Il n’y a pas un mais des syndromes d’Ehlers-Danlos (SED). Les SED sont un groupe de maladies rares du tissu conjonctif au nombre de 13 (hypermobile, vasculaire, classique…). Divers symptômes peuvent être observés en fonction du type de syndrome d’Ehlers-Danlos (hyperlaxité…). En octobre 2019, la chanteuse australienne Sia avait annoncé publiquement souffrir d’un syndrome d’Ehlers-Danlos.« Je souffre de douleurs chroniques (…) la vie est dure (…) la douleur est démoralisante » partageait-elle sur Twitter. Une candidate de The Voice Kids, Sanaa ainsi que la chanteuse Lucie Bernardoni (Star Academy) ont aussi révélé être atteintes d’un SED. Quelle est la cause ? Les symptômes évocateurs ? Le test pour poser le diagnostic ? Quelle prise en charge pour limiter l’évolution du syndrome et les retentissements au quotidien ? Quelle espérance de vie ? Eclairage du Docteur Karelle Benistan du Centre de référence des syndromes d’Ehlers-Danlos non vasculaires (Hôpital Raymond Poincaré à Garches).
Définition : c’est quoi le syndrome d’Ehlers-Danlos ?
Les syndromes d’Ehlers-Danlos (SED) sont des maladies du tissu conjonctif d’origine génétique caractérisées par une triade caractéristique clinique :
L’hyperlaxité articulaire (extrême souplesse)
L’hyper-élasticité de la peau
La fragilité des tissus
« Historiquement, ce sont deux dermatologues Henri-Alexandre Danlos et Edvard Ehlers qui ont laissé leurs noms à ces syndromes, informe en préambule notre interlocutrice.On a longtemps pensé qu’il s’agissait d’une entité unique (on parlait alors du syndrome d’Ehlers-Danlos) et puis la description de nombreux cas cliniques et les découvertes génétiques ont permis d’identifier différents types de syndromes d’Ehlers-Danlos« .
Chiffres : quelle est la prévalence des syndromes d’Ehlers-Danlos ?
D’après The Ehlers-Danlos Society, l’estimation de la prévalence globale est de 1 cas pour 5 000 naissances. « Les SED font partie des maladies rares, mais la fréquence varie énormément en fonction du type de SED. Par exemple, les SED hypermobile et classique sont plus fréquents que les autres. Il y a certains types de SED qui sont beaucoup plus rares, avec une prévalence inférieure à 1 pour 100 000« , rapporte notre interlocutrice.
Quels sont les 13 types d’Ehlers-Danlos ?
Au fil du temps et au regard des connaissances génétiques, plusieurs classifications se sont succédées pour classer les différents types de syndromes d’Ehlers-Danlos. Celle qui fait référence à date est la classification de New York proposée et publiée en 2017 par un consortium international d’experts (cliniciens et scientifiques spécialisés dans le domaine des syndromes d’Ehlers-Danlos), qui a ainsi reconnu 13 types de syndromes d’Ehlers-Danlos :
Syndrome d’Ehlers-Danlos classique
Syndrome d’Ehlers-Danlos classique like
Syndrome d’Ehlers-Danlos cardiaque valvulaire
Syndrome d’Ehlers-Danlos vasculaire
Syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile
Syndrome d’Ehlers-Danlos arthrochalasique
Syndrome d’Ehlers-Danlos dermatosparaxis
Syndrome d’Ehlers-Danlos cyphoscoliotique
Syndrome d’Ehlers-Danlos de type Brittle Cornea
Syndrome d’Ehlers-Danlos spondylodysplasique
Syndrome d’Ehlers-Danlos musculocontractural
Syndrome d’Ehlers-Danlos myopathique
Syndrome d’Ehlers-Danlos parodontal
Quelles sont les causes des syndromes d’Ehlers-Danlos ?
« Les syndromes d’Ehlers-Danlos sont, comme dit précédemment, des maladies du tissu conjonctif, un tissu fait de cellules et de matrice extracellulaire, qui a un rôle de soutien et de protection pour les autres tissus corporels. C’est cette matrice extracellulaire qui est touchée dans les syndromes d’Ehlers-Danlos, ce qui explique la fragilité tissulaire que l’on retrouve chez les patients atteints. La matrice extracellulaire est faite d’un enchevêtrement complexe de protéines fibreuses, en particulier de collagènes, dont la synthèse implique différents gènes. Chaque collagène a ainsi un rôle particulier pour les tissus du corps.A date, une vingtaine de gènes sont impliqués dans les syndromes d’Ehlers-Danlos. Le gène impliqué détermine le type de syndrome d’Ehlers-Danlos auquel on fait face (voir le tableau ci-dessous). Mais bien sûr, cela pourrait évoluer si on découvre de nouveaux gènes impliqués« , explique notre spécialiste.
