Adopter un régimeméditerranéen diminuerait le risque de démence dont la maladie d’Alzheimer, rapporte une grande étude publiée sur BMC Medicine le 14 mars 2023 et menée sur une cohorte (cohorte UK Biobank) de plus de 60 000 participants suivis pendant plus de 9 ans au Royaume-Uni. Dans le détail, le risque de démence, toutes causes confondues, serait réduit de -23% avec ce mode d’alimentation. Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs ont noté les individus en fonction de la proximité de leur alimentation avec les principales caractéristiques du régime méditerranéen. Le régime méditerranéen (MedDiet en anglais ou aussi appelé régime crétois) est un régime basé sur la consommation de légumes et de fruitsà chaque repas, de céréales complètes (épeautre, flocons d’avoine, orge, riz sauvage…), de légumineuses, de poissons, d‘huile d’olive (en alternance avec huile de colza, de lin, de noix…) et d’une poignée d’oléagineux (amandes, noix…), de produits laitiers (lait de chèvre ou de brebis) chaque jour. La consommation de graisses animales, dont les acides gras saturés (beurre, charcuterie, fromage, viandes rouges…) et de produits transformés (gâteaux, sauces, fast-food…) sont extrêmement limités. En effet, « la consommation d’aliments riches en oméga 3 comme les poissons gras (maquereau, sardine, hareng, saumon), le foie de morue, les noix, les huiles va permettre de nourrir le cerveau et maintenir les capacités cérébrales. Parfait donc pour optimiser les fonctions cognitives et prévenir les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson », nous avait expliqué Raphaël Gruman, que nous avions interviewé sur le sujet en juin 2022.
Un risque réduit même avec une prédisposition génétique
Parmi tous les participants de la cohorte, les auteurs de l’étude ont rapporté « seulement » 882 cas de démence au terme de leur analyse, soit 0.02%. Ils ont aussi mis en évidence que le fait d’adopter ce mode d’alimentation permettait de réduire le risque de démence, même chez les personnes ayant une prédisposition génétique (au risque de démence). Les auteurs préviennent toutefois que leur analyse s’est limitée aux personnes qui ont déclaré leur origine ethnique comme blanche, britannique ou irlandaise, car les données génétiques n’étaient disponibles que sur la base européenne. Si « des recherches supplémentaires sont indispensables pour mieux évaluer l’interaction entre l’alimentation et la génétique sur le risque de démence, notre étude suggère qu’une alimentation plus méditerranéenne pourrait être une stratégie pour aider les individus à réduire leur risque de démence« , estime John Mathers, professeur de nutrition à l’Université de Newcastle, qui a participé à l’étude.
Source : L’adhésion au régime méditerranéen est associée à un risque de démence plus faible, indépendamment de la prédisposition génétique : résultats de l’étude de cohorte prospective de la UK Biobank, BMC Medicine, 14 mars 2023.
La fièvre (ou pyrexie) est une élévation de la température corporelle au-dessus de la température normale. Le plus souvent, elle est un symptôme d’infection.
Quelle est la température en cas de fièvre ?
La température du corps varie normalement entre 36°8 et 37°3. On parle de fièvre au-delà de 37,8°C en rectal ou 38°C par une autre méthode de mesure, sans avoir effectué d’activités intenses, si l’on est normalement couvert et exposé à une température ambiante modérée.
Comment faire baisser la fièvre ?
Parce que la fièvre joue un rôle important dans la guérison, il n’est pas recommandé de prendre de suite un traitement pour la faire baisser.Tant qu’elle est supportable, le mieux est de la laisser faire son œuvre et de vous hydrater abondamment.
Le premier traitement sera de vous détendre, de vous reposer et de boire régulièrement.
Appliquez un gant frais sur votre front pour vous rafraîchir.
En cas de transpiration, prenez une douche. sera salvatrice.
Si la fièvre est difficile à supportez, vous pouvez prendre du paracétamol, à raison d’un gramme par prise, sans dépasser 4 grammes par jour. Chaque prise doit être espacée de 6 heures.
Lui donner régulièrement à boire pour éviter la déshydratation.
Au-delà de 38°/38,5°, si la fièvre est mal supportée, le paracétamol est le médicament de première intention, en respectant bien la posologie en fonction de son âge et de son poids (en dose-poids toutes les 6 heures).
