Croiser les jambes est pour certaines personnes un réflexe en s’asseyant. Cette position très courante aurait une influence sur la posture, les muscles, les articulations et la circulation sanguine. Est-ce mauvais ? Est-ce que ça favorise le mal de dos ? L’apparition de varices? Expertise et conseils de Charlène Chéron, chiropracteur et du Dr Guillaume Stalnikiewicz, médecin vasculaire à Wambrechies (59).
Croiser les jambes a-t-il des conséquences sur notre anatomie ?
« Croiser les jambes peut impacter temporairement certaines de nos structures anatomiques car cela peut les comprimer, mais la décompression est immédiate lors du changement de position donc ce n’est généralement pas problématique« , souligne Charlène Chéron.
► D’un point de vue musculaire : « Certaines structures musculaires peuvent être raccourcies ou étirées quand les jambes sont croisées, par exemple quand on est assis avec la cheville sur le genou opposé cela entraîne un étirement de certains muscles fessiers. Cet étirement peut être perçu comme agréable, dans ce cas, il n’y a aucun problème, tient à rétablir notre experte. Il est cependant conseillé de changer de jambe afin d’étirer les structures de manières « symétriques ». » ► D’un point de vue articulaire : le fait de croiser les jambes entraîne une rotation de hanche externe importante (si la cheville est posée sur le genou opposé) ou à l’inverse une rotation interne (si le genou est posé sur l’autre). « A ce jour, il ne semble pas que cela ait une répercussion sur les structures articulaires. Cela n’est donc pas problématique sauf si ça entraîne des douleurs lors du changement de position ou lors du redressement« , poursuit-elle.
La position de jambes croisées ne convient pas si les symptômes suivants apparaissent :
Des engourdissements,
Des fourmillements,
Une sensation de peau cartonnée,
La peau qui change de couleur
Apparition de douleurs dans le dos, les fesses ou dans l’aine
Dans ce cas, on change de position : idéalement on pose les 2 pieds au sol, sinon on inverse les jambes croisées. Dans le cas où on a du mal à se relever après avoir croisé les jambes à cause d’une douleur dans l’aine ou dans la fesse, il est conseillé d’éviter de les croiser et éventuellement en cas de gêne persistante de consulter pour faire un bilan de hanche. Enfin, « si vous êtes capable de croiser une jambe mais pas l’autre, cela peut aussi être signe d’un dysfonctionnement de l’articulation de la hanche (= articulation coxo-fémorale), dans ce cas une consultation pour faire un bilan de hanche est là aussi indiquée« , conseille Charlène Chéron.
Quelles conséquences sur la circulation ? Un risque de mauvais retour veineux ?
« Quand on croise les jambes, on a l’un des deux genoux qui vient dans le creux de l’autre genou. Et derrière le genou, il y a un gros tuyau qui s’appelle la veine poplitée qui va être comprimée (elle est déjà comprimée quand on est en position assise). A terme, ça peut en effet avoir des impacts néfastes sur la circulation sanguine des membres inférieurs« , explique le Dr Stalnikiewicz. En cas d’antécédents de pathologies veineuses (thrombose veineuse profonde par exemple) il est conseillé d’éviter de croiser les jambes pour limiter le risque de compression. Même chose si on présente un oedème au niveau des membres inférieurs.
Croiser les jambes favorise-t-il les varices ?
« Il faudrait croiser les jambes de nombreuses heures par jour pour que des varices se forment« , répond d’emblée le Dr Stalnikiewicz. Si on croise les jambes 2 à 3 heures par jour, il n’y a pas de risque de varices.
Croiser les jambes favorise-t-il le mal de dos ?
Le mal de dos est multifactoriel. Autrement dit, de nombreux paramètres interviennent dans sa survenue : sédentarité, manque de sommeil, stress, génétique… « Le fait de croiser les jambes n’est pas un facteur de risque connu à ce jour. Néanmoins, si vous constatez que vous avez mal au dos après avoir eu les jambes croisées, dans ce cas il faut tout simplement éviter de le faire. De plus, si vous passez beaucoup de temps assis, il est conseillé de changer régulièrement de position pour éviter les douleurs de dos et de bouger pour se muscler le dos (un dos musclé réduit le risque de douleur)« , recommande notre experte en chiropraxie.
Quelles solutions si on n’arrive pas à ne pas croiser les jambes ?
« Alterner le croisement de jambes est un bon début, et évidemment changer régulièrement de position. Après si avoir les jambes croisées est agréable et n’entraîne aucun symptôme, il n’y a pas de raison valable d’arrêter« , conclut notre chiropracteur.
Merci au Dr Guillaume Stalnikiewicz, médecin vasculaire à Wambrechies (59) et Charlène Chéron, chiropracteur.
Les fêtes de fin d’année sont souvent une occasion de se retrouver avec ses proches, synonymes de moments de joie et d’épanouissement. Mais ce serait aussi la période – particulièrement entre le 25 décembre et le 7 janvier – pendant laquellele risque de faire une crise cardiaque serait plus élevé. Le 25 décembre serait précisément le jour auquel survient le plus de décès cardiaques dans l’année suivie du 26 décembre et du 1er janvier. C’est en tout cas le constat d’une étude menée par l’American Heart Association publiée le 30 novembre 2022.
Pourquoi ? Le stress, les excès alimentaires, l’alcool (généralement davantage consommé pendant les fêtes de fin d’année), la fatigue et le froid accentueraient les risques cardiovasculaires. « Les vacances sont une période occupée, souvent stressante, pour beaucoup d’entre nous. Les routines sont perturbées ; nous pouvons avoir tendance à manger et à boire plus, à faire moins d’exercice. Nous dormons trop peu et ressentons trop de stress. Nous pouvons également ne pas écouter notre corps ou prêter attention aux signes avant-coureurs, pensant qu’une visite chez le médecin peut attendre après la nouvelle année« , argue le Dr Mitchell Elkind, professeur de neurologie et directeur des sciences cliniques de l’American Heart Association. Selon l’étude, la mortalité cardiaque augmenterait de presque 5% pendant les vacances de fin d’année. La raison ? « Le risque d’infarctus augmente en fonction de facteurs cardiovasculaires dont nous sommes porteurs. À ces facteurs peuvent s’ajouter des événements déclencheurs : un stress important, qui peut être joyeux ou malheureux, mais aussi le grand froid ou des excès alimentaires » avait indiqué Gérard Helft, cardiologue et membre de la Fédération française de cardiologie à nos confrères de chez TF1.
« N’ignorez pas les signes avant-coureurs parce que vous ne voulez pas gâcher les vacances »
Pour les patients hospitalisés, la hausse des décès cardiaques pendant les fêtes de fin d’année est de 1,60%. « La recherche montre également que les plus fortes augmentations de ces décès par crise cardiaque pendant les vacances concernent les personnes qui ne sont pas hospitalisées. Cela souligne l’importance de reconnaître les symptômes et de rechercher des soins médicaux immédiats. N’ignorez pas les signes avant-coureurs d’une crise cardiaque parce que vous ne voulez pas gâcher les vacances, les conséquences pourraient être bien pires« , soutient le Dr Elkind.
Dans ce contexte, l’American Heart Association partage ses recommandations pour prévenir les accidents cardiaques et limiter les risques :
► Connaître les symptômes et agir vite. Ne pas attendre pour appeler les secours en cas de suspicion d’accident cardiaque. ► Célébrer avec modération : on peut manger sainement sans se priver. Ne pas oublier de surveiller votre consommation de sel. ► Consacrer du temps pour prendre soin de soi pendant les vacances. Réduire le stress lié aux vacances (organisation, cadeaux, familles…). ► Continuer à bouger : L’American Heart Association recommande au moins 150 minutes d’activité physique par semaine (ce qui représente 2h30) et ce nombre a tendance à diminuer pendant les vacances. ► Ne pas oublier de prendre ses médicaments : les vacances peuvent vous amener à oublier de prendre votre traitement, surtout si vous n’êtes pas chez vous.
Sources :
– Les vacances d’hiver entraînent plus de décès par crise cardiaque qu’à tout autre moment de l’année, American Heart Association, 30 novembre 2022
– La mortalité cardiaque est plus élevée autour de Noël et du Nouvel an qu’à tout autre moment, Circulation, American Heart Association, 13 décembre 2004
Définition : c’est quoi une radiographie du genou ?
