosphore, le foie serait dans l’incapacité de digérer les graisses.
Des noisettes
Pour se détoxifier, le foie a également besoin de phosphore, un sel minéral qui a de nombreux bienfaits sur le foie. « Les noix (du Brésil, de pécan, de cajou…) et les noisettes, sont très riches en phosphore, ce qui permet au foie de mieux digérer les graisses qu’il absorbe, d’éviter qu’elle ne s’accumulent trop dans ses cellules et ainsi de le détoxifier« , précise l’hépatologue. Sans phosphore, le foie serait dans l’incapacité de digérer les graisses et cela favoriserait à terme leur accumulation. Par ailleurs, les oléagineux contiennent également de nombreux antioxydants qui permettent de limiter le vieillissement des cellules hépatiques et le risque de lésions du foie, ainsi que des omégas 3 qui facilitent le métabolisme des graisses dans le foie.
De la viande blanche
Pour bien fonctionner, les cellules du foie ont besoin de fer. « Oui, mais juste la quantité nécessaire, assure le Pr Marcellin. En cas de carence en fer, le système immunitaire est affaibli et les cellules du foie peuvent légèrement dysfonctionner. A l’inverse, un excès en fer peut gêner la fabrication de la transferrine, une protéine synthétisée par le foie qui transporte le fer et qui contribue à la fabrication de l’hémoglobine des globules rouges. Dans tous les cas, une surcharge ou une carence en fer favorisent l’inflammation, et augmentent ainsi le risque d’hépatite ou de cirrhose.« . Veillez donc à consommer suffisamment de produits riches en fer comme la viande rouge (bœuf, chevreuil, agneau, mouton…), le boudin noir ou les abats (rognons d’agneau ou de porc, foie de volaille…) sans pour autant en abuser (pas plus de 500g par semaine). L’OMS et l’Institut national du Cancer préconisent de privilégier la consommation de volaille et d’alterner avec poissons, œufs, coquillages et légumes secs, également riches en fer et en protéines.
→ Voici un exemple de semaine-type : 3 portions de viande blanche ou de volaille maigre, 1 à 2 portions de viande rouge ou d’abat, 3 ou 4 œufs, 2 portions de poissons dont un gras (saumon, thon, maquereau, sardine, hareng).
Des agrumes
« Les agrumes comme l’orange, le citron ou le pamplemousse sont particulièrement riches en vitamine C, ce qui est très bénéfique pour améliorer la santé du foie et lutter contre l’oxydation des cellules hépatiques« , indique notre expert. Surtout, la vitamine C stimule la synthèse du glutathion, un puissant antioxydant qui protège les cellulesdes radicaux libres (toxines qui peuvent s’accumuler au niveau du foie et qui peuvent l’endommager) et qui renforce le système immunitaire. Consommer l’équivalent d’un à deux grammes par jour de vitamine C contribuerait ainsi à réduire l’inflammation et les lésions des cellules du foie. Par ailleurs, les fruits rouges (myrtilles, cassis, fraise…) et les légumes crucifères (chou, cresson, choux de Bruxelles, brocoli, chou-fleur…) sont également très riches en vitamine C. On n’hésite donc pas à les mettre au menu !
De l’ail
Des apports insuffisants en sélénium sont associés à un risque accru de développer une maladie du foie. « Les patients atteints d’alcoolisme chronique ou de cirrhose présentent généralement des taux sanguins de sélénium très faibles« , indique l’expert. Cet oligo-élément assure une protection des cellules hépatiques contre l’oxydation et prévient l’inflammation du foie. On le trouve dans l’ail (5.1 µg pour 100 g) et surtout les noix de Saint-Jacques (61.4 µg pour 100 g). A noter que les apports nutritionnels conseillés sont de 55 µg par jour chez les adultes,
Manger des céréales complètes tous les jours permettraient de diminuer de 37% son risque de cancer du foie.
Du pain complet
Les céréales complètes (blé complet, riz sauvage, riz brun, boulgour, quinoa, épeautre, millet, sarrasin…) sont des céréales qui contiennent des grains entiers (son et germe de blé). Elles sont très riches en vitamine E, en sélénium, en magnésium et en fer, des nutriments aux propriétés antioxydantes très puissantes. Elles contribuent à réduire le risque d’inflammation et de lésion du foie. Par ailleurs, selon une étude publiée en février 2019 dans le Jama Oncology, et menée sur plus de 125 000 patients, consommer des céréales complètes quotidiennement permettrait de mieux contrôler son insuline et l’inflammation et donc, de diminuer de 37% son risque de développer un cancer du foie.
