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Ramadan et santé : risques, conséquence, que manger, boire ?

Ramadan et santé : risques, conséquence, que manger, boire ?

Le ramadan est un jeûne qui est l’un des cinq piliers de l’Islam. Il débuterait aux alentours du mercredi 22 mars 2023 et se terminerait le 21 avril. Selon un document du ministère de la Santé du Maroc, le ramadan aurait des bienfaits sur la santé. « Le jeûne permet à l’organisme de se reposer pour se purifier. Le corps humain est alors nettoyé des vieilles cellules, des graisses, des déchets et des toxines qui les a accumulés durant l’année par son alimentation et son activité« , peut-on lire. Pendant un mois, cette période peut s’avérer difficile pour le corps et l’esprit. Il est d’ailleurs à éviter pour les personnes malades, les femmes enceintes ou pendant la période des règles. Pendant la période du ramadan, les musulmans s’abstiennent de manger, de boire (et d’avoir des relations sexuelles) du lever du soleil à la tombée de la nuit. Quels conseils pour bien le supporter et ne pas mettre sa santé en péril ? Comment éviter  l’hypoglycémie ? Quels aliments privilégier à la rupture du jeûne pour bénéficier des nutriments tout au long de la journée ? Que boire pour éviter la déshydratation ? Conseils pour se préparer et passer un bon ramadan.

Quand peut-on manger pendant le ramadan ?

Pendant le ramadan, les pratiquants s’abstiennent de manger et de boire un peu avant le lever du soleil et prend fin au coucher du soleil. D’après le ministère de la Santé marocain, « selon les spécialistes, notre alimentation pendant le mois sacré ne devrait pas différer de notre alimentation habituelle et devrait être aussi simple que possible. Il faut continuer à prendre ses 3 repas, avec quelques spécificités liées au jeun« . 

Comment se préparer au jeûne avant le ramadan ?

Plus on va être fatigué, moins on va avoir de résistance.

Pendant le mois du ramadan, on fait un ou deux repas dans une journée au lieu des trois habituels. Il va donc falloir bien choisir les aliments que l’on consomme et bien les répartir pendant la période où l’on est autorisé à boire et à manger. « Je ne conseille pas nécessairement de se « préparer » à un ramadan car cette période est déjà assez difficile comme ça. En revanche, il faut essayer de ne pas accumuler trop de fatigue avant de commencer un ramadan car plus on va être fatigué, moins on va avoir de résistance, indique Raphaël Gruman, nutritionniste. Si cela est possible, faites une sieste en début d’après-midi pendant le mois du ramadan et limitez vos efforts physiques durant les heures les plus chaudes (11h-17h). « Les conseils que je donne à mes patients qui font le ramadan ont en fait des points communs avec ceux que je donne pour le jeûne intermittent« , tient à indiquer notre interlocuteur.

Que manger le soir pendant le ramadan ?

Pour le repas de rupture du jeûne (le soir) : « il est conseillé de consommer une dose suffisante de glucides pour apporter de l’énergie à son corps après une journée de jeûne et éviter l’hypoglycémie. Attention, il ne faut pas non plus faire un repas hyperglucidique car, comme le corps n’a pas consommé d’aliments de la journée, il aura tendance à stocker cet apport glucidique sous forme de graisse. Donc si on ne veut pas prendre du poids pendant le ramadan, tout en évitant les fringales et les coups de pompe, il vaut mieux privilégier l’apport d’autres nutriments« , conseille notre interlocuteur. Aussi, il faut éviter les produits transformés ou riches en sucre raffinés comme les gâteaux, les chips ou les plats préparés qui favorisent les fringales et qui n’aident pas l’organisme à tenir toute la journée. 

→ Repas de rupture du jeûne idéal : 

Que manger le matin pendant le ramadan ?

Le deuxième repas (avant le lever du soleil) peut survenir à 4 heures du matin selon l’heure du lever du soleil. Pour autant « je conseille de ne pas sauter le repas avant le lever du soleil, c’est-à-dire le repas du matin, préconise Raphaël Gruman. Pour ce repas, il est recommandé de consommer des aliments salés car le sel permet à l’organisme de retenir l’eau (c’est le principe de la rétention d’eau : lorsqu’on a une alimentation trop riche en sel, l’eau s’accumule dans les tissus qui vont attirer et retenir l’eau, ndlr), ce qui va permettre au corps de rester hydrater toute la journée« .

« Petit-déjeuner » idéal : 

  • Un grand thé, une grande infusion ou un grand verre d’eau « pour bien se réhydrater et pouvoir faire des stocks d’eau pour le reste de la journée« , précise-t-il.
  • Une tranche de dinde (pour l’apport protéique et l’apport en sel)
  • Deux œufs « car les protéines apportent une satiété très longue« , rapporte notre interlocuteur.
  • Un morceau de fromage (pour l’apport protéique et l’apport en sel)
  • Deux tranches de pain complet ou aux céréales (pour l’apport glucidique et en fibres)
  • Un fruit (pour les vitamines, les minéraux et les glucides) 

Peut-on boire de l’eau pendant le ramadan ?

Non. Boire annule le jeûne, même s’il s’agit de boire de l’eau. Par contre « boire ou manger par erreur » n’annule pas le jeûne, souligne la Grande Mosquée de Paris. Pour bien s’hydrater pendant la rupture du jeûne :

  • « En plus du bouillon du soir et de la grande boisson chaude du matin, il faut boire beaucoup d’eau (l’équivalent d’1.5L bu en plusieurs fois) » conseille notre interlocuteur
  • S’il fait très chaud, en période de canicule par exemple, on a tendance à plus transpirer et à perdre davantage d’eau et de sels minéraux. « Je recommande à mes patients qui font le ramadan de boire une boisson que je conseille généralement aux sportifs qui préparent un marathon. C’est simple à faire : dans une bouteille d’eau de 1,5 L, ajoutez une petite briquette de jus de fruits (raisin ou pomme par exemple), deux pincées de sel et mélangez, préconise notre spécialiste. En revanche, pas besoin de prendre des boissons pour sportifs (type Powerade© ou Apurna©) qui sont beaucoup trop sucrées et qui vont assécher plus qu’hydrater« .

Quels conseils nutrition après le ramadan ?

