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Maladie des griffes du chat : symptômes, cause, traitement

Maladie des griffes du chat : symptômes, cause, traitement

La maladie des griffes du chat est une zoonose c’est-à-dire une maladie transmise aux humains par les animaux, dans ce cas par la morsure ou la griffure d’un chat. Pour confirmer le diagnostic, une prise de sang avec étude par sérologie peut être effectuée. Les premiers symptômes sont cutanés (papule ou pustule). Quels sont les traitements pour soigner la maladie des griffes du chat ?

Définition : qu’est-ce que la maladie des griffes du chat ?

« La maladie des griffes du chat, ou lymphoréticulose bénigne d’inoculation est une maladie transmise par les animaux, notamment par les griffures ou morsures de chat« , définit Barbara Dufour, enseignant-chercheur en maladies contagieuses et épidémiologie à l’École nationale vétérinaire d’Alfort. C’est une zoonose infectieuse, une zoonose étant une maladie dont les agents responsables se transmettent de l’animal à l’homme et vice-versa. Cette maladie est assez fréquente, notamment chez l’enfant, mais en règle générale bénigne. « Elle peut donner lieu à une maladie plus grave chez des personnes ayant de graves problèmes d’immunité, une angiomatose vasculaire, qui affecte surtout le système circulatoire » informe la vétérinaire.

Quelle est la cause de la maladie des griffes du chat ? 

La maladie des griffes du chat est provoquée par une bactérie, appelée Bartonella Henselae, présente sur les griffes du chat, et pénétrant dans l’organisme à l’occasion d’une petite plaie cutanée, souvent une griffure de chat, plus rarement une morsure de chat, d’où son nom. Elle se traduit par une inflammation des ganglions au-dessus de la zone drainée : il s’agit souvent d’adénopathies de l’aisselle ou du cou, secondaires à une blessure de la main ou du bras chez les enfants caressant un chat. « C’est une maladie à transmission vectorielle chez les chats : elle se transmet de chat à chat par les puces infectées par la bactérie. Les humains se contaminent en étant griffés ou mordus par un chat. Le pelage du chat est en effet souillé par des excréments de puce contenant des bactéries vivantes, le chat se gratte et se lèche et il transfère donc mécaniquement les bactéries sur ses griffes et sur ses dents » décrit Barbara Dufour. « Ce sont les jeunes chats qui transmettent le plus cette bactérie à l’homme » précise-t-elle. 

Bactérie Bartonella Henselae responsable de la malade des griffes du chat
Bactérie Bartonella Henselae responsable de la malade des griffes du chat © drmicrobe-123RF

Quels sont les symptômes de la maladie des griffes du chat ? 

3 à 10 jours après la blessure, apparaît une papule rouge et indolore ou une pustule au point d’inoculation, puis quelques jours plus tard survient une inflammation des ganglions au-dessus de la zone drainée : il s’agit souvent d’adénopathies de l’aisselle ou du cou, secondaires à une blessure de la main ou du bras chez les enfants jouant avec un chat . Ces symptômes régressent le plus souvent spontanément en quelques jours. Plus rarement :

  • une fatigue et une perte d’appétit ;
  • de la fièvre modérée ;
  • des maux de tête ;
  • des douleurs abdominales parfois ;
  • rarement, une conjonctivite.

Comment diagnostiquer la maladie des griffes du chat ?

Le diagnostic de la maladie des griffes du chat se fait devant la présence de ces signes cliniques, et la recherche d’un contact dans le mois précédent avec un chat, parfois le souvenir d’une griffure ou d’une morsure. La présence d’un chat dans l’entourage renforce la suspicion clinique. En cas de doute, une prise de sang avec étude par sérologie peut confirmer le diagnostic. 

Un chat infecté par la bactérie ne présente pas de risques pour l’homme s’il n’a pas de puces

Comment soigner la maladie des griffes du chat ? 

Le plus souvent, les signes régressent d’eux-mêmes en quelques jours et dans ce cas un traitement antibiotique n’est pas utile. Dans certains cas, un traitement antibiotique est nécessaire, notamment chez les personnes dont les défenses de l’organisme sont diminuées ou en cas d’atteinte neurologique ou cardiaque. Les ganglions peuvent rester enflammés pendant deux ou trois mois. « En prévention de la maladie des griffes du chat, il convient de débarrasser les chats des puces. Même un chat infecté par la bactérie Bartonella Henselae ne présente pas de risque pour l’homme s’il n’a pas de puces » informe Barbara Dufour.

