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Aérophagie : que faire pour la soulager ?

Aérophagie : que faire pour la soulager ?

L’aérophagie fait partie des troubles fonctionnels digestifs bénins, qui s’avère néanmoins gênant au quotidien. S’il s’accompagne de brûlures de l’estomac ou de diarrhées, il est conseillé de consulter un médecin.


Que faire contre l’aérophagie ? Quels sont les symptômes et comment les soulager ? Réponses du Dr Florent Sancini, médecin généraliste à Aix-en-Provence. 

Définition : qu’est-ce que l’aérophagie ?

Littéralement, l’aérophagie signifie « avaler de l’air ». C’est un processus physiologique normal. Chaque jour en mangeant ou en parlant nous avalons de l’air. En outre, « la majorité de l’air contenue dans notre tube provient de la digestion. Notre intestin fabrique 5 à 6L d’air par jour« , indique le Dr Florent Sancini. La crise d’aérophagie correspond ainsi à une absorption trop importante d’air dans le système digestif, particulièrement au moment des repas.

Symptômes

L’aérophagie se manifeste par un sensation de pesanteur de l’estomac et d’inconfort à la digestion et surtout, des éructations intempestives (rots), symptôme le plus distinctif, qui soulage la sensation d’inconfort à la digestion. Elle peut être accompagnée de flatulences. A noter que les symptômes de l’aérophagie sont parfois proches des manifestations du reflux gastro-oesphagien.

Causes de l’aérophagie

L’aérophagie, ou cette surproduction de gaz peut être accrue par la consommation de boisson gazeuse, de chewing-gum ou certains aliments. La grande majorité de l’air produite par nos entrailles ou avalée lors du repas sera absorbée par l’intestin. Et pour évacuer l’air présent en excès, l’organisme a aussi mis en place un processus peu gracieux, mais efficace : les rots. Par ailleurs, des mauvaises habitudes pendant les repas (manger debout, manger sans mastiquer ou en parlant, prendre ses repas dans un environnement stressant…) peuvent également favoriser l’aérophagie et cette sensation de pesanteur dans l’estomac. 

Quand consulter ?

L’aérophagie est un processus physiologique qui peut provoquer un inconfort digestif passager et des rots, des troubles sans gravité. En revanche, lorsqu’ils s’accompagnent de brûlures de l’estomac, de douleurs qui remontent dans la poitrine, de diarrhées ou de spasmes abdominaux, il faut consulter un médecin. « Ces symptômes peuvent indiquer que la colonisation de l’estomac par des bactéries, être la manifestation d’un reflux gastro-œsophagien ou d’un cancer digestif« , explique le Dr Florent Sancini.

Quels traitements pour soulager l’aérophagie ?

Aucun traitement n’a démontré son efficacité pour réduire la fabrication ou l’ingestion d’air dans le tube digestif. Toutefois, vous pouvez vous diriger vers les solutions naturelles : en effet, certaines infusions de plantes, l’argile verte ou le charbon actif peuvent soulager l’inconfort digestif. Votre pharmacien pourra vous conseiller à ce sujet. Mais pour atténuer le problème sur le long terme, mieux vaut regarder du côté de son hygiène de vie et son alimentation :

► Eviter le stress : avant toute chose, l’aérophagie (le fait d’avaler trop d’air) est très souvent une conséquence du stress. Il est donc primordial d’essayer d’identifier la cause de ce stress et de l’éradiquer. Plus facile à dire qu’à faire, certes, mais cela vous évitera des crises inopportunes, qui sont susceptibles d’augmenter la nervosité… Des relaxants à base de plantes (aubépine, valériane…) peuvent éventuellement vous aider à diminuer votre nervosité

Manger doucement, sans oublier de mâcher. Voici deux principes qui devraient déjà grandement réduire cette impression (justifiée) de ballonnement. On a trop souvent tendance à manger en faisant autre chose, notamment lors de pauses déjeuner écourtées ou faites devant l’ordinateur. A engloutir trop vite les aliments, on laisse passer trop d’air et l’on mâche mal. Très mauvais pour l’estomac : en plus de l’aérophagie, vous lui en demandez un peu beaucoup côté digestion… Et il risque de vous le faire savoir, notamment par une sensation de brûlure. Par ailleurs, mieux vaut manger assis, sans trop bouger : en effet, le fait de se lever, de faire des gestes, etc, peut accentuer la présence d’air dans l’estomac.

