<p id= »definition-cest-quoi-et-comment-se-manifeste-le-stress« >Le stress est une forme de pression que nous subissons. Il s’agit d’une réponse de l’organisme face à des contraintes et pressions considérées comme éprouvantes de l’environnement. Les signes du stress sont divers. « On retrouve des signes physiologiques de l’angoisse, de la peur avec une respiration plus courte et plus accélérée ainsi qu’une augmentation du tonus musculaire qui va contribuer au blocage. On observe également une augmentation du rythme cardiaque, un sentiment d’oppression, des maux de ventre et des douleurs musculaires. Cela peut aller jusqu’à une perte de contrôle » détaille Agnès Verroust. Parmi les autres signes, il y a aussi l’irritation, l’angoisse, les maux de tête, les nausées, les troubles du sommeil ou la fatigue – pour n’en citer que quelques-uns ! Il existe différents types de stress dont l’aigu provoqué par un événement spécifique (examen, naissance, divorce…) et le stress chronique. Si les deux sont à surveiller, il faut porter une attention particulière à ce dernier : s’il perdure et qu’il n’est pas pris en charge, il peut être dangereux pour la santé et être source de pathologies telles que les maladies cardio-vasculaires.
Quelles sont les causes du stress ?
Pour la psychologue, tout est susceptible d’occasionner du stress ! « Il y a par exemple la consommation de certains produits tels que le tabac, les substances illicites, le sucre, certains médicaments et le café même si on peut se demander si le stress est la conséquence de la prise de toxiques ou si c’est la prise de toxiques qui est la conséquence du stress » explique Agnès Verroust. Les relations et l’interaction avec l’autre en fonction du contexte (divorce, conflit au travail, environnement violent, relations abusives…) et les événements traumatisants (maladie, agression…) peuvent aussi favoriser cet état. Les troubles du sommeil ne sont pas non plus à négliger. « Pour les insomniaques, l’idée de dormir est une situation de stress » souligne la psychologue.
Comment gérer le stress au quotidien ?
Gérer son stress au quotidien n’est pas impossible. Il faut pour cela reconnaître les premiers signes. « Il est important d’identifier les signes comme l’augmentation du tonus musculaire puis respirer« . Gérer son stress c’est aussi prendre soin de soi.« Il faudrait se recentrer sur ses besoins et se forcer à faire des pauses, même petites ». Mais aussi respecter les rythmes naturels et les cycles de sommeil. Échanger avec des proches, ses amis et sa famille et se relaxer avec des exercices de respiration est important.
Comment gérer le stress au travail ?
Au travail, la gestion du stress rime avec la gestion des urgences et leur hiérarchisation. « Il est important de s’organiser en fonction de la marge de manœuvre qu’on a » conseille la professionnelle. « Faire des pauses régulièrement, apprendre à prioriser, même si cela ne dépend pas toujours de soi et savoir dire non afin d’éviter la surcharge de travail permet aussi de gérer le stress ». Le lâcher prise est à considérer, sans pour autant que cela devienne une injonction source de stress ! « Dire de lâcher prise a quelqu’un qui est trop stressé peut d’ailleurs déchaîner une crise de colère » prévient Anne Verroust pour qui chaque profil a sa solution. Si le stress dans le milieu professionnel devient envahissant, lever le pied est recommandé. « Il faut prendre des vacances ou se mettre en arrêt de travail sans culpabiliser. La culpabilité est un facteur de stress » préconise la spécialiste.
Comment gérer le stress pendant un examen ?
Pour la psychologue, prévoir d’adopter une bonne hygiène de vie est essentiel. « Je recommande de boire de l’eau régulièrement car il s’agit d’un anti-anxiolytique naturel mais aussi d’éviter le sucre car cela va augmenter le stress. Bien sûr, se préparer en amont limite aussi le stress car mieux on est préparé, moins on a de risques de céder à la panique ! ». Durant cette période, il est important de prévoir des pauses, de 20 minutes par exemple, pendant les révisions et de respecter son cycle de sommeil. Une préparation physique est aussi à envisager. « Respirer avec le ventre et détendre ses muscles » détend.
Qui consulter pour apprendre à gérer son stress ?
De nombreux spécialistes peuvent être sollicités. « Les psychologues et les sophrologues peuvent aider à gérer ce stress » explique la psychologue avant de préciser. « Chacun peut trouver le praticien qui lui convient« . Pratiquer du sport, de la méditation, la relaxation, du yoga ou l’hypnose sont d’autres voies. « L’hypnose est un état de conscience modifiée qu’on obtient en se focalisant sur une phrase et des sensations. Penser à un lieu où on est tranquille et en sécurité, se poser dans ce lieu et observer peut aider » explique Agnès Verroust. Si cet état perdure, il faut se rapprocher d’un médecin. Pour les étudiants des consultations gratuites avec un psychologue en lien avec le Crous existent également.
Pourquoi ne pas se laisser submerger par ses émotions ?
S’il n’est pas recommandé de brider ses émotions, il n’est pas non plus souhaitable de se laisser submerger ! Et cela, qu’il s’agisse des émotions positives (joie, amour, curiosité, fierté…) ou des émotions négatives (peur, tristesse, jalousie, frustration…). « Cela voudrait dire que l’on aura tenté de les maîtriser en amont et que cette tentative a échouée » explique l’hypnothérapeute. Il est préférable de bien les gérer. Y compris celles perçues comme invalidantes en tentant de comprendre l’intention positive et le mécanisme. « Il est important d’intégrer le fait qu’à un moment de notre vie, pour une raison qui souvent nous échappe, un système de défense s’est mis en place dans le but de nous protéger et qu’il s’active à chaque fois qu’il est confronté au même type de menace« , explique Alice Jaget, hypnothérapeute.
