[Mis à jour le 3 avril 2023 à 15h00] Le président de la République Emmanuel Macron s’est exprimé le 3 avril 2023, à l’issue d’une rencontre avec les membres de la convention citoyenne sur la fin de vie (créée en décembre 2022 pour réfléchir à la nécessité de faire évoluer le cadre de l’accompagnement de la fin de vie en France selon les situations rencontrées par les malades) et a déclaré vouloir un projet de loi « d’ici la fin de l’été ». Le texte devra être élaboré par le gouvernement en co-construction avec les parlementaires. Emmanuel Macron a également annoncé des « investissements qui s’imposent » pour nourrir un « plan décennal » sur les soins palliatifs, jugés insuffisants par la Convention. Actuellement en France c’est la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016 (après une première version en 2005) qui encadre les droits des personnes malades en fin devie. Elle a créé un droit à la sédation profonde et continuemaintenue jusqu’au décès, pour des malades en phase terminale et en très grande souffrance. Elle tend au développement des soins palliatifs et permet au patient de refuser un traitement. Dans ce cas, le médecin a obligation de respecter sa volonté, après l’avoir toutefois informé des conséquences de son choix. L’euthanasie et le suicide assisté sont quant à eux interdits en France, contrairement à la Belgique, l’Espagne ou les Pays-Bas. Mais dans un rapport validé le 2 avril 2023, la Convention citoyenne a répondu « oui » aux trois quarts à une aide « active à mourir » comme le suicide assisté ou l’euthanasie. Ça veut dire quoi une fin de vie ? A domicile ? A l’hôpital ? En Ehpad ? Qu’a-t-on le droit en France ? Pour quelles situations ?
Quelle est la définition de « fin de vie » ?
Comme le rappelle le ministère de la Santé, en France, une personne est en dite en « fin de vie » lorsqu’elle souffre d’une affection ou maladie grave et incurable, en phase avancée ou terminale, et donc lorsque son pronostic vital est engagé. Le corps médical ne peut plus la guérir. Cette personne peut bénéficier d’un accompagnement en soins palliatifs jusqu’à la fin de ses jours. Cet accompagnement sera différent si la personne malade est chez elle, en Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) ou à l’hôpital.
Quels sont les signes d’une personne en fin de vie ?
Les signes d’une fin de vie sont extrêmement variables selon les personnes. Toutefois, la phase terminale qui conduit au décès peut être précédée de certains signes annonciateurs comme par exemple :
une perte d’appétit (la personne peut refuser de boire ou de manger ou devenir incapable d’avaler),
une fatigue ou un sommeil excessifs (la personne a tendance à beaucoup dormir ou somnoler),
un affaiblissement de tout le corps et une baisse du tonus musculaire (la personne est incapable de faire des mouvements),
des difficultés à respirerou une obstruction des bronches (la personne peut respirer de façon irrégulière (respiration de Cheyne-Stockes), « râler » (produire un son rauque en respirant), ou faire des apnées du sommeil…)
une baisse de l’acuité ou une confusion mentale (la personne parle de moins en moins, répond difficilement ou a des propos incohérents…)
un isolement social, une anxiété voire une dépression (la personne perd son intérêt pour le monde qui l’entoure)
des signes physiques comme une pâleur, des extrémités froides, une peau « marbrée » violacée qui traduit un ralentissement de la circulation sanguine.
Quelles sont les étapes pour accompagner la fin de vie en France ?
Le principe posé par la loi en France est que la personne malade, consciente et en état d’exprimer sa volonté, peut refuser toute investigation ou tout traitement même si ce refus met sa vie en danger. En revanche, si la personne n’est pas en fin de vie, le médecin a l’obligation de tout mettre en œuvre pour tenter de la convaincre d’accepter les soins indispensables. Si une personne malade n’est plus en état d’exprime sa volonté, elle doit avoir au préalable désigner une « personne de confiance« . Chaque personne majeure peut désigner une personne de confiance qui sera consultée au cas où elle ne serait plus en état de décider. Elle peut également rédiger des directives anticipées afin d’exprimer, par anticipation, ses souhaits quant à l’organisation de sa fin de vie. Celles-ci peuvent être confiées à la personne de confiance. Le ministère des solidarités et de la santé a confié au centre national des soins palliatifs et de la fin de vie (CNSPFV), la mission d’accompagner les patients, les aidants, les proches et les professionnels de santé.
Comment se passe une fin de vie en soins palliatifs ?