→ Optez pour des pâtes complètes et du pain complet qui ont une meilleure qualité nutritionnelle – plus de fibres, de protéines et de minéraux – que les produits à base de farine blanche.
Du curcuma
Le curcuma contient principalement de la curcumine, un puissant antioxydant et anti-inflammatoire qui a des vertus protectrices et cicatrisantes pour les lésions du foie.
De quels vitamines et minéraux le foie a-t-il besoin ?
Minéraux et vitamines
Dans quels aliments ?
Vitamine A
Son de riz (céréales complètes), sauge, menthe, ail, paprika, sarriette, laurier…
Huile de foie de morue, hareng fumé, truite, sardine, saumon, maquereau…
VItamine E
Huile de tournesol, huile d’avocat, huile de germe de blé, céréales complètes…
Oméga 3
Huile de lin, Graines de chia, noix, noix de pécan, graines de sésame…
Magnésium
Algues, chocolat noir, noix du Brésil, café, clou de girofle, coriandre…
Phosphore
Amandes, graines de lin, haricot mungo, cacahuètes, noisettes, noix fraîches…
Sélénium
Ail, thon au naturel, rognon de porc, cèpes, pain complet, noix de Saint-Jacques…
Fer
Boudin noir, rognon d’agneau, foie de volaille, coeur de poulet, boeuf…
Calcium
Parmesan, fromage de chèvre, fromage de brebis, yaourt…
Que boire en cas de foie malade ?
Du thé vert : « Les antioxydants contenus dans le thé vert permettent d’activer les cellules du foie, diminuant ainsi l’inflammation et les lésions hépatiques » indique le spécialiste.
Du café : « Deux à trois tasses de café non sucré par jour stimulent le fonctionnement des cellules hépatiques. Riche en antioxydants, la caféine a un effet protecteur chez les patients souffrant d’une maladie hépatique comme la NASH par exemple », insiste le Pr Marcellin.
De l’eauriche en magnésium (Rozana, Hépar, Quézac, Courmayeur…) pour aider son foie à évacuer les toxines
Quels sont les aliments à éviter en cas de foie malade ?
L’alcool, « qui dépose de nombreuses toxines dans votre foie« , tient à rappeler l’hépatologue. En cas de cirrhose, la consommation d’alcool, même à faible doses, est totalement interdit.
Les aliments trop riches en sucres et en graisses (sodas, gâteaux, bonbons…)
Les pâtes blanches, le pain blanc ou les pommes de terre : leur index glycémique élevé a tendance à « fatiguer » le foie.
Les produits industriels où se nichent de nombreux sucres cachés
Les fritures « qui doivent être consommées très exceptionnellement«
Merci au Pr Patrick Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon et président de l’APHC (Association pour l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie)
Les plantes décoratives de Noël comme le houx, le gui ou encore le poinsettia sont fréquemment utilisées pour décorer les gâteaux, les bûches, l’intérieur de la maison ou le jardin. Mais attention, l’ingestion de baies ou de feuilles par les enfants, les adultes (ou les animaux) peut s’avérer toxique et provoquer des symptômes plus ou moins graves en fonction des quantités consommées, rappelle l’Anses dans un communiqué du 15 décembre 2022. Chaque année, les Centres antipoison reçoivent entre 60 et 80 appels pour des enfants de moins de 15 ans qui ont accidentellement mis à la bouche des baies de houx. Et près de 40% des cas surviennent au moment des fêtes de fin d’année entre décembre et janvier. Quels sont les symptômes d’alerte à ne pas négliger ? Que faire en cas d’ingestion ? Qui appeler ? Quels risques pour la santé ?
Quelles sont les plantes de Noël toxiques pour la santé ?
L’Anses a répertorié trois plantes de Noëlqui présenteraient des risques pour la santé si elles sont accidentellement ingérées :
Le houx (Ilex aquifolium) : les feuilles, branches et baies rouges sont souvent utilisées pour fabriquer des couronnes de Noël ou décorer des gâteaux ou des bûches
Le gui (Viscum album) : les branches peuvent décorer la maison et le jardin au moment des fêtes, parfois les pâtisseries.
Le poinsettia (Euphorbia pulcherrima) ou « étoile de Noël » est une fleur décorative très appréciée au moment des fêtes.
Attention, les baies ou fruits du houx ou du gui ne sont pas comestibles ! Idem pour les feuilles.
