« Une opacité pulmonaire est un terme radiologique utilisé lorsque nous constatons une anomalie sur la radio ou le scanner. Le poumon est normalement rempli d’air et apparait noir sur une radiographie. Quand il y a une opacité, il y a une tache grise ou blanche sur la radiographie, cela signifie que le poumon perd sa transparence normale » informe Dr Samia Boussouar, radiologue dans le service d’Imagerie Cardiovasculaire et Thoracique (ICT) – Hôpital Universitaire Pitié-Salpêtrière Groupe hospitalier, exerçant également au centre d’imagerie médicale de l’ouest parisien (CIMOP) et membre de la Société d’Imagerie Thoracique (SIT). Lorsqu’il y a présence d’eau (œdème), d’un nodule, d’une infection, le poumon perd son aération normale et une opacité peut être visible.
Quelles sont les causes d’une opacité pulmonaire ?
L’opacité pulmonaire est une image anormale du poumon qui peut avoir plusieurs causes.
► « Dans un contexte aigu, une opacité pulmonaire peut avoir des causes infectieuses comme la grippe, la Covid-19, une infection bactérienne (à Pneumocoque par exemple) ou fongique -due à un champignon) » informe le Dr Boussouar. Elle cite l’exemple des opacités pulmonaires dues au Covid-19. « Lors de la pandémie de Covid-19, lorsque nous ne pouvions pas avoir assez rapidement les résultats d’un test PCR, nous faisions un scanner et celui-ci montrait des opacités typiques du Covid » explique-t-elle.
► Hors d’un contexte infectieux, une opacité pulmonaire peut avoir des causes tumorales ou plus rarement être due à une maladie auto-immune. Elle peut aussi avoir une cause cardiaque (qui entraîne un œdème pulmonaire). « En fonction de la localisation, de la forme, de l’étendue (focale ou très diffuse), de certaines caractéristiques évoquant certains germes, du nombre d’anomalies présentes et du contexte (fièvre), nous évoquons un diagnostic » indique la radiologue.
Quels sont les symptômes d’une opacité pulmonaire ?
Toute opacité peut se manifester par des symptômes respiratoires comme une toux, un essoufflement important (dyspnée), des expectorations (sales, sanglantes) ou se manifester par des signes extra-pulmonaires qui dépendent de la cause comme de la fièvre dans un contexte infectieux, une perte de poids dans un contexte de cancer, des œdèmes des membres inférieurs dans une cause cardiaque… Le diagnostic peut aussi être fortuit. « Le poumon ne fait pas mal, aussi une opacité pulmonaire ne se traduit pas par des douleurs. Le seul cas dans lequel une opacité pulmonaire occasionne une douleur c’est lorsque l’opacité se trouve au contact de la plèvre (enveloppe qui entoure le poumon), quelle que soit sa cause » informe la radiologue. Le contexte d’une opacité pulmonaire est donc très important.
Est-ce un signe de cancer ?
« Un cancer du poumon s’exprime toujours sous forme d’opacité pulmonaire sur un scanner mais peut ne pas être visible sur une radiographie » informe la radiologue. Mais toute opacité pulmonaire n’est pas signe de cancer du poumon. « Là-encore, le contexte est important. Si cette opacité pulmonaire est constatée chez une personne fumeuse, qui a des antécédents de cancer nous craignons un cancer du poumon ou la présence de métastases pulmonaires » indique le Dr Samia Boussouar.
Comment pose-t-on le diagnostic d’une opacité pulmonaire ?
Une opacité pulmonaire n’est pas une maladie. Une opacité pulmonaire est une image radiographique. « C’est un terme utilisé lorsqu’une radiographie pulmonaire ou un scanner thoracique sont effectués » indique le Dr Boussouar. C’est la traduction d’une maladie (infection, cancer…).
Quel traitement pour soigner une opacité pulmonaire ?
Le traitement d’une opacité pulmonaire dépend de la cause de celle-ci. « Cela demande d’investiguer cette opacité, en premier lieu par un examen médical méticuleux qui va guider les examens complémentaires (prise de sang qui donne des arguments en faveur d’une infection par exemple), parfois une fibroscopie, avec ponction éventuelle et analyse histologique » informe le Dr Boussouar. Si sa cause est une infection bactérienne celle-ci est traitée par des antibiotiques. « Une opacité pulmonaire due à une infection ou d’origine cardiaque peut être une urgence médicale« précise la radiologue. Si l’opacité pulmonaire semble cancéreuse, un bilan est nécessaire avant de décider du traitement.
Merci au Dr Samia Boussouar, radiologue dans le service d’Imagerie Cardiovasculaire et Thoracique (ICT) – Hôpital Universitaire Pitié-Salpêtrière Groupe hospitalier
Vous souhaitez partir en vacances, en France, en Europe ou ailleurs en ce début d’année 2023 ou pour les vacances d’hiver ? C’est possible ! Comme expliqué sur le site du ministère de l’Intérieur, depuis le 1er août 2022, les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du pass sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance. Il n’y plus besoin de justifier son voyage avec un « motif impérieux« . Enfin, les voyageurs n’ont plus à présenter d’attestation sur l’honneur de non contamination et d’engagement à se soumettre à un test antigénique ou un examen biologique à l’arrivée sur le territoire national. Même chose pour les déplacements entre la métropole et chacun des territoires ultramarins. En revanche, certains pays étrangers sont susceptibles de conserver des mesures et formalités spécifiques pour l’accès à leur territoire.