Selon la définition de l’Organisation mondiale de la Santé de 2002, les soins palliatifs correspondent à l’ensemble des soins dispensés aux personnes atteintes d’une maladie grave, chronique, « évolutive ou terminale, mettant en jeu son pronostic vital » et ce, peu importe son âge. Les soins palliatifs ne se substituent en aucun cas aux soins curatifs, mais ils les complètent. Le médecin référent – généralement hospitalier – le médecin traitant ainsi que l’équipe soignante qui accompagne la personne malade et son entourage, orientent vers le mode de prise en charge le plus adapté à la situation. Une carte interactive des structures de soins palliatifs est disponible sur le site du CNSPFV. Une ligne téléphonique est à la disposition des patients et des proches pour informer et orienter au : 01 53 72 33 04 (coût d’un appel local).
Comment se passe une fin de vie à domicile ?
Un patient en fin de vie peut, s’il le désire, finir ses jours chez lui. Il peut donc bénéficier de soins palliatifs à domicile réalisés par une équipe médicale pluridisciplinaire, soit :
En faisant appel à un établissement de santé d’hospitalisation à domicile (HAD) qui réalisent, sur prescription médicale, une prise en charge technique et complexe.
En faisant appel à un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) qui peuvent, sur prescription médicale, réaliser des soins infirmiers et la toilette, souvent en relais de l’HAD, notamment lorsque les besoins du patient s’allègent.
En faisant appel à des infirmiers libéraux qui peuvent, sur prescription médicale, réaliser des soins infirmiers et la toilette.
En faisant appel à des réseaux de soins palliatifs qui assurent la coordination de l’ensemble des intervenants.
La décision de réaliser ces soins est toujours prise par le médecin traitant, avec l’accord du patient et de sa famille. Ces soins sont pris en charge à 100% par l’Assurance maladie.
Comment se passe une fin de vie à l’hôpital ?
Selon les derniers chiffres du Centre national « Fin de vie – Soins palliatifs », 65% des patients décèdent à l’hôpital en France. Une personne en fin de vie peut bénéficier de soins palliatifs dans un hôpital soit,
En étant soigné dans une unité de soins palliatifs (USP) : une équipe soignante (médecins, infirmiers, psychologues, aides-soignants, kinésithérapeutes, diététiciens…) prend en charge un patient en fin de vie. En France, on comptabilise 139 USP, soit l’équivalent de 1 500 lits consacrés à la prise en charge des patients en fin de vie.
En bénéficiant d’un accompagnement d’une équipe médicale mobile de soins palliatifs qui intervient sur demande et qui se déplace dans l’hôpital. Cette équipe est généralement composée d’un médecin, d’une infirmière et d’un psychologue spécialisés en soins palliatifs. En France, on compte 424 équipes mobiles de soins palliatifs.
Comment se passe une fin de vie en EHPAD ?
Une personne en fin de vie peut passer le reste de ses jours dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et bénéficier de soins « de confort » dispensés par le personnel médical de l’EHPAD formé aux soins palliatifs. Ces soins visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance physique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage. En fonction des besoins de la personne malade, l’EHPAD peut également solliciter l’aide d’une équipe mobile de soins palliatifs pour accompagner un résident. Si les locaux le permettent, la famille du résident peut bénéficier d’une chambre au sein de l’EHPAD pour rester au chevet de leur proche. Dans les cas les plus complexes, l’accompagnement de la fin de vie ne pourra pas se faire en EHPAD et le patient devra être transféré vers une structure hospitalière, soit dans une unité de soins palliatifs ou dans un hôpital disposant de lits identifiés en soins palliatifs (LISP).
Quels sont les médicaments utilisés pour une fin de vie ?
Les douleurs ressenties pendant la fin de vie peuvent être soulagées, en fonction de leur intensité, par des antalgiquesde palier 1 (paracétamol, aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens), de palier 2 (dextropropoxyphène associé à du paracétamol, à de la codéïne, au buprénorphine sublinguale ou au tramadol) ou de palier 3 (opioïdes : morphine, fentanyl, hydromorphone et oxycodone). En cas de douleurs liées au cancer intense : les traitements opioïdes forts (morphine, oxycodone, fentanyl, tapentadol…) sont recommandés par l’OMS, particulièrement après l’échec des antalgiques des précédents paliers. Parmi les autres symptômes fréquents en fin de vie :
l’essoufflement peut être soulagé par des benzodiazépines ou de la morphine,
l’obstruction des bronches peut être atténuée par de la corticothérapie,
les nausées et vomissements peuvent être calmés par des antiémétiques, des corticoïdes ou des anxioxylitiques (lorazépam, alprazolam)
l’anxiété et la dépression peuvent être traitées par un suivipsychologique, des antidépresseurs (fluoxétine) ou des anxiolytiques (bromazépam…)
C’est quoi une sédation profonde et continue ?
La loi du 2 février 2016 permet de mieux répondre à la demande à mourir dans la dignité par une meilleure prise en charge de la souffrance, et en clarifiant l’usage de la sédation profonde et continue, jusqu’au décès, en phase terminale. La sédation profonde et continue ne peut être administrée qu’à la demande du patient et doit être réalisée à domicile, au sein d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ou au sein d’un établissement de santé. Attention, la sédation profonde est différente de l’euthanasie.