► L’ingestion d’une ou deux baies de houx ne provoque pas de symptôme ou uniquement des troubles digestifs mineurs (nausées, vomissements, douleurs abdominales). En revanche, l’ingestion d’un plus grand nombre de baies peut générer des symptômes plus prononcés comme une salivation importante, des vomissements et diarrhées persistantes, voire une somnolence ou des convulsions. A noter que les feuilles et baies de houx sont également toxiques pour les animaux domestiques en cas d’ingestion (chien, chat…). Ils peuvent présenter des signes digestifs (diarrhée, vomissements…) voire neurologiques (somnolence, coma…) en cas d’ingestion d’une quantité importante de baies.
► L’ingestion d’un petit nombre de baies de gui n’entraîne pas de symptôme ou provoque des signes digestifs sans gravité (vomissements, diarrhée…). En cas d’ingestion d’un nombre élevé de baies, on peut observer des troubles cardiaques (troubles du rythme cardiaque, baisse de la pression artérielle…) ou neurologiques (somnolence…). Les feuilles et baies de gui sont également toxiques, voire mortelles, si elles sont consommées par les animaux domestiques
► La mise à la bouche d’une feuille de poinsettia peut provoquer des troubles digestifs sans gravité chez l’enfant. En revanche, chez votre animal de compagnie, le mâchonnement de plusieurs feuilles ou de tiges peut avoir des conséquences plus importantes : troubles digestifs, salivation excessive…
Que faire en cas d’ingestion de plantes de Noël ?
► Si l’enfant a mis à la bouche des feuilles ou des baies de houx, de gui, ou d’autres plantes d’ornement : nettoyez-lui la bouche avec un linge mouillé, ne le faites pas boire et appelez un Centre antipoison (24h/24, 7j/7).
► En cas d’intoxication de votre animal, appelez un Centre antipoison vétérinaire.
► Dans tous les cas, conservez l’étiquette ou une photographie de la plante pour en faciliter l’identification.
Sources : Plantes décoratives – leur ingestion peut être toxique pour les Hommes comme pour les animaux, Anses, 15 décembre 2022 / Centre antipoison
Bonne nouvelle pour les enfants atteints de mucoviscidose ! « Le traitement Kaftrio va être généralisé pour les enfants atteints de mucoviscidose » a annoncé François Braun, ministre de la Santé, au Journal du Dimanche (JDD) le 17 décembre 2022. « L’arrêté est prêt et devrait paraître dans les prochains jours. Les résultats [du Kaftrio] sont extraordinaires, ils permettent une vie quasiment ordinaire. C’est un espoir immense pour les 5 500 enfants malades. Il sera disponible en officine très rapidement, sur prescription hospitalière » a ajouté le ministre de la Santé. Kaftrio® avait officiellement obtenu le 11 janvier 2022 l’extension de l’Autorisation de mise sur le marché européenne pour les patients de 6-11 ans porteurs d’au moins une mutation F508del. « Sa commercialisation devrait être effective très rapidement, après la publication au Journal Officiel (JO) de l’arrêté actant son remboursement. Les patients âgés de 6 ans et plus, porteurs d’au moins une mutation F508del, quelle que soit la deuxième mutation, pourront se faire prescrire ce nouveau traitement de fond par leur médecin et le commander en pharmacie de ville » s’est réjouit l’Association Vaincre la Mucoviscidose dans un communiqué publié le 17 décembre.
À la petite Elsa qui ma écrit et aux 5 500 enfants atteints de la mucoviscidose jai annoncé dans @leJDD quils auront à présent tous accès à un traitement innovant, le Kaftrio. Cest la promesse dun nouvel espoir pour ces enfants malades et leurs familles. pic.twitter.com/80xPc5xKrb
Le Kaftrio® est un médicament commercialisé par le laboratoire Vertex Pharmaceuticals. Il est utilisé pour traiter les patients âgés de 6 ans et plus atteints de mucoviscidose, une maladie héréditaire qui a des effets graves sur les poumons, le système digestif et d’autres organes. Kaftrio® a reçu une Autorisation de mise sur le marché valable dans toute l’Union Européenne le 21 août 2020.
Quelle est la composition du Kaftrio ?
Chaque comprimé pelliculé contient 75 mg d’ivacaftor, 50 mg de tezacaftor et 100 mg d’elexacaftor.
Quelles sont les indications du Kaftrio ?