Chez le bébé, toute fièvre nécessite une consultation médicale rapidement.
« La fièvre est une réaction naturelle de l’organisme : elle a pour but de lutter contre les infections. Elle doit cependant être contrôlée si elle persiste et devient trop intense« , précise le Dr. Jean-Michel Morel, médecin généraliste.
A quoi sert la fièvre ?
Lors d’une infection, le corps réagit en augmentant sa température interne : il s’agit d’un mécanisme naturel de défense. « Celle-ci a pour but d’éviter la multiplication des microbes, bactéries et virus présents en leur créant un terrain hostile, explique le Dr. Morel. Elle accélère la production des globules blancs et provoque l’augmentation du rythme cardiaque et de la circulation sanguine, trois phénomènes qui ont pur rôle d’acheminer plus rapidement les moyens de défense de l’organisme sur le site malade« .
Pourquoi la fièvre peut entraîner des convulsions ?
Au-dessus de 40°C, la fièvre peut provoquer des convulsions, des contractions musculaires involontaires et saccadées. La crise peut durer entre une et cinq minutes, avant d’être suivie par un état de fatigue intense. Elles touchent plus souvent les enfants et nécessitent une consultation médicale rapide. Il ne faut pas laisser la température s’élever de trop.
Quand consulter ?
Lorsque la fièvre est trop élevée, lorsqu’elle dure depuis plusieurs jours, qu’elle s’accompagne d’autres douleurs ou qu’elle touche un nourrisson.
Sur le forum santé : les discussions au sujet de la fièvre
Le Xeroderma Pigmentosum désigne une maladie rare qui se caractérise par une grande sensibilité au soleil (photosensibilité) et des troubles de la vision. Elle touche surtout les habitants du Japon et du Maghreb et affecte environ 1 nouveau-né sur 1 000000 en France. Un groupe de patients est également atteint à Mayotte. Près de 50% des nouveau-nés atteints manifestent les premiers signes (coups de soleil sévères) dès les premiers mois. La principale complication de cette maladie est le cancer de la peauou des yeux (le risque chez ces personnes est multiplié par 1 000). Les enfants de la Lune est le nom de l’association des patients et des parents d’enfants atteints de Xeroderma Pigmentosum.
Quelle est la cause de la maladie des enfants de la lune ?
Le Xeroderma Pigmentosum est une maladie génétique qui résulte d’un mauvais fonctionnement de gènes. « Chacun des éléments XP (A-G et V) est fabriqué par un gène que nous avons en double exemplaire : un exemplaire paternel et un exemplaire maternel. Ainsi, chacun de nous reçoit un exemplaire de chacun de ses parents. C’est le mauvais fonctionnement des deux exemplaires en même temps qui cause le Xeroderma Pigmentosum, indique le Pr SMAIL HADJ-RABIA, dermatologue-généticien à l’hôpital Necker-Enfants Malades. Service de dermatologie centre de référence des maladies rares de la peau. Ce mode de transmission est appelé récessif« . On l’appelle
XP-A lorsque les deux exemplaires XP-A ne fonctionnent pas
XP-B lorsque ce sont les deux exemplaires XP-B qui ne fonctionnent pas.
Quels sont les symptômes et conséquences ?
L’accumulation des accidents sur l’ADN va entrainer un mauvais fonctionnement de l’ADN et des gènes. Cela va induire des symptômes différents en fonction du type de Xeroderma Pigmentosum. « Dans la forme la plus fréquente en France (XP-C), les principales manifestations sont une photophobie (les enfants sont gênés par la lumière), une pigmentation de la peau, une sécheresse de la peau et une augmentation du risque de cancers, d’abord cutanés, puis d’autres organes », détaille le spécialiste.
Comment diagnostique-t-on la maladie des enfants de la lune ?
Le diagnostic repose sur la consultation médicale, le plus souvent chez un dermatologue, un ophtalmologue ou un neurologue.
Y a-t-il un traitement pour soigner la maladie des enfants de la lune ?
Il s’agit d‘une maladie incurable, seule une protection solaire absolue permet d’améliorer les symptômes et d’augmenter l’espérance de vie. Il y a toujours une interface entre le patient et le soleil. C’est indispensable.
Quelle est l’espérance de vie en cas de maladie des enfants de la lune ?
