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Quels sont les dangers des produits biocides pour la santé ?

Quels sont les dangers des produits biocides pour la santé ?

Définition : qu’est-ce qu’un produit biocide ? 

« Un produit biocide est une substance chimique utilisée pour tuer ou contrôler les organismes nuisibles tels que les bactéries, les virus, les champignons, les moisissures, les algues, les insectes, les rongeurs ou les végétaux indésirables« , explique Philippe Carenco, médecin hygiéniste, en charge notamment du contrôle des produits biocides utilisés au CHU de Nice. Ils sont classés, selon leur type d’usage, en quatre 4 groupes, comprenant 22 types de produits différents :

  • Les désinfectants (hygiène humaine ou animale, désinfection des surfaces, de l’eau potable…) ;
  • Les produits de protection (conservateurs, produits de protection du bois, des matériaux de construction… ;
  • Les produits de lutte contre les nuisibles (rodenticides, insecticides, répulsifs…) ;
  • Les autres produits biocides (fluides utilisés pour l’embaumement, produits antisalissures).

« Les produits biocides peuvent présenter des risques pour la santé s’ils ne sont pas utilisés de manière appropriée et conforme. Il est donc important de respecter les instructions d’utilisation et les avertissements mentionnés sur l’étiquette et de les utiliser avec précaution, équipés de protections« . A usages domestiques, professionnels ou industriels, ils doivent être autorisés et enregistrés avant leur mise sur le marché. La mise sur le marché et l’utilisation de ces produits sont encadrées au niveau communautaire par le règlement européen (UE) n° 528/2012.

Où trouve-t-on les produits biocides ? 

Les produits biocides se trouvent dans de nombreux produits courants, tels que les :

  • Désinfectants pour les mains et les surfaces
  • Produits de lutte contre les nuisibles (insecticides, répulsifs, produits de lutte contre les rongeurs)
  • Produits anti-moisissures
  • Produits pour la désinfection de l’eau
  • Produits pour la lutte contre les parasites des animaux domestiques
  • Produits pour la protection du bois (conservateurs protégeant le bois, les fibres)

« Certains types de produits comme « l’eau de Javel » sont vendus en libre-service, en grandes surfaces, en magasin de bricolage, de jardinage, de produits d’hygiène et de santé, ainsi que dans les magasins en ligne, poursuit le médecin hygiéniste. D’autres, comme les « pesticides à usage professionnel », nécessitent le conseil de personne disposant d’un certificat individuel délivré dans un centre de formation habilité à cet effet et enregistré auprès du ministère chargé de l’environnement« . Ce dispositif de formation vise à assurer une utilisation durable et raisonnée de ces produits.

Les produits biocides peuvent présenter des dangers pour la santé s’ils ne sont pas utilisés de manière adéquate

« Ces produits contiennent des substances « actives », qui peuvent présenter des dangers (toxicité, sensibilisation, corrosion). Il est important de suivre les instructions d’utilisation et les avertissements mentionnés sur l’étiquette pour une utilisation sûre et efficace« . La mise sur le marché et l’utilisation de ces produits sont encadrées au niveau communautaire par le règlement européen (UE) n° 528/2012, qui a remplacé et abrogé la directive européenne 98/8/CE, rappelle le site du Ministère de la Transition Ecologique. L’objectif principal de cette réglementation est d’assurer un niveau de protection élevé de l’homme, des animaux et de l’environnement vis-à-vis de ces produits. Les mesures instaurées visent notamment à prévenir les effets à long terme : effets cancérogènes ou toxiques pour la reproduction, effets des substances toxiques, persistantes et bioaccumulables. La règlementation, actuellement en vigueur, prévoit un système d’autorisation en deux étapes :
 ► Une première étape d’évaluation des substances actives est réalisée au niveau européen. Cette étape permet d’interdire les actifs présentant trop de risque (toxicité pour l’homme ou pour l’environnement) ;
► Une deuxième étape d’évaluation des produits est réalisée au niveau national. Seuls les produits efficaces et les moins dangereux sont autorisés.
De plus, les autorisations de mise sur le marché (AMM) encadrent les conditions d’emploi des produits et les avertissements destinés aux utilisateurs. « Pour chaque produit biocide, il existe une fiche technique et une fiche de données de sécurité disponible sur le site du fabriquant ».

Quelle est la liste des produits biocides autorisés ?

« Il n’existe pas de liste exhaustive des noms commerciaux de produits biocides autorisés puisque des autorisations sont accordées régulièrement, sur la base des composants autorisés, reconnait le Dr Carenco. A partir du moment où ils sont en vente libre, ils sont autorisés« . En France, les composants de produits biocides sont réglementés par le ministère de la Transition écologique et solidaire. La liste des composants de produits biocides autorisés en France peut être consultée sur le site web de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). « Il est important de vérifier que les produits que vous utilisez sont autorisés et enregistrés avant de les utiliser ».

Quels sont les dangers des produits biocides sur la santé ? 