Type de Syndrome d’Ehlers-Danlos
Protéine impliquée
Syndrome d’Ehlers-Danlos classique
Collagène de type V
Collagène de type I
Syndrome d’Ehlers-Danlos classique like
Ténascine X
Syndrome d’Ehlers-Danlos cardiaque valvulaire
Collagène de type I
Syndrome d’Ehlers-Danlos vasculaire
Collagène de type III
Collagène de type I
Syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile
Inconnue
Syndrome d’Ehlers-Danlos arthrochalasique
Collagène de type I
Syndrome d’Ehlers-Danlos dermatosparaxis
ADAMTS-2
Syndrome d’Ehlers-Danlos cyphoscoliotique
LH1
FKBP22
Syndrome d’Ehlers-Danlos de type Brittle Cornea
ZNF469
PRDM5
Syndrome d’Ehlers-Danlos spondylodysplasique
B4GALT7
B3GALT6
SLC39A13
Syndrome d’Ehlers-Danlos musculocontractural
D4ST1
DSE
Syndrome d’Ehlers-Danlos myopathique
Collagène de type XII
Syndrome d’Ehlers-Danlos parodontal
C1R et C1S
Quels sont les symptômes des syndromes d’Ehlers-Danlos ?
Dans tous les SED, on retrouve la triade caractéristique : hyperlaxité articulaire, hyper-élasticité de la peau (peau très extensible) et fragilité des tissus, responsable de douleurs chroniques qui peuvent impacter fortement la qualité de vie des malades. Toutefois, les syndromes d’Ehlers-Danlos sont des maladies hétérogènes, à la fois sur le plan clinique et sur le plan génétique. Selon le gène muté, les symptômes cliniques seront différents. On peut observer par exemple :
► Des signes sur la peau :
Des vergetures très anormales (sans raison particulière)
Des ecchymoses (bleus) apparaissent très facilement (sans traumatisme)
Des plaies faciles (peau qui va s’ouvrir très facilement) et qu’on va avoir du mal à suturer (déchirures pendant la suture, réouverture de cicatrices…)
Hyperlaxité articulaire (extrême souplesse) « Nous avons travaillé sur un tutoriel sur l’hyperlaxité disponible sur la Filière OSCAR, pour mieux comprendre ce qu’est l’hyperlaxité« , précise notre interlocutrice.
Entorses ou luxations à répétition (avec apparition de douleurs chroniques…)
Scoliose qui peut être évolutive
Déformation des pieds ou des doigts (pieds plats, doigts en col de cygne)
Complications artérielles (anévrismes, dilatation de l’aorte, valvulopathies cardiaques…)
Anomalies bucco-dentaires…
C’est quoi le syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile ?
Le syndrome d’Ehlers-Danlos hypermobile est le plus fréquent représentant environ 90% des cas de SED, avec une prévalence estimée à environ 1 pour 5 000. Il se manifeste par une hypermobilité articulaire généralisée, une instabilité articulaire et des douleurs chroniques. Il s’y associe d’autres signes cliniques : cutanés, cardiovasculaires… Une grille de critères cliniques a été proposée par le Consortium International (EDS Society) pour poser le diagnostic.
Les syndromes d’Ehlers-Danlos sont des maladies héréditaires.
C’est quoi le syndrome d’Ehlers-Danlos vasculaire ?
Le syndrome d’Ehlers-Danlos vasculaire est beaucoup plus rare, avec une prévalence estimée à 1 sur 100 000 à 200 000. Il expose à des complications particulièrement graves comme un risque de dissection artérielle, de pneumothorax, de perforation du côlon ou de rupture utérine pendant la grossesse. Les syndromes d’Ehlers-Danlos vasculaires sont pris en charge dans le Centre de référence des Maladies Vasculaires Rares, coordonné par l’équipe de l’Hôpital européen Georges Pompidou, car ce sont des patients qui vont avoir besoin d’un plateau technique spécifique.
Quel est le mode de transmission d’Ehlers-Danlos ?
Les syndromes d’Ehlers-Danlos sont des maladies héréditaires. Les mutations peuvent être héritées d’un ou des parents selon le type. Mais certaines mutations peuvent apparaître « de novo », c’est-à-dire chez un individu dont aucun des parents ne la possède dans son patrimoine génétique. « Le mode de transmission varie en fonction du type de SED (autrement dit, selon le gène muté). Le plus souvent, on observe une transmission autosomique dominante : il y a un risque de transmission de 50% à la descendance. C’est notamment le cas pour les SED classique et vasculaire« , indique notre interlocutrice.
A quel âge le syndrome d’Ehlers-Danlos se manifeste-t-il ?
« En général, les symptômes apparaissent dès l’enfance, plus ou moins précocement selon le type de SED. Déterminer un âge moyen est compliqué car il est variable en fonction du type, d’autant qu’on sait que les enfants de moins de 6 ans sont généralement plus laxes que les personnes plus âgées, donc l’hyperlaxité ne va pas forcément interpeller. Ce qui va interpeller, ce sont plutôt les déformations comme les scolioses, une fragilité de la peau ou les atteintes vasculaires par exemple« , décrit le Dr Benistan.
Test : comment diagnostique-t-on le syndrome d’Ehlers-Danlos ?
Pour chaque type d’Ehlers-Danlos, le consortium de la classification de New York a établi les critères diagnostiques concernant les manifestations cliniques. Aussi, parmi les 13 types de syndromes d’Ehlers-Danlos, 12 sont éligibles à un test génétique qui permet de confirmer formellement le diagnostic. « Néanmoins, il reste un type de syndrome d’Ehlers-Danlos, qui pourtant est le plus fréquent (SED hypermobile) pour lequel il n’existe pas encore de test confirmant le diagnostic. Cela expose donc à un risque d’erreur de diagnostic car ce dernier repose uniquement sur une grille de critères cliniques (checklist des critères de diagnostic officielle disponible sur le site de The Ehlers-Danlos Society, en anglais), toujours définis par le consortium de la classification de New York. Pour le moment, les bases moléculaires ne sont encore pas bien connues même s’il y a des recherches en cours« , détaille notre spécialiste. Enfin, les médecins peuvent évoquer un « désordre du spectre de l’hypermobilité » en présence d’un patient qui a des symptômes qui ressemblent à ceux des SED, mais qui ne présentent pas l’ensemble des critères pour pouvoir affirmer qu’il s’agisse d’un SED. Ces patients sont à surveiller car les symptômes peuvent évoluer.
