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Changement d'heure d'été : c'est quand en 2023 ?

Changement d'heure d'été : c'est quand en 2023 ?

A la fin du mois de mars 2023, on va passer à l’heure d’été ! L’objectif est de gagner une heure d’ensoleillement naturel pour éviter d’allumer la lumière et ainsi faire des économies d’énergies. Le changement d’heure est régi officiellement et fait l’objet d’une directive officielle du Parlement européen. Cette mesure a été instaurée en France à la suite du choc pétrolier de 1973-1974 et harmonisée au sein de l’UE depuis 1998. Dans le monde, une soixantaine de pays appliquent des changements d’horaires saisonniers. Des pays l’ont abandonné comme la Tunisie, l’Egypte, la Russie, l’Ukraine, l’Islande, l’Arménie… Cette mesure, très contestée, devait prendre fin en France mais elle continue encore de s’appliquer. Date du changement d’heure d’été et comment s’y préparer pour éviter la fatigue avec le Dr Catherine Lamblin, médecin du sommeil. 

Date : quand passe-t-on à l’heure d’été en France en 2023 ?

Le passage à l’heure d’été a lieu le dernier dimanche de mars, donc dans la nuit du 25 au 26 mars 2023, à 2h du matin (il sera 3h). Ce qui change :

  • Le soleil se couche plus tard
  • Nous perdons une heure de sommeil, donc nous dormons une heure de moins
  • L’heure d’été est fixée à GMT+2

Moyen mnémotechnique pour savoir si on avance ou si on recule d’une heure 

C’est toujours la grande question ! Lors du passage à l’heure d’hiver, on recule d’une heure. Lorsqu’on passe à l’heure d’été, il faut avancer les aiguilles de notre montre d’une heure (un tour complet comme sur l’image de l’horloge ci-dessous). Voici un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir :

>> Le passage à l’heure d’hiver a lieu au mois d’octobRE, on REcule donc d’une heure.

>> Le passage à l’heure d’été a lieu vers le mois d’AVril, on AVance donc d’une heure

Changement d'heure : on recule ou on avance ?
Changement d’heure : on recule ou on avance ? © yulialavrova – 123RF

    Comment se préparer au changement d’heure et ne pas être fatigué ?

    Il faut généralement 3-4 jours pour encaisser totalement un changement d’heure.

    Le changement d’heure peut perturber les rythmes biologiques. D’où l’importance de l’anticiper pour mieux se réguler. « Deux à trois jours avant le changement d’heure d’été par exemple, il est conseillé de se coucher légèrement plus tôt que d’habitude -environ une vingtaine de minutes- afin de se décaler progressivement et de s’adapter au nouveau cycle jour/nuit« , conseille le Dr Catherine Lamblin, médecin du sommeil. Par ailleurs, au lendemain du changement d’heure, « il vaut mieux écouter notre corps et se coucher lorsque nous ressentons la fatigue, même si ce n’est pas toujours facile avec les contraintes professionnelles ou familiales« , poursuit notre interlocutrice. Il faut généralement 3-4 jours pour encaisser totalement un changement d’heure. A noter que les personnes « du soir » seront plus embêtées lors du passage à l’heure d’été et auront plus de difficulté à se lever le matin. En revanche, le passage à l’heure d’été se passera sans trop de mal pour les couche-tôt. 

    Comment préparer l’enfant et le bébé au changement d’heure d’hiver ?

    Les enfants sont particulièrement sensibles aux modifications du rythme de sommeil. Pour l’aider à s’adapter en douceur, il faut essayer d‘anticiper le changement d’heure en décalant progressivement les moments clefs de la journée comme les repas, l’heure de la sieste, l’heure du bain, l’heure du coucher… 

    Pour l’heure d’été : on avance les repas et l’heure du coucher d’un quart d’heure 4 jours avant le passage à l’heure d’été. Par exemple, le premier jour, on mange à 12h30, le deuxième jour à 12h15, le troisième jour à 12h et le quatrième jour à 11h45. On ferme bien ses volets pour que l’enfant ne soit pas perturbé par la lumière du jour. 

    ► Pour l’heure d’hiver : on retarde les repas et l’heure du coucher d’un quart d’heure 4 jours avant le passage à l’heure d’hiver. On n’hésite pas à utiliser un simulateur d’aube pour faciliter les réveils. 

    Depuis quand y a-t-il un changement d’heure en France ?

    Le changement d’heure est une mesure qui a été instaurée pour la première fois en France en 1916, après l’Allemagne et le Royaume-Uni, dans le but d’économiser des ressources énergétiques comme le charbon. Elle a été abandonnée de 1945 à 1975, puis a été remise en place en 1976, après le choc pétrolier de 1973 face à la flambée des prix du pétrole. Il s’agissait d’économiser l’électricité produite à l’époque principalement par le fioul, grâce à une heure d’ensoleillement naturel de plus les soirs. En 1975, le président Valéry Giscard d’Estaing décide que les montres seront avancées l’hiver d’une heure sur l’heure de Greenwich et de deux heures pendant l’été afin de réduire l’utilisation d’électricité pour s’éclairer. Le décret du 19 septembre 1975 officialise le changement d’heure en France métropolitaine. En Outre-mer, le changement d’heure ne s’applique pas sauf à Saint-Pierre-et-Miquelon. Depuis 1998, les dates de changement d’heure ont été harmonisées au sein de l’Union européenne. Dans tous les pays membres, le passage à l’heure d’hiver s’effectue le dernier dimanche d’octobre et le passage à l’heure d’été, le dernier dimanche de mars.

    Quelles sont les dates des prochains changements d’heure en France ?

      Prochains changements d’heure en France
        Passage à l’heure d’été Passage à l’heure d’hiver
      2023 Dimanche 26 mars Dimanche 29 octobre
      2024 Dimanche 31 mars Dimanche 27 octobre
      2025 Dimanche 30 mars Dimanche 26 octobre

      Quand sera le dernier changement d’heure en France ?

      Le changement d’heure est devenu commun à la majorité des Etats membres de l’Union européenne depuis 1998 mais le système est de plus en plus critiqué. A la demande du Parlement européen, la Commission européenne avait organisé au cours de l’été 2018, une consultation en ligne. Parmi les 4,6 millions d’Européens qui ont participé, 84% étaient contre le changement d’heure. Le 12 septembre 2018, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a déclaré vouloir la fin du changement d’heure saisonnier dès 2019. En mars 2019, les Eurodéputés ont voté en faveur de la suppression du changement d’heure dès 2019. Quelques semaines plus tard, ils sont revenus sur leur position et avaient finalement décidé de reporter cette mesure afin que les Etats membres de l’Union européenne puissent avoir le temps de décider s’ils souhaitaient se caler sur l’heure d’été ou d’hiver, notamment en fonction de leurs fuseaux horaires. Cependant, avec la crise de la Covid-19, les négociations entre le Parlement et le Conseil européen n’ont pas pu se faire et « la fin du changement d’heure n’est pas d’actualité dans l’agenda du Conseil européen« , a indiqué la députée UE des Verts, Karima Delli, au Huff PostLe texte sur la fin du changement d’heure n’est plus à l’ordre du jour et ne devrait pas être discuté dans un avenir proche.