Eviter de parler en mangeant. Non seulement, ce n’est pas spécialement poli, mais en plus, vous avalez ainsi beaucoup plus d’air que votre estomac ne peut le supporter. D’ailleurs, manger la bouche fermée est la meilleure solution pour éviter l’entrée d’air.

Proscrire les boissons gazeuses et les chewing-gums. Comme leur nom l’indique, elles sont pleines de petites bulles gazeuses. Sitôt après l’absorption, sensations de lourdeur et de ventre dilatés assurées… Préférer donc l’eau plate, mais à boire idéalement en dehors des repas Par ailleurs, les chewing-gums favorisent la mastication… En mastiquant, on produit de la salive. Lorsque l’on déglutit pour l’avaler, de l’air suit le même chemin.

Le tabac, l’alcool et le café, excitants, sont parfois cités comme des facteurs aggravants de l’aérophagie.

Si vous sentez venir la crise : allongez-vous sur le ventre, au chaud, en appuyant sur l’estomac (situé à gauche, sous la dernière côte). Cela devrait enrayer le phénomène.

Merci au Dr Florent Sancini, médecin généraliste à Aix-en-Provence.


Source : JDF Santé

Fini l'inquiétude : un médecin révèle comment décrocher rapidement un rendez-vous chez un cardiologue

Fini l'inquiétude : un médecin révèle comment décrocher rapidement un rendez-vous chez un cardiologue

Ne pas trouver de cardiologue peut être angoissant.


Les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité en France. Infarctus, insuffisance cardiaque, arythmie… Prendre soin de son coeur est vital et le médecin spécialiste de choix est le cardiologue. Problème, il y a une pénurie de cardiologues en France. Il faut très souvent attendre plusieurs mois pour avoir un rendez-vous chez un cardiologue. Pour aller plus vite, le Dr Sophie Bauer, chirurgien thoracique et cardiovasculaire, nous donne ses conseils.

« Le plus facile est d’être orienté par votre médecin traitant, affirme notre interlocutrice. Le médecin généraliste possède les moyens de vous obtenir un rendez-vous plus rapidement, grâce à son réseau et à un système d’appel téléphonique. » Par ailleurs,« Pensez aussi à consulter les agendas électroniques en ligne des médecins cardiologues, poursuit le Dr Bauer. Très souvent, vous avez même la possibilité d’envoyer un mail au secrétariat du spécialiste avec une description de vos symptômes. Les secrétaires transmettent votre demande au cardiologue et en fonction de votre état de santé, un créneau de consultation plus ou moins rapide peut vous être proposé. » 

Autres réflexes : aller sur les plateformes de rendez-vous en ligne (Doctolib, Maiia…). Elles ont, pour la plupart, la possibilité de rechercher un médecin qui prend de nouveaux patients. Vous pouvez également prendre le premier rendez-vous qui vient et s’il est tardif, activez l’alerte pour être informé si un créneau plus rapide se libère. N’hésitez pas non plus à vérifier la disponibilité de médecins qui se trouvent dans une zone un peu plus éloignée que votre lieu d’habitation. Il est aussi possible d’obtenir un rendez-vous très rapidement en appelant le Service d’Accès aux Soins (SAS). Ce service disponible en appelant le 15 permet, quand le médecin traitant n’est pas disponible, d’accéder à distance à un professionnel de santé qui peut fournir un conseil médical, proposer une téléconsultation ou orienter vers un service des urgences. « Les professionnels à l’autre bout du fil savent qui est le médecin de garde. »

« En cas de symptômes brusques, invalidants et qui vous paraissent graves, appelez le 15, conseille le Dr Bauer. Si vous souffrez d’une grande faiblesse, d’un essoufflement, d’une sensation de malaise ou d’une douleur aiguë dans la poitrine, rendez-vous aux urgences hospitalières les plus proches ou contactez le 15. » Les patients sous traitement pour un problème cardiaque ou cardiovasculaire doivent anticiper pour ne jamais être à court de médicaments. Si vos symptômes s’aggravent, vous pouvez vous rendre directement au cabinet de votre médecin traitant, qui pourra vous adresser rapidement un cardiologue.