Le ramadan se clôture généralement par un repas calorique. « Pour empêcher le corps de trop stocker, il est conseillé de faire attention les deux/trois jours qui suivent ce repas et de réduire un peu son apport calorique pour compenser, conseille Raphaël Gruman, nutritionniste. Par ailleurs, il faut recaler rapidement ses horaires de repas et les répartir de manière équilibrée dans la journée : un petit-déjeuner, un déjeuner – éventuellement une collation et un dîner – pour retrouver un rythme progressif« .

Quelles sont les dérogations pour ne pas faire le ramadan ?

Comme l’explique la Grande Mosquée de Paris, il existe plusieurs dérogations au jeûne du mois de ramadan liés à différents motifs pour « ne pas mettre en péril la santé du musulman ». Sont exonérés du jeûne :

  • les enfants avant la puberté
  • les personnes âgées à la santé défaillante
  • les personnes atteintes d’une maladie inadaptée au jeûne (après un avis médical)
  • les femmes enceintes qui ont une grossesse difficile ou à risque (consulter pour cela un médecin),
  • les femmes qui viennent d’accoucher, qui allaitent leur enfant (jusqu’à deux ans)
  • les femmes qui ont leurs règles : si une femme a ses règles pendant son jeûne, le jeûne devient invalide même si l’écoulement de sang survient juste avant le coucher du soleil ; elle devra rattraper le jeûne du jour concerné et les jours suivants nécessaires
  • les personnes faisant un voyage de plus de 84 km

Quelles sont les précautions à prendre en cas de maladie ?

Le jeûne induit une déshydratation et peut induire une aggravation de certaines pathologies comme l’ulcère digestif, le diabète, les pathologies du rein, du foie ou cardio-vasculaires. Cependant, les patients qui suivent régulièrement les traitements sans d’autres complications de la maladie et sans contre-indications du médecin peuvent jeûner. Quand la maladie est compliquée, avec une insuffisance rénale ou cardiaque par exemple, il est déconseillé de jeûner. Pour tous les malades qui peuvent faire le ramadan, il convient de faire une consultation avant, pendant et après le ramadan. 

Peut-on faire du sport pendant le ramadan ?

Selon les spécialistes, les jeûneurs qui souhaitent pratiquer du sport doivent rester prudents et à l’écoute de leurs corps et modérer l’activité physique surtout avant la rupture du jeûne. Il est recommandé de privilégier la marche pendant 30 à 60 minutes et de s’arrêter rapidement en cas de sensation de malaise. 

Merci à Raphaël Gruman, diététicien-nutritionniste, auteur du livre « Je me soigne avec les Mésonutriments » aux Editions Leduc. S


Source : JDF Santé

Spiruline : danger, bienfait, c'est quoi cette super algue ?

Spiruline : danger, bienfait, c'est quoi cette super algue ?

La spiruline est une micro-algue disponible sous forme de poudre ou de comprimés dans les magasins bio ou pharmacies françaises. Elle est particulièrement appréciée pour sa richesse en protéines et en fer mais aussi en vitamines diverses. Pour autant, il faut être prudent quant à l’achat sous forme de compléments alimentaires. Conseils.

C’est quoi la spiruline ?

La spiruline est une micro-algue douce, de forme spiralée, qui appartient à la famille des cyanobactéries. Elle existe depuis 3,5 milliards d’années et pousse naturellement dans les lacs d’Indes, du Mexique ou du Tchad. Utilisée au 13e siècle par les Incas et les Aztèques, les Européens la découvriront lors de la conquête de l’Amérique centrale. Elle deviendra extrêmement populaire au début des années 1970 dans les pays industrialisés. La spiruline a été déclarée en 1974 « le meilleur aliment pour l’humanité au 21e siècle » par l’Organisation Mondiale de la Santé et « l’aliment idéal et le plus complet de demain » par l’Unesco. La spiruline est employée à des fins alimentaires (surtout au Mexique et au Tchad), notamment sous la forme de compléments, en raison de son potentiel nutritif, ou comme colorant. Elle est également employée dans l’alimentation animale.

Quels sont les bienfaits de la spiruline ?

D’après une étude mexicaine datant de 2009, la spiruline aurait un véritable effet cardio-protecteur lié à son action sur les lipides sanguins. La spiruline favoriserait en effet l’augmentation du HDL cholestérol (bon cholestérol), la diminution du LDL cholestérol (mauvais cholestérol) et des triglycérides. Les nombreux antioxydants (phycocyanine et chlorophylle, responsables de sa jolie couleur bleu-vert) font de la spiruline un aliment capable de booster les systèmes immunitaires en berne, et lui confèrent des vertus anti-âge. Un ensemble d’études préliminaires suggèrent un effet hypoglycémiant de la spiruline chez les personnes atteintes de diabète non-insulino-dépendant. Enfin, l’exceptionnelle teneur en protéines de la spiruline la rend très utile pour les personnes dénutries ou les personnes végétariennes ou véganes. Ces protéines s’accompagnent par ailleurs d’une très forte teneur fer, ce qui vaut à la spiruline son surnom de « steak de la mer ».

spiruline en poudre, comprimés et gélules
Spiruline en poudre, comprimés et gélules © 123rf-5second

La spiruline fait-elle maigrir ?

Si la spiruline possède des atouts minceur, elle ne fait pas maigrir pour autant. C’est principalement sa grande richesse en protéines (elle en contient 60%, soit 3 fois plus qu’un steak de bœuf !) qui rend la spiruline intéressante dans le cadre d’un régime. Les protéines sont rassasiantes et permettent de lutter contre la fonte musculaire souvent associée à la perte de poids. Or, conserver ses muscles est primordial pour maintenir son poids de forme car c’est lui qui brûle les calories, même au repos. Autre atout de la spiruline dans le cadre d’un régime : sa grande richesse en minéraux et antioxydants, qui permettent de palier les carences et de maintenir en forme.

Que contient la spiruline ?

Trois espèces de spiruline sont inscrites dans l’arrêté du 24 juin 2014 établissant la liste des plantes, autres que les champignons, autorisées dans les compléments alimentaires et les conditions de leur emploi (spirulina major, spirulina maxima, spirulina platensis). L’espèce de spiruline la plus vendue est la Spirulina platensis. La particularité de cette algue est d’être à la fois pauvre en calories et riche en nutriments : protéines végétales, caroténoïdes, fer, Vitamine B12 (mais la spiruline ne constitue pas une source fiable de vitamine B12 pour les populations excluant les produits d’origine animale), vitamine E, potassium, calcium, chrome, cuivre, magnésium, manganèse, phosphore, sélénium, sodium, zinc, fluor, acide gamma-linolénique ou encore en antioxydants.