      Merci au Dr Catherine Lamblin, médecin du sommeil.


      Source : JDF Santé

Ventre gonflé, ballonnements : repas, règles, conseils pratiques

Ventre gonflé, ballonnements : repas, règles, conseils pratiques

Les ballonnements qui caractérisent les gonflements du ventre sont des troubles digestifs fréquents, mais généralement bénins. Ils peuvent résulter d’une absorption de gaz trop importante (boissons gazeuses, aérophagie…) ou d’une surproduction de gaz dans les intestins. A quoi sont-ils dus ? Est-ce douloureux ? Que faire si les ballonnements sont chroniques ? Comment les soulager ? Quels sont les meilleurs traitements ? Réponses. 

Quels sont les symptômes des ballonnements ?

Les ballonnements se manifestent par :

  • Une sensation de lourdeur au niveau du ventre
  • Des flatulences
  • Des maux de ventre
  • Des gargouillis dans le tube digestif
  • Une odeur désagréable si les gaz sont expulsés

Quelles sont les causes des ballonnements ?

Un ventre gonflé ou ballonné peut s’expliquer par différentes raisons : 

Après un repas. Le première cause de gonflement est à rechercher dans l’assiette : en effet, de nombreux aliments fermentent lors de la digestion et libèrent des gaz qui provoquent ballonnements et flatulences. La fermentation est une étape de la digestion. Elle a lieu dans l’intestin et a pour but de détruire les fibres alimentaires. Le souci, c’est qu’elle provoque une production de gaz intestinaux, lesquels sont responsables des ballonnements et parfois aussi de flatulences. Les deux étant souvent liés.

Chewing-gums. Les chewing-gums et bonbons sans sucre : les polyols qu’ils contiennent provoquent eux aussi des gaz.

Règles. Le ventre gonflé fait également partie des nombreux symptômes du syndrome prémenstruel. Quelques jours avant l’arrivée des règles, la plupart des femmes subissent ainsi des troubles tels que des crampes abdominales ou une constipation, qui peuvent occasionner des ballonnements. De plus, les fluctuations hormonales favorisent la rétention d’eau. Enfin, la libération de prostaglandines au cours du cycle pourrait accroître les ballonnements.

Constipation. L’accumulation de selles dans le gros intestin accentue la fermentation, à l’origine d’une plus grande production de gaz.

Ménopause. À la ménopause, les modifications hormonales peuvent favoriser l’apparition de tissu graisseux autour de la sangle abdominale, rendant le ventre un peu plus volumineux. De manière générale, de par le ralentissement du métabolisme, le vieillissement s’accompagne d’un stockage de graisses plus important au niveau de l’abdomen (y compris chez les hommes).

Grossesse. Un ventre dur et gonflé peut être l’un des premiers symptômes d’une grossesse : la progestérone produite en grande quantité à cette occasion perturbe le transit intestinal.

Quels traitements contre les ballonnements ?

Généralement, les ballonnements sont favorisés par un état anxieux ou stressé. Il existe plusieurs conseils hygiéno-diététiques et des solutions disponibles en pharmacie pour ne plus avoir le ventre gonflé.

Aliments anti ballonnements

Il faut être vigilant au moment de l’ingestion des repas : pour limiter le phénomène, il est essentiel de ne pas manger trop vite et de bien mastiquer les aliments. Il est conseillé de prendre au moins 20 minutes pour chacun de ses repas. Et pour ne pas comprimer l’estomac, mieux vaut s’installer confortablement et se tenir bien droit. Enfin, parce que vous risquez d’avaler plein d’air et parce qu’on ne parle pas la bouche pleine, veillez à fermer la bouche en mangeant !

  • Eviter les aliments fermentescibles : il s’agit des aliments qui fermentent une fois arrivés dans l’intestin. Essentiellement des légumes secs (lentilles, haricots blancs, etc.), mais aussi des légumes de la famille des choux (brocoli, chou-fleur, chou de Bruxelles…), du céleri, des oignons ou encore les aliments crus comme les crudités.
  • Manger des fibres : il existe deux catégories de fibres, les fibres solubles et les fibres insolubles. En cas de symptôme d’intestin irritable, on privilégiera les fibres solubles, qui ont tendance à ralentir le transit et à diminuer les inconforts digestifs. Au contraire, on limitera les fibres insolubles, très irritantes pour les intestins. Son de blé, brocolis, pois, poireaux sont par exemple à éviter. L’automne et l’hiver, les potages de légumes favorisent le transit, limitent la rétention d’eau et accélèrent la satiété.
  • Préférer les légumes cuits et tendres que crus. Pour les intestins fragiles, le mieux est de retirer les pépins et la peau des légumes, puis de les mixer en purées.
  • Réduire le sucre. Les sucres et particulièrement le fructose, sont incriminés dans la survenue de ballonnements. Le fructose, c’est le sucre du fruit. Comme pour les légumes, mieux vaut déguster les fruits cuits que crus ou en jus de fruits, ainsi ils seront plus faciles à digérer. A éviter aussi, le sorbitol que l’on trouve dans les pruneaux et qui est utilisé comme édulcorant dans les chewing-gum notamment. A forte dose, c’est un puissant laxatif responsable de ballonnements. 
  • Eviter les boissons gazeuses. Les sodas et boissons pétillantes (alcoolisées ou non) contiennent des bulles, donc de l’air. Ils peuvent donc être source de ballonnements, surtout lorsqu’elles sont consommées tout au long des repas. Faites tout particulièrement attention à la bière car la présence de levure entraîne en plus une fermentation intestinale. Privilégiez l’eau, les tisanes et le thé léger pour limiter les troubles digestifs. Le thé vert est particulièrement recommandé car il est non fermenté. 
  • Bien s’hydrater au minimum 1.5 L d’eau par jour. 

Charbon actif

Le charbon permet de soulager les ballonnements. En effet, ce dernier est capable d’absorber jusqu’à 100 fois son volume en gaz, et peut ainsi éliminer les gaz dus aux fermentations.

Ballonnements et sport

La pratique d’une activité physique, en favorisant la station debout, favorise le transit intestinal des gaz. De même, une petite marche digestive à la fin d’un repas copieux est bénéfique.

Ballonnements et massage du ventre

Allongez-vous et massez votre ventre dans le sens des aiguilles d’une montre afin de relâcher les muscles de la sangle abdominale et diminuer la distension.

Ballonnements et probiotiques

Les probiotiques sont une aide précieuse même s’ils peuvent parfois exacerber les ballonnements au début du traitement. « La recolonisation des intestins par ces bonnes bactéries finie par être un des meilleurs traitements que l’on puisse proposer » estime Béatrice Bénavent-Marco, nutritionniste.