Merci à Barbara Dufour, enseignant-chercheur en maladies contagieuses et épidémiologie à l’École nationale vétérinaire d’Alfort.


Source : JDF Santé

Narcolepsie : ça veut dire quoi ? Légère ? Cataplexie ?

Narcolepsie : ça veut dire quoi ? Légère ? Cataplexie ?

La narcolepsie est une maladie rare du sommeil. Elle se manifeste notamment par des signes cliniques comme l’hypersomnie ou la somnolence et provoque des crises de sommeil. On distingue la narcolepsie avec cataplexie et la narcolepsie de type 2. Définition, cause, symptômes, test et traitement de la narcolepsie.

Que veut dire narcolepsie ?

Le mot « narcolepsie » vient du grec « narkê » qui signifie « endormissement » et « lêpsis » pour « prendre » ou « emprise »

Définition : qu’est-ce que la narcolepsie ?

« La narcolepsie (ou maladie de Gélineau) est une maladie du sommeil qui se caractérise par une hypersomnie et qui concerne environ 1 personne sur 2 000« , informe le Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre spécialisée dans les troubles du sommeil, présidente du réseau Morphée. Une hypersomnie est un trouble neurologique rare qui se traduit par des endormissements incontrôlables et soudains en plein milieu d’une activité de la journée. Il existe deux formes de narcolepsie :

► Narcolepsie avec cataplexie qui s’accompagne d’une perte brusque du tonus musculaire sans altération de la conscience et survenant à un moment quelconque de la journée, déclenchée par les émotions. Il s’agit de la narcolepsie de type 1.

► Narcolepsie sans cataplexie. Il s’agit de la narcolepsie de type 2.

C’est quoi la narcolepsie avec cataplexie ?

La narcolepsie de type 1 est la forme complète de la narcolepsie. « Cette forme comprend des accès de sommeil en journée, accompagnées de chutes du tonus musculaire déclenchées par l’émotion (rire, surprise…). La personne surprise, ou qui rit, tombe alors par terre. Il s’agit d’accès de cataplexie. Il peut aussi y avoir des hallucinations : dès que la personne narcoleptique est fatiguée, somnole ou s’endort elle voit des images, des scènes ou des personnages ou sent une présence à côté d’elle. L’association accès de sommeil et cataplexie signe à coup sur l’existence d’une narcolepsie« , détaille le Dr Sylvie Royant-Parola.

C’est quoi la narcolepsie de type 2 ?

« La narcolepsie de type 2 est une forme plus subtile de narcolepsie sans cataplexie. Dans ces cas-là, le diagnostic ne pourra se faire que sur une évaluation du sommeil de la nuit et du sommeil de la journée. On s’aperçoit que les personnes ont des endormissements en sommeil paradoxal ce qui n’est normalement pas le cas en journée« , précise-t-elle.

La narcolepsie est une maladie génétiquement transmissible

Quelles sont les causes de la narcolepsie ?

« La narcolepsie est une maladie génétiquement transmissible. Il existe « des familles de narcoleptiques ». Les personnes ayant le gène HLA DR2-DQw1 ont un fort risque de faire une narcolepsie, informe le Dr Sylvie Royant-Parola. Il y a certainement une dimension auto-immune dans cette maladie. Un processus immunologique se passe dans les premières années de vie. Certaines cellules vont attaquer les cellules de noyaux au niveau cérébral (les neurones à hypocrétine) et les font disparaître« . Dans la plupart des cas, les personnes narcoleptiques présentent une baisse de l’hypocrétine (neuropeptide fabriqué dans le cerveau et impliqué dans la régulation du sommeil) dans le liquide céphalo-rachidien.

Quels sont les signes de la narcolepsie ?

► Le besoin impérieux de dormir. Le principal symptôme, particulièrement révélateur, est l’endormissement soudain et subi, incontrôlable, qui peut survenir en toute circonstance. Ces siestes inopinées sont généralement courtes, d’une durée de moins de 30 minutes, après quoi le malade se réveille de lui-même. Elles surviennent généralement plusieurs fois par jour. Les autres symptômes comme les apnées du sommeil, les paralysies du sommeil, la cataplexie ou encore les hallucinations, sont généralement associés, mais ils ne sont pas systématiques et s’expriment rarement tous chez un même patient. C’est ce qui rend le diagnostic difficile.