→ La teneur en glucides de la spiruline varie de 14 à 19 % de la matière sèche.

→ La teneur en protéines varie de 60 à 70 % de la matière sèche de spiruline avec une forte proportion d’acides aminés indispensables.

→ La teneur en lipides totaux de la spiruline (principalement sous forme de di- et triglycérides) est généralement inférieure à 10 %.

Sous quelle forme se présente la spiruline ?

En France, la spiruline est commercialisée comme une denrée alimentaire en vrac, sous forme de poudre ou de compléments alimentaires, sous forme de gélules ou de comprimés.

A qui la spiruline est-elle recommandée ?

La spiruline est recommandée pour :

  • les personnes aux risques cardio-vasculaires élevés,
  • les personnes diabétiques de type 2,
  • les personnes qui ont réduit ou exclu les protéines animales de leur alimentation (flexitariens, végétariens, véganes),
  • les personnes suivant un régime hypocalorique,
  • les personnes dénutries,
  • les personnes anémiques (manque de fer)
  • ou les adolescents.

Posologie

Les posologies recommandées varient d’1 g par jour (en accompagnement minceur) à 5 g par jour en trois prises pour les utilisations thérapeutiques (diabète, hypercholestérolémie …).

Comment conserver la spiruline ?

La spiruline peut se conserver longtemps sans que ses qualités nutritionnelles soient affectées, à condition de bien veiller à la préserver de l’humidité ! Veillez donc à fermer son sachet à l’aide d’un zip ou d’une pince, ou à la transvaser dans un récipient hermétique. Elle doit être idéalement stockée à l’abri de la chaleur et de la lumière.

Où acheter de la spiruline ?

La spiruline est vendue dans les magasins diététiques ou en ligne, sur les sites de compléments alimentaires. Privilégiez les produits certifiés Ecocert et vérifiez que les informations concernant l’origine de la micro-algue soient suffisamment détaillées. Enfin, le produit doit nécessairement être 100% pur, il ne doit pas contenir d’autres ingrédients que la spiruline.

Contre-indications

La consommation de spiruline est déconseillée aux personnes souffrant de phénylcétonurie, celles ayant un excès d’acide urique, ainsi que ceux présentant un terrain allergique.

Fer et spiruline

La spiruline est riche en fer : 100g de spiruline séchée ou déshydratée apporte 28,5 mg de fer (Ciqual). Les personnes ayant un taux de ferritine trop élevé doivent éviter d’entreprendre une cure de spiruline.

La spiruline peut-elle être dangereuse ?

Le risque de la spiruline peut venir de ses compléments alimentaires. En 2017, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) indiquait avoir reçu 49 déclarations d’effets indésirables susceptibles d’être liés à la consommation de ces compléments (troubles digestifs, allergie, atteintes musculaires ou hépatiques….). « Les produits contenant de la spiruline peuvent être contaminés par des cyanotoxines, des bactéries ou des éléments traces métalliques (plomb, mercure, arsenic)«  explique-t-elle. Elle recommande aux consommateurs de privilégier les circuits d’approvisionnement les mieux contrôlés (pharmacies et magasins bio français plutôt que les sites Internet qui ne précisent pas la provenance des produits). « En dehors du risque de contamination, la spiruline ne semble pas présenter de risque sanitaire à de faibles doses, jusqu’à plusieurs grammes par jour chez l’adulte«  a ensuite précisé l’Anses. 

Source : Anses


Source : JDF Santé

Covid sans symptôme (asymptomatique) : durée, test, que faire ?

Covid sans symptôme (asymptomatique) : durée, test, que faire ?

On peut être infecté par le virus Sars-Cov-2 du Covid mais être asymptomatique. Autrement dit, la personne n’a pas de symptômes mais peut quand même transmettre le virus et contaminer l’entourage. On parle alors de « porteur sain ». Est-ce la même chose qu’un cas « asymptomatique«  ? Comment savoir si on est porteur sain d’un virus ? Pendant combien de temps est-on contagieux ? Quel est le profil-type d’un porteur sain du Covid-19 ? Que faire ? S’isoler ou pas ?

Quelle est la définition de porteur sain ?

Un porteur sain est une personne dont l’organisme est infecté par un agent infectieux (virus, bactérie, parasite) mais qui ne présente pas de signes cliniques de cette infection. Autrement dit, il est porteur de l’agent infectieux dans son système sans être malade. En revanche, un porteur sain peut transmettre l’agent infectieux à d’autres personnes avec qui il est en contact. Un porteur sain est donc contagieux. 

De quelles maladies peut-on être porteur sain ?

On peut être porteur sain de différents virus et maladies : la varicelle, la grippe, l’hépatite B, la tuberculose, d’une MST comme les chlamydias, le VIH (Sida) et l’herpès… On peut également être porteur sain d’un gène comme c’est le cas pour certaines maladies génétiques et donc non contagieuses (la mucoviscidose par exemple). Dans ce cas, les gènes sont transmis par les parents à leur enfant. Chaque enfant hérite la moitié de ses gènes de son père et l’autre moitié de sa mère. En France, plus de deux millions de personnes seraient porteuses du gène de la mucoviscidose sans le savoir : c’est ce qu’on appelle des « porteurs sains ». Ils ont un risque de transmettre le gène de la maladie à leur enfant, sans toutefois développer la maladie, précise Orphanet, le portail d’informations dédié aux maladies rares. 

Quelle différence entre un porteur sain et un asymptomatique ?

Ces deux notions ont sensiblement la même définition. Un porteur sain et une personne asymptomatique ont tous les deux été infectés mais ne présentent pas des symptômes cliniques associés à l’infection. Petite subtilité néanmoins :

  • On parle de « porteur sain » pour une maladie infectieuse (porteur sain d’un virus par exemple) ou une maladie génétique. En revanche, on ne peut pas parler de « porteur sain » pour un trouble métabolique (diabète, hypertension artérielle…).
  • On parle de personne « asymptomatique » pour une maladie infectieuse, une maladie génétique ou pour des troubles métaboliques

Comment savoir si on est porteur sain du Covid ?