Ballonnements chroniques, persistants : quand consulter ?

Si les ballonnements persistent et s’accompagnent d’autres symptômes tels que des nausées et vomissements, de la fièvre, du sang dans les selles ou des brûlures, consultez sans attendre votre médecin. En effet, un ventre gonflé ou ballonné peut être le signe d’une pathologie sous-jacente comme le syndrome de l’intestin irritable, la maladie de Crohn et le cancer du côlon. Dans tous les cas, pour faciliter le diagnostic, tâchez de mémoriser la composition de vos derniers repas, l’heure et la fréquence des ballonnements. Votre médecin (généraliste, gastro-entérologue ou nutritionniste) pourra vous prescrire un régime d’épargne intestinale pendant une dizaine de jours afin de mettre vos intestins au repos. « Il s’agit de limiter les fibres insolubles et les produits laitiers (en cas d’intolérance au lactose), de manger des compotes et des purées plutôt que des fruits et légumes crus, de privilégier pâtes et riz complets et de choisir des viandes maigres afin de réduire les matières grasses, peu digestes », décrit Béatrice Bénavent-Marco. A la suite de cette phase de repos, qui ne doit pas s’éterniser afin de ne pas provoquer de carences, on ré-introduit petit à petit les fruits et légumes.

Merci au Dr Richard Handschuh, médecin généraliste pour sa validation. Les propos de Béatrice Bénavent-Marco ont été recueillis par Anne Xaillé en septembre 2013.


Source : JDF Santé

Covid France : épidémie en baisse, maintien des mesures

Covid France : épidémie en baisse, maintien des mesures

[Mis à jour le 18 janvier 2023 à 16h49] Les autorités sanitaires dont Santé publique France le confirment : l’épidémie de Covid continue à diminuer en France. Les taux d’incidence, de dépistage et de positivité poursuivent leur baisse. Pour autant, il ne faut pas baisser la garde, d’autant que la Chine, berceau du Covid (c’est de ce pays qu’était partie l’épidémie en décembre 2019), connaît une explosion de cas sans précédent. « C’est la source d’une inquiétude légitime en Europe. La vigilance et la mobilisation reste totale et de mise en matière de risques sanitaires » a reconnu Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, lors du compte-rendu du Conseil des ministres le 4 janvier 2023. Il a ensuite annoncé que la présentation d’un test négatif du Covid est obligatoire pour tous voyageurs revenant de Chine ou y ayant transité. Une opération de dépistage organisée le 3 janvier dans un aéroport sur des passagers asymptomatiques revenant de Chine a révélé qu’un test sur trois était positif.

​​​​​​Quelles sont les mesures actuelles face à la reprise du Covid en Chine ?

Face à la reprise de l’épidémie de Covid en Chine, le gouvernement français a mis en place les mesures suivantes :

  • Tous les passagers en provenance de Chine, par vol direct ou avec escale, et à destination du territoire français doivent présenter, avant l’embarquement, le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique de moins de 48 heures.
  • Le port du masque est rendu obligatoire dans les avions en provenance de Chine.
  • À l’arrivée sur le territoire français, des tests PCR peuvent aussi être effectués de manière aléatoire

La France recommande également aux voyageurs qui envisagent de se rendre en Chine, tout particulièrement aux personnes fragiles et immunodéprimées, de considérer un report de leur voyage, en l’absence d’un motif essentiel. Il est recommandé aux voyageurs qui ne pourraient pas reporter leur voyage de disposer d’un schéma vaccinal complet et à jour et de respecter les gestes barrières.

Quelles sont les mesures Covid en vigueur en janvier 2023 ?

  • Vaccination à jour contre la COVID-19, notamment par une dose de rappel avec un vaccin bivalent (contre la souche initiale et le variant Omicron du SARS-CoV-2) pour les éligibles primo-vaccinés, ainsi que contre les virus grippaux
  • isolement en cas de test positif pour la COVID-19 et/ou de symptômes ;
  • port du masque recommandé en présence de personnes vulnérables, en cas de promiscuité dans les espaces fermés comme les transports en commun
  • maintien des gestes barrières : lavage des mains réguliers, aération des lieux clos
  • dépistage des personnes cas contacts et/ou présentant des symptômes Covid.
  • Certificat sanitaire de voyage. Le gouvernement peut demander un test de dépistage négatif à l’embarquement en direction du territoire français et pour les voyages outre-mer. Ce test aux frontières pourra être exigé jusqu’au 31 mars 2023 aux personnes de plus de 12 ans avant l’embarquement à destination du territoire français en cas d’apparition d’un variant dangereux dans un pays, ou dans l’hypothèse d’un variant dangereux, il pourra s’appliquer pour les voyageurs en provenance des territoires ultramarins, ou à destination de ces régions en cas de risque de saturation du système hospitalier local. 
  • Suivi de l’épidémie prolongé. Les outils de suivi de l’épidémie restent en place : SI-DEP, le système d’information national de dépistage qui centralise l’ensemble des résultats des tests, est prolongé jusqu’au 30 juin 2023, et Contact Covid, qui assure le suivi et l’accompagnement des personnes infectées et de leurs cas contacts, est prolongé jusqu’au 31 janvier 2023.

Quel est le variant dominant en France en janvier 2023 ?

Selon la dernière analyse de risque des variants publiée par Santé Publique France le 11 janvier 2023, c’est toujours le variant Omicron qui circule exclusivement en France. Des sous-lignages successifs d’Omicron se sont succédés. « Les sous-lignages d’Omicron identifiés jusqu’ici ont gardé des caractéristiques très similaires, avec une augmentation progressive de leur échappement aux anticorps post-vaccinaux, post-infection et monoclonaux » indique l’agence de santé. Aujourd’hui, les sous-lignages circulants sont majoritairement issus de BA.5, avec en particulier BQ.1 qui circule très largement en Europe (69% en France). Mais des sous-lignages de BA.2 continuent de circuler.

Quelles sont les mesures pour le port du masque ?

Compte tenu de la circulation de plusieurs virus respiratoires (Covid-19, virus de la bronchite, grippe), l’adhésion aux gestes barrières, dont le port du masque, est toujours fortement recommandé en janvier 2023. Surtout : 

  • dans les lieux clos et de promiscuité et les transports collectifs (métro, train, autobus, avion..) ;
  • dans les grands rassemblements, y compris à l’extérieur, pour les personnes fragiles en raison de leur âge ou de leurs pathologies ;
  • en présence de personnes âgées, immunodéprimées ou souffrant de maladies chroniques ;
  • pour les personnes fragiles (personnes âgées ou immunodéprimées…).
  • en cas de symptômes et jusqu’à 7 jours en cas de statut de contact à risque ou en sortie d’isolement.

Quelles sont les mesures Covid à l’hôpital ?

