Le tissu adipeux brun est un type de graisse présent dans le corps humain. A la différence de la graisse blanche qui stocke l’énergie, la graisse brune l’utilise pour produire de la chaleur et réguler la température corporelle. Découverte du rôle, de la production et des mécanismes de la graisse brune dans le corps.
Qu’est-ce que la graisse brune ?
L’être humain possède trois types de tissus gras dits « adipeux » composés de cellules qui stockent la graisse (les adipocytes) :
► La graisse blanche, majoritaire dans le corps. « La graisse blanche a pour objectif de stocker les réserves énergétiques » explique le Dr Pierre Nys endocrinologue-nutritionniste. Ces réserves proviennent des lipides apportés par l’alimentation. L’excès de graisse blanche est associé à l’obésité et aux maladies cardiovasculaires.« Lorsque vous avez trop d’énergie à stocker et que les adipocytes blancs sont pleins, vous recrutez d’autres pré-adipocytes qui deviennent des adipocytes blancs de stockage » précise le Dr Pierre Nys endocrinologue-nutritionniste.
► La graisse brune ou tissu adipeux brun est composée d’adipocytes bruns. « La graisse brune dépense l’énergie et produit de la chaleur » poursuit notre interlocuteur. Le tissu adipeux brun est essentiellement présent chez le fœtus, le nourrisson et les jeunes enfants. « Il est particulièrement concentré dans le dos, le cou, les épaules, autour de la colonne vertébrale, du coeur et des reins« ajoute l’endocrinologue. La graisse brune diminue à l’âge adulte au profit de la graisse blanche.
► La graisse beige. Sous l’effet du froid, les cellules du tissu adipeux blanc peuvent brunir. On parle alors de tissu adipeux beige.
Les adipocytes blancs n’ont pas d’activité métabolique majeure à l’inverse de la graisse brune, composée de triglycérides et de nombreuses mitochondries. « L’origine embryologique est également différente : les adipocytes bruns sont vraisemblablement proches des cellules musculaires » souligne le Dr Nys. Les lipides sont stockés sous formes de triglycérides dans des gouttelettes lipidiques. Les adipocytes blancs contiennent une seule gouttelette lipidique alors que les adipocytes bruns en contiennent de nombreuses.
La graisse brune est produite par une exposition prolongée à des températures basses. « On estime qu’il faut une exposition en-dessous de 19 degrés plusieurs heures par jour » précise notre interlocuteur. Pour stimuler la production de tissu adipeux brun, la seule solution avérée et efficace est l’exposition aux températures froides. « Des études ont démontré que les personnes travaillant dans les pôles Nord et Sud avaient plus de tissu adipeux bruns que la moyenne. Par ailleurs, consommer du thé vert semblerait augmenter la production de graisse brune mais cela n’est pas clairement démontré » note le Dr Nys.
Quel est le rôle de la graisse brune ?
Les adipocytes bruns utilisent les acides gras (stocks de lipides) qu’ils renferment pour produire de la chaleur, autrement dit la graisse brune participe à réchauffer le corps. Les adipocytes bruns dissipent l’énergie sous forme de chaleur en brûlant des calories par un processus appelé thermogenèse de non-frisson, par opposition à la thermogénèse de frisson assurée par le muscle. La thermogenèse du tissu adipeux brun est activée par le système nerveux sympathique (dans le cerveau).« La graisse brune permet notamment de réguler la température chez le nouveau-né qui ne frissonne pas encore. A l’âge adulte, le tissu adipeux brun participe à la régulation thermique corporelle lors d’exposition au froid mais dans une moindre mesure puisque les muscles sont capables de produire du frissonnement pour réchauffer le corps » développe l’endocrinologue.
La graisse brune réchauffe le corps tandis que la graisse blanche l’isole du froid.
Est-ce que la graisse brune protège du froid ?
Les graisses brunes sont présentes en grande quantité chez le nourrisson justement pour le réchauffer puisqu’il n’est pas encore capable de frissonner. Elles produisent de la chaleur pour le protéger du froid. Chez l’adulte, le tissu adipeux brun (moins présent) participe à réchauffer le corps lorsque le frisson ne suffit pas. « Les gens qui ont peu de tissu adipeux brun frissonnent beaucoup et ceux qui ont beaucoup de graisses brunes frissonnent moins » note l’expert. Si la graisse brune réchauffe, la graisse blanche isole l’organisme contre la déperdition thermique. C’est un vrai moyen de défense contre le froid.
Enfant ou adulte : qui a le plus de graisse brune ?
La graisse brune est très présente chez le foetus et le nouveau-né puis est quasiment perdue à l’âge adulte. « La quantité de tissu adipeux brun se retrouve en plus grande quantité chez les personnes dont la profession implique une exposition prolongée au froid (chambre froide, pôles, etc) » souligne le Dr Nys. Par ailleurs, il existe une corrélation entre la quantité de tissu adipeux brun et les acides aminés BCAA. « Plus vous avez de graisses brunes, moins vous avez d’acides aminés BCAA. Or ces derniers se retrouvent élevés chez les personnes atteintes d’obésité, de diabète ou d’insulinorésistance » indique notre interlocuteur.
Merci au Dr Pierre Nys endocrinologue-nutritionniste.
Source : Histoire et biologie cellulaire. Introduction à l’anatomie pathologique. Abraham Kierszenbaum.2015
La bronchiolite est une maladie infectieuse due au virus respiratoire syncytial (VRS) qui touche lespetites bronches et gène la respiration. Elle débute par un simple rhume et l’enfant tousse un peu. La bronchiolite est une pathologie virale qui touche chaque année environ 500 000 enfants de 0 à 2 ans. Puis, la toux est plus fréquente, la respiration peut devenir sifflante. Le ministre de la Santé François Braun a déclenché le plan ORSAN des les hôpitaux le 9 novembre. Les services de pédiatrie sont saturés. Les pédiatres de l’AFPA incitent les parents à mieux s’informer, à adopter une attitude responsable en se présentant aux urgences uniquement si l’enfant nécessite des soins hospitaliers et en évitant les consultations non justifiées en ville.