Les produits biocides peuvent présenter des dangers pour la santé s’ils ne sont pas utilisés de manière adéquate. « Par exemple, en mésusage, en surdosage, ou en les exposant à des personnes sensibles comme les enfants« , précise notre interlocuteur. Les dangers immédiats pour la santé sont des :

  • Irritations des yeux, de la peau et des voies respiratoires 
  • Nausées, maux de tête, vertiges et autres symptômes similaires à une intoxication

« Il est important de suivre les instructions d’utilisation et les avertissements sur l’étiquette des produits pour une utilisation sûre et efficace, et de prendre des mesures de protection appropriées, telles que le port de gants et de lunettes de protection« . Il est également important de stocker les produits biocides hors de la portée des enfants et des animaux domestiques. « Des conséquences peuvent aussi apparaitre sur le long terme pour des personnes qui les utilisent de façon répétée. Par exemple, des allergies respiratoires, de l’asthme chronique, des dermatites et des dermatoses des mains. Toutes ces pathologies sont déclarées comme maladies professionnelles et prises en charge ».

Quels sont les symptômes d’alerte d’une intoxication au biocide ? 

Les symptômes d’une intoxication au biocide peuvent varier en fonction du produit biocide et de la quantité ingérée ou inhalée. Les symptômes d’alerte courants incluent :

  • Irritation des yeux, de la peau et des voies respiratoires
  • Nausées, vomissements 
  • Maux de tête, vertiges, confusion et autres troubles neurologiques
  • Toux et difficultés à respirer

« En cas d’intoxication au biocide, il est important de contacter immédiatement un professionnel de santé ou le centre antipoison le plus proche pour obtenir des soins médicaux immédiats« , insiste le médecin. « Il convient de fournir autant d’informations que possible sur le produit biocide en question, y compris son nom, la quantité ingérée ou inhalée et les circonstances de l’exposition ».

« Le mieux c’est d’éviter d’utiliser un produit biocide ! »

Comment limiter leur exposition ?

« Le mieux c’est d’éviter d’utiliser un produit biocide !« , conclut notre interlocuteur. En attendant, il existe quelques mesures pour limiter l’exposition aux produits biocides :
Lisez attentivement les instructions d’utilisation et les avertissements sur l’étiquette des produits biocides avant de les utiliser.
► Portez des équipements de protection décrits dans le mode d’emploi : par exemple des gants en caoutchouc et des lunettes de protection 
Ne pas vaporiser les produits dans un local exigu et mal ventilé
► N’utilisez que la quantité recommandée de produit biocide, et ne l’utilisez pas plus souvent que nécessaire.
Ne jamais mélanger avec un autre produit, quel qu’il soit. Si vous devez réaliser plusieurs opérations utilisant des produits différents sur les mêmes surfaces, assurez-vous qu’il n’existe pas de résidu entre deux applications de produits différents.
Stockez les produits biocides dans un endroit sûr et hors de la portée des enfants et des animaux domestiques. 
Aérez bien la pièce pendant et après l’utilisation de produits biocides pour éliminer les vapeurs nocives.
► Si des produits biocides sont renversés, mettre des gants, collecter les produits avec un tissu ou papier absorbant à jeter ensuite et rincez abondamment à l’eau.

Merci au Dr Philippe Carenco, chef du service d’hygiène au CHU de Nice, et médecin hygiéniste au CPIAS (Centre d’appui et de Prévention des Infections Associées aux Soins) PACA.


Source : JDF Santé

Douleur : définition, causes, types, conseils antidouleur

Douleur : définition, causes, types, conseils antidouleur

Quelle est la définition de la douleur ?

Selon la définition officielle de l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP), « la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle ou décrite dans ces termes ». Elle est donc subjective. Elle peut être être ressentie de façon plus ou moins intense selon les individus et leur degré de sensibilité. Concrètement, elle est la résultante d’un message nociceptif (nerveux) transmis au cerveau par les nerfs périphériques via la moelle épinière. « On peut classer les patients dans l’un des trois cercles de la douleur », explique le Dr Marc Perez, médecin du sport et ostéopathe :

  • Douleurs vertébrales.
  • Dysfonction des voies de la douleur (troubles posturaux, fibromyalgie…).
  • Troubles psycho-fonctionnels et facteurs psycho-sociaux.

La douleur dépend du ressenti de chaque personne. Il est difficile voire impossible de la quantifier. Néanmoins, elle est de plus en plus fréquente avec l’âge et la grande majorité des personnes âgées sont concernées.

Durée de la douleur

La douleur est habituellement divisée en deux catégories en fonction de sa durée :

► la douleur aiguë, intense mais souvent brève, Elle est ici considérée comme un symptôme.

► la douleur dite chronique ou pathologique, lorsque la sensation douloureuse excède trois mois et devient récurrente. Elle est considérée comme une maladie à part entière. La douleur chronique concernerait 15 à 25% de la population. Au départ, c’était une douleur aiguë, qui n’a pas disparu au fil du temps. Au bout d’une certaine durée, si cette douleur persiste, elle va être perçue par le patient comme définitive, même s’il la sait potentiellement curable. Il va donc adapter son attitude à cette douleur. 

Formes de douleurs

Trois formes de douleurs chroniques peuvent être distinguées selon leurs mécanismes physiologiques :

► les douleurs inflammatoires qui englobent toutes les douleurs associées aux phénomènes d’inflammation (lésions, arthrose, etc.), C’est le cas, par exemple, lorsque vous vous faites une entorse : la première douleur, au moment de l’accident, est fulgurante et aiguë. Puis dans les heures qui suivent, il y a gonflement et la douleur devient plus sourde mais reste toujours bien présente : c’est la douleur inflammatoire. Elle est très utile dans le sens où cette sensibilité exacerbée sert en quelque sorte de garde-fou. Elle empêche le patient de faire des mouvements qui retarderaient sa guérison. C’est une douleur protectrice.