Avec la fin de l’état d’urgence sanitaire en France le 31 juillet 2022, il y a eu la fin des mesures d’exception pour l’hôpital. le pass sanitaire n’est plus exigé à l’entrée des hôpitaux. Le port du masque non plus, en théorie. Néanmoins, l’AP-HP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris) indique qu’« en raison de la fragilité des personnes qui sont accueillies, et compte tenu du haut niveau de circulation du virus, à l’hôpital le port du masque restera obligatoire à l’intérieur des bâtiments hospitaliers (pas dans les espaces extérieurs) pour les personnels, patients et visiteurs. » Ailleurs qu’à Paris, le responsable de l’établissement ou du service médico-social (hôpitaux, cliniques, centres de santé…) peut rendre obligatoire le port d’un masque de protection, indique le site du Service-Public. Renseignez-vous avant votre visite à l’hôpital. Dans les hôpitaux, les personnels non-vaccinés contre le Covid sont toujours suspendus en France.

Quelles sont les mesures Covid à l’école ?

Depuis la rentrée 2022, il n’y a plus de protocole Covid imposant des restrictions dans les écoles. Le ministère de l’Education nationale a établi, en lien avec les autorités sanitaires, une graduation comportant un socle de mesures et trois niveaux de protocole (vert, orange, rouge). C’est le niveau « socle » qui est actuellement en vigueur : pas de masque, pas de distance… et cours en présentiel pour tous les niveaux.

Mesures sanitaires à l'école pour septembre 2022
Mesures sanitaires à l’école pour septembre 2022 © Ministère de l’Education nationale

Quelles sont les mesures pour le rappel de vaccin Covid ?

À la suite de l’avis de la Haute Autorité de santé (HAS) du 13 juillet 2022, une deuxième dose de rappel est recommandée :

  • Pour les personnes de plus de 60 ans, pour les femmes enceintes, pour les adultes à risque de forme grave et leur entourage : dès 6 mois après le dernier rappel.
  • Pour les personnes de plus de 80 ans, les résidents en EHPAD et USLD et les personnes immunodéprimées : dès 3 mois après le dernier rappel ou la dernière infection.

Cette deuxième dose de rappel est aussi ouverte à tous les Français qui le souhaitent. Les vaccins bivalents, ciblés sur le variant Omicron, sont privilégiés pour les rappels depuis le 3 octobre 2022.

Quelles sont les mesures d’isolement ?

Pour les personnes positives disposant d’un schéma vaccinal complet et à jour et pour les enfants de moins de 12 ans : l’isolement est d’une durée de 7 jours (pleins) à compter de la date du début des symptômes ou de la date du prélèvement du test positif Covid.

Schéma des règles d'isolement en cas de Covid
Schéma des règles d’isolement en cas de Covid et pour les cas contacts © Ministère de la Santé et de la Prévention

Quelles sont les mesures Covid pour les cas contacts ?

« Il faut continuer à se faire tester quand on a l’impression d’avoir des symptômes ou qu’on est contact. Il faut que les laboratoires puissent ‘typer’ quel virus est en cause. Sans ça, on ne saura pas si un variant méchant survient. Il peut y en avoir. », a recommandé Brigitte Autran le 4 octobre sur RMC. Une personne en contact avec une personne testée positive au Covid-19 devra être prévenue par le cas positif ou par l’Assurance Maladie (par SMS ou par téléphone). Il n’y a plus de consignes d’isolement pour les cas contact et les consignes de test sont identiques quel que soit votre statut vaccinal. Le cas contact doit réaliser un test de dépistage (RT-PCR ou test antigénique ou autotest) 2 jours après avoir été prévenu par l’Assurance Maladie ou par la personne positive.

Quelles sont les mesures pour les voyages ?

Depuis le 1er août 2022, le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières est levé, conformément à la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19. Les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance. De même, plus aucune justification du motif d’un voyage au départ de la France, en métropole comme outre-mer, ni aucune attestation de sortie du territoire n’est requise par les autorités françaises pour se rendre dans un autre pays.

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    DATES CLES 2022

    • 14 mars  : fin du pass vaccinal
    • 21 mars : fin de l’isolement pour les cas contacts
    • 7 avril : ouverture de la 4e dose de vaccin Covid aux plus de 60 ans
    • 31 juillet : fin de l’état d’urgence sanitaire en France (fin du pass sanitaire, fin du masque obligatoire)
    • 1er août : Fin de l’obligation du pass sanitaire dans les lieux où il pouvait encore être exigé (hôpital, EHPAD…)
    • 1er août : Fin de l’obligation du port du masque, mais il reste recommandé dans les transports notamment.
    • 1er août : Fin du recours possible au confinement ainsi qu’au couvre-feu
    • 1er août : Dissolution du Conseil scientifique Covid-19 remplacé par un « Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires » (COVARS) placé auprès des ministres de la santé et de la recherche.

    Sources :

    Covid-19 : Déplacements internationaux, ministère de l’Intérieur.

    MesConseilsCovid.Gouv

    Gouvernement.fr


    Source : JDF Santé

Douleur abdominale : gauche, droite, cause, traitement

Douleur abdominale : gauche, droite, cause, traitement

Les douleurs abdominales, que ce soit du côté gauche ou du côté droit concernent une grande partie de la population : environ 2 à 4 adultes sur 10 et 1 à 2 enfants sur 10 sont fréquemment affectés par des douleurs abdominales. Une douleur abdominale peut notamment être caractérisée par son caractère récurrent (on parle alors de douleur abdominale chronique) ou ponctuel (on parle alors de douleur abdominale aiguë). Quels sont les symptômes d’alerte ? Les différentes causes ? Qui et quand consulter ? Quels sont les meilleurs traitements ? Explications des symptômes et des solutions. 

Qu’est-ce qu’une douleur abdominale aiguë ?

Une douleur abdominale aiguë et sévère est presque toujours le symptôme d’une maladie intra-abdominale. Elle peut être le seul signe de la nécessité d’une intervention chirurgicale et doit être rapidement prise en charge. Dans certains cas, elle peut aussi révéler une affection rénale, gynécologique, cardiaque, vasculaire, thoracique, et parfois métabolique. Les signes cliniques associés (fièvre, saignements, diarrhée, constipation, vomissements…) et les examens biologiques simples, la radiologie de l’abdomen sans préparation, l’échographie ou le scanner abdominale permettent d’orienter le diagnostic.

Schéma de l'abdomen
Schéma de l’abdomen © normaals – 123RF

Qu’est-ce qu’une douleur abdominale chronique ?

Une douleur abdominale chronique est définie par une douleur persistante pendant plus de 3 mois, de façon continue ou intermittente. Une douleur intermittente peut être assimilée à une douleur abdominale récurrente. Elle peut survenir à tout moment après l’âge de 5 ans. Jusqu’à 10% des enfants nécessitent un bilan pour une douleur abdominale récurrente et environ 2% des adultes, majoritairement des femmes, ont une douleur abdominale chronique. Un plus grand pourcentage d’adultes présente certains symptômes gastro-intestinaux chroniques, comme une dyspepsie et différents troubles intestinaux.

Qu’est-ce qu’une douleur abdominale après le repas ?