Quelles sont les règles de voyage actuelles en France ?
Vous pouvez circuler sans problème partout en France (aller d’une région à une autre par exemple). Pour les personnes venant de l’étranger, le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières françaises est levé, conformément à la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la Covid-19. En conséquence, depuis le 1er août2022, les règles précédemment appliquées aux voyageurs à destination de la France ne s’appliquent plus. Il en va de même pour les déplacements entre la métropole et chacun des territoires ultramarins (Guadeloupe, Martinique…).
Faut-il un pass sanitaire pour entrer et sortir de France ?
Depuis le 1er août 2022, la présentation du pass sanitaire ne peut plus être exigée en France, quel que soit le pays ou la zone de provenance. En revanche, les Etats étrangers sont susceptibles de conserver des mesures et formalités spécifiques pour l’accès à leur territoire. Ces conditions sont vérifiables sur France-Diplomatie.
Faut-il un masque dans l’avion ?
Le port du masque chirurgical ou de type FFP1, 2, 3 (sans valve) peut être obligatoire à bord ou à l’aéroport selon votre pays de départ ou de destination. Pour les compagnies espagnoles par exemple, le masque est obligatoire à bord de l’avion. Veuillez vérifier la réglementation pour votre voyage avant le départ, conseille Air France.
Certains pays demandent un schéma vaccinal complet, c’est quoi ?
L’attestation de vaccination n’est plus nécessaire pour voyager en France ou pour regagner l’Hexagone. Elle peut cependant être demander par certains pays.
Pour le vaccin Janssen, le schéma initial est complet 28 jours après l’administration d’une dose.
Pour les autres vaccins (Pfizer/Comirnaty,Moderna, AstraZeneca/Vaxzevria/Covishield), le schéma initial est complet 7 jours après l’administration d’une 2e dose. Une infection à la Covid-19 équivaut à l’administration de l’une de ces 2 premières doses.
Certains vaccins ne sont pas autorisés par la Commission européenne ou ne sont pas reconnus par l’Agence nationale de sécurité des médicaments. Pour autant, ils sont autorisés par l’Organisation mondiale de la santé. Pour ceux-là et à condition que toutes les doses requises aient été reçues, le délai est de 7 jours après l’administration d’une dose complémentaire d’un vaccin ARN messager bénéficiant d’une telle autorisation ou reconnaissance. Pour que le schéma demeure complet, un rappel peut être nécessaire.
Quelles sont les conditions de voyage en Espagne ?
Toutes les restrictions aux déplacements vers l’Espagne par voie terrestre, aérienne ou maritime sont levées pour les passagers en provenance de l’Union Européenne ou pays associés Schengen.
L’ensemble du territoire espagnol est soumis aux règles de la « nouvelle normalité », qui prévoient notamment :
le port du masque obligatoire pour toute personne de plus de 6 ans dans les établissements de santé, y compris les pharmacies, dans les résidences pour personnes âgées ainsi que dans tous les transports publics ;
le respect des gestes barrières.
Quelles sont les conditions de voyage en Italie ?
Si vous arrivez de France, l’entrée sur le territoire italien n’est pas soumise à la présentation d’une preuve de vaccination ou de guérison, ni d’un test. Le passenger locator form (PLF) n’est plus requis depuis le 1er mai 2022.
Le port du masque reste obligatoire dans certains lieux :
masque FFP2 dans les transports (sauf aérien), y compris dans les taxis ;
masque (FFP2 ou chirurgical, au choix) dans les établissements de santé, les établissements d’hébergement pour personnes âgées, les hôpitaux et les structures sanitaires.
Dans les cas où le port du masque est obligatoire, en sont exemptées les personnes suivantes :
les enfants de moins de six ans ;
les personnes présentant une pathologie ou un handicap incompatible avec le port d’un masque ;
les personnes pratiquant des activités sportives.
Important : Un ressortissant français positif en Italie est soumis aux règles sanitaires italiennes et doit respecter un isolement strict dont la durée diffère selon les cas et les variants. Celui-ci peut aller de 7 à 21 jours pour les positifs de longue durée et ne peut être interrompu qu’avec l’autorisation des autorités sanitaires locales.
Quelles sont les conditions de voyage au Portugal ?
Depuis le 1er juillet 2022, vous n’avez plus besoin d’un certificat de vaccination COVID-19 ou d’un test COVID-19 négatif pour entrer au Portugal. Il n’existe aucune restriction sanitaire pour entrer sur les îles de Madère et des Açores. L’obligation du port du masque est maintenue :
dans les lieux où les personnes qui les fréquentent sont particulièrement vulnérables (établissements et services de santé, établissements d’hébergement, foyers ou services de maintien à domicile pour les populations vulnérables ou les personnes âgées, et unités de soins de longue durée) ;
dans les lieux caractérisés par une utilisation intensive (transports publics de passagers, y compris le transport aérien, le transport de passagers en taxi ou TVDE (Uber).
Quelles sont les conditions de voyage au Maroc ?