L’espérance de vie est variable d’une forme à l’autre. « La sévérité de la maladie est actuellement liée au risque de survenue de cancers d’autres organes que la peau (XP-C) ou de manifestations neurologiques qui apparaissent et s’aggravent progressivement (XP-A). Malheureusement, les adultes qui dépassent la quarantaine sont peu nombreux« , informe le dermatologue-généticien.
Merci au Pr SMAIL HADJ-RABIA, dermatologue-généticien à l’hôpital Necker-Enfants Malades
L’insuffisance cardiaque toucherait 1,5 millions de Français. 400 000 à 700 000 personnes en souffriraient aussi sans le savoir. Ce dysfonctionnement du coeur serait responsable d’un décès toutes les 7 minutes en France. Définition, symptômes, causes, dangers, espérance de vie… Découverte de l’insuffisance cardiaque avec le Dr Stéphane Boulé, cardiologue.
Définition : qu’est-ce que l’insuffisance cardiaque ?
L’insuffisance cardiaque est une incapacité du cœur à pomper une quantité de sang suffisante pour assurer un débit sanguin satisfaisant au niveau de l’ensemble du corps. Dans l’insuffisance cardiaque, le sang circule moins bien et a tendance à stagner. L’évolution de l’insuffisance cardiaque est chronique et progressive. L’insuffisance cardiaque peut toucher qu’une partie du cœur, où l’ensemble.
Les 4 symptômes de l’insuffisance cardiaque
« Un acronyme permet de se rappeler des symptômes. C’est EPOF : Essoufflement, Prise de Poids, Œdèmes, Fatigue« , liste le Dr Stéphane Boulé, cardiologue spécialisé dans la prise en charge des anomalies du rythme cardiaque et membre de la Fédération Française de Cardiologie.
► Premiers signes de l’insuffisance cardiaque : l’essoufflement et des difficultés à respirer. Généralement, la maladie se manifeste par une difficulté à respirer liée à l’engorgement de sang dans les poumons, ressentie comme un simple inconfort respiratoire. Ensuite, un véritable essoufflement à l’effort arrive et peut s’aggraver en se manifestant même au repos.
► Ensuite : la fatigue, ressentie même pour de petits efforts
► Le gonflement de certaines parties du corps (foie, veines du cou, jambes), responsable d’une prise de poids rapide et inhabituelle (de l’ordre d’un kilo par jour).
D’autres signes peuvent alerter, comme la toux, des palpitations, une baisse de tension, ainsi que des troubles digestifs.
Quelle est l’espérance de vie avec une insuffisance cardiaque ?
L’insuffisance cardiaque est une maladie chronique qui représente en France 70 000 décès par an (dont 55% de femmes) et 160 000 hospitalisations, selon Santé Publique France. 65% des personnes qui décèdent d’insuffisance cardiaque ont 85 ans ou plus. Le nombre de décès pour lesquels la cause initiale notifiée est l’insuffisance cardiaque a diminué de 20 % entre 1990 et 2008, probablement du fait de l’amélioration de la prise en charge thérapeutique. Selon l’Institut Pasteur de Lille, l’espérance de vie à 5 ans en cas d’insuffisance cardiaque est de 50%.
Qu’est-ce qu’une insuffisance cardiaque gauche ?
L’insuffisance cardiaque peut ne toucher qu’une partie du cœur, ou l’ensemble de celui-ci : on parle d’insuffisance cardiaque gauche ou droite, ou d’insuffisance cardiaque globale. En fonction de la partie touchée, les symptômes changent légèrement, mais l’évolution d’une insuffisance cardiaque se fait le plus souvent vers une atteinte globale. L’insuffisance cardiaque gauche est l’incapacité du ventricule gauche à apporter un débit sanguin suffisant pour remplir les besoins de l’organisme. Elle se caractérise par des difficultés respiratoires avec une accumulation de fluides dans les poumons.
Qu’est-ce qu’une insuffisance cardiaque droite ?
L’insuffisance cardiaque droite se définit par une faiblesse du ventricule droit qui peine à pomper le sang et se traduit par l’accumulation de liquide dans les jambes et les chevilles, un gonflement du ventre, des sensations de lourdeur et des problèmes digestifs et hépatiques.
Quelle est la cause d’une insuffisance cardiaque ?