Pour diagnostiquer une personne asymptomatique au Covid, on ne peut pas se baser sur la présence de symptômes. Ainsi, le seul moyen de savoir si on est porteur du Covid-19 (avec ou sans symptômes) est de rechercher la présence du virus, grâce à la réalisation d’un test PCR (un prélèvement au niveau du nez à l’aide d’un coton-tige) qui permet de diagnostiquer une éventuelle contamination au Covid-19. Si une personne est infectée par le coronavirus au moment du prélèvement, le test PCR va le détecter.

► Si le test est négatif, on en déduit que la personne n’est pas porteuse du virus

► Si le test est positif, on en déduit que la personne est porteuse du virus et est donc contagieuse.

• Si la personne positive n’a pas de symptômes au moment du prélèvement, on dit que c’est un porteur sain.

• Si la personne positive a des symptômes (fièvre, toux, perte d’odorat…), on dit qu’elle est symptomatique, ce n’est pas un porteur sain. 

► Attention : il existe des « faux négatifs » pouvant être dus à une mauvaise technique de prélèvement. 

Que faire si on est porteur sain du Covid ?

Une personne porteuse saine est positive au virus du Covid et doit donc suivre les mêmes recommandations que les cas symptomatiques : elle doit s’isoler pendant 7 jours si son schéma vaccinal est complet (2 doses + 1 rappel ou 1 Covid + 2 doses) ou 10 jours si elle n’est pas vaccinée contre le Covid ou n’a pas fait ses rappels.

Est-on contagieux quand on est porteur sain ?

Le porteur sain ne présente pas de symptômes mais reste contagieux. Il peut donc transmettre la maladie à d’autres personnes. En décembre 2020, le Conseil scientifique du Covid indiquait que les cas asymptomatiques étaient responsables d’environ 40 à 50% des nouvelles contaminations.

Quelle est la durée de contagion d’un porteur sain ?

Il n’y a pas de données sûres pour répondre à cette question. Cependant, rappelons que la durée de contagion moyenne d’un cas positif au Covid est fixée à une semaine. Elle peut ensuite varier selon les cas, comment l’indiquait la présidente du Covars, Brigitte Autran, le 10 octobre 2022 sur France Inter : « La charge virale varie énormément en fonction de la gravité de la maladie et de la symptomatologie. On n’excrète pas les mêmes quantités de virus si on a un virus qui infecte plutôt le nez ou plutôt la gorge. Il y a bien sûr une proportionnalité entre le nombre de particules virales qu’on produit et le nombre de contaminations qu’on risque de faire. » 

Un porteur sain a-t-il des anticorps contre le Covid ?

Rien ne le prouve. Néanmoins, une première infection au Covid-19 entraînerait une certaine forme de protection face au virus dans la grande majorité des cas. Même si les réinfections sont tout à fait possibles.

Pourquoi certains d’entre nous sont porteurs sains ?

Un porteur sain d’un virus ne présente aucune manifestation clinique de l’infection : 

  • soit parce que l’agent infectieux (virus, bactérie…) est peu virulent : l’agent est trop faible pour entraîner des réactions de l’organisme et donc des symptômes.
  • soit parce que ses défenses immunitaires sont très efficaces (il développe plus d’anticorps que la moyenne) et empêchent l’apparition des symptômes.

Sources : Synthèse rapide COVID-19. Part des formes asymptomatiques et transmission du SARS-CoV-2 en phase pré-symptomatique. Saint-Maurice : Santé publique France, 8 juillet 2020 / Points épidémiologiques du Covid-19 hebdomadaires, Santé publique France.


Source : JDF Santé

Mycose vaginale (vulvaire) : symptômes, cause, la soulager

Mycose vaginale (vulvaire) : symptômes, cause, la soulager

Démangeaisons, pertes blanches abondantes, douleurs pendant les rapports, brûlures… La mycose vaginale est une affection gynécologique fréquente, bénigne, mais qu’il ne faut pas négliger. D’autant qu’elle est désagréable donc plus vite elle est soignée, plus tôt on retrouve son confort intime. Elle est causée par le développement d’un champignon, le plus souvent, un Candida Albicans. Quels sont les symptômes et signes d’une mycose ? Des boutons ? Est-ce contagieux ? Comment la soulager et la soigner rapidement et efficacement ? Conseils de notre spécialiste de santé. 

Qu’est-ce qu’une mycose vaginale ?

La mycose vaginale est une infection gynécologique fréquente du vagin ou de la vulve qui est due au développement d’un champignon. Le plus fréquent est le Candida Albicans. Elle entraîne différents symptômes comme des douleurs, des brûlures, des démangeaisons ou des pertes épaisses et abondantes. C’est l’infection vaginale la plus courante, elle n’est pas grave ou dangereuse chez la femme, mais doit être traitée.

Schéma d'une mycose vaginale
Schéma d’une mycose vaginale © Roberto Biasini – 123RF

Comment reconnaître une mycose vaginale ?

Il existe deux types d’infections du vagin

► Il y a la mycose, qui se caractérise par une démangeaison de la vulve et du vagin (cela peut ne toucher que l’un des deux), des pertes blanchâtres et épaisses (qui font penser à du lait caillé) et des douleurs lors des rapports sexuels et de la miction. « Celle-ci est due à un champignon du nom de Candida Albicans« , explique le docteur Philippe Deruelle, gynécologue et secrétaire général du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF).

► Il y a la vaginose. Elle se caractérise par des pertes jaunâtres/verdâtres et odorantes (souvent une odeur de poisson). Il s’agit là d’une infection bactérienne : les « bonnes » bactéries du vagin sont en moins grand nombre que les mauvaises bactéries, ce qui provoque un déséquilibre de la flore vaginale.

Quels sont les symptômes d’une mycose vaginale ?

La mycose vaginale se manifeste par plusieurs symptômes :

  • Des démangeaisons du vagin et/ou de la vulve
  • Des pertes blanchâtres, abondantes et épaisses, d’aspect « lait caillé »
  • Des douleurs lors des rapports sexuels
  • Des brûlures à la miction
  • Des lésions suintantes 

Quelles sont les causes d’une mycose vaginale ?

La mycose vaginale survient suite au développement d’un champignon, le plus souvent du type Candida Albicans.  Ce champignon, naturellement présent dans le vagin, qui prolifère trop si la flore vaginale est altérée. Une flore vaginale peut être endommagée pour plusieurs raisons :

  • L’utilisation d’un savon trop agressif,
  • Une irritation de la muqueuse vaginale,
  • Le port de protège-slips qui assèchent la vulve,
  • La prise répétée d’antibiotiques,
  • Une hygiène locale trop importante (douche vaginales…)
  • Certaines pilules contraceptives
  • Le stress
  • Le diabète
  • La présence d’une infection sexuellement transmissible,
  • Une diminution de l’immunité suite à certaines maladies. 

