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Scandale du sang contaminé : résumé, nombre de victimes

Scandale du sang contaminé : résumé, nombre de victimes

Le scandale du sang contaminé éclate le 25 avril 1991 en France. Ce jour-là, la journaliste Anne-Marie Casteret, révèle que le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a sciemment distribué, de 1984 à 1985, des produits sanguins contaminés à des hémophiles. Plus de 2000 patients ont ainsi été contaminés par le virus du sida (VIH) et par le virus de l’hépatite C. Plusieurs médecins et ministres ont été mis en cause et ont comparu devant la justice. Dates-clé, nombre de victimes, nombre de morts, ministres impliqués, résultat de la condamnation… Retour sur une affaire sanitaire mêlé à un scandale politique qui a marqué la France.

Dates-clé du scandale du sang contaminé

Fin 1984 : l’épidémie de sida se propage à grande vitesse. On entend de plus en plus parler d’elle, notamment en France. On suspecte un mode de transmission de la maladie par voie sanguine et les réserves de sang du pays, issues des donneurs de sang, sont potentiellement contaminées (il n’y a pas de test de dépistage des donneurs à cette époque). Pour éviter les contaminations au sida, il faudrait alors traiter les plasmas recueillis (chauffer le sang à haute température inactive le virus) avant de procéder à une transfusion sanguine ou a minima, ne pas utiliser les produits non traités. C’est en tout cas ce que recommandent les professionnels de santé de l’époque. Mais les capacités de traitement étant insuffisantes en France, le Centre de transfusion sanguine (CNTS), en concertation avec les membres du gouvernement, autorise la circulation de stocks de sang contaminé par le virus du sida, à destination des hémophiles nécessitant une transfusion sanguine.

Entre 1984 et 1985 : plusieurs milliers d’hémophiles sont traités avec ces produits, contaminés et laissés sur le marché en toute conscience. C’est le début de l’un des plus grands scandales sanitaires de la fin du XXe siècle. La décision de n’utiliser que des produits sanguins chauffés (et donc dépourvus de virus) n’a été prise qu’en juillet 1985 et mise en application que le 1er octobre 1985. La même année, en 1985, le Premier ministre, Laurent Fabius, annonce le dépistage obligatoire des donneurs de sang à partir du 1er août, mais c’est déjà trop tard : 95 % des hémophiles traités sont contaminés par le virus du sida ou par le virus de l’hépatite C

« Selon des statistiques, tous nos produits pour soigner les hémophiles sont contaminés par le virus du sida »

Le 25 avril 1991 : Anne-Marie Casteret, journaliste française et médecin de formation, rend public, dans l’hebdomadaire « L’Evénement du Jeudi », un rapport confidentiel d’une réunion qui s’est déroulée quelques années plus tôt au Centre national de transfusion sanguine (CNTS). Selon ce rapport, le CNTS aurait sciemment distribué des produits sanguins contaminés par le virus du sida à des hémophiles. D’ailleurs, la même année, en 1991, le CNTS l’écrit noir sur blanc dans un article de presse : « Selon des statistiques, tous nos produits pour soigner les hémophiles sont contaminés par le virus du sida« . Le grand public prend alors connaissance de cette affaire. Le monde médiatique aussi. 

► Le 22 juin 1992 : la justice s’empare de l’affaire. Un premier procès s’ouvre et quatre médecins, dont l’ancien directeur du CNTS, Michel Garretta, sont jugés pour tromperie et pour absence d’informations sur le risque inhérent aux produits sanguins. Le premier verdict du procès tombe. Les médecins jugés écopent d’une peine de prison et Michel Garretta est condamné à 4 ans de prison ferme. Mais ces médecins rejettent la faute sur le gouvernement. Les victimes également : pour elles, les membres du gouvernement de l’époque étaient forcément informés. Des raisons financières sont évoquées. Les cibles sont : Edmond Hervé, secrétaire d’Etat à la Santé au moment des faits, Georgina Dufoix, ministre des Affaires Sociales et Laurent Fabius, Premier ministre. Tous les trois sont envoyés devant la Cour de justice de la République pour complicité d’empoisonnement et « homicide involontaire ». Laurent Fabius est également poursuivi pour la mort de trois personnes et pour la contamination de deux autres. Aussi, la commission d’instruction reproche à Georgina Dufoix d’avoir freiné, pour des raisons financières, la mise en place du dépistage systématique.

Entre 1992 et 1996 : des associations de victimes se multiplient. En 1996, le montant total des indemnisations des victimes et de leurs familles est évalué à 17 milliards de francs. Ces indemnisations sont financées par l’Etat et par les assureurs.