Le Kaftrio® est indiqué dans le traitement de la mucoviscidose chez les patients âgés de 6 ans et plus porteurs d’au moins une mutation F508del du gène CFTR. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) a établi un cadre de prescription compassionnelle (CPC) qui permet d’utiliser les médicaments Kaftrio® et Kalydeco en association pour traiter certains patients atteints de mucoviscidose qui, à ce jour, ne sont pas couverts par les autorisations de mise sur le marché (AMM) de ces médicaments et pour lesquels il existe un besoin thérapeutique urgent. Les patients concernés sont âgés de 12 ans et plus, ne sont pas porteurs de la mutation F508del et présentent une atteinte respiratoire sévère ou un risque d’évolution vers une greffe pulmonaire ou un pronostic vital engagé à plus ou moins court terme. Délivrée sous forme de comprimés à vie, cette trithérapie réduit nettement les effets de la maladie, notamment les affections pulmonaires particulièrement invalidantes.
Quel est le mode d’action du Kaftrio ?
La mucoviscidose est causée par des mutations du gène CFTR . Ce gène conduit à la production de la protéine CFTR, qui agit à la surface des cellules pour réguler la production de mucus dans les poumons et de sucs digestifs dans l’intestin. Les mutations réduisent le nombre de protéines CFTR à la surface des cellules ou affectent le fonctionnement de la protéine. Cela entraîne une trop grande épaisseur du mucus et des fluides digestifs, ce qui provoque des blocages, une inflammation, un risque accru d’infections pulmonaires, ainsi qu’une digestion et une croissance médiocres. Deux des substances actives de Kaftrio®, l’elexacaftor et le tezacaftor, augmentent le nombre de protéines CFTR à la surface des cellules, tandis que l’autre, l’ivacaftor, améliore l’activité de la protéine CFTR défectueuse. Ces actions se combinent pour rendre le mucus pulmonaire et les sucs digestifs moins épais, aidant ainsi à soulager les symptômes de la maladie.
Quelle est la posologie du Kaftrio ?
Kaftrio® doit être pris avec un autre médicament contenant de l’ivacaftor seul. La dose quotidienne recommandée est de deux comprimés de Kaftrio® au dosage approprié le matin avec des aliments contenant des graisses et d’un comprimé d’ivacaftor (150 mg chez les personnes recevant la dose la plus élevée de Kaftrio®, 75 mg chez celles recevant la dose la plus faible) le soir, environ 12 heures plus tard. Les comprimés de Kaftrio® doivent être pris avec un repas ou une collation riche en graisses. Les repas ou collations riches en graisses sont par exemple ceux qui contiennent du beurre ou de l’huile ou bien des œufs, du fromage, des fruits à coque, du lait entier ou de la viande.
Quels sont les effets secondaires du Kaftrio ?
Les effets indésirables les plus fréquents présentés par les patients sont :
Parmi les effets indésirables fréquents, on note la rhinite, la grippe, l’hypoglycémie, l’otalgie, une sensation anormale au niveau de l’oreille, des acouphènes et une hyperhémie.
Quelles sont les contre-indications et précautions d’emploi du Kaftrio ?
L’hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients est une des contre-indications à la prise de Kaftrio®. Il doit également être utilisé avec précaution chez les patients présentant une atteinte hépatique avancée préexistante (par exemple cirrhose, hypertension portale), et uniquement si les bénéfices escomptés prédominent sur les risques. S’il est utilisé, ces patients doivent être étroitement surveillés après l’instauration du traitement. Le traitement n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée. Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation pendant la grossesse. En cas d’allaitement, une décision doit être prise soit d’interrompre l’allaitement soit d’interrompre/de s’abstenir du traitement en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant au regard du bénéfice du traitement pour la femme. La consommation d’aliments ou de boissons contenant du pamplemousse doit être évitée pendant le traitement par Kaftrio®.
Faut-il une ordonnance pour obtenir Kaftrio ?
Le médicament fait partie de la liste I des substances c’est-à-dire qu’il est soumis à une prescription médicale et même une prescription initiale hospitalière.
Quel est le prix de Kaftrio et quel remboursement ?
Le Kaftrio® coûte 10 158,30 euros et il est remboursé à hauteur de 65%.
Sources :
– Kaftrio : le père Noël existe bien pour les enfants, Vaincre la Mucoviscidose, 17 décembre 2022
– Mucoviscidose : de nouveaux patients vont pouvoir bénéficier de l’association des médicaments Kaftrio 75 mg/50 mg/100 mg et Kalydeco 150 mg, ANSM, 19/05/2022
– Kaftrio, Agence européenne du médicament
– Kafrio, Résumé des caractéristiques du produit, Commission européenne
Peu d’entre nous savent vraiment où cet organe se trouve, pourtant le foie assure de nombreuses fonctions essentielles comme le traitement des déchets contenus dans le sang, la sécrétion de la bile et le stockage de vitamines et minéraux. Voilà pourquoi il est important d’en prendre soin ! D’autant que ses maladies sont souvent ignorées et diagnostiquées tardivement. Comment savoir si le foie est malade ? Engorgé ? Fatigue inexpliquée, yeux jaunes, sang dans les selles… Tour d’horizon des 8 symptômes d’alerte d’un problème au foie avec le Pr Patrick Marcellin, hépatologue.