Il s’agit d’un examen d’imagerie médicale qui utilise la technologie des rayons X. Le genou est placé devant une plaque sur laquelle l’image se forme grâce à ces rayons X envoyés par l’appareil de radiographie.
Indications : quand faire une radiographie du genou ?
Elle est principalement utilisée pour diagnostic :
Des anomalies de l’alignement des os : genou en varum ou en valgum
Des ostéochondromes
Comment faut-il s’habiller pour une radio du genou ? Faut-il se déshabiller ?
Vous devrez être jambe nue. En revanche, il vous sera possible de conserver vos vêtements du haut (tee-shirt, pull… sans paillettes) à la condition qu’ils ne descendent pas jusqu’au genou et ne gêne pas l’examen. Veillez à ce que vos sous-vêtement ne comportent pas d’éléments métalliques comme un petit bijou.
Comment se passe une radio du genou ?
La radiographie est réalisée dans un centre d’imagerie spécialisé. Elle est réalisée en position debout, dite « en charge ». Le manipulateur guide le patient dans les positions à adopter : de face, de profil… L’examen ne dure pas plus de 5 min et est totalement indolore. « Trois clichés sont réalisés, un cliché de face et de profil, et un cliché oblique genou plié permettant de voir l’articulation entre le fémur et la rotule« , précise le Dr. Ahmed Meziane, chirurgien orthopédique. Une fois la radiographie terminée, le radiologue rédige un compte-rendu qui vous sera remis avant votre départ.
Que peut-on voir sur une radio du genou ?
La radiographie permet l’analyse des os (tibia, péroné, fémur et rotule) à la recherche d’une fracture, ou d’une anomalie de leur structure, d’une calcification et de l’espace entre le tibia et le fémur, et entre le fémur et la rotule. « Cet espace qui apparait comme vide à la radio est en fait constitué de cartilage, précise le Dr. Meziane. La diminution de la taille de cet espace est le premier signe de l’arthrose« . En revanche, cet examen ne permet pas de visualiser le cartilage, les muscles et les ligaments.
A quoi sert une goniométrie ?
La goniométrie permet de mesurer l’alignement du fémur et du tibia, à l’aide des radiographies du genou. « Connaître le degré de la déviation des genoux permet de rechercher une déviation axiale et d’établir un diagnostic de genu valgum ou genu varum, indique le Dr. Meziane. Lors d’une intervention chirurgicale, ce bilan est effectué afin d’étudier les axes des membres inférieurs« . Une goniométrie permet également de vérifier l’efficacité d’une rééducation ou de prévoir les éventuelles corrections chirurgicales à effectuer.
Quand envisager une IRM après une radio du genou ?
Lorsque les radiographies du genou sont normales, il est nécessaire d’effectuer d’autres examens comme une IRM ou un arthroscanner par exemple afin de rechercher d’autres causes. « Ces examens permettent d’analyser les structures non osseuses, comme les ménisques, les ligaments, ou le cartilage de manière précise« , ajoute notre expert.
Quel est le prix d’une radio du genou et est-ce remboursé ?
Les tarifs varient entre 19,95 et 25,86 €. Lorsque l’examen est prescrit par un médecin, il est remboursé par la Sécurité Sociale. En cas de dépassement d’honoraire, une mutuelle santé peut prendre en charge la différence.
Merci au Dr. Ahmed Meziane, chirurgien orthopédique.
[Mis à jour le 22 décembre 2022 à 15h10] Les vacances de Noël ont débuté dans un contexte de forte circulation épidémique, avec le cumul de trois épidémies : la grippe, le Covid-19, et la bronchiolite. Pour limiter notamment les conséquences de la 9e vague de Covid qui déferle sur la France en cette fin 2022, des conseils de « bon sens » perdurent pour les fêtes de fin d’année, même s’il n’y a plus de jauge de convives ou d’obligation concernant le vaccin ou le masque. Le Comité de Veille et d’Anticipation des Risques Sanitaires (COVARS, instance qui a remplacé le Conseil Scientifique a émis des recommandations le 16 décembre 2022 « en prévision des prochaines fêtes de fin d’année, source d’importants brassages intergénérationnels en lieux clos« . Conseils de prévention, masque, dose de rappel, autotest… Le point sur les dernières recommandations.
Quels conseils de prévention pour passer des fêtes sereines ?
Pour éviter d’être porteur d’un virus et de contaminer ses proches, notamment les personnes les plus vulnérables, lors des réunions familiales et festives de fin d’années, il faut :
► S’assurer que les personnes fragiles ont bien reçu leur dose de rappel (et selon les cas la vaccination contre la grippe : les deux injections peuvent être pratiquées le même jour ou sans délai à respecter si elles ne se font pas le même jour)
► Renforcer les gestes barrières incluant le triptyque port du masque/hygiène et lavage des mains, notamment au moment de passer à table/aération des espaces clos
► Aérer régulièrement les pièces, en maintenant une fenêtre ou une porte ouverte au moins 10 minutes par heure ou en permanence si possible pendant l’événement.
► Faire particulièrement attention aux personnes âgées, fragiles ou non vaccinées
► En cas d’apparition de symptômes, il convient deconsulter prioritairement son médecin traitant, une maison ou un centre de santé.
► Si l’on est positif au Covid-19 ou cas contact, si l’on a des symptômes du Covid-19 ou de la grippe, même vacciné, il faut rester chez soi.
Faut-il porter un masque pendant les fêtes de fin d’année ?
À l’instar de François Braun, ministre de la Santé, le COVARS veut encourager les Français à porter le masque dans les lieux clos le plus possible. Ainsi, le port du masque n’est pas obligatoire mais recommandé, surtout quand la distanciation ne peut pas être respectée. Son port fait partie des gestes barrières. « De plus, le port du masque est nécessaire en cas de symptôme respiratoire, en particulier auprès des personnes vulnérables et dans les lieux publics« , recommande le Covars. « Le bénéfice » d’un port généralisé dans de tels lieux « porterait sur les trois épidémies en cours » (Covid, grippe, bronchiolite).
Faut-il faire un test avant les fêtes ?
« Afin de protéger les plus fragiles durant la période de fêtes, et en complément des messages sur la vaccination, une communication renforcée faisant la promotion de l’utilisation des autotests de dépistage COVID (en vente dans les pharmacies) pourrait renforcer le niveau d’appropriation de la gestion du risque par les Français. Cette démarche, avait déjà été utilisée et comprise par les familles en 2020 et 2021« , précise le Covars dans son document. Autrement dit, se faire tester n’est pas obligatoire pour se réunir pour les fêtes de fin d’année mais fortement recommandé si on ne veut pas prendre de risque. Par test PCR, test antigénique ou autotest, les Français sont invités à se faire tester le jour de l’événement ou la veille.
► En cas d’autotest positif, il faut rapidement réaliser un test de confirmation par RT-PCR ou test antigénique et prévenir les personnes avec lesquelles on a été en contact les jours précédents, pour qu’elles se testent et s’isolent dans l’attente du résultat, rappelle l’ARS des Pays de la Loire.
► En cas de résultat négatif avec un autotest, il faut rester prudent, car la fiabilité de ce type de test est moindre. Il est donc toujours possible que l’on soit porteur du virus et qu’on le transmette. C’est pourquoi il faut impérativement continuer à respecter les mesures barrières.
► Après les fêtes, on peut réaliser un auto-test de contrôle pour s’assurer que l’on n’a pas été contaminé par le Covid pendant les fêtes. En cas d’apparition de symptômes, il faut se faire tester (test RT-PCR ou antigénique) immédiatement. En cas de test positif, il faut prévenir immédiatement les personnes avec lesquelles on a été en contact lors des fêtes pour qu’elles s’isolent et se fassent tester.
Sources : Avis du 16 décembre 2022 du COVARS / Ministère de la Santé / ARS Pays de la Loire
Les punaises de lit sont un véritable enfer pour celles et ceux qui en sont victimes. Chaque année, environ 7% des Français seraient touchés par une invasion de ces petits parasites, rapporte l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) dans un communiqué du 21 décembre 2022. « Leur présence ne traduit pas un manque de propreté, et tout le monde peut être victime d’une infestation à son domicile« , tient à rappeler l’autorité sanitaire. Pour s’en débarrasser rapidement, utiliser des produits chimiques est tentant. Pour autant, ces derniers sont dangereux et peuvent être responsables d’intoxications. Ils sont à utiliser qu’en dernier recours ! Les Centres antipoison enregistrent de plus en plus de cas d’intoxications, notamment des intoxications graves et un décès, causées par les produits chimiques utilisés pour lutter contre ces parasites. Certains de ses produits contiennent d’ailleurs des substances interdites en France. Quels sont les symptômes d’alerte ? Pour quelles méthodes opter si on veut lutter contre les punaises de lit ?
Liste d’exemples : quels sont les produits chimiques pour punaises ?
Selon le rapport de toxicovigilance des produits biocides, les produits responsables des intoxications recensées par les Centres antipoison étaient majoritairement des insecticides de la famille des pyrèthres ou des pyréthrinoïdes (dans 53.5% des cas). Une utilisation massive (manifestation supérieure aux recommandations d’utilisation) ou répétée était rapportée dans 10.8% des cas. Dans 4.2% des cas, l’insecticide utilisé contenait une substance interdite pour cet usage comme : le dichlorvos, le malathion, le phosphure d’aluminium, la roténone. Répulsif, spray insecticide, fumigène… Il existe sur le marché des produits chimiques conçus pour lutter contre les punaises de lit. Attention car la plupart sont réservés à un usage professionnel (ce n’est pas forcément le cas de tous les produits listés ci-dessous). Par exemple, il y a :
Anti punaises de lit Insecticide concentré Teskad®
Anti punaises de lit insecticide à pulvériser Mythic® (réservé aux professionnels)
Anti punaises de lit Insecticide à Diluer Aurodil Super Pb® (réservé aux professionnels)
Fumigateur anti-punaises de lit professionnel Excellium® (réservé aux professionnels)
Préférez les produits naturels sans substance active ou biocides (certifiés en France) tels que :
Fumigène anti punaise de lit Armosa® (origine naturelle : pyrèthre végétal)
Spray Terre de Diatomée Biocinov® (origine naturelle : terre de Diatomée)
Quels sont les symptômes évocateurs d’une intoxication aux produits contre les punaises ?
Les principaux symptômes d’une intoxication aux produits chimiques contre les punaises de lit sont :
Une gêne respiratoire
De la toux
Une douleur ou irritation oropharyngée
Des démangeaisons
Des maux de tête
Des vertiges
Quelles sont les méthodes naturelles pour se débarrasser des punaises de lit ?
Pour se débarrasser des punaises de lit, et avant de recourir aux insecticides, le Ministère de la santé recommande de privilégier les pratiques suivantes :
► A l’aide d’un aspirateur, aspirer méticuleusement toutes les surfaces pour capturer les œufs et les parasites. Nettoyer ensuite le conduit d’aspirateur, emballer le sac dans un sac plastique et le jeter dans une poubelle extérieure pour éviter de contaminer d’autres lieux
► Laver en machine les vêtements et le linge de maison à plus de 55°C
► En l’absence de machine à laver, mettre les vêtements au congélateur à – 17°C pendant au moins 72 heures (3 jours)
► Nettoyer les recoins ou tissus d’ameublement avec un appareil à vapeur sèche à haute température (au moins 120°C), (disponible en location), qui détruit tous les stades de punaises de lits.
Comment bien utiliser les produits contre les punaises de lit ?
En cas d’échec des méthodes préalablement citées, il est recommandé de contacter un spécialiste de la lutte antiparasitaire plutôt que d’appliquer soi-même les produits insecticides. Dans tous les cas, après l’application des produits, il est essentiel de respecter le délai de réentrée indiqué, c’est-à-dire le délai à partir duquel on peut revenir dans le lieu traité. Cela permet d’éviter tout risque d’intoxication, conclut l’Anses. Aussi, il est fortement déconseillé de pulvériser des produits chimiques sur les matelas.
Sources :Punaises de lit : utiliser les produits chimiques en dernier recours / Centres Antipoison