Comment se transmet la bronchiolite ?
La bronchiolite est une maladie virale très contagieuse. Le VRS se transmet très facilement, soit par contact direct, via les sécrétions respiratoires, soit par transmission indirecte : mains, jouets, vêtements… Les adultes et les grands enfants qui sont porteurs du virus respiratoire syncytial n’ont habituellement aucun signe ou ont un simple rhume. Ainsi, beaucoup de personnes transportent le virus et sont contagieuses sans le savoir. Le rhume de l’enfant et de l’adulte peut être à l’origine d’une bronchiolite chez le nourrisson. Le lavage des mains est primordial.
Quand aller aux Urgences en cas de bronchiolite ?
Il faut appeler le Samu au 15 ou se rendre aux Urgences si le bébé :
est âgé de moins de six semaines OU un ancien prématuré âgé de moins de trois mois.
a déjà une maladie respiratoire ou cardiaque identifiée.
refuses ses biberons ou de prendre le sein
vomit systématiquement.
devient bleu, autour de la bouche.
fait un malaise.
fait des pauses respiratoires
Sa respiration devient lente tout en restant très gêné pour respirer.
ne réagit plus, est très fatigué, dort tout le temps, geint.
« Les premiers signes d’infection virale sont un nez qui coule et une toux légère. Puis va s’installer progressivement une gêne respiratoire plus ou moins importante, et ce bruit de sifflement assez caractéristique« , détaille le praticien. Surviennent ensuite une toux grasse et productive, et une diminution de l’alimentation causée par la gêne respiratoire. En plus de ces signes digestifs, l’enfant pourra présenter une irritabilité, de la fatigue et une fièvre modérée. Une toux légère isolée peut être observée jusqu’à 4 semaines.
Que faire si un bébé a la bronchiolite ?
Pour ne pas saturer les services d’urgences pédiatriques et sur les conseils de Santé Publique France :
Lui nettoyer le nez au moins 6 fois par jour avec du sérum physiologique, en particulier avant de lui donner à boire ou à manger
Lui donner régulièrement de l’eau à boire pour éviter la déshydratation.
Bonne aération de l’environnement (chambre à moins de 19°C la nuit), ne pas hésiter à s’aérer avec votre bébé la journée
Ne pas trop le couvrir
Fractionnement des repas (petites quantités fréquemment) pour assurer une hydratation suffisante.
Ne jamais fumer près de lui
Exclure tout tabagisme dans lieux où se trouvent l’enfant : transport du nourrisson…
Il s’agit d’un geste indolore qui consiste à instiller du sérum dans les narines pour évacuer les sécrétions nasales et soulager le nourrisson.
Lavez-vous les mains et munissez-vous de dosettes de sérum physiologique à usage unique.
Allongez votre bébé sur le dos ou sur le côté et maintenez impérativement sa tête sur le côté (pour éviter les risques de « fausse route » soit le passage de sérum dans les voies respiratoires).
Placez doucement l’embout de la dosette à l’entrée de la narine située le plus haut, par rapport à la position de votre bébé.
Appuyez sur la dosette pour introduire entièrement son contenu dans la narine. En même temps, fermez la bouche de votre enfant, afin que le sérum ressorte par l’autre narine avec les sécrétions nasales.
Attendez que votre bébé ait dégluti correctement.
Essuyez son nez à l’aide d’un mouchoir jetable.
Répétez cette opération pour l’autre narine en utilisant une autre dosette, en couchant votre bébé et en lui tournant la tête de l’autre côté.
Qu’est-ce qu’une bronchiolite ?
« La bronchiolite est une atteinte infectieuse virale qui touche les petites bronches, les bronchioles« , explique le Pr Christophe Delacourt, pneumo-pédiatre à l’hôpital Necker. La maladie se définit par un épisode aigu de gêne respiratoire (séquence rhinite suivie de signes respiratoires : toux, sibilants et/ou crépitants, accompagnés ou non d’une polypnée et/ou de signes de lutte respiratoire) à toute période de l’année. En France, elle touche 30% des nourrissons de moins de 2 ans chaque hiver ; 2 à 3% des moins d’un an sont hospitalisés par an pour une bronchiolite sévère.
Combien de temps dure la bronchiolite ?
Selon Santé Publique France, dans la majorité des cas, la bronchiolite guérit spontanément au bout de 5 à 10 jours mais la toux peut persister pendant 2 à 4 semaines.
Jusqu’à quel âge peut-on attraper la bronchiolite ?
La bronchiolite est une pathologie virale qui touche chaque année environ 500 000 enfants de 0 à 2 ans, avec un pic entre 3 et 6 mois. Elle touche spécifiquement les enfants en bas âge ce qui peut s’expliquer par le fait que leur système immunitaire est encore en cours de développement. On estime que la quasi totalité des enfants de moins de deux ans contracteront ce virus, et qu’un tiers d’entre eux développeront une bronchiolite. « Le VRS seul représente la moitié des bronchiolites. L’autre moitié sera imputable au VRS associé à un autre virus, ou à un autre virus seul« , détaille-t-il. Les adultes et les grands enfants qui sont porteurs du virus respiratoire syncytial n’ont habituellement aucun signe ou ont un simple rhume.
► 30% des nourrissons de moins de 2 ans sont touchés par la bronchiolite chaque hiver
► 2 à 3% des nourrissons de moins d’1 an sont hospitalisés par an pour bronchiolite sévère
Quelles sont les causes de la bronchiolite ?