« Il n’y a pas de traitement spécifique pour le moment. La prise en charge est symptomatique »
Quels sont les traitements du syndrome d’Ehlers-Danlos ?
Une fois que le diagnostic est posé, il y a une prise en charge adaptée à chaque type de SED. « Il n’y a pas de traitement spécifique pour le moment. La prise en charge est symptomatique. Elle consiste en une approche pluridisciplinaire adaptée au patient« , explique le Dr Benistan. Elle repose principalement sur le soulagement des troubles ostéo-articulaires et des douleurs chroniques en associant des méthodes médicamenteuses (antalgiques pris selon les recommandations de bon usage, ou traitements locaux) et non médicamenteuses (rééducation chez un kinésithérapeute, approches complémentaires : balnéothérapie, cures thermales…), ainsi que la prescription de matériels spécifiques (orthèses de contention, orthèses plantaires, TENS, ceinture lombaire, bas de contention…) si besoin. En cas de douleurs aiguës, le médecin peut prescrire des antalgiques pour éviter qu’elles n’évoluent en douleurs chroniques. « La kinésithérapie est centrale dans la prise en charge car elle permet d’améliorer le renforcement musculaire, de retrouver de bonnes postures et de travailler la proprioception (perception que nous avons de notre positionnement articulaire dans l’espace), sens souvent perturbé chez les patients hyperlaxes. Le patient peut également consulter un psychomotricien et/ou un ergothérapeute (qui va intervenir pour aménager l’environnement du patient). Le patient peut parfois être adressé à un Centre d’évaluation et de Traitement de la Douleur (CETD) afin de bénéficier d’une prise en charge globale (douleurs, prise en charge psychologique) et d’éviter de surmédicaliser des patients avec des traitements (dérivés morphiniques par exemple) à risque d’effets secondaires. La question de la chirurgie orthopédique doit être envisagée avec des chirurgiens experts de ces pathologies afin d’éviter les complications et les échecs« . Enfin, en raison de l’atteinte généralisée du tissu conjonctif, le suivi peut exiger de recourir à diverses spécialités médicales : angiologie, cardiologie, chirurgie cardio-vasculaire, génétique médicale, gynécologie, neurologie, ophtalmologie, pneumologie, radiologie, rhumatologie, odontologie, ORL…
Le syndrome d’Ehlers-Danlos est-il reconnu comme ALD ?
Le syndrome d’Ehlers-Danlos n’est pas une affection de la liste des 30 ALD conçue par l’Assurance maladie et officialisée par décret après avis de la Haute Autorité de Santé. Cette liste dresse les pathologies comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse, pouvant ainsi bénéficier d’une prise en charge à 100 %. A l’heure actuelle, le Syndrome d’Ehlers-Danlos peut relever d’une ALD Hors-Liste sous certaines conditions. Il faut en faire la demande auprès de la CPAM.
L’activité physique est primordiale pour améliorer le renforcement musculaire et articulaire.
Peut-on faire du sport avec le syndrome d’Ehlers-Danlos ?
L’activité physique doit être maintenue, adaptée à la pathologie et encadrée. « C’est important que le patient conserve une endurance et une capacité à travailler son activité cardiaque et pulmonaire. Mais aussi, l’activité physique est primordiale pour améliorer le renforcement musculaire et articulaire« , insiste le Dr Benistan. Les sports doux sont particulièrement indiqués comme la marche, la natation, le vélo… En revanche, les exercices qui sollicitent de grands efforts musculaires (musculation), les efforts qui nécessitent des accélérations puis des décélérations rapides (tennis, squash, handball) ou des torsions (golf) ou les sports de contact ou à risque élevé de choc (lutte, boxe, karaté, rugby) sont plutôt à éviter (ou à pratiquer avec l’avis d’un médecin).
Quelle est l’espérance de vie avec un SED ?
L’espérance de vie des personnes atteintes de SED est, en général, normale, en dehors de certains SED rares qui exposent à une grande fragilité tissulaire et en particulier à des complications vasculaires (SED vasculaire…).
Merci au Docteur Karelle Benistan, Centre de référence des syndromes d’Ehlers-Danlos non vasculaires – Hôpital Raymond Poincaré à Garches.
Sources : Site The Ehlers-Danlos Society / OSCAR : filière santé des maladies rares / Protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) Syndromes d’Ehlers-Danlos Non Vasculaires, Haute Autorité de Santé
La dépression est une maladie courante mais pas toujours facile à identifier. Comment reconnaître une vraie dépression d’une déprime passagère ou d’un coup de fatigue ? Voici les définitions et symptômes de la dépression tels qu’établis par l’Organisation Mondiale de la Santé, la Haute Autorité de Santé (HAS) et dans le DSM-5 (Classification de référence des troubles mentaux).
Quels symptômes définissent la dépression ?