Comment maîtriser ses émotions négatives ?
Un excès de contrôle peut même être néfaste
Il n’est pas possible de maîtriser ses émotions, surtout les émotions négatives dans la mesure où il s’agit d’un mécanisme de survie : il y aura forcément de la résistance. « Dans le meilleur des cas cela ne donnera aucun résultat et dans le pire, cela aggravera la manifestation de l’émotion. Si l’on compare l’émotion à une vague, tenter de la maîtriser reviendrait à vouloir la repousser à l’aide de ses mains. On comprend bien que c’est inutile et qu’il y a de fortes chances pour que l’on se retrouve même à boire la tasse » conseille Alice Jaget. Un excès de contrôle peut même être néfaste et – dans les cas extrêmes – des attaques de panique. « A l’inverse, les émotions pourront être tellement refoulées qu’elles conduiront à des problèmes psychosomatiques, des troubles obsessionnels compulsifs ou certaines addictions » prévient spécialiste.
Comment parvenir à gérer ses émotions en amour ?
En couple, pour gérer ses émotions, il est important de savoir les identifier et d’en chercher la cause. « C’est le meilleur cadeau que l’on puisse se faire à soi même et aux autres. Il est étonnant de constater qu’à situation égale, si l’émotion est régulée, c’est à dire si elle n’intervient pas à mauvais escient, notre perception en sera totalement transformée, conseille Alice Jaget. J’ai l’exemple d’une femme qui est venue me voir car elle était toujours en colère. Elle s’énervait régulièrement contre son compagnon qu’elle l’adorait. Elle avait pris conscience que le problème venait d’elle et souhaitait changer car elle culpabilisait beaucoup, une fois le calme revenu, de ses élans de colère. Après une séance, elle était surprise de constater que ce qui l’aurait mise hors d’elle auparavant lui était indifférent aujourd’hui. Elle se sentait plus sereine et on peut supposer que son compagnon et ses collègues aussi« .
Comment parvenir à maîtriser ses émotions au travail ?
Mieux on en comprend le mécanisme et plus on est capable de se distancier par rapport à nos réactions émotionnelles.
Dans le cadre professionnel, tout comme lorsque nous sommes en couple ou dans le cercle amical et familial, pour gérer ses émotions, il est important d’être « au clair » avec elles. « Lors de mes séances je passe beaucoup de temps à expliquer « Comment ça marche » car je constate que, mieux on en comprend le mécanisme et plus on est capable de se distancier par rapport à nos réactions émotionnelles. C’est une première étape qui me semble essentielle » conseille l’hypnothérapeute. La seconde étape est d’accepter de ressentir ses émotions, c’est-à-dire les sensations qu’elles provoquent, sans chercher à les contrôler ni à éviter les situations qui les engendrent. Mais surtout faire le contraire de ce que nous faisons généralement. Dans le milieu professionnel, par exemple l’idée est de trouver le juste équilibre. Les conseils de la professionnelle sont simples. « Si, parce que j’ai peur de prendre l’ascenseur, je prends systématiquement les escaliers alors je renforce mes peurs. Si je me force à monter dans l’ascenseur en tentant de bloquer toute émotion, alors je risque fort de me sentir encore plus mal. La bonne attitude est médiane c’est à dire continuer à s’exposer tout en acceptant que l’émotion va se manifester« .
Comment gérer ses émotions en cas d’hypersensibilité ?
Les hypersensibles ressente beaucoup plus d’émotions que la moyenne des gens. Pour Alice Jaget, il s’agit même d’un atout considérable à condition de savoir les réguler. « Les émotions sont souvent d’intensité supérieure donc plus présentes. Pour les gérer la démarche est la même que pour les non hypersensibles à savoir : comprendre les mécanismes émotionnels puis intervenir sur les émotions avec les bons outils« .
Solutions : qui consulter pour apprendre à gérer ses émotions ?
L’EMDR est très bénéfique surtout si le blocage émotionnel est lié à un événement traumatique
Pour la spécialiste, les thérapies brèves dites « solutionnistes » sont les mieux adaptées pour apprendre à gérer nos émotions. « C’est le cas des thérapies comportementales (les TCC par exemple) qui vont désensibiliser les signaux d’alarme par un protocole d’exposition progressive. Les TCC sont particulièrement efficaces notamment pour les phobies. L’inconvénient est que ce sont des prises en charge assez longues » explique l’hypnothérapeute. L’hypnoseest aussi efficace en induisant de nouvelles informations par le biais de l’inconscient. Attention cependant, « nous ne sommes pas tous « hypnotisables » de la même manière donc cela peut donner des résultats assez inégaux » prévient Alice Jaget. Une autre piste pourrait être de se tourner vers l’EMDR, une technique de désensibilisation par les mouvements oculaires. « C’est très bénéfique surtout si le blocage émotionnel est lié à un événement traumatique ».La régulation émotionnelle TIPI est également à considérer. « Elle donne des résultats assez stupéfiants car le processus de désensibilisation se fait à travers les sensations corporelles éprouvées en revisitant l’émotion. C’est une thérapie accessible à tous, et qui peut se pratiquer avec un thérapeute pour des prises en charge spécifiques ou en autonomie pour améliorer son quotidien« .