Le 9 février 1999 : le procès des trois ex-ministres (Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé) s’ouvre devant la Cour de Justice de la République pour « complicité d’empoisonnement » et « homicide involontaire ».  

► Le 9 mars 1999 : la cour de Justice de la République innocente Laurent Fabius et Georgina Dufoix. Seul le secrétaire d’Etat Edmond Hervé est condamné pour avoir retardé la généralisation du dépistage, jouer un rôle dans l’absence de sélection des donneurs de sang et dans l’interdiction tardive des produits non chauffés, mais il est finalement dispensé de peine. 

Le 18 juin 2003 : les dernières procédures se terminent avec un non-lieu général confirmé par la Cour de Cassation. La Haute Cour estime que le crime d’empoisonnement ne peut être validé que si l’auteur a agi avec l’intention de donner la mort. Ainsi, la preuve de la connaissance par les médecins du caractère mortifère des produits sanguins n’étant pas rapportée, le chef d’accusation d’empoisonnement ne peut être retenu.

► Cette affaire marque la refonte totale du système de transfusion sanguine puisqu’après le scandale du sang contaminé, des mesures drastiques ont été prises pour sélectionner les donneurs et avoir un sang sain. 

Quel est le nombre de victimes dans l’affaire du sang contaminé ?

Les victimes sont principalement des personnes atteintes d’hémophilie et des patients hospitalisés nécessitant une transfusion sanguine entre 1984 et 1985. Dans son rapport confidentiel, le CNTS reconnaît qu’une personne sur deux ayant reçu une transfusion sanguine lors de cette période a été contaminée, soit près de 2 000 personnes, parmi elles des enfants40 % des victimes en sont mortes (soit environ 800 décès) selon un article de Jean-Michel Dumay « Le procès des ministres dans l’affaire du sang contaminé » publié dans Le Monde le 9 février 1999.

Qui était ministre de la Santé à l’époque du scandale du sang contaminé ?

C’était Georgina Dufoix qui était ministre des Affaires sociales et de la Solidarité nationale. « Je me sens tout à fait responsable, pour autant je ne me sens pas coupable« , avait déclaré Georgina Dufoix, le 31 janvier 1992 sur le plateau de 7/7. Une formule devenue très célèbre dans l’affaire. Edmond Hervé était quant à lui rattaché auprès d’elle comme secrétaire d’État chargé de la Santé. Tous les deux ont été mis en cause dans l’affaire du sang contaminé pour « complicité d’empoisonnement » et « homicide involontaire », avec Laurent Fabius, ancien Premier ministre. 

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Georgina Dufoix lors du procès du sang contaminé © RETRO/TORREGANO/REBOURS/WITT/STE

Qui a été condamné dans l’affaire du sang contaminé ?

Pour le premier procès, en 1992 :

  • Michel Garretta, ex-directeur du Centre national de transfusion sanguine, est condamné à 4 ans de prison ferme et 500 000 francs d’amende. Le 28 octobre 1992, Michel Garretta est incarcéré.
  • Jean-Pierre Allain, responsable jusqu’en 1986 du département Recherche et développement du CNTS et des produits hémophiliques et clinicien référent, est condamné à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis et 2 autres pour non-assistance à personne en danger.
  • Jacques Roux, ancien directeur général de la santé, est condamné à trois ans de prison avec sursis.
  • Robert Netter, ex-directeur du laboratoire national de la santé, est relaxé.

Pour le second procès en 1999 :

  • Laurent Fabius est innocenté
  • Georgina Dufoix est innocenté
  • Edmond Hervé est condamné, mais dispensé de peine.
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Anne-Marie Casteret, lanceuse d’alerte du scandale du sang contaminé © SIPA (publiée le 13/01/2023)

Quelles ont été les maladies transmises dans le scandale du sang contaminé ?

Le virus du sida (le VIH) a principalement été transmis lors des transfusions avec le sang contaminé. Mais aussi le virus de l’hépatite C.

Qui est Anne-Marie Casteret, la lanceuse d’alerte du scandale ?

Anne-Marie Casteret, née le 3 novembre 1948 à Sétif est une journaliste française et médecin de formation. Elle a été la première à révéler l’affaire du sang contaminé dans l’Evénement du Jeudi en 1991, avec, à l’appui, des preuves accablantes. En 1992, Anne-Marie Casteret a publié un livre intitulé L’Affaire du sang, dans lequel elle décrit les contours de ce scandale sanitaire et elle évoque également la souffrance des personnes contaminées. Elle décède le 20 mai 2006 à Saint-Nazaire des suites d’une maladie de Hodgkin

Sources : Archives de l’INA (mis à jour en avril 2021) / Archive du Monde Diplomatique (février 1999) 


Source : JDF Santé

Peut-on attraper froid ? Par les pieds ? Un mythe ?