Le terme de « bronchiolite » regroupe l’ensemble des bronchiolites obstructives dues à différents virus mais le virus respiratoire syncytial (VRS) est le plus fréquent et celui qui cause la bronchiolite chez le nourrisson : avant l’âge de 2 ans, plus de 9 enfants sur 10 ont été en contact avec ce pneumovirus. « Le calibre des bronchioles d’un nourrisson est très petit. L’infection virale va toucher la paroi de ces bronchioles, et va entraîner une réaction inflammatoire, un œdème de la paroi et une hyper-sécrétion qui vont aboutir à l’obstruction de ces bronchioles. Cette obstruction est d’autant plus facile que le calibre de ces bronchioles est naturellement petit« , explique le Pr Delacourt. Par ailleurs, le nourrisson garçon a des bronches légèrement plus étroites que celles d’une fille, ce qui explique qu’il soit plus régulièrement touché. « A partir du moment où les bronchioles sont obstruées, la répartition de l’air dans le poumon se fait de façon hétérogène, ce qui occasionne un sifflement« , ajoute-t-il.
Quel est le virus responsable de la bronchiolite ?
Le terme de « bronchiolite » regroupe l’ensemble des bronchiolites obstructives dues à différents virus mais le virus respiratoire syncytial (VRS) est le plus fréquent (60 à 75% des bronchiolites) et celui qui cause la bronchiolite chez le nourrisson : avant l’âge de 2 ans, plus de 9 enfants sur 10 ont été en contact avec ce pneumovirus. Les bronchiolites à VRS sont particulièrement sévères. Le risque d’hospitalisation est plus élevé que dans les autres bronchiolites.
Quels sont les traitements de la bronchiolite ?
La bronchiolite du nourrisson évolue naturellement vers la guérison en moyenne sous 10 jours. « C’est une infection virale, il faut donc faut donc se limiter aux mesures symptomatiques, et attendre que l’infection passe et que les bronches se réparent. Il n’y a pas de traitement spécifique pour cela », détaille le pédiatre. Dès l’apparition des symptômes, il faut consulter le médecin traitant ou le pédiatre.
► Les formes légères ne nécessitent pas d’hospitalisation, rappelle la Haute Autorité de Santé : le médecin de premier recours (médecin généraliste, pédiatre, PMI…) explique la technique du lavage de nez aux parents et leur donne des conseils pour surveiller l’évolution de l’état de santé de leur enfant afin qu’ils sachent réagir en cas de signes d’alerte.
► Les formes modérées font l’objet d’une évaluation pouvant orienter les nourrissons vers une prise en charge en ville ou, au cas par cas, à l’hôpital.
► Les formes graves sont orientées d’emblée vers l’hôpital et si nécessaire vers une unité de soins intensifs. Les très jeunes enfants de moins de 6 semaines relèvent aussi d’une surveillance hospitalière systématique.
Les techniques de kinésithérapie respiratoires traditionnelles comme le clapping ou la vibration par exemple sont contre-indiquées par la HAS. « La technique de l’augmentation du flux expiratoire (AFE) n’est pas efficace dans la prise en charge des nourrissons hospitalisés pour une bronchiolite aiguë, ajoute l’autorité. N’ayant pas fait la preuve de son efficacité pour les formes de bronchiolites traitées en ambulatoire non plus, elle n’est donc pas recommandée. »
Quels médicaments peut-on donner en cas de bronchiolite ?
Bronchodilatateurs, adrénaline, sérum salé hypertonique, nébulisation de sérum salé hypertonique, antibiothérapie systématique… Le traitement médicamenteux n’est pas indiqué dans la prise en charge de la bronchiolite aiguë. L’antibiothérapie doit être réservée aux cas rares de surinfection bactérienne. Les sirops antitussifs et les fluidifiants bronchiques sont carrément contre-indiqués.
La kiné respiratoire est-elle recommandée ?
La kinésithérapie respiratoire n’est plus recommandée dans le traitement de la bronchiolite des enfants de moins de 12 mois, par la Haute Autorité de Santé depuis novembre 2019. « L’analyse actuelle de la littérature ne permet pas de constater un effet bénéfique » justifie-t-elle. Plusieurs études ont montré que la kiné respiratoire ne réduisait pas le temps d’hospitalisation de nourrissons atteints de bronchiolite. Pour les syndicats de kinésithérapeutes, leur prise en charge « va bien plus loin que le simple drainage bronchique » . « Le kinésithérapeute ausculte, évalue et réoriente le bébé vers les urgences ou le médecin traitant au besoin. Il rassure et accompagne les parents. C’est un acteur-clé de l’éducation à la santé » ont-ils rappelé dans un communiqué. En pratique, la kinésithérapie respiratoire est encore utilisée chez certains enfants atteints de bronchiolite mais plutôt chez ceux pour qui la maladie est moins obstructive.
Quels sont les signes de gravité de la bronchiolite ? Quand consulter ?
Il faut surveiller un enfant atteint de bronchiolite surtout les 48 premières heures par rapport au début des symptômes respiratoires car c’est la période pendant laquelle tout est susceptible de s’aggraver. Certains signes, s’ils persistent après un lavage de nez, nécessitent de prendre un rendez-vous avec un médecin pour que votre bébé soit réexaminé. Consultez un professionnel de santé ou le pédiatre de votre enfant s’il celui-ci a moins de 3 mois, est ancien prématuré, porteur d’une maladie chronique ou s’il présente un des signes suivants :
Son comportement change et vous paraît inhabituel (il est fatigué ; moins réactif ou très agité ; geint un peu).
Sa respiration est devenue plus rapide.
Le ventre de l’enfant se soulève, les espaces entre les côtes se creusent,
Une fièvre très élevée,
Il boit moins bien sur plusieurs repas consécutifs (moins de la moitié de la quantité bue habituellement en 24 h).
Quelles sont les conditions d’hospitalisation en cas de bronchiolite ?