1. Une sensation de pesanteur dans le ventre
« Le foie est un organe silencieux qui ne fait généralement pas mal. En revanche, il peut grossir en cas de problème hépatique et être lourd. Une sensation de pesanteur qui persiste sans raison n’est pas forcément liée au foie mais peut être le signe d’un problème hépatique, particulièrement révélateur d’une consommation excessive d’alcool ou d’une stéatose« , explique l’hépatologue. Consultez un médecin qui pourra déterminer s’il s’agit de problèmes intestinaux, digestifs ou hépatiques grâce à un examen clinique et à des dosages sanguins.
2. Une fatigue malgré le repos
« Une fatigue intense qui persiste pendant les vacances ou malgré le repos peut être le signe d’une pathologie du foie plus ou moins sévère, comme un foie trop engorgé, une stéatose hépatique voire une hépatite, détaille le Pr Patrick Marcellin. Il ne s’agit pas d’une fatigue musculaire, mais plutôt d’une asthénie qui se manifeste par une perte d’intérêt, un manque d’énergie, une baisse de moral voire une dépression. » Parlez-en à votre médecin. Il pourra vous prescrire unbilan hépatique avec un dosage des transaminases et des gamma-GT. Bon à savoir : une fatigue intense peut avoir de nombreuses autres causes comme une anémie, une affection virale ou des carences.
3. Des selles noires
Avoir du sang noir dans les selles (méléna ou selles goudronneuses) ou vomir du sang(rouge ou noir) sont souvent des signes de maladie hépatique. « Un foie endommagé peut devenir fibreux et dur. Dans ce cas, le sang qui vient de l’intestin par la « veine porte » jusqu’au foie se trouve bloqué. Il est obligé de contourner le foie et ne peut donc plus le purifier correctement. Ce sang peut faire gonfler des veines de l’œsophage et provoquer des varices œsophagiennes. Ces varices peuvent éclater et provoquer des hémorragies. » Des vomissements noirs ou des selles « goudronneuses » représentent uneurgence médicale. Il faut consulter un médecin qui pourra prescrire un bilan hépatique et un dosage du taux de prothrombine afin d’évaluer la coagulation sanguine du patient.
4. Des yeux jaunes
Une jaunisse, caractérisée par le blanc des yeux qui devient jaune et une peau jaunâtre, peut révéler le début d’une cirrhose. « Conséquences : le foie se rétrécit et ne fonctionne plus normalement, c’est ce qu’on appelle l’insuffisance hépatique. Et lorsqu’il fonctionne à moins de 50% de sa capacité, il n’est plus capable d’éliminer toute la bilirubine(pigment jaune qui se trouve dans la bile) qui finit par s’accumuler dans le sang, d’où cette coloration des yeux et de la peau« , explique l’hépatologue. Si vous avez le blanc de l’œil écru ou jaune, ou un teint légèrement jaunâtre, il est urgent de faire un dosage sanguin de la bilirubine. Une bilirubine élevée peut traduire un dysfonctionnement du foie.
5. Des douleurs sous les côtes
Une douleur importante au niveau de l’épigastre (partie supérieure du ventre) peut révéler une colique hépatique, appelée aussi « lithiase biliaire ». « En cas de problème au foie, un calcul biliaire peut boucher le canal cholédoque (qui relie l’intestin au foie et déverse la bile dans le tube digestif après chaque repas) ou la vésicule biliaire et provoquer une douleur brutale sous les côtes au-dessus de l’ombilic. C’est trompeur car cette douleur n’est pas forcément située au niveau du foie (dans le flanc droit) et ne dure pas forcément très longtemps« , alerte le spécialiste. En cas de douleurs violentes et fréquentes, il y a une urgence à faire une échographie du foie qui pourra montrer l’éventuelle présence de calculs dans la vésicule biliaire.