► La cataplexie : le malade perd son tonus musculaire brusquement sur certaines parties du corps comme le visage, les jambes, les bras et peut ainsi s‘effondrer d’un instant à l’autre, au milieu d’une activité. Il ne perd toutefois pas connaissance. Ces crises de cataplexie sont souvent déclenchées par des émotions fortes, positives ou négatives.

► Une paralysie brutale et temporaire qui peut également survenir, à l’endormissement ou au réveil. Le patient essaie en vain de bouger. Le malaise se dissipe de lui-même après quelques minutes.

► Des hallucinations très réalistes qui surviennent à l’endormissement et parfois dans la journée.

Quel test pour savoir si on est atteint de narcolepsie ?

« Les tests pour diagnostiquer une narcolepsie se font en laboratoire du sommeil très spécialisé (Centre SFRMS). Il y en existe une dizaine en France« , explique notre interlocutrice. Il existe plusieurs protocoles. Cela commence par une polysomnographie (enregistrement d’une nuit de sommeil) avec des tests itératifs d’endormissement le lendemain (T.I.L.E). Cela continue parfois avec un enregistrement de sommeil de longue durée (on laisse dormir les gens tant qu’ils veulent). S’y ajoutent des dosages dans le liquide céphalo-rachidien (ponctions lombaire) pour voir s’il y a un effondrement d’hypocrétine, ce qui est souvent le cas.

Qui consulter en cas de narcolepsie ?

Il faut 8 ans en moyenne pour faire un diagnostic de narcolepsie.

« Il faut consulter quand on présente une somnolence anormale régulière tous les jours ou presque ainsi que des attaques de cataplexie. La première personne à consulter est le médecin traitant qui pourra renvoyer la personne vers un centre labellisé SFRMS ce qui évite les errements diagnostics. La narcolepsie n’est pas suffisamment bien connue et il faut 8 ans en moyenne pour faire un diagnostic de narcolepsie« , souligne la spécialiste.

Quels sont les traitements en cas de narcolepsie ?

Les traitements de la narcolepsie sont symptomatiques. « Sont utilisés des médicaments pour traiter les symptômes de somnolence et de cataplexie » indique la spécialiste. Des amphétamines et autres stimulants peuvent être prescrits ainsi que, parfois, des antidépresseurs. Pour des personnes connaissant très bien leur maladie, très volontaires et ayant une certaine souplesse de leurs horaires de travail, la gestion de temps de sieste peut leur permettre de restaurer une vigilance normale et d’essayer d’avoir des approches non médicamenteuses

Peut-on guérir de la narcolepsie ?

Pour l’heure, aucun traitement ne permet de soigner la narcolepsie. Certaines personnes ne sont plus somnolentes sous traitement, d’autres le restent ce qui peut avoir des conséquences professionnelles (Par exemple, contre-indication aux professions de chauffeur de bus et de chauffeur de poids-lourd) ou faire interdite la conduite automobile. Une bonne hygiène de vie avec des siestes régulières peut aider à mener une vie active la plus normale possible.

Merci au Dr Sylvie Royant-Parola, psychiatre spécialisée dans les troubles du sommeil, présidente du réseau Morphée.


Source : JDF Santé

Régime alcalin : bienfait, aliment, anti-inflammatoire ?

Régime alcalin : bienfait, aliment, anti-inflammatoire ?

Quel est le principe du régime alcalin ?

Pour son bon fonctionnement, l’organisme nécessite la présence d’acides et de bases, c’est ce que l’on appelle l’équilibre acido-basique. « À l’état d’équilibre, notre corps est légèrement alcalin mais il est malmené par notre mode de vie et l’alimentation moderne, déséquilibrée et transformée de façon majoritairement acidifiante« , explique Marie-Antoinette Séjean, médecin nutritionniste. Le régime alcalin repose sur l’idée que certains aliments peuvent avoir un effet alcalinisant sur le corps et ainsi améliorer la santé. 

Quels sont les bienfaits du régime alcalin ?

« Lorsque les apports en aliments acidifiants sont excessifs, l’organisme n’a plus la capacité de les éliminer, explique la docteure Marie-Antoinette Séjean, les acides se déposent dans les tissus, ce qui provoque un encrassement cellulaire responsable d’inflammation et du vieillissement accéléré des cellules« . Plusieurs pathologies peuvent être soulagées par le régime alcalin comme « la fatigue chronique, le manque de tonus, les troubles digestifs, les douleurs musculaires ou articulaires« . Riche en fibres et pauvres en graisses saturées, le régime alcalin « participe à l’équilibre pondéral et peut aider à la perte de poids en particulier lorsque l’organisme est soumis à beaucoup de stress qui majore l’acidité ».

