[Mise à jour le 3 janvier 2023 à 12h05] Se protéger lors d’un rapport sexuel prévient les risques d’infections sexuellement transmissibles (VIH, chlamydia…). Le prix des préservatifs n’est désormais plus une excuse ! Depuis le 1er janvier 2023, certains préservatifs masculins sont gratuits pour les jeunes de moins de 26 ans (mineurs compris) en pharmacie, comme l’avait annoncé Emmanuel Macron les 8 et 9 décembre 2022. La gratuité des préservatifs s’ajoute à d’autres mesures déjà prises ou prévues dans le Projet de loi de financement pour la Sécurité sociale 2023 (PLFSS) comme la gratuité de la contraception pour les femmes jusqu’à 25 ans inclus ; la prise en charge à 100% de la contraception d’urgence, sans prescription, pour toutes les femmes, l’accès généralisé au dépistage du VIH dans tous les laboratoires de biologie médicale sans ordonnance et avec prise en charge à 100%. Comment avoir des préservatifs gratuits en pharmacie ? Quelles marques ? Jusqu’à quel âge ? Guide pratique.
Jai annoncé hier que les préservatifs seraient gratuits pour tous les 18-25 ans. Cette mesure, vous m’avez demandé de l’étendre aux mineurs. Banco. pic.twitter.com/B7bj0RObA6
Auprès de l’infirmière de l’établissement scolaire
Dans les plannings familiaux et PMI
Auprès de certaines assistantes sociales
Dans des lieux de rencontres de jeunes (MJC par exemple)
Dans certains services hospitaliers
Dans les points écoute-jeunes
Peut-on avoir des préservatifs gratuitement en pharmacie ?
Oui, depuis le 1er janvier 2023. Tous les moins de 26 ans peuvent avoir gratuitement des préservatifs masculins en pharmacie. Mais seules certaines marques sont concernées.
Quelles sont les marques des préservatifs gratuits ?
A compter du 1er janvier 2023, les préservatifs inscrits sur la liste des produits remboursables LPPR peuvent être dispensés et pris en charge à 100% par l’Assurance maladie, sans prescription médicale aux personnes de moins de 26 ans, homme ou femme, indique l’USPO (Union des syndicats de pharmaciens d’officine). Deux marques sont concernées : Eden® (laboratoire Majorelle, boîte de 6 ou 12 ou 24) et Sortez couverts® (laboratoire Polidis, boîte de 12).
Qui peut avoir des préservatifs gratuits ?
Depuis le 1er janvier 2023, tous les moins de 26 ans peuvent obtenir des préservatifs masculins gratuitement en pharmacie. La contraception était déjà gratuite pour les mineurs (-18 ans) sur ordonnance.
Les mineurs peuvent-ils avoir des préservatifs gratuits ?
« Nous allons mettre en place cette politique [de gratuité des préservatifs] pour tous les mineurs et les majeurs jusqu’à 25 ans » à partir du 1er janvier 2023, en pharmacie, a annoncé Emmanuel Macron le 9 décembre 2022 sur Twitter. C’est désormais chose faite ! Les mineurs peuvent avoir gratuitement des préservatifs en pharmacie (marques Eden et Sortez Couverts !). Avant, la gratuité des préservatifs n’était possible qu’auprès des centres de dépistages, de certaines associations et des infirmeries scolaires.
La contraception est gratuite quand on est mineur
Comment obtenir des préservatifs gratuits sur Internet ?
Certains fabricants proposent de recevoir gratuitement des échantillons de préservatifs pour les tester. Ils peuvent être ajoutés sur demande à une commande ou être adressés gratuitement avec une participation aux frais d’envoi. Des sites comme « vos échantillons gratuits » proposent de recevoir gratuitement des échantillons de préservatifs. Il suffit de s’inscrire sur la plateforme.
Comment obtenir des préservatifs sur ordonnance ?
Depuis le 10 décembre 2018, il est possible d’obtenir des préservatifs sur ordonnance. Pour obtenir cette dernière, il suffit de se rendre chez un médecin ou une sage-femme. « On peut quand on est un jeune ou quand on présente des risques particuliers, ou pas d’ailleurs, quand on est une femme ou quand on est un homme, aller voir son médecin et avoir des préservatifs remboursés sur prescription médicale« , avait déclaré Agnès Buzyn, alors ministre des Solidarités et de la Santé sur France Inter.