La bronchiolite est la première cause d’hospitalisation en pédiatrie pendant l’hiver. « Les éléments d’inquiétude qui vont amener le médecin à préconiser une prise en charge hospitalière sont : une sous-alimentation importante, une gêne respiratoire très importante, ou le fait qu’il paraisse très endormi et peu actif », prévient le Pr Delacourt. Dans les stades les plus graves, l’hospitalisation peut se faire en unité de soins intensifs ou de réanimation. La bronchiolite du nourrisson est une pathologie à prendre au sérieux, notamment chez les très jeunes enfants, et en particulier ceux de moins de 6 semaines. Dans ce cas, la prise en charge en milieu hospitalier est nécessaire, « car ils sont plus à risque de faire des apnées respiratoires« , précise le médecin.
Comment éviter la bronchiolite ? Y-a-t-il un vaccin ?
Certains enfants plus fragiles sont particulièrement à risque de complications sévères de la bronchiolite, comme ceux atteints par d’autres pathologies et les prématurés. Pour ceux-ci il existe un traitement préventif disponible sur le marché français. Il s’agit d’injections d’anticorps (Palivizumab), à faire mensuellement durant les deux premiers hivers, et protégeant vis-à-vis du VRS. Pour les autres nourrissons (moins d’un an), un vaccin mis au point par Sanofi et AstraZeneca, baptisé Beyfortus a été approuvé par l’Agence européenne du médicament. Il n’est pas disponible en France pour le moment. En dehors de ces solutions, il existe des bons gestes pour prévenir la bronchiolite : se laver les mains régulièrement, éviter d’emmener l’enfant dans les endroits bondés, laver régulièrement ses doudous, jouets, ouvrir la fenêtre pour aérer…
Merci au Pr Christophe Delacourt, Service de Pneumologie-allergologie – Hôpital Necker-Enfants malades – AP-HP.
Sources :
Épidémie de bronchiolite : les urgences pédiatriques saturées? Mpedia, 22 octobre 2022
« Une situation apaisée : quand et comment alléger ? » Avis du Conseil scientifique COVID-19 5 octobre 2021.
Bronchiolite : bilan de la surveillance hivernale 2020-2021. Santé publique France. Mis à jour le 12 aout 2021.
Bronchiolite à VRS : une maladie potentiellement grave pour les nourrissons qui nécessite une vigilance accrue dès maintenant et pour tout l’hiver. Communiqué de presse AstraZeneca. 30 septembre 2021.
Prise en charge du 1er épisode de bronchiolite aigue chez le nourrisson de moins de 12 mois. Recommandation de bonne pratique- 14 novembre 2019.
Bronchiolite : les recommandations de la HAS mal interprétées. La kinésithérapie est importante dans la prise en charge globale de la bronchiolite du nourrisson, 14 novembre 2019.
[Mis à jour le 14 décembre 2022 à 14h05] La grippe est bien installée en France dans toutes les classes d’âge, peut-on lire dans le dernier bulletin de Santé publique France du 14 décembre 2022. Toutes les régions sont en phase épidémique. Et il y a une forte hausse des hospitalisations. Dans ce contexte viral, la France doit « redoubler d’efforts » en terme de vaccination, estime l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), le 5 décembre 2022. La menace d’une grippe saisonnière plus meurtrière que les années précédentes (elle était absente pendant l’hiver 2020-2021), et le risque de surmortalité lié aux co-infections virales, sont à craindre, rapporte l’Académie de Médecine. Il faut donc faire attention et de nouveau respecter les gestes barrières (masque, aération…). L’OMS recommande un taux de vaccination de 75%. D’autant que « nous n’avons pas eu de forte épidémie de grippe depuis deux ans et donc notre immunité globale contre la grippe s’est probablement amoindrie« , avait prévenu le Pr Brigitte Autran, présidente du Covars, le 4 octobre sur RMC. Quels sont les symptômes de la grippe ? La période d’incubation ? La durée de la maladie ? Est-elle contagieuse ? Quels sont les traitements (naturels ou médicaments) pour guérir vite ? Quand se faire vacciner ? Notre dossier spécial sur la grippe.
Epidémie 2022 : combien de cas de grippe en ce moment ?
Tous les indicateurs de la grippe sont en progression dans toutes les classes d’âge selon le bulletin de Santé publique France du 14 décembre 2022. Le taux d’incidence des consultations pour syndrome grippal pour 100 000 habitants est de 265, en forte augmentation par rapport à la semaine précédente. La proportion de syndromes grippaux parmi les consultations de SOS Médecins était également en forte augmentation (15,5% en S49 vs 9,2% en S48, soit +6,3 points). Depuis le début de la surveillance, parmi les 211 services de réanimation, 57 cas graves de grippe ont été signalés, dont 34 depuis S47. Parmi eux, 5 avaient entre 0 et 4 ans, 2 entre 5 et 14 ans, 21 étaient âgés de 15 à 64 ans et 29 avaient 65 ans ou plus
Carte de l’épidémie de grippe 2022
Selon Santé publique France, au 14 décembre 2022 :
Poursuite de l’augmentation des indicateurs de la grippe dans toutes les classes d’âge
Forte hausse des hospitalisations
Toutes les régions métropolitaines en phase épidémique
Circulation majoritaire de virus A(H3N2)
En Outre-mer : Martinique, Mayotte et la Réunion : poursuite de l’épidémie de grippe. Guyane et Guadeloupe : passage en phase pré-épidémique en S49
Définition : c’est quoi une grippe ?
La grippe est une infection respiratoire aiguë, due à un virus Influenza, tandis qu’un syndrome grippal peut être dû à de nombreux autres virus respiratoires comme le rhinovirus, virus syncytial respiratoire, etc. Les virus grippaux se répartissent essentiellement entre deux types : A et B, se divisant eux même en deux sous-types (A(H3N2) et A(H1N1) pdm09) ou lignages (B/Victoria et B/Yamagata). Les virus grippaux de type A circulent chez de nombreuses espèces animales (canards, poulets, porcs, chevaux, phoques…). Les virus grippaux de type B circulent essentiellement chez l’Homme. Les virus A et B sont à l’origine des épidémies saisonnières chez l’Homme mais seuls les virus de type A ont été responsables de pandémies à ce jour, souligne Santé Publique France. En automne 2022, le virus A(H3N2) circule majoritairement en France.
