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Argyrisme : c'est quoi la maladie de la peau bleue ?

Argyrisme : c'est quoi la maladie de la peau bleue ?

L’argyrisme ou « maladie de la peau bleue » est une affection principalement cutanée qui se caractérise par une coloration de la peau et des muqueuses en bleu métallique. Elle est causée par une intoxication à l’argent et ses dérivés (nitrate, sels d’argent par exemple). Le prochain épisode de la cinquième saison de la série policière Balthazar diffusée sur TF1 le 16 février mettra en scène un personnage souffrant d’argyrisme. « Cette affection est extrêmement rare. Il est nécessaire d’ingérer des quantités très importantes d’argent pour s’intoxiquer. Les cas décrits sont très photogéniques donc impressionnants mais ils sont des atypiques » explique le Dr Jérôme Langrand, médecin toxicologue et chef de service du centre antipoison de Paris. Est-ce que la maladie de la peau bleue existe vraiment ? Quelle est la cause ? Quels sont les autres symptômes ? Quels traitements préconiser ?

Définition : c’est quoi l’argyrisme ?

L’argyrisme ou argyrie est une dermatose liée à une intoxication chronique de la peau et des muqueuses à l’argent provoquant une pigmentation de la peau d’une couleur bleu métallique. « Après pénétration, les particules d’argent se déposent au niveau du derme, dans les glandes sudoripares de manière indélébile » indique la Société Française de Toxicologie. On parle d’argyrose lorsque l’affection atteint les yeux. « Le risque de développer cette maladie dépend par ailleurs du type d’exposition (respiration, contact cutané, ingestion); de la durée et de la quantité » note le Dr Jérôme Langrand. « De façon générale, c’est par la voie alimentaire qu’existe le risque de toxicité notamment via des compléments alimentaires par exemple. Les professions les plus exposées à l’argent n’encourent qu’un risque faible de toxicité aigüe des dérivés de l’argent. Seul le nitrate d’argent, utilisé notamment en dermatologie comme antiseptique peut présenter un vrai risque dans des quantités extrêmement importantes » ajoute le médecin toxicologue.

Quels sont les symptômes de l’argyrisme ?

Le symptôme le plus évocateur de l’argyrisme est la pigmentation de la peau d’une couleur bleue argentée. « En cas d’accident aigu d’exposition cutanée à du sel d’argent localement, il peut se former une sorte de tatouage bleu/gris là où votre peau est entrée en contact avec. Il peut également y avoir des effets locaux comme des brûlures de la peau ou des irritations des yeux et de la gorge en cas d’ingestion de très grande quantité de nitrate d’argent » développe le Dr Jérôme Langrand. Dans les cas les plus extrêmes mais aussi les plus rares, on pourra observer des effets rénaux et neurologiques mais les signes sont régressifs à l’arrêt du contact avec l’argent. En très fortes doses, l’intoxication par des nitrates d’argent peut provoquer la méthémoglobinémie (taux trop important de méthémoglobine dans le sang) qui correspond à un manque d’oxygénation du sang.

Quelles sont les causes de l’argyrisme ?

L’exposition à de trop fortes doses d’argent et notamment l’ingestion de quantités très importantes de nitrate d’argent, peut provoquer l’argyrisme. « L’argent se dépose alors dans la peau, y reste stocké en cas de surdosage et colore la peau. Normalement, l’argent est éliminé par les voies rénales et biliaires » note le médecin toxicologue. « Il pourrait exister une prédisposition génétique pour l’argyrie » ajoute la Société Française de Toxicologie.

A partir de quelle dose d’argent risque-t-on l’argyrisme ?

Le contenu normal total du corps humain en argent est de l’ordre de 1 microgramme par litre. Les signes d’argyrie apparaissent à partir de 4 à 5 g, la dose létale étant évaluée entre 50 et 500 mg/kg.

Quelles sont les sources d’exposition à l’argent ?

Professions. L’inhalation de poussières métalliques lors du travail du métal. « L’argent est un minerai utilisé dans divers alliages et soudures, en photographie, dans l’appareillage électrique, en électrodéposition, dans la fabrication de fongicides, dans l’argenterie, la joaillerie, la monnaie et la dentisterie. En raison de leur propriétés bactériostatiques, on se sert des sels d’argent pour la désinfection de l’eau et la prophylaxie » indique Le portail des maladies rares et des médicaments orphelins.

