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Lordose, hyperlordose : symptômes, exercices, traitement

Lordose, hyperlordose : symptômes, exercices, traitement

Définition : c’est quoi la lordose ?

On appelle « une lordose » (ou concavité dorsale ou postérieure) la courbure convexe en avant de la colonne vertébrale. Il s’agit d’une courbure physiologique du corps. La lordose peut être cervicale ou lombaire. « La colonne vertébrale n’est pas un simple empilement vertical de vertèbres. Elle est constituée de 3 courbures physiologiques normales qui permettent de repartir le poids du corps de manière harmonieuse et indispensables à la bipédie et à la marche tête haute« , explique le Dr Jérémy Maillet, rhumatologue et chef de clinique à l’hôpital Lariboisière de Paris.

Schéma d’une lordose 

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Schéma d’une lordose du dos © rumruay – stock.adobe.com

C’est quoi une lordose lombaire ?

On parle de lordose lombaire pour désigner la courbure convexe de la colonne vertébrale au milieu du dos.

C’est quoi une lordose cervicale ?

La lordose cervicale définit la courbure convexe de la colonne au niveau du cou.

C’est quoi une cyphose thoracique ?

Au niveau thoracique, la courbure normale est concave et non convexe, on parle alors de cyphose et non plus de lordose. 

C’est quoi une hyperlordose ?

Si la lordose est totalement physiologique, l’hyperlordose correspond à une accentuation de cette courbure qui peut devenir pathologique. Dans les faits et par abus de langage certains emploie à tort le mot de lordose à la place d’hyperlordose. Une hyperlordose très accentuée peut, sur le long terme, évoluer vers une répartition anormale des contraintes sur une partie de la colonne vertébrale et être responsable d’arthrose elle-même responsable de douleurs.

Quels sont les symptômes d’une hyperlordose ?

Si l’hyperlordose n’est pas symptomatique en elle-même, elle peut néanmoins le devenir. En effet « elle favorise la survenue de tensions musculaires et d’arthrose rachidienne elles même responsables de douleurs lombaires (lombalgies). Elle est plus fréquente dans la population noire et s’associe souvent avec un canal lombaire étroit (espace où passe les racines nerveuses) qui peut être source de lombosciatiques », explique le Dr Maillet. Mais la plupart des hyperlordoses ne sont ni douloureuses ni invalidantes.

Quelle différence entre une lordose et une scoliose ?

L’hyperlordose et la scoliose sont 2 entités totalement différentes qui peuvent être associées. La scoliose est systématiquement recherchée par le médecin généraliste au moment de la puberté et se manifeste par une déformation de la colonne vertébrale dans les 3 plans de l’espace. A l’examen clinique, le spécialiste pourra affirmer le diagnostic en constatant l’existence d’une bosse souvent thoracique droite ou gauche (la gibbosité). Il est dans ce cas nécessaire de faire des clichés radiographiques pour guider la prise en charge thérapeutique avec notamment la mise en place d’un corset.

Comment diagnostique-t-on une hyperlordose ?

Le diagnostic d’hyperlordose est clinique car la cambrure excessive attire l’œil du spécialiste. Le médecin peut en cas de doute diagnostic réaliser une série de mesure (métrologies) confirmant une courbure exagérée. « Aucun examen complémentaire n’est nécessaire tant qu’il n’y a pas de manifestation clinique, précise le Dr Maillet. En cas de lombalgies ou de lombosciatiques n’évoluant pas favorablement après plusieurs semaines de traitement médical, il est recommandé de faire une radiographie standard.« 

Comment soigner une hyperlordose ?

En l’absence de symptômes, aucun traitement n’est justifié. « En cas de lombalgie, le traitement médical associe une contention lombaire (ceinture élastique), des antalgiques et des anti-inflammatoires pendant une courte durée en vérifiant leurs tolérances. La kinésithérapie sera antalgique dans un premier temps (physiotherapie) puis associera un travail de renforcement musculaire. En cas de persistance des douleurs malgré ce traitement et en fonction des résultats de l’imagerie, il pourra être proposé des gestes locaux (infiltrations) » explique le spécialiste. Les interventions chirurgicales ne seront réalisées qu’en dernier recours en cas de lombosciatiques invalidantes et résistantes au traitement médical.

Quels exercices pour soigner une hyperlordose ?

Comme le précise le rhumatologue, les exercices de kinésithérapie et de musculation sont primordiaux dans la prise en charge des lombalgies et lombosciatiques. « Ils permettent de corriger un éventuel trouble postural, de renforcer les muscles de la sangle abdominale et les érecteurs du rachis. Une bonne musculature de la sangle abdominale et une prévention des situations à risque par la modification des postures sont gageurs d’une réduction des crises douloureuses. » Les exercices de musculation viseront alors à renforcer la sangle abdominale ainsi que la musculature dorso-lombaire.