Chaque année, les épidémies de grippe peuvent toucher toutes les tranches d’âge, mais les personnes les plus vulnérables sont les enfants de moins de deux ans, les adultes de plus de 65 ans et les personnes atteintes de certaines maladies chroniques. Parmi les premiers symptômes de la grippe, on retrouve :
puis vient la fièvre qui peut monter à plus de 39°c,
les courbatures,
les maux de tête…
Dans tous les cas, en cas d’aggravation brutale ou sans amélioration de l’état 72 h après les premiers symptômes, il faut absolument consulter un médecin.
Quand se faire vacciner contre la grippe ?
La vaccination est recommandée pour les personnes à risque et les professionnels de santé, et représente la meilleure façon de se protéger de la grippe et de ses complications. Il faut compter environ 15 jours entre la vaccination et le moment où l’organisme est protégé contre la grippe. Inutile donc d’attendre les premiers froids ou le début de l’épidémie pour se faire vacciner.
Quelle est la durée d’une grippe ?
Une grippe dure entre 3 et 7 jours (5 jours en moyenne).
Quel est le temps d’incubation d’une grippe ?
« Le temps d’incubation (délai qui s’écoule entre le moment de l’affection et l’apparition des symptômes) dure généralement entre 24 et 48 heures, mais il peut s’étendre à 72 heures, rappelle le Dr Parneix. Toutefois, le malade est contagieux, même avant l’apparition des symptômes et ce, pendant une période moyenne de 6 jours.«
La grippe est-elle contagieuse ?
La grippe est une maladie contagieuse. Le malade peut la transmettre « même avant l’apparition des symptômes et pendant une période moyenne de 6 jours » rappelle notre interlocuteur.
Comment se transmet le virus de la grippe ?
Pour être contaminé par le virus de la grippe, il faut être en contact avec une personne déjà grippée. La contamination peut se faire de trois façons :
La première par voie aérienne : une personne malade projette des gouttelettes de salive dans l’air, en parlant, en toussant ou en éternuant. Des millions de virus se retrouvent alors dans l’air, prêts à être inhalés et à vous contaminer.
La seconde, par contact direct rapproché : une personne malade vous serre la main ou vous embrasse.
Enfin, la contamination peut se faire par le contact avec des objets touchés par une personne malade, par exemple une poignée de porte ou un téléphone.
Comment éviter de contaminer les autres si on a la grippe ?
Tousser au pli du coude et se couvrir le nez lorsqu’on éternue,
Laver les mains avec du savon régulièrement dans la journée, notamment après vous être mouché, avoir toussé ou éternué.
Se moucher dans un mouchoir et le jeter ensuite à la poubelle, idéalement fermée avec un couvercle,
Porter un masque chirurgical si l’on est malade et que l’on doit se rendre dans un lieu clos et public, cela empêche de contaminer les autres.
Le gel hydroalcoolique est également pratique, mais à long terme, il peut dessécher les mains.
Pensez enfin à aérer les pièces régulièrement, plusieurs fois par jour : vous supprimerez ainsi les virus stagnants dans l’air, par les éternuements et la respiration.
Traitement : comment soigner une grippe ?
En cas de symptômes grippaux :
Consulter rapidement le médecin. Celui-ci pourra établir le diagnostic et vous prescrire les médicaments les plus adaptés.
Prendre du paracétamol pour faire baisser la fièvre, les douleurs et les courbatures.
La vitamine C est aussi parfois conseillée pour lutter contre la fatigue. De même, certains aliments sont particulièrement recommandés pour mieux combattre la fatigue.
Si besoin, on peut compléter par un décongestionnant nasal et un anti-tussif pour les toux sèches et rebelles.
Enfin, il faut boire abondamment et se reposer.
PAS D’ANTIBIOTIQUES !
« La grippe est due à un virus et les antibiotiques sont totalement inefficaces pour traiter les maladies virales, de plus ils pourraient détériorer les bonnes bactéries dont l’organisme a besoin pour se défendre de la maladie » rappelle le Dr Pierre Parneix.
Quels sont les traitements naturels pour soulager une grippe ?
Ail, citron, miel, thym… Plusieurs solutions naturelles peuvent aider à booster les défenses immunitaires en prévention ou en traitement de la grippe.
Quels sont les chiffres de la dernière épidémie de grippe (2021) ?
D’après le point épidémiologique publié en octobre 2022 par Santé Publique France, les virus grippaux ont commencé à circuler en décembre 2021. L’épidémie a débuté en mars, atteint son pic au niveau national début avril et s’est terminée fin avril, soit 9 semaines d’épidémie. Aucune autre épidémie de grippe n’avait atteint son pic aussi tardivement au cours de la période 2009-2022. Une co-circulation des virus A(H3N2) et A(H1N1) a été observée, avec une diversité de souches virales détectées. Son impact a été modéré en population générale, mais important chez les enfants de moins de 15 ans.
Que faire si mon enfant attrape la grippe ?
Pour éviter que votre enfant ne contracte le virus de la grippe, il est important de lui apprendre à se moucher dans un mouchoir en papier à usage unique, à se couvrir le nez à la bouche lorsqu’ils éternuent ou qu’ils toussent. Dans tous les cas, consultez votre pédiatre afin qu’il puisse l’examiner et lui administrer, selon le cas, le traitement le plus adapté, notamment contre la fièvre.
Prévention : comment éviter d’attraper la grippe ?