Les principales causes d’insuffisance cardiaque sont :
l’infarctus du myocardequicrée une lésion irréversible d’une partie du muscle cardiaque et ne permet plus au cœur de fonctionner normalement.
l’hypertension artérielle(c’est-à-dire une tension artérielle trop élevée) mal contrôlée par un traitement adapté fatigue le cœur.
celles qui présentent des troubles du rythme cardiaque
celles qui sont nées avec une malformation cardiaque congénitale
celles qui sont atteintes d’une maladie chronique pulmonaire.
Comment pose-t-on le diagnostic d’une insuffisance cardiaque ?
Une insuffisance cardiaque peut être suspectée d’une part suite à l‘interrogatoire et le recueil des différentes pathologies rencontrées par le patient au cours de sa vie et d’autre part sur l’examen clinique permettant de retrouver ces différents signes. Le diagnostic est confirmé grâce à de nombreux examens qui ont également un rôle dans la recherche de la cause de la maladie :
Quel est le traitement d’une insuffisance cardiaque ?
Pour traiter l’insuffisance cardiaque, on va s’intéresser à corriger ses facteurs favorisants ou déclenchants : la maladie causale doit être prise en charge de façon optimale pour tenter de ralentir l’évolution de l’insuffisance cardiaque. On procédera ensuite au traitement spécifique de l’insuffisance cardiaque.
► Dans un premier temps, il est important de respecter certaines règles d’hygiène de vie.« Pour éviter la survenue de signes de rétention d’eau, il est conseillé de suivre un régime pauvre en sel ; il est également recommandé de pratiquer une activité physique quotidienne« informe le Dr Stéphane Boulé, cardiologue spécialisé dans la prise en charge des anomalies du rythme cardiaque et membre de la Fédération Française de Cardiologie. De plus, le poids doit être surveillé régulièrement.
► Envisager la pose d’un défibrillateur. « Le défibrillateur automatique implantable (DAI) est indiqué quand la force du cœur reste basse en dépit du traitement de la cause de l’insuffisance cardiaque et d’un traitement médical optimal : il s’agit alors d’une situation à risque de mort subite, liée à des troubles du rythme cardiaques graves (troubles du rythme « ventriculaires »), de survenue brutale et imprévisible », détaille le Dr Boulé. Avant d’expliquer : « Il peut donc être envisagé l’implantation d’un défibrillateur pour éviter la survenue d’une mort subite. Il s’agit d’un petit boitier mis en place sous la peau, relié à une sonde surveillant en permanence le rythme cardiaque. » En cas de survenue d’un emballement grave du cœur, l’appareil restaure automatiquement le rythme cardiaque normal, et évite ainsi la survenue d’un décès subit. Par ailleurs, le gilet défibrillateur (LifeVest) s’impose si le risque de mort subite est transitoire. Dans ce cas, un gilet défibrillateur est mis en place pendant quelques semaines, le temps d’attendre la récupération de la force du cœur et de juger de la nécessité ou non d’implanter un DAI.
► La resynchronisation cardiaque. C’est un traitement permettant aux deux ventricules de se contracter de façon simultanée, et d’améliorer ainsi le débit cardiaque. Il est généralement couplé à l’implantation d’un défibrillateur.
► L’assistance circulatoire. Un quatrième traitement existe : l’assistance circulatoire. L’assistance circulatoire désigne un appareil implanté permettant de suppléer, en partie ou en totalité, à la fonction du cœur défaillant. « Elle est indiquée dans trois cas de figure :
de façon transitoire en attendant que la force du cœur récupère (par exemple en cas de myocardite, infection virale du cœur),
en attendant une transplantation cardiaque (du fait du manque de donneurs, les délais d’attente sur liste de transplantation cardiaque peuvent être longs),
au long cours (quand une transplantation n’est pas possible) », explique le spécialiste.
Quels sont les médicaments de l’insuffisance cardiaque ?
Le traitement repose également sur des médicaments. Le Dr Stéphane Boulé détaille ceux qui sont classiquement prescrits :
Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC)
Antagonistes des récepteurs de l’angiotensine 2 (ARA 2)
Inhibiteurs du récepteur de la néprilysine (sacubitril/valsartan)
Les bêta-bloquants, l’anti-aldostérone et les médicaments diurétiques sont des médicaments plus récents permettant de réduire les hospitalisations et d’augmenter la durée de vie,
« Pour être efficace, le traitement doit être scrupuleusement respecté et l’observance parfaite. Les médicaments sont à prendre régulièrement et sans oubli » détaille le Dr Boulé.