Merci au Dr Jérémy Maillet, Rhumatologue et chef de clinique à l’hôpital Lariboisière de Paris.


Source : JDF Santé

Vaccin contre le papillomavirus : que doit annoncer Macron ?

Vaccin contre le papillomavirus : que doit annoncer Macron ?

[Mis à jour le 28 février 2023 à 10h02] Le président de la République Emmanuel Macron, accompagné des ministres de la Santé et de l’Éducation, François Braun et Pap Ndiaye, sont attendus ce mardi 28 février après-midi dans un collège de Jarnac (Charente) où ils doivent « faire une annonce décisive pour éradiquer le papillomavirus (HPV)« , a annoncé l’Elysée. Le gouvernement assistera à une séance de vaccination anti HPV organisée au sein de l’établissement, soit quelques jours avant la Journée de sensibilisation mondiale autour des maladies induites par le HPV (4 mars 2023). Pour rappel, le HPV serait responsable de 30 000 lésions précancéreuses du col de l’utérus et de 6 000 nouveaux cas de cancers chez la femme et l’homme. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces cancers seraient totalement éliminables grâce au dépistage et à la vaccination. Mais à date, le taux de couverture vaccinale reste trop faible en France (37% pour les filles et 9% pour les garçons). La vaccination contre les infections au papillomavirus humains est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans révolus (possible jusqu’à 26 ans pour les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes). Et en rattrapage jusqu’à 19 ans. 

Le vaccin HPV protège contre quelles maladies ? Quels cancers ?

Les papillomavirus humains (HPV) sont des virus sexuellement transmissibles très fréquents, contractés généralement au début de la vie sexuelle au cours d’un rapport vaginal, oral ou anal. Ils peuvent causer l’apparition de verrues (papillomes), des lésions contagieuses localisées sur la peau ou sur les muqueuses de l’homme ou de la femme. Si la majorité de ces lésions disparaissent spontanément grâce à notre immunité naturelle ou à l’aide de traitements (laser, cryothérapie, médicament), certaines lésions, causées le plus souvent par les HPV 16 ou 18, peuvent persister et évoluer en cancers anaux et oro-pharyngés, du col de l’utérus, du vagin ou de la vulve. La vaccination contre les papillomavirus humains reste le meilleur moyen de lutter contre ces virus. Elle consiste à introduire dans le corps un microbe inactif (ou très affaibli). Pour faire face à ce « faux microbe » et éviter sa propagation, notre organisme fabrique des défenses immunitaires appelées des anticorps. Si un jour, le « vrai microbe », qui lui est actif, pénètre dans l’organisme, il sera reconnu par les anticorps qui seront donc capables de le neutraliser et d’empêcher le développement de la maladie. 

Qui doit faire le vaccin contre les HPV ?

La vaccination contre les HPV est actuellement recommandée et remboursée à hauteur de 65% par l’Assurance Maladie (des organismes complémentaires interviennent souvent pour compléter le remboursement) chez :

  • les jeunes filles de 11 à 14 ans révolus (avec un rappel de 15 à 19 ans révolus),
  • les jeunes garçons de 11 à 14 ans révolus (avec rappel de 15 à 19 ans révolus) (depuis le 1er janvier 2021)
  • les patients immunodéprimées,
  • les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes jusqu’à l’âge de 26 ans.

Vaccin contre le papillomavirus chez la femme

Le vaccin contre les papillomavirus humains protège les personnes vaccinées contre plusieurs souches d’HPV et notamment les types 16 et 18, les deux plus dangereux. Ce vaccin est recommandé et remboursé chez les jeunes filles de 11 à 14 ans, mais aussi dans le cadre du rattrapage vaccinal, chez les jeunes femmes entre 15 et 19 ans révolus, c’est-à-dire jusqu’à la veille de l’anniversaire des 19 ans. Actuellement, la couverture vaccinale contre les HPV reste insuffisante au regard des recommandations fixées par la HAS il y a 10 ans : seulement 24 % des femmes sont vaccinées selon le schéma complet. A noter que le vaccin contre les HPV est d’autant plus efficace chez les jeunes filles n’ayant jamais eu de rapport ou au début de leur vie sexuelle, lorsqu’elles n’ont pas ou peu été exposées au risque d’infection par le HPV.

Vaccin contre la papillomavirus chez l’homme

Depuis le 1er janvier 2021, la recommandation de vaccination contre les papillomavirus humains est étendue aux jeunes garçons âgés de 11 à 14 ans, quelle que soit leur orientation sexuelle. Cette vaccination a été inscrite au calendrier vaccinal 2020. Si cette recommandation entre en vigueur en 2021, elle avait été formulée par la Haute Autorité de Santé en décembre 2019 pour freiner la transmission des HPV au sein de la population générale et mieux protéger les garçons ainsi que le filles et femmes non vaccinées.