La dépression se distingue « des sautes d’humeur habituelles et des réactions émotionnelles passagères face aux problèmes du quotidien » note l’OMS qui s’apparentent davantage à ceux de la déprime. La « vraie » dépression est marquée par des symptômes qui s’installent et durent. « La personne atteinte de ce trouble présente une humeur morose (sentiment de tristesse, d’irritabilité, de vide) ou une perte de plaisir ou d’intérêt pour les activités, pendant la majeure partie de la journée,presque tous les jours, pendant au moins deux semaines » poursuit l’Organisation. « Ces symptômes quasi-quotidiens perturbent la vie professionnelle et sociale et provoquent une détresse significative », indique la HAS.
Quels sont les symptômes de la dépression dans le DSM-5 ?
Le DSM est le manuel de référence diagnostique et statistique des troubles mentaux, établi par l’Association américaine de Psychiatrie. Dans sa dernière version (correspondant au DSM-5), l’épisode dépressif caractérise de l’adulte repose sur les critères suivants :
A. Au moins 5 des symptômes suivants doivent être présents pendant une même période d’une durée de 2 semaines et avoir représenté un changement par rapport au fonctionnement antérieur; au moins un des symptômes est soit (1) une humeur dépressive, soit (2) une perte d’intérêt ou de plaisir (ne pas inclure les symptômes manifestement attribuables à une autre affection médicale).
Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (se sent vide ou triste ou désespéré) ou observée par les autres (pleure ou est au bord des larmes). Éventuellement irritabilité chez l’enfant ou l’adolescent.
Diminution marquée du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).
Perte ou gain de poids significatif en absence de régime (ex : modification du poids corporel en 1 mois excédant 5 %) ou diminution ou augmentation de l’appétit presque tous les jours. Chez l’enfant, prendre en compte l’absence de l’augmentation de poids attendue.
Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.
Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constatés par les autres, non limités à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).
Fatigue ou perte d’énergie presque tous les jours.
Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d’être malade).
Diminution de l’aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).
Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.
B.Les symptômes induisent une souffrance cliniquement significative ou une altération du fonctionnement social, professionnel, ou dans d’autres domaines importants.
C. Les symptômes ne sont pas attribuables à l’effet physiologique d’une substance ou d’une autre affection médicale
Quelle différence entre dépression et déprime ?
Beaucoup de personnes connaissent des épisodes de déprimes plus courts, liés à des facteurs déclenchants comme la mauvaise saison, la mort d’un proche ou encore un baby blues. Mais le mot « dépression » est entré dans le langage courant et ne désigne pas toujours à bon escient le trouble dépressif. Par exemple, la tristesse et l’abattement consécutifs à un deuil ne sont pas toujours dépressifs, même s’ils durent plusieurs semaines. De même, des sentiments passagers de mélancolie et des pertes d’enthousiasme ne forment pas nécessairement une dépression, mais plutôt une simple phase de déprime appelée à disparaître spontanément. Le terme de « dépression » se réfère ici à un état transitoire, indiquant une réactivité normale de l’individu à son contexte de vie, Il s’agit en réalité de déprime et non de dépression qui est une vraie pathologie car elle dure.
Des spécialités médicamenteuses du laboratoire Arrow, utilisées dans le traitement de l’hypertension artérielle, contenant l’association des substances Telmisartan/Amlodipine, sont rappelées, indique l’Agence du médicament (ANSM) dans un communiqué du 13 janvier 2023. La raison de ce rappel : une erreur dans l’affichage de la posologie qui pourrait entraîner un sous dosage chez les patients traités avec ces médicaments. Il est en effet écrit la mention Telmisartan/Amlodipine Arrow 80 mg/5 mg sur une boîte qui contient des blisters et comprimés de Telmisartan/Amlodipine Arrow 40 mg/5 mg. Ces médicaments associent deux hypertenseurs : le telmisartan (qui bloque l’action de l’angiotensine II, une substance qui provoque une contraction des artères) et l’amlodipine (un vasodilatateur de la famille des inhibiteurs calciques qui renforce l’action du telmisartan).
Quels sont les médicaments concernés par le rappel ?
Que doit faire le patient qui disposerait de ces médicaments ?
« A ce jour, nous n’avons pas reçu de déclaration en lien avec ce défaut« , tient à prévenir l’ANSM. Par mesure de précaution, l’agence a demandé aux pharmaciens d’officines de contacter, par tous les moyens dont ils disposent, les patients susceptibles de détenir et/ou d’avoir utilisé le lot concerné par ce rappel. Il est également demandé à tous les patients de rapporter à leur pharmacie les boîtes et blisters du lot 21221 (exp 12/2023) des spécialités décrites ci-dessus. Une boite d’un autre lot sera délivrée gracieusement par la pharmacie au patient en échange de sa boite.
Source : Telmisartan/Amlodipine Arrow 40 mg/5 mg et 80 mg/5 mg comprimé – Rappel du lot n°21221, ANSM, 13 janvier 2023.
[Mis à jour le 13 janvier 2023 à 12h09]Lisa Marie Presley, la fille d’Elvis Presley, est décédée le jeudi 12 janvier 2023 à l’âge de 54 ans. Selon le média spécialisé TMZ, elle aurait été hospitalisée en Californie suite à un arrêt cardiaque. « Une source proche de la victime nous dit que c’est la gouvernante de Lisa Marie qui l’a trouvée inconsciente dans sa chambre« , peut-on lire dans l’article. Un arrêt cardiaque correspond à l’arrêt de la circulation au niveau du cœur. Sans prise en charge, il mène au décès en quelques minutes. En France, ce sont 50 000 personnes qui meurent chaque année prématurément d’un arrêt cardiaque, rapporte la Fédération Française de Cardiologie. Quels sont les premiers signes ? Quelles sont les causes ? Comment sauver une personne ? Quelles sont les chances de survie ?
