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Trois produits "détox" interdits suite à des troubles cardiaques (ils contenaient du Viagra)

Trois produits "détox" interdits suite à des troubles cardiaques (ils contenaient du Viagra)

A cause de graves effets indésirables, trois produits « détox » favorisant la perte de poids ont été suspendus en France sur décision de police sanitaire, annonce l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans un communiqué du 11 avril 2023. Ces produits nommés Trex Tea®, Trex Caps® et Trex Plus® contiendraient de la sibutramine (substance d’un traitement de l’obésité) et du sildenafil (substance du Viagra®) et auraient entraîné plusieurs effets indésirables graves chez une vingtaine de personnes tels que des troubles du rythme cardiaque, des troubles du sommeil ou encore des crises d’épilepsie. Des alertes similaires ont été rapportées dans d’autres pays européens.

Quelle est la liste des produits détox dangereux ?

Il s’agit des produits de la gamme Trex, présentés comme des produits naturels « détox » favorisant la perte de poids :

  • Trex Tea (poudre)
  • Trex Caps (gélules)
  • Trex Plus (forme effervescente)

Attention : ces produits sont vendus sur internet via des sites revendeurs et les réseaux sociaux, mais aussi dans des magasins physiques ou sur des étals de marchés.

Produit Trex-tea
Exemple de produit Trex-Tea retiré du marché © Trex-Tea

Quels sont les dangers de ces produits détox ?

Les personnes ayant fait usage de ces produits rapportent des effets indésirables graves qui ont été enregistrés par le réseau des centres régionaux de pharmacovigilance et des centres antipoison et de toxicovigilance. Ces effets sont :

  • Des troubles du rythme cardiaque
  • Une hypertension
  • Une tachycardie
  • Des palpitations
  • Des douleurs thoraciques
  • Des troubles du sommeil
  • Des vertiges
  • Une anorexie
  • Des céphalées
  • Des crises d’épilepsie

Quelle est la composition de ces produits détox ?

Des analyses ont révélé la présence, dans ces produits, de deux substances médicamenteuses : la sibutramine et le sildenafil. La sibutramine est une substance présente dans le Sibutral®un médicament qui a été commercialisé en France entre 2001 et 2010 comme traitement contre l’obésité. Pendant sa commercialisation en France, un nombre important d’effets indésirables graves, en particulier cardiovasculaires, a été rapporté. Ce médicament est interdit depuis 2010. Le sildenafil est la molécule active du Viagra® et de ses génériques, un médicament indiqué en cas de troubles de l’érection et pouvant entraîner des effets indésirables potentiellement graves : céphalées, rougeurs, troubles digestifs, congestion nasale, sensations vertigineuses, nausées, perturbation visuelle…

Que faire si on a pris ces produits ?

L’Agence du médicament demande aux personnes ayant acheté des produits de la gamme Trex (Trex Tea, Trex Caps, Trex Plus) de ne plus les utiliser. Celles qui ont ressenti un effet indésirable après l’utilisation de Trex Tea, Trex Caps ou Trex Plus, sont invitées à consulter un médecin et à effectuer une déclaration sur le portail de signalement des événements sanitaires indésirablesEn cas d’urgence, il convient de contacter le 15 ou un centre anti-poison. 

Comment savoir si un produit détox est sans danger pour la santé ?

Ces produits, composés de plantes et autres substances, sont des compléments alimentaires, qui sont susceptibles d’engendrer des effets indésirables. En 2019, l‘Anses a rappelé comment parvenir à une consommation éclairée des compléments alimentaires :

  • Demander conseil à un professionnel de santé avant de prendre n’importe quel complément alimentaire
  • Éviter les prises prolongées, répétées ou multiples,
  • Respecter les conditions d’emploi,
  • Être vigilant quant aux produits présentés comme miraculeux,
  • Privilégier les produits vendus dans les circuits les mieux contrôlés.

Sources : L’ANSM suspend la commercialisation des produits Trex Tea, Trex Caps et Trex Plus, 11 avril 2023, ANSM / Les compléments alimentaires, nécessité d’une consommation éclairée, ANSES, 26 mars 2019


Source : JDF Santé

Ce médicament anti-allergie peut faire grossir (et il ne faut pas le prendre pour ça !)

Ce médicament anti-allergie peut faire grossir (et il ne faut pas le prendre pour ça !)