En vidéo sur YouTube, en podcast ou ailleurs, vous avez sûrement déjà entendu parler de l’ASMR ? Si on traduit, l’ASMR signifie « Réponse sensorielle méridienne autonome« . Concrètement, c’est une technique de relaxation déclenchée par un stimulus sensoriel généralement visuel ou auditif (bruits de nourriture, d’eau, de clapotis…). Quels sont les bienfaits (réels) de l’ASMR ? Est-ce que ça marche chez tout le monde ? Comment ça fonctionne ? Comment le pratiquer tout seul ?
Qu’est-ce que ça veut dire ASMR ?
ASMR vient de l’anglais « Autonomous Sensory Meridian Response » que l’on pourrait traduire plus justement en français par « Réponse autonome du méridien sensoriel ». Cet acronyme désigne une technique de relaxation par les sensations. Les sensations sont déclenchées par un stimulus sensoriel (un « tigger ») la plupart du temps auditif et/ou visuel : l’écoute d’un son, la présentation d’un objet avec douceur et lenteur. « Il s’agit de donner à ressentir une sensation très relaxante. Cette sensation peut se manifester par des picotements et/ou des frissons en réponse à un stimulus auditif. Cette technique offre un grand pouvoir introspectif » comme la définit Lina Tea, hypnothérapeute spécialisée ASMR.
Quels sont les bienfaits de l’ASMR ? Pour dormir ?
Les bienfaits de l’ASMR sur la santé ne sont pas encore démontrés mais ses effets intéressent le monde scientifique.
► L’écoute de sons agréables a le pouvoir de détendre, c’est dans ce sens que l’ASMR peut diminuer le niveau de stress et aider à trouver le sommeil plus facilement et à mieux dormir.
► La focalisation de la pensée sur un objet ou sur une musique inspirante engendre aussi un sentiment de plaisir chez celui qui la reçoit. Le plaisir induit la sécrétion de plusieurs hormones dans l’organisme : la dopamine, l’hormone du bonheur. Et la sérotonine, un neurotransmetteur que l’on retrouve dans les antidépresseurs. La pratique de l’ASMR déclenche des sensations plaisantes. Une étude britannique menée en 2015 par Nick J Davis et Emma L. Barratt montre que l’ASMR améliore temporairement l’humeur des personnes dépressives.
► L’association de l’ASMR à la méditation de plein conscience ou à l’hypnose permettrait de réduire plus encore le niveau de stress et de ralentir l’activité cérébrale.
Quelle est l’origine de l’ASMR ?
La pratique de l’ASMR est récente. Elle a été nommée à la fin des années 2000 par une Américaine, Jennifer Allen. Elle l’a appelée Autonomous Sensory Meridian Response pour faire référence, selon elle, à aux voies d’énergie de la médecine chinoise (méridien) et à la réaction propre à chaque individu (autonome) face à des éléments extérieurs. Cette réaction est décrite comme une sensation de fourmillement agréable qui se propage de la tête au bas du dos. L’engouement pour l’ASMR débute dans les années 2010 par des vidéos sur Internet (YouTube) : des Youtuber s’illustrent devant leur caméra en chuchotant des histoires de façon apaisante, en grattant ou tapotant des objets avec leurs ongles, en mastiquant et croquant des fruits, ou en se mettant en scène dans des « role-plays ». Leur but est de provoquer une sensation agréable chez celui qui écoute et regarde la vidéo.
Est-ce que ça marche sur tout le monde ? Quels ressentis ?
Le fonctionnement physiologique exact de l’ASMR sur le cerveau n’est pas encore pleinement déterminé, mais il est concevable scientifiquement d’établir des liens directs entre les frissons ressentis et la technique développée avec l’ASMR. Récemment, en 2018, une chercheuse britannique en psychologie Giulia Poerio a démontré que les vidéos ASMR engendraient plusieurs réactions physiologiques chez certains sujets sensibles à l’ASMR : diminution du rythme cardiaque, calme, augmentation de l’activité électrique à la surface de la peau. Son étude démontre également que la réponse sensorielle méridienne autonome (ASMR) ne fonctionne pas sur tout le monde : 50 % de ses sujets n’y ont pas été sensibles. L’ASMR déclenche pour celui qui le reçoit des sensations de fourmillements ou de picotements à la surface de la peau, sur le cuir chevelu, dans tout le corps. « La personne peut ressentir une « chair de poule », des micro contractions sur son visage. Les réactions sont brèves et démontrent que le corps réagit et se détend, décrit Lina Tea. D’autres personnes ressentent des frissons de plaisir dans la tête et le haut du corps. Il m’est même arrivé, en séance, d’avoir des personnes émues jusqu’aux larmes par les émotions véhiculées par les sons. » Et parfois l’ASMR induit une relaxation jubilatoire, laissant un sentiment d’euphorie plus ou moins durable selon les personnes.