Peut-on attraper froid ? Par les pieds ? Un mythe ?

D’où vient l’expression « attraper froid » ?

Si l’expression « attraper froid » signifie « tomber malade« , les origines de cette locution verbale, souvent utilisée par les parents pour convaincre leurs enfants de se couvrir avant d’aller dehors, sont inconnues. Il s’agit d’une croyance populaire si forte qu’elle serait utilisée dans plusieurs langues comme l’anglais (« get a cold ») ou l‘espagnol (« coger frio »).

Que veut dire « attraper froid » ?

Techniquement, il est impossible d’attraper froid. Et se couvrir davantage en hiver aurait peu de conséquences sur le fait de tomber malade ou non. Ce qui nous rend malade, ce sont les virus de la grippe, de la gastro, de l’angine ou encore de la bronchiolite dont on parle davantage l’hiver. Mais pourquoi ces microbes sont-ils plus virulents l’hiver ? « Le froid a en effet des conséquences. Le froid irrite le nez et les bronches et paralyse les cils en première ligne de défense » explique le Dr Judith Loeb Mansour, médecin généraliste. Ce que l’étude publiéeen décembre 2022 dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology confirme. Les cellules du nez libèrent des vésicules extracellulaires (VE) pour contrer les virus. D’après les scientifiques, la chute des températures pourrait alors diminuer le pouvoir protecteur de ces VE, laissant passer les microbes par le nez, première porte d’entrée des virus. Autre facteur important : notre mode de vie. « En hiver, nous restons et nous nous regroupons au chaud, dans des espaces peu ou pas aérés et où les microbes peuvent s’accumuler. De plus, notre moral et notre corps souffrent de l’absence de soleil (ce qui peut jouer sur l’immunité, ndlr). » Et le médecin d’ajouter : « On tombe aussi davantage malade lorsqu’on n’a pas une bonne hygiène de vie. Avoir une bonne alimentation, une activité sportive, ne pas fumer et ne pas boire est donc conseillé. » Le manque de vitamine D pourrait également avoir un impact sur notre capacité à nous protéger des infections.

Peut-on attraper froid par les pieds ?

Il est impossible de contracter un rhume ou une grippe par les pieds puisque les virus passent principalement par le nez et la bouche. Marcher pieds nus n’a donc aucun impact sur le fait de tomber malade. En revanche, le refroidissement des pieds qui se propage ensuite à l’organisme n’arrange rien quand un virus nous contamine !

Quels symptômes quand on attrape froid ?

Les symptômes des maladies de l’hiver sont généralement les suivants : fièvre, courbatures, toux, nez qui coule, frissons, mal à la gorge…

Quels traitements si on a attrapé froid ?

Le traitement doit être adapté à la pathologie. Judith Loeb Mansour rappelle qu’il ne faut pas prendre d’antibiotiques sans prescription et conseille, pour commencer d’avoir une bonne hydratation, de manger des fruits et légumes, de faire des lavages de nez, de prendre pastilles en cas de maux de gorge, du sirop pour la toux et de se reposer. « Il ne faut pas hésiter à consulter si la situation s’aggrave, que la symptomatologie est inquiétante ou qu’il y a un doute. »

Merci au Dr Judith Loeb Mansour, médecin généraliste et auteure de « Aventures et mésaventures d’une médecin de campagne, une vie de rêves ».


Source : JDF Santé

Presbytie : âge, opération, c'est quoi ?

Presbytie : âge, opération, c'est quoi ?

La presbytie est un trouble de la vue qui se manifeste d’abord par une fatigue et une sensation de forcer au niveau des yeux. Elle survient généralement avec l’âge. Il est possible de porter des lunettes de correction et des lentilles adaptées ou de recourir à une opération chirurgicale selon les cas. Quelles sont les causes de la presbytie ? Quels symptômes ? Quel test pour la diagnostiquer ?

Définition : qu’est-ce que la presbytie ?

La presbytie est un trouble de la vision qui se définit par une diminution naturelle de l’accommodation en vision rapprochée. Elle se manifeste généralement autour de 40-45 ans. Concrètement, la « mise au point » de l’œil sur un objet proche se fait de moins en moins bien. « Le pouvoir accommodatif baisse avec l’âge, explique le Dr Xavier Subirana, ophtalmologue. Le passage entre la vision de loin et la vision de près se fait dès lors beaucoup moins bien »

Quels sont les symptômes de la presbytie ?