► les douleurs neuropathiques associées à des atteintes du système nerveux central et périphérique (lésion de la moelle épinière, du nerf sciatique, etc.)

► les douleurs cancéreuses qui associent souvent une composante inflammatoire et neuropathique. 

« Toutes retentissent à force sur le psychisme mais il existe aussi la douleur morale de la dépression et de toutes les autres maladies psychiatriques » nuance le Dr Marc Perez.

Mal de dos

Mal de tête

Autres parties du corps douloureuses

Quels sont les traitements de la douleur ?

Le traitement contre la douleur varie selon le type de douleur et l’intensité. Il se fait par paliers.

Pallier 1 : le paracétamol ou les AINS (Nifluril®, Ibuprofene®, Diclofenac®). Le paracétamol est très intéressant car il n’a pas d’effet secondaire particulier. Il est très couramment employé pour soigner, entre autres, les simples maux de têtes. Attention toutefois à ne pas dépasser la dose maximale de 3 à 4 grammes par jour. Pour certaines doses plus importantes, il peut s’avérer mortel, car il entraîne la destruction du foie. Pour les AINS, un des effets secondaires les plus connus et les plus désagréables sont les douleurs gastriques qu’ils peuvent provoquer. Il est conseillé de les prendre en milieu de repas et de ne jamais les avaler sans nourriture, mais cela ne suffit pas toujours à éviter les ennuis.

Pallier 2 : le paracétamol + codéine ou tramadol ou poudre d’opium.

Pallier 3 : la morphine.

Traitements naturels « Il existe différents traitements naturels contre la douleur. À commencer par les plantes en gélules ou en bourgeons macérats : harpagophytum, ortie, onagre ou la magie du crépuscule, cassis, sève de bouleau. Quant aux huiles essentielles, sur une base d’huile d’amande douce, on ajoute gaulthérie ou de la menthe poivrée » explique le Dr Marc Perez.

Massage : « On compte aussi les traitements physiques avec des massages, des mobilisations, des manipulations ou encore l’électrothérapie. »

Autres Conseils

Merci au Dr Marc Perez, médecin du sport et ostéopathe. Propos recueillis en 2019.


Source : JDF Santé

Préservatif qui craque, glisse, se coince dans le vagin : que faire ?

Préservatif qui craque, glisse, se coince dans le vagin : que faire ?

Quels sont les risques d’un préservatif qui craque ou qui glisse ? 

« S’il ne craque pas, s’il ne glisse pas et s’il n’y a pas de micro-fuite, le préservatif est aujourd’hui le seul moyen de se protéger des IST (infections sexuellement transmissibles)« , explique Fabienne Virbel, sage-femme. Mais dans la vraie vie, aux regards des accidents de préservatif, on s’aperçoit que son taux de protection n’est que d’environ 80%. « C’est pour cela que l’on conseille aux jeunes filles de prendre en complément un mode de contraception plus fiable (pilule, stérilet, implant) ». « Lorsqu’un préservatif craque ou glisse pendant les rapports sexuels, dans le cadre d’un couple hétérosexuel, que ce soit avant ou après l’éjaculation, les risques sont de deux ordres, D’un côté, un risque accru d’une grossesse non désirée, de l’autre le risque de transmission des maladies sexuellement transmissibles« .

Que faire si un préservatif a craqué ?

Si un préservatif a craqué pendant les rapports sexuels, il est important d’arrêter les rapports sexuels immédiatement et de jeter le préservatif. Il faut ensuite prendre rapidement des mesures pour limiter les risques de grossesse non désirée et de transmission des maladies sexuellement transmissibles (MST). « Le plus urgent, c’est le risque de grossesse non désirée, reprend la sage-femme. Si la femme dispose par ailleurs d’un autre moyen de contraception fiable (implant, pilule, stérilet…), il n’y a aucun risque et aucune démarche à faire. En revanche, si elle n’a aucune autre contraception, il faut envisager des options de contraception d’urgence« . En l’occurrence, la prise de la pilule d’urgence (ou du lendemain) qui va repousser la date d’ovulation. « Il est important de la prendre le plus rapidement possible ». « Cette pilule est gratuite et délivrée de façon anonyme en pharmacie, dans les centres de santé sexuelle et parfois même dans les lycées jusqu’à l’âge de 26 ans. Après 26 ans, la délivrance se fait sur ordonnance et est remboursée par la Sécurité sociale« . Sa fiabilité n’étant pas de 100%, on conseille de faire un test de grossesse 15 jours à 3 semaines après le rapport à risque. « Concernant les risques liés à une IST, et notamment le VIH, si les deux partenaires ont récemment fait des tests de dépistage, pas de soucis. En revanche, si ce n’est pas le cas, on propose un test de dépistage 6 semaines après le rapport à risque. Cela comprend une prise de sang, ainsi qu’un prélèvement d’urine chez l’homme et un prélèvement vaginal chez la femme« . Il existe également des autotests salivaires de dépistage du VIH. S’il y a une forte présomption de rapport avec VIH ou partenaires multiples, il est conseillé de se rendre aux urgences afin de demander un Traitement Post-Exposition (TPE) pour éviter une contamination par le VIH. « Le TPE doit être pris au plus tôt, de préférence dans les 4 heures après l’exposition et jusqu’à 48 heures. Plus le TPE est pris tôt, plus il est efficace« .