Comment faire un régime alcalin ? 

« C’est avant tout un mode de vie, rapporte la docteure, qui prône plus de vivant, de légumes verts et de fruits dans l’assiette ! ». Il reste facile à appliquer seul, « à condition de respecter un apport suffisant en protéines« . Un nutritionniste ou un diététicien peut vous accompagner « si les notions diététiques sont déficientes ou en cas de besoin d’un accompagnement stimulant ».

Le régime alcalin a -t-il des bienfaits sur l’inflammation ?

« Oui, répond la nutritionniste, grâce à un bel apport en légumes verts, en fruits riches en antioxydants et en composés actifs, il est bénéfique sur l’inflammation tissulaire ». Certains aliments en sont plus concentrés, « l’ail et l’oignon ont des vertus anti-inflammatoires par la présence d’allicine, une enzyme qui a aussi un effet cardioprotecteur ». On peut aussi compter sur l’effet des agrumes « riches en vitamine C et en bioflavonoïdes qui ont des propriétés anti-inflammatoires« , rapporte la nutritionniste. Le curcuma est aussi un puissant anti-inflammatoire, « à condition d’en consommer une cuillère à café par jour ».

Le régime alcalin a-t-il des bienfaits sur le cancer ?

Une alimentation équilibrée, faisant la part belle aux fibres comme les fruits et les légumes, préconisés dans le régime alcalin, contribue à diminuer certains cancers. « Je n’ai pour ma part pas de recul pour ce type de pathologies« , explique la docteure. 

Quelle est la liste des aliments à privilégier dans un régime alcalin ?

« On peut se référer à l’indice PRAL (Potential Renal Acid Load) qui sépare les aliments en acides et basiques« , explique la docteure. Une assiette d’un régime alcalin doit « apporter majoritairement (près de la moitié) des légumes verts et des fruits, des fruits à coque, tous riches en sels minéraux (magnésium, potassium, calcium, citrate, malate)« . En complément, les féculents alcalins comme les pommes de terre, les patates douces, les ignames, le manioc, le quinoa, les bananes-fruits ou bananes plantains seront préférés aux aliments à base de blé qui sont acidifiants (pain, pâtes…). Dans le cadre d’un régime alcalin, il faut aussi diminuer les aliments trop acides comme « les protéines animales, le fromage, les produits transformés, les boissons alcoolisées« . Les boissons à base de caféine comme le café et les sodas doivent être revues à la baisse, elles diminuent l’absorption du magnésium et du calcium, indispensables à un bon équilibre acide-base. 

Quels sont les dangers d’un régime alcalin ?

« Le danger du régime alcalin serait de ne manger que des aliments alcalinisants qui sont majoritairement des fruits et des légumes, rapporte Marie-Antoinette Séjean, cela aurait pour conséquence majeure un déficit en protéines ». En dépit de leur acidité, il ne faut pas négliger les protéines, notamment animales qui « ont l’avantage de diminuer les fringales, lutter contre la rétention d’eau, réparer et cicatriser les tissus et en particulier les intestins« . Ces dernières doivent toujours être accompagnées d’une bonne portion de légumes verts.

Quelles sont les contre-indications au régime alcalin ?

« Mis à part les colopathies fonctionnelles qui ne supportent pas les excès de fibres, en particulier lorsqu’elles sont non cuites, je ne vois pas de contre-indications majeures », rapporte la nutritionniste Marie-Antoinette Séjean.

Merci à Marie-Antoinette Séjean, médecin nutritionniste.


Source : JDF Santé

Comment vaincre le syndrome de jambes sans repos ? C'est quoi ?

Le syndrome des jambes sans repos aussi appelé « maladie de Willis-Ekbom » toucherait environ 2% de la population française. « Ce ne sont donc pas moins de 1 300 000 Français qui ressentent, tous les jours, les symptômes » commente l’Association France Ekbom qui souligne que ce syndrome « est encore trop souvent mal connu par certains médecins ». Décryptage avec le Dr Jean-Denis Turc, neurologue et vice-président de la Fédération Française de Neurologie (FFN).

Qu’est-ce que le syndrome des jambes sans repos ?