Les premières manifestations de la presbytie apparaissent à la quarantaine. « Vous commencez à fatiguer un peu et à forcer, sans vous en apercevoir, lorsque vous lisez, vous avez les yeux qui piquent et vous avez un peu mal à la tête en fin de journée » expose le Dr. Subirana. Petit à petit, vous avez typiquement tendance à éloigner le texte que vous lisez, ce qui témoigne d’une moins bonne accommodation, c’est-à-dire d’une moins bonne « mise au point » de l’œil. 

Quelles sont les causes de la presbytie ?

Concrètement, la perte de vision se traduit par une difficulté de plus en plus grande à voir de près. Plus les années passent et plus vous devez tendre les bras pour lire votre journal ou votre livre. Il ne s’agit pas d’une maladie à proprement parler mais tout simplement du vieillissement normal de l’organisme : comme le reste du corps, l’œil devient moins souple avec l’âge. Petit retour sur l’anatomie de l’œil : en son centre se trouve le cristallin, une lentille naturelle qui permet de concentrer les rayons de la lumière sur la rétine. Selon que l’œil regarde un objet loin ou proche, le cristallin va légèrement changer de forme pour que l’image qui se forme sur la rétine reste nette. Grâce à cette faculté d’accommodation, nous pouvons, lorsque tout va bien, voir de près comme de loin. Lorsque le cristallin vieillit, il perd une partie de sa souplesse en se durcissant et l’œil ne parvient plus à accommoder aussi bien de près : les images deviennent floues. Le patient rencontre donc des problèmes pour lire, travailler sur un ordinateur ou se regarder dans le miroir.

Schéma de l'oeil ave cristallin
Schéma de l’oeil ave cristallin © svetazi-123RF / Journal des Femmes

Quelle différence entre l’hypermétropie et la presbytie ?

L’hypermétropie et la presbytie sont deux troubles de la vision très proches. Toutefois, l’hypermétropie est souvent d’origine congénitale tandis que la presbytie apparaît en général après 40 ans et ne concerne que la vision de près. Le presbyte ne « voit mal » que de loin tandis que l’hypermétrope a du mal à faire la mise au point de loin comme de près et cela peut s’aggraver avec la presbytie. « Parfois, les hypermétropes s’ignorent car leur déformation n’est pas suffisamment importante pour les empêcher de bien voir. Elle va alors se révéler avec l’apparition de la presbytie : les premier symptômes apparaîtront plus tôt que la moyenne, sous l’effet conjugué des deux déformations« , note le Dr Timsit, ophtalmologiste.

Quel test pour diagnostiquer la presbytie ?

Dès l’apparition des premiers symptômes, il convient de consulter un ophtalmologue. « Il faut absolument éviter d’acheter des lunettes loupes qui sont une solution de facilité » prévient le Dr. Subirana. Cette consultation est le bon moment pour faire un premier bilan si l’on n’a jamais consulté ce spécialiste et d’obtenir une correction adaptée. « C’est aussi une bonne occasion de dépister un éventuel glaucome, d’où l’importance d’une consultation » explique le Dr. Subirana. La presbytie est diagnostiquée par l’ophtalmologue via un simple test d’acuité visuelle de près. 

Quels sont les traitements contre la presbytie ?

« Il n’y a pas de traitement pour la presbytie, précise le Dr Subirana On ne sait pas aujourd’hui rétablir l’accommodation, on ne sait pas empêcher l’œil de ne pas vieillir. Il s’agit d’apporter des solutions pour gérer un problème. » Parmi les solutions, on note :

► Les lunettes. « Il convient alors d’adopter des verres progressifs qui sont adaptés à notre vie moderne marquée par les usages numériques » explique le Dr. Subirana. 

► Les lentilles existent elles aussi « en progressif » : « C’est le cerveau qui va aller chercher la zone de la lentille correspondant à la correction dont il a besoin à l’instant T pour la distance de lecture choisie. » poursuit le Dr Subirana.

Quelle opération pour la presbytie ?

La chirurgie réfractive est aussi une solution. Il existe différentes techniques dont certaines peuvent être amenées à privilégier l’ oeil non directeur pour la vision de près afin de garder une bonne vision de loin pour l’œil directeur. L’intervention dure entre 10 et 15 minutes dont simplement quelques secondes pour le traitement laser. La procédure s’effectue en ambulatoire. 

« Il est impossible de prévenir la presbytie »

Comment prévenir la presbytie ?