Début 2022, l’Assurance Maladie et le ministère de la Santé ont développé un carnet de santé numérique individuel, pour tous les Français et contenu dans un téléphone (application) ou sur un ordinateur. Plus de 65,4 millions de Français utilisent ce service numérique indique l’Assurance Maladie dans un communiqué de presse du 6 février 2023 et moins de 2% des usagers s’y sont opposés. Mon Espace Santé permet à chacun de stocker tous les documents (radios, prises de sang, échographies, ordonnances numériques, ndlr) et informations utiles pour son suivi médical et de les partager avec les professionnels de santé. Qu’est-ce Mon Espace Santé ? Comment activer son compte ? A qui est-il destiné ? Est-il obligatoire ? Comment s’y opposer ? Y a t-il un danger pour la protection des données personnelles ? Peut-on le refuser ? Qu’en est-il du Dossier Médical Partagé ?
C’est quoi Mon Espace Santé ?
Mon Espace Santé est un carnet de santé numérique individuel mis à la disposition des 69 millions d’assurés en France par l’État et l’Assurance maladie pour permettre à chaque citoyen de stocker ses informations médicales et les partager avec les professionnels de santé qui les soignent. L’application mobile Mon espace santé est disponible via le site monespacesante.fr depuis un téléphone portable ou consultable directement sur un ordinateur. « L’espace numérique stocke toutes les radios, prises de sang et comptes-rendus d’hospitalisations. Vous pouvez renseigner vos antécédents, vos allergies, vos ordonnances » a indiqué le ministre de la Santé lors d’une conférence de presse du 3 février. Depuis février 2022, plus de 7 240 000 documents (certificats médicaux, résultats de biologie etc) ont été intégrés par les usagers sur Mon Espace Santé. On trouve ainsi dans son Espace Santé :
Le dossier médical partagé (DMP) : c’est le « carnet de santé en ligne » (ordonnances et soins, radio, échographie, scanner, IRM, résultats de biologie, prévention et dépistage, comptes rendus, certificats médicaux, allergies et antécédants familieux, mesures médicales etc). Son médecin traitant, son pharmacien et tous les autres professionnels de santé qui le suivent pourront aussi l’alimenter, si le patient les a autorisés à le faire.
Une messagerie pour recevoir des informations personnelles de l’équipe de soins, échanger des documents avec les professionnels de santé, du médico-social et du social.
Un catalogue de sites internet et d’applications santé sélectionnés et certifiés par l’Etat (mesures quotidiennes de la tension, suivi d’une maladie chronique, etc). Les services sont notamment évalués sur leur respect des règles liées au règlement général sur la protection des données (RGPD) et à la loi » Informatique et libertés « . 18 services sont déjà visibles sur Mon Espace Santé.
Un agenda santé, disponible prochainement, pour enregistrer ses rendez-vous médicaux. L’agenda proposera aussi des alertes pour les rappels de dépistage ou de vaccination. A terme, celui-ci pourra être synchronisé avec les plateformes de prise de rendez-vous médicaux (comme doctolib).
Vous pouvez notamment y déposer le document désignant la personne de confiance qui sera consultée par l’équipe médicale si vous n’êtes plus capables de vous exprimer.
« Toutes les personnes, quel que soit leur régime d’assurance maladie, peuvent disposer de ce nouveau service : les agriculteurs, les salariés, les travailleurs indépendants, les étudiants, etc. » précise l’Assurance Maladie. « Pour que tout le monde puisse en bénéficier, nous mettons en lien un réseau d’acteurs et de professionnels bénévoles pour accompagner les personnes les plus éloignées du numérique dans la prise en main de cet outil. Tout le monde doit y avoir accès » a défendu Olivier Véran.
Est-ce obligatoire d’avoir Mon Espace Santé ?
Mon Espace Santé n’est pas obligatoire. Il est destiné « à celles et ceux qui souhaitent l’utiliser » a indiqué Olivier Véran. Si vous n’avez pas procédé à l’opposition de la création de votre espace dans le délai des 6 semaines imparties après avoir reçu le code par e-mail ou courrier, délai désormais expiré, vous gardez la possibilité de fermer votre espace.
Comment activer Mon Espace Santé ?
Un profil « Mon espace santé » est automatiquement créé pour tous les assurés qui n’ont pas exprimé leur opposition. La prochaine étape consiste donc pour l’assuré à activer son profil. « Un code confidentiel a été envoyé à chaque assuré, par e-mail ou par courrier. Chacun pourra utiliser ce code pour activer son espace personnel. Ce code sera valable 6 semaines à partir de la date d’envoi. Après ce délai, son espace personnel sera créé automatiquement. À tout moment, après ce délai, l’assuré garde la possibilité d’activer ou de fermer cet espace » informe l’Assurance maladie. En vous rendant sur le site monespacesante.fr, cliquer sur « Activer mon espace ». Vous devez vous munir de votre code et de votre carte Vitale. « Vous partirez d’une page blanche et vous devrez le faire vivre, l’alimenter selon vos besoins, au gré de vos échanges avec vos soignants » a ajouté Olivier Véran. Cette action est nécessaire pour accéder à ses données, ajouter des documents ou compléter son profil médical. En revanche il n’est pas nécessaire d’avoir activé son profil Mon espace santé pour qu’un professionnel de santé puisse y déposer un document, cela est possible dès l’ouverture automatique par l’Assurance Maladie.