Les professionnels de santé sont ainsi invités à proposer davantage ce vaccin à chaque adolescent, fille ou garçon, que ce soit dans le cadre de programmes de vaccination ou lors d’une consultation de santé sexuelle. La HAS souhaite la mise en place d’un accès plus facile à cette vaccination, en permettant par exemple un remboursement intégral du vaccin par l’Assurance Maladie. Actuellement « le vaccin contre l’infection à papillomavirus humain (HPV) est remboursé, sur prescription médicale, à 65 %. Les organismes complémentaires interviennent habituellement pour compléter le remboursement. La vaccination peut être gratuite dans certains centres de vaccination » informait un communiqué de la CNAM en octobre 2020.

A quel âge se faire vacciner contre le HPV ?

  • Les jeunes femmes sont invitées à se faire vacciner entre 11 et 14 ans révolus, et en rattrapage entre 15 et 19 ans révolus. 
  • Les jeunes garçons de 11 à 14 ans révolus et en rattrapage entre 15 et 19 ans révolus (depuis le 1er janvier 2021).
  • Les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes sont invités à se faire vacciner jusqu’à 26 ans.
  • Les patients immunodéprimés, hommes ou femmes, sont invités à se faire vacciner entre 11 et 14 ans révolus, et en rattrapage entre 15 et 19 ans révolus. Si un enfant est candidat à une transplantation d’organe solide, la vaccination peut être faite dès l’âge de 9 ans

Quel est le nom du vaccin contre les papillomavirus ?

Il existe trois vaccins contre les papillomavirus humains : Gardasil®, Cervarix® et Gardasil 9®. Ils différent par le nombre de papillomavirus contre lesquels ils protègent : 2 à 9 selon le vaccin. Ces trois vaccins ne sont absolument pas interchangeables et toute vaccination commencée avec l’un d’entre eux doit être achevée avec le même vaccin.

Quel est le schéma vaccinal du vaccin HPV selon l’âge ?

Nom du vaccin Protège contre… Âge de la vaccination Schéma vaccinal
Gardasil® (vaccin quadrivalent) Les HPV de type 6, 11, 16 et 18 Vaccination initiée entre 11 et 13 ans révolus 2 doses espacées de 6 mois
    Vaccination initiée entre 14 et 19 ans révolus 3 doses administrées selon un schéma : 0, 2 et 6
    Pour les hommes ayant des relations avec les hommes jusqu’à 26 ans révolus 3 doses administrées selon un schéma : 0, 2 et 6
Cervarix® (vaccin bivalent) Les HPV de type 16 et 18 Vaccination initiée entre 11 et 14 ans révolus 2 doses espacées de 6 mois
    Vaccination initiée entre 15 et 19 ans révolus 3 doses administrées selon un schéma 0, 1 et 6 mois
Gardasil 9® (vaccin nonavalent) Les HPV de type 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58 Vaccination initiée entre 11 et 14 ans révolus 2 doses espacées de 6 à 13 mois
    Vaccination initiée entre 15 ans et 19 ans révolus 3 doses administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois
    Pour les hommes ayant des relations avec les hommes jusqu’à 26 ans révolus 3 doses administrées selon un schéma 0, 2 et 6 mois

Bon à savoir : le Haut Conseil de la santé publique recommande que les jeunes filles et jeunes femmes, qui ne sont pas encore vaccinées contre le papillomavirus, reçoivent le vaccin nonavalent Gardasil 9®.

Quelle est l’efficacité du vaccin contre les papillomavirus ?

La vaccination ne protège pas contre tous les types d’HPV (il en existerait plus d’une centaine) et sa durée d’action n’est pas encore exactement connue. Comme pour tous les vaccins, il ne protège pas à 100%. Une étude publiée dans The New England Journal of Medecine et relayée par la Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale (SFCPCV) a mis en évidence en octobre 2020 la capacité du vaccin anti-HPV à éviter la survenue d’un cancer du col de l’utérus. L’étude a été réalisée en Suède et s’est basée sur l’analyse de 600 000 femmes. Les chercheurs sont parvenus à montrer une diminution de près de 50 % du risque de cancer du col de l’utérus parmi les femmes vaccinées. Le vaccin était d’autant plus efficace s’il avait été réalisé à un jeune âge (90% de réduction du risque de cancer du col de l’utérus chez les femmes vaccinées avant 17 ans). « Parce qu’il faut un délai de 10, 15 voire 20 ans d’infection HPV persistante pour qu’une femme développe un cancer du col de l’utérus, nous ne disposions pas encore d’un recul suffisant pour pouvoir correctement évaluer ce paramètre. Avec l’introduction des premières politiques de vaccination en 2006-2007, nous disposons maintenant de preuves solides« , commentaient la SFCPCV qui rappelait que la vaccination est recommandée pour toutes les jeunes filles et les jeunes garçons entre 11 et 14 ans et qu’elle peut être faite en rattrapage jusqu’à l’âge de 19 ans. La vaccination contre les HPV ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l’utérus par frottis cervico-utérin qui reste primordial à partir de 25 ans, que l’on soit vaccinée ou non. Seul le frottis permet de détecter la présence d’une anomalie au niveau du col de l’utérus après une infection par les virus HPV et de la prendre en charge rapidement.