« Il est impossible de prévenir la presbytie » indique le Dr. Subirana. La presbytie est un phénomène de vieillissement naturel et l’on ne sait pas à ce jour empêcher le cristallin de vieillir. On a un temps pensé que la gymnastique des yeux pouvait aider à conserver leur souplesse mais il semble que ce ne soit pas le cas. De même, on n’a jamais pu démontrer que des suppléments vitaminiques fassent une quelconque différence. Ce que vous pouvez faire en revanche, c’est vous épargner une fatigue certaine en vous faisant dépister régulièrement, pour agir dès les premiers signes. Dès 40 ans, rendez-vous tous les ans chez l’ophtalmologiste afin de vérifier si votre vision est toujours au top ou si vous avez besoin d’une correction. Plus tôt vous serez pris en charge, moins vous souffrirez.

Est-ce que l’ordinateur accentue la presbytie ?

Contrairement à une idée reçue l’usage intensif de l’ordinateur n’accélère pas ou ne déclenche pas l’évolution de la presbytie, ni d’ailleurs d’une quelconque déformation visuelle. Seulement, il va jouer le rôle de révélateur.  Si vous avez un petit défaut visuel de près, le fait de solliciter constamment vos yeux sur cette focale va les fatiguer : vous risquez maux de tête et yeux qui pleurent. C’est alors que l’on découvre votre presbytie, mais ce n’est pas pour autant l’ordinateur qui l’a provoquée, il l’a simplement mise en évidence.

Merci au Dr Xavier Subirana, ophtalmologue et le Dr Timsit, ophtalmologiste


Source : JDF Santé

Polynucléaires neutrophiles bas, haut : ce que dit votre taux

Polynucléaires neutrophiles bas, haut : ce que dit votre taux

Polynucléaires neutrophiles : c’est quoi ?

Les polynucléaires neutrophiles ou granulocytes neutrophiles désignent un type de globules blancs qui naissent dans la moelle osseuse et ont pour rôle la défense de l’organisme contre les corps étrangers comme les levures ou les bactéries. Ils sont produits dans la moelle osseuse avec les autres globules blancs et migrent ensuite dans le sang et les tissus infectes (peau, intestins…). Les polynucléaires neutrophiles sont des globules blancs phagocytes puisqu’ils peuvent absorber les corps étrangers, dont les bactéries. Leur nombre augmente donc lors d’une infection bactérienne.

Rôle des polynucléaires neutrophiles

Les polynucléaires neutrophiles ont pour fonction principale de lutter spécifiquement contre les bactéries par phagocytose et bactéricidie, grâce à leur capacité de migration dans les tissus vers le lieu de l’infection.

Quand faire le dosage ?

polynucléaire neutrophile
Polynucléaires neutrophiles © uniita-123RF

Lorsque le médecin suspecte une infection causée par une bactérie ou une anomalie de la moelle osseuse.

Comment faire le dosage ?

Leur dosage est établi lors de la numération formule sanguine (NFS), au cours d’une prise de sang veineux, en général au pli du coude. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun.

Polynucléaires neutrophiles : les normes

Les polynucléaires neutrophiles constituent 50 à 70% des leucocytes du sang circulant, soit 1.5 à 7 G/L.

Polynucléaires neutrophiles bas : les causes

Une diminution ou un taux anormalement bas de polynucléaires neutrophiles, de moins de 1.5 G/L est appelée une « neutropénie« . Cette baisse peut notamment être provoquée par une infection, une carence en vitamine B12 ou B9, la prise de certains médicaments, une maladie de la moelle osseuse, une maladie auto-immune, une intoxication alcoolique, un cancer, une chimiothérapie ou une radiothérapie.

Polynucléaires neutrophiles hauts : causes

Lorsque le taux des polynucléaires neutrophiles est beaucoup trop élevé, en général supérieur à 8 G/L, on parle de « polynucléose » ou de « neutrophilie« . Le stress, l’effort physique, la grossesse ou la consommation de tabac peuvent provoquer une neutrophilie modérée et sans gravite. En revanche, une augmentation importante témoigne le plus souvent d’une infection bactérienne (sinusite, angine, appendicite…), mais aussi d’états inflammatoires, de pathologies primitives de la moelle (syndromes myéloprolifératifs) et enfin de nécroses tissulaires (infarctus, embolie pulmonaires…).

Polynucléaires neutrophiles pendant la grossesse

On observe fréquemment des variations physiologiques de l’hémogramme concernant les trois lignées sanguines au cours de la grossesse, et en particulier les polynucléaires neutrophiles, sans que cela ne témoigne obligatoirement d’une infection.

Mes conseils

« Les résultats doivent être interprétés en tenant compte des observations cliniques, des autres résultats de la formule sanguine actuelle et des variations des résultats dans le temps. »


Source : JDF Santé

Calcul à la vésicule biliaire : photo, cause, que faire ?

Calcul à la vésicule biliaire : photo, cause, que faire ?