Depuis le 30 septembre 2022, toutes les restrictions sanitaires (présentation du pass vaccinal ou d’un test PCR négatif) à l’entrée sur le territoire marocain sont levées. Seule la fiche sanitaire du passager (https://www.onda.ma/form.php) dûment renseignée doit être présentée à l’arrivée au Maroc.
Quelles sont les conditions de voyage en Grèce ?
Depuis le 1er mai 2022, la Grèce a suspendu ses restrictions d’entrée sur son territoire depuis l’étranger quel que soit le pays d’origine. Aucun document sanitaire (certificat de vaccination ou de guérison), aucun test de dépistage n’est requis pour l’embarquement ou le passage des frontières. Les conditions d’accès direct aux îles grecques depuis l’étranger sont identiques aux conditions d’entrée sur le continent.
Quelles sont les conditions de voyage pour aller au Japon ?
C’est de nouveau possible d’aller au Japon. Mais avec certaines conditions. Comme expliqué sur le site de France Diplomatie. Depuis le 11 octobre 2022, l’entrée sur le territoire japonais pour un court séjour ne dépassant pas 90 jours ne nécessite plus l’obtention préalable d’un visa pour les ressortissants français. En revanche, pour un long séjour de plus de 90 jours, il y a toujours une obligation de visa. Pour entrer au Japon, depuis le 7 septembre, la présentation d’un résultat de test PCR négatif réalisé moins de 72 heures avant le vol n’est plus requise pour les voyageurs disposant d’un schéma vaccinal complet (3 doses ; les vaccins autorisés sont les vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Janssen – 2 doses uniquement – , Novavax et Covaxin/Bharat Biotech). Les informations (nom et prénom(s), date de naissance, nom du vaccin, date de vaccination et nombre de doses) des certificats de vaccination doivent être rédigées (ou traduites) en japonais ou en anglais. Cette mesure concerne uniquement les voyageurs en provenance de pays/régions où la circulation du variant est prépondérante (cas de la France). Une attestation de test PCR négatif de moins de 72 heures reste toutefois obligatoire pour les personnes ne pouvant justifier d’un tel schéma vaccinal. Seul le modèle d’attestation édité par le ministère de la santé du Japon doit être utilisé dans ce cas.
► Les voyageurs sont invités à renseigner en ligne, préalablement à leur entrée sur le territoire japonais, les informations demandées par les autorités japonaises dans le cadre de la procédure Fast Track et sur le site Visit Japan Web afin de faciliter les contrôles à leur arrivée sur le territoire japonais.
Quelles sont les conditions de voyage aux USA ?
Depuis le 8 novembre 2021, les voyageurs de 18 ans et plus à destination des États-Unis par voie aérienne doivent obligatoirement présenter une preuve de vaccination complète contre le Covid-19 pour être autorisés à embarquer, sauf s’ils sont de nationalité américaine, résidents légaux permanents ou immigrants et quelques autres exceptions très limitées. Les transits par le territoire américain sont également concernés par cette obligation vaccinale. Par ailleurs, tous les voyageurs devront remplir, avant de voyager, une attestation relative à leur statut vaccinal.
Quelles sont les conditions de voyage au Canada ?
Les ressortissants étrangers entièrement vaccinés peuvent se rendre au Canada sans justifier d’un « motif essentiel » et sont exemptés de quarantaine à leur arrivée s’ils respectent toutes les exigences nécessaires :
être entièrement vaccinés au sens des autorités canadiennes (les personnes rétablies de la COVID-19 et n’ayant reçu qu’une dose de vaccin ne sont pas considérées comme entièrement vaccinées : voir sur le site du Gouvernement du Canada) ;
être asymptomatiques. Les ressortissants étrangers présentant des symptômes ou ayant obtenu un résultat positif lors d’un test de dépistage moins de 11 jours avant leur arrivée se verront refuser l’entrée au Canada et pourront être placés en isolement au Canada avant d’être expulsés (voir sur le site du Gouvernement du Canada) ;
soumettre les informations obligatoires au moyen d’ArriveCAN, y compris une preuve de vaccination en anglais ou en français ainsi qu’un plan de mise en quarantaine dans les 72 heures précédant l’arrivée au Canada ;
se soumettre à un test moléculaire de dépistage de la COVID-19 à l’arrivée s’ils sont sélectionnés au hasard , après le 30 juin 2022 (voir site du Gouvernement du Canada) ;
détenir une autorisation de voyage électronique (AVE) ou un visa correspondant à la raison de son séjour (étude, travail…).
Dans certains cas, les personnes se rendant au Canada pour des motifs humanitaires (soutien à un proche gravement malade, fin de vie, funérailles) peuvent demander une exemption (cf. site d’Immigration Canada). Ces voyageurs non entièrement vaccinés doivent également se soumettre à un 2ème test PCR à leur arrivée au Canada, ainsi qu’à un autre test 8 jours plus tard.