Quels sont les effets secondaires du vaccin HPV ?

Comme pour tous les vaccins, il existe un risque d’effets indésirables. Après l’injection, les risques les plus fréquents sont : des douleurs, des rougeurs, un gonflement ou un bleu au niveau du point d’injection, parfois associés à de la fièvre, des maux de tête, des nausées, des douleurs musculaires ou articulaires. En France, une étude de 2015 menée sur plus de 2 millions de jeunes filles menée conjointement par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Assurance maladie a confirmé que la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) par Gardasil® et Cervarix® n’entrainaient pas de sur-risque de maladies auto-immunes et de sclérose en plaque.

Où se faire vacciner contre les HPV ?

La vaccination contre les HPV peut être réalisée :

  • par un médecin ou une sage-femme,
  • par un infirmier à condition de se munir d’une prescription médicale d’un médecin ou d’une sage-femme,
  • dans un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd), un centre de planification familiale et certains centres de vaccination publics.

Le vaccin contre les HPV est-il obligatoire ?

Le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV) n’est pas obligatoire, mais il est fortement recommandé aux jeunes filles (11 à 14 ans et en rattrapage de 15 à 19 ans), aux jeunes garçons (entre 11 et 14 ans et en rattrapage jusqu’à 19 ans) aux patients immunodéprimés et aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes jusqu’à 26 ans. 

Sources :

– Ministère de la Santé

– Vaccination-info-service.fr

– Haute Autorité de la Santé 


Source : JDF Santé

Hydrotubation : procédure, avantages, ça fait mal ?

Hydrotubation : procédure, avantages, ça fait mal ?

Définition : c’est quoi l’hydrotubation ? 

L’hydrotubation consiste en l’instillation d’une solution aqueuse composée de sérum physiologique ainsi que d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires dans les trompes de Fallope afin de les déboucher. 

Quand faire une hydrotubation ? 

L’hydrotubation serait indiquée chez les patientes présentant une infertilité tubaire, c’est-à-dire une obstruction des trompes de Fallope. Les trompes de Fallope sont des conduits reliant les ovaires à l’utérus. Celles-ci jouent un rôle essentiel dans la reproduction car elles permettent le passage des spermatozoïdes vers l’ovocyte expulsé lui-même par l’ovaire et qui se trouve alors dans le pavillon tubaire. La fécondation a ensuite lieu dans l’ampoule tubaire. Enfin, l’embryon remonte la trompe pour aller s’installer dans la cavité utérine. Lorsqu’il y a infertilité tubaire, cela signifie que la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte est impossible. L’obstruction des trompes de Fallope serait l’une des principales causes d’infertilité chez la femme. 

Est-elle utilisée en France ? 

Non, l’hydrotubation n’est pas utilisée en France. Les nombreux gynécologues français contactés ne possèdent pas de connaissances concernant cette technique et très peu d’informations existent sur ce sujet dans la littérature scientifique française. Celle-ci semble davantage se tourner vers certains pays d’Afrique où « 65 à 85 % des infertilités tubaires sont d’origine infectieuse », selon cet article scientifique sur l’Infertilité tubaire en Afrique. « La prise en charge de l’infertilité en Afrique est complexe, du fait de la précarité des moyens de prévention et de la difficulté de disponibilité et d’accessibilité des méthodes de diagnostic et de traitement. Grâce à des prouesses technologiques (cœlioscopie, FIV), de nombreuses femmes ayant une infertilité tubaire ont pu procréer dans les pays développés. Ces techniques tardent à se vulgariser en Afrique à cause de leur coût et de leur disponibilité« , expliquent les auteurs, médecins au sein du service de gynécologie-obstétrique de la clinique Biasa à Lomé, au Togo. Dans une publication Facebook, la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) confirme : l’hydrotubation « n’est plus pratiquée dans les pays développés qui utilisent plus les techniques de procréation médicalement assistée ». 