Quand avoir recours à la transplantation cardiaque ?
La transplantation cardiaque est envisagée en cas d’insuffisance cardiaque grave et irréversible. Cependant, le recours à la greffe cardiaque est limité par la disponibilité des greffons. Environ 450 transplantations cardiaques sont effectuées chaque année en France.
Merci au Dr Stéphane Boulé, cardiologue spécialisé dans la prise en charge des anomalies du rythme cardiaque et membre de la Fédération Française de Cardiologie.
Comme son nom l’indique, la thermocoagulation (ou électrocoagulation, ou rhizolyse) désigne le phénomène de coagulation sous l’effet de la chaleur. La thermocoagulation est employée en chirurgie pour soulager des lombalgies chroniques. Pour cela, on utilise une aiguille dans laquelle on fait circuler un puissant courant électrique. Ce courant dégage une chaleur qui brûle les tissus avec lesquels il entre en contact. On détruit ainsi le nerf responsable de la douleur. La thermocoagulation est toutefois susceptible d’entraîner un affaiblissement musculaire.
Indications : quand faire une thermocoagulation ?
La thermocoagulation est essentiellement indiquée chez les patients souffrant de lombalgies et/ou de cervicalgies chroniques. Cette technique est notamment efficace en cas de syndrome facettaire lombaire qui se traduit par l’irritation des articulations des vertèbres appelées articulaires postérieurs. « La douleur est soulagée lorsque les articulations postérieures sont déchargées, c’est-à-dire en position fœtale ou en chien de fusil. Au préalable, il est possible d’effectuer des infiltrations avec des anesthésiants ou des corticoïdes, dont le soulagement va être pérennisé par la thermocoagulation », indique le Dr Marc Lévêque.
L’intervention dure environ 30 minutes et se déroule en ambulatoire, sous anesthésie locale. Le sujet est allongé sur le ventre, une aiguille est descendue jusqu’à l’articulation douloureuse sous contrôle radiographique. Puis, une électrode est positionnée au travers de cette aiguille afin de réaliser une thermolésion des ramifications nerveuses, également appelée rhizolyse. « Les terminaisons nerveuses sont chauffées à 80 degrés de manière à les neutraliser. En général, on effectue deux à trois lésions par articulation afin d’augmenter les chances de réussite », détaille le neurochirurgien spécialiste de la douleur.
Quels sont les risques et séquelles d’une thermocoagulation ?
« Les risques de la thermocoagulation sont minimes. En cas de mauvais positionnement de l’aiguille, un hématome peut survenir. Les autres effets indésirables susceptibles de se produire sont : une réaction allergique au produit anesthésiant et des fourmillements dans la jambe, liés à échauffement des nerfs de la jambe. Le risque d’infection est quasi nul car le fait de chauffer l’électrode à 80°-90° stérilise la zone », informe le spécialiste.
Convalescence : que faire après une thermocoagulation ?
À l’issue de l’intervention, il est recommandé de se reposer jusqu’à la fin de la journée et d’observer un arrêt de travail de 48 à 72h. Par la suite, il faudra penser à plier les genoux et à garder le dos droit pour se baisser. Le pansement peut être retiré 24 à 72h après la thermocoagulation. Les résultats de cette technique sont généralement visibles rapidement mais peuvent parfois survenir plus tardivement, au bout d’une quinzaine de jours.
Merci au Dr Marc Lévêque, neurochirurgien spécialiste de la douleur, auteur du livre libérons-nous de la douleur (Éd. Buchet Chastel)
Pur, en gouttes, en gélules… L’extrait de pépins de pamplemousse est un antibactérien naturel à avoir à la maison. Il est notamment recommandé en cas d’infections bactériennes digestives (parasitose, tourista, ulcères), ORL (angine, bronchite) ou encore génitales-urinaires (cystite, vaginose). Mode d’emploi et précautions d’usage, avec Angélina Jeandel, naturopathe.
L’extrait de pépins de pamplemousse est obtenu par le broyage des pépins du pamplemousse d’une variété bien précise de pomélo : le Citrus Paradisi. L’extrait végétal liquide est couramment appelé EPP (Extrait de Pépins de Pamplemousse). Sa composition naturelle est simple : de l’acide citrique et de l’acide ascorbique (vitamine C), lesquels sont des conservateurs naturels. Il contient aussi des acides aminés, des polypeptides, du tocophérol et des bioflavonoïdes.