Définition : qu’appelle-t-on un arrêt cardiaque ?
L’arrêt cardiaque correspond à l’arrêt de la circulation au niveau du cœur. Comme le cœur n’envoie pas suffisamment de sang pour oxygéner le cerveau, la personne perd connaissance puis la respiration s’arrête. Il est aussi appelé arrêt cardiorespiratoire, arrêt cardio-ventilatoire ou mort subite de l’adulte. Urgence absolue, il nécessite des soins en urgence, notamment une réanimation cardio-pulmonaire. Sans prise en charge immédiate, plus de 90 % des arrêts cardiaques sont fatals. 7 fois sur 10, ils surviennent devant témoin, mais moins de 20 % de ces témoins font les gestes de premiers secours.
Est-ce la même chose qu’une crise cardiaque ?
Dans le langage courant, on entend souvent les deux. Or, ce n’est pas la même chose.
► Une crise cardiaque se produit lorsque l’apport sanguin à une partie du cœur est interrompu par l’obstruction d’une artère coronaire (artère du cœur). Elle survient quand l’artère coronaire se trouve soudainement fermée ou bloquée par un caillot de sang.
► Un arrêt cardiaque est un problème d’origine électro-physiologique : le cœur se contracte de façon anarchique (fibrillation ventriculaire) et ne peut plus pomper correctement le sang.
Quelle est la cause d’un arrêt cardiaque ?
La cause d’un arrêt cardiaque est électro-physiologique : il s’agit d’un dysfonctionnement électrique du rythme cardiaque. Dabs 90% des cas, l’arrêt cardiaque est une fibrillation ventriculaire : lors d’un arrêt cardiaque, les battements cardiaques se désynchronisent. Le cœur ne peut plus assurer son rôle de pompe et n’arrive plus à irriguer correctement les organes vitaux de l’organisme. Il peut être provoqué par plusieurs choses :
Un infarctus du myocarde : L’arrêt cardiaque est dans la majorité des cas dû à un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation ventriculaire. C’est souvent une complication de l’infarctus du myocarde.
Quels sont les premiers signes d’un arrêt cardiaque ?
Si la cause est un infarctus du myocarde (cause la plus fréquente), l’arrêt cardiaque se manifeste par des symptômes avant-coureurs relativement spécifiques, qui surviennent dans les jours ou les heures qui précèdent :
Une douleur dans la poitrine intense et « en étau », derrière le sternum (sensation d’oppression), qui apparaît lors d’effort, durant une séance de sport ou lors d’une activité de la vie quotidienne ou en montant des escaliers par exemple peut également annoncer la survenue d’un infarctus.
Des douleurs intermittentes qui peuvent s’étendre vers le cou, la mâchoire, l’épaule, le bras, le dos
Un essoufflement d’effort et des difficultés respiratoires qui s’intensifient de plus en plus jusqu’à l’arrêt cardiaque
Des pertes de connaissance ou des étourdissements
Parfois, des épisodes de nausées, de hoquet, des sueurs
Des palpitations
Un malaise général
>> UN ARRET CARDIAQUE PEUT AUSSI SURVENIR BRUTALEMENT, donc sans signes avant-coureurs
Comment reconnaître une personne qui fait un arrêt cardiaque ?
La personne perd connaissance et tombe
Elle ne réagit pas quand on lui parle ou quand on la stimule.
Elle ne respire pas ou les mouvements respiratoires sont inefficaces, lents, bruyants et anarchiques (= gasps).
>> IL FAUT AGIR IMMEDIATEMENT
Quelles sont les personnes les plus à risque de faire un arrêt cardiaque ?
Les personnes qui présentent le plus de risques d’arrêt cardiaques sont :
Les personnes qui ont déjà eu une crise cardiaque (infarctus du myocarde)
Sans prise en charge immédiate, plus de 90% des arrêts cardiaques sont fatals. Pris en charge à temps, le cœur peut repartir et l’arrêt cardiaque ne sera pas fatal. 1 minute gagnée, c’est 10 % de chance de survie en plus !
Dès l’apparition des symptômes, il ne faut pas perdre de temps et avant toute chose, placer la victime dans une zone sécurisée, pour elle comme pour vous :
► APPELERLE 15 (SAMU) pour prévenir les secours et bénéficier d’une prise en charge médicale en urgence.
Décrire ce qu’on a vu et l’état de la victime : elle est inconsciente, elle ne respire pas…
Répondre aux questions qui vous sont posées.
Donner l’adresse précise du lieu où se trouve la victime.
Dire ce qui a été fait ou ce qui est fait : « on l’a étendue, on a commencé le massage cardiaque »…
Ne pas raccrocher avant que l’opérateur du SAMU ne le précise.
► MASSER . Commencer immédiatement le massage cardiaque (gestes de premiers secours) : 120 compressions par minute, soit 2 par seconde.
Allonger la victime sur le dos et se mettre à genoux contre la victime, sur le côté.
Positionner les mains l’une sur l’autre, au milieu du thorax, les bras bien tendus.