Que faire si un préservatif glisse lors du retrait ? 

Il existe des risques de grossesse non désirée et de transmission des maladies sexuellement transmissibles (MST) également, si le préservatif glisse lors du retrait. « Il est important de vérifier si la taille du préservatif est appropriée – tous les hommes ne font pas une taille standard – et de s’assurer que le préservatif est mis correctement pour éviter que cela ne se produise« , insiste la professionnelle de santé, rappelant que des démonstrations sont souvent proposées dans les collèges ou lycées. « Rappelons qu’on moment du retrait, l’homme doit tenir la base du préservatif pour le retirer sans risque« . La qualité du préservatif est aussi importante : « on ne les stocke pas dans des endroits chauds ou humides, mais au sec, et on contrôle la date d’expiration ».

Que faire si un préservatif s’enlève pendant le rapport ? 

« Si un préservatif s’enlève pendant le rapport, même avant l’éjaculation, c’est également une situation à risque, reconnait notre interlocutrice. Il suffit d’une goutte de sperme ou de liquide pré-éjaculatoire pour engendrer un risque de grossesse non désirée et la transmission des maladies sexuellement transmissibles (MST)« . Si le préservatif s’enlève pendant le rapport, la sage-femme conseille : 
D’arrêter le rapport sexuel pour éviter toute exposition supplémentaire aux fluides corporels.
► De retirer soigneusement le préservatif en veillant à ne pas laisser de fluides corporels dans le vagin ou sur le pénis.
► D’envisager rapidement une contraception d’urgence (pilule d’urgence).
► Utiliser un nouveau préservatif pour toute nouvelle relation sexuelle.
► De s’assurer que le préservatif est mis correctement, en vérifiant notamment que la taille est appropriée, et éviter les erreurs courantes comme déchirer l’emballage ou le mettre à l’envers.

Que faire si un préservatif s’est coincé dans le vagin ? 

« Si un préservatif s’est coincé dans le vagin, il suffit d’aller le chercher délicatement avec des doigts propres, propose Fabienne Virbel. Si vous ne parvenez pas à le retirer, consultez un médecin pour obtenir de l’aide« . Mais le sperme aura eu le temps de passer. « Il faut donc reprendre les mesures d’urgence pour éviter une grossesse non désirée et la transmission de MST ».

Quels conseils pour que le préservatif ne glisse pas pendant l’acte ?

Fabienne Virbel propose quelques conseils pour éviter que le préservatif ne glisse pendant l’acte sexuel :
Choisir la bonne taille avant de l’utiliser.
Vérifiez la date d’expiration des préservatifs avant de les utiliser pour éviter qu’ils ne soient périmés et qu’ils glissent.
► Vérifiez qu’il comporte bien le marquage « CE » obligatoire pour tout préservatif commercialisé sur le marché européen.
Ouvrir l’emballage du préservatif avec soin (pas avec les dents, ni avec des ciseaux) pour éviter de l’endommager ou de le rendre glissant.
► Vérifier que le préservatif est en place (on pince le réservoir pour chasser l’air avant de le poser), dans le bon sens, et qu’il est déroulé correctement.
Ne jamais utiliser 2 préservatifs (1 féminin et 1 masculin ou 2 masculins). Cela provoquerait un risque de fortement et donc de craquage.

Merci à Fabienne Virbel, sage-femme, au Centre de santé sexuelle du CHRU de Nancy.


Source : JDF Santé

Pièces jaunes : quelles pièces, dons en ligne, par SMS

Pièces jaunes : quelles pièces, dons en ligne, par SMS

L’Opération Pièces Jaunes et sa fameuse tirelire jaune en carton ont lieu chaque année en France et ce depuis 34 ans, cette initiative créée par la Fondation des Hôpitaux en 1989, permet de collecter des fonds pour améliorer les conditions d’hospitalisation des enfants et des adolescents en France. Après Bernadette Chirac, c’est maintenant Brigitte Macron qui dirige l’opération. La campagne 2023 a mis l’accent sur les enfants, les adolescents et les jeunes adultes vulnérables, et les fonds récoltés ont notamment permis de développer de nouveaux programmes de santé mentale. Qui en est le parrain ? Où avoir sa tirelire ? Où mettre ses Pièces Jaunes si on n’a pas de tirelire ? Où les déposer ? A La Poste ? Quelles pièces peut-on donner ? Comment faire un don en ligne ? Tout savoir pour participer à cet événement solidaire.

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Quelle est la date de l’opération Pièces Jaunes ?

Pour 2023, l’opération Pièces Jaunes a eu lieu du 11 janvier au 4 février : elle est donc finie, mais les dons sont toujours possibles en ligne sur le site officiel (voir ci-dessous). 

Qui est le parrain des Pièces Jaunes ?

Didier Deschamps est le parrain de l’opération des Pièces Jaunes depuis 2019. David Douillet a été parrain de l’opération Pièces Jaunes jusqu’en 2008.