Des vidéos sur les réseaux sociaux (dont Tiktok) font la promotion d’un médicament anti-allergie pour prendre du poids (et notamment des fesses) afin d’avoir les formes de certaines influenceuses ou autres célébrités pulpeuses comme Kim Kardashian. Il s’agit de la Periactine, un traitement disponible sans ordonnance à moins de 10 euros la boîte. Son principe actif est la cyproheptadine, un antihistaminique mis sur le marché en 1974 et indiqué dans le traitement symptomatique des manifestations allergiques telles que la rhinite (rhume des foins), la conjonctivite ou l’urticaire. Jusqu’en 1994, elle était prescrite pour stimuler l’appétit chez les malades présentant une diminution de l’appétit accompagnée d’une perte de poids. Mais cette indication a été retirée en raison d’une balance bénéfice/risques mal évaluée.

@rajarojina Grâce à ce médicament jai pris 15 kilos mais jai fais que dormir #periactine #pharamcy #foryoupage #france Carmen – Speed.up_ss

La vente sur Internet et en pharmacie sans ordonnance facilite l’accès de la Periactine, même pour les plus jeunes, population plus vulnérable aux dérives beauté qui circulent sur les réseaux sociaux. « Le rapport bénéfices/risques de la cyproheptadine devrait être réévalué en vue du retrait de son autorisation de mise sur le marché ou au minimum de son inscription sur une liste à prescription obligatoire » a estimé la Société française de pharmacologie et de thérapeutiques (SFPT) en mars 2023. Détourner l’usage d’un médicament est très dangereux pour la santé. Dans le cas de la cyproheptadine, les effets indésirables sont liées aux propriétés sédatives, atropiniques, adrénolytiques et antisérotinergiques de cette substance. Ils sont neurologiques, psychiatriques, cardiaques, hématologiques ou digestifs. Ils se traduisent concrètement par ;

  • une somnolence,
  • une baisse de vigilance,
  • des vertiges,
  • des hallucinations,
  • une anxiété,
  • une mydriase (dilatation des pupilles)
  • des atteintes hépatiques (cholestase notamment),
  • une rétention urinaire,
  • la survenue de troubles du rythme cardiaque

Des cas d’anémie et d’agranulocytose (anomalie sanguine) ont aussi été rapportés. « Une utilisation non conforme et potentiellement dangereuse de la cyproheptadine comme orexigène pour induire une prise de poids à des fins esthétiques à été rapportée » alertait déjà l’ANSM en 2022 dans une lettre aux professionnels de santé. L’agence du médicament leur a demandé de rappeler aux patients les risques de la Periactine au moment de la délivrance. 

Sources :

– Mésusage d’un anti-histaminique H1, cyproheptadine pour la prise de poids, SFPT, 28 mars 2023

– Periactine, risques liés à l’utilisation non conforme comme orexigène à des fins esthétiques, ANSM, 20 janvier 2022


Source : JDF Santé

Cancer du sein de stade 1, 2, 3 et 4 : définition, prise en charge

Cancer du sein de stade 1, 2, 3 et 4 : définition, prise en charge

Le cancer du sein se situe au premier rang des cancers incidents chez la femme. Le stade (ou le grade) d’un cancer du sein permet définir le degré d’extension de la maladieIl y a 5 stades : stade 0, 1, 2, 3 ou 4. Comment savoir le stade d’un cancer du sein ? Avec quelles informations ? Quelle espérance de vie et quelle prise en charge en fonction du stade ?

Quels sont les différents stades du cancer du sein ?

La stadification du cancer du sein permet de déterminer le degré d’extension de la pathologie. Le stade est déterminé grâce aux éléments du bilan au moment du diagnostic (examen clinique par le médecin, examens complémentaires comme la mammographie, l’échographie, l’IRM…). La stadification du cancer du sein va permettre d’évaluer la maladie à plusieurs niveaux :

  • Le stade local : correspond au développement de la tumeur au niveau du sein (taille et infiltration)
  • Le stade régional : correspond à l’extension de la maladie au niveau de l’aisselle du même côté, et donc à l’existence ou non de ganglions atteints par la maladie
  • Le stade général ou « à distance » : correspond à l’extension de la maladie en dehors du sein et de l’aisselle, et donc à l’existence de métastase.

A partir de ces éléments, on définit le stade du cancer selon la classification TNM (Tumor, Nodes (ganglions), Metastasis) définie par l’Union Internationale Contre le Cancer (UICC) et par l’American Joint Committee on Cancer (AJCC).