Appuyer de tout son poids, bien au-dessus : ce ne sont pas les bras ni les mains qui appuient mais tout le corps. Ce sont des pressions fortes : enfoncer les mains de 5 à 6 cm dans la poitrine et relâcher complètement le thorax entre chaque compression.
Effectuer les pressions sur un rythme régulier, 2 par seconde (120 par minute). Si vous avez été formé, vous pouvez pratiquer des insufflations (bouche-à-bouche) au rythme de 2 insufflations toutes les 30 compressions.
Poursuivre le massage cardiaque jusqu’à ce que le défibrillateur vous ordonne d’arrêter ou jusqu’à l’arrivée des secours.
► DEFIBRILLER. Si d’autres personnes sont présentes, leur demander de s’informer : et si un défibrillateur est disponible, il faut aller le chercher sans tarder. Très simple d’utilisation, cet appareil guide vocalement, étape par étape, et garantit une utilisation sans risque.
Les défibrillateurs sont disponibles dans plusieurs lieux publics : centres sportifs, galeries commerciales, mairies, places du marché, pharmacies, entreprises…
S’il n’y en a pas à proximité, on masse sans s’arrêter jusqu’à l’arrivée du défibrillateur et/ou des secours.
Ensuite, le SAMU prend le relai et continue la réanimation pendant le transport. La victime est admise dans un service de réanimation ou de soins intensifs en cardiologie. La cause de l’arrêt cardiaque est recherchée grâce à plusieurs tests (électrocardiogramme, échocardiogramme…)
Comment pose-t-on le diagnostic d’un arrêt cardiaque ?
Un électrocardiogramme (ECG) est un test qui étudie le fonctionnement du cœur en mesurant son activité électrique. En cas d’arrêt cardiaque, l’ECG montre un tracé plat, ce qui signifie qu’il n’y a plus d’activité électrique dans le cœur et donc plus de battement cardiaque.
Plusieurs examens permettent de connaître son risque d’arrêt cardiorespiratoire :
Electrocardiogramme (ECG)
Echocardiogramme
Radiographie thoracique
Epreuve d’effort
Quelles sont les séquelles d’un arrêt cardiaque ?
Lors d’une fibrillation ventriculaire, le cerveau souffre très rapidement : il n’est pas alimenté en oxygène car le sang ne circule plus. Au-delà de 5 minutes d’arrêt du cœur, si on ne fait rien, les lésions cérébrales sont irréversibles, puis c’est le décès. Les séquelles après un arrêt cardiaque dépendent en grande partie de la cause de l’arrêt et du délai de prise en charge. Elles concernent principalement des séquelles neurologiques et un risque d’état végétatifs chroniques. Des séquelles traumatiques (cotes cassées) sont aussi fréquentes et dépendent de l’intensité des manœuvres de réanimation.
Quelles chances de survie après un arrêt cardiaque ?
Il faut savoir que si aucun geste de réanimation n’est pratiqué dans les huit minutes pour faire repartir le cœur, les chances de survie sont quasi nulles. Le taux de survie à un arrêt cardiaque en France est de 5 % ; il est 4 à 5 fois plus élevé dans les pays où les lieux publics sont équipés en défibrillateurs automatisés externes et la population formée aux gestes qui sauvent. Depuis mai 2007, la loi autorise tout citoyen à utiliser un défibrillateur.
Comment prévenir les rechutes d’arrêt cardiaque ?
► Faire contrôler régulièrement son cœur par son cardiologue
► Respecter les traitements prescrits par le médecin contre les facteurs de risque : diabète, obésité, cholestérol, hypertension artérielle…
► Adopter une bonne hygiène de vie : ne pas fumer, éviter l’alcool, avoir une alimentation équilibrée et pratiquer une activité physique régulière (après l’avis de son médecin).
► Encourager sa famille à se faire dépister : en cas d’antécédents familiaux de maladies cardiaques, une surveillance régulière s’impose.
► Adopter le tiercé gagnant pour votre cœur : 0-5-30. C’est-à-dire 0 cigarette, 5 fruits et légumes par jour et 30 minutes d’activité physique au quotidien.
[Mise à jour le 13 janvier 2023 à 10h36] Repéré en Afrique puis en Europe, le variant BQ 1.1« semble se stabiliser avec 69% des séquences interprétables au cours de l’enquête Flash S52 (dernière semaine de 2022, contre 67% sur la semaine 51) » informe Santé Publique France le 12 janvier 2023. Selon le Pr Éric Caumes, professeur de maladies infectieuses à Sorbonne Université invité de Europe 1, le BQ 1.1 a été à l’origine de la 9ème vague de Covid qui s’est diffusée en France entre novembre et décembre 2022. Plus contagieux que les précédents variants Omicron et plus résistant à la vaccination, il ne s’est pas montré plus dangereux. Selon les modélisations rapportées par l’ECDC, plus de 80% des infections par le SRAS-CoV-2 enEurope seront dues à BQ.1/BQ.1.1 début 2023.
C’est quoi le nouveau variant Covid BQ 1.1 ?
Le variant BQ 1.1 est un sous-lignage du BQ.1, lui-même sous-lignage duBA.5, lui-même sous-lignage du variant Omicron, lui-même variant du virus Sars-Cov-2de la Covid-19. Il a été défini en octobre 2022. « BQ.1 est caractérisé par lamutation K444T etN460K, et BQ.1.1 porte en plus la mutation R346K. Ces mutations sont situées sur des sites importants de la protéine Spike, impliqués à la fois dans l’interaction avec son récepteur et dans la reconnaissance par les anticorps« indique Santé Publique France dans l’analyse des variants d’octobre 2022. Le variant BQ.1 a été classé comme « VOI » soit « variant à suivre » par l’ECDC.