Pour les voyageurs non vaccinés, il est possible de transiter par le Canada pour rejoindre une destination en pays tiers (y compris Saint-Pierre-et-Miquelon) à condition d’être muni d’un titre de voyage valide (autorisation de voyage électronique en cas de dispense de visa) et de ne pas quitter la zone de transit international de l’aéroport canadien où la correspondance est effectuée (pas de possibilité de connexion entre deux aéroports canadiens : arrivée et départ dans le même aéroport). Lorsqu’aucun autre itinéraire n’est possible, les passagers peuvent passer jusqu’à 24 heures en transit mais les nuitées en auto-isolement dans les hôtels des aéroports ne sont permises qu’à Toronto-Pearson. Pour les voyageurs qui transitent par les aéroports de Montréal, Vancouver et Calgary, les vols de correspondance doivent impérativement avoir lieu dans le même jour d’exploitation.
Quelles sont les conditions de voyage au Brésil ?
L’arrêté interministériel n°678 du 12 septembre 2022prévoit que pour entrer sur le territoire brésilien, il convient sauf pour les enfants de moins de 12 ans, les transporteurs, les équipages d’avions, les résidents frontaliers des cités jumelles, et les personnes en situation de vulnérabilité du fait d’une crise humanitaire.:
soit de présenter une preuve de schéma complet de vaccination contre le Covid19 (en langues portugaise, ou espagnole, ou anglaise, comportant le nom du voyageur, la référence du vaccin injecté, et les dates de vaccination nécessairement antérieures de 14 jours à la date d’embarquement),
soit de présenter un résultat négatif ou indétectable de test antigène ou RT-PCR, réalisé un jour avant l’embarquement.
L’entrée sur le territoire national des voyageurs ayant eu le Covid-19 au cours des 90 (quatre-vingt-dix) derniers jours, à compter de la date d’apparition des symptômes, et qui sont asymptomatiques et persistent avec le test RT-PCR ou test antigénique détectable pour le Covid-19, sera autorisée sur présentation des documents suivants :
2 (deux) résultats de RT-PCR détectables, avec un intervalle d’au moins 14 (quatorze) jours, le dernier étant réalisé 1 (un) jour avant l’embarquement ; et,
Certificat médical avec la signature du médecin responsable, attestant que la personne est asymptomatique et apte à voyager, incluant la date du voyage.
Les attestations de rétablissement du Covid19 ne sont pas admises en substitution du certificat de vaccination ou du test.
Quelles sont les conditions de voyage au Royaume-Uni ?
Depuis le 18 mars 2022, il n’est plus nécessaire de justifier d’un schéma vaccinal complet ou de présenter le résultat d’un test négatif, ni de compléter le « passenger locator form ». Les voyageurs européens doivent disposer d’un passeport valide pour entrer au Royaume-Uni. Seuls les résidents bénéficiaires de l’Accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, éligibles au (pre)settled status, pourront continuer à utiliser une carte d’identité jusqu’en 2025.
Quelles sont les conditions de voyage en Tunisie ?
Il est très vivement recommandé aux voyageurs de plus de 18 ans se rendant en Tunisie d’avoir achevé leur schéma vaccinal contre le Covid-19 avant leur départ.
Depuis le 27 mai 2022 :
a. Les voyageurs vaccinés de plus de 18 ans doivent :
présenter le certificat de leur schéma vaccinal complet contre la Covid-19 ;
se soumettre aux tests de dépistage aléatoires qui seront réalisés à l’arrivée. Les personnes positives devront appliquer un auto-isolement de 5 jours, qui peut être prolongé à 7 jours en cas d’apparition des symptômes.
b. Les voyageurs de plus de 18 ans non vaccinés ou présentant un schéma vaccinal incomplet y compris ceux n’ayant reçu qu’une seule dose de vaccin (pour les vaccins à deux injections) entrant en Tunisie doivent :
présenter un test PCR négatif à la Covid-19, portant un QR code, réalisé moins de 48 heures avant le premier embarquement ou un test antigénique (TDR-Ag) négatif, portant un QR code, réalisé moins de 24 heures avant le premier embarquement (les auto-tests ne sont pas reconnus) ;
se soumettre aux tests de dépistage aléatoires à l’arrivée.
c. Les voyageurs de moins de 18 ans sont exemptés de l’obligation de test ou de vaccination.
Mesures en vigueur en Tunisie : un pass vaccinal est exigible pour accéder aux lieux publics pour toutes les personnes de plus de 18 ans. Le pass sanitaire européen est reconnu par les autorités tunisiennes.
Sources :
Voyages depuis et vers l’étranger. Gouvernement.fr. 1er août 2022.
« En naturopathie, la toux est liée à une inflammation du nerf pneumogastrique, le plus souvent lié à des troubles digestifs ou une mauvaise digestion, explique d’emblée Lucille Delaplace, naturopathe. Cela provoque une chute du système immunitaire et nous devenons plus fragile face aux virus, par exemple. Les huiles essentielles (HE) sont un excellent moyen d’apaiser la toux, mais en accompagnement, il est très important de surveiller l’alimentation et la digestibilité des aliments entre eux ».Ravintsara, Thym, Eucalyptus… Quelles sont les meilleures ? Pour la toux sèche ? Grasse ? Nocturne ? Comment les utiliser sans risque ?
Quel est l’intérêt de l’huile essentielle de ravintsara contre la toux ?