Les calculs biliaires (aussi appelés lithiase biliaire) sont des petits cailloux qui se forment dans la vésicule biliaire ou les voies biliaires. Ils peuvent ne provoquer aucun symptômes. Quand ils sont symptomatiques, apparaît alors une douleur brutale dans le creux de l’estomac ou sous les côtes. La douleur peut irradier vers l’épaule et être accompagnée de nausées et de fièvre. Quelles sont les causes des calculs biliaires ? Quels sont les traitements ? Les médicaments les plus efficaces ? Quand et qui consulter ? Enlever la vésicule biliaire est-il toujours nécessaire ? Le point. 

Définition : c’est quoi un calcul biliaire ?

Un calcul biliaire est une masse plus ou moins importante de cristaux (cailloux) présents dans la vésicule biliaire ou les voies biliaires. En général, le calcul biliaire est composé de cholestérol, de bilirubinemais il peut aussi provenir de sels de calcium. 

Quelle est la composition d’un calcul biliaire ?

Photo d'un calcul biliaire
Photo d’un calcul biliaire © Leonid Eremeychuk – 123RF

Un calcul biliaire est un petit caillou composé de :

  • cholestérol (cristaux de cholestérol principalement)
  • bilirubine
  • calcium
  • mucines
  • protéines

Il existe deux types de calculs biliaires :

→  Les calculs cholestéroliques composés que de cholestérol (quand ils sont purs) et de cholestérol et de pigments biliaires (quand ils sont mixtes)

→  Les calculs pigmentaires composés de polymères de sels de bilirubine (calculs noirs) ou de bilirubinate de sodium (calculs bruns)

Quels sont les symptômes des calculs biliaires ?

Parfois, le calcul biliaire cause une vive douleur qui s’accompagne parfois de nausées. Les personnes atteintes peuvent également ressentir :

  • Une douleur dans l’épaule droite, car des interactions neurologiques existent avec la vésicule.
  • De la fièvre. Si la douleur s’accompagne de fièvre et s’intensifie par les mouvements et la respiration, il peut s’agir d’une cholécystite

À partir de 50 ans, il est fréquent d’avoir un ou plusieurs calculs dans la vésicule biliaire, mais la plupart d’entre eux sont très petits et ne provoquent aucun symptôme.

Comment se caractérise la douleur des calculs biliaires ?

La plupart du temps, ils sont indolores et asymptomatiques. Il arrive cependant qu’ils causent des coliques hépatiques très douloureuses, soulagées par l’évacuation du calcul responsable. Le symptôme le plus caractéristique est une vive douleur, ressentie le plus souvent après un repas riche,

Quelle est la cause de calculs biliaires ?

La vésicule biliaire est une petite poche située sous le foie, chargée de stocker la bile, une substance produite par le foie. La vésicule biliaire est reliée au foie, au pancréas et à l’intestin grêle par différents canaux (voir le schéma ci-dessous). Pendant la digestion, la vésicule se contracte et déverse la bile dans l’intestin grêle pour favoriser une bonne digestion. La bile est composée d’eau, de cholestérol, de sels minéraux et de pigments biliaires (appelés bilirubine). Si la bile présente une trop grande concentration de cholestérol ou de bilirubine, des calculs (pierres dont la taille peut énormément varier) peuvent se former dans la vésicule biliaire : ce sont eux qui sont douloureux. Tout d’abord, « il est important de distinguer les douleurs de l’hypocondre droit – la région de la vésicule – des douleurs de la vésicule elle-même« , avertit d’emblée le Professeur Robert Benamouzig, spécialiste en gastro-entérologie à l’Hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP). Et d’ajouter « en effet, les douleurs de l’hypocondre droit ne proviennent pas nécessairement de la vésicule : elles peuvent notamment être dues à des spasmes, des pathologies hépatiques, ou une anomalie des voies biliaires« . L’une des causes les plus fréquentes de douleur est l’apparition de petits cailloux dans la vésicule (on parle de lithiase vésiculaire) : ces calculs biliaires peuvent ralentir l’écoulement de la bile, voire obstruer totalement le canal qu’elle doit emprunter pour rejoindre l’intestin, ce qui entraîne de vives douleurs, les « coliques hépatiques ». Une pathologie infectieuse de la vésicule, telle que la cholécystite, peut elle aussi entraîner ces douleurs. La cholécystite correspond à l’inflammation de la paroi de la vésicule biliaire. 

Schéma de calculs dans les voies biliaires
Schéma de calculs dans les voies biliaires © pattarawit – 123RF

Quand faut-il consulter ?