Didier Deschamps (Entraineur de l’equipe de France, parrain des Pieces Jaunes) et Brigitte Macron (présidente de la Fondation des Hopitaux © SYSPEO/SIPA (publiée le 12/01/2023)

Qui est à l’origine des Pièces Jaunes ?

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Bernadette Chirac au lancement de l’opération des Pièces Jaunes en 2010 © IBO/SIPA (publiée le 06/01/2023)

L’opération des Pièces Jaunes a été lancée en 1989 par la Fondation des Hôpitaux. Bernadette Chirac, épouse de Jacques Chirac, a été la Présidente de la Fondation des Hôpitaux de 1994 à 2019. Désormais, la Présidente est Brigitte Macron depuis 2019. 

A quoi sert l’opération Pièces Jaunes ?

Depuis 1989, l’opération des Pièces Jaunes a permis de financer près de 9 500 projets dans les hôpitaux pour améliorer le quotidien des enfants et des adolescents hospitalisés. Cette année encore, les dons récoltés permettent d’aider les enfants et adolescents hospitalisés et de soutenir des milliers de projets dans les établissements de santé pédiatriques publics et privés à but non lucratif, tels que :

  • Des lieux spécifiques pour les adolescents au sein de l’hôpital (soutien de la première Maison des adolescents, au Havre, en 1999, puis participation de la création de la Maison de Solenn à Paris en 2004 et de la diffusion de ces structures dans d’autres villes de France)
  • Des maisons des familles destinés à faciliter la présence des familles à l’hôpital
  • Des chambres parents-enfants
  • Des aménagements de service (aménagement de salles de jeux, de salles de sport, l’équipement de centres scolaires hospitaliers, la création d’ateliers cuisine, l’organisation de séjours et de sorties en minibus… )
  • Le maintien du lien des enfants hospitalisés avec l’école
  • Le financement de plus de 2 800 projets de décoration et d’ameublement
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Affiche 2023 de l’Opération des Pièces Jaunes © PiècesJaunes.fr

Comment récupérer sa tirelire de Pièces Jaunes à La Poste ?

Chaque année, près de 2 millions de tirelires sont disponibles. Ainsi, dès le lancement de l’opération, généralement début janvier, il est possible de récupérer dans 8 000 bureaux de Poste une tirelire en carton spécialement conçue pour y déposer ses Pièces Jaunes. Cette tirelire est gratuite. Elle est également disponible dans le périodique TVMagazine, encarté par le Figaro, dans les magazines Unique héritage Média (National Geographic Kids – Sorcières – Pirouette – Tout comprendre junior – Le Monde des ados – Journal de Mickey) et dans les magasins Carrefour. Mais si vous n’avez pas de tirelire, ce n’est pas grave, vous pourrez tout de même rapporter vos pièces dans les bureaux de Poste en France et dans les DROM. 

Quelles pièces donner ?

L’opération Pièces Jaunes accepte toutes les pièces (cuivrées et jaunes, centimes et euros). Ainsi, on peut y déposer les pièces de 1 centime, 2 centimes, 5 centimes, 10 centimes, 20 centimes, 50 centimes, 1 euro et 2 euros. Mais aussi tous les billets y compris les devises étrangères et les francs, peut-on lire sur le site de la Fondation des Hôpitaux.

Où déposer ses Pièces jaunes ? 

Pendant toute la durée de l’Opération des Pièces Jaunes, rapportez vos pièces (avec ou sans tirelire) :

► Dans tous les bureaux de Poste de France et des DROM

► Dans l’une des 400 bornes Coinstar et/ou Eurocycleur aux couleurs des Pièces Jaunes, situées au sein d’enseignes de la grande distribution (supermarchés, hypermarchés) partenaires de l’opération. La liste des bornes sera disponible sur le site des Pièces Jaunes

Peut-on participer à l’opération Pièces Jaunes en ligne ?

Tout à fait. Plusieurs options s’offrent à vous pour participer à l’opération Pièces Jaunes :

Faire un don en ligne sur le formulaire de don sécurisé

► Faire un don par SMS en envoyant DON par SMS au 92 111. Ce don d’un montant de 5 euros sera automatiquement prélevé sur votre facture opérateur mobile. Les opérateurs « mobile » proposant cette forme de dons sont : Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR en France métropolitaine uniquement.

► Envoyer un chèque à l’ordre de « Pièces Jaunes » à l’adresse : Fondation des Hôpitaux,  9 rue Scribe – 75009 Paris

A savoir que 66% de votre don est déductible des impôts, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. 

Sources : Fondation des hôpitaux / Dossier de Presse Pièces Jaunes de la Fondation des Hôpitaux


Source : JDF Santé

Carte Vitale dématérialisée : c'est quoi, comment l'obtenir ?

Carte Vitale dématérialisée : c'est quoi, comment l'obtenir ?

La carte Vitale se modernise  et bientôt, ce dispositif sera dématérialisé et directement intégré sur votre téléphone via une application nommée « apCV ». Pratique si on a tendance à l’oublier quand on va chez le médecin ! Pour le moment expérimentée seulement dans 12 départements, la carte Vitale dématérialisée (ou e-carte Vitale) sera déployée partout en France d’ici 2025, selon un décret paru au Journal officiel le 30 décembre 2022. Comment télécharger l’application et obtenir sa carte Vitale dématérialisée ? L’activer ? L’utiliser chez le médecin ? Est-elle obligatoire ?