Merci au Docteur Sophie Bauer, chirurgien thoracique et cardiovasculaire.


Source : JDF Santé

Je suis médecin du sommeil et j'ai trouvé la technique d'endormissement la plus puissante, même au milieu de la nuit

Je suis médecin du sommeil et j'ai trouvé la technique d'endormissement la plus puissante, même au milieu de la nuit

Elle augmente la production de mélatonine, l’hormone du sommeil.


Pour beaucoup, l’endormissement est devenu un combat quotidien, malgré la fatigue pourtant bien présente. Dans ces moments-là, on peut être tenté de se tourner vers des solutions médicamenteuses. Pourtant, une technique très simple, validée par la science et par les experts du sommeil, pourrait suffire à rétablir le calme intérieur et favoriser l’endormissement naturellement. « Si vous avez du mal à vous endormir le soir ou si vous vous levez au milieu de la nuit pour une raison quelconque, c’est la technique anti-anxiété la plus efficace et la plus puissante que j’ai trouvée« , affirme son fondateur, le Dr Andrew Weil, expert en sommeil et en médecine intégrative et président du Centre Andrew Weil à l’Université de l’Arizona.

Le secret d’un endormissement rapide et d’un esprit apaisé tient en trois chiffres : 4-7-8. Cette méthode agit directement sur le système nerveux : elle ralentit le rythme cardiaque, détend les muscles, améliore la digestion et abaisse la tension artérielle, autant de conditions favorables à l’endormissement. Elle aide aussi à focaliser l’attention sur quelque chose de neutre, coupant court aux pensées anxieuses et augmente la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Concrètement, elle amène vers « un état de conscience modifié très agréable, qui, avec la régularité, devient une récompense très apaisante« , explique l’expert dans sa vidéo YouTube. Une étude publiée dans Physiological Reports confirme d’ailleurs ces bienfaits à court terme, même si les effets à long terme nécessitent davantage de recherches.

La technique 4-7-8 est simple : elle consiste à inspirer par le nez en comptant jusqu’à 4, retenir son souffle pendant 7 secondes puis expirer lentement pendant 8 secondes. Les effets peuvent être ressentis dès le premier jour, mais ils deviennent vraiment marquants après environ un mois de pratique. Autrement dit, plus on est régulier, plus c’est efficace. Le Dr Weil recommande de faire cet exercice « 4 fois d’affilée au moins 2 fois par jour ».

En parallèle, adoptez quelques gestes simples pour maximiser les bienfaits. D’abord, coupez les écrans au moins 30 minutes avant le coucher (la lumière bleue bloque la production de mélatonine) et remplacez-les par une activité apaisante (lecture, musique douce, étirements légers). Installez une routine du soir (aller au lit à la même heure, éviter les repas trop lourds…) : le cerveau adore les rituels, ils le rassurent. Rafraichissez la chambre : une température autour de 18-19°C favorise l’endormissement. Et respirez…


Source : JDF Santé

Des chercheurs alertent : ce médicament courant fait vieillir plus vite

Des chercheurs alertent : ce médicament courant fait vieillir plus vite

Réduire la prise de ces médicaments est important pour éviter d’aggraver le déclin lié à l’âge.


Avec l’âge, il est naturel de voir ses capacités physiques diminuer. La vieillesse entraîne une fonte progressive de la masse musculaire qui affecte la force, l’équilibre et l’endurance. Si ce processus est inévitable, son rythme peut varier et il est aggravé par la sédentarité. Une nouvelle étude américaine révèle un coupable inattendu, caché dans notre armoire à pharmacie. Une famille de médicaments très courants pourrait accélérer le vieillissement des capacités physiques, faisant perdre en vitalité sans que les patients le sachent.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 4200 personnes âgées en moyenne de 74 ans, pendant plus de 10 ans. L’objectif était de mesurer l’évolution de leurs capacités physiques au fil du temps. Pour cela, deux tests ont été utilisés : l’un mesurait la vitesse de marche sur une courte distance, l’autre évaluait la force de la main (ou force de préhension) avec un dynamomètre. En parallèle, les scientifiques ont épluché les données de santé de chaque participant, et ont analysé l’ensemble des médicaments qui leur avaient été prescrits au cours des 10 dernières années.