Compléments alimentaires en argent, produits naturels contenant de l’argent.

Certaines carafes filtrantes. « Concernant l’argent, même si les concentrations observées dans l’eau filtrée ne dépassent pas la valeur guide dans l’eau de 100 µg/L établie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Agence recommande que cette valeur soit examinée au regard des données toxicologiques récentes et souligne la nécessité de considérer le rapport bénéfice/risque de l’utilisation de l’argent pour ce type d’usage » souligne l’ANSES.

► Aliments. « Peu de données ont été publiées sur la teneur en argent des produits alimentaires, dont la plupart semblent n’en recéler que des traces (moins de 1 mg/kg), sauf les champignons dont la teneur peut atteindre plusieurs centaines de mg/kg » selon l’OMS.

Médicaments. « Sprays, gouttes nasales, collyres à base d’argent colloïdal ou de sels d’argent ; solutions antiseptiques à usage externe, pansements gastriques ou cutanés, suppléments diététiques, aiguilles d’acupuncture ou fils de ligature utilisés en chirurgie abdominale) » selon la Société Française de Toxicologie « Certains médicaments, actuellement abandonnés, pouvaient être en cause : pommades ou collyres aux sels d’argent ou à l’argent colloïdal » indique le Dictionnaire médicale de l’Académie de médecine. Ou encore les crayons au nitrate d’argent indiqués dans le traitement des verrues.

« La pigmentation de la peau est irréversible »

Comment diagnostiquer cette maladie ?

Le diagnostic de l’argyrisme repose sur un examen clinique et des dosages d’argent par voie urinaire ou prise de sang. Une biopsie cutanée peut éventuellement être réalisée.

Existe-t-il des traitements ?

On ne dispose pas de traitement spécifique à cette maladie. La pigmentation de la peau irréversible. « En cas d’ingestion aigue de nitrate d’argent, il est utile de boire de l’eau salée. Ensuite, on prescrira un traitement spécifique à l’ingestion de nitrate (ici d’argent). Le meilleur traitement reste la prévention, il n’y a pas d’effet bénéfique avéré de l’argent sur la santé, donc autant l’éviter pour ne pas risquer le surdosage«  souligne notre interlocuteur. Les symptômes (autres que la coloration de la peau) sont régressifs à l’arrêt de l’ingestion ou du contact à l’argent.

Merci au Dr Jérôme Langrand, médecin toxicologue et Chef de service du centre antipoison de Paris. 

Sources :

– Exposition à l’argent : deux cas d’argyrie, Annales de Toxicologie analytique, 2011, Société Française de Toxicologie

– Argyrie, Le portail des maladies rares et des médicaments orphelins

– Carafes filtrantes : l’Anses rappelle les règles de bon usage, 13 mars 2017, Anses

– Directives de qualité pour l’eau de boisson, OMS


Source : JDF Santé

Quelle fertilité après un cancer ? Chance d'être enceinte ?

Quelle fertilité après un cancer ? Chance d'être enceinte ?

On parle d’hypofertilité lorsqu’une femme a des difficultés à procréer et de stérilité lorsqu’elle ne pourra pas être enceinte. Les traitements contre les cancers gynécologiques altèrent les fonctions des organes, ce qui conduira dans certains cas à la stérilité de la femme. « Les traitements du cancer peuvent altérer la fertilité chez les femmes de différentes manières. Concernant les cancers gynécologiques, lorsque le traitement consiste à retirer l’organe malade (ovaire, utérus, trompes de Fallope) alors la femme ne pourra plus procréer naturellement« , explique en préambule Nasrine Callet, gynécologue, contactée par le Journal des Femmes. Et les autres traitements ? La chimiothérapie ? La radiothérapie ? Quelles chances de procréer après un cancer ?

Est-ce que la chimiothérapie impacte la fertilité chez la femme ?

La chimiothérapie impacte transitoirement ou durablement le système reproductif des femmes, en fonction de la dose, de la durée et de la nature des produits utilisés. Ce traitement endort les ovaires, qui ne remplissent alors plus leurs fonctions. « Dans le cadre du cancer du sein ou des leucémies notamment, les drogues utilisées contre le cancer sont extrêmement toxiques pour les ovaires« , précise le Dr Callet. La grande majorité des chimiothérapies a un impact, plus ou moins important, sur la fertilité. « En effet, ce traitement agit sur les cellules à renouvellement rapides – les cellules du cancer donc. Les cellules des ovaires se renouvellent aussi rapidement et sont donc également impactées », ajoute-t-elle.