Une mycose vaginale est-elle contagieuse ?

La mycose se développe davantage chez la femme.

« La mycose et la vaginose ne sont pas des maladies sexuellement transmissibles (MST)« , explique le gynécologue Philippe Deruelle. Elles ne sont pas vraiment transmissibles d’ailleurs : une femme peut la transmettre à son partenaire masculin, mais en général il ne s’en rendra pas compte. La mycose se développe davantage chez une femme que chez un homme. Le risque principal est que l’homme la retransmette ensuite à sa partenaire. 

Quand consulter ?

« En cas de gêne au niveau du vagin, il vaut mieux consulter le plus vite possible« , conseille le Dr Deruelle. Si la mycose et la vaginose ne sont pas des infections graves, elles doivent être traitées rapidement pour éviter des désagréments plus importants.

Quel traitement pour soigner une mycose vaginale ?

Il existe plusieurs possibilités pour traiter une mycose. Néanmoins, il convient avant toute chose de consulter un médecin ou un gynécologique qui vous proposera un traitement adapté. Pour traiter la mycose vaginale, on peut utiliser :

  • Une crème à appliquer localement pour atténuer les démangeaisons
  • Un antifongique sous forme d’ovule à insérer dans le vagin empêche la prolifération du champignon (disponible sans ordonnance en pharmacie si vous ne parvenez pas à prendre un rendez-vous rapide avec un médecin)
  • Des antibiotiques si l’infection s’aggrave. 

Pour reconstruire la flore vaginale, on peut :

  • Faire une cure de probiotiques pour réensemencer la flore en lactobacilles (bonnes bactéries pour le vagin). Cela permet de rééquilibrer son pH et de renforcer ses mécanismes de défenses. Les lactobacilles permettent de former un biofilm protecteur dans le vagin qui le défend contre les agressions internes et externes.
  • Utiliser un gel de toilette intime neutre ou alcalin pour réguler son pH, disponible sans ordonnance en pharmacie. 

Comment prévenir une récidive de mycose vaginale ?

« Pour éviter les mycoses ou vaginoses, il faut faire attention à sa toilette intime. Evitez les gels douches qui sont corrosifs, optez plutôt pour un lavant doux sans savon, limitez le nombre de douches et surtout ne faites que des toilettes intimes externes. Portez des sous-vêtements dans lesquels vous êtes à l’aise, pas trop serrée« , conseille le Dr Deruelle.

Merci au Dr Philippe Deruelle, gynécologue et secrétaire général du Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF).


Source : JDF Santé

Grippe : carte France 2023, symptômes, période de contagion

Grippe : carte France 2023, symptômes, période de contagion

[Mis à jour le 5 janvier 2023 à 11h14] En ce début d’année 2023, l’épidémie de grippe ralentit mais se maintient à un niveau élevé, rapporte Santé publique France dans son dernier bulletin du 4 janvier 2023. Les indicateurs en médecine de ville et aux urgences sont en baisse mais il pourrait y avoir un rebond possible après les congés de fin d’année. Toutes les régions de France métropolitaine sont en phase épidémique. Les départements les plus touchés sont le Val-d’Oise, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-DenisLa menace d’une grippe saisonnière plus meurtrière que les années précédentes (elle était absente pendant l’hiver 2020-2021), et le risque de surmortalité lié aux co-infections virales, sont à craindre, rapporte l’Académie de Médecine. Il faut donc faire attention et absolument respecter les gestes barrières (masque, aération…). Dans ce contexte viral, la France doit « redoubler d’efforts » en terme de vaccination, estime l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). L’OMS recommande un taux de vaccination de 75%. D’autant que « nous n’avons pas eu de forte épidémie de grippe depuis deux ans et donc notre immunité globale contre la grippe s’est probablement amoindrie« , avait prévenu le Pr Brigitte Autran, présidente du Covars, le 4 octobre sur RMCQuels sont les symptômes de la grippe ? La période d’incubation ? La durée de la maladie ? Est-elle contagieuse ? Quels sont les traitements (naturels ou médicaments) pour guérir vite ? Quand se faire vacciner ? Notre dossier spécial sur la grippe.

Epidémie 2023 : combien de cas de grippe en ce moment ?

En semaine 52 (dernière semaine du mois de décembre 2022), le taux de consultations pour syndrome grippal estimé à partir des données du réseau Sentinelles était de 286/100 000 habitants, en diminution par rapport à la semaine précédente (–26%). Cette tendance à la baisse était observée dans toutes les classes d’âge, excepté chez les 65 ans et plus. Néanmoins, l’activité en médecine de ville pour syndrome grippal reste à un niveau d’intensité élevé chez les 65 ans et plus. 370 cas graves de grippe ont été signalés par la quarantaine de services de réanimation participant à la surveillance, dont 269 depuis S50. Parmi ceux pour lesquels l’âge a été renseigné, 31 avaient entre 0 et 4 ans, 17 entre 5 et 14 ans, 164 étaient âgés de 15 à 64 ans et 153 avaient 65 ans ou plus. Pour les 347 cas pour lesquels le virus a été typé, 329 virus de type A et 18 virus de type B ont été identifiés. 24 décès ont été rapportés : 14 chez les 65 ans ou plus, 8 chez de 15 à 64 ans et 2 chez les moins de 15 ans.

Carte de France de l’épidémie de grippe 2023

Selon Santé publique France, au 4 janvier 2023 :

  • Ralentissement de la circulation des virus grippaux mais maintien à un niveau élevé
  • Indicateurs en médecine de ville et aux urgences en baisse mais rebond possible après les congés de fin d’année 
  • Augmentation des hospitalisations et des décès, particulièrement chez les 65 ans et plus
  • En Outre-mer : Passage de Saint-Martin en phase pré-épidémique

Définition : qu’appelle-t-on une grippe ?

La grippe est une infection respiratoire aiguë, d’origine virale, autrement dit, due à un virus Influenza. Il s’agit d’une maladie infectieuse et contagieuse, qui se manifeste par une fièvre, de la toux, des courbatures, des maux de tête, des frissons… La grippe fait l’objet d’épidémies saisonnières, généralement observée au cours de l’automne et l’hiver. Elle se différencie d’un syndrome grippal qui peut être dû à de nombreux autres virus respiratoires comme le rhinovirus, virus syncytial respiratoire… La plupart du temps bénigne, la grippe peut toutefois être grave chez des personnes fragiles. 