D’après les résultats, la prise élevée et prolongée de médicaments anticholinergiques est associée à une baisse des performances physiques, notamment une baisse de la vitesse de marche. « L’accumulation des pertes au fil du temps peut devenir cliniquement significative » estiment les chercheurs dans la revue JAMA Network Open. Ces traitements bloquent l’action de l’acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel à la communication entre les neurones et au bon fonctionnement du système nerveux. Ils sont prescrits pour traiter diverses pathologies comme la dépression, des allergies, la maladie de Parkinson, des troubles du comportement ou encore des maladies broncho-pulmonaires. Parmi les traitements anticholinergiques les plus forts : Amitriptyline, Atropine, Clozapine, Imipramine, Nortriptyline, Paroxetine, Quetiapine, Scopolamine, Trimipramine…

Ces résultats suggèrent que la réduction de la prise de médicaments anticholinergiques est importante pour vieillir en bonne santé. Pour les auteurs, il faut « éviter ces médicaments lorsque cela est possible ». Les praticiens doivent les prescrire « à la dose efficace la plus faible et réévaluer les patients afin d’identifier les possibilités d’arrêter le traitement et de minimiser les risques ». En attendant, ne pas hésiter à échanger avec son médecin si on sent ue baisse de force anormale et accentuée depuis la prise de tels traitements.


Source : JDF Santé

Le risque de tomber malade augmente au début des vacances sauf si on suit le conseil de ce médecin…

Le risque de tomber malade augmente au début des vacances sauf si on suit le conseil de ce médecin…

Le fameux « syndrome du paradis » ou « maladies des loisirs ».


On attend les vacances avec impatience… et on tombe malade dès qu’elles commencent. Ce phénomène, baptisé « Syndrome du Paradis » ou « mal des loisirs », toucherait 4 % des hommes et 3 % des femmes, selon le psychologue néerlandais Ad Vingerhoets, qui l’a théorisé au début des années 2000. Il a interrogé plus de 1 800 Néerlandais sur leurs symptômes pendant les périodes de repos. Verdict : « Les symptômes les plus fréquemment rapportés étaient des maux de tête/migraines, de la fatigue, des douleurs musculaires et des nausées. De plus, des infections virales (grippe, rhume) étaient souvent rapportées en relation avec les vacances », rapporte-t-il dans Psychotherapy & Psychosomatic.

En cause : un relâchement brutal du stress. En travaillant, le corps produit des hormones comme l’adrénaline pour rester efficace. Mais dès que la pression retombe, ces défenses immunitares chutent. « Le stress n’est pas quelque chose que vous pouvez générer ou gérer volontairement. Ce sont des dosages hormonaux […] on ne génère plus d’adrénaline, mais on continue à générer du cortisol, qui attaque et affaiblit le système immunitaire. Et donc, forcément, le risque de tomber malade est un peu plus accru », explique le psychologue Bruno Humbeeck sur la RTBF.

S’ajoute à cela une charge de travail souvent plus intense juste avant les congés, qui épuise encore davantage l’organisme. Et pendant les vacances, on se met à l’écoute de son corps. On remarque ce qu’on ignorait jusque-là. Ce phénomène ne serait donc ni rare ni anodin. Il montre à quel point le corps tient… jusqu’à ce qu’on l’autorise à lâcher. La solution pour contrer ce syndrome ? « Rester stressé même en vacances« , ironise l’expert. Plus sérieusement, il conseille de rester actif pendant ses vacances afin d’éviter de passer d’un état de stress absolu à un état de décompressement total. « L’idée est de se relâcher progressivement afin d’aider son corps à s’adapter à la situation de non-travail« .

Il est aussi conseillé de faire du sport au début de ses vacances pour, là encore, faciliter la transition entre la période de travail et la fin de semaine ou les vacances. Travailler en profondeur sur la perception de son travail avec, si besoin, une aide psychologique. « Suis-je capable de prendre du recul vis-à-vis de mon travail ? Ai-je une charge de travail trop importante ? Engendre-t-il trop de stress ? » sont autant de questions à se poser et de pistes à explorer.


Source : JDF Santé