​​​​​​Est-ce que la chimiothérapie impacte la fertilité chez l’homme ?

Si les effets de la chimiothérapie sont variables d’un homme à l’autre, elle peut effectivement affecter la fertilité masculine à long terme. Tout comme la radiothérapie ciblée sur la zone pelvienne notamment et la chirurgie dans cette même zone.  La conservation des spermatozoïdes avant les traitements contre le cancer, est une méthode simple et efficace, lorsque le patient est pubère. Chez un patient non-pubère, « une intervention chirurgicale est programmée pour prélever un fragment de tissu germinal, qui sera amené au laboratoire pour être congelé. La réutilisation de ces fragments de tissus pourra être demandée par le patient une fois adulte », explique le CHU de Nantes sur son site Internet.

Est-ce que la radiothérapie impacte la fertilité ?

Toujours dans le cadre du traitement d’un cancer gynécologique, « la radiothérapie stérilise l’ensemble du petit bassin, également appelé pelvis (où se trouvent l’utérus, les trompes, les ovaires et le vagin, ndlr) », note la spécialiste.

Quelles sont les chances d’être enceinte après un cancer ?

« Plus le cancer est dépisté tôt, moins le traitement est invasif, plus les chances de rémission, et de procréer par la suite, sont élevées, explique Nasrine Callet. C’est aussi pour conserver la fertilité que le dépistage précoce du cancer est important« .

Quand reviennent les règles après un cancer ?

Le retour des règles après un cancer relève, là encore, du cas par cas. Comme vu plus haut, durant la chimiothérapie, les femmes n’ont pas leurs règles car ce traitement agit sur le fonctionnement des ovaires. « La patiente peut ensuite retrouver un cycle régulier ou non. La fertilité naturelle peut revenir après une chimiothérapie, surtout chez les femmes jeunes« , note notre experte. En effet, plus les femmes sont jeunes, plus leur stock d’ovocytes est conséquent. Tandis qu’après 35/40 ans, le stock d’ovocytes d’une femme diminue largement. « Le retour des règles et la fertilité dépend aussi de l’impact psychologique du cancer sur la patiente, de l’impact du traitement (durée, dose, nature des produits…) et de son âge… ces raisons expliquent que les règles peuvent parfois ne pas revenir. Il n’y a aucune certitude en la matière », précise la gynécologue.

Comment améliorer la fertilité après un cancer ?

« Il est important de parler de fertilité et de préservation de la fertilité dès que le cancer est diagnostiqué, même si ce n’est effectivement pas la priorité des femmes à ce moment-là. En France, on peut congeler les embryons ou les ovocytes », souligne notre interlocutrice. 

► La vitrification ovocytaire : à l’exception des cancers du sein hormonodépendants, ce mode de préservation de la fertilité consiste à stimuler hormonalement les ovaires afin de recueillir des ovocytes. La patiente pourra alors avoir recours à fécondation in vitro une fois qu’elle sera rétablie. Cette technique « doit donc être validée par l’équipe oncologique en raison de l’hyperoestrogénie qu’elle induit, ainsi que des délais de traitement« , écrit l’institut Curie.

► La FIV suivie d’une conservation des embryons : « Il s’agit de réaliser une fécondation in vitro et de congeler des embryons obtenus. Ceux-ci pourront être transférés après la fin des traitements si la patiente souhaite une grossesse. Cette technique peut être indiquée pour les patientes adultes, en couple, envisageant un projet parental. Ses limites sont l’âge et la nécessité d’une stimulation hormonale », explique le centre de recherche contre le cancer.

Pourquoi la stimulation hormonale peut-elle être dangereuse ?

« Dans le cadre d’un cancer du sein, on ne stimule pas avec des hormones par peur d’activer les cellules cancéreuses. Toutefois, il est existe des produits spécifiques pour stimuler les ovaires et recueillir les ovocytes. La chimiothérapie débute alors tout de suite après« , précise encore Nasrine Callet.

« Il est important que la personne soit guérie ou en rémission complète pour envisager une grossesse »

Une grossesse est-elle envisageable pendant une chimiothérapie ?