Pour se connecter à Mon Espace Santé, rendez-vous sur le site monespacesante.fr et identifiez-vous à l’aide de votre identifiant et de votre mot de passe créés lors de la première connexion.
Peut-on s’opposer à Mon Espace Santé ?
Votre espace personnel est créé automatiquement mais vous gardez la possibilité de ne pas activer votre espace et de le fermer. Pour clôturer Mon Espace Santé, cliquez sur votre profil situé en haut à droite de l’écran puis sur « Paramètres« . Vous pourrez demander le téléchargement de toutes les informations de votre profil et/ou demander leur suppression définitive.
Le Dossier Médical Partagé sera-t-il supprimé ?
Le Dossier Médical Partagé, couramment appelé DMP, est un carnet de santé numérique permettant de stocker de façon sécurisée vos documents de santé : ordonnances, résultats d’examens, comptes rendus… Le DMP permet aussi de partager ces informations avec les professionnels de santé de votre choix pour améliorer votre suivi médical, y compris en cas d’urgence. Si vous aviez déjà un DMP, son contenu (données) est automatiquement intégré au nouveau service Mon espace santé. Si vous refusez Mon Espace Santé, votre DMP ne sera pas supprimé mais vous ne pourrez bientôt plus y accéder depuis le site dmp.fr et l’application DMP. Celui-ci restera néanmoins accessible par les professionnels de santé pendant une période transitoire avant d’être définitivement clôturé.
Quels sont les dangers de Mon Espace Santé ?
Comme tous services officiels, le risque d’arnaques sous forme d’appels et de messages frauduleux existe. « Ces appels et leurs intermédiaires assurent vouloir « aider à la création de Mon espace santé » et demandent à renseigner les identifiants « France Connect » pour accéder au service numérique. Il s’agit d’une tentative d’escroquerie, car Mon espace santé n’est pas encore compatible avec France Connect. Les risques d’usurpation d’identité sont importants et peuvent toucher différents services en cas de transmission des d’informations (impôts, etc.) » met en garde l’Assurance Maladie. Pour rappel, l’Assurance Maladie ne demande jamais de coordonnées bancaires ni de mot de passe que ce soit par mail ou SMS.
« Mon Espace Santé ne vous demande jamais de coordonnées bancaires ou de mot de passe »
Est-ce que les données personnelles sont bien protégées ?
L’Assurance maladie garantit la sécurité et la protection des données personnelles contenues dans Mon Espace Santé. Elle précise que « ces données sont hébergées en France sur des serveurs répondant aux plus hautes normes de sécurité. Mon espace santé préserve le secret médical, puisque c’est l’utilisateur qui décide quels professionnels de santé peuvent avoir accès à ses documents, et les documents qu’il accepte de partager« . « Les documents présents dans » Mon espace santé » sont visibles par les professionnels de santé qui y sont autorisés par la loi et les textes réglementaires. Ni l’Assurance Maladie, ni les mutuelles, ni la médecine du travail n’ont accès à ces données » précise l’organisme. Face aux dangers de fraudes, Mon Espace Santé prévient sur son site via un message sur la page d’accueil « des démarchages frauduleux par e-mail et par SMS qui usurpent le nom de Mon espace santé existent. Que ce soit par SMS ou par e-mail, Mon espace santé ne vous demande jamais de coordonnées bancaires ou de mot de passe ».
Sources :
– Mon espace santé, un nouveau service numérique personnel et sécurisé, 6 févier 2023, Assurance maladie.
– Mon espace santé s’enrichit d’un catalogue de services, 3 novembre 2022, Assurance maladie.
– Mon espace santé : pourquoi les profils sont-ils ouverts automatiquement ?, 22 juin 2022, Assurance maladie.
– Mon espace santé, un nouveau service numérique personnel et sécurisé, 3 mars 2022, Assurance maladie.
– Attention aux appels et messages frauduleux concernant Mon espace santé, 18 février 2022, Assurance maladie.
– Mon espace santé, un nouveau service numérique personnel et sécurisé, 2 février 2022, Assurance maladie.
[Mis à jour le 17 février 2023 à 11h00] Atteint d’aphasie, l’état de santé de Bruce Willis se serait dégradé. L’acteur de 67 ans serait atteint de démence fronto-temporale (DFT ou dégénérescence fronto-temporale), une maladie neurodégénérative qui s’apparente à la maladie d’Alzheimer, a annoncé son ex femme Demi Moore le 16 février 2023 sur son compte Instagram. « Depuis que nous avons annoncé le diagnostic d’aphasie de Bruce au printemps 2022, l’état de Bruce a progressé et nous avons maintenant un diagnostic plus précis : la démence frontotemporale. Malheureusement, les problèmes de communication ne sont qu’un symptôme de la maladie à laquelle Bruce est confronté« , écrit-elle sur son post. « La DFT est une maladie cruelle dont beaucoup d’entre nous n’ont jamais entendu parler et qui peut frapper n’importe qui. Pour les personnes de moins de 60 ans, la FTD est la forme de démence la plus courante« , peut-on lire sur le site de l’association AFTD (The Association for Frontotemporal Degeneration).
Définition : qu’est-ce que la démence fronto-temporale ?