Quel est le virus de la grippe ?

Les virus grippaux se répartissent essentiellement entre deux types : A et B, se divisant eux même en deux sous-types (A(H3N2) et A(H1N1) pdm09) ou lignages (B/Victoria et B/Yamagata). Les virus grippaux de type A circulent chez de nombreuses espèces animales (canards, poulets, porcs, chevaux, phoques…). Les virus grippaux de type B circulent essentiellement chez l’Homme. Les virus A et B sont à l’origine des épidémies saisonnières chez l’Homme mais seuls les virus de type A ont été responsables de pandémies à ce jour, souligne Santé Publique France. En automne 2022, le virus A(H3N2) circule majoritairement en France. 

Schéma de la grippe (influenza)
Schéma de la grippe (influenza) © masia8 – 123RF

Quels sont les symptômes typiques d’une grippe ?

Chaque année, les épidémies de grippe peuvent toucher toutes les tranches d’âge, mais les personnes les plus vulnérables sont les enfants de moins de deux ans, les adultes de plus de 65 ans et les personnes atteintes de certaines maladies chroniques. Parmi les premiers symptômes de la grippe, on retrouve :

  • une grande fatigue,
  • des frissons même lorsque l’on n’a pas froid,
  • une toux sèche et douloureuse
  • puis vient la fièvre qui peut monter à plus de 39°c,
  • les courbatures,
  • les maux de tête…

Dans tous les cas, en cas d’aggravation brutale ou sans amélioration de l’état 72 h après les premiers symptômes, il faut absolument consulter un médecin.

Comment est la toux lors d’une grippe ?

Généralement lors d’une grippe, la toux est sèche et douloureuse. Parfois, cette toux sèche se transforme en toux grasse. La toux peut durer jusqu’à 3 semaines, voire plus. Elles est inquiétante si elle s’accompagne d’une fièvre persistante, de difficultés respiratoires, d’un changement de coloration de la peau, ou dans le cas des enfants, de pauses respiratoires et d’étouffements.

Quand se faire vacciner contre la grippe ?

La vaccination est recommandée pour les personnes à risque et les professionnels de santé, et représente la meilleure façon de se protéger de la grippe et de ses complications. Il faut compter environ 15 jours entre la vaccination et le moment où l’organisme est protégé contre la grippe. Inutile donc d’attendre les premiers froids ou le début de l’épidémie pour se faire vacciner. 

Combien de temps dure une grippe ?

Une grippe dure entre 3 et 7 jours (5 jours en moyenne).

Quel est le temps d’incubation d’une grippe ?

« Le temps d’incubation (délai qui s’écoule entre le moment de l’affection et l’apparition des symptômes) dure généralement entre 24 et 48 heures, mais il peut s’étendre à 72 heures, rappelle le Dr Parneix. Toutefois, le malade est contagieux, même avant l’apparition des symptômes et ce, pendant une période moyenne de 6 jours.« 

Est-on contagieux quand on a la grippe ? Pendant combien de temps ?

La grippe est une maladie contagieuse. Le malade peut la transmettre « même avant l’apparition des symptômes et pendant une période moyenne de 6 jours » rappelle notre interlocuteur.

Comment se transmet le virus de la grippe ?

Pour être contaminé par le virus de la grippe, il faut être en contact avec une personne déjà grippée. La contamination peut se faire de trois façons :

  • Par voie aérienne : une personne malade projette des gouttelettes de salive dans l’air, en parlant, en toussant ou en éternuant. Des millions de virus se retrouvent alors dans l’air, prêts à être inhalés et à vous contaminer.
  • Par contact direct rapproché : une personne malade vous serre la main ou vous embrasse.
  • Par le contact avec des objets touchés par une personne malade, par exemple une poignée de porte ou un téléphone.

Comment éviter de contaminer les autres si on a la grippe ?

  • Tousser au pli du coude et se couvrir le nez lorsqu’on éternue,
  • Laver les mains avec du savon régulièrement dans la journée, notamment après vous être mouché, avoir toussé ou éternué.
  • Se moucher dans un mouchoir et le jeter ensuite à la poubelle, idéalement fermée avec un couvercle, 
  • Porter un masque chirurgical si l’on est malade et que l’on doit se rendre dans un lieu clos et public, cela empêche de contaminer les autres. 
  • Le gel hydroalcoolique est également pratique, mais à long terme, il peut dessécher les mains. 
  • Pensez enfin à aérer les pièces régulièrement, plusieurs fois par jour : vous supprimerez ainsi les virus stagnants dans l’air, par les éternuements et la respiration. 

Test de la grippe en pharmacie : comment savoir si on est malade ?

Il existe un test rapide d’orientation diagnostique (TROD) de la grippe, réalisable en pharmacie, chez le médecin, ou dans un laboratoire médical pour dépister les virus de la grippe A ou B (types de virus les plus fréquents lors des épidémies saisonnières). Il est possible sans ordonnance et consiste en un prélèvement dans le nez et doit être fait dans les 24-48 heures après l’apparition des premiers symptômes évocateurs d’une grippe (fièvre soudaine supérieure à 39°C, maux de tête, courbatures, maux de gorge, toux, fatigue extrême). Attention, « sa sensibilité est faible chez l’adulte, pouvant être à moins de 60 % entre 70 à 90 % chez les enfants » tient à indiquer la HAS. Aussi, fin décembre 2022, des laboratoires (AAZ, Roche ou Toda Pharma) ont élaboré des tests antigéniques combinés dits multiplex permettant de détecter en même temps la grippe et le Covid. En 15 à 30 minutes, le patient obtient le résultat. Divers types de prélèvements peuvent être utilisés pour réaliser ces tests, le plus commun étant l’écouvillonnage nasopharyngé. Ces tests sont en vente libre dans certaines pharmacies. 

Traitement, médicaments : comment soigner une grippe ?