« Non, ces traitements sont trop toxiques. De fait une grossesse est inenvisageable durant le traitement, résume la gynécologue. On sait que la chimiothérapie endort les ovaires dans la plupart des cas, mais on donne malgré tout une contraception chez les femmes en âge de procréer. Il est très important de ne pas être enceinte avec ces traitements car ils peuvent être responsables de malformations chez le fœtus« . De plus, la patiente doit observer un délai variable après la fin des traitements pour envisager une grossesse. « De manière générale, quelque soit le type de cancer et quelque soit le type de traitement, il est important que la personne soit guérie ou en rémission complète pour envisager une grossesse. Un recul suffisant doit donc être observé : cela va dépendre du type de cancer et de sa gravité . L’autorisation est donnée lors d’une réunion de compétences puridisciplinaires« , conclut Nasrine Callet.

Merci au Dr Nasrine Callet, gynécologue à l’Institut Curie


Source : JDF Santé

Troubles de la personnalité : définition, liste, diagnostic

Troubles de la personnalité : définition, liste, diagnostic

Définition : qu’est-ce qu’un trouble de la personnalité ? 

Selon la classification du DSM-5, la cinquième version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux et des troubles psychiatriques, un trouble de la personnalité « est un mode durable des conduites et de l’expérience vécue qui dévie notablement de ce qui est attendu dans la culture de l’individu, qui est envahissant et rigide, qui apparaît à l’adolescence ou au début de l’âge adulte, qui est stable dans le temps et qui est source d’une souffrance ou d’une altération du fonctionnement« . Il faut distinguer les troubles de la personnalité des traits de personnalité qui eux décrivent les façons de se comporter, de percevoir et penser son environnement et soi-même. Ils ne constituent des troubles que lorsqu’ils sont rigides, inadaptés et qu’ils causent une souffrance subjective ou une altération significative du fonctionnement.

Quelle est la liste des 10 troubles de la personnalité ? 

Les 10 troubles de la personnalité sont répartis en trois groupes. Ces derniers peuvent avoir des caractéristiques communes. 

► On retrouve dans le cluster A (groupe 1) :

1. Le trouble de la personnalité paranoïaque, caractérisé par une méfiance soupçonneuse envers les autres dont les intentions sont interprétées comme malveillantes.

2. Le trouble de la personnalité schizoïde, caractérisé par un détachement des relations sociales et une restriction de la variété des expressions émotionnelles.

3. Le trouble de la personnalité schizotypique, caractérisé par une gêne aiguë dans les relations proches, par des distorsions cognitives et perceptuelles et des conduites excentriques.

► On retrouve dans le cluster B (groupe 2) : 

4. Le trouble antisocial, caractérisé par un mépris et une transgression des droits d’autrui.

5. Le trouble borderline, caractérisé par une impulsivité marquée et une instabilité des relations interpersonnelles, de l’image de soi et des affects

6. Le trouble narcissique, caractérisé par des fantaisies ou des comportements grandioses, un besoin d’être admiré et un manque d’empathie

7. Le trouble histrionique, caractérisé par des réponses émotionnelles excessives et une quête d’attention.

► On retrouve dans le cluster C (groupe 3) : 

8. Le trouble obsessionnel-compulsif, caractérisé par une préoccupation par l’ordre, la perfection et le contrôle.

9. La personnalité évitante, caractérisée par une inhibition sociale, par des sentiments de ne pas être à la hauteur et une hypersensibilité au jugement négatif
d’autrui.

10. La personnalité dépendante, caractérisée par un comportement soumis et  » collant  » lié à un besoin excessif d’être pris en charge.

Selon le DSM-5, il arrive souvent que des sujets souffrent de plusieurs troubles de la personnalité appartenant à différents groupes. Selon les estimations de prévalence données par le DSM-5, « le groupe A concernerait 5,7 % de la population, le groupe B 1,5 %, le groupe C 6 %« . Au total 9,1 % de la population serait concerné par l’un des troubles de la personnalité. 

Quelle est la cause d’un trouble de la personnalité ? 

« On ne connaît pas la cause, rapporte le psychiatre Emanuel Loeb, il y a d’ailleurs peu de troubles psychiatriques dont on connaît la cause« . Il existe en revanche des combinaisons de facteurs, « comme une prédisposition héréditaire, des événements traumatisants notamment pendant l’enfance et l‘influence de l’environnement« .

Quels sont les symptômes typiques des troubles de la personnalité ? 