Egalement appelé « impatiences » ou « maladie de Willis-Ekbom« , le syndrome des jambes sans repos est un trouble neurologique chronique. Comme son nom l’indique, il provoque des mouvements répétitifs et incontrôlés au niveau des membres inférieurs (et parfois supérieurs) dès que la personne est au repos ou inactive, qu’elle soit assise ou allongée. Ce trouble, qui s’accentue la nuit, cesse dès que la personne se met en mouvement. Ce syndrome peut devenir gênant, surtout s’il survient toutes les nuits, nuisant ainsi à la bonne qualité du sommeil. D’ailleurs, ce trouble est classé parmi les troubles du sommeil. Il va en général de pair avec une somnolence dans la journée, des difficultés à se concentrer, des troubles de la mémoire, une irritabilité et des manifestations dépressives. En revanche, le syndrome des jambes sans repos n’est pas dangereux et n’est pas un signe annonciateur de la maladie de Parkinson.

Ce trouble neurologique n’est pas un signe annonciateur de la maladie de Parkinson.

Quelles sont les causes du syndrome des jambes sans repos ?          

Encore aujourd’hui, sa cause est mal connue, même si quatre pistes peuvent être explorées : « un dérèglement du métabolisme du fer, un dysfonctionnement dopaminergique, l’implication des systèmes endorphiniques et une susceptibilité génétique« , énumère Jean-Denis Turc, neurologue et vice-président de la Fédération Française de Neurologie (FFN). Ce qui est sûr, c’est qu’il n’est pas d’origine veineuse. Ce syndrome s’aggrave avec l’âge (augmentation de la fréquence et de l’intensité des symptômes). Il peut aussi apparaître au cours de la grossesse à cause d’une carence en fer, mais aussi lors de certaines pathologies comme l’insuffisance rénale ou les syndromes parkinsoniens. Ce trouble peut débuter au cours de l’enfance, et dans ce cas, est souvent diagnostiqué tardivement.

Quels sont les symptômes ? Quelle douleur ?

Le syndrome des jambes sans repos provoque l’envie irrésistible, soudaine et incontrôlée de bouger ses jambes, même au repos. « Le mouvement fait disparaître les signes qui réapparaissent à nouveau au repos. Surtout, ces signes s’accentuent la nuit« , ajoute Jean-Denis Turc. Concrètement, les patients ressentent des sensations désagréables de picotements, fourmillements, contractions musculaires ou petites décharges électriques. Elles s’accompagnent d’un besoin irrépressible de bouger les jambes.

Parkinson. « Si un syndrome des jambes sans repos est plus fréquent en cas de maladie de Parkinson, ce ne sont pas des formes plus graves et habituellement les traitements antiparkinsoniens sont efficaces« , précise le neurologue. 

Diagnostic

Dès l’apparition des premiers symptômes, il faut consulter son médecin traitant puis un neurologue si nécessaire. « Ces derniers doivent être rassurants car tout stress peut aggraver les signes. Puis ils doivent rechercher une éventuelle anémie et y remédier », recommande Jean-Denis Turc.

Quels sont les traitements du syndrome des jambes sans repos ?

Aucun traitement ne guérit définitivement ce syndrome. Pour soulager momentanément ces impatiences, il faut marcher, s’étirer et effectuer des mouvements de jambes, éventuellement les masser. S’il peut disparaître spontanément avec le temps, ce syndrome peut aussi s’arrêter, « en corrigeant un manque de fer, ou bien en supprimant certains traitements, en améliorant son hygiène du sommeil ou certaines prise en charge chez les dialysés chroniques ».

Sommeil.  « Si les symptômes ont un retentissement sur la qualité du sommeil, on peut utiliser plusieurs classes pharmacologiques en recherchant toujours la dose minimale efficace. On peut utiliser les agonistes dopaminergique [habituellement prescrits dans le traitement de la maladie de Parkinson], certains antiépileptiques, plus rarement des benzodiazépines [qui sont des anxiolytiques] ou des opiacés », précise le Dr Turc. Quant à l’homéopathie, aucune étude contrôlée n’a apporté la preuve de son efficacité pour ce syndrome.

Chez les femmes enceintes victimes d’impatiences, il faut en premier lieu rechercher une éventuelle anémie. Pour y palier, il faudra alors prescrire des compléments de fer. En l’absence de carence en fer, les femmes enceintes devront adopter des méthodes relaxantes pour essayer de diminuer le syndrome et l’inconfort qu’il peut procurer.

Comment prévenir l’apparition du syndrome des jambes sans repos ?

Pour éviter son apparition, mieux vaut avoir une bonne hygiène de vie.