Si la douleur s’accompagne de fièvre, cela relève de l’urgence médicale

Une douleur dans cette zone ne justifie pas nécessairement une consultation médicale. « Dans la plupart des cas, il s’agit d’une douleur à l’hypocondre droit« , précise le Professeur Benamouzig. « Mais si la douleur est vraiment très intense, si elle se répète, il faut en revanche consulter pour identifier la cause précise du mal-être. Et si la douleur s’accompagne de fièvre, cela relève de l’urgence médicale« . Une échographie est ainsi réalisée pour déterminer l’origine du problème. 

Comment pose-t-on le diagnostic d’un calcul biliaire ?

Le calcul biliaire peut passer inaperçu et peut être découvert fortuitement lors d’un examen pour un autre problème. En cas de crise biliaire ou d’une infection de la vésicule biliaire, le médecin peut rechercher la présence de calculs par une échographie (échoendoscopie) ou par IRM (cholangio-IRM). 

Quel est le traitement des calculs biliaires ?

► Un calcul asymptomatique se résorbe souvent de lui-même et ne nécessite pas de traitement.

► Un calcul symptomatique (de petite taille et composé seulement de cholestérol) peut nécessiter la prise d‘un médicament à base d’acide biliaire, aidant à dissoudre le calcul. 

En cas de crise de colique biliaire, le traitement repose sur la prise d’antalgiques ou de certains antispasmodiques. 

En cas de complication, une ablation de la vésicule biliaire (cholécystectomie) peut être envisagée. Cette intervention courante et peu traumatisante n’entraîne aucun trouble particulier car, en l’absence de vésicule biliaire, la bile continue à s’écouler dans l’intestin. Par la suite aucun régime spécial n’est nécessaire, sauf chez certaines personnes. 

Quels sont les médicaments pour soulager les calculs biliaires ?

Les calculs biliaires se résorbent souvent d’eux-mêmes. Mais parfois, un traitement médicamenteux (à base d’acide ursodésoxycholique, un composant majeur de la bile de l’ours) est parfois nécessaire pour en venir à bout. Ce médicament, efficace seulement sur les petits calculs, composés seulement de cholestérol, va permettre de dissoudre les calculs de la vésicule. Le traitement doit être pris entre 6 et 18 mois. Les personnes sujettes à ce type de calculs doivent également revoir leur alimentation, notamment en éliminant les aliments trop gras.

Exemples d’acides biliaires : 

  • DELURSAN
  • TILLHEPO
  • URSOLVAN
  • CHOLURSO

Quand envisager une opération ?

Dans certains cas, l’ablation de la vésicule (appelée cholécystectomie) est nécessaire, notamment si les calculs sont trop douloureux et menacent le pancréas. C’est une opération très courante (pratiquée sur près de 100 000 personnes chaque année en France). Il est donc tout à fait possible de vivre sans vésicule biliaire : la bile s’écoule alors directement du foie vers l’intestin grêle.

Merci au Pr Robert Benamouzig, spécialiste en gastro-entérologie à l’Hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP)


Source : JDF Santé

Douleur à l'aine : symptômes, causes, sport, traitement

Douleur à l'aine : symptômes, causes, sport, traitement

L’aine se situe entre le haut de la cuisse et le bas-ventre. Si vous ressentez une douleur dans cette région, il est prudent de consulter un médecin. Cela peut être une infection urinaire, une douleur d’origine musculaire ou articulaire, une tendinite… Il s’agit souvent d’un symptôme courant, mais il ne faut pas pour autant le négliger. Quelles sont les causes possibles d’une douleur à l’aine ? Quels sont les symptômes ? Le diagnostic ? Quand et qui consulter ? Comment la soigner rapidement et efficacement ?  Conseils avec Benjamin Dromson, masseur-kinésithérapeute.

Définition : qu’est-ce qu’une douleur à l’aine ?

L’aine, ou zone la inguinale, se situe entre le bas de l’abdomen et le haut de la cuisse. Elle est traversée par les artères et les veines fémorales, des ganglions inguinaux, plusieurs nerfs majeurs (nerf ilio-inguinal, nerf ilio-hypogastrique, nerf crural et nerf obturateur), ainsi que deux muscles. La douleur trouve donc plusieurs causes possibles. À noter que les douleurs inguinales sont souvent des irradiations dont l’origine se trouve dans une autre partie du corps :

  • un problème au niveau de la hanche,
  • une douleur au niveau des vertèbres
  • une douleur au niveau de certains organes (estomac, foie…)

Quels sont les symptômes d’une douleur à l’aine ?