« Il n’y a pas caractéristiques communes car chacune se définit justement par des symptômes qui lui sont propres, si ce n’est qu’elles s’évaluent à l’âge adulte« , rapporte le docteur en psychiatrie Emanuel Loeb. D’après le DSM-5, les déviations de personnalité doivent être manifeste dans au moins deux des domaines suivants : 

  • La cognition, c’est-à-dire la perception et la vision de soi-même, autrui et des événements
  • L’affectivité, c’est-à-dire la diversité, l’intensité, la labilité et l’adéquation de la réponse émotionnelle
  • Le fonctionnement interpersonnel
  • Le contrôle des impulsions

Comment pose-t-on le diagnostic d’un trouble de la personnalité ? 

Le diagnostic d’un trouble de la personnalité se pose lors d’un examen clinique. Il peut être posé lors d’une ou plusieurs consultations avec un psychiatre ou un psychologue. « On fait une lecture clinique au regard des classifications, explique Emanuel Loeb. Le diagnostic se fait à l’âge adulte. Mais dans le cadre de la construction de sa personnalité, un adolescent peut se livrer à des conduites qui ressemblent à certaines troubles mais qui vont se résoudre spontanément« .

« Ce sont les comorbidités des troubles qu’il faut traiter »

Quel est le traitement des troubles de la personnalité ? 

« Il n’existe à ce jour pas de traitements qui guérissent les troubles de la personnalité« , explique le psychiatre Emanuel Loeb. Néanmoins, « ce sont les comorbidités des troubles qu’il faut traiter, comme le trouble de l’humeur, les troubles alimentaires ou les addictions« . Les médicaments peuvent donc avoir un effet sur certains symptômes, le professionnel de santé « évitera tous les traitements qui induisent une dépendance« .  Le patient peut être dirigé vers des différents types de psychothérapies comme les thérapies cognitives comportementales (TCC) et autres. En fonction de leur degré d’intensité, les troubles de la personnalité peuvent être considérés comme une maladie mentale et donner lieu à une démarche​​ MDPH lorsque ce dernier est handicapant. 

Merci au docteur Emanuel Loeb, psychiatre à Paris


Source : JDF Santé

Les 6 meilleurs remèdes au miel contre la toux

Les 6 meilleurs remèdes au miel contre la toux

1. Du miel de thym contre la toux grasse

La toux grasse est une toux productive que l’on reconnaît aux expectorations qui permettent d’expulser les mucosités présentes dans les bronches et ainsi libérer les voies respiratoires. Pour soulager ce type de toux, Shana Sarfati, naturopathe-nutritionniste conseille : 
Le miel de thym pour ses propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires, antioxydantes. « Il peut être associé à des épices telles que le clou de girofle ou le gingembre » ; 
Le miel d’eucalyptus car celui-ci est un antiviral, un antiseptique pulmonaire, un anti-inflammatoire et un antispasmodique. « Il peut être consommé pur, à la cuillère, ou mélangé à une boisson chaude » ; 
Le miel de sapin pour ses effets énergisants, antiseptiques, anti-inflammatoires des voies respiratoires. « Riche en oligoéléments, il s’associe très bien avec tous les fruits et légumes. » 

« Il est possible d’effectuer une recette en mélangeant une cuillère à café de miel avec deux gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus dans une tisane. Attention cependant, l’huile essentielle d’eucalyptus est contre indiquée pour les enfants de moins de 6 ans et les femmes enceintes et allaitantes. »  

2. Du miel de lavande contre la toux sèche

La toux sèche, au contraire de la toux grasse, est une inflammation de la trachée. On la reconnaît au fait qu’il n’y a pas d’expectorations et qu’elle est donc très irritante. La naturopathe conseille donc d’utiliser principalement du miel de lavande. « Celui-ci est antiseptique, anti-inflammatoire, il calme la toux, soigne les brûlures et est cicatrisant. Il recouvre les parois irritées de la gorge et a donc des effets antitussifs. Deux cuillères de miel de lavande avec 2 gouttes d’huile essentielle de cyprès est un mélange idéal pour soulager la toux sèche. L’huile essentielle de cyprès est contre indiquée aux enfants de moins de 6 ans, aux femmes enceintes et allaitantes et aux personnes atteintes d’une maladie hormono-dépendante. »

3. Une infusion au miel contre la toux nocturne

Il n’y a pas de miel spécifique à ingérer pour calmer une toux nocturne. Il est surtout important de prendre un miel adapté au type de toux qu’elle soit grasse ou sèche (voir ci-dessus). « Avant de dormir, une infusion avec du miel peut cependant être efficace pour apaiser les mucosités, les voies respiratoires et soulager l’irritation de la gorge car le miel diminue l’intensité de la toux et limite les quintes nocturnes. Surélever la tête et vérifier que la pièce soit à une bonne température sont des réflexes qui peuvent aussi aider« , explique Shana Sarfati. 