Pour rappel, les virus se caractérisent dans leur immense majorité par leur évolution génétique constante, plus ou moins rapide. Cette évolution génétique s’associe à des mutations ou des suppressions dans le code génétique du virus ce qui entraîne l’apparition de « variants ». « Pour un virus comme le SARS-CoV-2, l’émergence de variants au cours du temps est donc un phénomène attendu » rappelle Santé Publique France. Parmi ces variants, des variants dits « préoccupants » ou « VOC » en anglais (Alpha, Beta, Gamma, Delta et Omicron (le dernier VOC apparu fin novembre 2021 en France).
Combien de cas du variant BQ 1.1 en France ?
Santé Publique France a commencé a rapporté sa présence début octobre 2022. Sa diffusion a continué d’augmenter jusqu’à fin décembre 2022. Le 12 janvier 2023, Santé Publique France indique qu’il« semble se stabiliser avec 69% des séquences interprétables au cours de l’enquête Flash S52 (dernière semaine de 2022, contre 67% sur la semaine 51) ».
Pour l’instant il n’y a pas eu de communications des autorités sanitaires françaises sur les symptômes des cas Covid positifs au variant BQ 1.1 néanmoins « les personnes infectées par BA5 pourraient aussi être infectées par BQ 1.1« a prévenu le virologue et membre du Covars Bruno Lina sur le site du journal LeProgrès.fr le 25 novembre. Selon les observations de médecins rapportées sur les réseaux sociaux en octobre 2022, le variant BQ 1.1 entraînait des symptômes digestifs. Sur Twitter par exemple, le Dr Yves Coppieters, médecin épidémiologiste et Directeur du centre de recherche Epidémiologie et biostatistique de l’Ecole de santé publique de l’ULB en Belgique, explique qu’il entraîne les symptômes « classiques » du Covid« et diarrhées, vomissements, maux de ventre qu’il faut appréhender pour les personnes plus à risque ».
Quelle est la contagion du variant BQ 1.1 ?
« BQ.1.1 est une des variantes présentant une résistance profonde à l’immunité antivirale induite par les infections BA.2 et BA.5 (une infection précédente ne protège pas du BQ 1.1, ndlr) ainsi que des anticorps monoclonaux thérapeutiques » ont indiqué les auteurs d’une étude japonaise menée sur des hamsters publiée en décembre 2022 sur bioRxiv. Ils rapportent aussi une « plus grande fusogénicité que BA.5 ». La fusogénicité est un facteur pouvant influer sur la transmissibilité d’un variant. Le variant BQ 1.1 est ainsi plus contagieux que le BA.5 qui était déjà plus contagieux que les précédents variants. « BQ.1.1 possède la transmissibilité la plus élevée des sous-lignages d’Omicron » rapportait Santé Publique France le 14 décembre.
Le variant BQ 1.1 est-il dangereux ?
« La pathogénicité de BQ.1.1 est comparable ou même inférieur à celui de BA.5 » ont constaté les chercheurs japonais. Il ne rendrait donc pas plus malade.« Aucun signal clinique préoccupant n’a été associé à BQ.1.1, que ce soit en France ou à l’international. L’efficacité des traitements par anticorps monoclonaux est cependant impactée, en particulier une perte complète d’activité de l’Evusheld » a indiqué Santé Publique France le 14 décembre. Deux études in vitro (rapportées par l’agence de santé) ont montré une résistance accrue de BQ 1.1 à la neutralisation par les anticorps post-vaccinaux et post-infection après BA.1, BA.2 ou BA.5. « Il existe une variation antigénique qui fait que des personnes infectées par BA5 pourraient aussi être infectées par BQ 1.1« informait le virologue et membre du Covars, Bruno Lina, sur le site LeProgrès.fr fin novembre. Ce que confirmaient les chercheurs japonais dans l’étude du 5 décembre.
Sources :
– Point épidémiologique Covid, Santé Publique France
– Analyses de risque des variants, Santé Publique France.
[Mis à jour le 13 janvier 2023 à 9h18] L’Opération Pièces Jaunes est lancée avec la fameuse tirelire jaune en carton qui fait son grand retour en 2023 ! Chaque année et ce depuis 34 ans, cette initiative créée par la Fondation des Hôpitaux en 1989, permet de collecter des fonds pour améliorer les conditions d’hospitalisation des enfants et des adolescents en France. Après Bernadette Chirac, c’est maintenant Brigitte Macron qui dirige l’opération. La campagne2023 met l’accent sur les enfants, les adolescents et les jeunes adultes vulnérables, et les fonds récoltés viseront notamment à développer de nouveaux programmes de santé mentale. Qui en est le parrain ? Où avoir sa tirelire ? Où mettre ses Pièces Jaunes si on n’a pas de tirelire ? Où les déposer ? A La Poste ? Quelles pièces peut-on donner ? Comment faire un don en ligne ? Tout savoir pour participer à cet événement solidaire.
Quelle est la date de l’opération Pièces Jaunes 2023 ?
Cette année, l’opération Pièces Jaunes a lieu du 11 janvier au 4 février 2023.
Quand a lieu le grand gala des Pièces Jaunes ?
