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Vaginisme : c'est quoi, causes, quelles solutions antidouleur ?

Vaginisme : c'est quoi, causes, quelles solutions antidouleur ?

Le vaginisme est un trouble féminin qui peut représenter jusqu’à 15% des consultations en sexologie. Tour des solutions pour retrouver du plaisir.


Le vaginisme concerne 1% des femmes et qui représente 6 à 15% des consultations en sexologie selon le CNGOF. En cas de vaginisme, la pénétration sexuelle est totalement impossible.

Définition : qu’est-ce que le vaginisme ?

Le vaginisme correspond à la contraction involontaire et inconsciente des muscles du périnée qui empêche toute pénétration lors d’un rapport sexuel. « Dans certains cas, la femme est en lien avec ses peurs mais dans d’autres cas pas du tout, elle a très envie de faire l’amour mais elle ne peut pas. Il y a une contraction telle des muscles du périnée que la pénétration est impossible. On distingue le vaginisme primaire, c’est-à-dire que la femme n’a jamais réussi à avoir une seule relation sexuelle avec pénétration, elle est encore vierge. Et le vaginisme secondaire qui fait suite à une dyspareunie, c’est-à-dire à des douleurs que la femme a ressenti lors de rapports sexuels. Elle a contracté son vagin de plus en plus, jusqu’à ne plus pouvoir avoir de relations sexuelles« , nous explique la sexologue Marie Bareaud.

Schéma de l’anatomie féminine © Blueringmedia – 123RF

Quelles sont les causes du vaginisme ?

« Très souvent, ce sont des causes psychosomatiques, c’est-à-dire que les symptômes se manifestent chez des femmes qui sont angoissées de nature et qui vivent avec beaucoup de peurs. Cela peut aussi provenir d’un traumatisme lié à la zone sexuelle, pas forcément un abus sexuel, mais à un examen médical qui ne se serait pas bien passé par exemple« , souligne la spécialiste. Le vaginisme peut également être la conséquence d’infections urinaires à répétition ayant entraîné des tensions. Par ailleurs, cela peut aussi être dû à l’éducation que l’on a reçue. « Généralement, les femmes qui souffrent de vaginisme ont reçu une éducation assez stricte, notamment en ayant été obligées de manger ou goûter des choses qu’elles n’avaient pas envie de manger. Or, il y a intrusion dans le corps par la bouche et cela se répercute parfois dans la sexualité« , poursuit la sexologue.

Quels sont les symptômes du vaginisme ?

La femme se rend compte qu’elle souffre de vaginisme lorsqu’elle ne peut pas vivre de pénétration. « Parfois, on s’en rend compte lors d’une consultation chez le gynécologue : il y a tellement de tensions que c’est impossible de se laisser examiner, le spéculum n’entre pas« , constate la sexologue. D’autres fois, la femme est en incapacité de mettre un tampon.

Quels examens permettent de diagnostiquer le vaginisme ?

« Le plus souvent, les examens ne donnent rien car d’un point de vue physiologique, tout est normal. Certaines femmes consultent plusieurs médecins avant d’avoir un diagnostic car chez le gynécologue cela ne se manifeste pas forcément, c’est au moment de la relation sexuelle« , observe Marie Bareaud. En revanche, il arrive parfois que d’un point de vue physiologique, il y ait un problème autour de l’hymen qui pourrait justifier une opération. « C’est pour cela que lorsqu’on pense souffrir de vaginisme, le premier réflexe devrait être d’aller consulter un gynécologue ou une sage-femme« , conseille la sexologue.

Traitements : quelles sont les solutions en cas de vaginisme ?

En cas de vaginisme, il est préférable d’aller consulter un sexothérapeute ou un sexologue avec qui on va pouvoir échanger sur les causes du vaginisme. « Outre un travail de respiration et de mise en mouvement du bassin, il va y avoir un travail psychologique aussi à faire. Par ailleurs, on peut avoir recours à l’oeuf de Yoni, qui vient du taoïsme, c’est un très bon outil pour recréer le lien avec le corps et avec le sexe« , suggère la spécialiste. 

Merci à Marie Bareaud, sexologue à Nantes. Propos recueillis en 2019


Source : JDF Santé

C'est la meilleure phrase à dire à une personne égoïste pour qu'elle arrête de ne penser qu'à elle

C'est la meilleure phrase à dire à une personne égoïste pour qu'elle arrête de ne penser qu'à elle

Notre psychologue nous explique comment changer la dynamique d’une conversation.


Nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre à une personnalité égoïste. Ces individus, centrés sur leurs propres désirs, peuvent rendre les relations épuisantes et déséquilibrées, notamment quand il s’agit de communiquer. « Dans une discussion équilibrée, il y a une circulation entre donner et recevoir. Avec une personne égoïste, cette circulation est rompue. L’échange n’est pas réciproque » nous explique d’emblée la psychologue clinicienne Myriam Sanchez. Mais il existe des façons de rétablir cet équilibre pour mieux dialoguer, sans conflit.

L’égoïsme peut être présent de façon subtile. « Souvent, il se traduit par une tendance à ramener systématiquement la conversation à soi, à monopoliser la parole ou à ne pas poser de questions à l’autre » poursuit Myriam Sanchez. La personne peut donner l’impression d’écouter, mais ses réponses ramènent toujours le sujet à sa propre expérience. Autre signe révélateur : le manque de considération pour les émotions de l’autre. Les difficultés sont minimisées, les réussites peu valorisées. Face à cette dynamique, « beaucoup de personnes, par peur du conflit, s’adaptent en permanence, au risque de s’épuiser » observe la psychologue.

Pour mieux communiquer avec une personne égoïste, inutile d’attaquer de front : cela risque de provoquer un rejet. De même, éviter le « tu » et utiliser plutôt le « je » pour formuler ses attentes. La psychologue clinicienne recommande la phrase suivante : « J’ai besoin que tu écoutes aussi ce que je vis. » Cette phrase n’accuse pas mais exprime un besoin légitime. D’autres variantes fonctionnent tout aussi bien : « J’entends ce que tu dis mais j’aimerais aussi pouvoir partager mon ressenti », « Je me sens écarté(e) quand la discussion tourne toujours autour de toi » ou encore « Pour moi, une relation équilibrée, c’est quand chacun a sa place dans l’échange ». L’objectif est de rappeler que la relation doit évoluer pour rester saine et équitable. Mais il faut rester ferme, factuel et cohérent.

Une personne égoïste peut-elle changer ? Oui, mais seulement « si elle prend conscience que son comportement lui coûte – par exemple, des tensions relationnelles, une solitude croissante ou la perte d’une relation importante », analyse la psychologue. Cette prise de conscience est la première étape d’un travail d’introspection : apprendre à reconnaître les besoins d’autrui sans se sentir menacé. Dans certains cas, un accompagnement psychologique peut être nécessaire. « Il peut aider à développer l’empathie et à mieux gérer ses insécurités, qui sont souvent à l’origine de l’égoïsme » conclut l’experte.


Source : JDF Santé

Antoine vit avec le coeur d'un autre : "Sans donneur, je ne serai pas là"

Antoine vit avec le coeur d'un autre : "Sans donneur, je ne serai pas là"

Atteint d’une maladie cardiaque génétique, Antoine a dû recevoir une greffe de coeur à 17 ans.


L’histoire d’Antoine avec la maladie commence bien avant sa naissance, avec son père. « Mon père avait une cardiomyopathie hypertrophique, un épaississement interne du cœur. C’est héréditaire, donc dès que je suis né, j’ai été suivi par un cardiologue. J’ai eu un frère et une sœur qui ont suivi le même protocole. À la naissance de mon frère, le cardiologue a voulu revoir l’ensemble de la famille » nous raconte-t-il. Antoine a 11 ans et le diagnostic tombe : il a aussi une cardiomyopathie hypertrophique qui fatigue son cœur.« À partir de 15 ans, ça a commencé à devenir critique. L’épaississement était répandu sur la globalité du cœur, jusqu’à l’intérieur. Les médecins ont décidé de me mettre un défibrillateur en prévention mais à un moment donné, il n’aurait plus suffit. » Antoine commence à ressentir les limites de son état. « Je ne pouvais plus courir sans être essoufflé, je ne pouvais plus forcer sans sentir une fatigue intense me terrasser. »

À 17 ans, le cardiologue lui annonce que son cœur n’a plus que deux à trois ans à vivre

À 17 ans, la greffe du cœur devient la seule option envisageable. Son cardiologue lui annonce que son cœur n’a plus que deux à trois ans à vivre. « Les médecins m’ont laissé un peu de temps pour réfléchir, et puis ils ont vu que j’étais prêt, et tous les paramètres médicaux commençaient à être critiques. C’était une épreuve, mais je refusais de me laisser abattre. J’ai réalisé un bilan pré-greffe avec un maximum d’examens. » Le but de ces examens était de vérifier la capacité d’Antoine à recevoir un cœur neuf.« J’ai ensuite été inscrit sur liste pédiatrique, ce qui m’a permis d’être greffé après seulement trois semaines d’attente. » Hors liste pédiatrique, l’attente de greffe peut aller jusqu’à 2 ans.