4. Du miel de lavande contre la bronchite

Le miel de lavande est idéal en cas de bronchite, d’angine ou pour soigner des plaies infectées. 

Miel de lavande
Miel de lavande © almaje-123RF

5. Est-ce qu’un lait chaud au miel calme vraiment la toux ?

« La chaleur apaise les bronches et les voies respiratoires. Assemblé avec du miel, cela cicatrise et apaise, peu importe le type de toux. Pour limiter les désagréments intestinaux, mieux vaut opter pour du lait végétal ou de brebis plutôt que du lait de vache. »

6. Citron et miel : ça marche contre la toux ?

« Le citron est aussi un cicatrisant et antiseptique naturel. Le mélange citron et miel est davantage recommandé pour la toux sèche. L’idéal est d’assembler du citron, du thym, du gingembre et du miel et d’en boire en infusion 3 à 4 fois par jour pour apaiser globalement les voies respiratoires. Mais lorsqu’on souffre de reflux mieux vaut éviter le citron. »

Contre-indications

Le miel est contre indiqué pour les personnes diabétiques et les enfants de moins d’un an. 

Merci à Shana Sarfati, naturopathe-nutritionniste dans le 9eme arrondissent de Paris et à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne). 


Source : JDF Santé

C'est quoi le Kamagra ?

C'est quoi le Kamagra ?

Qu’est-ce que le Kamagra ? 

Le Kamagra est le nom commercial utilisé par le laboratoire indien Ajanta Pharma pour vendre du sildénafil, l’ingrédient actif principal utilisé comme traitement contre les troubles de l’érection. « Il est généralement vendu sous forme de comprimés oraux et est utilisé pour améliorer la capacité d’un homme à obtenir et maintenir une érection lors de la stimulation sexuelle, explique le Dr Charlotte Methorst, urologue. Mais, le Kamagra n’est pas autorisé par les autorités sanitaires françaises contrairement au principe actif. Il ne peut donc pas être prescrit par votre médecin ». Toutefois, il est vendu illégalement sur des sites en ligne, sans ordonnance.

Est-ce pareil que le Viagra ?

Le Kamagra est un médicament générique de la molécule de Sildénafil, qui est également la molécule active dans le Viagra. « Cela signifie que le Kamagra et le Viagra ont la même action mécanique dans le corps pour traiter la dysfonction érectile (uniquement lorsqu’il y a une stimulation sexuelle)« , précise le médecin. Cependant, il y a des différences entre les deux médicaments. « Le Viagra est un médicament de marque développé et commercialisé par Pfizer, tandis que le Kamagra est un médicament générique fabriqué par d’autres sociétés. Par ailleurs, en plus des 100 mg de sildénafil, le Kamagra contient de la dapoxétine à hauteur de 60 mg« .

Est-il disponible en France ? 

En France, la commercialisation des médicaments nécessite l’approbation des agences sanitaires françaises et européennes. « La mise sur le marché d’un médicament même s’il s’agit d’un générique dérivant d’un princeps déjà connu nécessite des études sur les effets primaires et secondaires de la ou des molécules actives ainsi que des excipients, insiste la spécialiste. Ces études permettent de connaitre les risques pour les patients, la biodisponibilité de la molécule et les durées d’efficacité« . Un médicament est donc commercialisé lorsque toutes les règles sont respectées, afin de permettre une utilisation avec le moins de risque possible et une efficacité prouvée. 