Exemples de bruits d’ASMR sonore
Les déclencheurs de l’ASMR sont souvent des bruits ou des sons, dont les plus fréquents sont :
le chuchotement,
l’éclatement du papier à bulle,
la mastication d’une biscotte,
le tapotement des ongles sur un objet
le froissement d’une feuille (en ce qui concerne les déclencheurs sonores).
Exemples d’images d’ASMR visuel
La lampe de poche est souvent utilisée pour les déclencheurs visuels, précise Lina Tea. « Regarder quelqu’un brosser les cheveux d’une autre personne et notre cerveau va fonctionner comme si la personne nous brossait les cheveux est une perception courante » indique le Dr Pierre Lemarquis, l’un des neurologues français à s’intéresser à l’ASMR.
Comment marche l’ASMR en consultation ?
« Durant la séance j’utilise un bol tibétain, un gong, un carillon, un star drum ou encore un coussin ou une noix de coco que je tapote ou caresse », détaille Lina Tea. Les sons de la nature imités, par exemple par un bâton de pluie ou une bougie crépitante, sont de bons vecteurs de sensations. Mais pour réussir un ASMR il faut également un contexte : un environnement sécurisant autour de soi et une sensibilité à la proposition sonore ou visuelle utile ou intéressante du prescripteur. « J’ai recours à un micro binaural qui restitue au casque un environnement sonore de la façon la plus naturel possible tout en l’amplifiant, dans un espace tridimensionnel (angle, hauteur, distance), indique Lina Tea. Le son entre dans l’oreille droite, puis dans la gauche. Je crée ainsi de la proximité avec la personne, comme si nous étions ensemble dans une bulle hypnotique. Elle a parfois l’impression que je suis à côté, ou derrière elle, et même parfois dans sa tête ! Cette désorientation fait vivre une expérience sensorielle et émotionnelle encore plus puissante et accentue la suggestibilité de la personne, qui va être encore plus réceptive aux histoires que je lui raconte pour l’aider à se libérer de ses blocages. »
Comment marche l’ASMR en vidéo ?
Les vidéos d’ASMR sur Internet sont des séquences courtes (souvent sur YouTube) dans lesquelles le Youtuber chuchote aux oreilles des internautes, gratte un coussin, froisse une feuille, déroule une bande adhésive… « Parmi les personnes qui regardent des vidéos ASMR, beaucoup le font le soir, couchées dans leur lit. Certaines regardent, d’autres préfèrent juste écouter les yeux fermés, sans se préoccuper des objets utilisés – leur but étant simplement de se laisser » bercer » par les sons et s’endormir », explique Lina Tea. Les vidéos d’ASMR ont toutefois leurs limites. Un même son peut provoquer une sensation de détente et de plaisir chez une personne, et être neutre voire désagréable pour une autre personne. « Ceci est très différent de la pratique de l’ASMR en cabinet,souligne Lina Tea. En séance, le praticien peut observer et écouter les réactions de son consultant et ainsi adapter les sons à ce qu’il aime. Cela permet de leur offrir un maximum de bien-être avant de travailler sur leur problématique en associant une autre technique qui est l’hypnose. »
Merci à Lina Tea, hypnothérapeute certifiée, spécialiste de l’ASMR, à Vincennes (94).
Un œdème pulmonaire aigu se définit par la présence de liquide dans les alvéoles pulmonaires. L’immense majorité des œdèmes pulmonaires sont d’origine cardiaque. Il s’agit d’une urgence médicale. Qu’est-ce qui provoque l’œdème pulmonaire ? Quelles sont les conséquences ? Comment en guérir ?
Quelle est la définition d’un œdème pulmonaire ?
Comme tous les œdèmes, l’œdème aigu du poumon, OAP ou œdème pulmonaire aigu, se caractérise par une accumulation anormale et brutale de liquide dans le poumon, plus exactement dans les alvéoles pulmonaires (petites poches où ont lieu les échanges gazeux avec le sang) « alors que normalement il n’y a pas de liquide dedans, simplement de l’air« , avance d’emblée Dr Stéphane Boulé, cardiologue et membre de la Fédération Française de Cardiologie, qui ajoute : « Il s’agit d’une urgence médicale. » Toutefois, un OAP n’est pas une maladie des poumons. « Il s’agit de la conséquence d’une maladie du cœur. Cela s’intègre dans ce que l’on appelle l’insuffisance cardiaque« .