Est-elle efficace ? 

Selon l’article sur l’Infertilité tubaire en Afrique, l’hydrotubation tout comme l’insufflation tubaire n’ont pas montré leur efficacité. « La valeur thérapeutique de ces techniques est subjective mais, faute d’autres moyens, elles constituent le traitement de première intention. Leur efficacité n’a pas été démontrée en termes de taux de grossesse intra-utérine. Elles sont souvent utilisées faute d’autres moyens sans aucune preuve de la normalité ou de l’intégrité tubaire. » Dans certains cas l’hydrotubation a également pu être utilisée en complément d’une chirurgie tubaire. Mais selon un article paru en avril 2009 dans le National Library of Medicine, « la chirurgie pour corriger les lésions tubaires est entreprise pour améliorer les taux de grossesse et de naissances vivantes. L’hydrotubation postopératoire (rinçage des trompes de Fallope) a été utilisée pour améliorer les résultats de la chirurgie tubaire. La revue des essais a révélé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour étayer la pratique courante de l’hydrotubation ou cette laparoscopie de contrôle après une chirurgie pelvienne de la reproduction. Plus de recherche est nécessaire« . Enfin, d’après un autre article publiée dans le National Library of Medicine en janvier 2009, l’hydrotubation peut « avec une bonne sélection des cas, être bénéfique dans les pays pauvres en ressources, en particulier chez les patients présentant une occlusion tubaire incomplète (adhérences périfimbriales bilatérales) et dans le cadre du traitement de l’infertilité inexpliquée ».

Est-ce que ça fait mal ? 

Selon les études scientifiques et le témoignage sur les réseaux sociaux de femmes ayant subi cette intervention en Afrique les douleurs pelviennes sont très fréquentes. Autre complication : des saignements vaginaux peuvent survenir.  

En France, quel est le traitement pour les trompes de Fallope bouchées ? 

Selon le Collège nationale des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF), aucun médicament n’est efficace, seule la chirurgie ou plastie tubaire peut permettre de déboucher les trompes. « Elle consiste à ouvrir l’extrémité de la trompe et à enlever les adhérences (espèce de voiles qui enveloppent les ovaires et l’extrémité de la trompe) soit à enlever la zone malade et à rapprocher les deux bouts sains. Cette chirurgie se pratique désormais essentiellement sous cœlioscopie, c’est-à-dire sans ouvrir le ventre, lors d’une très courte hospitalisation. »

Sources : 
– Infertilité tubaire en Afrique (M.K. FIADJOE, V. ADJENOU, J.C. KOLANI, K.K. EGAH (Lomé, Togo)) 
– Publication Facebook de la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina, SOGOB
– Procédures postopératoires pour améliorer la fertilité après une chirurgie reproductrice pelvienne, National library of medicine
– L’hydrotubation dans la prise en charge de l’infertilité féminine : résultats dans les milieux à faibles ressources, National library of medicine
– Collège nationale des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF)


Source : JDF Santé

Kiné respiratoire et bronchiolite : recommandée ou pas ?

Kiné respiratoire et bronchiolite : recommandée ou pas ?

Longtemps utilisée chez les bébés atteints de bronchiolite, la kinésithérapie respiratoire par désencombrement bronchique (comprenant des manoeuvres, ndlr) n’est plus systématique aujourd’hui, et même plus recommandée pour les moins d’1 an qui font leur premier épisode « mais la kinésithérapie respiratoire, ce ne sont pas seulement les techniques de désencombrement » expose d’emblée Pascale Mathieu, kinésithérapeute et Présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes. Quel est le rôle aujourd’hui du kinésithérapeute dans la prise en charge de la bronchiolite ? Pour quels bébés ? De quel âge ? Quelles sont les contre-indications ? Réponses avec Pascale Mathieu et le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue et Président de l’association Santé respiratoire France.

Quelles sont les indications de la kiné respiratoire en cas de bronchiolite ?

Les manoeuvres de kinésithérapie respiratoire pour désencombrer les bronches ne sont plus recommandées chez les enfants de moins d’un an qui ont un premier épisode de bronchiolite « mais la kiné respiratoire (hors manoeuvres, ndlr) est efficace pour assurer le confort de l’enfant, améliorer les signes et soulager les symptômes notamment par le mouchage du  nez et le suivi de l’évolution de l’état de l’enfant » précise Pascale Mathieu. La HAS recommande de proposer « la kinésithérapie respiratoire qu’aux enfants qui souffrent par exemple d’une pathologie respiratoire chronique ou d’une maladie neuromusculaire« . « La kiné respiratoire peut être efficace pour la prise en charge de la bronchiolite si elle est liée à d’autres pathologies respiratoires que l’infection virale classique pour drainer les sécrétions. Elle peut soulager l’enfant » confirme le Dr Frédéric Le Guillou. « En effet, à partir de plusieurs épisodes de bronchiolites on peut rapprocher la prise en charge à celle de l’asthme et la kiné respiratoire peut être utile pour soulager l’enfant en l’aidant à drainer les sécrétions » ajoute-t-il. 