Lors du passage à la nouvelle année, il est coutume de prendre quelques bonnes résolutions. Comment les tenir sur la durée ? Zoom sur les résolutions bonnes pour votre santé.
J’arrête les régimes
Pour perdre du poids, rien ne sert de vous priver ou de tomber dans le piège des régimes de début d’année. Prenez garde à la sur-motivation, les changements brutaux sont difficiles à maintenir sur le long terme. Ce qu’il faut, c’est retrouver de bonnes habitudes. « Laissez tomber les régimes alléchants, ils ont montré leur inefficacité à court et long terme. Au final, vous vous retrouvez avec davantage de kilos et le moral à zéro. Avant tout, commencez par apprendre à écouter votre corps et suivez votre propre régime alimentaire. Il s’agit tout simplement de retrouver les sensations simples de faim et de satiété, c’est-à-dire manger lorsque vous avez faim, arrêter de manger quand vous êtes repue, ne pas grignoter par automatisme. Bref : apprenez à respecter votre rythme et vos propres besoins« , indique le Dr Boris Hansel, endocrinologue et spécialiste de la nutrition.
J’arrête de fumer
C’est décidé, cette année, vous arrêtez de fumer ! « Mon premier conseil, c’est de consulter un professionnel de santé, soit son médecin traitant, soit un tabacologue. Ce dernier pourra déterminer grâce à des tests vos niveaux de dépendance physique et de motivation et mesurer le CO dans l’air expiré. En fonction de votre profil de fumeuse, il adaptera le traitement. Patchs et/ou substituts nicotiniques oraux (pastilles, gommes) pris de manière prolongée multiplient par deux les résultats à trois mois. Quant àla varénicline(Champix®), elle atténue le manque et diminue le plaisir de fumer. Au quotidien, il existe des astuces variées pour résister à l’envie de fumer : boire un grand verre d’eau, se brosser les dents ou encore téléphoner à une amie », préconise le Dr Philippe Guichenez, tabacologue.
Je vais chez le dentiste
Cette année, n’attendez pas d’avoir une rage de dents pour consulter votre dentiste, vous éviterez peut-être d’avoir à poser une couronne et les soins dentaires seront moins douloureux. « Il est indispensable de faire un détartrage par an pour éliminer parfaitement le tartre. La plaque dentaire est composée de salive, de débris alimentaires et de bactéries. Lorsqu’elle n’est pas totalement éliminée par le brossage, elle se calcifie jusqu’à former du tartre. Irritant et riche en germes, il favorise le développement de maladies gingivales et parodontales« , détaille le Dr Christophe Lequart, chirurgien-dentiste.
Je prends soin de mon cœur
Les maladies cardiaques touchent aussi les femmes, surtout après la ménopause lorsque la sécrétion des œstrogènes s’arrête et n’exerce alors plus d’effet protecteur sur le cœur.
► Premier conseil : « il concerne votre alimentation. Mangez plus lentement et modérément : un plat unique suffit. Optez pour un petit déjeuner costaud, un déjeuner équilibré, pourquoi pas un encas en milieu d’après-midi et surtout un dîner léger afin de ne pas stocker de graisses la nuit. Quoi manger ? Des fruits, des légumes, des céréales complètes, de la viande blanche, du poisson… », recommande le Dr Jean-Loup Dervaux, auteur de « Infarctus et maladies cardiovasculaires chez la femme »
► Deuxième conseil : pratiquez une activité physique d’endurance douce entre 20 et 30 minutes, 3 à 4 fois par semaine. Objectifs : brûler les calories et augmenter la masse musculaire. Et pour cela, pas besoin d’être sportive : une marche tonique entre amies, un peu de vélo, des séances de natation conviennent.
► Troisième conseil : la prévention cardiovasculaire passe aussi par une bonne hygiène de vie et la gestion du stress. Evitez les excitants comme la cigarette, l’alcool ou le café et même le thé. Détendez-vous, relaxez-vous, apprenez à mieux respirer et positivez ! »
Je ne grignote plus
Cette année, c’est décidé : vous oubliez la machine à sucreries de la salle de pause ! Eh oui, le grignotage est mauvais pour votre santé et pour votre ligne. Même délicieuses, ces petites barres chocola tées sont très grasses et très sucrées. Oubliez aussi les sodas sucrés : une canette contient l’équivalent de 6 morceaux de sucre!« D’abord un conseil de bon sens : faire trois repas complets par jour. Souvent les personnes grignotent tout simplement parce qu’elles ne mangent pas assez, voire qu’elles sautent des repas. Résultat, elles ont faim tout au long de la journée. Ensuite, je conseillerais de ne pas vous interdire les aliments qui vous font plaisir. Ce sont des remontants contre le stress et les soucis de la vie quotidienne, ils font du bien au moral. En revanche, plutôt que d’enchaîner les carrés de chocolat toute l’après-midi, mangez-en au petit déjeuner. C’est LE repas où les graisses sont le plus rapidement brûlées. Ainsi vous commencerez bien la journée ! » indique le Dr Pierre Azam, nutritionniste.
