Le mercredi 15 février 2023, c’est la Journée internationale du cancer de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte. Chaque année en France, 2 500 nouveaux cas de cancers sont diagnostiqués chez les moins de 25 ans, rapporte l’Institut Curie dans un communiqué du 9 février 2022. Et malgré un taux de survie de près de 90% à 5 ans, 500 enfants meurent du cancer chaque année en France. Ces cancers restent relativement rares mais nécessitent une prise en charge très spécifique, d’où l’importance de soutenir la recherche en termes de diagnostic et de traitements.
Origine : depuis quand existe la Journée internationale du cancer de l’enfant ?
La Journée internationale du cancer de l’enfant a été lancée en 2001 par le réseau d’associations Childhood Cancer International. Il s’agit d’une journée annuelle de mobilisation et de sensibilisation autour des tumeurs de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte.
De quelle couleur est le ruban symbolique du cancer de l’enfant ?
A l’instar du Ruban Rose, le symbole de la mobilisation contre le cancer de l’enfant est le ruban doré.
Quelle est la date de la Journée internationale du cancer de l’enfant 2023 ?
Chaque année, la Journée internationale du cancer de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte a lieu le 15 février.
Quelles sont les actions en 2023 ?
En France, des marches solidaires sont organisées dans plusieurs villes en guise de mobilisation contre le cancer des enfants. Par ailleurs, comme chaque année, l’Association Imagine for Margo, qui lutte contre le cancer des enfants depuis 2011, organise son colloque annuel baptisé FAST.
Quels sont les chiffres des cancers de l’enfant ?
2 200enfantsde 0 à 17 ans sont nouvellement atteints chaque année par un cancer dont 450nouveaux cas chez les adolescents de 15 à 17 ans (source : Institut national du Cancer)
Ces cancers restent la première cause de décès par maladie chez les enfants de plus de 1 an.
La survie à 5 ans tous types de cancers confondus, est de 88%, avec néanmoins des disparités selon l’âge et le type de tumeur.
2/3des enfants ont survécu, ont ou auront des séquelles
Quels sont les cancers les plus fréquents chez l’enfant ?
Chez les moins de 15 ans, les principales localisations cancéreuses sont :
Les leucémies (29 % des cas, dont 80 % de leucémies aiguës lymphoblastiques),
Chez les adolescents et jeunes adultes, les principaux cancers sont :
Les lymphomes (dont les 3⁄4 sont des lymphomes de Hodgkin)
Les tumeurs germinales gonadiques (testicule, ovaire)
Les sarcomes
Les leucémies
Les cancers de la thyroïde
Les mélanomes
Les tumeurs du système nerveux central (cerveau et moelle épinière)
Comment prendre en charge le cancer chez l’enfant ?
L’unité SIREDO (pour Soins, Innovation, Recherche, en oncologie de l’Enfant, de l’aDOlescent et de l’adulte jeune) est un centre intégré de soins et de recherche créé par l’Institut Curie, pour les jeunes de 15 à 24 ans, pour optimiser la prise en charge des enfants et des adolescents et jeunes adultes, dans toutes les étapes, du diagnostic, du traitement et du suivi. Au sein d’un même lieu sont réunis : chercheurs, patients et équipe soignante composée d’un pédopsychiatre, d’une psychologue, d’une psychomotricienne, d’une infirmière-coordinatrice, d’une animatrice, de deux médecins oncologues pédiatriques et adultes, des soignants et une diététicienne. Le centre compte 8 lits d’hospitalisation et une salle aménagée spécialement pour les adolescents. L’Institut Curie dispose également des locaux et infrastructures nécessaires pour permettre à ses jeunes patients la poursuite de scolarité, jusqu’au baccalauréat et au-delà. Elle propose de passer le bac et des examens de facultés au sein de son unité d’hospitalisation. Pour cela, l’Institut s’appuie sur l’Education nationale mais également sur des partenariats avec des associations.
Comment faire un don pour la lutte contre le cancer des enfants ?
Il est possible de faire un don sur le site de l’Institut Curie afin d’aider les chercheurs à vaincre le cancer. Le site propose un règlement sur une plateforme entièrement sécurisée. L’Institut Curie est une Fondation reconnue d’utilité publique, à ce titre : 66 % du montant de votre don est déductible de votre impôt sur le revenu. Ainsi, un don de 75 euros, par exemple, vous revient en réalité à 25 euros. Les dons sont reversés à l’ensemble des programmes de recherche et de soins contre le cancer afin de :
COMPRENDRE le fonctionnement des cellules cancéreuses pour affiner le diagnostic.
DÉCOUVRIR de nouvelles voies thérapeutiques pour des traitements encore plus adaptés et mieux tolérés.