Les dégénérescences lobaires fronto-temporales (DLFT) ou démences fronto-temporales (DFT) représentent la deuxième cause de démences dégénératives préséniles après la maladie d’Alzheimer. « On parle plus volontiers maintenant de dégénérescence lobaire fronto-temporale (DLFT), le terme « démence » correspondant à un stade avancé de la maladie et étant difficile pour les patients et familles » précise le Dr Isabelle le Ber, neurologue spécialiste des DFT au sein du centre de référence des démences rares ou précoces à la Pitié-Salpêtrière et chercheuse à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM). Il existe 3 formes cliniques principales :
la forme la plus fréquente est caractérisée par des troubles du comportement inauguraux,
deux autres formes plus rares sont caractérisées par des troubles du langage entravant la communication verbale dès le début de la maladie. Les troubles comportementaux, du langage et les troubles cognitifs qui sont associés évoluent progressivement vers une perte d’autonomie (correspondant au stade de ‘démence’).
La prévalence des démences fronto-temporales est de 10 à 15 sur 100 000 individus. On estime que 6000 à 10 000 personnes en France en seraient atteintes.
Quelles sont les causes d’une démence fronto-temporale ?
Les démences fronto-temporales sont dues à l’altération progressive de certaines zones du cerveau (zones frontales à l’avant du cerveau et temporales sur les côtés du cerveau). « Trois types de lésions peuvent être observés dans le cerveau des patients atteints de DFT. Elles sont constituées de trois protéines différentes (TDP-43, TAU ou rarement FUS) qui s’accumulent dans les cellules du cerveau dans chacun de ces 3 formes« , indique le Dr le Ber. La cause de la maladie et de la constitution de ces lésions ne sont pas connues dans la majorité des cas, mais parfois une cause génétique peut être identifiée. Ces causes génétiques concernent 20% des patients environ, généralement quand d’autres personnes de sa famille sont également atteintes de DFT. La majorité des patients n’ont pas de forme génétique, et dans ce cas la cause demeure inconnue.
Quelles différences avec la maladie d’Alzheimer ?
Les démences fronto-temporales qui débutent vers 60 ans
Le démences fronto-temporales et la maladie d’Alzheimer sont des démences dégénératives dites ‘apparentées’ car elles se caractérisent toutes les deux par des troubles cognitifs. Néanmoins, ce sont en fait des maladies bien différentes. La maladie d’Alzheimer, qui est la première cause de démence débute généralement plus tardivement (vers 70-80 ans) que les démences fronto-temporales qui débutent vers 60 ans. « Les symptômes sont différents : la maladie d’Alzheimer débute en général par des troubles la mémoire, alors que les premiers troubles dans la DFT sont des troubles du comportement et du langage. Enfin, les régions du cerveau qui sont touchées (lobes frontaux et temporaux dans les DFT ; alors que ce sont les ‘régions hippocampiques’ de la mémoire qui sont prioritairement touchées dans la maladie d’Alzheimer) et les protéines qui constituent les lésions dans le cerveau sont également différentes » décrit la neurologue.
Quels sont les symptômes d’une démence fronto-temporale ?
Les démences fronto-temporales se manifestent, au début, par des troubles comportementaux et du langage avant d’affecter plus tardivement d’autres fonctions cognitives et neurologiques. Les manifestations de la maladie sont variables selon les personnes et selon le stade d’évolution de la maladie. Les symptômes qui débutent en général entre 50 et 65 ans et, dans la forme la plus classique, sont représentés par :
Une apathie, une perte d’intérêt pour les activités habituelles, un isolement social
Des troubles du comportement marqués par des comportements sociaux inappropriés, une désinhibition, une irritabilité,
Des troubles des conduites alimentaires : précipitation sur la nourriture, boulimie, changement des goûts alimentaires…
Des troubles du contrôle des émotions : instabilité émotionnelle, émoussement affectif, émotivité inappropriée
Des comportements répétitifs ou stéréotypés
Des troubles du langage (réduction du langage) et cognitifs (difficultés de concentration et attentionnelles, difficultés de raisonnement, de jugement…) sont associés et s’aggravent avec l’évolution. Lorsque la maladie progresse, la personne malade perd peu à peu son autonomie et devient incapable d’effectuer seul(e) les gestes quotidiens.
Diagnostic : existe-t-il des tests à faire ?
Le diagnostic est suspecté par un médecin et posé par un neurologue ou un médecin spécialiste. Il est basé sur une série de tests permettant d’évaluer les fonctions cognitives de la personne. Ces tests cognitifs permettent également d’évaluer le stade d’évolution de la maladie. « Le diagnostic est conforté par des examens d’imagerie cérébrale : une IRM cérébrale, souvent complété par un examen du métabolisme du cerveau par TEP-FDG. Ces examens d’imagerie peuvent révéler des anomalies (‘atrophie’ ou ‘hypométabolisme’) des régions frontales et/ou temporales » ajoute le Dr Isabelle Le Ber. Des examens biologiques, une ponction lombaire ou un électroencéphalogramme peuvent être effectués afin d’éliminer d’autres pathologies, en particulier une maladie d’Alzheimer.
Quels sont les traitements pour la soigner ?
Aucun traitement ne permet de guérir les démences fronto-temporales.
Aucun traitement ne permet de guérir les démences fronto-temporales. Néanmoins, des traitements peuvent améliorer les symptômes les plus gênants (agressivité, déambulation…) comme certains anti-dépresseurs. La prise en charge doit être complétée par un travail de stimulations cognitives pour maintenir autant que possible des fonctions cognitives, mais également par les aides sociales et humaines. La prise en charge des personnes souffrant de démence frontale est pluridisciplinaire incluant médecins, psychiatres, orthophonistes, et doit être complétée par une prise en charge psychologique du patient et un soutien des ses proches. L’aide des associations de patients est également importante (France-DFT, France Alzheimer…).