C’est quoi une carte Vitale dématérialisée ?

La carte Vitale dématérialisée (carte Vitale numérique) ou la e-carte Vitale est une alternative dématérialisée à la carte Vitale physique, qui va toutefois continuer d’exister (ceux qui préfèrent la version physique ou qui ne possèdent pas de smartphone pourront donc continuer à l’utiliser). Cette e-carte offre les mêmes fonctions que la carte physique, notamment en ce qui concerne la gestion des feuilles de soins et des remboursements automatiques, sans avoir à réaliser la moindre démarche auprès de son organisme d’Assurance Maladie. La e-carte Vitale est accessible pour tout le monde sur smartphone et tablette via l’application « apCV« , ce qui est très pratique car cela permet d’avoir une version dématérialisée de sa carte Vitale sur son téléphone.

Comment obtenir sa carte Vitale dématérialisée sur son téléphone ?

Pour obtenir la carte dématérialisée, la personne doit :

  • Télécharger l’application « apCV«  (application gratuite) à partir d’un smartphone ou d’une tablette (disponible sur AppleStore ou GooglePlay)
  • Renseigner son numéro de sécurité sociale dans l’application
  • Faire une capture vidéo de sa pièce d’identité (passeport ou carte d’identité)
  • Faire un selfie vidéo
  • Définir un mot de passe à quatre chiffres afin de protéger ses données.
  • La carte de l’assuré est ensuite activée.

C’est quoi l’application apCV qui contient la carte Vitale dématérialisée ?

Pour utiliser sa carte Vitale dématérialisée, il faut donc télécharger l’application gratuite apCV (disponible sur iPhone ou Android). Cette application contient les noms, prénom(s), le genre ou sexe, la qualité (ouvrant droit, enfant…), l’organisme obligatoire de rattachement, l’identifiant national de santé (INS) et les données de suivi des utilisations. Elle garantit une protection des données personnelles et permet d’accéder à :

  • La facturation SESAM-Vitale (télétransmission)
  • Aux téléservices intégrés de l’Assurance maladie obligatoire (AMO)
  • Aux dossiers pharmaceutiques (pour les pharmaciens).

Parmi les fonctionnalités à venir, l’application apCV inclura les données des mutuelles, permettra de déléguer sa carte Vitale à un tiers de confiance pour une période limitée (pour les grands-parents qui gardent leurs petits-enfants par exemple, ou quand le malade ne peut se déplacer à la pharmacie) et donnera accès en toute sécurité à des services de santé en ligne.

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Comment marche la Carte Vitale dématérialisée ? © Assurance maladie (Ameli)

Comment utiliser sa carte Vitale dématérialisée chez le médecin ?

Lors de la consultation, le professionnel de santé (médecin, opticien, pharmacien…) doit scanner le QR code qui s’affiche dans l’application apCV ou utiliser un lecteur NFC (technologie permettant d’échanger des données entre un lecteur et n’importe quel terminal mobile compatible, de la même façon que les terminaux pour carte bancaire) sur lequel le patient dépose son smartphone. Pour l’instant, la nouvelle carte ne peut être utilisée que dans les départements où elle est expérimentée (Rhône, Alpes-Maritimes, Saône-et-Loire, Seine-Maritime, Bas-Rhin, Nord, Gironde, Hérault, Loire-Atlantique, Sarthe, Puy-de-Dôme, Paris) et qu’auprès de certains professionnels de santé ayant mis à jour leur logiciel de facturation, et détenteurs d’un lecteur NFC ou de QR Code.

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Lecture de la Carte Vitale dématérialisée © Assurance Maladie

Quand sera-t-elle disponible partout en France ?

Depuis 2021, la carte Vitale dématérialisée est expérimentée dans 12 départements : Rhône, Alpes-Maritimes, Saône-et-Loire, Seine-Maritime, Bas-Rhin, Nord, Gironde, Hérault, Loire-Atlantique, Sarthe, Puy-de-Dôme, Paris. Elle va progressivement être déployée dans toute la France, suivant un décret paru au Journal officiel le 30 décembre 2022 qui indique une mise à disposition partout en France qui doit s’achever « au plus tard le 31 décembre 2025″.

La carte Vitale dématérialisée est-elle obligatoire ?

Non. La carte Vitale physique va continuer d’exister. Une fois le déploiement complet réalisé, l‘usager devra choisir entre les deux formats de carte Vitale (physique ou dématérialisée). 

Quels sont les avantages de la carte Vitale dématérialisée ?

La carte Vitale dématérialisée permet plusieurs choses :

► Eviter les oublis (un patient est généralement toujours en possession de son smartphone) et les pertes

► Eviter les mises à jour de la carte Vitale (qui se feront donc en même temps que les mises à jour de l’application)

► Simplifier l’accès aux données de santé pour les patients et les soignants et faire en sorte que les télétransmissions soient toujours assurées

► Sécuriser le parcours des feuilles de soins en évitant les problèmes, comme les factures rejetées et les erreurs (un professionnel de santé pourra consulter la situation médico-administrative d’un bénéficiaire pour l’élaboration d’une feuille de soins électronique)

► Permettre de suivre ses dépenses de soins directement via l’application

► Limiter les contacts physiques via l’échange de la carte.