Une douleur après les repas signe le plus souvent un problème de digestion au niveau de l’estomac, du pancréas, de la vésicule biliaire ou des intestins. Une sensation de pesanteur ou de ballonnement accompagnée d’éructations, ou de douleur au-dessus de l’ombilic peut être en lien avec une dyspepsie (reflux gastro-œsophagien, ulcère estomac…). Au contraire, une douleur vive et transfixiante de la partie haute du ventre ou à droite peut être en lien avec une pathologie du pancréas ou de la vésicule biliaire. Des ballonnements, des gonflements, de la diarrhée ou de la constipation associés à une douleur en bas du ventre sont plutôt le signe d’un problème intestinal.

Douleur abdominale à droite : le signe de quoi ?

Une douleur abdominale à droite est le signe d’un problème au foie ou à la vésicule biliaire. L’appendicite se traduit par une douleur abdominale au niveau de la partie inférieure droite de l’abdomen (la fosse iliaque droite).

Douleur abdominale à gauche : le signe de quoi ?

Une douleur abdominale à gauche est le signe d’un problème à l’estomac, au duodénum ou au pancréas. 

Quels sont les symptômes d’une douleur abdominale ?

Les symptômes varient en fonction de la cause et de la localisation (à gauche ou à droite, accompagnée d’autres symptômes…). La douleur abdominale se caractérise par :

  • Sensation de douleur d’une partie ou de tout le ventre,
  • Crampes ou de brûlures
  • Une fièvre
  • Des nausées et des vomissements
  • Une aérophagie
  • Une miction difficile.

« Les douleurs abdominales sont très fréquentes car elles sont le symptôme de diverses pathologies de l’ensemble de l’abdomen. Ne laissez pas traîner une douleur abdominale et n’hésitez pas à consulter votre médecin traitant si elle persiste ou les urgences si elle est insupportable« , conseille le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisée en médecine générale, addictologie et psychiatrie.

Douleur abdominale et urine foncée : que faire ?

Des urines foncées signent le plus souvent la présence de sang. Lorsqu’elles sont associées à une douleur abdominale vive à la miction, elles sont le signe de coliques néphrétiques, c’est-à-dire une obstruction des voies urinaires. Elles se manifestent par une douleur aiguë ressentie de manière soudaine dans la région lombaire, et elle est due à une brusque augmentation de la pression de l’urine qui ne peut plus s’écouler. Des examens complémentaires sont nécessaires pour confirmer le diagnostic comme une échographie et un traitement antalgique soit être débuté sans tarder.

Douleur abdominale et diarrhée : que faire ?

En cas de douleurs abdominales aiguës associées à une diarrhée – c’est à dire au moins 3 selles molles ou liquides par jour, pendant moins de 14 jours (habituellement, seulement quelques jours) et qui disparaissent spontanément – une infection virale ou bactérienne est le plus souvent en cause. En revanche, si les douleurs et la diarrhée deviennent chroniques, c’est à dire qu’elles durent plus de 4 semaines, elles peuvent être causées par un trouble inflammatoire de l’intestin comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn.

Douleur abdominale et fièvre : que faire ?

Lorsque la fièvre accompagne la douleur abdominale, c’est qu’il peut s’agir d’une infection. Dans la plupart des cas il s’agit d’une gastro-entérite d’origine virale ou bactérienne. Cependant, en fonction des antécédents médicaux et chirurgicaux, des examens complémentaires (prise de sang, échographie, scanner…) et des symptômes, il peut aussi s’agir d’une atteinte hépatobiliaire, d’une pancréatite, d’une perforation ou d’une inflammation intestinale comme une maladie de Crohn, un abcès, une obstruction, une ischémie intestinale ou une diverticulite. D’autres affections gynécologiques comme la salpingite, la grossesse extra-utérine, la torsion ou la rupture d’un kyste de l’ovaire peuvent aussi être en cause. Dans tous les cas, une prise en charge médicale rapide d’impose pour faire le diagnostic et parfois procéder à une intervention chirurgicale en urgence.

Quelles sont les causes d’une douleur abdominale ?

Les causes des douleurs abdominales sont très nombreuses. Ce sont l’examen clinique du médecin, les symptômes associés et les examens complémentaires qui permettent de faire le diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée. Une douleur abdominale peut révéler :

  • Une constipation
  • Une infection gastro-intestinale (gastro-entérite…)
  • Un reflux gastrique
  • Une gastrite
  • Un ulcère
  • Un étranglement de l’intestin en cas d’hernie
  • Une inflammation du pancréas ou du foie
  • Une appendicite
  • Une occlusion intestinale
  • Une péritonite
  • Un calcul rénal ou biliaire
  • Une cystite
  • Un infarctus du myocarde (beaucoup plus rare et surtout chez les personnes âgées).
  • Des règles douloureuses
  • Un kyste à l’ovaire
  • Une grossesse extra-utérine
  • Enfin, de nombreuses personnes souffrent régulièrement de maux de ventre sans cause connue. On parle alors de troubles fonctionnels intestinaux ou de « colopathie » en lien avec le stress ou un état dépressif masqué.

Quels sont les traitements d’une douleur abdominale ?

Le traitement des douleurs abdominales repose essentiellement sur le traitement de leur cause. Pour cette raison, il est toujours préférable de consulter un médecin en cas de maux de ventre d’origine inconnue. Lorsque les douleurs sont dues à des spasmes douloureux du tube digestif dont on soupçonne l’origine (diarrhée, excès alimentaire, colopathie, nervosité, anxiété…), il est possible de les soulager à l’aide de médicaments antispasmodiques sur prescription médicale. Dans certains cas, le traitement peut nécessiter une adaptation du régime alimentaire. La chirurgie est parfois le seul remède permettant de traiter la cause et de soulager les symptômes.

Quand consulter en cas de douleur abdominale ?

Les douleurs abdominales violentes qui surviennent sans raison apparente nécessite de consulter un service d’urgences pour effectuer un examen clinique et un bilan comprenant le plus souvent une prise de sang, une échographie abdominale et parfois un scanner. La présence de fièvre ou de sang dans les urines doit aussi faire consulter rapidement.


Source : JDF Santé

Trouble de la personnalité schizotypique : test, symptômes

Trouble de la personnalité schizotypique : test, symptômes

Définition : qu’est-ce qu’un trouble de la personnalité schizotypique ?

« Le trouble de la personnalité schizotypique est un trouble de la personnalité caractérisé par des pensées et des comportements bizarres ou étranges« , explique Guillaume Fond, psychiatre, enseignant à la faculté d’Aix-Marseille, chercheur, conférencier et auteur. Le trouble schizotypique est en outre caractérisé par une grande difficulté, une gêne et une capacité réduite à établir et maintenir des relations interpersonnelles.

Quels sont les symptômes d’un trouble de la personnalité schizotypique ?