6. Une peau qui gratte
« Des démangeaisons sur la peau peuvent révéler une maladie du foie. Généralement, il s’agit d’un prurit diffus et généralisé, c’est-à-dire sans localisation précise« , rapporte notre interlocuteur. La personne n’a ni boutons sur la peau, ni lésions. « Face à ce symptôme, on pense souvent à une allergie ou à un urticaire, or on se rend compte que c’est lié à un dysfonctionnement du foie : le foie ne parvient plus à traiter la bile, ce qui entraîne un trop-plein d’acide biliaire dans le sang, des petites inflammations des vaisseaux sanguins et donc des démangeaisons cutanées« , précise-t-il.
7. Une perte de poids brutale
Un amaigrissement rapide et inexpliqué ainsi qu’une perte d’appétit soudaine peuvent révéler un endommagement du foie. « Généralement, ces symptômes sont visibles au stade de cirrhose, pas avant, explique l’hépatologue. Et cette cirrhose, si elle n’est pas prise en charge rapidement, peut entraîner un cancer du foie. » Une perte de poids rapide et importante ainsi qu’une perte d’appétit brutale nécessitent un avis médical et des examens complémentaires (bilan hépatique…). • Attention, ces symptômes ne sont pas typiques d’un problème au foie et peuvent être les signes de nombreuses autres pathologies.
8. Des trous de mémoire fréquents
Quand le foie est encrassé, il n’élimine plus les toxines provenant de l’intestin. Elles peuvent monter jusqu’au cerveau et entraîner une encéphalopathie hépatique, caractérisée par des troubles des fonctions intellectuelles. « Cela peut se manifester à des degrés divers. La personne peut être confuse, ne pas savoir la date, avoir des trous de mémoire, manquer de concentration ou se montrer un peu délirante« , détaille le Pr Marcellin. Dans les cas les plus graves, cela peut aller jusqu’au coma hépatique. Un manque de concentration, une confusion mentale ou des pertes de mémoire surtout chez un sujet jeune (moins de 60-70 ans) doivent pousser à la consultation médicale. A noter que l’encéphalopathie n’est pas exclusivement liée à une maladie du foie et peut être associée à d’autres causes (problèmes au cerveau, virus, début de démence…).
[Mis à jour le 20 décembre 2022 à 12h00] Après une accalmie de quelques semaines, l’épidémie de Covid est repartie à la hausse en France, avec un taux d’incidence, d’hospitalisation et de réanimation en augmentation, rapporte le bulletin de Santé publique France en date du 24 novembre 2022. Dans son avis du 16 décembre, le Covars, qui remplace le Conseil scientifique, évoque une « reprise active du Sars-Cov-2 », associée notamment à une augmentation de circulation du sous-variant BQ.1.1 issu du variant Omicron BA.5 responsable de la dernière « vague ». Ce variant BQ.1.1 est désormais majoritaire (environ 60% au niveau national), sans signal d’augmentation de pathogénicité, mais coexiste avec une persistance du variant antérieur BA.5. La situation épidémique de COVID-19 reste relativement comparable à celle des deux vagues précédentes, avec des signaux suggérant que le pic des infections pourrait être atteint, poursuit le Covars. Les spécialistes parlent d’une 9ème vague épidémique, en parallèle à une épidémie de bronchiolite et de grippe cet hiver. L’épidémie de Covid évolue par vagues. A date, 9 vagues sont enregistrées entre mars 2020 et l’hiver 2022, marquées par l’afflux de malades à l’hôpital et en soins intensifs. Retouren dates sur les différentes vagues de l’épidémie de Covid en 2020, 2021 et 2022.