Pourquoi la kiné respiratoire n’est plus recommandée par la HAS ?

En raison d’un manque de preuves dans la littérature scientifique, la Haute Autorité de Santé (HAS) a décidé en novembre 2019 de ne plus recommander la kinésithérapie respiratoire visant à désencombrer les bronches chez l’enfant de moins de 12 mois lors du premier épisode de bronchiolite. « L’augmentation du flux expiratoire n’est pas efficace dans la prise en charge des nourrissons hospitalisés pour une bronchiolite aiguë. N’ayant pas fait la preuve de son efficacité pour les formes de bronchiolites traitées en ambulatoire non plus, elle n’est donc pas recommandée » a expliqué l’autorité. « Il faut lever l’ambiguïté. Il ne s’agit pas d’une contre-indication mais seulement d’une recommandation qui ne concerne pas tous les enfants » souligne Pascale Mathieu qui précise que « la kinésithérapie respiratoire, ce ne sont pas seulement les techniques de désencombrement ». Plusieurs syndicats de kinésithérapeutes avaient réagi à la publication de la HAS dans un communiqué, rappelant qu’ « à aucun moment la HAS ne dit qu’il ne faut pas consulter de kinésithérapeute en cas de bronchiolite ».

Quel est le rôle du kinésithérapeute en cas de bronchiolite ?

« Les parents peuvent consulter un kinésithérapeute qui pourra expliquer comment fractionner les apports alimentaires et comment aider leur enfant à mieux respirer grâce aux techniques de désobstruction des voies aériennes supérieures (mouchage du nez), sans aspirations nasopharyngées » répond la kinésithérapeute. Cette désobstruction doit être systématique et faite plusieurs fois par jour. Chez l’adulte « on travaille également sur les volumes en faisant expirer puis inspirer fortement le patient pour garder du volume à l’intérieur des poumons en travaillant le diaphragme et les muscles de la respiration« .

Qui consulter si bébé est très encombré ?

« Il faut consulter en premier lieu le médecin généraliste en cas de bronchiolite, insister sur le nettoyage de nez du bébé, aérer la chambre, fractionner l’alimentation s’il a des difficultés à manger » recommande le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue. « Le kinésithérapeute pourra également orienter les parents vers les Urgences si besoin. Le suivi par un kiné permet d’éviter de nombreux passages aux Urgences inutiles et le risque de saturation des services de santé surtout en période hivernale » rappelle la kinésithérapeute.

Comment se déroule une consultation chez le kiné pour bronchiolite ?

« En cas de bronchiolite, le kiné reçoit les parents et l’enfant, interroge sur l’alimentation, le sommeil, le vomi, la toux, la présence ou non de diarrhée, ou encore l’essoufflement du bébé » explique la kinésithérapeute. « Ensuite il déshabille l’enfant et l’examine : il regarde la fréquence respiratoire et cardiaque, écoute si il y a du sifflement, si le nez est encombré, si le ventre se creuse quand le bébé respire, si il est en détresse respiratoire » poursuit notre interlocutrice. Tous les signes permettent ensuite de savoir quelle est la conduite à tenir. Si la prise en charge à l’hôpital n’est pas utile, « on procède au mouchage qui est essentiel et que souvent les parents n’osent pas effectuer. On peut également avoir recours aux techniques de kinésithérapie de désencombrement dans les cas où le bébé en a besoin (plus d’un an, épisodes répétés de bronchiolite, ndlr) » ajoute notre interlocutrice.

A partir de quel âge la kiné respiratoire peut-elle être pratiquée ?

Les manoeuvres de kiné respiratoire visant à désencombrer les bronches d’un enfant ne peuvent pas être pratiquées avant l’âge d’un an, sauf si l’enfant souffre d’une pathologie respiratoire chronique, d’une maladie neuromusculaire…

Combien de temps dure la kiné respiratoire en cas de bronchiolite ?

On consulte le temps nécessaire. « Parfois, 3 visites chez le kiné suffisent. Si les signes persistent, on pourra voir le bébé pendant une semaine. Il n’y a pas de durée prédéfinie » répond la kinésithérapeute.

Quelles sont les indications de la kiné respiratoire chez l’adulte ?