En cas de symptômes grippaux :

  • Consulter rapidement le médecin. Celui-ci pourra établir le diagnostic et vous prescrire les médicaments les plus adaptés.
  • Prendre du paracétamol pour faire baisser la fièvre, les douleurs et les courbatures.
  • La vitamine C est aussi parfois conseillée pour lutter contre la fatigue. De même, certains aliments sont particulièrement recommandés pour mieux combattre la fatigue.
  • Si besoin, on peut compléter par un décongestionnant nasal et un anti-tussif pour les toux sèches et rebelles.
  • Enfin, il faut boire abondamment et se reposer.
PAS D’ANTIBIOTIQUES !

« La grippe est due à un virus et les antibiotiques sont totalement inefficaces pour traiter les maladies virales, de plus ils pourraient détériorer les bonnes bactéries dont l’organisme a besoin pour se défendre de la maladie » rappelle le Dr Pierre Parneix. 

 

Quels sont les traitements naturels pour soulager une grippe ?

Ail, citron, miel, thym… Plusieurs solutions naturelles peuvent aider à booster les défenses immunitaires en prévention ou en traitement de la grippe.

Quels sont les chiffres de la dernière épidémie de grippe (2021) ?

D’après le point épidémiologique publié en octobre 2022 par Santé Publique France, les virus grippaux ont commencé à circuler en décembre 2021. L’épidémie a débuté en mars, atteint son pic au niveau national début avril et s’est terminée fin avril, soit 9 semaines d’épidémie. Aucune autre épidémie de grippe n’avait atteint son pic aussi tardivement au cours de la période 2009-2022. Une co-circulation des virus A(H3N2) et A(H1N1) a été observée, avec une diversité de souches virales détectées.  Son impact a été modéré en population générale, mais important chez les enfants de moins de 15 ans

Grippe chez l’enfant : que faire ?

Pour éviter que votre enfant ne contracte le virus de la grippe, il est important de lui apprendre à se moucher dans un mouchoir en papier à usage unique, à se couvrir le nez à la bouche lorsqu’ils éternuent ou qu’ils toussent. Dans tous les cas, consultez votre pédiatre afin qu’il puisse l’examiner et lui administrer, selon le cas, le traitement le plus adapté, notamment contre la fièvre.

Conseils de prévention : comment éviter d’attraper la grippe ? 

Pour limiter l’épidémie de grippe saisonnière, il est indispensable d’adopter au quotidien les gestes simples de prévention visant à limiter la circulation du virus de la grippe, notamment en collectivités et dans les transports en commun où il se transmet facilement. Pour l’entourage des personnes grippées, il est recommandé de respecter ces quelques règles d’hygiène :

► Se laver les mains régulièrement et systématiquement après chaque sortie et chaque contact avec la personne malade.

►  Eviter les contacts rapprochés avec la personne grippée et en particulier si l’on est soi-même vulnérable ou « à risque » (femmes enceintes, seniors, personnes souffrant d’une maladie chronique ou immunodéficientes, jeunes enfants…)

►  Se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, ou si vous ne pouvez pas faire autrement, avec une solution hydro-alcoolique, notamment après tout contact avec le malade et après chaque retour au domicile. 

►  Ne pas partager les objets comme les verres, les couverts et évidemment les brosses à dents.

► Aérer son intérieur tous les jours entre 10 et 15 minutes pour renouveler l’air et éviter la prolifération des virus.

►  Nettoyer les nids à microbes comme les poignées de porte, les télécommandes, les écrans de téléphone…

Merci au Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en santé publique (CHU de Bordeaux).


    Source : JDF Santé

Gastro : épidémie 2023, durée, contagion, que manger ?

Gastro : épidémie 2023, durée, contagion, que manger ?

La gastro-entérite est une maladie virale fréquente en automne-hiver. Elle est très contagieuse. Difficile de passer à côté quand un membre de la famille est malade ! Les personnes les plus à risque en cas de gastro-entérite sont les jeunes enfants (de 6 mois à 3 ans) parce que leur système immunitaire est immature et les personnes âgées, parce que leur système immunitaire s’affaiblit avec l’âge. Le Nord de la France est particulièrement concerné début 2023. Quels sont ses symptômes d’alerte (diarrhée,…) ? Comment se transmet la gastro ? Combien de temps dure-t-elle ? Combien de jours est-on contagieux ? Quels sont les traitements les plus efficaces ? Que manger ? Notre guide. 

Où en est l’épidémie de gastro 2023 ?

En semaine 52 (du 26 décembre au 1er janvier 2023), le taux d’incidence des cas de diarrhée aiguë vus en consultation de médecine générale était de 107 cas pour 100 000 habitants , un taux en augmentation par rapport à la semaine 51 et à un niveau d’activité inférieur à ceux observés habituellement en cette période selon le bulletin de Santé Publique France publié le 3 janvier 2023. Au niveau régional, les taux d’incidence les plus élevés sont observés en Bretagne, Normandie et Centre-Val-de-Loire.

Définition : c’est quoi une gastro-entérite ?

La gastro-entérite résulte de l’inflammation du système digestif (parois de l’estomac et intestin). C’est la muqueuse de l’intestin qui est enflammée par un agent pathogène (qui peut causer une maladie). La gastro-entérite dite hivernale (qui survient surtout entre novembre et mars) est le plus souvent d’origine virale et plus rarement bactérienne.

Quel est le temps d’incubation du virus ?

Cette maladie se manifeste généralement après un temps d’incubation de 1 (s’il s’agit d’une bactérie) à 3 jours (s’il s’agit d’un virus) environ. Ce temps varie en fonction du type de la bactérie ou du virus. 

La gastro est-elle contagieuse ?

La gastro-entérite d’origine virale est contagieuse. La contagiosité porte sur la phase symptomatique de la maladie et perdure après la fin des symptômes. La transmission des rotavirus est avant tout féco-orale, véhiculée par les mains ou indirecte par les surfaces et objets contaminés (via les vomissements et les selles). « Les rotavirus survivent plusieurs heures sur les mains, neuf jours en aérosol (lors des vomissements) et plus de 64 jours à 20 °C dans l’eau du robinet » rappelle l’Anses.

Quels sont les symptômes d’une gastro-entérite ?

Les symptômes les plus fréquents des gastro-entérites virales sont :

  • des crampes abdominales
  • la perte d’appétit,
  • les nausées,
  • les vomissements,
  • une légère fièvre (38°C),
  • la diarrhée (au moins 3 selles liquides ou semi-liquides tous les 24 heures)
  • une fatigue
  • parfois, un mal de tête
  • des douleurs musculaires

Les symptômes apparaissent brutalement, 12 à 24 heures après l’infection par le virus et ne sont pas forcément tous présents ensemble. La plupart du temps bénigne, la gastro-entérite peut toutefois avoir des conséquences graves pour les personnes les plus fragiles (les nourrissons notamment à cause du risque de déshydratation).