« Les symptômes incluent des idées délirantes, des hallucinations, des croyances magiques, des comportements sociaux ou émotionnels inhabituels, et une réflexion déformée« , précise Guillaume Fond. Il ajoute : « Il est important de noter que les personnes atteintes de ce trouble peuvent avoir des difficultés à maintenir des relations sociales et professionnelles en raison de leur comportement étrange et inhabituel« . Selon la CIM-11 – la classification internationale des maladies établie par l’OMS, « les symptômes peuvent inclure un affect étouffé ou inapproprié et une anhédonie. Des idées paranoïaques, des idées de référence ou d’autres symptômes psychotiques, y compris des hallucinations de n’importe quelle modalité, peuvent survenir, mais ne sont pas d’une intensité ou d’une durée suffisante pour satisfaire les critères de diagnostic de la schizophrénie, du trouble schizoaffectif ou du trouble délirant. Les symptômes entraînent une détresse ou une déficience dans les domaines personnel, familial, social, scolaire, professionnel ou d’autres domaines de fonctionnement importants« .

Quelle est la cause d’un trouble de la personnalité schizotypique ?

« Les causes de ce trouble sont encore mal comprises, mais il est généralement considéré comme étant lié à une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux« , note le spécialiste. Quant aux chiffres, il est là encore difficile d’établir une prévalence de la maladie en France : « selon les études, elle varie de 0,7% à 4% de la population générale. Il est difficile de comparer les études car elles utilisent des critères diagnostiques différents et ont des tailles d’échantillon variables » détaille le psychiatre. 

A quel âge survient le trouble de la personnalité schizotypique ?

Les symptômes du trouble de la personnalité schizotypique débutent en général à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte.

Est-il dans le DSM 5 ?

Le trouble de la personnalité schizotypique figure dans le DSM 5, cinquième et actuellement dernière version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux et des troubles psychiatriques de l’association américaine de psychiatrie. Il y est défini comme un  « modèle de déficits sociaux et interpersonnels marqués par un malaise et une faible capacité d’avoir des relations proches, ainsi que par des distorsions et des excentricités de comportements cognitifs ou perceptuels, à partir de l’âge adulte, et qui sont présents dans une variété de contextes« .

Quelle est l’évolution d’un trouble de la personnalité schizotypique ?

« Le trouble évolue le plus souvent de manière stable à travers la vie adulte« , précise Guillaume Fond. Toutefois, une faible proportion de cas évoluera vers une schizophrénie ou un autre trouble psychotique.

Comment pose-t-on le diagnostic d’un trouble de la personnalité schizotypique ?

Le diagnostic repose sur des critères cliniques :

  • des idées de référence – sentiment selon lequel des éléments de l’environnement de la personne portent une signification particulière la concernant. Ex : un sujet du journal TV lui est particulièrement adressé
  • une pensée magique – s’attribuer la capacité de provoquer ou empêcher les événements, accomplir des désirs, sans autre intervention que la pensée
  • une altération des perceptions (perceptions étranges)
  • un langage caractérisé par une syntaxe inhabituelle
  • un sentiment de persécution
  • une mauvaise adaptation dans les situations sociales
  • un maniérisme inhabituel (manque de naturel)
  • des comportements excentriques
  • peu d’amis proches
  • une anxiété lors des interactions sociales

Le patient doit présenter au moins 5 de ces critères, durant plusieurs années, pour que le diagnostic soit probant.

Quel est le traitement d’un trouble de la personnalité schizotypique ?

« La prise en charge du trouble de la personnalité schizotypique peut inclure des thérapies cognitivo-comportementales et/ou des médicaments pour traiter les symptômes concomitants  – des antipsychotiques et antidépresseurs notamment« , explique Guillaume Fond. Une psychothérapie peut également être un soutien pour le patient.

Merci à Guillaume Fond, psychiatre, enseignant à la faculté d’Aix-Marseille, chercheur, conférencier et auteur.


Source : JDF Santé

Avortement (IVG) : en France, délai en 2023, comment ?

Avortement (IVG) : en France, délai en 2023, comment ?

En France, une femme enceinte ne souhaitant pas poursuivre une grossesse peut en demander l’interruption par l’absorption d’un médicament (IVG médicamenteuse) ou par aspiration (IVG chirurgicale). Le droit à l’avortement en France est inscrit dans la loi française mais pas dans la Constitution. Quelles sont les méthodes abortives en France ? Comment se passe une IVG ? Une IVG médicamenteuse ou chirurgicale ? Quelles sont les conditions pour envisager une IVG ? Qui peut y avoir recours ? Les femmes majeures ? Mineures ? Quel est le délai légal ? Quels sont les risques d’échec ? Réponses. 

Définition : c’est quoi une IVG ?

Une IVG est l’acronyme d’Interruption Volontaire de Grossesse. L’IVG est un acte médical, volontaire et légal, qui correspond au fait de vouloir interrompre une grossesse, pour des raisons qui sont personnelles et propres à chaque patiente. Il s’agit d’un acte médicamenteux ou chirurgical visant à l’expulsion volontaire hors de l’utérus de l’embryon ou du fœtus, ce qui entraîne la mort de ce dernier. Il existe 2 méthodes d’IVG, qui dépend du choix de la patiente et de son terme de grossesse :

► L’IVG chirurgicale (instrumentale ou pas aspiration) est pratiquée obligatoirement en établissement de santé (hôpital ou clinique). Sous certaines conditions, elle peut avoir lieu dans un centre de santé de santé autorisé ayant établi une convention de coopération avec un établissement de santé.

► L’IVG médicamenteuse est pratiquée en établissement de santé (hôpital ou clinique), en cabinet de ville, en centre de planification ou en centre de santé.

Que dit la loi en France sur l’IVG ?

La loi Veil du 17 janvier 1975 a légalisé temporairement l’interruption volontaire de grossesse pour les femmes. Elle a été reconduite en 1979, puis définitivement légalisée le 1er janvier 1980, remboursée par la Sécurité sociale à 70 % depuis la loi du 31 décembre 1982 (loi Roudy). Selon le Code la Santé Publique, la femme enceinte qui ne veut pas poursuivre une grossesse peut demander à un médecin ou à une sage-femme l’interruption de sa grossesse. Cette interruption ne peut être pratiquée qu’avant la fin de la douzième semaine de grossesse. L’interruption volontaire d’une grossesse ne peut être pratiquée que par un médecin ou, pour les seuls cas où elle est réalisée par voie médicamenteuse, par une sage-femme. Le médecin ou la sage-femme sollicité par une femme en vue de l’interruption de sa grossesse doit, dès la première visite, informer celle-ci des méthodes médicales et chirurgicales d’interruption de grossesse et des risques et des effets secondaires potentiels.

Le droit à l’avortement est-il inscrit dans la Constitution française ?