Je fais contrôler ma vue
Après 40 ans, problème visuel ou pas, il faut voir son ophtalmo tous les deux ans.
N’attendez pas d’avoir envie de nouvelles lunettes pour consulter votre ophtalmologiste. Si vous êtes myope, hypermétrope ou autre, il faut faire vérifier votre vue régulièrement. Si vous portez des lentilles, sachez que vous devez consulter tous les ans car elles sont susceptibles de vous abîmer les yeux, surtout si elles sont mal ou trop portées. Après 40 ans, problème visuel ou pas, il faut voir son ophtalmo tous les deux ans. Cette visite de contrôle permet de dépister des maladies de l’œil qui se développent avec l’âge, la presbytie notamment, et de faire le point sur les facteurs de risque qui peuvent avoir une incidence sur la santé de l’œil (hypertension, diabète, tabagisme…). « La première chose à faire lorsque l’on constate une gène régulière devant son ordinateur, c’est d’aller consulter l’ophtalmologiste pour vérifier son acuité visuelle. On accuse à tort les écrans. En fait, ils ne font bien souvent que révéler un défaut de correction visuelle« , conseille le Dr Jean-Michel Muratet, ophtalmologiste.
Je reprends le sport
Avant de vous inscrire dans un club ou de prendre une carte d’abonnement à la piscine, posez-vous les bonnes questions. Etes-vous motivée par cette activité ? Est-ce que vous pouvez vous y rendre sans trop de contraintes ? Ensuite, fixez-vous des objectifs atteignables afin de pouvoir mesurer vos progrès. « Mon premier truc c’est « l’anti-rouille » : on part tous les matins avec un podomètre autour du poignet ou accroché à son porte-clé et on l’oublie. Le soir on regarde combien de pas on a fait. Votre objectif : au moins 35 000 pas par semaine. En parallèle, je conseille de faire 10 minutes d’activité d’endurance par jour au minimum : de la marche à pied ou du vélo d’appartement, ce qui compte c’est de le faire à la bonne intensité, c’est-à-dire avec motivation mais sans s’essouffler non plus. C’est bon pour le cœur et pour le poids. Cerise sur le gâteau, vous pouvez ajouter à ces habitudes du quotidien, une activité sportive pendant vos loisirs : de la natation, un cours de danse, des parties de tennis, etc.« , détaille le Dr Boris Hansel, endocrinologue et spécialiste de la nutrition.
Je me protège du cancer du sein
Si vous avez plus de 50 ans et que vous n’avez pas fait de mammographie récemment, c’est le moment d’en prévoir une. En effet, le dépistage organisé du cancer du sein tous les deux ans intéresse toutes les femmes à partir de 50 ans. Bien sûr, vous pouvez faire une mammographie avant 50 ans, surtout si vous avez des facteurs de risque. Il faut aussi prévoir un rendez-vous avec votre gynécologue afin de bénéficier d’un examen clinique des seins régulier, au moins une fois par an. Côté prévention, n’oubliez pas les recommandations habituelles, qui valent aussi pour se protéger du cancer du sein : au moins 5 fruits et légumes par jour, de l’exercice régulièrement, une alimentation variée, pas trop d’alcool et pas trop de graisses saturées. « Attention à ne pas prendre trop d’apports complémentaires en vitamines ou autres nutriments. Certaines vitamines sont protectrices par exemple si elles sont contenues dans une alimentation variée et équilibrée mais deviennent délétères si elles sont prises en grande quantité« , prévient le Dr Suzette Delaloge, cancérologue.
Merci aux Drs Guichenez, Hansel, Dervaux, Lequart, Muratet, Azam et Delaloge. Propos recueillis en 2011.
[Mis à jour le 3 janvier 2023 à 11h18] Aucune goutte d’alcool pendant tout le mois de janvier : voici le défi que propose le Dry January, qui se traduit par Janvier Sobre ou Janvier Sans Alcool en français. Juste après le Nouvel An, donc à partir du 1er janvier 2023, ce challenge propose de faire une pause dans sa consommation d’alcool pendant un mois, afin de changer son rapport à l’alcool. Et ce défi a plusieurs bienfaits. Selon une étude menée par l’Université de Sussex sur près de 3 000 participants au Dry January (publiée en janvier 2019), 71% d’entre eux ont mieux dormi, 58% ont perdu du poids, 57% une meilleure concentration et 54% une plus belle peau. « Beaucoup d’entre nous connaissent les risques pour la santé de l’alcool – cancers, maladies du foie, problèmes de santé mentale – mais nous ignorons souvent que boire moins a aussi des avantages plus immédiats. Mieux dormir, se sentir plus énergique, économiser de l’argent, une meilleure peau, perdre du poids… La liste est longue. Dry January aide des millions de personnes à profiter de ces avantages et à faire un changement plus durable pour boire plus sainement« , indique le Dr Richard Piper, PDG d’Alcohol Change UK, un organisme de bienfaisance et campagne britannique. Alors quels sont tous les bienfaits pour la santé ? Pour la perte de poids ? Détoxifier son foie ? Avoir un sommeil de meilleure qualité ? Comment le faire en 2023 ? Conseils et avis de notre expert.
C’est quoi le challenge Dry January ou Mois Sans Alcool ?
Avec l’allègement des restrictions que nous avons connues au plus fort de la pandémie, les occasions de se retrouver et de boire de l’alcool se sont multipliées cette année. Et après les excès des fêtes de fin d’année, l’heure est aux bonnes résolutions ! Outre-Manche comme en France, des millions de personnes sont bien décidées à participer au « Dry January », un défi consistant à ne pas boire une goutte d’alcool durant tout le mois de janvier et ainsi, à mettre son corps au repos.
Ce challenge, imaginé en 2013 par l’association britannique Alcohol Change UK, est vite devenu viral sur les réseaux sociaux et a fait l’objet de milliers de partages, y compris en France avec le lancement du Mois Sobre ou Janvier Sobre par Laurence Cottet. En 2021, on estime le nombre de participants à 6.5 millions. Les bénéfices sur la santé sont prouvés : meilleur sommeil, regain d’énergie, meilleure concentration, perte de poids et à terme, une consommation d’alcool mieux maîtrisée, même chez celles et ceux qui n’ont pas réussi complètement le Défi.
Quelle est la traduction de Dry January en France ?
Littéralement, Dry January peut se traduire par « Janvier Sec ». En France, on préfère l’appeler « Janvier Sobre » ou « Défi de Janvier ».
Quand commence le Dry January ?
Comme son nom l’indique, le Dry January est censé commencer dès le 1er janvier ! Comme c’est Nouvel An, on tolère de commencer le 2 janvier.
Comment faire le Dry January ?
Le Dry January consiste à arrêter toute consommation d’alcool entre le 1er et le 31 janvier. Sur son site, l’association française « Janvier Sobre » explique que plus largement l’objectif est « atteindre une consommation raisonnée et garder au moins 2 jours sans alcool par semaine ». Un groupe Facebook est accessible à tous ceux qui ont envie de participer au « Janvier Sobre ».
Comment continuer le Dry January le reste de l’année ?
Pour Jean-Michel Delile, président de la Fédération Addiction et médecin psychiatre, ce challenge constitue « une initiative très positive, fédératrice et pas moralisatrice [qui] ne diabolise pas le produit, mais qui permet de s’en distancer sous forme de jeu, avec l’appui des réseaux sociaux« . Pour le reste de l’année, il conseille « d’inventer son propre défi » comme le fait de ne pas boire d’alcool deux ou trois jours par semaine, ou de planifier des semaines sans consommer un seul verre. En somme, « prendre soin de son foie en bannissant pendant un laps de temps toute consommation d’alcool est essentiel pour la préservation de sa santé et retrouver le bon équilibre de son organisme« . détaille le Pr Marcellin.
Quels sont les bienfaits du Dry January pour le foie ?
Pendant les fêtes de fin d’année, on a tendance à manger plus gras que d’habitude, à consommer plus d’alcool et à être un peu plus inactif. Et ces trois facteurs augmentent les risques de surcharger son foie en graisses. C’est ce qu’on appelle la stéatose, une lésion du foie qui correspond à un dépôt de graisses à l’intérieur des cellules hépatiques. « Il est vrai que sous l’effet d’une alimentation trop riche, d’une consommation d’alcool excessive et d’une sédentarité, le foie peut souffrir et atteindre le stade de stéatose après quelques jours d’excès seulement. Mais rassurons-nous, cette stéatose est tout à fait réversible à condition de stopper sa consommation d’alcool (ou d’avoir une consommation d’alcool extrêmement faible) juste après une période d’excès« , explique le Pr Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon et président de l’APHC (Association pour l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie). Que l’on soit un consommateur occasionnel ou régulier, le « Dry January » est un excellent moyen de booster le processus d’élimination des toxines dans son organisme et particulièrement dans son foie, un organe qui assure de nombreuses fonctions essentielles de l’organisme.
En quelques jours, nous pouvons avoir un foie plus sain.
« En quelques jours, nous pouvons avoir un foie plus sain et retrouver une meilleure forme, un bon sommeil et une meilleure énergie. Par ailleurs, un foie sain et détoxifié permet de renforcer son système immunitaire juste avant le printemps et de lutter contre certains virus comme la grippe« , précise l’hépatologue. Enfin, cela a également des effets psychologiques : en effet, cette période d’abstinence permet de prendre conscience de sa véritable consommation d’alcool (consommation souvent sous-estimée), et surtout, prouve que moins on boit d’alcool, moins on a envie de boire de l’alcool, car le cerveau se déshabitue relativement vite à l’alcool !«
Bienfaits du Dry January
Détoxifier son foie
Eviter les virus saisonniers (grippe…)
Limiter sa prise de poids
Réduire son risque de cholestérol, de diabète, d’hypertension et de cancer
Améliorer son sommeil
Le Dry January est-il efficace pour la perte de poids ?
L’alcool est très calorique et très sucré. Un gramme d’alcool représente 7 calories. Par exemple, un verre de vin rouge ou de champagne contiennent 70 calories, un verre de Martini affiche 112 calories au compteur, une centaine de calories pour 25 cl de bière. Sans compter les sodas et autres jus qui accompagnent souvent les liqueurs et les eaux-de-vie ! En toute logique, réduire voire arrêter sa consommation d’alcool permet de limiter la prise de poids, de par les calories non ingurgitées quand on troque son cocktail par un verre d’eau. Par ailleurs, consommer de l’alcool a tendance à ralentir l’élimination des graisses. Pire, elle favorise même son accumulation au niveau de la sangle abdominale. Un mécanisme bien connu de ceux qu’on appelle familièrement « les buveurs de bière »…
Le Dry January a-t-il des bienfaits sur le sommeil ?
A très faible dose, l’alcool a tendance à « faire dormir » et n’altère pas la qualité du sommeil. En revanche, une consommation d’alcool régulière ou en plus grande quantité peut favoriser ou exacerber certains troubles du sommeil, notamment l’insomnie, l’apnée du sommeil et les ronflements. Le sommeil est morcelé, ponctué de réveil, ce qui empêche de récupérer correctement. Cela participe notamment à « la gueule de bois » du lendemain… Rappelons que le mélange somnifère/alcool est très dangereux, peut entraîner des problèmes de respiration, des comportements violents, des parasomnies ou renforcer les apnées du sommeil.
Quelle application pour faire facilement le Dry January ?
Try Dry est l’application officielle du Dry January, créée et gérée par Alcohol Change UK, l’ONG britannique à l’origine du Dry January. Elle est disponible sur Android et sur iPhone. Elle contient des astuces, des notifications pleines de motivation et vous permet de suivre de manière individualisée les bénéfices économiques et sanitaires de ce break d’alcool. Vous pouvez la télécharger sur le site du Dry January.
En général, combien de verres d’alcool max par semaine ?
S’il n’existe pas de seuil de consommation qui permettrait à coup sûr de limiter les risques pour la santé tout au long de la vie. un avis d’experts de Santé publique France et de l’Institut national du cancer a proposé en 2017 de définir une valeur-repère qui concerne aussi bien les hommes et les femmes. Cette valeur-repère est de 10 verres d’alcool standard par semaine maximum, sans dépasser 2 verres standard par jour, et pas tous les jours. Toutefois, « de récentes études ont montré qu’à partir de 20 à 30 g d’alcool par jour (20g pour les femmes et 30g pour les hommes), il y avait des risques pour la santé« , précise le Pr Marcellin. On rappelle qu’un verre standard correspond à 10g d’alcool pur, soit :
10 cl de vin,
2.5 cl de pastis à 45°,
25 cl de bière à 5°
10 cl de champagne à 12°
En cas de doute sur une potentielle consommation d’alcool excessive, n’hésitez pas à demander conseil à votre médecin afin qu’il vous prescrive un bilan hépatique (dosage des transaminases).
Merci au Pr Marcellin, hépatologue à l’hôpital Beaujon et président de l’APHC (Association pour l’amélioration de la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques du foie).
[Mise à jour le 3 janvier 2023 à 11h15] Une poursuite de l‘augmentation des indicateurs de la grippe dans toutes les classes d’âge a été rapportée par Santé Publique France. De même, qu’une très forte augmentation des hospitalisations. L’infection est très contagieuse et « jamais asymptomatique » informe le Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste, interviewé par nos soins. « Une fois qu’on a été contaminé, le virus se développe dans les cellules de notre organisme et entraîne l’apparition de plusieurs symptômes ». Lesquels ? Que faire dès le début pour aider l’organisme à affronter le virus ? Combien de temps durent les symptômes ?
Y a-t-il des signes annonciateurs de la grippe ?
« Il n’y a pas de signes avant-coureurs ou annonciateurs de la grippe. On va directement passer de l’état d’incubation(c’est-à-dire le moment pendant lequel la personne a été au contact du virus de la grippe et contaminée, mais ne présente pas encore de symptômes particuliers pendant la phase initiale de multiplication du virus dans l’organisme) à l’état de maladieoù apparaissent les symptômes classiques de la grippe », pose d’emblée le Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en Santé publique au CHU de Bordeaux et responsable du Centre d’appui à la prévention des infections associées au soins (CPIAS) de Nouvelle Aquitaine. Autrement dit, dès l’apparition des premiers symptômes, la personne est déjà infectée par le virus.
La grippe n’est jamais asymptomatique.
Toutefois, certains symptômes comme la toux, les douleurs musculaires ou la fatigue peuvent être plus ou moins légers et il est possible de ne pas les associer immédiatement à la grippe. « En revanche, la grippe n’est jamais asymptomatique.Ainsi, une fois qu’on a été contaminé par le virus de la grippe, ce dernier se développe dans les cellules de notre organisme et entraîne l’apparition de plusieurs symptômes (fatigue, toux, frissons…) annonçant alors la survenue de la maladie« , explique-t-il. Dès leur apparition, il faut aider l’organisme à se défendre contre le virus en se reposant, en s’hydratant suffisamment, en consommant des aliments riches en vitamines et en dégageant son nez. Des traitements permettent de lutter contre la fièvre et les douleurs musculaires. Demandez l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien. Certains signes d’alerte (fièvre qui persiste, difficultés à respirer, essoufflement au repos, douleurs à l’oreille, convulsions…) doivent amener à consulter rapidement.
Quels sont les premiers symptômes de la grippe ?
Une grande fatigue (asthénie) qui s’installe progressivement et de manière croissante
Des frissons, même lorsque l’on n’a pas froid
Une toux sèche et douloureuse
Quels sont les symptômes les plus fréquents de la grippe ?
Des douleurs musculaires et articulaires qui ressemblent à des courbatures
Des yeux qui pleurent, injectés de sang ou douloureux quand on les touche
Des maux de tête
Concernant la durée, les symptômes durent environ 5 jours. La fatigue peut persister plusieurs semaines.
Est-on contagieux avant l’apparition des symptômes ?
La phase d’incubation de la grippe, à savoir la période entre la contamination par le virus de la grippe et l’apparition des premiers symptômes dure généralement entre 24 et 48 heures, mais elle peut s’étendre à 72 heures chez certaines personnes. Le malade est donc contagieux 1 à 2 jours avant l’apparition des symptômes et jusqu’à 5 à 7 jours après. « C’est lors des deux premiers jours suivant le début des symptômes que l’on est le plus contagieux car c’est à ce moment-là qu’il y a une grande montée de la charge virale et que les symptômes cliniques sont les plus marqués« , indique l’expert. Pour limiter la contagion du virus, les personnes malades doivent rester au maximum chez elles ou porter un masque chirurgical en cas de contact avec d’autres personnes dans un lieu clos. Elles doivent également se couvrir le nez ou la bouche avec un mouchoir propre ou le pli du coude lorsqu’elles éternuent ou qu’elles toussent et se laver les mains régulièrement.
Quels médicaments prendre au début de la grippe ?
Les personnes ayant eu un contact prolongé avec une personne contaminée par la grippe et ainsi susceptibles d’avoir contracté le virus peuvent prendre des antiviraux(sur ordonnance)avant l’apparition des symptômes. Cela peut aider à atténuer les symptômes de la grippe, limiter le risque de complication et raccourcir la durée de la maladie. « Il s’agit d’un traitement prophylactique qui repose sur la prise du Tamiflu® (oséltamivir), un traitement antiviral qui peut être donné jusqu’à 48 heures après l’apparition des symptômes. Au-delà, il n’est plus efficace, précise notre interlocuteur. Ce traitement est particulièrement recommandé chez les personnes fragiles : les femmes enceintes, les personnes de plus de 65 ans, les patients atteints de maladies chroniques (insuffisance respiratoire, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque, diabète, obésité morbide…) qui ont le plus de risques d’avoir de graves complications de la grippe« .
Dès que les virus de la grippe circulent, il est conseillé, pour éviter la transmission de :
se laver les mains régulièrement, avec de l’eau et du savon ou avec un gel hydroalcoolique
tousser ou éternuer dans son coude
utiliser un mouchoir en papier à usage unique
porter un masque chirurgical, FFP2 ou en tissu
limiter les contacts avec des personnes fragiles ou malades.
Merci au Dr Pierre Parneix, médecin hygiéniste et praticien hospitalier en santé publique (CHU de Bordeaux).
[Mise à jour le 3 janvier 2023 à 11h03] La prime de partage de la valeur (PPV), ex-prime de pouvoir d’achat (PEPA), « prime Macron » ou encore « prime Covid » est toujours en vigueur en2023 etexonérée d’impôt (jusqu’au 31 décembre). Elle reste au bon vouloir de l’employeur. Certains Français l’ont touchée sur le salaire de décembre 2022 ; d’autres pourront la voir sur celui de janvier, février ou les mois suivants. Cette prime ne doit pas être confondue avec la prime « Inflation » versée aux personnes bénéficiaires de minimals sociaux, aux étudiants boursiers, aux bénéficiaires de l’allocation de solidarité spécifique, aux personnes âgées de plus de 65 ans et aux bénéficiaires de l’allocation de solidarité.Qui peut la toucher actuellement ? Quel montant ? Tout savoir sur la prime partage de la valeur ou PPV.
C’est quoi la prime Macron ou de partage de la valeur ?
Le Gouvernement a mis en place par la loi n°2018-1213 du 24 décembre2018 une prime exceptionnelle de pouvoir d’achat (PEPA) (aussi appelée « prime Macron »), exonérée de tout prélèvement social ou fiscal dans la limite de 1 000 euros, pouvant être versée par les employeurs aux salariés les moins bien rémunérés. Cette prime a été aménagée et reconduite à deux reprises en 2020 et 2021. Cette prime est destinée à augmenter le pouvoir d’achat des salariés et vient s’ajouter à leur rémunération habituelle. Elle ne peut pas se substituer à cette rémunération ou à une autre prime qui serait due au(x) salarié(s) de l’entreprise. Elle a été reconduite en 2022 par la loi de finances rectificative publiée au Journal officiel le 20 juillet 2021 et en 2023 par la loi du 16 août 2022. Elle porte désormais le nom de « prime de partage de la valeur » ou PPV. Cette nouvelle prime de partage de la valeur, exonérée de toutes cotisations sociales patronales et salariales, peut être versée à l’ensemble des salariés en une ou plusieurs fois au cours de l’année civile, précise le gouvernement sur son site, pour un montant maximal de :
3 000 euros dans toutes les entreprises, y compris celles du secteur public lorsqu’elles emploient des salariés de droit privé ;
6 000 euros dans les entreprises de moins de 50 salariés qui ont signé un accord d’intéressement ou de participation et dans les entreprises de plus de 50 salariés, déjà soumises à la participation, qui ont signé un accord d’intéressement.
La prime est totalement exonérée des prélèvements sociaux et fiscaux jusqu’à fin 2023 lorsqu’elle est versée à des salariés dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC. Elle sera assujettie à l’impôt à partir du 1er janvier 2024.
Le versement de la prime Macron est-il obligatoire ?