Pour limiter l’épidémie de grippe saisonnière, il est indispensable d’adopter au quotidien les gestes simples de prévention visant à limiter la circulation du virus de la grippe, notamment en collectivités et dans les transports en commun où il se transmet facilement. Pour l’entourage des personnes grippées, il est recommandé de respecter ces quelques règles d’hygiène :
Se laver les mains régulièrement et systématiquement après chaque sortie et chaque contact avec la personne malade.
Eviter les contacts rapprochés avec la personne grippée et en particulier si l’on est soi-même vulnérable ou « à risque » (femmes enceintes, seniors, personnes souffrant d’une maladie chronique ou immunodéficientes, jeunes enfants…)
Se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, ou si vous ne pouvez pas faire autrement, avec une solution hydro-alcoolique, notamment après tout contact avec le malade et après chaque retour au domicile.
Ne pas partager les objets comme les verres, les couverts et évidemment les brosses à dents.
Aérer son intérieur tous les jours entre 10 et 15 minutes pour renouveler l’air et éviter la prolifération des virus.
Nettoyer les nids à microbes comme les poignées de porte, les télécommandes, les écrans de téléphone…
Merci au Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en santé publique (CHU de Bordeaux).
Le jeûne strict qui consiste à ne pas s’alimenter volontairement pendant un certain nombre de jours en se contentant d’eau, de bouillons et de tisanes, n’est pas évident à mettre en place, doit être encadré médicalement et sur une trop longue période entraîne des carences. Pour profiter des bienfaits bien-être et détox du jeûne avec une méthode facile et sans risque : le jeûne partiel ou intermittent peut être la solution. Les adeptes savent que c’est aussi une façon rapide de perdre du poids à court terme, surtout de la masse graisseuse. Assez souple, il permet à chacun de l’intégrer selon ses habitudes et modes de vie. Une étude de 2012 effectuée par des chercheurs de l’Université de Caroline du Sud, rapportait qu’un régime alimentaire peu calorique pendant une courte période favorisait la régénération du système immunitaire. Pour Olivia Charlet, micro-nutritionniste et naturopathe, les personnes en bonne santé peuvent se lancer sans risque. Il suffit d’y aller progressivement, de se connecter à ses ressentis, voir ce qui est plus simple de supprimer le repas du soir ou le petit-déjeuner. Pour les personnes sous traitements, il faut se faire accompagner.
Définition : c’est quoi un jeûne intermittent ?
Le jeûne intermittent ou jeûne par intermittence ou intermittent fasting est un mode alimentaire qui consiste à alterner des périodes de jeûne (privation de nourriture) et des périodes d’alimentation normale. On jeûne un certain nombre d’heures (ou de jours selon les protocoles) afin de mettre son organisme au repos. « On a par exemple le jeûne intermittentqui consiste à ne rien manger pendant 16 h. On saute alors soit le repas du soir, soit le petit-déjeuner » explique Olivia Charlet, micro-nutritionniste et naturopathe. Certains décident également de ne pas manger pendant toute une journée, le lundi par exemple. Attention, pendant toute la période de jeûne si la nourriture n’est pas autorisée, il faut continuer à s’hydrater avec de l’eau, du thé, des tisanes, voire « du café, mais sans sucre » précise la micro-nutritionniste.
► Plusieurs méthodes par exemple : jeûner pendant 24 heuresune ou deux fois par semaine ; jeûner selon la méthode 16/8 (repos de 16 heures sans manger et repas sur une durée de 8 heures) et la méthode 5/2 : on se limiter à 500-600 calories sur 2 jours de la semaine et le reste de la semaine, on mange normalement. Il y a aussi le jeûne alterné où on jeûne un jour sur deux.
C’est quoi le jeûne intermittent 16/8 ?
C’est simple le jeûne intermittent 16/8 consiste à manger sur 8 heures et s’abstenir les 16 heures restantes (16+8=24 heures). Par exemple, on peut :
► sauter le petit-déjeuner du matin, déjeuner à 12h et finir de dîner à 20 heures.
Ou
►sauter le repas du soir, prendre un premier repas le matin à 8h et un deuxième repas quand vous voulez jusqu’à 16h. Et cela sans limite de durée. Attention cependant : les repas avant et après le jeûne ne doivent pas être gargantuesques et doivent s’inscrire dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée.
Comment faire un jeûne intermittent ?
Le jeûne partiel ou intermittent est un jeûne flexible. Il existe différentes façons de faire, l’idée est que chacun trouve la méthode qui lui correspond en étant à l’écoute de son corps et de ses ressentis.
« On commence par décaler de plus en plus tard l’heure du petit-déjeuner pour finir par le supprimer une ou deux fois par semaine ».
► 2 repas par jour : En ce qui concerne le jeune intermittent ou fasting, Olivia Charlet assure que « c’est le plus facile à mettre en place car on peut le faire tous les jours et il n’y a aucun problème à ne faire que deux repas par jour. C’est même très intéressant notamment pour faire baisse l’insuline« . D’après l’experte, ce type de jeûne permet de réguler l’insuline ce qui aide à déstocker les graisses. « Et même si l’idée n’est pas de faire un régime cela peut entraîner une perte de poids pour les personnes qui ont besoin d’en perdre. »
Comment réussir le jeûne intermittent ? En y allant progressivement.« On commence par décaler de plus en plus tard l’heure du petit-déjeuner pour finir par le supprimer une ou deux fois par semaine. Il faut le faire au ressenti. Pour certaines personnes il est plus simple de sauter le petit-déjeuner, pour d’autre ce sera le dîner. L’important est de ne rien manger pendant 16 h, certaines personnes jeûnent pendant 18h. l’important est d’y aller à son rythme pour que ça devienne une habitude. »
►Jeûner 24 heures par semaine : Pour certains le jeûne séquentiel est un peu plus long, il dure jusqu’à une journée. Une fois encore il a pour but de mettre l’organisme en pause, pour lui permettre de remettre les compteurs à zéro. Il s’agit de faire un dîner léger et de recommencer à s’alimenter 24 h plus tard avec un petit-déjeuner tout aussi léger. Les repas avant et après le jeûne ne doivent pas être gargantuesques et doivent s’inscrire dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée. Durant toute la période du jeûne il est important de bien s’hydrater. Des légers bouillons sont autorisés. « Certains choisissent de jeûner 24h une fois par semaine. C’est aussi intéressant mais cela peut générer du stress à l’organisme sur le long terme. Il faut bien choisir son jour, plutôt un jour de repos où on n’a pas d’activité physique » conseille Olivia Charlet.