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Les 5 stades d’un cancer du sein © tastycat – 123RF / Journal des Femmes Santé

Comment définit-on le stade d’un cancer ?

« Le stade est important pour évaluer l’extension de la maladie, mais insuffisant seul pour déterminer le pronostic de la maladie et donc les traitements nécessaires, explique le Dr Julien Seror, chirurgien cancérologue à la Clinique St Jean de Dieu à Paris. Pour cela, il faudra également s’appuyer sur le terrain de la patiente (âge, antécédent, autres pathologies…) et l’histologie (résultat de la biopsie) qui est un élément essentiel dans l’évaluation d’un cancer du sein. Ce qui explique que la prise en charge doit se faire au cas par cas, après avoir analysé l’ensemble des données, et après avoir discuté des dossiers en RCP (réunion de concertation pluridisciplinaire)« .

En fonction de l’extension, il sera possible d’établir le stade « TNM » :

  • T : la taille de la tumeur. Précise le caractère infiltrant ou non de la lésion (les lésions non infiltrantes sont limitées au canal ou lobule, à l’inverse des lésions infiltrantes qui envahissent la graisse autour, mais l’intérieur du sein), ainsi que la taille de la lésion
  • N : l’extension ganglionnaire. Précise s’il y a une atteinte des ganglions loco-régionaux.
  • M : L’extension à distance. Existence (M1) ou non (M0) de métastases

L’évaluation du  » TNM  » permet de déterminer un stade d’avancement en cinq stades :

  • Le stade 0 correspond à un cancer in situ (non infiltrant).
  • Le stade 1 correspond à une tumeur unique et de petite taille,
  • Le stade 2 correspond à un envahissement local plus important,
  • Le stade 3 correspond à un envahissement des ganglions lymphatiques ou des tissus avoisinants,
  • Le stade 4 – cancer métastatique – correspond à une extension à distance, donc à l’existence de métastase.

Quelle espérance de vie en fonction du stade d’un cancer du sein ?

« Depuis 2005, la tendance est à une détection plus précoce, ainsi qu’à une amélioration des traitements, ce qui permet d’améliorer la survie« , constate le Dr Seror.

  • La survie nette standardisée sur l’âge à 5 ans est de 87 % (stable) et de 76% à 10 ans. 
  • Le taux de survie est supérieur à 90 % pour les tumeurs de stade précoce comme les cancers in situ ou les cancers du sein localisés. 
  • Le taux de survie est d’environ 80 % pour les tumeurs de stade plus évolué, mais sans métastases.
  • L’espérance de vie du cancer du sein avec métastases est en revanche plus réduite puisque le taux de survie est de 25 %. 

« Très de peu de registres en France, comme au niveau international, fournissent des données par stade de cancers pour les analyses de survie, conclut le spécialiste. En effet, le stade est une donnée difficile à collecter en routine, et qu’il peut également être source d’erreur« .

Quel traitement en fonction du stade d’un cancer du sein ?

Les différents traitements pour traiter le cancer du sein sont déterminés selon le stade et le type de cancer. Ils ont pour objectifs :

  • Supprimer la tumeur ou les métastases
  • Réduire le risque de récidive
  • Ralentir le développement de la tumeur ou des métastases
  • Traiter les symptômes engendrés par la maladie

Parfois un seul type de traitement est suffisant pour traiter le cancer du sein. Dans d’autres cas, une association de traitements est requise. « Le cas de chaque patient doit faire l’objet d’une discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP), au cours de laquelle se réunissent au minimum un chirurgien, un oncologue et un histologiste, et qui permet de déterminer un protocole de soins personnalisé », poursuit le médecin. Le choix des traitements nécessaires va se faire en fonction :

  • du terrain de la patiente : âge, pathologies associés, antécédents de cancer et de traitement…,
  • du stade de la maladie,
  • des caractéristiques histologiques de la tumeur (véritable carte d’identité de la tumeur, permettant d’évaluer la potentielle agressivité), du grade tumoral (I, II ou III),
  • du Ki 67 : Indice de prolifération tumorale, de la présence de récepteurs hormonaux, ce qui implique le plus souvent, en cas de positivité, l’instauration d’une hormonothérapie. La surexpression de la protéine HER2, ce qui implique le plus souvent, en cas de positivité,  un traitement par anticorps (le traztuzmab, HerceptinÓ ) associé à de la chimiothérapie

Quand envisager la chirurgie en cas de cancer du sein ?