Quelles sont les complications ?
Les personnes atteintes de démences fronto-temporales décèdent le plus souvent des complications de la maladie (chutes, complications de la grabatisation, fausses routes…)
Quelle espérance de vie en cas de démence fronto-temporale ?
L’espérance de vie à partir du diagnostic est en moyenne d’une dizaine d’années. Néanmoins, elle est très variable selon les personnes et il peut y avoir des évolutions plus longues. Il n’y a à l’heure actuelle pas de facteurs permettant de donner une idée précise de la vitesse de progression. En vingt ans, d’importantes avancées en matière de recherches ont été faites avec une amélioration des critères de diagnostic et de la classification clinique de ces maladies, l’identification des protéines qui constituent les lésions cérébrales, l’identification des causes génétiques et le développement d’outils qui permettent d’améliorer le diagnostic différentiel avec d’autres maladies comme la maladie d’Alzheimer. « Ainsi, nous savons maintenant qu’il n’y a pas une DFT, mais des DFT différentes avec des présentations cliniques, et des lésions différentes. Nous connaissons maintenant beaucoup mieux ces différentes formes de la maladie, ce qui permet de mieux les diagnostiquer en d’en améliorer la prise en charge. Les recherches actuelles se concentrent sur la compréhension de leurs mécanismes pathogéniques, l’identification de biomarqueurs pour leur diagnostic et le suivi de la progression de la maladie, et bien sur la recherche de traitements. Dans ce domaine, des pistes thérapeutiques intéressantes sont en cours de développement dans le cadre de protocoles de recherche, en particulier dans les formes génétiques de la maladie » développe la neurologue.
Merci au Dr Isabelle le Ber, neurologue spécialiste des DFT au sein du centre de référence des démences rares ou précoces à la Pitié-Salpêtrière et chercheuse à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM)
[Mise à jour le 17 février 2023 à 10h41] Chaque année en France, 20 000 femmes découvrent qu’elles ont un cancer colorectal (sur 43 000 cas au total, selon l’Institut national du Cancer). « C’est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme, derrière le cancer du sein » nous indique le Dr Mathilde Soule, chirurgien digestif à l’Hôpital des Peupliers à Paris. 90% des cancers colorectaux sont diagnostiqués après 50 ans. Ce cancer se développe à partir des cellules qui tapissent l’intérieur du côlon ou du rectum, là où sont formés des polypes qui sont des petites excroissances. « Il faut environ une dizaine d’années pour que des polypes bénins évoluent en polypes cancéreux (ce qui n’est pas systématique, ndlr) » précise le Dr Soule. Comme tous cancers, plus le cancer colorectal est dépisté tôt, meilleures sont les chances de guérison. Guérie d’un cancer du côlon diagnostiquée en 2019, la comédienne Clémentine Célarié a sorti le livre « Les mots défendus » en 2021 pour en parler : « Je ne veux pas rentrer dans le truc des tabous. (…) Ne pas parler d’une maladie (…) ça enferme les êtres qui ont cette maladie dans quelque chose qui empire la maladie (…) pour moi, il faut absolument en parler ! C’est quelque chose d’humain et, aussi, ça contre-carre la peur de l’attraper !« a-t-elle expliqué dans l’émission Quelle époque ! sur France 2 samedi 11 février 2023.
« J’ai la chance d’être guérie »
L’immense et touchante Clémentine Célarié évoque le cancer du côlon qu’elle a contracté en 2019
Quel est l’âge à risque du cancer colorectal chez la femme ?
Le cancer colorectal est une maladie du sujet âgé et globalement, 90% des cancers colorectaux sont diagnostiqués après l’âge de 50 ans, particulièrement à partir de 70 ans. Chez la femme comme chez l’homme, on définit trois niveaux de risque :
Les personnes qui ont plus de 50 ans ont un risque moyen.
Les personnes souffrant d’une maladie inflammatoire du tube digestif (maladie de Crohn, rectocolite hémorragique…), celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal et les fumeurs ont un risque élevé.
Les personnes souffrant d’une maladie génétique (le syndrome de Lynch ou la polypose adénomateuse familiale) ont un risque très élevé.
5 symptômes du cancer colorectal qui doivent inquiéter
« Le cancer colorectal est un cancer d’évolution lente et peu symptomatique : les symptômes sont peu spécifiques et n’apparaissent que lorsque la maladie s’est installée« , précise notre interlocutrice. Les symptômes évocateurs d’un cancer colorectal peuvent être les suivants.
1. Du sang dans les selles : Au début de son évolution, le polype est simplement une excroissance au niveau de la muqueuse digestive et ne provoque aucun symptôme. Au fil des années, le polype peut dégénérer et évoluer en adénome cancéreux, ce qui fragilise la muqueuse digestive. Cette dernière présente ainsi des lésions et a tendance à davantage saigner au contact d’aliments. Le sang dans les selles peut être rouge clair ou au contraire rouge très foncé. « La présence de sang dans les selles est un symptôme d’alerte et doit pousser à consulter un médecin, insiste l’experte. Les femmes doivent être particulièrement vigilantes : la plupart du temps, la femme de 50 ans n’a plus de règles.Toutefois, elle peut avoir des saignements post-ménopausiques. Et cela peut retarder le diagnostic : le femme peut avoir l’impression d’avoir des pertes de sang vaginales alors qu’il s’agit de sang dans les selles« , signale le Dr Soule.