Une douleur à l’aine peut se manifester de différentes manières selon le problème en cause :

  • Une sensation de petits coups d’aiguille ou d’électricité si la douleur est d’origine articulaire
  • Une douleur majorée à l’effort si la douleur est d’origine musculaire
  • Une douleur accentuée en position assise si la douleur est liée à une cruralgie
  • Une douleur progressive en cas d’arthrose à la hanche
  • Des fourmillements dans le haut des cuisses et dans les jambes
  • Une perte de sensibilité au niveau du haut des cuisses
  • Une boiterie à la marche

Quelles sont les causes d’une douleur à l’aine ?

→ Souvent, la douleur à l’aine a une origine gastro-intestinale, urologique (cystite, colique néphrétique) ou gynécologique (la zone s’avère par exemple souvent douloureuse en fin de grossesse).

→ Un traumatisme musculaire, articulaire ou osseux, peut également expliquer cette douleur. Celle-ci peut en outre provenir d’une pubalgie, une pathologie qui peut concerner les sportifs amateurs comme ceux de haut niveau. : il s’agit d’une inflammation de l’un des muscles qui viennent s’insérer sur le pubis. « Une pubalgie désigne toute pathologie affectant les tendons qui s’insèrent au niveau du bassin, de la hanche ou du pubis, explique Benjamin Dromson, masseur-kinésithérapeute. La douleur est assez proche d’un claquage, et est due à des blessures de sur-utilisation, des contraintes répétées, trop intenses.« 

→ Dans d’autres cas, la douleur est causée par une inflammation de type bursite, tendinite, arthrite ou par l’inflammation des ganglions lymphatiques, en réaction à une infection.

→ Une névralgie, telle qu’une hernie discale ou une sciatique, peut aussi expliquer ce symptôme. « La présence d’arthrose au niveau de la hanche peut être une autre cause possible, notamment chez les personnes âgées« , ajoute le spécialiste.

→ L’hernie inguinale peut également être la source du problème : une partie de l’intestin grêle est passée au travers du canal inguinal ou des muscles abdominaux. On la repère par la présence d’une petite masse située au niveau du pli de l’aine.

Douleur à l’aine après le sport

La douleur à l’aine liée à un exercice physique est fréquente chez les sportifs qui pratiquent une activité très régulière. En particulier ceux pratiquant des sports qui nécessitent de courir et de changer soudainement de direction (football, handball…). On appelle cela une pubalgie qui se caractérise par une douleur d’apparition progressive sur la zone couvrant l’aine, le pubis et les adducteurs. Elle se manifeste quand la personne contracte ses muscles situés dans la région du pubis. Elle est causée soit par une :

  • lésion au niveau de l’insertion des muscles sur l’os du pubis
  • lésion au niveau du tendon
  • lésion au niveau de la jonction tendon-muscle (déchirure musculo-tendineuse)

Le traitement consiste en des séances chez le kiné ainsi qu’en l’administration de médicaments (myorelaxants, anti-inflammatoire non stéroïdiens). Des infiltrations de corticoïdes sont parfois prescrites.

Comment faire le diagnostic ?

Le diagnostic différentiel d’une douleur à l’aine repose sur la localisation précise de la douleur dans la région inguinale concernée : région inguinale antérieure, région inguinale proximale (autour du ligament inguinal), région symphysaire (articulation antérieure du bassin), région inguinale interne (autour des adducteurs) ou région trochantérienne (partie du fémur).

Quand et qui consulter ?

« Dès que la douleur apparaît, qu’elle persiste, il est recommandé de consulter un médecin pour identifier rapidement la cause et ainsi éviter que les symptômes ne s’aggravent« , prévient Benjamin Dromson. Plusieurs indices permettront d’établir le diagnostic : est-ce que la douleur est ressentie en mouvement et/ou au repos ? Est-ce que son apparition a été soudaine ? Le médecin vérifiera notamment si d’autres symptômes d’ordre digestif, gynécologique ou urologique sont ressentis en parallèle.

Quels sont les traitements d’une douleur à l’aine ?

Dans la plupart des cas, des antalgiques (myorelaxants, anti-inflammatoires non stéroïdiens) sont prescrits pour soulager la douleur. Si la cause est d’origine musculaire ou névralgique, des séances d’ostéopathie ou de kinésithérapie peuvent être nécessaires. « Les exercices de renforcement musculaire, guidés par un professionnel, sont essentiels pour éviter ce type de tracas, rappelle Benjamin Dromson. Dans le cas de la pubalgie notamment, ce qui pêche c’est la musculature au niveau de l’arrière des cuisses (les ischio-jambiers), des abdominaux, des adducteurs, des muscles fessiers, ou du tendon droit fémoral. » Enfin, en cas d’hernie inguinale, une intervention chirurgicale est parfois envisagée.

Merci à Benjamin Dromson, masseur-kinésithérapeute.


Source : JDF Santé