« Il s’agit du traitement le plus souvent utilisé en première instance, il a pour objectif d’enlever les tissus atteints par les cellules cancéreuses », confie le Dr Seror. Deux types de chirurgies sont effectués : une chirurgie mammaire conservatrice appelée tumorectomie ou segmentectomie, et une chirurgie mammaire non conservatrice appelée mastectomie.

  • La chirurgie conservatrice consiste à retirer la tumeur et une petite partie des tissus avoisinants la tumeur de manière à conserver la plus grande partie du sein de la patiente. Cette chirurgie est privilégiée dès que cela est possible, et est complétée par une radiothérapie pour éviter les risques de récidive.
  • La chirurgie non conservatrice consiste à retirer la totalité du sein. Dans ce cas, si l’état de la patiente le permet, il est proposé à la patiente des techniques de reconstruction mammaire. Dans certains cas, il sera possible de conserver l’aréole et le mamelon.
  • La chirurgie des ganglions de l’aisselle : dans la plus grande partie des cas, on privilégiera l’exérèse uniquement du ganglion sentinelle, premier relai de la chaine ganglionnaire au niveau de l’aisselle. En cas d’atteinte ganglionnaire, on sera souvent amené à réaliser un curage axillaire, c’est-à-dire retirer la chaîne ganglionnaire.

Quand envisager la radiothérapie en cas de cancer du sein ?

La radiothérapie utilise des rayonnements ionisants de haute énergie. Cette méthode permet de préserver les tissus et organes sains voisins. Pour un cancer du sein, quatre zones peuvent être traitées selon différents cas :

  • La glande mammaire après une chirurgie conservatrice ;
  • Le lit tumoral après une chirurgie conservatrice ;
  • La paroi thoracique après une chirurgie non conservatrice ;
  • Les aires ganglionnaires

Quand envisager la chimiothérapie ?

Il s’agit d’un traitement administré par voie générale, intraveineuse le plus souvent, nécessitant alors la pose d’un cathéter pour l’administration du traitement. Les effets secondaires sont variables en fonction des protocoles de traitements.

Quand envisager l’hormonothérapie ?

Il s’agit d’un traitement par voie orale, sous forme de comprimés, pris quotidiennement pour une durée de 5 à 10 ans. Le type de traitement varie en fonction du statut de la patiente par rapport à la ménopause.      

Merci au Dr Julien Seror, chirurgien cancérologue à la Clinique Saint Jean de Dieu, à Paris.


Source : JDF Santé

Journée mondiale de la Santé : date, thème, quel but ?

Journée mondiale de la Santé : date, thème, quel but ?

La Journée mondiale de la Santé (JMS) est une journée internationale qui a lieu le 7 avril en France, aux Etats-Unis et partout dans le monde. Cette date correspond à l’anniversaire de la fondation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), née le 7 avril 1948. Chaque année, cette Journée, sous le parrainage de l’OMS, ainsi que d’autres organisations connexes, repose sur une question de santé publique spécifique. En 2023, la Journée mondiale de la Santé s’est concentrée sur la voie à suivre pour atteindre la Santé pour tous (Health for all), qui était le thème. L’OMS estime que 30% de la population mondiale n’a pas accès aux services de santé essentiels. Pourquoi a-t-on créé une Journée de la Santé ? Comment la soutenir ?

Quelle est la date de la Journée de la Santé 2024 ?

La Journée mondiale de la Santé est célébrée le 7 avril 2024. Elle marque le 76e anniversaire de l’OMS

Quel est le thème de la Journée mondiale de la Santé ?

En 2023, la Journée mondiale de la Santé était axée sur la Santé pour tous et fêtait 75 ans d’amélioration de la santé publique.

Quel est le but de la Journée mondiale de la Santé ?