2. Des douleurs abdominales : « Elles sont liées à une inflammation locale d’une muqueuse digestive fragilisée et plus sensible« , explique le Dr Soule. Conséquence : le transit va être modifié, des ballonnements et des crampes abdominales peuvent survenir. Une douleur abdominale est le symptôme de nombreuses pathologies de l’ensemble de l’abdomen. Toutefois, des douleurs abdominales persistantes et qui apparaissent sans raison apparente doivent vous amener à consulter un médecin. Seuls l’examen clinique du médecin, les symptômes associés et les examens complémentaires (bilan complet, échographie abdominale, parfois un scanner) permettent de faire le diagnostic et de proposer une prise en charge adaptée.
3. Un transit qui se modifie : « Un transit qui était régulier depuis des années et qui se modifie en l’espace de 3 mois environ représente un symptôme d’alerte. Cette modification du transit peut s’accompagner d’une colopathie fonctionnelle ou d’autres troubles fonctionnels intestinaux« , indique la spécialiste. N’hésitez pas à consulter un gastro-entérologue en cas de transit inhabituel, c’est-à-dire, dès l’apparition de diarrhée, d’une constipation prolongée ou de l’alternance des deux, de selles qui semblent plus étroites (en ruban ou en forme de crayon) que d’habitude et si la fréquence de vos selles change subitement.
4. Une perte de poids : « La présence de polype peut accélérer le transit et provoquer des diarrhées« , souligne le Dr Soule. Une diarrhée aiguë se caractérise par des selles très riches en eau, entraînant ainsi une perte de poids rapide. Ce symptôme n’est absolument pas spécifique du cancer colorectal et peut révéler de nombreux autres problèmes d’ordre digestif ou pas d’ailleurs. Cependant, lorsque l’amaigrissement est important et persistant, il faut consulter un médecin, qui pourra vous prescrire des examens afin de trouver la cause de votre perte de poids.
5. Une fatigue permanente : Une fatigue importante qui ne s’atténue pas au repos peut être évocatrice d’un cancer colorectal. Elle est souvent liée à une faiblesse et à une altération de l’état de santé général, à cause du développement de la maladie qui peut être très éprouvant.
Quelles différences avec les symptômes du cancer colorectal chez l’homme ?
Les hommes ont un peu près les mêmes symptômes, même si les symptômes de colopathie fonctionnelle sont un peu plus spécifiques à la femme. En effet, « les changements hormonaux lors de la ménopause entraînent un ralentissement du transit et parfois des ballonnements plus importants chez la femme », explique la spécialiste.
Quand s’inquiéter ? Que faire ?
Ce test permet de diagnostiquer les tumeurs bénignes avant d’évoluer en lésions cancéreuses.
Si vous présentez l’un de ces symptômes, consultez rapidement votre médecin. Par ailleurs, le cancer colorectal étant peu symptomatique, il est primordial de faire un dépistage régulier du cancer colorectal à partir de 50 ans, même en l’absence de facteur de risque ou de symptômes. De 50 à 74 ans, un courrier est envoyé tous les deux ans dans le cadre du programme national de dépistage organisé. Ce courrier invite les personnes à consulter leur médecin pour qu’il leur remette un FIT test gratuit à faire chez eux et leur expliquer le mode d’emploi.Il s’agit d’un test immunologique très simple d’utilisation qui permet de rechercher la présence de sang dans les selles. Le médecin traitant peut également prescrire ce test en cas de symptômes suspects. Les résultats sont envoyés une quinzaine de jours plus tard, au patient ainsi qu’à son médecin traitant. « Malheureusement, ce test reste très peu réalisé : environ un tiers des patients de plus de 50 ans le font. Ce qui est vraiment dommage car il permettrait de diagnostiquer de manière très précoce les tumeurs bénignes avant qu’elles n’évoluent en lésions cancéreuses« , regrette le chirurgien digestif.
Pronostic de survie
Plus la maladie est diagnostiquée tôt, plus le pronostic de survie est bon. Si la maladie est localisée dans la paroi du tube digestif (stades 0, 1, 2) , la survie à 5 ans est de 90% alors que si la maladie envahit les ganglions (stades 3 et 4), la survie à 5 ans est de 50%.
Merci au Dr Mathilde Soule, chirurgien digestif à l’Hôpital des Peupliers à Paris.
« Le liraglutide est un analogue du GLP-1, une hormone fabriquée naturellement par l’intestin lorsque l’on mange et qui ralentit la vidange gastrique, améliore la fabrication de l’insuline, agit sur la production du sucre par le foie et sur les centres de l’appétit situés directement dans le cerveau. Il s’agit d’un médicament utilisé depuis une dizaine d’années dans le traitement du diabète de type 2« , explique le Dr Emmanuelle Lecornet-Sokol, endocrinologue.
Indications : qui peut prendre du liraglutide ?
Le liraglutide est indiqué pour les patients atteints d’un diabète de type 2 qui n’est pas bien équilibré par un traitement par metformine, utilisé normalement en premier recours. Depuis 2 ans, il est aussi indiqué pour les personnes en obésité (IMC supérieur à 30).