Antibactérien : l’EPP permet de prévenir de différentes infections, et de les soulager. Il est efficace en cas d’infections bactériennes et virales des voies digestives, comme la parasitose, la tourista, les intoxications, les ulcères gastriques. Il agit également contre les infections des voies respiratoires : bronchites, pharyngites, angines ; et sur les infections génito-urinaires : cystites infectieuses, infections vaginales. « Son plus grand avantage est de s’attaquer uniquement aux « mauvaises » bactéries, et donc de ne pas détruire le microbiote (flore intestinale) « , souligne Angélina Jeandel, naturopathe.
Antifongique : pour prévenir ou traiter les mycoses cutanés et digestives.
Antioxydant : pour prévenir le vieillissement cellulaire accéléré provoqué par les radicaux libres présents en excès dans l’organisme.
Stimulant du système immunitaire : les principes actifs de l’EPP contribuent à renforcer les défenses immunitaires de l’organisme et à passer au travers des épidémies hivernales. Il aide à réduire l’incidence de la fatigue chronique.
Assainissant : l’EPP peut être appliqué sur la peau, localement, en cas d’acné. Il peut être ajouté au shampoing ou au dentifrice pour une meilleure hygiène.
Lutte contre les aphtes : les propriétés antivirales de l’EPP sont utiles en gargarisme, ou en application sur l’aphte à l’aide d’un coton tige.
L’extrait de pépins de pamplemousse peut être utilisé pur, en gouttes ou en gélules. Quelques gouttes peuvent être déposées sous la langue (en respectant la posologie indiquée sur le flacon), ou diluées dans l’eau avant de la boire, ou encore ajoutées à une huile d’assaisonnement pour salade. Il est possible d’ajouter quelques gouttes dans le creux de la main avec le shampoing, ou sur la brosse à dent avant le dentifrice, pour bénéficier de son action antibactérienne. L’EPP peut s’appliquer sur la peau dans le cadre de la cicatrisation d’une petite plaie ou sur les boutons d’acné à l’aide d’un coton ou d’une compresse, en se référant aux instructions mentionnées sur l’étiquette par le fabricant du produit. Il faut notamment vérifier au préalable une éventuelle réaction allergique ou d’irritation.
La prise d’extrait de pépins de pamplemousse doit suivre les recommandations portées sur les étiquettes du produit acheté. La naturopathe conseille de« commencer son usage par 3 gouttes dans un peu d’eau et de voir si une réaction allergique survient, avant de poursuivre sa prise en se conformant aux posologies du produit« . Il faut également adapter son usage : « si le symptôme disparait, on arrête d’en prendre. En prévention, il est toujours conseillé de suivre une cure de 21 jours, pas plus, à renouveler si besoin après une semaine de pause. » Exemples de prise d’EPP :
En curatif en cas de tourista : 15 gouttes d’EPP dans un verre d’eau pendant 5 à 6 jours.
En préventif de la tourista : 3 gouttes dans un verre d’eau chaque jour pendant la durée du voyage.
Pour un effet antioxydant : 1 goutte par jour en cure de 21 jours une fois par an.
« Son usage chez l’enfant est possible, mais en diminuant la posologie, ou en répartissant la prise sur la journée« , par exemple 1 goutte matin, midi et soir, plutôt que 3 gouttes le matin.
« La prise d’extrait de pépins de pamplemousse est déconseillée avec un traitement médicamenteux, car le pamplemousse inhibe ou décuple les effets des médicaments. Il en va de même avec la consommation du fruit », précise la naturopathe.
Il existe différentes compositions d’EPP dans les produits du commerce. Le premier critère de choix doit être « la teneur en flavonoïdes, qui varie entre 400 mg et 5 000 mg pour 100 ml. Le produit est relativement cher, prévient la naturopathe, de l’ordre de 15 euros les 50 ml pour une bonne qualité de produit. » Il faut éviter les produits qui contiennent des conservateurs de synthèse qui sont le chlorure de benzethonium, et les parabens, et « ceux qui contiennent un ajout de vitamine C. Les produits recommandables sont par exemple : QuantaEpp, CitroBiotic, CitroPlus« , cite l’experte.