Les médicaments illicites ne contiennent pas la bonne quantité de substance active

« Le kamagra n’est pas un médicament ayant reçu l’approbation des autorités de santé compétentes. Il est donc illégal de le vendre ou de le distribuer en France. Il est important de noter que les médicaments achetés sur des sites web illégaux peuvent être contrefaits et potentiellement dangereux pour la santé« . D’autre part, la composition reste floue. « Il y aurait 100mg de citrate de sildénafil et 60 mg de paroxétine. On sait que sur le marché du médicament hors autorisation par les instances, c’est-à-dire celui des médicaments non contrôlés et contrefaits, les médicaments illicites ne contiennent pas la bonne quantité de substance active – c’est-à-dire trop, trop peu ou pas du tout. Il a également été établi que certains faux médicaments renfermaient du mercure, de l’arsenic, du raticide ou du ciment« . Pfizer a mené une étude sur le problème de la contrefaçon du Viagra en 2011. « L’entreprise a acheté sur internet des centaines de comprimés vendus sous l’appellation Viagra. Après analyse, 81% des comprimés testés sont des contrefaçons. Dans les comprimés, les chimistes ont trouvé des ingrédients comme de l’encre, des amphétamines et des antibiotiques. Il existe donc un risque majeur à s’automédiquer avec des traitements tels que le Kamagra« .

Quelles sont les indications du Kamagra ?

Le Kamagra est indiqué pour le traitement de la dysfonction érectile chez les hommes. « La dysfonction érectile est un trouble sexuel caractérisé par l’incapacité à obtenir ou à maintenir une érection suffisante pour une activité sexuelle satisfaisante, rappelle l’urologue. Le Sildénafil, la molécule active dans Kamagra, agit en augmentant le flux sanguin vers le pénis, ce qui permet d’obtenir et de maintenir une érection« . Le Kamagra ne fonctionne que si un homme est sexuellement stimulé. « Il ne peut pas être utilisé pour traiter l’éjaculation précoce ou augmenter la libido. Pour cela, beaucoup d’autres molécules type Sildénafil ou d’autres inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) sont disponibles en France ».

A-t-il des effets secondaires ?

Les effets secondaires les plus courants liés à la prise de Sildénafil (ingrédient actif du Kamagra) sont :

  • Des maux de tête
  • Des rougeurs du visage (congestion nasale)
  • Des troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhée)
  • Des douleurs musculaires
  • Des troubles visuels (comme des changements de couleur, une vision floue)

« Ces effets secondaires sont généralement temporaires« , rassure notre interlocutrice. Il est également important de noter que le Kamagra peut interagir avec d’autres médicaments. « Il est par exemple contre-indiqué chez les patients prenant une autre médecine pour traiter l’impuissance ou utilisant un médicament de nitrate« .

Merci au Dr Charlotte Methorst, urologue au Centre Hospitalier Intercommunal des Quatre Villes de Saint Cloud (92). 


Source : JDF Santé

Poppers : effets, sexualité, dangers, légal en France ?

Poppers : effets, sexualité, dangers, légal en France ?

Le poppers est un vasodilatateur utilisé à l’origine pour soigner les maladies cardiaques. Dans les faits, son usage est détourné à des fins récréatives et festives et il est davantage utilisé pour provoquer une sensation d’euphorie et pour améliorer ses performances sexuelles. Cet usage s’est majoritairement développé dans les milieux gays, mais aussi chez les jeunes. Quels sont les effets du poppers ? Quels sont les risques ? Est-ce légal en France ?

Définition : qu’est-ce que le poppers ?

Les « poppers » sont des préparations liquides très volatiles, contenant des nitrites d’alkyle aliphatiques ou cycliques (amyle, butyle, propyle, pentyle, cyclohexyle) conditionnés dans des flacons destinés à être inhalés (petits flacons de 10 à 15 ml, parfaitement adaptés à l’usage dans un contexte festif). A l’origine, le poppers était utilisé dans le traitement de certaines maladies cardiaques, mais son usage a été détourné (utilisation à des fins récréatives). Les ampoules contenant ces nitrites produisaient à l’ouverture un bruit (« pop ») qui a donné le nom au produit.

Comment utilise-t-on le poppers ?

La seule voie d’utilisation du poppers se fait par inhalation du produit par le nez (plus rarement par la bouche).

utilisation-poppers-inhalation
Inhalation du poppers © SIPA (publiée le 15/02/2023)

Interdits entre 2007 et 2011, les poppers sont à nouveau en vente libre depuis 2013 en France. S’il a les effets d’une drogue, le poppers n’est à ce jour pas reconnu comme tel en France puisque son usage et son commerce sont autorisés. « C’est là tout le paradoxe : malgré leurs dangers pour la santé et malgré la progression de leur consommation dans une population jeune, les poppers sont actuellement en vente-libre« , s’étonne le Dr Patrick Aubé.

Qui utilise du poppers ?