L’huile essentielle de ravintsara peut soulager la toux grasse en cas de bronchite, rhinopharyngite, sinusite ou rhume. « Elle est antivirale, anti-infectieuse et calme l’inflammation des muqueuses qui peuvent provoquer des secrétions excessives. Elle est donc aussi expectorante », indique notre interlocutrice.Elle favorise également le sommeil encas d’insomnie ou bien de toux persistante voire sèche.
► Conseils d’utilisation : « En cas d’infection des voies respiratoires, mettez quelques gouttes en friction sur le haut du thorax et le haut du dos en synergie avec d’autres huiles essentielles (Eucalyptus radié, Inule, Laurier noble) ».
► Contre-indications : Attention : L’HE de Ravintsara est à éviter pour les asthmatiques !
Quel est l’intérêt de l’huile essentielle de tea tree contre la toux ?
L’HE de tea tree est recommandée dans le traitement de la plupart des infections ORL à l’origine d’épisodes de toux grasse : sinusite, rhume, bronchite, laryngite, pharyngite, rhinopharyngite. « Antibactérienne, elle peut être utilisée pour éviter la surinfection bactérienne notamment en cas de bronchite ou de rhinopharyngite », note Lucille Delaplace. Le tea tree figure parmi les plantes les plus répandues en aromathérapie.
► Conseils d’utilisation : « Privilégiez une application par voie cutanée. Utilisez quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé en massage sur la peau, 3 fois par jour pendant 5 à 6 jours ».
Quel est l’intérêt de l’huile essentielle d’eucalyptus contre la toux ?
On distingue deux types d’HE d’eucalyptus.
« L’HE d’eucalyptus radiata (radié) est expectorante, très antivirale, antibactérienne et anti inflammatoire, poursuit la thérapeute. On l’utilise en cas de rhinopharyngites, grippe, otite, sinusite, bronchite, toux associée à la fatigue et frilosité ». Elle permet également de prévenir la contagion.
« L’HE d’eucalyptus globulus est très indiquée en cas de bronchites, de toux grasses, de bronchites asthmatiformes, de grippe et de rhume ». Les vertus décongestionnantes et expectorantes de la plante permettent d’éliminer plus rapidement les sécrétions des bronches.
► Conseils d’utilisation :
Infections bronchiques et pulmonaires : en onction sur la poitrine, le dos, la gorge, la nuque, diluée dans une huile végétale (20% max.)
Grippe, infections hivernales : pratiquer des inhalations 2 à 3 fois par jour, entre 10 et 15 mn chacune, avec Eucalyptus globulus (2 gouttes) associée à Melaleuca quinquenervia (Niaouli, 2 gouttes) et Pinus sylvestris (Pin sylvestre, 2 gouttes)
► Contre-indications : « L’Eucalyptus globulus a sensiblement les mêmes propriétés que l’eucalyptus radié, mais attention car il ne convient pas aux enfants ».
Quel est l’intérêt de l’huile essentielle de thym contre la toux ?
Les principes actifs de l’huile essentielle de thym ont des vertus expectorantes qui permettent de dégager les voies respiratoires et d’apaiser la toux. « Privilégiez le thym à thujanol ou à linalol, insiste notre interlocutrice. C’est un excellent antiinfectieux et antibactérien agissant dans toutes les infections ORL ». Cette HE est immunostimulante. « Le thym Serpolet (Thymus serpyllum) peut aussi agir dans les toux allergiques, l’asthme. Il est antihistaminique, antibactérien et antiviral« .
► En infusion : 1 à 2 grammes de plante dans une tasse d’eau bouillante, plusieurs fois par jour.
► En sirop : se référer à la notice. La quantité et la fréquence d’absorption dépend de la concentration du sirop de thym en principes actifs. A noter : des études cliniques ont démontré l’efficacité du sirop de thym pour diminuer l’intensité de la toux grasse. L’OMS confirme et reconnaît l’usage du thym dans le traitement de l’infection.
► Par inhalation : une goutte d’huile essentielle de thym dans un bol d’eau chaude.
Quel est l’intérêt de l’huile essentielle de menthe poivrée ?
« Contre la toux grasse, je conseille l’Hyssopus officinalis var. decumbens (Hysope couchée) et le Myrte (Myrtus Communis), car elles sont anti catarrhales et expectorantes, reconnait la naturopathe. Si l’encombrement est très fort, on peut l’associer à Eucalyptus radiata, Niaouli et Hyssopus Off var. Decumbens« .
► Conseils d’utilisation : En cas d’encombrement des bronches ou asthme non allergique, 2-3 gouttes en frictions sur le thorax et le haut du dos, diluée dans une huile végétale, associée à d’autres huiles essentielles.
► En diffusion ou 2-3 gouttes à respirer sur un mouchoir, en cas d’encombrement des sinus et des bronches ou en cas d’angoisses. « Soit on demande une préparation à son pharmacien, soit on frictionne le thorax, la poitrine et la plante des pieds avec 2 à 3 gouttes de chaque dans une cuillère à soupe d’huile végétale de Nigelle par exemple « .
► Si la toux est productive, voici une recette d’inhalation aux propriétés anti-infectieuses et expectorantes. « Pour une inhalation, versez dans le bol d’eau chaude : 3 gouttes d’HE d’eucalyptus radié + 2 gouttes d’HE de lavande fine + 1 goutte d’HE de pin + 1 goutte d’HE de myrte« .