La Constitution du 4 octobre 1958, texte fondateur de la Ve République, a été adoptée par référendum le 28 septembre 1958. Elle est le quinzième texte fondamental de la France depuis la Révolution française. La Constitution rassemble un ensemble de textes qualifié par la doctrine de « bloc de constitutionnalité ». Le droit à l’avortement en France est inscrit dans la loi française mais pas dans la ConstitutionAurore Bergé, cheffe des députés LREM, a déposé le 25 juin une proposition de loi pour faire inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution. Cette proposition est soutenue par l’alliance gauche Nupes. Invité de RTL le 27 juin, l’ex-ministre de la Santé Brigitte Bourguignon avait confirmé être favorable à l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française. Le 19 octobre, le Sénat n’a pas adopté, en première lecture, la proposition de loi constitutionnelle visant à protéger et à garantir le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception en France. La commission des lois a estimé que l’inscription d’un droit constitutionnel à l’avortement et à la contraception « n’était pas justifiée par la situation rencontrée en France ». Cette proposition de loi avait été déposée par Mélanie Vogel et plusieurs de ses collègues suite à la remise en cause du droit à l’avortement aux États-Unis.  La Cour suprême des États-Unis a révoqué le 24 juin 2022 le droit à l’avortement, autorisé depuis 1973 par l’arrêté Roe vs Wade. Depuis cette date, chaque Etat américain est libre d’autoriser ou d’interdire l’IVG, comme c’était le cas avant 1973.

La loi du 2 mars 2022 a allongé le délai légal de l’IVG (chirurgical) en France : il est désormais de 14 semaines de grossesse soit 16 semaines d’aménorrhées, contre 12 semaines de grossesse avant. 

► L’IVG par aspiration (ou chirurgicale) peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début des dernières règles. Les semaines d’aménorrhées comptabilisent le nombre de semaines sans menstruations, donc depuis le jour de début des dernières règles. 

► L’IVG médicamenteuse en cabinet médical est habituellement possible jusqu’à la fin de la 7e semaine de grossesse, soit 9 semaines après le début des dernières règles. Il était avant l’épidémie de Covid de 5 semaines de grossesse. Dans un communiqué du 12 avril 2021, la Haute Autorité de Santé avait recommandé de pérenniser ce délai d’IGV médicamenteuse jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée afin d’alléger la charge des établissements de santé qui pourront se concentrer sur les IVG chirurgicales. Le 22 février 2022, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) maintenait cette possibilité de les réaliser jusqu’à la 7ᵉ semaine de grossesse en dehors d’un établissement de santé.

Délais pour recourir à une IVG
Méthode d’IVG Délai
IVG chirurgicale jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début des dernières règles
IVG médicamenteuse jusqu’à la fin de la 7e semaine de grossesse, soit 9 semaines après le début des dernières règles

C’est quoi l’avortement médicamenteux (par cachet) ?

La technique médicamenteuse est autorisée depuis 1989. Elle consiste en la prise de deux comprimés en établissement de santé ou hors établissement de santé, y compris à domicile. Depuis le mois d’avril 2021, dans le cadre de l’Etat d’urgence sanitaire, l’IVG médicamenteuse peut être réalisée jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée soit 7 semaines de grossesse. La séquence des consultations relatives à l’IVG médicamenteuse dans les établissements de santé et hors établissement de santé est identique : une consultation d’informations, une consultation avec délivrance des médicaments et une visite de contrôle après pour vérifier l’efficacité de la méthode.

C’est quoi l’avortement chirurgical (par aspiration) ?

L’IVG chirurgicale peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse et se pratique obligatoirement dans un établissement de santé. Techniquement, l’IVG consiste en une dilatation du col de l’utérus puis une aspiration de l’œuf. L’ouverture du col utérin étant facilitée par l’administration d’un médicament. L’intervention, qui dure une dizaine de minutes, se fait le plus souvent sous anesthésie générale. Une hospitalisation en ambulatoire, dans la journée est suffisante. Après, la mise en place d’une contraception est indispensable dès que l’IVG est effectuée. Une visite de contrôle doit être faite entre 2 à 3 semaines après l’intervention afin de s’assurer qu’il n’y a pas de complication et que tout se passe bien. Par ailleurs, une consultation psycho-sociale est systématiquement proposée si la femme éprouve le besoin de parler de sa situation.

Age : peut-on avorter si on est mineure ?

Une jeune fille mineure, n’a pas nécessairement besoin de l’accord de ses parents pour en faire la demande. Elle doit cependant être accompagnée d’une personne majeure de son choix.

Il n’y a pas de conditions d’âge à respecter pour faire une IVG. Toute femme, qu’elle soit majeure ou mineure a le droit de bénéficier de ce délai légal pour mettre fin à une grossesse non désirée. Une jeune fille mineure, n’a pas nécessairement besoin de l’accord de ses parents pour en faire la demande. Même s’il est important qu’elle soit soutenue par ses parents, elle peut très bien choisir de garder le secret si ce consentement n’est pas obtenu. Les professionnels de santé ont besoin de connaître son nom mais ils sont tenus au secret médical. Aussi, sa demande de secret vis-à-vis de ses parents doit être respectée. Elle peut alors se faire accompagner par une personne majeure de son choix. De même, toute femme majeure a le droit de faire une IVG sans en informer son mari. C’est une démarche personnelle. Les femmes étrangères peuvent également accéder au droit à l’IVG.

Où s’informer si on veut interrompre sa grossesse ?

Il existe plusieurs structures vers qui se tourner pour obtenir des informations et une aide pour effectuer les démarches nécessaires à l’IVG. Il s’agit :

  • des centres de planification familiale
  • des permanences régionales d’information sur la contraception et l’interruption volontaire de grossesse
  • des centres de santé 
  • les établissements d’information, de consultation et de conseil familial.

Tous les établissements de santé publics ou privés ne pratiquent pas les 2 techniques d’avortement, il est donc important de s’informer le plus tôt possible. Les coordonnées des structures par régions sont disponibles sur le site du Ministère de la Santé.

Où peut-on pratiquer une IVG ?

L’IVG médicamenteuse peut être réalisée en établissement de santé, ou hors établissement de santé par un médecin ou une sage-femme ayant un contrat avec une structure et une expérience professionnelle adaptée. L’IVG chirurgicale est pratiquée uniquement dans un établissement hospitalier. A savoir : tous les établissements de santé ne pratiquent pas les IVG. Il faut donc s’en informer le plus rapidement possible afin de ne pas dépasser le délai légal. L’IVG fait partie des exceptions au parcours de soins coordonnés : il est possible de consulter un médecin autre que le médecin traitant. De plus, il est possible de prendre rendez-vous avec un gynécologue directement sans passer par la case médecin traitant.

Quelles sont les démarches pour demander une IVG ?

Une fois votre décision prise, il est important d’engager les démarches très rapidement car les délais de prise en charge peuvent être longs. Le médecin ou la sage-femme sollicité par une femme en vue de l’interruption de sa grossesse doit, dès la première visite, informer celle-ci des méthodes médicales et chirurgicales d’interruption de grossesse et des risques et des effets secondaires potentiels. La technique utilisée dépend du souhait de la femme et du terme de la grossesse.