Que faire contre la diarrhée ?

La diarrhée est un trouble du transit qui se caractérise par des selles molles, voire liquides, en quantité anormalement élevée ou avec une fréquence de survenue augmentée, de l’ordre de plusieurs fois par jour. C’est un symptôme fréquemment associé à la gastro-entérite. Elle disparait généralement en quelques jours mais quelques bons conseils permettent de l’atténuer en attendant :

► Manger des pâtes, du riz, de la semoule, des pommes de terre, des bouillons salés.

Eviter les laitages et les légumes et fruits crus.

Bien s’hydrater en buvant de l’eau ou des tisanes pour éviter la déshydratation liée à la diarrhée

► Prendre un traitement type pansements intestinaux (Smecta) et ralentisseurs du transit associé à des antipyrétiques en cas de fièvre (Dolipane), antispasmodiques (Spasfon), antiémétiques en cas de nausées et/ou vomissements.

► Pour compenser les fuites en sodium comme les solutions de réhydratation orale chez l’enfant et les personnes âgées.

Quelles sont les causes d’une gastro-entérite ?

La gastro-entérite peut être causée par :

  • Un virus : le norovirus le plus souvent chez les adultes et le rotavirus chez les enfants. 
  • Une bactérie : les bactéries les plus fréquentes sont Campylobacter, Salmonella, Shigella et Yersinia. Il peut aussi s’agir de l’Escherichia coli entéro-toxinogène ou du Clostridium difficile,
  • Un parasite (comme le Giardia intestinalis.)
Schéma gastro-entérite
Schéma de la muqueuse intestinale lors d’une gastro-entérite © Roberto Biasini – 123RF

Combien de temps dure une gastro-entérite ?

La gastro-entérite guérit en trois à huit jours. Chez certaines personnes, la gastro peut durer jusqu’à 10 jours, si elle a débuté pendant un voyage à l’étranger ou au retour du voyage (origine bactérienne ou parasitaire).

Comment se fait le diagnostic de la gastro ?

Ses symptômes étant caractéristiques de la gastro, cette pathologie est diagnostiquée assez facilement, surtout lors d’une période d’épidémie. Aucun examen n’est nécessaire devant une présentation typique. En cas de persistance au-delà d’une semaine ou devant des symptômes mal supportés, il est tout à fait possible de réaliser une prise de sang et un examen des selles (aussi appelé coproculture) qui permettra de rechercher une éventuelle infection bactérienne. L’identification du rotavirus se fait dans les selles des patients par immunologie (tests ELISA) ou par RT-PCR.

Alimentation en cas de gastro

La gastro-entérite atteignant directement le système digestif, le transit est particulièrement perturbé et la digestion plus que difficile. Aussi il est important de bien choisir ses aliments quand on souffre de diarrhées, de nausées, de vomissements et plus largement de maux de ventre. On privilégie par exemple le riz, les pâtes, les bananes… et on évite tout ce qui va agresser le système digestif : fruits crus, légumes crus, jus d’orange, boisson gazeuse…

Quels traitements prendre pour soigner une gastro-entérite ?

Pour soigner une gastro-entérite, rien de mieux que de se reposer. Contre les maux de tête, il faut prendre des antalgiques type paracétamol. Pour atténuer les maux, vous pouvez prendre des « ralentisseurs de transit » qui réduisent les contractions de l’intestin et diminuent la fréquence des selles. Demandez conseil à votre pharmacien avant de les utiliser car ils sont contre-indiqués si vous avez une diarrhée avec du sang dans les selles ou une inflammation intestinale chronique (maladie de Crohn). Par ailleurs, les absorbants et protecteurs intestinaux, qui agissent localement dans l’intestin par des mécanismes variables (pouvoir couvrant, adsorption des gaz…) peuvent également être prescrits, mais ils doivent être pris à distance d’autres médicaments car ils peuvent diminuer leurs effets. Enfin, pour atténuer les diarrhées et vomissements, des antidiarrhéiques peuvent être prescrits. Des traitements à base de diosmectite (type Smecta®) peuvent être prescrits en complément d’une bonne réhydratation (au minimum entre 1.5 et 2 litres d’eau par jour) pour les diarrhées. Attention : ils sont contre-indiqués chez les moins de 2 ans

Demandez toujours l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien, respectez bien la posologie et la durée du traitement et conservez votre médicament dans sa boîte d’origine. 

Quand s’inquiéter d’une gastro chez le bébé ?

La gastro-entérite doit être surveillée de près quand elle touche les enfants, particulièrement les nourrissons. Les diarrhées chez le bébé augmentent le risque de déshydratation. Le virus en cause est le rotavirus, il est très contagieux.

    Comment ne pas attraper la gastro ?

    Le virus de la gastro est très contagieux. Il peut se transmettre par contact avec une personne malade, mais aussi par postillons ou en touchant un objet contaminé s’il s’agit d’une gastro-entérite virale.

    • Une hygiène scrupuleuse est donc indispensable pour éviter de le contracter, à commencer par le lavage des mains. Celui-ci doit devenir un réflexe, notamment après avoir pris les transports en commun, après avoir éternué ou s’être mouché et avant de préparer un repas, et durer 30 secondes minimum. L’usage du savon est à privilégier. Les solutions à type de gel hydro-alcoolique (SHA) sont efficaces pour éliminer de nombreux microbes transmissibles, mais pas tous. Ils doivent donc rester une solution de secours en cas d’absence de point d’eau et de savon, conseille l’Institut de la prévention et de la santé (Inpes).
    • Autre conseil, évitez si possible les contacts directs et indirects avec des personnes infectées ou potentiellement infectées. De même, évitez les lieux très fréquentés, comme les transports ou les grands magasins. 
    • Par ailleurs, veillez à bien laver les fruits et légumes, limiter la consommation d’aliments crus, et ne pas manger d’aliments périmés. 
    • Enfin, pensez à aérer chaque pièce de son lieu de vie tous les jours pendant au moins 10 à 15 minutes afin de renouveler l’air et d’éviter la diffusion des microbes. 

    Sources : Caractéristiques et sources de rotavirus. Anses. Avril 2012. / Réseau Sentinelles.


    Source : JDF Santé