Durant les années 70, leur utilisation était limitée au milieu gay mais elle s’est rapidement étendue à un public jeune. Les poppers sont aujourd’hui un des produits psychoactifs les plus expérimentés par les jeunes à 17 ans, après l’alcool, le tabac et le cannabis« Après l’alcool, le tabac et le cannabis, les poppers représentent les produits psychoactifs les plus expérimentés par les jeunes à partir de 17 ans« , confirme le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste. Dans l’édition 2019 de son ouvrage collectif « Drogues et addictions, données essentielles », l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies note que la consommation de poppers reste élevée et est en progression. En effet, 7,3 % des 18-64 ans en avaient consommé au cours de leur vie en 2014, contre 8,7 % en 2017 (Spilka et al., 2018b). L’usage de poppers au cours de la vie concerne, à 17 ans, près de un adolescent sur dix (8,8 % en 2017, contre 5,4 % en 2014).

Quels sont les noms commerciaux du poppers ?

De nombreuses appellations commerciales sont utilisées pour désigner le poppers (liste non exhaustive) :

  • encens liquide (room odorizer),
  • Rush®
  • Jungle Juice®
  • Pig Juice®
  • Fuck Me®
  • Sex Line®
  • Gate®
  • Hot®
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Quels sont les effets du poppers ?

La libération de monoxyde d’azote dans l’organisme entraîne une relaxation des muscles lisses, une vasodilatation importante mais aussi un état euphorique en seulement 15 secondes et dont l’effet dure entre 5 et 10 minutes. Le poppers est réputé pour améliorer les performances sexuelles, ce qui est susceptible de favoriser des comportements à risque. Les consommateurs recherchent également la sensation d’ivresse passagère.

  • Intensification de l’excitation sexuelle 
  • Sensation d’ivresse passagère
  • Amélioration des performances sexuelles (dans la mesure où l’usage par inhalation faciliterait l’érection, retarderait l’éjaculation et accroîtrait les sensations orgasmiques)

Quels sont les dangers et risques du poppers ?

« L’effet est bref mais sa consommation est à risque », prévient le Dr Patrick Aubé. La consommation de nitrites peut entraîner : 

  • Une vasodilatation cérébrale, périphérique et génitale. 
  • Une transformation de l’hémoglobine en méthémoglobine impropre au transport de l’oxygène dans le sang, provoquant une cyanose.
  • Sensations de chaleur.
  • Tachycardies.
  • Céphalées.
  • Nausées, vomissements
  • Hypotension artérielle.
  • Atteintes oculaires (anomalies rétiniennes, baisse de l’acuité visuelle…)
  • Malaises et collapsus cardiovasculaires pouvant conduire au décès. (146 cas graves dont 6 décès ont été recensés en France entre 1999 et Mars 2011 sur 940 cas d’expositions aux poppers).
  • Une dysfonction érectile : « L’association des poppers et de médicaments utilisés dans la dysfonction érectile (Viagra© et apparentés) peut entraîner une chute tensionnelle grave à l’origine de collapsus cardio-vasculaires conduisant parfois au décès.

Où acheter du poppers ?

On peut se procurer du poppers dans un sex shop, dans un bureau de tabac ou sur Internet.

Quel est le prix du poppers ?

Le prix moyen d’un tube de 13 ml est de 7,90 euros.

Quelles sont les contre-indications du poppers ?

La consommation pendant la grossesse est absolument contre-indiquée (risque de méthémoglobinémie : syndrome de « l’enfant bleu »). Sans compter leurs nombreux effets indésirables : maux de tête, tachycardie, nausées et vomissements, chute de la tension, atteinte de la rétine, glaucome, crise d’asthme, dépression respiratoire, irritation chronique des cloisons nasales.

Comment réduire les risques avec le poppers ?

Ne jamais utiliser de poppers près d’une flamme car le produit est inflammable. Aussi, en favorisant une certaine excitation sexuelle, la prise de poppers peut aussi favoriser la prise de risque Penser à utiliser des préservatifs. Il convient de ne pas multiplier les prises dans un laps de temps court (risque de surdose) et ne pas utiliser le poppers en association avec du Viagra. Il ne faut pas conduire après avoir pris du poppers. 

Merci au Dr Patrick Aubé, médecin généraliste et auteur du livre « 20 plantes médicinales pour se soigner tous les jours » aux éditions Leduc.S.


Source : JDF Santé