Quelle la meilleure HE contre la toux sèche ?
« Contre la toux sèche, je propose de l’HE Inula helenium (l’Aunée) et/ou l’HE Cupressus sempervirens (Le Cyprès) en application sur le thorax et le dos ».
► En voie externe : 1 à 2 gouttes diluées sur la poitrine
► En inhalation : 1 goutte dans un bol d’eau chaude à renouveler si bien tolérée.
► Si la toux est sèche, voici une recette d’inhalation anti-inflammatoire, antitussive et antispasmodique. Pour une inhalation, versez dans le bol d’eau chaude : 3 gouttes d’HE d’eucalyptus radié + 2 gouttes d’HE de lavande fine + 1 goutte d’HE de cyprès + 1 goutte d’HE de niaouli ».
► Contre-indication : Attention : le cyprès est déconseillé en cas de mastoses (œstrogène-like)
Quelle la meilleure HE contre la toux nocturne ?
« L’HE Ravintsara (Cinnamomum camphora ct cineole) est efficace contre la toux nocturne, répond Lucille Delaplace. En application par voie cutanée avec une huile végétale, le soir sur le plexus solaire et la plante des pieds. On peut l’associer à de l’HE d’Helichryse (Helichrysum bracteiferum), qui est calmante et réconfortante . En frictions ou onctions locales et / ou en olfaction ou en inhalation humide.
Quelle est la meilleure HE en diffusion contre la toux ?
« L’HE d’eucalyptus Radié est la plus efficace en diffusion contre la toux, reprend notre thérapeute. Soit en micro-diffuseurs, diffuseurs par ventilation, par brumisation ou chaleur douce ».
► Dans votre diffuseur ou sur un mouchoir, vous pouvez mettre 1 à 2 gouttes de HE Pin sylvestre + Eucalyptus radiata + Arbre à thé + Niaouli.
► Attention : cette huile essentielle peut provoquer des réactions allergiques chez les asthmatiques.
Quelle est la meilleure HE en inhalation contre la toux ?
« L’HE d’eucalyptus globulus est la plus efficace en inhalation contre la toux« , poursuit Lucille Delaplace.
► Soit en stick inhalateur (disponible en pharmacie ou en boutique spécialisée). « De nombreux modèles sont fournis avec mèches. Préférez ceux avec des mèches grosses et larges en coton. Pour l’utiliser, il suffit de dévisser la partie basse du stick, de déposer quelques gouttes d’HE sur la mèche, de l’insérer puis de revisser ».
► Soit en inhalation humide par vapeur : Versez quelques gouttes d’huiles essentielles dans un inhalateur (ou dans un bol) sur de l’eau frémissante (90 °C). Veillez à poser l’inhalateur bien à plat. Patientez 2 à 3 minutes, fermez les yeux (il est important de bien protéger les yeux) et penchez-vous au-dessus de l’inhalateur sans vous brûlez, une serviette sur la tête, de façon à respirer un maximum de vapeur « . Gardez la tête sous la serviette pendant une dizaine de minutes.
► Précautions : Attention, cette huile essentielle ne convient pas aux bébés. « Pour rappel, les HE ne se prennent JAMAIS pures, sur un sucre, sur de la mie de pain, dans de l’eau, dans une tisane ou encore moins sur du miel (Risque de brûlure des muqueuses). Elles se prennent sur un excipient huileux (huile végétale) ou alcool à 90°C, disper, labrafil, sirop de papaïne, tixosil ou suppositoire ». Demandez conseil sur le choix de l’excipient à votre pharmacien.
Merci à Lucille Delaplace, naturopathe, spécialiste en micronutrition et chrononutrition à Brive la Gaillarde et Charleville Mézières, et membre du réseau Médoucine.
Définition : qu’appelle-t-on une boisson énergisante ?
D’après l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (ANSES), les boissons énergisantes se présentent comme des boissons possédant des propriétés stimulantes tant au niveau physique qu’intellectuel. « Elles vont favoriser l’augmentation de l’énergie, de la concentration et permettent de rester éveillé. Ce sont des boissons qui ont un effet coup de boost« , explique Valentin Burduche, diététicien-nutritionniste au centre Rééducation Nutritionnelle Psycho-Comportementale de Nancy.
Quelle est la composition des boissons énergisantes ?
On retrouve dans les boissons énergisantes des ingrédients comme la caféine qui joue un rôle d’excitant. La quantité de caféine intégrée par les industriels dans ces boissons se situe actuellement autour de 210 mg/L. Une canette de 25 cl de boisson énergisante contient environ 80 mg de caféine, soit l’équivalent d’une tasse de café. Ces boissons contiennent aussi de la taurine, « un acide aminé censé être un « stimulant », explique le praticien, en réalité l’European Food Safety Authority, ainsi que la Commission européenne, ont décrété que les produits à base de taurine ne peuvent pas prétendre retarder la fatigue ou améliorer une performance physique« . La taurine améliore l’absorption et l’assimilation de la caféine, « elle ne booste pas les performances, c’est du marketing« , dénonce Valentin Burduche. On retrouve également une grande quantité de sucre ou d’édulcorants ainsi que plusieurs vitamines comme les B5, B6, B9, B12.