Combien de temps peut-on faire un jeûne intermittent ?
Pour ceux qui décident d’adopter le jeûne intermittent consistant à ne faire que deux repas par jour comme avec le 16/8 (déjeuner et dîner ou petit-déjeuner et déjeuner), sachez qu’il peut se faire sans limitation de durée. Comme le rappelle Olivia Charlet « il n’y a aucun problème à ne faire que deux repas par jour. C’est même très intéressant notamment pour faire baisse l’insuline« . D’après l’experte, ce type de jeûne permet de réguler l’insuline ce qui aide à déstocker les graisses. « Et même si l’idée n’est pas de faire un régime cela peut entraîner une perte de poids pour les personnes qui ont besoin d’en perdre. » Pour les jeûnes plus long, une journée par semaine, il faut voir comment on se sent : « C’est intéressant mais cela peut générer du stress à l’organisme sur le long terme ». Si vous le supportez bien, vous pouvez le faire sans limite de temps.
Quels sont les bienfaits du jeûne intermittent ?
Les adeptes le savent bien, suivre un jeûne intermittent est une façon rapide de perdre du poids à court terme, surtout de la masse graisseuse. « Les jeûnes stricts sur plusieurs jours doivent être encadrés avec une préparation avant, une réadaptation après. Des contraintes que l’on n’a pas avec le jeûne partiel. Ce type de jeûne aide les cellules à se régénérer, active l’autophagie, le processus de nettoyage du corps, qui permet de digérer toutes les protéines des déchets et de les recycler. Ce type de jeûne permet de vieillir plus doucement, d’améliorer le diabète de type II, stimule les sirtuines ces protéines qui inhibent les voies inflammatoires. Avec le fasting, on gagne en clarté mentale, en énergie, en bien-être général ! » assure la micro-nutritionniste. N’oublions pas tout de même qu’à la base, le jeûne intermittent était surtout suivi pour des raisons religieuses comme le ramadan par exemple.
Quelles sont les conséquences du jeûne sur le corps ?
Lorsque l’organisme est privé de nourriture pendant un laps de temps relativement long, à savoir plus de 12 heures, le niveau d’insuline baisse dans le sang. Cette dernière joue un rôle capital dans le métabolisme des glucides et des lipides. Parallèlement à cette baisse de sécrétion d’insuline, la sécrétion de l’hormone de croissance augmente se traduisant alors par une libération des acides gras dans la circulation sanguine d’où une perte de la masse graisseuse. Perte de poids assurée mais est-ce une raison suffisante pour le pratiquer sur le long terme ?
Quels sont les effets indésirables du jeûne intermittent ?
Le jeûne intermittent ne présente pas que des bienfaits. Des effets indésirables aussi car il y en a ! En tout premier lieu, la déshydratation. Mais aussi un état de somnolence, des difficultés d’endormissement, un peu d’irritabilité. Là où le bât blesse : un possible stockage des graisses et là cela va à l’encontre de l’effet recherché. En effet, l’alternance de consommation alimentaire puis de privation n’est pas souhaitable. Côté désagréable : la mauvaise haleine (halitose) que ce jeûne occasionne !
Quels risques pour la santé ?
Il ne faut pas fermer les yeux sur les mises en garde de l’observance du jeûne intermittent. Il peut entraîner une fatigue intense liée à la fonte musculaire et présenter un risque pour les personnes présentant des soucis cardiaques. Sans compter le risque de déséquilibre du comportement alimentaire. En effet, en période d’alimentation normale, les consommations alimentaires se portent sur des aliments riches en sucres, en graisses et en quantités parfois importantes. On peut également observer l’inverse avec une réduction des apports en période normale.
Quelles sont les contre-indications du jeûne intermittent ?
Vous avez une pathologie cardiaque, vous êtes diabétique, vous suivez un traitement médicamenteux à heures fixes… ? Prenez l’avis de votre médecin traitant. Il est impératif de se faire suivre par un professionnel de la nutrition quand on veut suivre ce type d’alimentation.
Quelles précautions avant de commencer à jeûner ?
Comme le rappelle Olivia Charlet, le jeune partiel ne présente pas a priori de risque pour la santé au contraire : « Les études montrent les bienfaits du jeûne intermittent, il n’y a pas de risques, il est même plutôt recommandé car on n’est pas obligé de le suivre tous les jours. » Bien sûr en cas de traitement, de problème de santé, de grossesse, d’hypoglycémie, il est conseillé d’un parler à un professionnel de santé ou à un spécialiste de la nutrition. Et les deux autres repas doivent toujours apporter l’ensemble des apports journaliers recommandés pour éviter les carences et la perte de fonte musculaire. Pas de contre-indication particulière à part pour les personnes sous traitement car « les marqueurs de santé vont bouger, il faut en parler avec son médecin. » Et ce type de jeûne n’est pas conseillé aux anorexiques et aux personnes souffrant du trouble du comportement alimentaire.
Merci à Olivia Charlet, micro-nutritionniste et naturopathe, auteure de « Mince et en bonne santé grâce au fasting », Editions Leduc et au Dr Catherine Conan, médecin nutritionniste.