SOIGNER, et GUÉRIR de plus en plus de patients atteints de tous les types de cancer.
(Mise à jour le 18 janvier 2023 à 10h21] Le 17 janvier 2023, le PDG de Publicis, Arthur Sadoun, a appelé les grandes entreprises à « faire tomber le tabou du cancer au travail ». Patron du troisième groupe mondial de communication, il a lui-même fait face à un cancer en avril 2022, à 50 ans, lié au papillomavirus, dont il a été guéri. Arthur Sadoun a annoncé le lancement du « Working With Cancer » visant à rassembler des grandes entreprises afin qu’elles s’engagent à mieux accompagner leurs salariés dans la maladie et à faciliter leur retour au travail. Parmi les partenaires de cette intitiative, le club de dirigeants Cancer@work fondé par Anne-Sophie Tuszynski. Guérie d’un cancer du sein diagnostiqué en 2011, elle est devenue patiente experte dans le monde du travail. En 2017, l’auteure publie « Cancer et travail, j’ai retrouvé ma place ! Comment trouver la vôtre » et en mai 2022, « Cancer, maladie et travail, pour améliorer la qualité de vie de tous les salariés ». Elle agit depuis plusieurs années pour révolutionner le monde de l’entreprise et permettre aux personnes frappées par une affection de longue durée de rester dans l’emploi et proposer aux employeurs des clés pour les accompagner au mieux. Nous l’avions rencontrée en octobre 2022. Découvrez son entretien exclusif pour le Journal des Femmes.
Le Journal des Femmes : pour qui avez-vous publié votre ouvrage « Cancer, maladie et travail, pour améliorer la qualité de vie de tous les salariés » ?
Anne-Sophie Tuszynski : j’ai publié ce guide pour toutes les personnes qui sont confrontées à la maladie dans le monde professionnel. Les personnes malades mais aussi leur entourage, leur famille, leurs managers, leurs collègues, qui deviennent parfois aussi des aidants professionnels.
Le Journal des Femmes : selon vous, pourquoi la maladie est-elle encore tabou en entreprise ?
Anne-Sophie Tuszynski : ces situations renvoient souvent à des histoires personnelles douloureuses, ce qui complique la communication autour de ces sujets intimes. Mais par l’effet de nombre et des liens très poreux entre la vie personnelle et la vie professionnelle, ces histoires deviennent aussi des sujets au travail. On a essayé de dresser des cloisons entre ces deux vies mais on ne peut évidemment pas laisser à la porte de son travailun sujet aussi douloureux qu’une maladie grave et/ou chronique !
Le Journal des Femmes : avec 1 personne sur 3 qui perd ou quitte son emploi dans les 2 ans qui suivent le diagnostic, on est face à un enjeu de société.
Anne-Sophie Tuszynski : exactement. Les raisons à cela sont multiples : la maladie impose parfois de changer de métier ou invite à repenser sa vie professionnelle. Mais parfois, les conséquences de la maladie sont insuffisamment prises en compte au travail pour permettre à la personne de conserver son poste. Si on n’adapte pas le travail aux conséquences de la maladie ou des traitements, on se retrouve avec des personnes qui réalisent qu’elles ne peuvent pas reprendre leur travail exactement comme avant et qui s’épuisent pour essayer de le faire quand même.
« On m’a diagnostiqué un cancer à 39 ans. J’étais cadre supérieure, mariée, trois enfants »
Le Journal des Femmes : comme avant… que voulez-vous dire par là ?
Anne-Sophie Tuszynski : on découvre cette grande fatigabilité, parfois lancinante, les difficultés de concentration, les pertes de mémoire. On s’épuise à essayer de tout faire comme avant, à tel point que les décompensations psychiques ne sont pas rares.
Le Journal des Femmes : pour bien faire, il faudrait intégrer le retour au travail dans le parcours de soins ?
Anne-Sophie Tuszynski : il faudrait effectivement intégrer l’après-cancer au parcours de rétablissement. Selon moi, il faut même préparer le retour au travail dès l’annonce du cancer. L’employé n’a évidemment aucune obligation à parler de sa maladie, toutefois, si on peut d’emblée organiser son départ, garder un lien avec le collectif et l’entreprise durant son traitement afin de ne pas être perdu à son retour après un long arrêt maladie, alors ce retour n’est finalement même plus un sujet.
« Les attentions portées par les managers et les employeurs constituent un pilier de rétablissement médical »
Le Journal des Femmes : c’est ce que vous avez fait quand ou vous a diagnostiqué un cancer du sein en 2011 ?