Chez l’adulte, la kiné respiratoire est indiquée en cas de maladies respiratoires (BPCO par exemple), bronchite, mucoviscidose, suites de chirurgies thoraciques (cancers du poumons, pleurésie) ou d’opération au niveau cardiaque entraînant des difficultés de mobilité de la cage thoracique et pour les pathologies pulmonaires. « La kiné respiratoire permettra de drainer les sécrétions bronchiques pour éviter la surinfection » précise le pneumologue.

Quelles sont les contre-indications de la kiné respiratoire ?

Les pathologies liées à une fragilité osseuse, telle que la maladie des os de verre, sont des contre-indications à la kiné respiratoire. « L’insuffisance cardiaque est aussi une contre-indication à la kiné respiratoire. Et il faut faire attention à ne pas traumatiser l’enfant. Certaines pratiques peuvent être vécues comme violentes, parfois. On ne devrait pas en faire pour les bébés de moins d’un an lors d’un premier épisode de bronchiolite » indique Frédéric Le Guillou en accord avec les recommandations de la HAS de 2019.

La kiné respiratoire est-elle prise en charge en cas de bronchiolite ?

La kiné respiratoire est remboursée en cas de bronchiolite chez le bébé sur prescription médicale. 

Merci à Pascale Mathieu, kinésithérapeute et Présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes et au Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue et Président de l’Association Santé respiratoire France.


Source : JDF Santé

Vasoconstriction : définition, causes, effets

Vasoconstriction : définition, causes, effets

Définition : qu’appelle-t-on une vasoconstriction ? 

Dans le domaine médical, la vasoconstriction désigne le processus naturel qui consiste à diminuer le calibre des vaisseaux sanguins grâce à la contraction des fibres musculaires. « Avec le phénomène de la vasodilatation, qui est le mécanisme inverse, la vasoconstriction intervient dans le cadre de la vasomotricité, explique le Dr. Jean-François Renucci. Ce phénomène concerne essentiellement les artères de petit calibre (artérioles). Il se produit sous la commande des influx nerveux provenant des centres vaso-moteurs, mais aussi selon la quantité d’oxygène et de bicarbonate dans le sang, voire de certaines hormones« .

Schéma de la vasoconstriction
Schéma de la vasoconstriction © PH-HY-Adobestock

Quels sont les types de vasoconstriction ?

Il en existe de 3 sortes : 
Le SVCR. Le syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible est rare. Il concerne plutôt les femmes autour de 45 ans et se manifeste essentiellement par une céphalée sévère. « Il est dû le plus souvent à la consommation de substances comme le cannabis, certains antidépresseurs, les vasoconstricteurs ORL… « , précise le Dr. Renucci.
La vasoconstriction pulmonaire hypoxique (VPH). « Le poumon est le seul organe dont les vaisseaux se contractent en cas d’hypoxie (diminution du taux d’oxygène dans le sang), car dans tous les autres organes, la réponse est une vasodilatation, indique le Dr. Renucci. Dans le poumon, en cas de mauvaise ventilation d’une partie, le débit sanguin est préférentiellement dirigé vers les zones bien ventilées« . Ceci se produit dans certaines situations : hypoxie d’altitude et lésions pulmonaires focales.
La vasoconstriction artérielle. La diminution du calibre d’une artère crée une mauvaise « alimentation » de l’organe concerné, donc son mauvais fonctionnement. Selon sa localisation, les symptômes sont différents. Dans certaines situations, l’hypertension artérielle peut provoquer une vasoconstriction cérébrale et un AVC (accident vasculaire cérébral).

Quelles sont les causes d’une vasoconstriction ?

Il existe plusieurs facteurs déclenchant la vasoconstriction : 

  • La lésion des cellules musculaires : ce mécanisme physiologique contribue, par exemple, à arrêter un saignement lorsqu’un vaisseau sanguin est lésé, constituant ainsi la première phase de l’hémostase.
  • La production de certaines hormones comme l’angiotensine II, l’adrénaline ou encore la noradrénaline.
  • Le froid, afin de conserver la température du corps
  • Le stress, via la production d’adrénaline
  • La nicotine provoque une vasoconstriction des artères
  • La prise de certains médicaments, notamment ceux destinés à limiter les saignements.

Qu’est-ce qu’un effet vasoconstricteur ?

« Il s’agit d’un phénomène qui mime celui de la vasoconstriction : en rétrécissant le calibre des vaisseaux sanguins, il a un effet décongestionnant« , indique notre expert. Cela est principalement utilisé en cas de rhume pour décongestionner le nez, afin de stopper l’écoulement et favoriser une meilleure respiration.

Le froid peut-il provoquer une vasoconstriction ?