→ Un dysfonctionnement cardiaque. Un OAP peut arriver « du fait d’un dysfonctionnement du cœur qui n’assume plus efficacement son rôle de pompe pour différentes raisons« , explique Stéphane Boulé. « Quelle que soit la cause, si le cœur ne pompe plus correctement le sang, celui a alors tendance à stagner en amont, dans les vaisseaux du poumon. Si la pression du sang dans ces vaisseaux devient trop importante, il va alors y avoir une fuite de liquide de ces vaisseaux vers les alvéoles du poumon.«
→ Des lésions cardiaques. Si l’immense majorité des OAP sont d’origine cardiaque, certains proviennent d’une lésion et sont donc appelés OAP lésionnels. Ces derniers sont provoqués par un traumatisme causé par une rupture de la membrane située entre les vaisseaux et les alvéoles pulmonaires : on parle de SDRA (syndrome de détresse respiratoire aiguë). La présence de liquide dans les alvéoles pulmonaires sera responsable d’une diminution de la qualité des échanges gazeux, entraînant des difficultés respiratoires importantes, suivant la rapidité de la constitution et l’importance de l’invasion liquidienne.
→ Une pneumopathie infectieuse ou toxique
→ Un traumatisme
Qui sont les personnes les plus à risque ?
Les personnes âgées qui ont des antécédents d’infarctus et celles qui présentent des facteurs de risque (tabagisme, alcoolisme, diabète) sont les plus exposées.
Quels symptômes pour reconnaître un œdème du poumon ?
L’œdème aigu pulmonaire se manifeste par :
des difficultés respiratoires d’apparition brutale avec augmentation de la fréquence respiratoire
une gêne majorée en position allongée. « Le symptôme principal est un essoufflement très important. La personne ne respire pas normalement. C’est un symptôme extrêmement angoissant. Cela induit une sensation de manque d’air, d’étouffement« , ajoute Stéphane Boulé.
une douleur thoracique,
une toux,
une coloration bleutée de la peau ou des muqueuses,
des crachats classiquement qualifiés de mousseux.
Que faire en cas d’œdème pulmonaire ?
Un œdème aigu du poumon représente une véritable urgence. Dès l’apparition des premiers symptômes, il faut contacter immédiatement le 15. En effet, en l’absence de prise en charge rapide, un OAP peut entraîner une détresse respiratoire aiguë menant au décès.
Comment pose-t-on le diagnostic d’un œdème pulmonaire ?
En cas de suspicion d’œdème aigu du poumon, la prise en charge doit être réalisée rapidement. Le médecin se renseignera sur les antécédents importants, notamment les maladies cardiaques préexistantes, puis sur les circonstances d’apparition. Un examen clinique avec auscultation pulmonaire permettra de confirmer l’existence de liquide dans les poumons. Des examens complémentaires seront également effectués :
Le traitement de l’OAP inclut systématiquement un vasodilatateur (dérivés nitrés), médicament capable de dilater les vaisseaux, des injections de diurétiques en vue d’éliminer l’excès d’eau et un apport d’oxygène (« oxygénothérapie »). « L’OAP s’intègre bien souvent dans le cadre d’une insuffisance cardiaque chronique sous-jacente, qui est donc connue et doit bénéficier d’un traitement de fond optimal. C’est un point essentiel. Il faut traiter la cause, traiter la maladie cardiaque responsable pour éviter à tout prix la survenue d’un œdème pulmonaire« , précise Stéphane Boulé.
Comment prévenir l’œdème pulmonaire ?
Quant à la prévention de l’OAP, elle passe par la prise en charge de tous les facteurs de risque cardiovasculaires communs pour tous. Les patients atteints de pathologie cardiaque doivent respecter un certain nombre de règles précises pour éviter les complications dont fait partie l’œdème aigu du poumon. Un régime sans sel, un régime alimentaire équilibré, un contrôle du poids, un traitement bien pris, un contrôle de la tension artérielle, l’absence de tabac et la consommation limitée d’alcool, sont quelques-uns des principes fondamentaux permettant d’éviter la survenue de ces complications.
Merci au Dr Stéphane Boulé, cardiologue et membre de la Fédération Française de Cardiologie.
La maladie de Verneuil est une maladie de la peau, chronique, qui débute souvent à l’adolescence ou chez le jeune adulte (un peu plus souvent chez des femmes). Elle concerneraot moins de 1% de la population européenne selon la Société française de dermatologie (SFD). Causes, symptômes, stades, traitements, guérison… Interview du docteur Francine Velly-Mores, dermatologue à Lille, pour comprendre ce qu’est la maladie de Verneuil.
Définition : qu’est-ce que la maladie de Verneuil ?