Anne-Sophie Tuszynski : on m’a diagnostiqué un cancer à 39 ans. J’étais cadre supérieure, mariée, trois enfants, avec un joli pavillon de banlieue. Une image d’Epinal. J’ai senti une boule dans mon sein le 7 mars au matin. Le soir même, je faisais une mammographie et on m’annonçait que j’avais 95 % de risques pour que ce soit un cancer. Je retournais ensuite au bureau, j’ai croisé mon patron et je lui ai annoncé immédiatement. C’est vrai que j’avais toute confiance en lui, c’est aussi pourquoi j’ai pu avoir une parole si libre et spontanée. Mon équipe a suivi avec moi les résultats de l’ensemble des examens, l’annonce du diagnostic et la mise en place du protocole. J’ai eu trois semaines pour informer mes clients, échanger avec mes équipes et mon manager pour mettre en place les solutions durant mon absence, qui, je l’ai su tout de suite, allait durer plusieurs mois. Je suis partie très sereine et j’ai conservé des liens réguliers avec mes équipes et mes clients durant neuf mois. De retour au travail en janvier 2012, je reconnaissais mon entreprise et j’ai retrouvé ma place.
Le Journal des Femmes : votre expérience et les autres expériences similaires, contribuent-elles au rétablissement selon vous ?
Anne-Sophie Tuszynski : c’est ce que je crois oui, et je partage cette conviction avec de nombreux médecins. Souvent, lorsque les malades perdent leur travail, ils ont le sentiment de ne plus avoir de place dans la société. Sans compter la perte financière que la perte du travail engendre. Les attentions portées par les managers et les employeurs en général constituent selon moi un pilier de rétablissement médical, mais aussi social et professionnel. C’est pourquoi je veux les accompagner sur ce chemin.
« 15 % de la population active est directement concernée par une maladie grave, mais personne n’en parle »
Le Journal des Femmes : qu’est-ce qui vous a poussé à vous consacrer pleinement à cette tache ?
Anne-Sophie Tuszynski : j’ai touché le sujet du doigt dans les salles d’attente de Gustave Roussy où j’étais soignée. On y passe du temps et on échange beaucoup. Quand je disais que je travaillais dans les ressources humaines, on me demandait de l’aide, des conseils. Beaucoup n’en avaient pas parlé, d’autres avaient peur de ne pas retrouver leur poste. Puis, au retour au travail, j’ai reçu de nombreuses sollicitations de clients, collègues, connaissances… ça m’a interpellée, j’ai creusé et j’ai réalisé que je n’étais pas seule, mais que le cancer restait un sujet tabou, dans la société et au travail. Et si on élargit à l’ensemble des maladies chroniques – endométriose, sclérose en plaques… – on se retrouve avec près de 15 % de la population active qui est directement concernée par une maladie grave, mais personne n’en parle. Et ce chiffre devrait encore augmenter de 10 % d’ici à 2025, selon le Conseil économique, social et environnement (CESE). Pourtant, dans le milieu professionnel, on est soit en arrêt maladie et malade, soit au travail et bien portant ! Au moment de l’annonce d’un cancer environ une personne sur deux est dans l’emploi. Pratiquement 1200 personnes apprennent chaque jour, qu’elles sont atteintes d’un cancer et près de la moitié travaille. Le besoin d’accompagnement de ces personnes et des entreprises est donc énorme !
Le Journal des Femmes : et vous avez lancez le club d’employeurs Cancer@work et plus récemment WeCare@work pour y parvenir.
Anne-Sophie Tuszynski : oui Cancer@work est un club d’entreprises qui réunit dirigeants et salariés engagés afin d’interroger les besoins des actifs frappés par la maladie. Wecare@work propose des solutions pour accompagner les entreprises, des formations aux managers, des ressources diverses. On a aussi lancé Alex*, une plateforme d’accompagnement en ligne, la première au monde, pour répondre à toutes les questions juridiques, pratiques, organisationnelles qu’on peut se poser quand on est confronté à la directement ou indirectement.
Le Journal des Femmes : Je crois que dans votre entreprise Wecare@work, les profils de personnes qui ont été malades ou aidants sont particulièrement représentés.
Anne-Sophie Tuszynski : oui, à compétences égales, on recrute les personnes qui ont été malades ou aidants. On veut faire la preuve que concilier maladie et travail est possible et même un facteur de performances humaines et économiques. On le prend donc en compte dans nos recrutements, car pour nous, être passé par ces épreuves est une compétence à part entière. Il s’agit de compétences très recherchées dans le monde de l’entreprise aujourd’hui : l’empathie, l’écoute, le sens des priorités, la prise de recul… toutes ces compétences qu’on appelle les soft skills. Quand on est confronté à une maladie, on a des occasions accrues de développer ce type de compétences. Traverser un telle épreuve, c’est comme une formation accélérée dans certains domaines. Et c’est très précieux pour les entreprises qui commencent à comprendre que c’est bien l’humain, et pas autre chose, qui est l’essentiel de la réussite d’une organisation. Quand on échange avec nos clients et leurs salariés, on sait de quoi on parle, on sait les difficultés que la maladie impose, mais on sait aussi tout ce que cela peut apporter à l’entreprise.