« Je me suis surpris à parler tout bas, comme si ce cœur pouvait m’entendre »

L’opération dure 8 heures. Au réveil, Antoine a le cœur d’un autre : « C’était comme si je sentais sa présence en moi, une force calme et douce, qui m’invitait à vivre pleinement, pour lui aussi. […] C’était plus qu’un organe en moi : c’était sa volonté d’être encore présent, à sa manière, dans ce monde. […] Puis, le soir est arrivé, et avec lui, les questionnements. Comment rendre hommage à cet être ? Comment porter en moi cet héritage invisible mais si précieux ? Je me suis surpris à parler tout bas, comme si ce cœur pouvait encore m’entendre : « Merci. Merci pour ce que tu m’as laissé », raconte-t-il dans son livre, « La vie n’est pas un jeu ».

La vie n’est pas un jeu/Antoine Sénéchal © Editions du Panthéon

Après la greffe, Antoine reste une semaine en réanimation, en chambre stérile. « J’ai ensuite fait de la marche et de la musculation pour réadapter mon corps et reprendre petit à petit une vie normale. » Antoine poursuit son parcours scolaire comme ses amis. « Je me suis laissé entraîner par ce que me disaient les médecins, sans trop me poser de question. Mais je sais que pour mes parents, c’était plus compliqué. » Cela fait 7 ans aujourd’hui qu’il a reçu sa greffe. Le suivi médical reste constant. « Je peux faire un rejet à tout moment. Mon risque est minime, mais c’est encore possible. » Il ne sait rien de son donneur. « Je n’ai aucune information sur lui comme c’est totalement anonyme. Un faible pourcentage de greffés souhaitent connaître leur donneur, mais, personnellement, je n’y vois pas d’intérêt. »

Antoine fait partie de plusieurs associations pour soutenir le don d’organes et la greffe. « Être greffé, c’est une chance. Sans donneur, je ne serais pas là, c’est pour cela que je me mobilise. C’est grâce à une personne qui a parlé du don d’organe à sa famille. Entre proches, il faut se le dire, cela peut sauver des vies. »

Merci à Antoine Sénéchal, auteur de « La vie n’est pas un jeu », aux Editions du Panthéon. Propos recueillis le 5 septembre 2025.


Source : JDF Santé

L'arrêt cardiaque invisible peut tuer sans aucun signal d'alerte "sauf un" selon cet urgentiste

L'arrêt cardiaque invisible peut tuer sans aucun signal d'alerte "sauf un" selon cet urgentiste

« C’est un paradoxe médical glaçant et pourtant bien réel ».


« Ce risque est à connaître absolument » prévient le médecin urgentiste François-Xavier Moronval. On a tendance à penser qu’un problème cardiaque se manifeste toujours par une douleur dans la poitrine. Or, ce n’est pas toujours le cas. Parfois un arrêt cardiaque peut être « invisible ». L’expression « arrêt cardiaque invisible » n’est pas un terme médical officiel mais elle est utilisée pour décrire un arrêt cardiaque soudain qui se produit sans les symptômes d’alerte habituels que l’on associerait à un problème cardiaque. Le terme « invisible » fait référence aux symptômes avant-coureurs qui, contrairement à une crise cardiaque classique, sont absents ou si subtils qu’ils ne sont pas reconnus.

« Le cœur du patient semble battre, l’électrocardiogramme est formel, il y a bien une activité électrique, les lignes bougent, le signal est là et pourtant aucune pulsation, pas de pouls, aucune goutte de sang ne circule, le cerveau est privé d’oxygène » décrit le médecin. Le corps commence à mourir en silence alors que le cœur semble fonctionner. « C’est un paradoxe médical glaçant et pourtant bien réel. On l’appelle la dissociation électro-mécanique. Derrière cette expression, se cache un phénomène tragique, terrifiant et trop souvent mortel. » Dans cette situation, le cœur et le corps sont dissociés, comme deux musiciens jouant deux partitions différentes. Le courant passe mais la mécanique ne suit plus, poursuit le spécialiste dans sur sa chaîne YouTube DocFx.

 Le déroulé d’un arrêt cardiaque invisible © Droits réservés Journal des Femmes Santé

Puisqu’il n’y a pas de symptômes annonciateurs comme une douleur intense à la poitrine, un essoufflement marqué ou des sueurs abondantes, la seule façon de reconnaître un arrêt cardiaque invisible est de voir une personne qui s’effondre soudainement, en quelques secondes, qui ne répond pas et qui ne respire pas normalement (ou plus du tout). Qu’il soit « invisible » ou non, l’arrêt cardiaque est la plus grande urgence vitale qui existe : il faut vite appeler le 15 (SAMU) ou le 112 (numéro d’urgence européen), leur donner informations clés (la position exacte, ce qu’il s’est passé (« la personne s’est effondrée et ne respire plus »), mettre le téléphone en haut-parleur pour que le régulateur du SAMU puisse vous guider.

Si une personne fait un arrêt cardiaque « invisible » et qu’elle n’est pas réanimée immédiatement (par un massage cardiaque et un défibrillateur), le résultat est la mort subite. Si, au contraire, elle est prise en charge à temps et que son cœur est relancé, il y a arrêt cardiaque, mais pas mort subite. Étant donné qu’un arrêt cardiaque invisible ne prévient pas, le seul moyen de s’en protéger est d’agir en amont, en gérant les facteurs de risque (tabac, hypertension, obésité, diabète…) et de faire des bilans de santé réguliers, surtout pour les personnes qui ont des antécédents familiaux de maladies cardiaques.


Source : JDF Santé

En septembre, est-ce le bon moment de prendre de la vitamine D ?

En septembre, est-ce le bon moment de prendre de la vitamine D ?

L’automne arrive et avec lui, le manque de lumière. Le risque de carence en vitamine D augmente alors…


La vitamine D provient essentiellement du soleil. Or l’automne arrive et la France est sous la grisaille. Une météo propice à la carence en vitamine D. Cette vitamine est indispensable et joue un rôle essentiel dans notre organisme, participant notamment à l’assimilation et à la fixation du calcium et du phosphore au niveau osseux, des minéraux indispensables à la solidité et à la croissance des os. « Elle stimule également l’action des cellules impliquées dans les défenses immunitaires. Elle permet de réduire les phénomènes inflammatoires accompagnant l’agression virale des voies respiratoires, en particulier par les virus saisonniers. Son action sur la prévention de certains cancers est cependant remise en cause dans de récentes études« , nous précise le Dr Patrick Aubé, médecin généraliste.

Le soleil étant la principale source de vitamine D, on comprend que les carences sont plus fréquentes quand il y a peu d’ensoleillement, comme c’est le cas en automne et en hiver. L’idéal est de commencer sa cure en octobre/novembre pour profiter des bienfaits d’une supplémentation en vitamine D. Si on a loupé le coche, on peut toujours se supplémenter jusqu’à février/début mars afin de ne pas finir l’hiver carencé. De manière générale, il est recommandé de prendre de la vitamine D jusqu’au retour des beaux jours donc s’ils tardent à arriver, vous pouvez encore demander à votre médecin traitement l’éventuelle prescription de vitamine D.

La posologie augmente pour les personnes naturellement exposées à un risque de carence, elle est déterminée par le médecin. « Le bénéfice optimal pour la santé est généralement obtenu avec 800 Unités Internationales (UI) de Vitamine D par jour. Il est préférable d’obtenir cette supplémentation par un apport quotidien, son assimilation par l’organisme est meilleure et met à l’abri des effets parfois néfastes des hautes doses intermittentes. De manière générale, on conseille la prise de 400 UI/jour de 0 à 1 an ; 600 UI/j de 1 an à 70 ans ; 800 UI/j à partir de 70 ans. »

Certaines personnes sont naturellement prédisposées à développer une carence en vitamine D comme les nouveau-nés et les nourrissons, les personnes âgées, les femmes enceintes, les femmes ménopausées et les individus à peau mate ou foncée. Le taux sanguin de vitamine D est considéré comme normal lorsqu’il est supérieur à 30 ng/ml. Entre 20 et 30 ng/mL, il est jugé insuffisant et s’il se situe en dessous de 20 ng/mL, la carence est avérée. Une supplémentation est alors justifiée.

Merci au Docteur Patrick Aubé , médecin généraliste, à suivre sur Phytosociety (Instagram et Facebook). Ouvrage à paraître : Digestion Facile aux Éditions Marie-Claire


Source : JDF Santé