La maladie de Verneuil est une maladie inflammatoire chronique du follicule pileux aussi appelée hidrosadénite ou hidrosadénite suppurée. Elle se caractérise par l’apparition de nodules cutanés douloureux et d’abcès provoqués par une inflammation des glandes sudoripares. La maladie de Verneuil évolue par poussées douloureuses pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, entrecoupées de périodes de rémissions. La gravité de l’atteinte varie d’une personne à l’autre. La maladie de Verneuil peut présenter différentes formes : elle est le plus souvent modérée et compatible avec une vie normale, mais elle peut se révéler sous une forme plus violente et provoquer de sérieux désagréments dans la vie quotidienne et familiale.
Quelles sont les causes de la maladie de Verneuil ?
La difficulté de traiter la maladie de Verneuil réside justement dans le fait que ses causes demeurent inconnues. « Des antécédents familiaux sont décrits chez 30 à 40% des malades atteints, rapporte la SFD. Plusieurs gènes ont été impliqués dans la maladie. (…) Une participation hormonale est également suspectée (apparition de la maladie à partir de la puberté notamment). »
Quels sont les symptômes de la maladie de Verneuil ?
Les premières manifestations, qui apparaissent le plus souvent après la puberté, sont des nodules isolés les uns des autres et situés sous la peau. Ces nodules deviennent de plus en plus douloureux et évoluent vers la suppuration, c’est-à-dire un écoulement de pusqui peut laisser des traces indélébiles. De nombreuses cicatrices, souvent disgracieuses, peuvent alors apparaître. Les lésions s’observent là où existent les glandes sudoripares : sous les aisselles, sur les fesses, au niveau des creux axillaires, des plis inguinaux, entre l’anus et les parties génitales, sous les seins, sur la nuque.
Traitements : est-ce qu’on peut guérir de la maladie de Verneuil ?
La stratégie de prise en charge de la maladie de Verneuil repose en premier lieu sur les règles hygiéno-diététiques (perte de poids, arrêt du tabac), la prise en charge de la douleur ainsi que du retentissement psychologique. Aucun traitement ne permet de la guérir définitivement mais certains peuvent néanmoins aider à prévenir les épisodes infectieux et soulager les douleurs, permettant ainsi de mieux vivre avec cette pathologie. La Haute Autorité de Santé a rappelé les modalités de prise en charge de la maladie de Verneuil en 2021 :
Une toilette à l’eau et au savon devra être faite en première intention au moment d’une poussée.
Des antibiotiques sur une courte durée en traitement d’attaque de poussées infectieuses (association amoxicilline-acide clavulanique ou pristinamycine), sauf en cas de fièvre.
Des antibiotiques peuvent aussi être indiqués dans un deuxième temps et en pré-opératoire.
Dans les formes modérées (stade II de Hurley), le traitement d’attaque lors d’une poussée comporte, en plus de l’antibiothérapie, une incision-drainage à visée antalgique. Un traitement par cycline ou cotrimoxazole peut être ensuite instauré (réévaluation à 6 mois). En cas de récidive à la même localisation, une chirurgie d’exérèse limitée sera pratiquée.
En cas d’échec observé lors de la réévaluation après 3 à 6 mois, le traitement comportera une exérèse large des cordons et des tractus sinueux ou une marsupialisation, et le patient recevra un traitement de stade III de Hurley (formes sévères).
Humira® (adalimumab) est un traitement de 2ème intention dans les formes modérées à sévères de l’adulte. Il peut être utilisé en relais de l’antibiothérapie ou en association à celle-ci.
Luminothérapie : le Docteur Francine Velly-Mores indique qu’au stade de cicatrisation « un traitement éventuel et complémentaire par luminothérapie LED peut être effectué en cabinet de dermatologie dans le but d’accélérer le processus de guérison des lésions. Le traitement resterait temporaire mais pourra limiter les cicatrices ».
Y-a-t-il des aliments à éviter quand on a la maladie de Verneuil ?
Il n’existe pas de régime alimentaire spécifique pour les patients atteints de la maladie de Verneuil mais il est néanmoins important d’avoir une alimentation équilibrée et de bien s’hydrater.
Quels sont les stades de la maladie de Verneuil ?
La maladie de Verneuil est classée en stade de gravité ou sévérité dits de « Hurley » : allant du stade le plus léger (stade 1) au plus sévère (stade 3), 75% des patients sont au stade 1, 24% au stade 2 et 1% au stade 3 (cette forme de la maladie entraînant alors sa classification au sein des maladies rares).
Stade 1 : présence de nodules sous-cutanés sensibles et douloureux
Stade 2 : nodules en cordons voire en placards douloureux, mais avec intervalles de peau saine
Stade 3 : Atteinte diffuse (sans intervalles de peau saine) avec multiples abscès interconnectées et trajets fistuleux qui communiquent entre eux.
La maladie de Verneuil est-elle contagieuse ?
Non, la maladie de Verneuil n’est pas une maladie contagieuse ou sexuellement transmissible.
Quand et quel spécialiste consulter ?