« J’ai gagné en audace et en sens des priorités »
Le Journal des Femmes : plus de 10 ans après le diagnostic, quel regard portez-vous sur votre cancer ?
Anne-Sophie Tuszynski : Pour moi, c’est une expérience de vie qui reste douloureuse et si j’avais à choisir, je ne choisirai pas de vivre un cancer et de le faire vivre à mon entourage, bien sûr. Mais pour autant, ce fut une expérience extrêmement enrichissante. Elle m’a totalement débarrassée de la peur d’entreprendre que j’avais jusque-là. J’ai gagné en audace, en sens des priorités, j’ai appris à replacer les choses à leur juste valeur. Je suis extrêmement sereine, on ne m’arrête plus !
Le Journal des Femmes : quels conseils pour assurer un retour au travail en toute sérénité ?
Anne-Sophie Tuszynski : dialogue et anticipation. Trop de gens n’en parlent pas, disparaissent du jour au lendemain. Ils en ont le droit. Mais s’ils n’engagent pas le dialogue, on ne pourra pas mettre en place les mesures d’accompagnement nécessaires à leur retour. Et trop souvent on prépare son retour au travail quelques jours avant seulement. C’est beaucoup trop tard pour repenser une organisation, appréhender les conséquences de sa maladie et mettre toutes les chances de son côté pour que ça marche ! C’est pourquoi toutes ces personnes quittent l’entreprise. Si toutes les situations sont uniques, c’est dans le dialogue qu’on parvient à appréhender toutes ces particularités. Ce n’est pas si compliqué et cela demande finalement assez peu d’investissements pour une entreprise, pour peu qu’on anticipe.
Merci à Anne-Sophie Tuszynski, auteure de « Cancer, maladies et travail, pour améliorer la qualité de vie de tous les salariés », Editions Eyrolles, mai 2022. *La plateforme Alex propose un accès gratuit pour des personnes touchées par une maladie grave ou chronique via le numéro vert 0 800 400 310. Propos recueillis en octobre 2022.
Mars Bleu est une opération nationale. C’est le mois du dépistage du cancer colorectal, le 3e cancer le plus fréquent et le 2e cancer le plus meurtrier en France, selon les chiffres de l’Institut National du Cancer. Chaque année, près de 45 000 hommes et femmes sont concernés et près de 18 000 personnes en décèdent. Les plus de 50 ans sont les plus touchés. Pourtant, s’il est détecté à un stade précoce, le cancer colorectal pourrait être guéri dans 90% des cas. D’où l’importance du dépistage. Depuis 2009 en France, la campagne de dépistage du cancer colorectal s’adresse aux femmes et aux hommes âgés de 50 à 74 ans. Il consiste en pratique, à réaliser un prélèvement de selles à domicile au moyen d’un « kit de dépistage » et à l’envoyer pour analyse par voie postale. Origine, dates 2023, actions, défi connecté, affiche, logo : tout savoir.
C’est quoi Mars Bleu ?
Organisé par le ministère de la Santé, l’Institut national du Cancer et l’Assurance Maladie, Mars Bleu est un rendez-vous annuel qui a lieu pendant tout le mois de mars. Il s’agit d’un mois de sensibilisation au dépistage des cancers colorectaux. « Il est important de noter que les différentes modalités de dépistage ont pour objectif non seulement d’identifier les cancers à un stade précoce et de pronostic favorable, mais de déceler également les lésions précancéreuses – les polypes notamment- dont le retrait permet de prévenir les cancers. C’est dire l’importance de la participation aux programmes de dépistage ! », insiste le Dr Bruno Buecher, gastro-entérologue et oncogénéticien à l’Institut Curie.
Comment faire le dépistage du cancer colorectal pendant Mars Bleu ?
Le dépistage consiste en un test immunologique qui n’évite pas les cancers, mais qui permet d’établir un diagnostic précoce, permettant de mettre rapidement en place une prise en charge et d’améliorer les chances de guérison. Cette année, dans un contexte de crise sanitaire, la sensibilisation au dépistage du cancer est particulièrement importante afin d’éviter les retards de diagnostic et les complexifications de parcours de soins. L’accès au dépistage du cancer colorectal est désormais facilité avec :
► La possibilité de demander l’envoi du test par courrier : plus besoin de passer par une consultation chez le médecin. Les personnes éligibles ayant reçu l’invitation au dépistage doivent se rendre sur le site internet www.monkit.depistagecolorectal.fr avec le numéro figurant sur le courrier d’invitation. Un questionnaire détermine si le test est approprié en fonction de l’histoire personnelle et familiale de la personne. Si c’est le cas, le test lui sera envoyé.