En 1948, tous les pays du monde se sont réunis et ont fondé l’OMS dans le but de promouvoir la santé, assurer la sécurité dans le monde et servir les personnes vulnérables, pour que chacun d’entre nous puisse atteindre le meilleur niveau de santé et de bien-être. « Le droit à la santé est un droit humain fondamental. Chacun doit avoir accès aux services de santé dont il a besoin quand et où il en a besoin sans difficultés financières« , insiste l’OMS. La JMS permet donc d’inciter à l’action pour relever les défis sanitaires d’aujourd’hui et de demain. Pour cela, l’OMS exhorte les dirigeants de chaque pays à respecter leurs engagements et à faire appliquer les droits de chacun. Mais aussi de revenir sur les succès de santé publique qui ont amélioré la qualité de vie au cours des 7 dernières décennies. A noter que la Journée mondiale de la Santé fait partie des 8 campagnes mondiales menées chaque année par l’OMS (avec la Journée mondiale de la tuberculose, la Semaine mondiale de la vaccination, la Journée mondiale contre le paludisme, la Journée mondiale sans tabac, la Journée mondiale du Sida, la Journée mondiale des donneurs de sang et la Journée mondiale de l’hépatite). 

​​​​​Quelle est l’affiche de la Journée mondiale de la Santé ?

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Affiche de la Journée mondiale de la Santé © OMS

Que faire pour montrer son soutien ?

Participer à un événement. A l’occasion de la Journée mondiale de la Santé, des manifestations de sensibilisation sont organisées dans le monde entier, y compris en France, afin de mieux informer les opinions publiques à propos de la morbidité, la mortalité et la souffrance dans le monde. 

  • Des événements culturels : concours d’art, pièces de théâtre
  • Des événements sportifs : randonnées organisées, courses…
  • Des conférences, débats et ateliers participatifs pour échanger sur l’accès aux soins pour tous (calendrier à venir sur le site de l’OMS)

Utiliser les hashtags officiels #HealthForAll #SantépourTous et #WHO75 sur ses réseaux sociaux pour afficher son soutien et lutter contre les inégalités en termes de santé.

Se rapprocher de l’OMS (voir le formulaire de bénévolat). Pour faire de la santé pour tous une réalité, l’OMS a besoin :

  • d’individus et de communautés qui ont accès à des services de santé de qualité afin qu’ils puissent prendre soin de leur propre santé et de celle de leur famille
  • des agents de santé qualifiés dispensant des soins de qualité centrés sur la personne
  • de décideurs politiques prêts à s’engager à investir dans la couverture sanitaire universelle.

Sources : 

– Journée mondiale de la santé 2023 – La santé pour tous, Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS), Organisation mondiale de la Santé des Amériques (OMS)

– Site officiel des Journées mondiales


Source : JDF Santé

Diabète de type 2 : taux, symptômes, cause, que faire ?

Diabète de type 2 : taux, symptômes, cause, que faire ?

Le diabète de type 2 – autrefois appelé non insulinodépendant (DNID) – touche généralement les personnes de plus de 40 ans, même s’il peut également concerner les adolescents et les jeunes adultes. Le surpoids, l’obésité, le manque de sport sont révélatrices d’un diabète chez des personnes qui ont une prédisposition génétique. Il évolue longtemps silencieusement. « Cette forme de diabète est la plus fréquente : 90 à 92% des diabétiques en sont atteints », explique le professeur Fabrice Bonnet, diabétologue et endocrinologue à Paris. Quelle est la cause d’un diabète de type 2 ? Donne-t-il des symptômes ? Est-ce qu’on peut en guérir ? Quels traitements et médicaments prendre ? 

Quelle est la définition d’un diabète de type 2 ? A partir de quel taux ?

Une hyperglycémie à plus de 1,20g/l peut évoquer un diabète (la mesure doit être prise au moins deux fois). Le diabète de type 2 se caractérise par une résistance à l’insuline, qui entraîne alors une augmentation importante de la glycémie, c’est-à-dire du taux de sucre dans le sang. Il s’agit à l’origine du diabète de la maturité et du vieillissement, car il est favorisé par le surpoids, l’obésité ou la sédentarité. « Mais cela augmente, car il y a beaucoup plus de sédentarité et d’obésité dans le monde entier », indique notre interlocuteur. Si le diabète de type 2 peut être silencieux pendant des années, des complications peuvent survenir d’un coup, provoquant des lésions de différents organes parfois irréversibles.