Le Gala des Pièces Jaunes est un concert événement organisé par la Fondation des Hôpitaux qui a lieu le 25 janvier 2023 au Zénith de Paris et qui sera diffusé sur France TV le 28 janvier. L’intégralité des fonds issus de la vente sera reversée aux Pièces Jaunes. Parmi les stars de ce show exclusif, il y aura les Blackpink, Pharrell Williams, Mika, Gautier Capuçon et Vianney.
Qui est le parrain des Pièces Jaunes en 2023 ?
Didier Deschamps est le parrain de l’opération des Pièces Jaunes depuis 2019. David Douillet a été parrain de l’opération Pièces Jaunes jusqu’en 2008.
L’opération des Pièces Jaunes a été lancée en 1989 par la Fondation des Hôpitaux. Bernadette Chirac, épouse de Jacques Chirac, a été la Présidente de la Fondation des Hôpitaux de 1994 à 2019. Désormais, la Présidente est Brigitte Macrondepuis 2019.
A quoi sert l’opération Pièces Jaunes ?
Depuis 1989, l’opération des Pièces Jaunes a permis de financer près de 9 500 projetsdans les hôpitaux pour améliorer le quotidien des enfants et des adolescents hospitalisés. Cette année encore, les dons récoltés permettent d’aider les enfants et adolescents hospitalisés et de soutenir des milliers de projets dans les établissements de santé pédiatriques publics et privés à but non lucratif, tels que :
Des lieux spécifiques pour les adolescents au sein de l’hôpital (soutien de la première Maison des adolescents, au Havre, en 1999, puis participation de la création de la Maison de Solenn à Paris en 2004 et de la diffusion de ces structures dans d’autres villes de France)
Des maisons des familles destinés à faciliter la présence des familles à l’hôpital
Des chambres parents-enfants
Des aménagements de service (aménagement de salles de jeux, de salles de sport, l’équipement de centres scolaires hospitaliers, la création d’ateliers cuisine, l’organisation de séjours et de sorties en minibus… )
Le maintien du lien des enfants hospitalisés avec l’école
Le financement de plus de 2 800 projets de décoration et d’ameublement
Cette année le lancement de la campagne Pièces Jaunes 2023 a lieu à Nice le 11 janvier 2023. Des activités et animations sont prévues pour les enfants et leurs familles lors d’un évènement festif et populaire. Ensuite, la Fondation se déplacera dans toute la France pour aller à la rencontre de ses porteurs de projets dans les Hôpitaux, les Maisons des Adolescents ou les Maisons des Familles. Enfin, l’opération Pièces Jaunes se terminera le samedi 4 février à Lille. Dans le cadre de cette journée de clôture, un concert aura lieu sur la place du théâtre de 13h à 17h en présence de 300 enfants hospitalisés
Comment récupérer sa tirelire de Pièces Jaunes à La Poste ?
Cette année, 2 millions de tirelires sont disponibles. Ainsi, dès le 11 janvier 2023, il est possible de récupérer dans 8 000 bureaux de Poste une tirelire en carton spécialement conçue pour y déposer ses Pièces Jaunes. Cette tirelire est gratuite. Elle est également disponible dans le périodique TVMagazine, encarté par le Figaro, dans les magazines Unique héritage Média (National Geographic Kids – Sorcières – Pirouette – Tout comprendre junior – Le Monde des ados – Journal de Mickey) et dans les magasins Carrefour. Mais si vous n’avez pas de tirelire, ce n’est pas grave, vous pourrez tout de même rapporter vos pièces dans les bureaux de Poste en France et dans les DROM. Pour info, la tirelire en carton n’avait pas été distribuée en 2021 et 2022 à cause de la crise de Covid-19. 2023 marque donc son grand retour !
Quelles pièces donner ?
L’opération Pièces Jaunes accepte toutes les pièces (cuivrées et jaunes, centimes et euros). Ainsi, on peut y déposer les pièces de 1 centime, 2 centimes, 5 centimes, 10 centimes, 20 centimes, 50 centimes, 1 euro et 2 euros. Mais aussi tous les billets y compris les devises étrangères et les francs, peut-on lire sur le site de la Fondation des Hôpitaux.
Où déposer ses Pièces jaunes ?
Du 11 janvier au 4 février 2023, rapportez vos pièces (avec ou sans tirelire) :
► Dans tous les bureaux de Poste de France et des DROM
► Dans l’une des 400 bornes Coinstar et/ou Eurocycleur aux couleurs des Pièces Jaunes, situées au sein d’enseignes de la grande distribution (supermarchés, hypermarchés) partenaires de l’opération. La liste des bornes sera disponible sur le site des Pièces Jaunes.
Peut-on participer à l’opération Pièces Jaunes en ligne ?
Tout à fait. Plusieurs options s’offrent à vous pour participer à l’opération Pièces Jaunes :
► Faire un don par SMSen envoyant DON par SMS au 92 111. Ce don d’un montant de 5 euros sera automatiquement prélevé sur votre facture opérateur mobile. Les opérateurs « mobile » proposant cette forme de dons sont : Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR en France métropolitaine uniquement.
► Envoyer un chèque à l’ordre de « Pièces Jaunes » à l’adresse : Fondation des Hôpitaux, 9 rue Scribe – 75009 Paris
A savoir que 66% de votre don est déductible des impôts, dans la limite de 20% de votre revenu imposable.
Sources : Fondation des hôpitaux / Dossier de Presse Pièces Jaunes de la Fondation des Hôpitaux