La carte Vitale dématérialisée est-elle disponible pour la MSA ?

Oui. Tout comme pour les Caisses d’Assurance maladie (CPAM), la carte Vitale dématérialisée sera disponible pour les assurés qui dépendent de la Mutualité sociale agricole (MSA)

Sources : Service-public.fr / Site de l’Assurance maladie (Ameli) / MSA


Source : JDF Santé

Dry January : bienfaits, effets, le faire toute l'année ?

Dry January : bienfaits, effets, le faire toute l'année ?

Aucune goutte d’alcool pendant tout le mois de janvier  : voici le défi que propose le Dry January, qui se traduit par « Janvier Sobre » (« dry » en anglais signifiant « sec » en français), « Janvier Sans Alcool » ou encore « Mois sans alcool ». Comment le faire ? Pour quels bienfaits ? Effets sur le corps ? Pour la perte de poids ? Détoxifier son foie ? Avoir un sommeil de meilleure qualité ? Conseils et avis de notre expert.

C’est quoi le challenge Dry January ou Mois Sans Alcool ?

Après les excès des fêtes de fin d’année, l’heure est aux bonnes résolutions ! Outre-Manche comme en France, des millions de personnes sont bien décidées à participer au « Dry January », un défi consistant à ne pas boire une goutte d’alcool durant tout le mois de janvier et ainsi, à mettre son corps au repos.

Que veut dire « Dry January » en français ?

Littéralement, « Dry January » en anglais peut se traduire par « Janvier Sec ». En France, on préfère l’appeler « Janvier Sobre » ou « Défi de Janvier » ou encore « Mois sans alcool ».

Quand commencer le Dry January ?

Juste après le Nouvel An, donc à partir du 1er janvier 2024, ce challenge propose de faire une pause dans sa consommation d’alcool pendant un mois, afin de changer son rapport à l’alcool.

Comment faire le Dry January ?

Le Dry January consiste à arrêter toute consommation d’alcool entre le 1er et le 31 janvier. Sur son site, l’association française « Janvier Sobre » explique que plus largement l’objectif est « atteindre une consommation raisonnée et garder au moins 2 jours sans alcool par semaine ». Un groupe Facebook est accessible à tous ceux qui ont envie de participer au « Janvier Sobre ».

Comment continuer le Dry January le reste de l’année ?

Pour Jean-Michel Delile, président de la Fédération Addiction et médecin psychiatre, ce challenge constitue « une initiative très positive, fédératrice et pas moralisatrice [qui] ne diabolise pas le produit, mais qui permet de s’en distancer sous forme de jeu, avec l’appui des réseaux sociaux« . Pour le reste de l’année, il conseille « d’inventer son propre défi » comme le fait de ne pas boire d’alcool deux ou trois jours par semaine, ou de planifier des semaines sans consommer un seul verre. En somme, « prendre soin de son foie en bannissant pendant un laps de temps toute consommation d’alcool est essentiel pour la préservation de sa santé et retrouver le bon équilibre de son organisme« . détaille le Pr Marcellin.

Quels sont les bienfaits et effets du Dry January sur le corps ?

  • Détoxifier son foie
  • Eviter les virus saisonniers (grippe…)
  • Limiter sa prise de poids
  • Réduire son risque de cholestérol, de diabète,  d’hypertension et de cancer
  • Améliorer son sommeil

Dans une étude menée par l’Université de Sussex en 2019 sur près de 3 000 participants au Dry January, 71% ont expliqué avoir mieux dormi, 58% avoir perdu du poids, 57% avoir une meilleure concentration et 54% une plus belle peau. « Beaucoup d’entre nous connaissent les risques pour la santé de l’alcool – cancers, maladies du foie, problèmes de santé mentale – mais nous ignorons souvent que boire moins a aussi des avantages plus immédiats. Mieux dormir, se sentir plus énergique, économiser de l’argent, une meilleure peau, perdre du poids… La liste est longue. Dry January aide des millions de personnes à profiter de ces avantages et à faire un changement plus durable pour boire plus sainement« , a commenté le Dr Richard Piper, PDG d’Alcohol Change UK, l’organisme de bienfaisance britannique qui a créé le challenge.

Quels sont les bienfaits du Dry January pour le foie ?

Pendant les fêtes de fin d’année, on a tendance à manger plus gras que d’habitude, à consommer plus d’alcool et à être un peu plus inactif. Et ces trois facteurs augmentent les risques de surcharger son foie en graisses. C’est ce qu’on appelle la stéatose, une lésion du foie qui correspond à un dépôt de graisses à l’intérieur des cellules hépatiques. « Il est vrai que sous l’effet d’une alimentation trop riche, d’une consommation d’alcool excessive et d’une sédentarité, le foie peut souffrir et atteindre le stade de stéatose après quelques jours d’excès seulement. Mais rassurons-nous, cette stéatose est tout à fait réversible à condition de stopper sa consommation d’alcool (ou d’avoir une consommation d’alcool extrêmement faible) juste après une période d’excès« , explique le Pr Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon et président de l’APHC (Association pour l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie). Que l’on soit un consommateur occasionnel ou régulier, le « Dry January » est un excellent moyen de booster le processus d’élimination des toxines dans son organisme et particulièrement dans son foie, un organe qui assure de nombreuses fonctions essentielles de l’organisme.