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Schéma du mécanisme d’un diabète de type 2 © bilderriese – 123RF/ Journal des Femmes Santé

Quels sont les symptômes d’un diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 est une maladie sournoise : elle peut évoluer pendant des années silencieusement, sans provoquer aucune gêne chez les patients. C’est pourquoi les premières manifestations de la maladie proviennent souvent de l’apparition des complications. En effet, 50% des diabétiques de type 2 sont diagnostiqués au stade des complications. Il y a néanmoins quelques signes qui peuvent être annonciateurs, même s’ils sont très subtils :

  • Une fatigue
  • Une sensation de bouche sèche
  • Une polyurie (besoin d’uriner trop souvent)
  • La présence d’infections urinaires à répétition
  • Une faim et une soif plus importante
  • Des troubles de la vision
  • Des picotements dans les pieds
  • Des troubles de l’érection
  • Des essoufflements…

Tous ces signes peuvent malheureusement être les symptômes associés à d’autres maladies, donc il est difficile de les reconnaître.

Quels sont les risques de complications ?

« Quand le diabète se complique, il peut y avoir des altérations des vaisseaux des yeux, de la rétine, du rein (avec une néphropathie, pouvant entraîner une insuffisance rénale) puis de l’hypertension et des risques d’AVC », liste le spécialiste. Parmi les complications : la rétinopathie diabétique (pouvant causer une cécité), la néphropathie diabétique (pouvant aboutir à une insuffisance rénale), la neuropathie diabétique, des ulcères de pied et de jambe, et divers problèmes cardio-vasculaires. Heureusement, certaines peuvent être évitées, réduites ou retardées si le diabète est dépisté tôt, et pris en charge correctement.

A quel âge le diabète de type 2 est-il découvert ?

Généralement, le diabète de type 2 est découvert après l’âge de 40 ans. « On observe une entrée dans le diabète de type 2 de plus en plus jeune. Au début, c’était surtout en Angleterre ou aux États-Unis, maintenant, on le voit aussi en France. Certains jeunes sont touchés par le diabète de type 2 dès 17 ans, alors qu’auparavant, c’était uniquement le type 1″, explique le diabétologue. « On voit cela principalement dans des milieux défavorisés, où il y a plus d’obésité », précise-t-il.

Quelles sont les causes d’apparition d’un diabète de type 2 ?

Dans le diabète de type 2, il n’y a pas de carences majeures ou de déficit à l’insuline : « Le patient sécrète de l’insuline, mais celle-ci est moins efficace : on parle de résistance à l’insuline« , explique le médecin. Le diabète de type 2 n’est donc pas d’une pathologie auto-immune, au contraire, il est dû à plusieurs facteurs :

  • Des facteurs environnementaux
  • Des facteurs alimentaires (alimentation peu équilibrée)
  • Des facteurs héréditaires et génétiques (des antécédents de diabète du même type sont souvent présents dans la famille)
  • Les personnes sédentaires, obèses ou en surpoids sont ainsi les plus exposées : « la résistance à l’insuline est favorisée par l’excès de graisse, particulièrement la graisse abdominale, c’est-à-dire du ventre », précise le médecin.
  • L’hypertension artérielle
  • Une alimentation trop riche en graisses et en sucres
  • Le tabagisme
  • Les maladies cardio-vasculaires.

► Mécanisme du diabète de type 2 : « L’insulino-résistance signifie que l’insuline, même si elle est sécrétée, ne fonctionne plus comme elle le devrait », explique le professionnel. Cela signifie que tout le sucre dans le sang ne pourra pas être absorbé dans les tissus de l’organisme, et restera dans le sang, augmentant petit à petit le taux de glycémie. « Au début, malgré l’augmentation de la glycémie, la maladie est silencieuse, et on n’en voit pas les effets pendant des années. » Cela vient aussi du fait que le pancréas compense l’hyperglycémie en augmentant la synthèse d’insuline, mais au bout de 10 à 20 ans d’évolution du diabète, cela devient inefficace et le pancréas s’épuise. C’est à ce moment-là que les premiers symptômes peuvent apparaître, s’il n’y en a pas déjà.

Le diabète de type 2 est-il héréditaire ?

« Le diabète de type 2 a une hérédité plus forte que le type 1 », explique le professeur. En effet, on a plus de chance d’être atteint de diabète de type 2 si plusieurs membres de notre famille sont diabétiques. Selon le site de la Fédération des Diabétiques, lorsque l’un des deux parents est diabétique de type 2, le risque de transmission à la descendance est de l’ordre de 40 % et si les deux parents sont atteints, le risque grimpe à 70 %. « Il faut donc être plus vigilants, éviter une prise de poids importante, et éviter la sédentarité , ajoute le diabétologue. Le diabète gestationnel engendre aussi un risque plus important : « Cela augmente les chances que ces femmes aient un diabète de type 2 plus tard dans la vie. Mais ce n’est pas inéluctable, faire plus d’activité physique et manger sainement peut éviter l’apparition de la maladie », explique le spécialiste.