► La consultation du résultat du test en ligne, via un autre site internet : www.resultat-depistage.fr
Depuis quand existe Mars Bleu ?
L’opération Mars Bleu a été lancée en 2009 par le Ministère de la Santé et l’Institut national du cancer (Inca).
Que signifie le ruban bleu, symbole du cancer colorectal ?
De nombreuses maladies sont symbolisées par des petits rubans de couleur. Par exemple, le ruban rose représente le cancer du sein.Le ruban rouge est le symbole du combat contre le Sida et le VIH. Le ruban jaune est porté pour soutenir l’endométriose et le cancer des os. Le ruban bleu quant à luireprésente les cancers colorectaux et les cancers de la prostate.
Quelles seront les dates de Mars Bleu en 2023 ?
Cette année, Mars Bleu aura lieu du mercredi 1er mars au vendredi 31 mars 2023.
Le centre de Dépistage des Cancers (CRCDC Sud Paca) propose chaque année un défi connecté pendant tout le mois de mars: réaliser le plus de kilomètres en faveur du dépistage du cancer colorectal que ce soit à pied, en courant ou en vélo. Inscription gratuite sur ce site. Le parcours est libre dans le respect de la « Charte Eco-Responsable du coureur connecté » avec son objet connecté (montre connectée, application mobile). Les dons sont entièrement reversés au CRCDC SUD PACA pour améliorer la promotion des dépistages organisés des cancers.
Quelles sont les associations qui soutiennent Mars Bleu ?
De nombreuses associations, instituts et fondations s’engagent chaque année contre le cancer colorectal et proposent des initiatives dans le cadre de la campagne de sensibilisation « Mars Bleu ». Voici une liste non exhaustive d’organismes qui soutiennent l’évènement :
La Ligue contre le Cancer
L’Institut national du Cancer (InCA)
La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer
L’Institut Gustave Roussy
L’Association de Prévoyance Santé
L’AMGEN et Rose Up
L’Afa Crohn RCH France
Agir contre le Cancer 26
Fédération de l’Hospitalisation privée Médecine, Chirurgie, Obstétrique…
Sources : Mars Bleu, fiche de Santé publique France / Dépistage du cancer colorectal : Mars Bleu, Agence régionale de Santé
La cortisolémie désigne un examen destiné à mesurer le taux de cortisol dans le sang. Le cortisol est une des hormones sécrétées par les surrénales, de petites glandes situées au niveau des reins. Il joue un rôle essentiel dans le métabolisme des glucides et des lipides. Comprendre son taux de cortisol avec le Dr François Blanchecotte, Président du Syndicat des biologistes.
Le cortisol est la principale hormone glucocorticoïde, secrétée par les glandes corticosurrénales. Elle permet la régulation des glucides, des lipides, des protides, des ions et de l’eau pour limiter une éventuelle variation de l’équilibre physiologique de l’organisme. A noter qu’elle intervient dans la gestion du stress par l’organisme (ex : réaction et adaptation de l’organisme face à un danger). Elle permet une libération du taux de glucose dans le sang pour nourrir les muscles, le cœur, le cerveau, dans une situation de stress prolongé.
« C’est la partie du cortisol qui passe dans l’urine, biologiquement active et l’on peut doser ainsi un excès de cortisol » explique le Dr François Blanchecotte.
Il s’agit du dosage du taux de cortisol dans le sang. « Le cortisol plasmatique ou sérique selon que le sang est prélevé sur un tube avec un anticoagulant ou un tube sec« , souligne le président du syndicat des biologistes.
« L’intérêt de la salive, ce serait pour un patient dont on ne peut pas prélever de sang, mais c’est un dosage peu utilisé » nuance le Dr François Blanchecotte.
« Les effets physiologiques du cortisol c’est qu’il agit sur tous les sucres, les protides, les lipides. Il a des propriétés anti-inflammatoires et il est immunosuppresseur. On dit que c’est l’hormone du réveil, mais en réalité ce n’est pas tout à fait vrai« , observe le spécialiste.
Un dosage sanguin de cortisol peut être prescrit pour mettre en évidence d’éventuels dysfonctionnements de la glande corticosurrénale. Elle suit un rythme circadien, elle est maximum entre 6h et 8h du matin. L’examen consiste en une prise de sang réalisée à jeun le matin.
Chez les hommes, les femmes et les enfants, les valeurs normales du taux de cortisol dépendent de l’heure de prélèvement. A 8h, la valeur doit être comprise entre 275 et 685 nmol/l, à 12h, elle doit être comprise entre 190 et 468 nmol/l, à 16h, elle doit être comprise entre 165 et 300 nmol/l, à 20h, elle doit être comprise entre 110 et 250 nmol/L et à 24h, elle doit être comprise entre 55 et 190 nmol/l.
Le taux de cortisol peut diminuer (hypocortisolémie) en cas d’insuffisance cortico-surrénalienne, d’insuffisance de fonctionnement de l’hypophyse ou de l’hypothalamus ou de maladie d’Addison.
Il peut augmenter (hypercortisolémie) lors d’hypercorticisme, de Maladie de Cushing (excès de sécrétion d’une hormone corticosurrénale), d’adénome surrénalien, de tumeur corticosurrénale, d’anorexie, de cirrhose, de certaines maladies neuropsychiatriques, d’infarctus du myocarde ou d’AVC.
Merci au Dr François Blanchecotte, Président du Syndicat des biologistes.
L’hygiène est une combinaison d’actes et d’attitudes visant à maintenir le corps, l’organisme et le mental en bonne santé. L’hygiène ne s’arrête pas aux ablutions. Pour rester en bonne santé, il est impératif de conserver une bonne hygiène de vie, impliquant d’éviter les substances dangereuses pour l’organisme. L’hygiène alimentaire implique de se nourrir afin d’apporter ce dont l’organisme a besoin pour son parfait fonctionnement. Quant à l’hygiène mentale, elle définit l’épanouissement personnel, le bien-être cognitif et émotionnel.
« Une bonne hygiène de vie passe par avoir une alimentation équilibrée afin de nous apporter les macronutriments (protéines, glucides et lipides), les vitamines et les minéraux dont notre corps a besoin pour bien fonctionner. A contrario, cela exclut la consommation de produits toxiques, comme l’alcool, ou les excès alimentaires (alimentation trop riches en matières grasses ou en sucre) « , indique Florence Foucaut, diététicienne-nutritionniste. Mais une bonne hygiène de vie ne passe pas seulement par l’assiette. La pratique d’une activité physique d’intensité légère à modérée durant de 30 min par jour (ex : la marche d’un bon pas) ainsi qu’un sommeil entre 6 et 9 heures par nuit selon les personnes fait aussi partie des recommandations.
Une bonne hygiène corporelle passe par un nettoyage soigné afin d’éliminer les impuretés, la transpiration et le sébum accumulé sur la peau. « Sur le corps, si l’idée générale est de prendre une douche par jour, en réalité, un lavage un jour sur deux suffit bien, en particulier si vous avez la peau sèche et sensible, exception faite en période de grande chaleur et après chaque séance de sport, indique le Dr. Nina Roos, dermatologue. Car se laver quotidiennement ne rend pas service à l’épiderme, le cumul de l’eau chaude et du savon altérant son film hydrolipidique. A force, la peau peut développer des signes d’inconfort comme des démangeaisons, des squames et des irritations. » Quant au visage, il est recommandé de le laver tous les soirs afin d’éliminer transpiration, sébum et maquillage.
Pour protéger la flore et limiter l’apparition des troubles gynécologiques, il est conseillé d’utiliser quotidiennement un gel nettoyant intime. Choisissez un produit au pH physiologique, c’est-à-dire le plus neutre possible. Ils contribuent à garantir l’équilibre de vos muqueuses. « La toilette intime s’effectue une fois par jour, pas plus, et cette toilette doit toujours être externe », précise le Dr. Roos.
Pour une bonne hygiène de la bouche, il est recommandé de se brosser les dents deux fois par jour durant deux minutes.« Ce geste élimine la plaque dentaire à l’origine des caries, des maladies gingivales et de la mauvaise haleine. Il doit être effectué avec une brosse à dents à poils souples pour éviter de traumatiser la gencive et leur permettre de passer entre les dents. Optez de préférence pour une brosse électrique qui élimine deux fois plus de plaque dentaire que son homologue manuelle », explique le Dr. Christophe Lequart, chirurgien-dentiste et porte-parole de l’UFSBD. Pour le dentifrice, privilégiez ceux contenant 1500 ppm de fluor : c’est la dose idéale pour renforcer l’émail des dents, lutter contre la sensibilité dentaire et la formation des caries.
L’hygiène alimentaire consiste à prendre soin de vos denrées. « Quelques règles s’imposent : vérifier toujours la date limite de consommation des produits, ne pas rompre la chaine du froid, consommer les végétaux frais dans les 3 jours qui suivent leur achat, vérifier que la température de votre réfrigérateur n’excède pas 4° et -18° pour votre congélateur, les nettoyer régulièrement et ne pas les charger en nourriture, et bien veiller à conserver vos restes alimentaires dans des boites hermétiques », recommande Florence Foucaut.
Il s’agit d’une suite de procédures visant à éliminer les agents pathogènes potentiellement présent à l’hôpital (virus, bactéries, champignons…) afin d’éviter au maximum que les patients comme le personnel soignant ne contractent une infection nosocomiale. Cela passe par des mesures d’asepsie des locaux et des chambres, le contrôle des techniques de stérilisation ou encore la surveillance et l’isolement des patients infectés.
« Elle a pour but d’œuvrer au bien-être psychique, émotionnel et cognitif pour assurer un bon équilibre psychologique et permettre de mieux gérer au quotidien son stress, ses craintes ou ses manifestations d’anxiété », explique le Dr. Patrick Lemoine, psychiatre. Cela passe par un ensemble d’activité comme la méditation, la relaxation, le sport, la prévention des troubles du sommeil, la valorisation de l’estime de soi… Des techniques à mettre en place seul ou avec l’aide d’un professionnel.
C’est le médecin hygiéniste qui assure la prévention et le contrôle des infections dans les établissements de santé comme les hôpitaux, les cliniques ou les Ephad.
Le médecin dirige une équipe composée d’infirmiers hygiénistes, à qui il indique les procédures de nettoyage et de stérilisation à suivre. Il mène aussi les investigations en cas d’épidémie dans l’établissement. Pour devenir médecin hygiéniste, ça commence par une école de médecine. Après la 6e année de médecine, lors du choix de sa spécialité médicale, faire un stage de dans le domaine de la santé publique. Il est également conseillé de passer le diplôme universitaire d’hygiène hospitalière, comme pour les infirmiers.
Merci au Dr. Patrick Lemoine, psychiatre et à Florence Foucaut, diététicienne-nutritionniste.
Les crampes intestinales génèrent des maux de ventre souvent très douloureux. Elles sont fréquentes chez les femmes, notamment avant les règles. Ces crampes peuvent également être dues à une colopathie fonctionnelle (qu’on appelle également syndrome du côlon irritable) à une maladie de Crohn, ou avoir des causes plus graves comme une occlusion intestinale ou encore une péritonite,
Une crampe abdominale est ressentie comme une contraction douloureuse survenant au niveau de l’abdomen. La durée et l’intensité de la crampe abdominale peuvent être variables. « Les douleurs sont spasmodiques« , elles arrivent soudainement, « peuvent monter violemment et faire que la personne se « plie en deux » » décrit le Dr Jean-Christophe Charrié, médecin généraliste. Les crampes abdominales peuvent être accompagnées de ballonnements, de constipation ou de diarrhée, de nausée ou de vomissement, selon les cas. Elles peuvent également être accompagnées d’agitation, de douleur violente dans le bas-ventre irradiant au dos ou à la poitrine, avec émission de gaz, d’un ventre dur et/ou distendu, sensible au toucher.
Il existe de nombreuses causes potentielles de crampes abdominales :
→reflux gastro-œsophagien, appendicite, intoxication alimentaire, constipation, colique néphrétique, gastro-entérite, pancréatite, maladie thoracique, occlusion intestinale, hoquet, indigestion, stress ou maladie inflammatoire intestinale. Les douleurs de règles et la grossesse sont aussi des causes de crampes abdominales fréquentes. Ces dernières se manifestent au niveau de l’abdomen, du bas ventre, ou de la région de l’utérus.
→ « Le seul besoin d’aller à la selle, ou pendant la selle » peut provoquer des crampes abdominales, indique le Docteur Charrié. Dans ce cas, la crampe est alors située dans la zone ombilicale ou dans la région sus-pubienne (entre le nombril et le pubis).
La plupart des crampes surviennent sans raison apparente. Cependant, il existe de nombreux facteurs qui en favorisent l’apparition : → le froid, l’abus d’excitants comme l’alcool, le thé, le café, la transpiration abondante, la prise de médicaments diurétiques et laxatifs, les gestes répétés.