  • Mieux vaut éviter les boissons excitantes comme le café ou le thé, mais aussi l’alcool.
  • Privilégier les méthodes de relaxation (type yoga, stretching, tai-chi…) à pratiquer particulièrement le soir peuvent réduire les symptômes, et dans le même temps, favoriser un sommeil réparateur.
  • Eviter de dormir dans une pièce trop chauffée.

Merci au Dr Jean-Denis Turc, neurologue et vice-président de la Fédération Française de Neurologie (FFN), pour ses précisions. 


Source : JDF Santé

Malaise vagal : cause, symptômes, comment réagir ?

Malaise vagal : cause, symptômes, comment réagir ?

Un malaise vagal résulte de la chute de tension, provoquée par une stimulation trop forte du nerf vague. Il peut occasionner une perte de connaissance de quelques secondes. Il est fréquent et généralement sans gravité. La fatigue est une des causes d’un malaise vagal. Néanmoins, il faut le surveiller, surtout s’il survient à répétition. Quelles sont les causes d’un malaise vagal ? Quels sont les symptômes pour le reconnaître ? Que faire pour l’éviter ? Quel est le traitement de fond d’un malaise vagal ? 

Définition : c’est quoi un malaise vagal ?

Un malaise vagal (ou le choc vagal) est un malaise qui se caractérise par la perte de connaissance, généralement de quelques secondes. Il résulte d’une chute brutale de la pression artérielle (tension), associée à un ralentissement du rythme cardiaque, provoqués par un déséquilibre entre les systèmes nerveux sympathique et parasympathique. Le débit sanguin devient alors trop faible pour irriguer convenablement le cerveau. Le manque d’oxygène conduit à la perte de connaissance temporaire.

Quelles sont les causes possibles d’un malaise vagal ?

Le malaise vagal peut survenir dans divers contextes :

  • émotion forte,
  • douleur vive,
  • fatigue intense,
  • effort physique important,
  • atmosphère trop chaude et confinée
  • la prise de médicaments (hypotenseurs, vasodilatateurs, diurétiques, hypnotiques…)
  • au réveil, lorsque l’on passe trop rapidement de la position allongée prolongée à la station debout : la pression artérielle chute alors brusquement, car le corps n’a pas eu le temps de s’adapter. Si le ressenti peut sembler similaire, il ne s’agit toutefois pas d’un malaise vagal : on parle alors d’hypotension orthostatique.

Quels sont les symptômes d’un malaise vagal ?

La personne concernée par un malaise vagal présente soudainement :

  • une faiblesse musculaire,
  • une transpiration abondante
  • un évanouissement et une perte de connaissance
  • ensuite, des maux de tête et des troubles digestifs.

La perte de connaissance est généralement précédée par :

  • des palpitations,
  • des troubles visuels (vision floue, trouble…)
  • des vertiges,
  • des acouphènes,
  • des tremblements.

Que faire en cas de malaise vagal ?

Dès l’apparition des signes annonciateurs, aisément reconnaissables, il est recommandé de :

  • s’allonger ou de s’asseoir pour éviter la chute,
  • de surélever les jambes, afin de favoriser le retour sanguin vers le cœur
  • d’attendre 5 à 10 minutes avant de se relever doucement

« En cas d’évanouissement, la personne revient toujours spontanément et rapidement à elle« , précise le Dr Handschuh. Si la personne demeure inconsciente pendant plus de 5 minutes, et que son pouls est faible, il faut la positionner en position latérale de sécurité (PLS), puis contacter les secours (le 15 ou le 112), car la chute a pu occasionner un traumatisme. En attendant les secours, il est conseillé d’allonger la personne dans un endroit tranquille et de la rassurer. On peut également desserrer ses vêtements pour l’aider à mieux respirer. 

Allonger la personne dans un endroit tranquille et la rassurer

Traitement : comment soigner un malaise vagal ?

La plupart du temps bénin et anecdotique, le malaise vagal ne nécessite pas de traitement médical de fond. En revanche, s’il se répète souvent ou s’il intervient en dehors des contextes évoqués plus haut, une consultation médicale (médecin traitant) est nécessaire pour éliminer toute autre cause de ces symptômes. Il pourra prescrire certains examens (prise de sang, électrocardiogramme) pour vérifier l’absence de problèmes sous-jacents. 

Combien de temps pour se remettre d’un malaise vagal ?

Cela est variable d’une personne à l’autre. Mais généralement, le malaise dure entre quelques secondes et 3 minutes, et il faut entre 5 et 10 minutes avant de pouvoir se relever doucement.

Comment éviter le malaise vagal ?

Dès l’apparition des premiers symptômes, il est possible d’éviter le malaise vagal en :

  • s’asseyant ou en s’allongeant dans un endroit calme
  • surélevant ses jambes si c’est possible avec un coussin ou contre un mur
  • serrant fort les mains l’une contre l’autre, pour faire remonter le sang vers le haut du crâne

Ce qu’il ne faut pas faire en cas de malaise vagal

  • Faire boire la personne ou donner un sucre, surtout si la personne est inconsciente à cause du risque de fausse-route
  • Donner des petites gifles pour réveiller la personne
  • Maintenir la bouche ouverte de la personne, surtout si elle a des convulsions. 

Merci au Docteur Richard Handschuh, médecin généraliste.


Source : JDF Santé

Agoraphobie : définition, causes, comment éviter la panique ?

Agoraphobie : définition, causes, comment éviter la panique ?

L’agoraphobe souffre d’agoraphobie, une sorte d’anxiété liée au fait de se retrouver dans des endroits ou des situations d’où il serait difficile ou impossible de s’y échapper. Le terme semble avoir été créé par le médecin allemand K. F. Westphal, qui décrivit ce type de manifestation pathologique en 1872. L’agoraphobie fait partie des troubles anxieux. Pourquoi certaines personnes sont agoraphobes ? Par quels symptômes ça se manifeste ? Comment soigner l’agoraphobie ? Le point sur les causes, les signes cliniques, les tests pour la diagnostiquer et les solutions pour la vaincre efficacement (plantes, TCC, médicaments, médecines douces).

Définition : c’est quoi l’agoraphobie ?

« L’agoraphobie se caractérise par une peur ou une anxiété marquée et excessive qui survient en réaction à de multiples situations où une fuite pourrait être difficile ou une aide pourrait ne pas être disponible, comme prendre les transports publics, être au milieu de la foule, être hors de chez soi seul (p. ex. dans des magasins, théâtres, files d’attente)«  définit l’OMS dans la CIM-11 (classement des maladies). L’individu agoraphobe a peur d’événements négatifs qui pourraient survenir. spécifiques (attaques de panique par exemple). Ces situations sont soit évitées, soit subies avec une souffrance intense. L’évolution de l’agoraphobie est variable et dépend de l’intensité du trouble et de la prise en charge. Il n’est pas rare que les crises diminuent ou disparaissent complètement à l’âge adulte, mais dans certains cas, elles se maintiennent, voire s’aggravent.

Symptômes de l'agoraphobie
Symptômes de l’agoraphobie © normaals – 123RF

D’où vient le nom « agoraphobie » ?

L’agoraphobie désigne littéralement la phobie des espaces libres et des lieux publics. Le terme « agoraphobie » vient du grec « agora » qui signifie « assemblée » et « phobie » pour « peur ».

Quelles sont les causes de l’agoraphobie ?

Les causes de ce trouble anxieux peuvent être différentes d’un agoraphobe à l’autre. Cependant, elle survient habituellement chez les personnalités anxieuses, le plus souvent suite à un traumatisme psychique (accident, deuil, chômage…) récent ou éloigné. Ainsi, cet état peut être développé à tout âge par tout individu. Il peut aussi s’accompagner d’autres syndromes comme des autres phobies, des troubles obsessionnels compulsifs (TOC) ou de la dépression.

Quels sont les symptômes de l’agoraphobie ?

L’agoraphobie peut être très invalidante et se manifester de façon plus ou moins intense selon les situations et les personnes. En général, l’angoisse se traduit sous forme de crises d’angoisse ou « attaques de panique » qui paralysent en quelques minutes. Ce type de crise peut survenir partout et à tout moment, même si certaines situations sont favorables à son déclenchement (foule, petits espaces…). Si vous ressentez au moins 4 des 13 symptômes suivants, cela signifie que vous faites probablement une attaque de panique.

Palpitations, rythme cardiaque accéléré
Transpiration, bouffée de chaleur
Engourdissements, picotements
Tremblements 
Frissons
Étouffement, souffle coupé
Douleur thoracique ou douleur abdominale
Nausée
Vertige, sensation d’évanouissement
Déréalisation (perte de contact avec le réel, impression d’être « dans un film »)
Dépersonnalisation (perte de contact avec soi, impression d’être « dans un film »)
Peur de devenir fou
Peur de mourir

À l’exception des personnes présentant des pathologies particulières (déficients cardiaques, asthmatiques…), les crises ne présentent au demeurant aucun danger pour la santé ou la vie du sujet. Néanmoins, les victimes comparent ces épisodes à la sensation de mourir et craignent de faire un malaise et qu’on ne puisse pas leur porter secours.