9ème vague du Covid : automne-hiver 2022-2023
Après plusieurs semaine en baisse, les indicateurs hospitaliers ont augmenté dans la semaine du 14 au 20 novembre. Santé publique France parle donc d’une « une reprise de la circulation du SARS-CoV-2 sur le territoire national » et d’une « hausse des indicateurs hospitaliers » dans son bulletin du 24 novembre 2022. Une 9e vague sévit en France. Elle estmarquée par un taux d’incidence en augmentation, une hausse des taux de positivité et une reprise à la hausse des nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques. Dans un avis publié le 16 décembre le Covars rapporte une reprise de l’épidémie en France, associée notamment à :
► L’augmentation de circulation du sous-variant BQ.1.1 issu du variant Omicron BA.5. Ce variant BQ.1.1 est désormais majoritaire (environ 60% au niveau national), sans signal d’augmentation de pathogénicité, mais coexiste avec une persistance du variant antérieur BA.5,
► L’augmentation des cas, observée dans tous les territoires y compris ultra-marins, avec des nombres de reproduction similaires à ceux observés lors des 3 dernières reprises épidémiques dues à BA.4 et BA.5
8ème vague : septembre-novembre 2022
Les spécialistes parlent plutôt d’un rebond de la 7e vague plutôt que d’une véritable 8e vague
Une 8ème vague épidémique a démarré en France en septembre 2022. Ce rebond d’incidence en métropole était lié à la reprise des contacts sociaux et la baisse brutale des températures (activités professionnelles, réouverture des écoles) après la pause estivale, a expliqué le Covars. Anne-Claude Crémieux, infectiologue interrogée au Journal du Dimanche indique qu’un « scénario de type endémique, avec de nouvelles vagues d’infections, plus marquées en automne ou en hiver comme pour la grippe ou d’autres virus respiratoires, semble (…) le plus probable« . « Cette 8e vague est faite du même variant que celui qui circulait pendant l’été, rappelle-t-elle cette fois au micro de France Inter le 10 octobre.Les spécialistes parlent plutôt d’un rebond de la 7e vague plutôt que d’une véritable 8e vague. Il faut se rappeler qu’on avait eu le même phénomène avec le variant delta l’année dernière. Il y avait eu un rebond également à l’automne 2021. » Cette vague, portée par les sous-variants d’OmicronBA4 et BA5a eu un retentissement hospitalier direct moins important que les vagues antérieures. Voici les prévisions rapportées par le Covars, saisi pour émettre ses hypothèses pour lutter contre la 8e vague de Covid
La 7ème vague épidémique de Covid a atteint son pic en juillet 2022 et a été portée par deux sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5. « Probablement grâce à leur capacité à échapper à une immunité acquise par une infection et/ou la vaccination, notamment si celle-ci a diminué avec le temps« , rapporte le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) dans un rapport du 13 mai. A la mi-juin, le nombre moyen de cas confirmé tournait autour de 40 000 par jour.
Certains épidémiologistes ont suggéré une 6e vague, fin mars 2022, avec un taux d’incidence et un nombre total de cas positifs qui remontaient. Néanmoins, cette vague était de moins grande ampleur que les vagues précédentes (voir la courbe ci-dessous). Selon les chiffres de Santé publique France, le nombre de cas a progressivement diminué autour du 5 avril jusqu’à atteindre un plateau d’environ 20 000 nouveaux cas par jour autour du 20 mai 2022. Fin mai, les contaminations ont commencé à repartir à la hausse. Le pic de la 6e vague était autour du 31 mars 2022.
Un pic correspond au moment qui précède l’infléchissement d’une courbe de cas, hospitalisations ou décès enregistrés chaque jour.
Un plateau désigne la stabilisation du nombre de nouveaux cas, d’hospitalisations ou de décès enregistrés chaque jour.
Une décrue signifie la baisse des nouvelles contaminations et des nouveaux décès enregistrés chaque jour.
5ème vague du Covid : novembre 2021 – février 2022
La cinquième vague de l’épidémie de COVID-19 a démarré début novembre2021. Le taux d’incidence a fortement augmenté et a dépassé le niveau atteint lors des vagues précédentes.Malgré la hausse de l’incidence observée dans toutes les classes d’âge au début de cette 5e vague, le virus semble avoir majoritairement circulé chez les plus jeunes. Cette vague d’abord véhiculée par le variant Delta, a été ensuite marquée par l’émergence d’un nouveau variant baptisé Omicron. Dans ce contexte inquiétant, le gouvernement a misé sur une campagne de rappel.Le taux d’incidence a atteint son point culminant vers le 24 janvier 2022 (avec 3 800 cas positifs pour 100 000 habitants). Le pic des hospitalisations a été atteint le 7 février 2022 avec plus de 33 000 personnes hospitalisées. Les courbes ont ensuite freiné vers la mi-février. En mars, on peut dire que la France est sortie de la 5e vague.