Oui, lorsqu’il fait froid, les vaisseaux situés à la surface de la peau subissent une vasoconstriction, c’est-à-dire une réduction de leur diamètre. « C’est une réaction normale de l’organisme qui s’assure ainsi d’apporter un maximum de sang vers les organes vitaux, que sont le cœur et le cerveau notamment, explique le Dr. Nina Roos, dermatologue. C’est la raison pour laquelle, l’hiver, nous avons fréquemment froid aux mains mais aussi aux pieds« . Chez les personnes les plus fragiles, ce système de régulation se fait de façon bien trop réactive et prononcée : au moindre pic de froid, le sang « déserte » les extrémités. Les doigts deviennent blancs et douloureux (syndrome de Raynaud, acrosyndrome…).

Quels sont les symptômes associés à la vasoconstriction ?

La vasoconstriction peut s’accompagner de divers symptômes :

  • Une douleur
  • Une hypertension artérielle
  • Une accélération du rythme cardiaque

Que faire en cas de vasoconstriction ?

Tout dépend de ce qui l’a provoquée. Lorsque la vasoconstriction est induite par la nicotine, la prise d’un médicament ou le stress, ses effets disparaîtront lorsque la cause aura elle-même disparu. Si c’est le froid, pratiquer une activité physique, réaliser des massages au niveau des extrémités et porter des vêtements protecteurs permettra de réchauffer le corps.  Si elle est provoquée par une blessure, la vasoconstriction est nécessaire et s’arrêtera d’elle même lorsque la plaie ne saignera plus.

Merci au Dr. Jean-François Renucci, médecin vasculaire au CHU de la Timone, à Marseille.  


Source : JDF Santé

Subluxation : symptômes, comment savoir et la soigner

Subluxation : symptômes, comment savoir et la soigner

Définition : qu’est ce qu’une subluxation ?

Une subluxation est une luxation incomplète. « Elle se caractérise par le déplacement transitoire d’un seul des deux os composant l’articulation, le plus souvent suite à un traumatisme, explique le Dr. Christophe Delong. L’articulation n’est alors plus correctement alignée et la perte de contact entre les surfaces articulaires n’est plus que partielle. Ceci revient en place rapidement et le plus souvent spontanément ».

Quelle différence entre luxation et subluxation ?

Alors que la subluxation est le déplacement partiel d’une surface articulaire par rapport à une autre, dans le cas d’une luxation, la perte de contact est totale. 

Quelles sont les principaux types de subluxation ?

Les subluxations peuvent concerner n’importe quelle articulation que ce soit les phalanges, le coude, l’épaule, la hanche, le genou ou la cheville.

Quels sont les symptômes d’une subluxation ?

Schéma d'une subluxation de l'épaule
Schéma d’une subluxation de l’épaule © VectorMine-Adobestock / Journal des Femmes

Une subluxation provoque :

  • Un gonflement de la zone
  • Une douleur parfois forte
  • Une sensation de chaleur dans l’articulation 
  • L’impossibilité de se servir de l’articulation concernée 
  • Parfois, l’impression de décharges électriques dans l’articulation
  • Lorsqu’elle survient à l’épaule ou au genou, une déformation peut parfois être visible

Quelles sont les causes possibles d’une subluxation ?

Elle peut être causée par un traumatisme sur l’articulation, comme un choc, une chute ou un coup violent. « Les subluxations sont fréquentes chez les personnes hyperlaxes car leurs ligaments assurent mal leur fonction de maintien articulaire« , précise le Dr. Delong.

Quels examens faire pour diagnostiquer une subluxation ? 

Une radiographie de l’articulation lésée est systématiquement réalisée, afin d’éliminer le diagnostic de fracture et confirmer la subluxation. Elle permet également d’évaluer sa gravité. Dans certains cas, le recours au scanner est nécessaire.

Comment soigner une subluxation ?

La première étape sera d’immobiliser l’articulation en cause soit avec une attelle pour la rotule ou le genou, soit une écharpe pour l’épaule. « En parallèle, un traitement à base d’antalgiques sera prescrit afin de réduire l’intensité de la douleur, ainsi que des anti-inflammatoires en cas d’inflammation locale, ajoute notre expert. Une manipulation pourra également être proposée en cas de subluxation au genou ou à l’épaule : elle consiste à rétablir le bon positionnement des os. Après cette réduction, le port d’attelle sera indispensable pour protéger l’articulation« . Par la suite, des séances de kinésithérapie peuvent être proposées pour favoriser un retour à la normale.

Quel est le temps moyen de guérison d’une subluxation ?

« En prenant en compte la rééducation, le temps de guérison peut durer plusieurs mois, entre 2 et 6 mois, selon la zone concernée« , précise le Dr. Delong. Cependant, une subluxation peut récidiver.

Merci au Dr. Christophe Delong, médecin spécialiste de Médecine Physique et de Réadaptation.


Source : JDF Santé