Chiffres : combien de personnes sont agoraphobes en France ?

L’agoraphobie touche 0,6 % et 1,8 % de la population française. Ce type de trouble apparaît souvent chez l’adolescent et le jeune adulte. Mais les enfants ou les personnes plus âgées peuvent également déclencher une première attaque. La fréquence est très variable : certains peuvent avoir une attaque de panique tous les ans voire plus, d’autres trois à quatre attaques par semaine.

Plus la personne atteinte consulte tôt, meilleures sont ses chances de rétablissement.

Test du DSM5 : comment pose-t-on le diagnostic d’une agoraphobie ?

N’attendez pas de ne plus être capable de faire vos activités habituelles pour consulter votre médecin traitant et/ou un psychiatre qui pourra vous aider à faire le diagnostic et vous proposer des solutions pour vous aider. Il n’existe pas de tests particuliers pour diagnostiquer l’agoraphobie. Seul un professionnel de santé (médecin traitant ou psychiatre) peut faire le diagnostic en se basant sur les critères du DSM 5 (la 5e Edition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux).  Pour répondre aux critères diagnostiques de la DSM-5, les patients doivent avoir une peur ou une anxiété marquées et persistantes (supérieur ou égal à 6 mois) à propos d’au moins deux des situations suivantes :

  • Utiliser les transports publics
  • Être dans des espaces ouverts (par exemple parking, marché)
  • Être dans un lieu clos (par exemple magasin, théâtre)
  • Faire la queue ou se trouver au milieu de la foule
  • Etre seul à l’extérieur de la maison

La peur doit impliquer des pensées selon lesquelles s’échapper de la situation pourrait être difficile ou selon lesquelles les patients ne recevraient aucune aide s’ils étaient paralysés par la peur ou par une attaque de panique. En outre, tous les éléments suivants doivent être présents :

  • Les mêmes situations déclenchent presque toujours de la peur ou une anxiété.
  • Les patients évitent activement la situation et/ou ont besoin de la présence d’un compagnon.
  • La peur ou l’anxiété est hors de proportion avec la menace réelle (en tenant compte des normes socioculturelles).
  • La peur, l’anxiété et/ou l’évitement causent une détresse importante ou significative qui nuit au fonctionnement social ou professionnel.

Quel est le traitement pour soigner l’agoraphobie ?

L’agoraphobie est une maladie qui se soigne. Les traitements reconnus permettent aux personnes atteintes de reprendre le contrôle sur leur vie et leurs activités quotidiennes. Plus la personne atteinte consulte tôt, meilleures sont ses chances de rétablissement. Dans la majorité des cas, elle se traite efficacement par une psychothérapie, par des médicaments, ou par une combinaison de ces 2 traitements. La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est la thérapie de référence de l’agoraphobie.  Toujours en complément de la psychothérapie (qui doit rester le premier traitement de l’agoraphobie), différents médicaments peuvent être prescrits par le médecin pour traiter le trouble panique, notamment les antidépresseurs et les anxiolytiques.

La TCC est-elle efficace pour soigner l’agoraphobie ?

La thérapie cognitive et comportementale est très efficace dans la prise en charge des peurs et phobies. Elle vise à modifier les pensées et les comportements problématiques de la personne et à les remplacer par des pensées et des réactions appropriées à la réalité. L’apprentissage de la relaxation, et l’accompagnement du patient par le thérapeute en situation anxiogène permettent de faire disparaitre les crises progressivement.

Quels sont les remèdes naturels pour soulager une agoraphobie ?

Comme pour tout trouble anxieux, des traitements naturels peuvent être efficaces sur l’agoraphobie, en complément d’une prise en charge psychologique et médicale si nécessaire. L’aide d’un homéopathe peut être utile : Aconitum Napellus 15 à 30 CH (3 granules) ou Gelsenium 15 CH (3 à 5 granules) en cas de crise et Gelsenium 9 CH comme traitement de fond, tout comme l’argentum Nitricum 9 CH (3 granules 3 fois par jour). Certaines plantes comme la valériane, la passiflore ou l’aubépine peuvent aussi être utiles sur la crise ou en traitement de fond, tout comme l’hypnose, la sophrologie, l’acupuncture, le yoga ou la méditation par exemple.


Source : JDF Santé