4ème vague de Covid : juillet-août 2021
Le 21 juillet 2021, le Premier ministre Jean Castex a confirmé sur TF1 que la France était entrée dans sa quatrième vague épidémique. A cette date la courbe des hospitalisations restait encore basse car on sait qu’il faut en moyenne 2 à 3 semaines pour que la hausse des cas se répercute sur le nombre de personnes hospitalisées. Le pic a été atteint à la mi-août. La généralisation du pass sanitaire a poussé les Français à aller se faire vacciner ce qui a permis de faire redescendre la courbe des hospitalisations. Le pic de la 4e vague a été atteint à la mi-août 2021 (vers le 12 août 2021)
3ème vague de Covid : mars-avril 2021
Après avoir connu une décrue à partir du 16 novembre 2020, l’épidémie est repartie à la hausse à la mi-mars 2021, avec une moyenne de nouveaux cas par jour de 50 000. « Oui la troisième vague est là et elle nous frappe durement »alertait le Premier Ministre, Jean Castex, devant l’Assemblée Nationale le 1er avril 2021.Lundi 29 mars 2021, le nombre de personnes en réanimation a dépassé celui du pic de la deuxième vague en automne. Il s’agit du nombre le plus élevé depuis le 22 avril 2020. La situation sanitaire est particulièrement critique en Ile-de-France où les hôpitaux sont saturés. Le nombre d’admission en soins critiques le plus élevé est atteint le 12 avril 2021 avec 495 nouvelles admissions. Le pic de la 3e vague a été atteint le 12 avril 2021 pour les hospitalisations et le 13 avril 2021 pour les réanimations.
2ème vague de Covid : septembre – novembre 2020
Le Conseil scientifique a alerté début septembre 2020 de la survenue à la fin de ce même mois d’une deuxième vague épidémique. « La circulation du virus a repris pendant l’été 2020 sur l’ensemble du territoire français, notamment chez les jeunes adultes. Le nombre de cas diagnostiqués chaque jour a atteint les 10 000 au premier septembre« , expliquait-il dans une note du 26 octobre. Un tassement des chiffres a été observé lors de la seconde moitié du mois de septembre (en moyenne 15 000 nouvelles infections par jour). Dès le 1er octobre 2020, « on constate une remontée extrêmement rapide du nombre de nouveaux cas, qui fait suite à une baisse généralisée des températures (baisse atteignant 25°C pour les maximales par endroit) qui a débuté entre le 20 et le 25 septembre selon les régions« , poursuivait le Conseil Scientifique. L’épidémie a ensuite progressé en France pour atteindre à la mi-novembre [autour du 15 novembre] un nombre de personnes hospitalisées légèrement supérieur au pic de la mi-avril (environ 32 000 personnes hospitalisées chaque jour entre le 11 et le 20 novembre). A la mi-novembre, l’épidémie est en décrue. Le 14 décembre 2020, le nombre quotidien de nouveaux cas tourne aux alentours de 4 000. Le pic de la 2e vague a été atteint entre le 12 et le 19 novembre 2020.
1ère vague de Covid : mars – mai 2020
Depuis les premiers cas officiels enregistrés en France le 24 janvier 2020 par Santé publique France, les nombres de nouveaux cas et de nouveaux décès de Covid-19 ont augmenté de façon croissante jusqu’à la fin du mois de mars. Autrement dit de fin janvier à fin mars, la France était en phase ascendante. A partir du 3 avril 2020, l’impact de l’épidémie était majeur et « la France se situait dans une phase de haut plateau » indiquait Jérôme Salomon, directeur général de la santé le 10 avril. Le nombre de personnes hospitalisées a été le plus élevé le 14 avril (plus de 32 000) pour redescendre progressivement entre le 20 avril et début juin (autour de 15 000). Entre le 15 juin et le 20 septembre 2020, le nombre de patients hospitalisés s’est stabilisé autour de 5 000 et le nombre de personnes en réanimation autour de 400 : la France était alors dans une phase de bas plateau. Les chiffres ont commencé à ré-augmenter fin août, laissant présager le début d’une deuxième vague. Le pic de la première vague a eu lieu, selon les courbes, entre le 6 et le 10 avril 2020.
Courbe en cloche : caractéristique des maladies virales ?
Pour chacune des vagues, la courbe épidémique semble suivre la courbe en cloche (voir les courbes ci-dessus). La forme en cloche (aussi appelée courbede Gauss en mathématiques) est typique des courbes d’évolution d’une épidémie dite « par propagation », comme c’est le cas de la plupart des maladies à transmission interhumaine (maladies virales). Si on analyse la courbe épidémique d’une maladie virale, on remarque toujours une phase ascendante au début de l’épidémie, puis une forme de cloche qui correspond au pic épidémique, une stagnation du nombre de nouveaux cas et enfin, une phase descendante, où le nombre de cas diminue progressivement. Pour certains scientifiques, cette forme typique « en cloche » représente un indicateur qui annoncerait que le pic de l’épidémie a été atteint et que la maladie est dans une phase très décroissante.
Sources : Point épidémiologique Covid-19, Santé publique France // Courbes Géodès – Santé publique France (données hospitalières) // Note du Conseil Scientifique Covid-19 : une deuxième vague entraînant une situation sanitaire critique – 26 octobre 2020