« Les boissons énergétiques sont spécialement conçues pour répondre aux besoins des sportifs »
Est-ce la même chose qu’une boisson énergétique ?
« Non », répond clairement le diététicien-nutritionniste. « Il ne faut pas les confondre, les boissons énergétiques sont spécialement conçues pour répondre aux besoins des sportifs en apportant les nutriments éliminés par la transpiration. » Les boissons énergétiques sont composées d’eau, de sucres et de sels minéraux ainsi que de vitamines.
Est-il bon de boire des boissons énergisantes ?
« Comme pour le reste, il faut en consommer avec modération« , préconise le diététicien. Si l’on recherche un effet coup de boost, « mieux vaut prendre un café noir avec deux sucres ». Un café noir contient plus de caféine qu’une boisson énergisante, environ 113mg/250 mL contre 80mg/250 mL pour une boisson en grandes surfaces. « En plus de la caféine, le sucre donne ce coup de fouet mais il favorise le surpoids« . Si vous préférez votre café sans sucre, c’est encore mieux pour la ligne. Une boisson énergétique contient environ 15 à 20 grammes de sucres pour 110 calories, alors que deux carrés de sucres font 8 grammes pour environ 40 calories,
Quels sont les dangers des boissons énergisantes pour la santé ?
Plusieurs effets indésirables ont été recensés avec la consommation des boissons énergétiques « comme les problèmes cardiaques (hypertension, arythmie, tachycardie…), troubles du comportement (irritabilité, insomnie, anxiété..), rapporte le nutritionniste. Ces problèmes sont d’autant plus fréquents lorsqu’on associe une boisson énergisante à de l’alcool, cela rend ce cocktail particulièrement néfaste. Il faut également éviter d’en consommer avant le sport, c’est une erreur très répandue« . Comme le rappelle la DGCCF, « ces modes de consommation pourraient être associés à des risques cardio-vasculaires lors d’exercices physiques intenses et à une perception amoindrie des effets de l’alcool, ce qui pourrait amener à consommer plus d’alcool ou à prendre des risques non mesurés« . Il y a également des risques liés à l’addiction en raison des concentrations de caféine et de sucre. Mais le praticien tempère, « les boissons sans sucre sont parfois plus nocives car elles contiennent plus d’édulcorants et conservateurs pour corriger l’acidité« .
Quelles sont les contre-indications des boissons énergisantes ?
Les boissons énergisantes sont contre-indiquées chez les personnes dites sensibles, comme les femmes enceintes, les personnes épileptiques, ayant des problèmes cardiovasculaires ainsi que les personnes diabétiques (elles favorisent les pics de glycémie). « Les adolescents ne sont pas plus à risque, en revanche ces boissons sont à proscrire chez les enfants en raison de leur taux de sucre élevé et de la caféine » recommande Valentin Burduche.
Combien en boire maximum par semaine ?
Tout dépend de l’hygiène de vie, du métabolisme et de la pratique sportive. Si le Canadian Journal of Cardiology recommande une boisson par jour, Valentin Burduche rappelle que « les sucres rapides ne doivent pas dépasser plus de 10% des calories totales quotidiennes, cela représente environ 50g/jour (toutes sources de sucres cumulées : aliments, boissons…) pour un adulte moyen« . Le maître-mot reste donc la modération.
Merci au diététicien-nutritionniste Valentin Burduche qui exerce au Centre de Rééducation Nutritionnelle Psycho-Comportementale de Nancy
[Mise à jour le 1er février 2023 à 11h22] Chaque jour, 400 personnes meurent en France d’une maladie cardiovasculaire. Ces maladies sont la première cause de décès pour les femmes françaises, rappelle la Fédération Française de Cardiologie (FFC) dans un communiqué du 1er février 2023. « La première étape pour réduire ses facteurs de risque est de connaître son état afin d’agir en conséquence » explique-t-elle. Elle propose ainsi un test en ligne permettant d’évaluer sa santé cardiovasculaire. Afin d’encourager le grand public à agir tout au long de l’année, la FFC relance un nouveau dispositif, entre le 30 janvier et le 12 mars 2023, avec la rediffusion de 5 films en télévision et une campagne audio.
Quel est votre âge, taille, poids ?
Le questionnaire développé par la Fédération Française de Cardiologie (FFC) est divisée en trois parties afin de déterminer l’état de son cœur :
Mon profil : âge, sexe, poids, taille, hérédité
Mon mode de vie (facteurs de risques) : tabac, alimentation, stress, alcool, activité physique
Mes autres facteurs de risque : hypertension artérielle, augmentation du cholestérol, diabète, syndrome d’apnée du sommeil
En fonction des informations connues et renseignées, l’utilisateur reçoit le bilan de son état de santé cardiovasculaire et des risques associés. Une fonctionnalité permet de modifier certaines informations afin de se projeter sur l’évolution bénéfique pour le cœur d’un changement de comportement. Par exemple, si j’arrête de fumer, je réduis mon risque de X pourcent.
► Si l’utilisateur connait sa pression artérielle systolique, son taux de cholestérol (total et HDL) et peut répondre aux questions alors le test est précis et donne un risque en pourcentage à 10 ans de survenue d’un décès d’origine cardiovasculaire, d’un infarctus du myocarde ou d’un AVC
►Si l’utilisateur ne connait pas ces mesures mais répond aux questions, alors le résultat est qualitatif : risque faible, intermédiaire ou élevé de développement une maladie cardiovasculaire.