En quelques jours, nous pouvons avoir un foie plus sain.

« En quelques jours, nous pouvons avoir un foie plus sain et retrouver une meilleure forme, un bon sommeil et une meilleure énergie. Par ailleurs, un foie sain et détoxifié permet de renforcer son système immunitaire juste avant le printemps et de lutter contre certains virus comme la grippe« , précise l’hépatologue. Enfin, cela a également des effets psychologiques : en effet, cette période d’abstinence permet de prendre conscience de sa véritable consommation d’alcool (consommation souvent sous-estimée), et surtout, prouve que moins on boit d’alcool, moins on a envie de boire de l’alcool, car le cerveau se déshabitue relativement vite à l’alcool !« 

    Le Dry January fait-il perdre du poids ?

    L’alcool est très calorique et très sucré. Un gramme d’alcool représente 7 calories. Par exemple, un verre de vin rouge ou de champagne contiennent 70 calories, un verre de Martini affiche 112 calories au compteur, une centaine de calories pour 25 cl de bière. Sans compter les sodas et autres jus qui accompagnent souvent les liqueurs et les eaux-de-vie ! En toute logique, réduire voire arrêter sa consommation d’alcool permet de limiter la prise de poids, de par les calories non ingurgitées quand on troque son cocktail par un verre d’eau. Par ailleurs, consommer de l’alcool a tendance à ralentir l’élimination des graisses. Pire, elle favorise même son accumulation au niveau de la sangle abdominale. Un mécanisme bien connu de ceux qu’on appelle familièrement « les buveurs de bière »…

    Le Dry January a-t-il des bienfaits sur le sommeil ?

    A très faible dose, l’alcool a tendance à « faire dormir » et n’altère pas la qualité du sommeil. En revanche, une consommation d’alcool régulière ou en plus grande quantité peut favoriser ou exacerber certains troubles du sommeil, notamment l’insomnie, l’apnée du sommeil et les ronflements. Le sommeil est morcelé, ponctué de réveil, ce qui empêche de récupérer correctement. Cela participe notamment à « la gueule de bois » du lendemain… Rappelons que le mélange somnifère/alcool est très dangereux, peut entraîner des problèmes de respiration, des comportements violents, des parasomnies ou renforcer les apnées du sommeil.

    Quelle est l’origine du Dry January ?

    Ce challenge, imaginé en 2013 par l’association britannique Alcohol Change UK, est vite devenu viral sur les réseaux sociaux et a fait l’objet de milliers de partages, y compris en France avec le lancement du Mois Sobre ou Janvier Sobre par Laurence Cottet. En 2021, on estime le nombre de participants à 6.5 millions. Les bénéfices sur la santé sont prouvés : meilleur sommeil, regain d’énergie, meilleure concentration, perte de poids et à terme, une consommation d’alcool mieux maîtrisée, même chez celles et ceux qui n’ont pas réussi complètement le Défi.

    Logo Dry January
    Logo Dry January © Dry January

    De quand date le Dry January en France ?

    Le Dry January a été lancé en France le 1er janvier 2019 à l’initiative de l’association française « France Janvier Sobre » créée sous la présidence du Dr Christine Joly, Chef de service de l’Unité de soins en alcoologie et addictologie (US2A) à l’hôpital de Valence, en 2014. Laurence Cottet, ex-alcoolique qui a médiatisé son combat contre la maladie en assume la présidence aujourd’hui. L’association a changé de nom en 2019 pour devenir « H3D / France Janvier sobre« .

    Quelle application peut aider pour faire le Dry January ?

    Try Dry est l’application officielle du Dry January, créée et gérée par Alcohol Change UK, l’ONG britannique à l’origine du Dry January. Elle est disponible sur Android et sur iPhone. Elle contient des astuces, des notifications pleines de motivation et vous permet de suivre de manière individualisée les bénéfices économiques et sanitaires de ce break d’alcool. Vous pouvez la télécharger sur le site du Dry January

    Combien de verres d’alcool max par semaine ? 

    S’il n’existe pas de seuil de consommation qui permettrait à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie. un avis d’experts de Santé publique France et de l’Institut national du cancer a proposé en 2017 de définir une valeur-repère qui concerne aussi bien les hommes et les femmes. Cette valeur-repère est de 10 verres d’alcool standard par semaine maximum, sans dépasser 2 verres standard par jour, et pas tous les jours. Toutefois, « de récentes études ont montré qu’à partir de 20 à 30 g d’alcool par jour (20 g pour les femmes et 30 g pour les hommes), il y avait des risques pour la santé« , précise le Pr Marcellin. On rappelle qu’un verre standard correspond à 10 g d’alcool pur, soit :

    • 10 cl de vin,
    • 2.5 cl de pastis à 45°,
    • 25 cl de bière à 5°
    • 10 cl de champagne à 12°

    En cas de doute sur une potentielle consommation d’alcool excessive, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin afin qu’il vous prescrive un bilan hépatique (dosage des transaminases). 

    Merci au Pr Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon et président de l’APHC (Association pour l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie).


    Source : JDF Santé