Avant la réalisation d’une IVG : deux consultations médicales sont obligatoires

Première consultation obligatoire : la demande d’IVG. La patiente peut s’adresser à un médecin, à une sage-femme de son choix ou à un centre de planification ou d’éducation familiale. Pendant l’entretien, le médecin informe sa patiente des différentes méthodes d’IVG, des lieux où la pratiquer et des risques et effets secondaires. Cet entretien médical est aussi l’occasion de faire part des éventuelles inquiétudes rencontrées et de demander des précisions sur les étapes de l’IVG afin de prendre une décision éclairée. Le médecin propose par ailleurs à sa patiente un entretien psycho-social avec une conseillère conjugale, une assistante sociale ou une psychologue. Celui-ci est obligatoire pour les femmes mineures et facultatif pour les femmes majeures. A l’issue de cette première consultation, le médecin remet une attestation de consultation. En résumé : au cours de cette consultation :

  • Vous faites votre demande d’avortement
  • Vous recevez des informations orales et un guide sur l’IVG
  • Le médecin ou la sage-femme vous propose un entretien psycho-social (celui-ci est obligatoire si vous êtes mineure). Cette consultation donne lieu à la délivrance d’une attestation de consultation médicale.

► Deuxième consultation obligatoire. Lors du 2e entretien avec le médecin, la femme confirme sa demande d’IVG et décide avec le médecin où et comment elle souhaite pratiquer son IVG. A noter, qu’il n’existe plus de délai obligatoire de 7 jours à respecter entre les deux consultations. En effet, la suppression de ce délai de réflexion a été votée à l’Assemblée nationale et également adoptée par le Sénat le 18 septembre 2015. En résumé, au cours de cette 2e consultation : 

  • Vous recevez la 2e attestation de consultation médicale
  • Vous confirmez votre demande d’avortement par écrit à votre médecin ou à votre sage-femme.

Une consultation de contrôle est obligatoire après l’IVG.

Comment se déroule une IVG en France ?

Dans le cas d’une IVG chirurgicale :

  • Le col de l’utérus doit être dilaté, souvent facilité par l’administration d’un médicament
  • L’intervention chirurgicale (l’aspiration de l’oeuf) peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale. Le type d’anesthésie est à choisir avec l’aide du médecin en fonction de votre situation
  • L’intervention dure une dizaine de minutes, mais l’hospitalisation dure en général quelques heures. 
  • Une consultation psycho-sociale est systématiquement proposée après une IVG, vous permettant de parler de votre situation si en ressentez le besoin.

Dans le cas d’une IVG médicamenteuse :

  • Deux médicaments sont délivrés par un médecin ou une sage-femme. Dans le cadre de la téléconsultation (IVG à l’hôpital ou en ville), les médicaments sont prescrits par le médecin ou la sage-femme et délivrés par une pharmacie d’officine désignée par la femme. Cette pharmacie garantit la confidentialité. Cette méthode ne nécessite donc ni anesthésie, ni intervention chirurgicale. 
  • Le 1er médicament sert à interrompre la grossesse, il peut être pris en présence du médecin ou de la sage-femme au cours d’une 1re consultation ou à votre domicile.
  • Le 2e médicament sert à provoquer l’expulsion de l’œuf. Sa prise a lieu  entre 36 et 48 heures après la prise du 1er en consultation ou à votre domicile.

Après l’IVG : une visite de contrôle doit intervenir entre le 14e et le 21e jour après l’intervention chirurgicale ou médicamenteuse. Cela permet de s’assurer qu’il n’existe pas de complication. Lors de la consultation de contrôle, le médecin ou la sage-femme vérifie que vous disposez d’un moyen contraceptif adapté à votre situation. Le médecin ou la sage-femme vous propose d’avoir recours, suite à l’IVG, à un entretien psycho-social, si vous le souhaitez.

Quel est le prix d’une IVG est-ce remboursé ?

Les frais engendrés par une IVG sont pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale, tant pour les femmes mineures que majeures, sans aucune avance de frais. Son tarif dépend de la technique d’IVG et du lieu où elle est pratiquée : 

  • Le coût d’une IVG chirurgicale est remboursé par l’Assurance Maladie à 100 % sur la base d’un tarif forfaitaire variable. Ce tarif est compris entre 463,25 euros et 664,05 euros en fonction de l’établissement de santé (hôpital ou clinique), du type d’anesthésie (locale ou générale) et de la durée de l’hospitalisation.
  • Le coût d’une IVG médicamenteuse en établissement de santé (hôpital, clinique), est remboursé par l’Assurance Maladie à 100 % sur la base d’un tarif forfaitaire fixé à 282,91 euros.
  • Le coût d’une IVG médicamenteuse en médecine de ville (cabinet médical, centre de santé, centre de planification et d’éducation familiale) est remboursée par l’Assurance Maladie à 100 %, avec des tarifs fixés par arrêté à chaque étape. Le médecin ou la sage-femme qui réalise l’ensemble d’une IVG facture chacune de ses étapes pour une rémunération forfaitaire qui représente entre 187,92 euros et 193,16 euros.

Attention : il existe des sites d’information sur l’IVG trompeurs. Par exemple, le site « www.ivg.net » se présente comme un « centre national d’écoute anonyme et gratuit » et comme « centre de documentation médicale sur l’avortement ». Il propose en outre un numéro vert d’écoute. Cependant, l’association qui édite ce site n’a rien d’officiel. Pire, on trouve presque exclusivement des témoignages négatifs sur l’IVG ainsi que des études sur les « troubles psychologiques » liés à celle-ci.

Quelles différences entre IVG et IMG ?

L’IVG est l’interruption volontaire de grossesse tandis que l’IMG est l‘interruption médicale de grossesse. L’IMG n’a pas de restriction de délai et est réalisée pour un motif médical : soit parce que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la mère, soit pour anomalie grave du fœtus. L‘avortement est demandé par la femme et ne peut être pratiqué qu’après examen du dossier médical par une équipe de médecins appartenant à plusieurs disciplines et attestation par deux de ces professionnels de l’une des deux conditions précédentes.

Sur le forum santé : les discussions au sujet de l’IVG
A retenir

► L’avortement chirurgical peut être réalisé jusqu’à 14 semaines de grossesse en France, soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles.

► L’avortement médicamenteux peut être réalisé jusqu’à 7 semaines de grossesse en France, soit 9 semaines après le 1er jour des dernières règles.

► Si vous souhaitez interrompre votre grossesse, il faut prendre rapidement rendez-vous avec le médecin ou la sage-femme de votre choix. 

► Lors d’un deuxième rendez-vous, vous déciderez de la méthode d’IVG : médicamenteuse ou chirurgicale.

► Pour les mineures, un entretien psycho-social est obligatoire.

► Une consultation de contrôle est obligatoire après l’IVG (14 à 21 jours après).

Sources : Interruptions volontaires de grossesse : une hausse confirmée en 2019. DREES / Site du service-public.fr / IVG.gouv.fr


Source : JDF Santé