La maladie de Verneuil demeure mal connue. Si le patient observe sur sa peau des nodules récidivants accompagnés de démangeaisons avec un écoulement fréquent et d’autant plus si ces lésions apparaissent aux mêmes endroits (nuque, aisselles, poitrine, région génitale), il est important de consulter un médecin. Il peut s’agir d’un médecin traitant en première intention, qui orientera ensuite son patient vers un dermatologue.
Comment fait-on le diagnostic ?
Il faut en moyenne 8 ans pour poser le diagnostic de la maladie de Verneuil à cause de la méconnaissance de cette maladie par le milieu médical. Le diagnostic repose sur un examen clinique de la peau réalisé par un dermatologue. Les 3 critères retenus en faveur d’une hidrosadénite suppurée sont :
Nodules et abcès douloureux évoluant vers la suppuration, la fistulisation et/ou la formation de cicatrices.
Localisations typiques : aisselles, plis inguinaux, région périanale et/ou périnéale, seins et plis sous-mammaires, pli inter-fessier, pubis.
Caractère chronique et récidivant des lésions : au moins 2 poussées en 6 mois.
Des maladies folliculaires peuvent précéder de plusieurs années les premiers symptômes de la maladie de Verneuil (sinus pilonidal, cellulite disséquante du cuir chevelu, acné, conglobata par exemple). Des pathologies inflammatoires digestives ou rhumatismales peuvent aussi être associées (asthénie, amaigrissement, douleur/raideur matinale, gonflements des articulations périphériques, sciatiques, talalgies, douleurs abdominales fébriles ou non, sang ou glaires dans les selles…).
Prise en charge psychologique : éviter la dépression
La maladie de Verneuil, dans ses formes les plus sévères, retentit sur la qualité de vie des malades. Lors des épisodes de surinfection, le suintement des lésions handicape la vie sociale. La peur de tacher ses vêtements ainsi que les odeurs liées à l’infection sont très culpabilisantes et difficiles à vivre dans au quotidien. Il est fondamental d’envisager une prise en charge psychologique afin d’apprendre à mieux vivre avec cette maladie. Une dépression peut en effet apparaître, le malade se repliant sur lui-même, n’osant plus sortir, éprouvant de plus en plus de difficultés à soutenir le regard des autres. De plus, il est toujours difficile d’accepter qu’aucun traitement ne puisse faire disparaître totalement la maladie.
Merci au Docteur Francine Velly-Mores, dermatologue à Lille. Propos recueillis en 2019.
Sources :
Prise en charge de l’Hidradénite Suppurée. SFD. 2019
Manifestations, agressions… Il est possible de se retrouver exposer au gaz lacrymogène. Ses effets sont immédiats : il brûle les yeux, la gorge, fait pleurer, empêche de respirer, fait tousser… Que faire ? Que contient vraiment le gaz lacrymogène ? Comment l’éviter ? En mettant son visage dans son pull ? Un foulard devant son visage ?
Qu’est-ce que le gaz lacrymogène ?
Le gaz lacrymogène est une poudre blanche, solide, à l’odeur de poivre. Ce n’est pas un vrai « gaz ». « Il est utilisé pour maîtriser des populations dans le cadre de manifestations comme on peut le voir en France et dans l’auto-défense » souligne le Dr Frédéric Le Guillou, pneumologue et président de l’Association Santé respiratoire France.
Quelle est la composition du gaz lacrymogène ?
« La composition détaillée du gaz lacrymogène produit et utilisé en France n’est pas rendue publique » rappelle l’Association française de Toxicologie-Chimie dans un dossier d’information publié en 2020 qui explique cependant que selon « la principale composition connue », le gaz lacrymogène contiendrait :
45% d’ortho Chlorobenzylidènemalonitrile (molécule qui peut pénétrer dans l’organisme par la peau, la voie respiratoire ou le système gastro-intestinal)
30% de Chlorure de potassium (sel peu toxique),
14% de Résine Epoxy (solvant faiblement irritant)
7% d’Acide maléique anhydre
3% de 4,7-Méthanoisobenzofuran-1,3-dione.
Quels sont les effets et dangers du gaz lacrymogène ?
Le gaz lacrymogène a des effets irritants intenses et rapides au niveau des yeux, des voies respiratoires et de la peau. « Les molécules présentes dans le gaz lacrymogène interagissent avec les muqueuses, ce qui développe des composés cyanogènes, dérivés du cyanure, c’est ça qui donne les effets irritants de ce gaz » explique le Dr Le Guillou avant de préciser que « les effets dépendent de l’intensité de l’exposition et de la répétition ». Parmi ces effets, le gaz lacrymogène entraîne :
sensation de brûlure de la peau (surtout si la peau est humide) voire érythème
« Généralement, les symptômes disparaissent en moins de 15 à 30 minutes après avoir quitté la zone contaminée sauf lors d’une exposition massive ou prolongée » indique la Société française de médecine d’urgence (SFMU).