Sources :
« Comment va votre cœur ? Si ce n’est pas encore fait, il est encore temps de vous tester en ligne ! » Communiqué de presse, FFC, 1er février 2023.
« Maladies cardiovasculaires : pour changer, il faut se tester ! », 22 septembre 2022, Fédération Française de Cardiologie.
La thrombocytose (aussi appelée hyperplaquettose) correspond à une augmentation du nombre de plaquettes dans le sang. La norme du taux de plaquettes sanguines se situant entre 150 et 400 G/L de sang, on parle de thrombocytose lorsque celui-ci dépasse 450 G/L.
Quelles sont les causes possibles d’une thrombocytose ?
Il y a plusieurs étiologies à la thrombocytose :
elle peut être exceptionnellement familiale
elle peut être réactionnelle à une inflammation
elle peut être due à une carence en fer(dans 90 % des cas)
elle peut être associée à une maladie de la moelle osseuse qui fabrique les plaquettes. On parle alors de thrombocytémie essentielle. « Celle-ci est rare et correspond à une élévation durable des plaquettes. On observe souvent des mutations. Elle correspond à un syndrome myéloprolifératif« , ajoute le Dr Sylvain Choquet, hématologue à la Pitié-Salpêtrière.
La thrombocytose réactionnelle peut apparaître dans certains contextes : stress, effort physique intense. Certaines maladies peuvent aussi être pourvoyeuses de thrombocytose comme les infections bactériennes (25 % des thrombocytoses), lesmaladies inflammatoires articulaires de type polyarthrites chroniques ou de l’intestin : rectocolite hémorragique (RCH)… ou encore les cancers.
Quels sont les symptômes d’une thrombocytose ?
« La plupart du temps, il n’y a aucun symptôme, surtout si la thrombocytose est modérée », répond notre interlocuteur. Les plaquettes jouent un rôle important dans la coagulation. Si elles sont très élevées ( ≥ 1 million de plaquettes dans le sang – la norme est de 150 000 à 400 000/mm3), elles sont très souvent liées à une thrombocytémie essentielle ou à des maladies proches, et rarement à des situations réactionnelles. Quand il y en a trop, comme dans la thrombocytémie essentielle, on risque à court terme avant tout de voir se former des caillots sanguins dans les vaisseaux, des caillots qui peuvent migrer et boucher une artère du cerveau, par exemple, provoquant une thrombose, une embolie pulmonaire ou un accident vasculaire cérébral (AVC)… Cette forte élévation des plaquettes peut également provoquer des saignements.
En quoi consiste le bilan sanguin réalisé pour diagnostiquer une thrombocytose ?
Quand un ou une patiente arrive en consultation avec des plaquettes élevées suite à un bilan sanguin, un examen clinique doit être réalisé :
► Si on constate au toucher une grosse rate, le diagnostic va vite être orienté vers une thrombocytémie essentielle ou une autre maladie hématologique.
► Si l’examen ne trouve rien de particulier, les causes les plus fréquentes seront d’abord éliminées, surtout si c’est une personne qui n’est pas très âgée : un bilan inflammatoire et un bilan martial vont être réalisés.
► S’ils sont négatifs, « la recherche de mutations (Jak2, MPL et CALR) va être demandée afin d’envisager une thrombocytémie essentielle. Unebiopsie ostéomédullaire, recommandée par l’Organisation Mondiale de la santé (OMS), pourra ensuite confirmer le diagnostic : fibrose et anomalies qui correspond à une prolifération anormale des précurseurs des plaquettes, les mégacaryocytes », précise le Dr Choquet.
Une thrombocytose est-elle grave et peut-on en mourir ?
Selon les formes de la thrombocytose, cette pathologie est plus ou moins grave. La thrombocytémie essentielle, qui est une des formes graves de thrombocytose, fait partie des syndromes myéloprolifératifs, « et reste celui qui est le moins mauvais« . Le problème est essentiellement si le diagnostic n’est pas fait ou trop tardivement : le patient peut mourir d’une embolie pulmonaire, d’une hémorragie cérébrale ou d’un autre phénomène thrombotique ou hémorragique, conséquence de la thrombocytose. « C’est ce qui fait la gravité : très rarement, cette maladie se transforme en leucémie aiguë », insiste-t-il.
Conduite à tenir : quel traitement pour soigner une thrombocytose ?
La prise en charge de la thrombocytose dépend de son origine et de sa symptomatologie. « Par exemple, une jeune patiente, qui a moins d’1 million de plaquettes à cause d’une thrombocytémie essentielle – et qui n’a pas de facteurs de risque de thrombose, sera surveillée sans traitement. Alors qu’une personne âgée, qui a plus de risques de thrombose, sera traitée« , explique le Dr Choquet. Un suivi régulier sera mis en place avec un hématologue. La mise en œuvre d’un traitement médicamenteux est généralement proposée par l’hydroxyurée pour équilibrer la concentration plaquettaire.
Merci au Dr Sylvain Choquet, hématologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris)