La vente des produits de la marque Joëlle Ciocco Paris est suspendue jusqu’à nouvel ordre, annonce l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) le 15 mars. La marque de cosmétiques de l’esthéticienne Joelle Ciocco doit suspendre la fabrication, la mise sur le marché, la publicité, la distribution et l’utilisation de ses produits. L’ANSM demande à la société de retirer l’ensemble de ses produits de la vente. Pourquoi ? Lors de contrôles menés avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en juin 2022 dans les laboratoires de la marque, l’ANSM a découvert que « certains produits préparés spécifiquement pour des clients contenaient un corticoïde, la bétaméthasone, qui entre dans la composition de médicaments et qui ne peut être utilisée que dans le cadre d’une prescription médicale« . Les cosmétiques Joëlle Ciocco sont mis sur le marché « alors que les rapports sur la sécurité et les dossiers d’information ne sont pas établis pour ces produits » et l’étiquetage des produits ne mentionnent pas :
les précautions d’utilisation et les avertissements, ainsi que les éventuelles indications concernant les précautions particulières à observer pour les produits cosmétiques concernés par un usage professionnel ;
la liste INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) pour les produits utilisés dans les centres de soin ;
l’adresse indiquée sur les produits ne correspond pas à l’adresse où la personne responsable tient à disposition le dossier d’information sur le produit ;
C’est quoi la bétaméthasone et quels sont les risques pour la santé ?
La bétaméthasoneest un corticoïde inscrit sur la liste I des substances vénéneuses et qui a des propriétés anti-inflammatoires. Elle est indiquée pour traiter certaines pathologies dermatologiques telles que l’eczéma, le psoriasis ou la dermatite atopique. La bétaméthasone ne doit pas être appliquée sur le visage sauf en cas de prescription formelle par un médecin car elle peut entraîner des effets indésirables. L’utilisation prolongée notamment, peut entraîner une fragilité de la peau, de l’acné, une dépigmentation et une atrophie cutanée.
Que dois-je faire si j’ai utilisé un produit de la marque Joëlle Ciocco ?
Premièrement jeter les produit et ne plus les utiliser. En cas de survenue d’un effet indésirable après l’utilisation de ces produits, il est conseillé d’aller consulter un médecin et de le déclarer sur le portail de signalement des évènements sanitaires indésirables du ministère de la Santé.
Source : L’ANSM suspend la commercialisation de produits cosmétiques de la marque Joëlle Ciocco Paris, communiqué de presse, 15 mars 2023, ANSM.
Bien dormir présente de nombreux bienfaits pour la santé comme la prévention des maladies neurodégénératives et cardiovasculaires et le renforcement du système immunitaire et de la mémoire. Plusieurs facteurs influencent la qualité du sommeil dont latempérature du corps. Pour bien dormir, il faut que cette température reste suffisamment basse. Or, certains facteurs peuvent déréguler son fonctionnement. Quelle est la température idéale du corps la nuit ? Comment refroidir son corps pour bien dormir ? Infos et conseils pour une bonne nuit de sommeil.
Quelle est la température du corps la nuit en moyenne ?
La température du corps humain se situe généralement autour de 75 degrés. Elle diminue progressivement pendant la nuit entre 0,5 degré et 1 degré (36 à 38 degrés) en fonction des différentes stades de sommeil (léger, profond et paradoxal). « Elle est au plus bas pendant le sommeil profond tandis qu’elle fluctue davantage en sommeil paradoxal (de même que la respiration et le rythme cardiaque). Le matin, la température retrouve son niveau habituel » explique le Dr Steven Laureys, neurologue.
Quels facteurs peuvent augmenter la température du corps la nuit ?
► La température de la chambre. « Si le thermostat est trop haut, il est plus difficile de s’endormir parce que s’il fait trop chaud, le métabolisme, la pression artérielle et la fréquence cardiaque augmentent, la respiration s’accélère et le risque de déshydratation augmente. Cela augmente également le risque de faire des cauchemars. On préconise une température n’excédant pas 19 degrés dans la chambre » rappelle le neurologue.
► L’alimentation joue sur la température corporelle. « Prendre un repas trop copieux et riches en aliments difficiles à digérer avant de dormir augmente la température du corps. Idéalement, il faut laisser 3 heures entre la fin du repas et l’heure du coucher » défend le Dr Laureys.
► L’alcool : « On a l’impression que les boissons alcoolisées nous « aident » à dormir mais dès que l’alcool est métabolisé par le foie, cela provoque des réveils pendant la nuit et l’alcool participe à augmenter la température corporelle » note l’expert.
► Le stress et l’anxiété empêchent de dormir mais l’effet sur la température corporelle est plutôt marginal. L’impact sur le sommeil est davantage lié à la production d’hormones.
► La fièvre ou une infection peuvent avoir une incidence sur la régulation de la température du corps. De même que la ménopause, des troubles endocriniens, le syndrome des jambes sans repos ou un problème de transpiration excessive.
Comment refroidir le corps pour mieux dormir ?
Plusieurs astuces peuvent aider au refroidissement corporel pour favoriser un bon sommeil :
► « Prendre un bain chaud le soir avant de dormir peut être intégré au rituel de sommeil car la température du corps va monter pour ensuite redescendre et cette diminution aide à s’endormir » propose le Dr Laureys.
► S’hydrater suffisamment avant de dormir. « Boire un peu d’eau avant de dormir rafraîchit le corps et évite la déshydratation. Attention à ne pas trop boire au risque de se lever pour aller uriner pendant la nuit (surtout pour les personnes âgées) » préconise le neurologue.
► Boire une tisane peut également participer à augmenter puis faire diminuer la température du corps (mais il ne faut pas la boire trop proche du coucher pour éviter le réveil nocturne lié à l’envie d’uriner).
► Vérifier que les couvertures/couettes sont adaptées à la saison afin de permettre au corps d’obtenir cette diminution de la température nécessaire à l’endormissement.
► Dormir la fenêtre ouverte peut également être un moyen de rafraîchir la chambre si l’air est qualitatif (pas trop pollué) et l’environnement pas trop bruyant.
On évite le sport juste avant de dormir.
Que faut-il éviter pour ne pas avoir trop chaud avant de dormir ?
« On évite de pratiquer une activité sportive avant de dormir parce que le sport augmente la température corporelle ce qui envoie des signaux contradictoires au cerveau et peut provoquer une hyperthermie« défend notre interlocuteur. Il est important d’espacer la pratique sportive et l’heure du coucher de quelques heures ou de privilégier des activités douces telles que le yoga. « L’état d’excitation mental augmente le métabolisme corporel et la température » ajoute le neurologue. On se détend avant d’aller se coucher. On peut recourir à des techniques de relaxation et de méditation le soir.
Fatigue au réveil,baisse d’envie en journée, envie de compenser par la nourriture… Et tout ça pendant l’hiver ? Votre organisme souffre peut-être de la fatigue hivernale. « Elle peut mener à un syndrome dépressif si la personne n’y fait pas attention et qu’elle ne prend pas soin d’elle » prévient le Dr Sandrine Duranseaud, médecin et hypnothérapeute. Conseils.
« Ce que l’on appelle fatigue hivernale est une fatigue particulière car elle survient, comme son nom l’indique, pendant l’hiver. Elle dure toute la journée, peut devenir chronique et se prolonge pendant plus d’un mois et demi environ » définit Sandrine Duranseaud médecin et hypnothérapeute. Comment savoir si vous souffrez de fatigue hivernale ? « Il suffit de faire le test : si vous allez mieux dès qu’il y a du soleil, c’est qu’il s’agit de fatigue hivernale. »En effet, le soleil est la première source d’énergie de l’Homme : « C’est une énergie vitale, c’est pour cela que moins on est exposé au soleil, plus le risque de fatigue hivernale est grand. » La fatigue hivernale n’est pas à prendre à la légère : « Elle peut mener à un syndrome dépressif si la personne n’y fait pas attention et qu’elle ne prend pas soin d’elle. »
La fatigue hivernale se manifeste par plusieurs signes caractéristiques explique le Dr Sandrine Duranseaud :
Une fatigue qui survient dès le réveil.
Une perte de l’élan vital : « Cela signifie que la personne n’a envie de rien, qu’elle n’a plus de motivation. »
Des difficultés à se concentrer.
Un manque ou une absence d’énergie pour réaliser des projets.
Un besoin de manger plus. « Il s’agit d’un reflex ancestral. On s’imagine que la nourriture apporte de l’énergie, ce qui est vrai pour une personne qui se dépense, qui a une activité physique. Mais lorsque l’on est à l’intérieur et sédentaire, ce n’est pas une bonne idée car cela peut entrainer encore plus de fatigue. »
Une lassitude permanente « de laquelle peut découler un syndrome dépressif dans les cas les plus graves ».
Une mauvaise alimentation accentue la fatigue car l’organisme mal alimenté ne dispose pas des éléments essentiels à son bon fonctionnement. Il doit ainsi puiser dans ses réserves et est établir des priorités. Par exemple, privilégier l’oxygénation du cerveau à la force musculaire, ce qui explique que vous avez moins d’énergie pour bouger ou faire de l’exercice. Pour éviter la fatigue hivernale, il est important de bien s’alimenter. Le Dr Sandrine Duranseaud conseille :
De ne pas trop manger car le corps n’en a pas besoin si l’on est sédentaire.
De consommer des aliments riches en sels minéraux et vitamines comme les végétaux verts.
De manger des fruits riches en vitamines C comme le citron, l’orange ou le kiwi : « Privilégiez la consommation de fruits à croquer et non sous forme de jus pour conserver tous les nutriments. »
De consommer de bonnes graisses : « On les trouve dans les oléagineux comme les noix ou les amandes. Mais il faut les prendre en petite quantité car ils sont assez caloriques. »
De miser sur les soupes de légumes, idéales pour se réchauffer et consommer des légumes sous une autre forme.
De bien boire : « Si vous souffrez de fatigue hivernale, l’hydratation est fondamentale car manquer d’eau fatigue le corps. Ainsi, buvez de l’eau et de la tisane pour bien vous hydrater. »
De réaliser une boisson antifatigue : « Il suffit de râper du gingembre dans de l’eau tiède et y ajouter une cuillère de miel et du jus de citron. »
En revanche, la Dr Duranseaud préconise de limiter la consommation de café à un par jour : « Le café déshydrate et empêche de bien dormir. »
Si la prise de compléments ne doit pas être systématique en hiver, elle peut aider à combattre les carences « notamment en Omega 3, vitamine C et vitamine D » indique la spécialiste. Pourquoi ces vitamines et compléments alimentaires en particulier ?
Les oméga 3 sont des « huiles végétales qui ont un effet positif sur l’humeur en calmant le stress et l’anxiété. Les Omégas 3 sont notamment présent dans les poissons comme les sardines ou dans le foie de morue ».
La vitamine C est « intéressante en cas de fatigue hivernale car elle booste l’organisme ».
La vitamine D. En hiver, les carences en vitamine D sont fréquentes, puisque cette dernière est synthétisée par corps grâce au soleil. Cette vitamine peut se prendre sous forme de gélules sur avis médical ou sous forme de gouttes : « Deux gouttes par jour de vitamine D3 naturelle achetée en magasin bio peut aider à lutter contre la fatigue hivernale. » Il faut toujours bien respecter les posologies et demander conseil à un pharmacien en cas de doute.
Avec l’arrivée du froid et de la neige, une grande partie des Français ne trouve plus assez de motivation pour bouger. Pourtant, faire du sport de façon modérée est « toujours conseillé en cas de fatigue hivernale car l’activité aide même à retrouver du tonus« , informe notre interlocutrice. « Pour lutter contre la fatigue hivernale, il est important d’aller prendre l’air au moins 30 minutes par jour. »
Quel sport pratiquer ? « Tout dépend de la situation de la personne, de sa forme et de son âge. Les sports qui permettent de développer une bonne respiration comme leyogaou le Qi gong sont particulièrement intéressants. » Outre les pratiques sportives, les exercices de cohérence cardiaque peuvent aussi être utiles en cas de fatigue hivernale : « Il s’agit d’une respiration ample et régulière qui permet de stimuler le nerf vague. Cela va augmenter la sécrétion de sérotonine, ce qui permet d’être plus serein et calme. »
► Les huiles essentielles : « Certaines huiles essentielles peuvent aider à lutter contre la fatigue hivernale et vous aider à vous relaxer » indique le Dr Duranseaud. « Mais ils faut les manipuler avec prudence et bien lire les précautions d’emploi car certaines sont à diffuser, d’autres à appliquer… Pour vous endormir et vous détendre, appliquez une goutte d’huile essentielle de ravintsara sur le plexus solaire (au milieu du thorax) avant de vous coucher. »
► La luminothérapie :Elle se réalise grâce à une lumière qui reproduit la lumière du soleil. « La luminothérapie permet de compenser le manque de lumière du soleil et de retrouver le moral et la vitalité. »
Certaines astuces simples peuvent vous aider à mieux dormir au quotidien et ainsi vous aider à réduire votre fatigue. Pour le Dr Sandrine Duranseaud, il y a trois règles principales pour avoir un sommeil réparateur :
► Avoir un environnement sain. « Il faut aérer la chambre au moins 10 minutes par jour avec le lit ouvert. »
► Prendre soin de sa respiration. « Une bonne respiration fait partie des critères essentiels pour lutter contre la fatigue. Pour éviter les troubles respiratoires dans la nuit, il suffit de vous moucher, de nettoyer votre nez avec su sérum physiologique avant d’aller dormir. »
► Eteindre les écrans dès 21h. « Pour sécréter de la mélatonine, hormone du sommeil, il est important d’être dans le noir. Les écrans (lumière bleue) retardent la sécrétion de mélatonine et empêchent de bien dormir. »
► Placer les téléphones et la wifi en mode avion. « Sinon, cela libère des énergies via les ondes qui troublent les rythmes du sommeil. »
Merci au Dr Sandrine Duranseaud, médecin et hypnothérapeute.
Un nodule de la thyroïde (ou nodule thyroïdien) est une grosseur localisée dans la glande thyroïde. La plupart du temps, ce nodule est indolore et ne provoque pas de symptôme. Il est souvent découvert par hasard lors d’une palpation du cou ou d’un examen d’imagerie. Les nodules sont très fréquents dans la population générale (jusqu’à 50 % des personnes en échographie), notamment chez la femme, et leur fréquence augmente avec l’âge, indique la Haute Autorité de Santé. Peut-il évoluer en cancer ? Comment le soigner ?
Quelle est la définition d’un nodule thyroïdien ?
Le nodule est une petite masse située sur la thyroïde alors qu’un goitre concerne toute la glande thyroïde qui est dans ce cas augmentée de volume. La thyroïde, glande située sous la pomme d’Adam à la base du cou, à l’avant de la trachée, synthétise les hormones thyroïdiennes, T3 et T4, essentielles à la régulation des fonctions les plus importantes de l’organisme : régulation du rythme cardiaque, de la température du corps, du tube digestif, du système nerveux, de l’appareil génital. Les hormones produites sont synthétisées à partir de l’iode provenant de l’alimentation. 5 à 20 % de la population possède un nodule thyroïdien mesurant plus de 1 cm et pouvant être observée au cours d’une palpation. Ils sont environ 4 fois plus fréquents chez les femmes.
Est-ce qu’un nodule thyroïdien peut évoluer en cancer ?
Dans au moins 90 % des cas, les nodules sont bénins et ne nécessitent, au terme d’un bilan, qu’une simple surveillance. La découverte d’un nodule nécessite, sans urgence, une consultation avec votre médecin traitant qui va recueillir certaines informations utiles pour l’exploration de ce nodule. Il va vous interroger, notamment sur vos antécédents, palper votre cou pour déterminer les caractéristiques du nodule (dureté, mobilité, taille) et rechercher des ganglions anormaux. À ce stade, une prise de sang pour doser la thyréostimuline (TSH) et une échographie de la thyroïde seront demandés. L’échographie va permettre d’explorer la thyroïde, de déterminer la localisation des nodules, leur taille, leurs caractéristiques et d’identifier éventuellement un aspect évocateur de cancer (très rare). Dans 5 à 10 % des cas, les nodules peuvent correspondre à un cancer. Ce sont généralement des cancers de bon pronostic, peu agressifs, d’évolution lente.
Il existe plusieurs types de nodules thyroïdiens.
Le nodule colloïdal représente la forme la plus courante et est constitué de cellules normales.
Les kystes, en majorité bénins, sont des formations remplies de liquide pouvant atteindre plusieurs centimètres de diamètre. Un nodule inflammatoire peut apparaître le plus souvent chez des personnes atteintes d’une thyroïdite.
Le nodule peut également être lié à un adénome, tumeur bénigne, qui évolue lentement.
Quels sont les symptômes d’un nodule de la thyroïde ?
« La grande majorité des nodules thyroïdiens n’entraîne aucun symptôme. La plupart étant découverts lors lors d’une échographie du cou, plus rarement lors de la palpation du cou par le médecin au cours d’une consultation« , explique le Docteur Scheimman, endocrinologueSi le nodule produit trop d’hormones thyroïdiennes, il se manifeste alors par des signes d’hyperthyroïdie : une perte de poids, des palpitations cardiaques, des troubles du sommeil, une faiblesse musculaire, une diarrhée, de la nervosité ou de l’irritabilité.
Qui sont les personnes à risque ? Les femmes ?
Les femmes 3 fois plus exposées aux nodules thyroïdiens que les hommes.
Les personnes âgées car les nodules deviennent plus fréquents à partir de 60 ans.
Les personnes ayant une personne proche porteuse d’un nodule thyroïdien et ayant déjà eu une anomalie thyroïdienne
Les personnes ayant déjà reçu une radiothérapie au niveau de la tête ou du cou
Les personnes ayant été exposées à des particules radioactives liés à des tests nucléaires ou à des accidents nucléaires (Tchernobyl, Fukushima…) sont également plus à risques.
Quand consulter ?
Il faut consulter son médecin :
devant l’apparition d’une petite masse anormale visible ou palpable sur la partie antérieure du cou,
en cas de difficultés respiratoires ou à avaler,
devant la présence d’un gonflement des ganglions situés au niveau du cou
lors de l’apparition d’un amaigrissement alors que l’appétit est normal,
de palpitations, tremblements, insomnie, nervosité témoignant de signes d’hyperthyroïdie.
devant des douleurs ou des pressions irradiant dans le cou
Quel est le traitement d’un nodule thyroïdien ?
Le traitement des nodules thyroïdiens dépend de la nature de ces nodules. « Dans la majorité des cas, lorsque l’échographie est rassurante, une simple surveillance clinique et biologique avec dosage TSH suffit« , indique notre interlocuteur.
Quand faut-il ponctionner un nodule de la thyroïde ?
Dans la majorité des cas, on ne touche pas à un nodule bénin, s’il a une taille de moins de 4 cm. S’il est gênant au quotidien ou très volumineux, surtout s’il est situé sur la glande thyroïde, il est possible qu’on doive quand même le retirer, pour éviter qu’il entrave la déglutition.
Merci au Docteur Alain Scheimann, endocrinologue et auteur de Et si c’était la thyroïde ? (In Press, 2017)
Source : Nodule de la thyroïde – Comment l’explorer ?, HAS, 28 septembre 2021
La mycose à l’anusprovoque des démangeaisons et sensations de brûlures gênantes. Elle est généralement bénigne mais nécessite une prise en charge adaptée par des médicaments et des crèmes. Le bicarbonate de sodium peut être utilisé en lotion. Quels sont les symptômes d’une mycose anale ? Quelles sont les causes ? Comment la reconnaître et quels traitements pour la soigner ?
Définition : c’est quoi une mycose anale ?
Les mycoses sont des affections provoquées par des champignons microscopiques (il en existe quelque 100.000 au niveau cutané). Elles peuvent atteindre la peau, les ongles, le tube digestif, ou les muqueuses. Les mycoses qui touchent l’anus sont le plus souvent dues aux levures du genre Candida, naturellement présentes dans le tube digestif sans aucun retentissement clinique, mais qui dans certaines circonstances, peuvent devenir pathogènes (et donc entraîner des symptômes). Ces mycoses anales surviennent le plus souvent ponctuellement, mais peuvent aussi devenir chroniques, fréquemment chez les personnes immunodéprimées ou les personnes âgées. La mycose anale peut également être due à l’extension vers l’anus d’une mycose génitale.
Quels sont les symptômes d’une mycose anale ?
Les symptômes d’une mycose anale sont les suivants :
boutons
démangeaisons
sensation de brûlure
rougeurs
écoulement
lésions induites par le grattage
Comment attrape-t-on une mycose anale ?
« Si les mycoses peuvent être consécutives à la prise d’antibiotiques, elles surviennent en général sur un terrain acide (alimentation trop sucrée et acide) et font suite à une carence en fer« , explique le dermatologue.
Comment reconnaître une mycose anale ?
Le diagnostic de la mycose anale s’effectue par le biais d’un examen physique de l’anus. En général, aucun examen complémentaire n’est nécessaire et le traitement d’épreuve (c’est-à-dire la prescription d’un traitement adapté sans certitude diagnostique) engendre une diminution des signes cliniques, ce qui permet de confirmer a posteriori le diagnostic. Dans de rares cas, un prélèvement au niveau d’éventuelles lésions est possible pour une mise en culture et une identification du micro-organisme en cause.
Comment traiter une mycose anale ?
Le traitement de la mycose anale se fait par le biais d’un traitement médicamenteux, généralement local, sous la forme d’une crème ou d’une pommade antimycosique. Dans certains cas, notamment chez la personne dont l’immunité est diminuée, des antifongiques (ou antimycosiques) par voie orale sont prescrits. « On peut également faire des lotions locales à base de bicarbonate de sodium pour alcaliniser et adoucir, puis utiliser l’huile essentielle de tea tree (Melaleuca alternifolia) diluée dans un liniment oléocalcaire », préconise le Docteur Dupont.
Un nodule est une grosseur anormale de forme généralement arrondie. Lorsque le nodule ne renvoie que des ondes ultrasonores très faibles voire nulles, on parle de nodule hypoéchogène. Ce genre de cas peut nécessiter un prélèvement au niveau de l’organe hypoéchogène. Ils peuvent toucher la thyroïde, la prostate, le sein ou encore le foie. Quels sont les symptômes ? Quel examen pour savoir si le nodule hypoéchogène est cancérigène ? Faut-il toujours le retirer ?
Définition : c’est quoi un nodule hypoéchogène ?
Un nodule est une grosseur anormale de forme généralement arrondie, qui se développe dans un organe. Lorsque ces nodules sont situés dans des organes accessibles aux ultrasons, comme la thyroïde le foie, le rein, le sein ou la prostate, l’échographie va permettre de les caractériser. A l’aide une d’une sonde émettant et réceptionnant les ultrasons, on va pouvoir identifier la forme, le volume, la composition et la vascularisation du nodule. « On dit que le nodule est hypoéchogène s’il renvoie très peu, voire pas du tout, ces ultrasons lors de cet examen« , explique le Dr Hervé Monpeyssen, thyroïdologue, responsable de l’unité Thyroïde de l’Hôpital Américain. « La signification de l’échogénicité est fonction de l’organe examiné, parfois rassurante, parfois suspecte« , précise-il. De manière générale, on dit d’une structure qu’elle est hypoéchogène lorsqu’elle renvoie des ondes ultrasonores particulièrement faibles (voire nulles) au cours d’une échographie. Sur l’écran, la zone concernée apparaît plus sombre. L’hypoéchogénicité peut être secondaire à une affection liquidienne (formation de kystes ou nodules) ou à une métastase hépatique. Ce phénomène peut conduire à réaliser un prélèvement au niveau de l’organe hypoéchogène. La taille et le volume du nodule doivent être évalués avec précision : le nodule peut mesurer de quelques millimètres, jusqu’à plus de dix centimètres. « La taille à elle seule n’est pas un signe de suspicion, insiste le Dr Monpeyssen, il faut prendre en compte l’ensemble des facteurs : les limites du nodule, sa forme, son volume, sa vascularisation, sa rigidité et son score EU-TIRADS (qui sert à classer nodules) ». En dehors des kystes purs, tous les nodules sont vascularisés. « La vascularisation riche n’est pas non plus un signe de gravité. Un angiome hépatique est une tumeur parfaitement bénigne et très vascularisée« , précise le médecin.
Quels sont les symptômes d’un nodule hypoéchogène ?
Les symptômes dépendent de l’organe où se trouve le nodule. En cas d’organe superficiel (thyroïde, sein…) le nodule peut se manifester comme une bosse plus ou moins sensible. En cas d’organe profond (foie, rein…) le nodule ne peut pas être palpé. Il peut être découvert et exploré en échographie.
► Le nodule thyroïdien est une grosseur qui se forme dans la thyroïde, et peut être découvert à la palpation pas le patient ou le médecin. Le plus souvent, il est découvert lors d’une échographie systématique ou des carotides. « C’est une affection très fréquente, surtout chez les femmes : une femme sur deux à cinquante ans a au moins un nodule thyroïdien« , explique le spécialiste. Dans la plupart des cas, le nodule est de nature bénigne et n’entraîne aucun symptôme. « Néanmoins, il peut devenir compressif pour les autres organes du cou (trachée, œsophage…), ou peut parfois être douloureux », ajoute le médecin. On dit des nodules thyroïdiens qu’ils peuvent être « chauds » ou « froids ». Le nodule « chaud » signifie qu’il est actif, et va donc secréter des hormones thyroïdiennes en grande quantité. Il est donc responsable d’hyperthyroïdie, mais est en général bénin. Pour rappel, le rôle de la thyroïde est de secréter des hormones, qui ont de multiples rôles. Elles régulent notre métabolisme, contrôlent la température de notre corps, augmentent le rythme cardiaque et l’énergie musculaire, et ont même un rôle dans l’utilisation des glucides, des lipides et des protides. A contrario, le nodule thyroïdien qui est dit « froid » est inactif.
► Un nodule de la prostate peut être découvert par palpation de la prostate par un urologue. C’est un examen recommandé à partir de 50 ans pour détecter le plus tôt possible le cancer de la prostate. Néanmoins, tout nodule n’est pas forcément un cancer. Une biopsie de la prostate permettra d’affirmer le diagnostic de cancer de la prostate lorsque celui-ci est suspecté.
► Un nodule mammaire correspond à une grosseur ou une protubérance dans le sein. On la reconnait par le toucher qui est différent du reste du tissu entourant le sein. Un nodule peut être découvert sur le sein lors d’une autopalpation ou pendant un examen clinique de routine par un médecin. Il peut être plus difficile de détecter les nodules hypoéchogènes dans le sein en fonction de sa densité, s’il est purement graisseux ou s’il a des zones denses et hypoechogènes. Les nodules mammaires sont relativement fréquents. En général, ils ne sont pas de nature maligne.
► Un nodule au foie peut être découvert lors d’une échographie ou d’un scanner. Lorsqu’un nodule, hypoéchogène ou pas, est repéré, des examens sont effectués pour jauger si fonctionnement du foie est correct, ou s’il y a une éventuelle maladie comme la cirrhose ou l’hépatite. En effet, dans la grande majorité des cas, les nodules se développent dans un foie malade : la stéatose et la cirrhose. En fonction de la maladie découverte (ou pas), les médecins peuvent attribuer le traitement nécessaire et prévenir d’éventuelles complications. En effet, des nodules dans un foie malade peuvent devenir malins.
Comment détecter un nodule hypoéchogène ?
Lorsque le nodule est détecté, le clinicien doit rechercher chez le patient des caractéristiques personnelles (maladies, traitements…) ou familiales pouvant entrer en ligne de compte. « Dans le cas du nodule thyroïdien, il doit l’examiner avec soin, recherchant des signes d’hyper ou d’hypothyroïdie (thyroïde qui fonctionne trop ou pas assez)« , explique le Dr Monpeyssen. Puis à sa demande, c’est l’échographiste aguerri à l’organe concerné qui va analyser les caractéristiques échographiques. Concernant la thyroïde, l’échographiste va l’intégrer dans un score EU-TIRADS. « En fonction de son score, de sa taille et des éléments de l’examen clinique, le nodule sera ou non ponctionné« .
Dans le cas d’un nodule malin ou cancéreux, la chirurgie demeure indiscutable
Quel examen pour analyser le nodule hypoéchogène ?
Pour s’assurer que le nodule ne soit pas cancéreux, il peut être ponctionné à l’aide d’une aiguille fine de manière à aspirer un peu de son contenu afin de l’analyser au microscope. « Dans le cas du nodule hypoéchogène on ponctionne généralement pour un diamètre supérieur à 15 millimètres, parfois 10mm« , précise le spécialiste. La ponction est un examen simple mais méticuleux, indolore qui ne nécessite pas d’anesthésie et qui, dans la très grande majorité des cas, doit être pratiquée sous contrôle échographique. Le matériel recueilli est adressé à un médecin, un cytopathologiste, qui analyse l’aspect des cellules (on appelle cela une cytologie) et donne un score dit de Bethesda, séparant les nodules bénins des cancers. Dans 15% des cas, le nodule est dit indéterminé et doit bénéficier d’autres investigations. « Pour les nodules thyroïdiens, la scintigraphie trouve là l’une de ses indications, l’autre étant la recherche d’un nodule « dit chaud » sécrétant des hormones « pour son propre compte« , explique le docteur Monpeyssen. Ce schéma diagnostique nécessite une grande expertise des différents protagonistes. Il a permis de donner une solution alternative à la chirurgie pour la plupart des nodules indéterminés.
Faut-il retirer un nodule hypoéchogène ?
Dans la majorité des cas, on ne touche pas à un nodule bénin, jusqu’à une taille de 4 cm voire plus. S’il est gênant au quotidien ou très volumineux, surtout s’il est situé sur la glande thyroïde, il est possible qu’on doive quand même le retirer, pour éviter qu’il entrave la déglutition. Dans la grande majorité des cas aujourd’hui, on évite la chirurgie. Le nodule peut être traité autrement : « un nodule purement liquidien sera simplement évacué à l’aiguille et alcoolisé en cas de récidive« , indique le médecin. « Un nodule sécrétant peut aisément être traité par le radio-iode. Un nodule majoritairement solide peut bénéficier d’une thermoablation par laser, radiofréquence ou échothérapie (HIFU)« . Ce sont des techniques réalisées en externe ou en hospitalisation de jour, sur un sujet non endormi. Chaque nodule est un cas particulier, et l’option thérapeutique doit être choisie dans l’intérêt du patient, au besoin lors d’une réunion multidisciplinaire. Si ces techniques alternatives ne sont pas applicables, dans le cas de nodules malins, il reste les techniques chirurgicales conventionnelles, mini-invasives et robotiques. « Dans le cas d’un nodule malin ou cancéreux, la chirurgie demeure indiscutable. Dans certains cas, elle peut être pratiquée sur un nodule indéterminé. Sinon, on peut pratiquer la surveillance active et voir comment il évolue avant d’opérer« , conclut le spécialiste.
Merci au Dr Hervé Monpeyssen, thyroïdologue, responsable de l’unité Thyroïde de l’Hôpital Américain.