Que faire si on a du gaz lacrymogène dans les yeux ?
Ne pas frotter les yeux car le produit serait davantage étalé sur le visage
Rincer abondamment les régions touchées avec de l’eau froide (yeux et peau)
Laisser les zones atteintes à l’air libre
Si la personne porte les lentilles, elle doit se laver les mains (avec du savon) puis les retirer
Les effets du gaz lacrymogène sont-ils pires si on a des lentilles ?
Oui « l’ensemble des effets oculaires est plus sévère chez les individus porteurs de lentilles cornéennes » confirme le SFMU.
Comment se protéger du gaz lacrymogène ?
« Port de masque, foulard, lunettes font partie des gestes barrières au gaz lacrymogène » répond le Dr Le Guillou. Les personnes qui ont déjà des problèmes respiratoires doivent être particulièrement prudents :
► Les asthmatiques. « Il faut éviter d’être au contact des substances irritantes du gaz lacrymogène quand on est asthmatique car il peut y avoir une aggravation de l’asthme » prévient le pneumologue
► Les personnes allergiques aux pollens. « Etre exposé aux irritants majeurs du gaz lacrymogène en période d’allergie rajoute une couche supplémentaire aux symptômes, il peut y avoir une destabilisation de la maladie allergique » poursuit le médecin. Les allergiques doivent ainsi se protéger davantage aux effets du gaz lacrymogène quand c’est la saison des pollens « surtout s’il y a du vent car il essaime les pollens ».
La viande des grisons est une viande de bœuf séchée originaire du Canton de Grisons en Suisse. Elle est assaisonnée de sel, de poivre, d’épices et d’herbes des Alpes suisses. Très tendre, cette charcuterie au goût parfumé est recommandée par les nutritionniste, compte tenu de sa faible teneur en calories et sa richesse en protéines.
Quels sont les bienfaits santé de la viande des Grisons ?
L’intérêt nutritionnel de la viande des grisons réside dans sa richesse en protéines – 40g pour 100g. « Toute l’eau de la viande séchée a été retirée, c’est donc une viande très concentrée en protéines, puisqu’elle contient le double de la dose classique. Outre sa teneur en protéines, la viande des grisons est pauvre en matières grasses (5g pour 100g), riche en vitamine B12, en minéraux (phosphore, iode). Seul bémol, elle est très riche en sel (5g pour 100g). Or, l’OMS recommande de ne pas dépasser 5g de sel par jour, il est donc nécessaire de maîtriser sa consommation de viande séchée« , indique Maxime Mességué, diététicien-nutritionniste.
Est-elle calorique ?
La viande des grisons est la charcuterie la moins calorique. Elle contient seulement 5g de matières grasses pour 100g. Elle peut donc être consommée dans le cadre d’un régime amincissant.
Combien en manger maximum ?
« Si on ne mange pas trop salé de manière générale et que l’on a une alimentation variée et équilibrée, il est possible de consommer une portion de 40g deux fois par semaine« , note le diététicien-nutritionniste.
Viande des Grisons et cholestérol : bonne ou mauvaise ?
S’il est recommandé d’éviter les charcuteries lorsque l’on a du cholestérol, la viande des grisons fait exception à la règle, aux côtés du jambon blanc découenné et dégraissé, car il s’agit d’une charcuterie maigre qui ne contient que 5g de matières grasses pour 100g. En revanche, elle renferme tout de même 5g de sel pour 100g, soit un taux de sel dépassant la dose journalière recommandée par l’OMS. Autrement dit, il est possible d’en consommer avec modération et en surveillant son apport en sel sur le reste de la journée.
Favorise-t-elle l’hypertension ?
« Un sujet présentant une hypertension artérielle fait attention à sa consommation de sel en général. Il peut donc consommer de la viande des grisons, sans dépasser 40g, et en veillant à ce qu’il n’y ait pas d’autre apport en sel sur la journée« , informe notre interlocuteur. Comme toutes les charcuteries, la viande des grisons contient des nitrites qui, consommes en excès, seraient cancérigènes.
Quels risques si on en mange trop ?
Au regard de sa teneur en sel, une consommation excessive de viande des grisons est susceptible de favoriser l’hypertension artérielle.
Y a-t-il des contre-indications ?
Les viandes crues et séchées comme la viande des grisons sont à éviter chez les personnes hypertendues à cause de leur haute teneur en sel. La viande des grisons est également déconseillée pendant la grossesse car elle expose essentiellement à un risque de toxoplasmose, une infection due à un parasite pouvant être responsable d’anomalies du développement chez le fœtus, et à un risque de listériose, une infection d’origine alimentaire augmentant le risque de fausse couche et d’accouchement prématuré.
Merci à Maxime Messegué, diététicien-nutritionniste.