Comment diagnostique-t-on le diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 étant longtemps silencieux, un patient peut vivre de longues années sans avoir de signes d’alerte. C’est pourquoi un délai moyen de 7 ans environ s’écoule entre le moment où la glycémie devient anormalement élevée sans avoir été repérée, et le diagnostic. Une simple prise de sang pourra mettre en évidence une hyperglycémie à plus de 1,20g/l. Lorsqu’elle est constatée à au moins 2 reprises, le diabète est avéré. « Le diabète de type 2 n’est pas mortel en soi, contrairement au diabète de type 1, explique Fabrice Bonnet. Mais ce ses complications font baisser l’espérance de vie. »  Afin d’anticiper les complications du diabète de type 2, plusieurs bilans doivent être fait quand le diagnostic de diabète est posé :

  • un examen ophtalmologique,
  • un électrocardiogramme,
  • un examen des pieds,
  • une recherche d’albumine dans les urines pour dépister une néphropathie diabétique,
  • un écho-doppler des vaisseaux des membres inférieurs si le médecin constate une diminution ou une absence de pouls pédieux.

Quel traitement pour guérir un diabète de type 2 ?

« Le premier traitement pour le diabète de type 2 reste l’alimentation » assure Fabrice Bonnet. « Limiter l’apport en glucides, tout en pratiquant régulièrement des activités physiques, permet d’éviter l’hyperglycémie et donc de limiter le besoin en insuline », détaille-t-il. L’arrêt du tabac est également préconisé. En ce qui concerne le traitement, le diabète de type 2 peut être traité par des médicaments. Il en existe quatre classes :

  • Les biguanides (Glucophage®, Stagid®…)
  • Les sulfamides hypoglycémiants (Daonil®, Amarel®…)
  • Les inhibiteurs de l’alpha-glucosidase (Diastabol® et Glucor®)
  • Les glinides (Novonorm®).

Ces médicaments agissent soit directement en stimulant la sécrétion d’insuline, soit en favorisant l’action de celle-ci dans l’organisme ou encore en ralentissant l’absorption des sucres. « Néanmoins, quand le diabète évolue, ces médicaments ne sont plus suffisants pour réduire la glycémie et le passage à l’insuline peut être nécessaire », explique le diabétologue. Aujourd’hui, des insulines adaptées au diabète de type 2 permettant de limiter le nombre quotidien d’injections, parfois, une seule par semaine est nécessaires. « Aujourd’hui, avec l’explosion du diabète dans le monde entier, de nouveaux traitements encore moins contraignants, à base d’hormones, sont en phase de test », ajoute-t-il. L’arsenal thérapeutique contre le diabète de type 2 est donc en train de se renouveler.

Quelle alimentation pour un diabétique de type 2 ?

« L’objectif d’une alimentation adaptée au diabète de type 2 est de limiter les sucres rapides, pour éviter d’avoir à suivre un traitement par insuline. » Il faut donc avoir une alimentation la plus équilibrée possible :

Pas d’excès de sucre (éviter le plus possible les desserts, les sodas, mais aussi certains fruits…).

► Il faut aussi éviter de manger de trop grosses doses de féculents : « Les sucres lents sont aussi des sucres » rappelle le spécialiste. « Il faudrait donc privilégier les pains complets ou les pains aux céréales qui ont un indice glycémique plus bas que les pains blancs, et les répartir en petites portions. » Ainsi, ce type d’alimentation évite d’avoir à prendre des injections d’insuline, et peut aussi, sur le long terme, faire baisser la résistance à l’insuline.

Eviter les excès mais sans pour autant trop se priver jusqu’à ressentir de la frustration. « J’ai des patients qui se mettent trop d’interdits, ils se sont privés toute leur vie et ont l’impression que le diabète a pourri leur vie, or, on peut bien vivre en ayant le diabète aujourd’hui tant qu’on ne fait pas d’excès. Il ne faut pas non plus oublier d’associer une bonne alimentation à une activité physique, particulièrement dans le diabète de type 2. Une activité physique régulière augmente l’efficacité du métabolisme, et donc de l’insuline », explique le diabétologue.