→ Il existe aussi des cas où les crampes ne se manifestent que comme symptômes d’une autre maladie (du système nerveux, les diabètes, des troubles des métabolismes…). Toutefois, « la douleur, ou l’inflammation, ne sont que les révélateurs d’un problème de fond, des symptômes. L’origine des crampes abdominales est neuro-végétatif« . Ces dystonies neurovégétatives « se manifestent lorsqu’il existe un conflit entre les systèmes para et alpha-sympathique« . Le système nerveux végétatif qui régule les processus physiologiques de manière automne, indépendamment de la volonté est déséquilibré, souvent « lié au stress » vécu par la personne. Lors d’une crampe abdominale « les muscles se mettent en tétanie« , ils se contractent de manière involontaire, explique le Dr Charrié, médecin utilisant l’Endobiogénie dans sa réflexion médicale. Il faut alors que l’organisme repasse en mode alpha-sympathique : le métabolisme ralentie, le processus de régénération est enclenché.
Les crampes sont bien connues des sportifs, souvent localisées aux mollets, aux cuisses. « Les crampes abdominales pendant ou après le sport sont liées à la demande d’énergie du corps« . Les muscles se tétanisent, liés à leur sollicitation, et à l’accumulation d’acide lactique pendant les gros efforts. Le manque d’eau engendre généralement ces crampes, tout comme « boire une boisson trop froide », précise le médecin. Lors d’une séance sportive, boire abondamment, par petite quantité, et s’étirer permettent de dissiper et prévenir la crampe.
« Les crampes abdominales peuvent apparaitre entre 2 heures et 5 heures du matin, par voie réflexe de la contraction du muscle teniae coli (ou taeniae coli) – muscle situé dans le côlon qui se contracte pour l’évacuation des selles – sous le contrôle du système neurovégétatif » explique le médecin. Ces contractions naturelles peuvent provoquer des crampes. « Ce muscle se contracte également après chaque repas« , précise le Dr Charrié, pouvant là aussi engendrer des crampes abdominales.
Si la crampe abdominale passe après une période de repos, après être aller à la selle, ou avoir pris du Spasfon® ou du paracétamol, par exemple, il est inutile de s’inquiéter. En revanche, une douleur qui plie le sujet en deux et qui reste intense, ou la coexistence d’un autre trouble, doit déclencher l’appel au médecin ou aux urgences.
Le diagnostic d’une crampe abdominale passe par le récit que fait la personne – ou son entourage – de ses symptômes et des circonstances dans lesquelles ils sont apparus. Le médecin procède à « un examen clinique, une palpation de la zone abdominale et une réflexion sur les causes des crampes décrites par le patient « . Les données cliniques ainsi recueillies sont importantes pour permettre au médecin de comprendre le patient, d’ajuster le bon traitement, et/ou d’envisager des examens complémentaires « par un bilan biologique : prise de sang, coloscopie, entéroscan » (examen de l’intestin grêle), détaille le Dr Charrié. « Il s’agit d’éliminer les formes grave avant une approche fonctionnelle« .
Le bon traitement de la crampe abdominale, consiste à traiter la cause. Pour soulager dans l’immédiat, en attendant la consultation médicale, le Spasfon® (antispasmodique), ou le paracétamol peuvent être pris, en première intention. En prescription, dans les cas les plus douloureux, les benzodiazépines (substances qui relâchent les muscles) sont utilisés, mais pas sans effets secondaires (vertiges, maux de tête, endormissement). Lors d’une séance sportive, boire abondamment, par petite quantité, et s’étirer permettent de dissiper et prévenir la crampe.
Pour le docteur Charrié, médecin généraliste appliquant une médecine préventive et intégrative, et formé à la phytothérapie, un patient ayant des crampes abdominales doit bénéficier d’une prise en charge de fond. Il ne s’agit donc pas de traiter le ou les symptômes de douleurs, mais d’en rechercher la ou les causes neurovégétatives. Il peut s’agir de « revoir l’hygiène alimentaire, et de supprimer ou diminuer les sources inflammatoires comme le café, les produits laitiers, le blé... », préconise le médecin.
En premier lieu, il est intéressant d’introduire « la mélisse, la camomille, l’aubépine, la myrtille, la cannelle, en tisane ou dans l’alimentation, afin de réguler les inflammations« . L’amélioration peut être rapide, ou nécessiter « un travail de fond sur 2 à 3 mois. Une cure de magnésium, sur 1 à 2 mois, à raison de 300 mg par jour (à ne pas prendre en cas de diarrhée), ou la cure d’argile et de charbon activé, en gélule, sont régulatrices – à prendre à distance des autres prises de médicaments« . La vitamine C, à raison de 100 mg, 2 à 4 fois par jour participe à la prévention des crampes. En homéopathie, Colocynthis, Dioscorea villosa, et Kalium carbonicum, en 7 CH peuvent être préconisés, après un avis médical.
Merci au Dr Jean-Christophe Charrié, médecin généraliste, président de l’Institut d’Endobiogenie Medecine Preventive et Integrative (IEMPI), et auteur de « Se soigner toute l’année au naturel », aux Editions Prat.