Pour rappel, le bras correspond à la partie qui relie l’épaule au coude, l’avant-bras étant la partie inférieure, située entre le coude et le poignet. « Une douleur au bras gauche peut être liée à une douleur musculaire, à un pincement nerveux, à une lésion osseuse ou encore à une douleur référée du cœur« , explique le Dr Pascal Chazerain, rhumatologue. La douleur au bras gauche peut se manifester de différentes façons. ► une douleur brève qui se manifeste lors d’un mouvement précis ; ► une douleur vive, suite à un traumatisme, éventuellement accompagnée d’un gonflement ou d’une déformation du bras ; ► une douleur qui s’intensifie lorsque l’on utilise le bras.
« Dans ces trois cas-là, la douleur évoque une cause musculo-tendineuse voire une douleur osseuse ou articulaire. Une sensation de décharges électriques, de brûlures ou de fourmillements qui ne s’accentuent pas avec l’effort évoque plutôt une névralgie qui peut être d’origine cervicale. Une douleur irradiante ou lancinante, non provoquée par les mouvements, mais majorée par l’effort physique, doit faire penser à une possible douleur d’origine cardiaque« . Le diagnostic sera avant tout clinique selon le mode d’apparition de la douleur, son intensité et les facteurs favorisants la gêne.
Que signifie une douleur dans le bras droit ?
Une douleur au bras droit peut se situer au niveau de l’épaule, du coude ou du poignet, et surviennent parfois après un traumatisme local. « Mais il est aussi fréquent d’observer une tendinite, souvent à l’épaule, suite à un faux mouvement, à la musculation ou encore liée à des gestes répétés du quotidien« . Il est aussi possible d’avoir mal au bras droit avec une cause nerveuse, articulaire (épaule), osseuse ou encore viscérale. « De plus, la colonne cervicale peut aussi être à l’origine de paresthésie à type de fourmillements, brûlures ou décharges électriques dans les doigts« .
Que signifie une douleur au coude ?
Une douleur au coude peut apparaitre spontanément, suite à un traumatisme ou encore après le sport. « Sans traumatisme, le patient peut souffrir d’une tendinite, d’une arthropathie (pathologie de l’articulation) ou d’une compression nerveuse », détaille le rhumatologue. Si la douleur se situe sur la partie externe du coude, sans choc préalable, cela peut être une épicondylite. En revanche une douleur interne, qui reste moins fréquente, peut faire penser à une épitrochléite ou à une arthropathie. En revanche, suite à un traumatisme, le patient peut avoir une luxation, une rupture tendineuse ou encore une fracture.
Où se situe la douleur dans le bras en cas d’infarctus du myocarde ?
La douleur de l’infarctus du myocarde est une douleur de repos qui ne cesse pas et survient, dans plus de 30% des cas, sans signes avant-coureurs. « Il faut y penser quand on est à risque d’infarctus : antécédents d’infarctus dans la famille, tabagisme, hypertension, cholestérol et diabète favorisent sa survenue », précise le Docteur Frédéric Marco, cardiologue. La douleur est typiquement violente, intense, souvent angoissante et peut occasionner une difficulté à respirer en comprimant la cage thoracique.« Elle peut démarrer dans le bras gauche et irradier dans la cage thoracique ou l’inverse. Parfois, l’infarctus est précédé de douleurs à l’effort qui disparaissent à l’arrêt de l’effort. Souvent, ces douleurs d’effort peuvent s’aggraver rapidement. Il faut se méfier de ces douleurs d’effort qui deviennent de plus en plus fréquentes et pour des efforts de moins en moins importants, avant de devenir une douleur de repos d’abord transitoire puis permanente« . Le contexte de probabilité est important. « On a peu de chances de faire un infarctus du myocarde quand on est jeune et non fumeuse et davantage quand on est tabagique de 60 ans, hypertendue et diabétique, 10 ans après la ménopause ».
Que signifie une douleur dans les deux bras ?
Il est rare qu’une douleur touche les deux bras. Une douleur dans les deux bras peut signifier différentes choses par exemple être le signe d’une hernie discale, d’une tumeur de la moelle épinière ou d’arthrose dans la colonne vertébrale. Mais une douleur dans le bras peut également correspondre à l’irradiation d’une douleur pulmonaire ou cardiaque.
Quand et qui consulter en cas de douleur au bras ?
Si la douleur persiste plusieurs jours malgré la mise au repos du bras, il convient de consulter son médecin traitant ou un généraliste. « Il prendra en charge le traitement de la douleur et envisagera les différentes hypothèses diagnostiques, précise le rhumatologue. Si aucune amélioration n’est constatée au bout de quelques jours, il orientera le patient vers un spécialiste (rhumatologue, cardiologue) pour réaliser des examens plus poussés« . S’il s’agit d’un problème d’épaule, une échographie sera généralement réalisée. « Pour les cervicales, l’IRM de la colonne cervicale est l’examen préconisé ».
Quel est le traitement pour soulager une douleur au bras ?
Le traitement dépend de la cause. « Si la douleur est d’origine péri-articulaire ou articulaire (tendinite, arthrite ou arthrose par exemple), le médecin généraliste prescrira des antalgiques et des anti-inflammatoires non stéroïdiens, détaille le spécialiste. Et s’il le juge nécessaire, le patient pourra réaliser en complément une infiltration de cortisone et des séances de kinésithérapie« . Si la douleur est d’origine neurologique (névralgie cervico-brachiale, syndrome du canal carpien), le médecin prescrira alors de la cortisone. « En cas d’échec on peut aussi libérer le nerf (médian) grâce à la chirurgie« . Enfin, « s’il s’agit d’une origine cardiaque (le plus souvent coronarienne), il s’agit d’une urgence médicale nécessitant une prise en charge spécialisée ».
Merci au Dr Pascal Chazerain, chef de service de rhumatologie du groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint Simon à Paris et au Dr Frédéric Marco, cardiologue à la Clinique de la Croix du Sud à Quint-Fonsegrives (31).