    Diabète de type 2 et grossesse

    « Lors d’une grossesse sous diabète de type 2, il faut arrêter le traitement par médicament et passer à l’insuline », explique le médecin. Par précaution, il faudrait même arrêter les médicaments oraux dès un projet de grossesse. Tout au long de la grossesse, il est important de surveiller la glycémie d’encore plus près « pour que le fœtus ne grandisse pas dans un environnement trop sucré et ne devienne pas un trop gros bébé » précise le spécialiste. Il faut savoir que si le bébé à un poids trop important en approchant du terme, un accouchement par voie basse peut être compromis et une césarienne d’urgence risque d’être nécessaire. La grossesse pendant le diabète doit donc être très surveillée.

    Merci au professeur Fabrice Bonnet, diabétologue et endocrinologue à Paris.


    Source : JDF Santé

Point G chez l'homme : prostate, comment le trouver ?

Point G chez l'homme : prostate, comment le trouver ?

Qu’est-ce que le point G de l’homme ?

Le point G de « Grafenberg », nom du gynécologue allemand qui a décrit cette zone érogène chez les femmes, existe aussi chez l’homme. Mais on l’appelle point P pour « Prostate » puisque c’est la stimulation de la glande prostatique -située sous la vessie et traversée par l’urètre– qui favorise l’excitation sexuelle et même un orgasme très puissant chez lui. La prostate a un rôle prépondérant dans la sexualité de l’homme puisque c’est elle qui fabrique le sperme et participe à l’éjaculation (après le remplissage des canaux éjaculateurs, elle se contracte et les sécrétions prostatiques se mélangent au liquide séminal, le sperme accède ensuite à l’urètre pénien grâce à l’impulsion de la prostate).

Comment trouver le point G de l’homme ? La prostate ?

Il se situe à l’intérieur du rectum, près de l’urètre et de la prostate. Le massage prostatique peut se faire de deux façons :

► par le périnée, en appuyant assez fort dans la zone située entre l’anus et les testicules,

► ou en insérant un doigt directement dans le rectum (par l’anus). Cette zone particulièrement sensible s’apprivoise avec beaucoup de délicatesse et de douceur. La position en chien de fusil, les genoux ramenés vers soi, ou la position sur le dos, les fesses relevées sur un coussin, les genoux pliés ou ramenés vers soi, facilitent en général l’accès a cette zone érogène. « En couple ou en solo, inutile de s’engager du côté de la performance ou d’essayer d’atteindre l’orgasme en 5 minutes. Détendez-vous, ne restez pas en apnée, faites circulez le plaisir dans tout le corps et profitez pleinement de vos sensations !« , conseille le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisé en médecine générale. 

schéma montrant la prostate
Schéma montrant la prostate © 123RF-Andrea Danti

Pourquoi la prostate est érogène ?

La zone entourant la prostate est très innervée, « raison pour laquelle un massage prostatique ou une sodomie peuvent procurer un plaisir très puissant » ,explique le Dr Patrick Papazian dans son livre « Prostate, l’organe mystérieux qui vous veut du bien » (Ed.L’Opportun). « A la différence de l’orgasme pénien, tourné vers l’extérieur, l’orgasme prostatique est profond, interne, procédant par microcontractions jusqu’au point de non retour », détaille-t-il. Avant de rappeler que « dans le plaisir masculin, tous les muscles du plancher pelvien jouent un grand rôle, plus particulièrement les muscles releveurs de l’anus (…) faisant ainsi vibrer de plaisir des organes reculés dont la prostate. C’est tout le périnée qui est sollicité pendant un rapport sexuel. » A noter que le plaisir prostatique survient souvent sans éjaculation.

Les précautions à suivre lors du massage prostatique

La stimulation du point G (ou P) masculin nécessite quelques précautions :

  • Cette zone sensible doit être massée avec douceur afin d’éviter tous risques d’infections ou de déchirures.
  • Si vous utilisez un sextoy anal, pensez à vous équiper d’un lubrifiant à base d’eau qui permettra une insertion plus facile. Les muscles sphincters vont s’assouplir sous l’effet de la lubrification.
  • Pensez aussi à vous couper les ongles et à bien les nettoyer.
  • Évitez les jouets coquins vibrants dans cette zone ou allez-y doucement, sans trop de va-et-vient.

Merci au Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisé en médecine générale.


Source : JDF Santé