Obésité et liraglutide
« Lors des études, les scientifiques ont observé une efficacité du liraglutide à forte dose sur la perte de poids grâce à deux actions : le ralentissement de la vidange gastrique et l’effet sur l’appétit. Depuis 2 ans, les médecins ont donc la possibilité de prescrire du liraglutide pour les patients en obésité avec un IMC supérieur à 30 ou en surpoids avec un IMC entre 27 et 30 accompagné de problèmes de santé tels que l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle ou encore un syndrome d’apnée du sommeil« , souligne l’endocrinologue.
Comment fonctionne le liraglutide ?
Lorsque la glycémie est élevée, le liraglutide stimule la sécrétion d’insuline (hormone produite par le foie permettant de réguler la glycémie) et diminue en même temps l’excès de glucagon (hormone produite par le foie qui augmente le taux de sucre dans le sang). C’est en cela qu’il est efficace dans le traitement du diabète de type 2. Ce processus permet également de contrôler le poids en ralentissant le passage de la nourriture de l’estomac aux intestins, permettant ainsi au patient de ressentir un effet de satiété plus rapide et plus long, réduisant ainsi son appétit.
Quelles différences entre Victoza, Ozempic et Saxenda ?
Plusieurs médicaments au liraglutide ont été mis sur le marché : ► Victoza : il s’agit d’un stylo pré-rempli avec 3 doses possibles : 0,6 mg/jour, 1,2 mg/jour ou 1,8 mg par jour maximum. Victoza doit être prescrit aux patients atteints d’un diabète de type 2, en respectant certaines conditions. L’injection est quotidienne.
► Saxenda : de la même manière que Victoza, il s’agit d’un stylo pré-rempli avec en revanche 5 doses possibles : 0,6 mg/jour 1,2 mg/jour, 1,8 mg/jour, 2,4 mg/jour et 3 mg/jour. Saxenda est prescrit pour les patients en obésité. L’injection est quotidienne. « Il n’y a aucune différence de composition entre Victoza et Saxenda, assure le Dr Lecornet Sokol. Seules l’indication et ainsi la dose changent. La HAS et le laboratoire ont préféré commercialiser les stylos sous deux noms différents pour éviter les dérives car l’un est pris en charge par la sécurité sociale et l’autre non. »
► Ozempic : quant à Ozempic, il s’agit d’un autre analogue du GLP-1 appelé sémaglutide prescrit dans le traitement du diabète de type 2. Contrairement à Victoza et Saxenda, l’injection d’Ozempic est hebdomadaire. Par ailleurs, « le sémaglutide est plus puissant que le liraglutide« . Aujourd’hui, Ozempic n’est pas indiqué dans le cadre de l’obésité. Pourtant, de nombreux médecins le prescrivent pour traiter le surpoids entrainant ainsi des pénuries. « Wegovy, est le nom utilisé pour l’utilisation du sémaglutide à fortes doses dans le traitement de l’obésité mais ne peut être utilisé pour l’instant que par les services hospitaliers spécialisés en nutrition. »
Les injections sont inefficaces chez 10 à 15% des personnes
Comment utiliser l’injection ?
Victoza et Saxenda doivent être administrés une fois par jour en sous cutanée, indépendamment des repas, à heure plus ou fois fixe. Ozempic doit en revanche être administré une fois par semaine. Vissez une aiguille neuve (celles-ci doivent être changées chaque jour) sur le stylo, tournez le sélecteur de dose jusqu’à ce que le compteur de dose affiche votre dose, insérez l’aiguille dans la peau (ventre, bras, cuisse) puis appuyez sur le bouton de dose jusqu’à ce que le compteur de dose revienne à 0.
Quelle efficacité ?
« Parfois, les injections sont inefficaces. C’est le cas chez 10 à 15% des personnes sans que l’on sache pour l’instant quelle est la cause de ce non fonctionnement. Les effets du liraglutide dans la perte de poids peuvent s’estomper avec le temps, au bout de 5 à 6 mois chez certains patients. »
Quels sont les effets secondaires ?
« Les effets secondaires les plus fréquents sont desnausées, vomissements, diarrhées ou encore douleurs abdominales. Ces effets ne sont pas graves sauf si le patient souffre d’une fragilité particulière. La prise de liraglutide peut augmenter le risque de pancréatiteet il y a un doute sur la possibilité que cela puisse entraîner des tumeurs du pancréas et de la thyroïde« , explique le Dr Emmanuelle Lecornet-Sokol.
Comment manger avec Saxenda, Victoza et Ozempic ?
Que son utilisation intervienne dans le cadre d’un diabète de type 2 ou d’une obésité, l’utilisation de l’un de ces médicaments doit s’intégrer dans une démarche de perte de poids globale avec une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.
Comment arrêter les injections ?
« Il est important d’être suivi par son médecin traitant ou par un spécialiste tel qu’un endocrinologue pour limiter la reprise de poids. La plupart du temps, les injections s’arrêtent progressivement ».
Quel prix ? Est-ce pris en charge par la sécurité sociale ?
Si Victoza et Ozempic sont pris en charge par la sécurité sociale dans le cadre du traitement du diabète et donc remboursés mais ce n’est pas le cas de Saxenda. Son prix varie d’une pharmacie à l’autre mais le coût d’une boîte de 3 injections est d’environ 200 euros. « Il y a un vrai sujet de difficulté à son accessibilité car le prix peut être un frein à son utilisation« , déplore l’endocrinologue.
Merci au Dr Emmanuelle Lecornet-Sokol, endocrinologue, présidente de la Fenardediam, co-auteur avec Caroline Balma Chaminadour du livre » Et si c’était hormonal » (éditions Marabout poche).