Non, le versement de la prime Macron ou « prime de partage de valeur » n’est pas obligatoire pour les employeurs. Comme le rappelle le ministère du Travail, « les employeurs ont la possibilité de verser à leur(s) salarié(s) une prime dite » prime de partage de la valeur » exonérée de toutes cotisations sociales à la charge du salarié et de l’employeur, ainsi que des autres taxes, contributions et participations dues sur le salaire » non une obligation. Les employeurs susceptibles de verser une prime de partage de la valeur à leurs salariés ou leurs agents sont : ► l’ensemble des employeurs de droit privé, y compris les travailleurs indépendants (artisans, commerçants, exploitants agricoles, professions libérales), les mutuelles, les associations ou les fondations, les syndicats, etc. (pour les entreprises de travail temporaire et les entreprises utilisatrices, voir également ci-après) ; ► les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC) (ex. : RATP, INA, Opéra de Paris), ► les établissements publics administratifs (EPA) lorsqu’ils emploient du personnel de droit privé (ex. : agences régionales de santé – ARS –, Pôle emploi, Caisses nationales de sécurité sociale). Le versement d’une prime de partage de la valeur peut intervenir quel que soit l’effectif salarié de l’entreprise.
La prime ne peut se substituer à aucun élément de rémunération.
Quelle est la date de versement de la prime de partage de la valeur ?
La nouvelle prime Macron ou « prime de partage de la valeur » a commencé à être versée le 1er juillet 2022. Son versement se poursuit en 2023. Elle peut être versée à l’ensemble des salariés en une ou plusieurs fois au cours de l’année civile, dans la limite d’une fois par trimestre. Le versement de la prime de partage de la valeur doit obligatoirement apparaître sur une ligne – si possible spécifique en raison des exonérations associées – du bulletin de paie du (ou des) mois du versement.
Quel est le montant de la prime Macron ?
100 euros, 200 euros, 500 euros, 1000 euros, 1500 euros… en une ou plusieurs fois. Le montant de la prime Macron ou de « partage de la valeur » est fixé par l’employeur et ne peut dépasser les plafonds déterminés par le gouvernement (3000 à 6000 euros selon les cas, voir ci-dessous). « Son montant peut différer selon les bénéficiaires en fonction de la rémunération, du niveau de classification, de l’ancienneté dans l’entreprise, de la durée de présence effective pendant l’année écoulée ou de la durée de travail prévue au contrat de travail (hors congés payés, ndlr) » précise le texte définitif adopté par le Sénat. Selon le gouvernement, le montant moyen de la prime Macron versé aux salariés depuis 3 ans est de 500 euros.
Quelles sont les conditions pour avoir la prime de partage de la valeur ?
Le versement de la prime Macron est au bon vouloir de l’employeur. Si l’employeur décide de la verser :
► Elle bénéficie aux salariés liés à l’entreprise par un contrat de travail, aux intérimaires mis à disposition de l’entreprise utilisatrice, aux agents publics relevant de l’établissement public ou aux travailleurs handicapés liés à un établissement ou service d’aide par le travail par un contrat de soutien et d’aide par le travail.
► Il peut s’agir de salariés en CDI, en CDD, à temps plein ou à temps partiel, de titulaires d’un contrat d’apprentissage ou d’un contrat de professionnalisation, de travailleurs handicapés liés à un ESAT par un contrat de soutien et d’aide par le travail.
► Elle ne peut se substituer à une augmentation de rémunération ou à une prime prévue par un accord salarial, le contrat de travail ou un usage en vigueur dans l’entreprise ou l’établissement public.
► Cette prime est exonérée d’impôt jusqu’à fin 2023 lorsqu’elle est versée à des salariés dont la rémunération est inférieure à 3 SMIC.
Les intérimaires peuvent-ils percevoir la prime Macron ?
La prime de partage de la valeur peut être versée aux intérimaires mis à disposition de l’entreprise utilisatrice. Lorsqu’une entreprise attribue la prime de partage de la valeur à ses salariés, elle doit en informer sans délai l’entreprise de travail temporaire dont relève le salarié mis à disposition. Cette dernière en informe sans délai le Comité social et économique (CSE), lorsqu’il existe. L’entreprise de travail temporaire verse la prime au salarié mis à disposition, selon les conditions et les modalités fixées par l’accord ou la décision de l’entreprise utilisatrice. La prime ainsi versée bénéficie de l’exonération fiscale aux mêmes conditions que les salariés permanents.
La prime Macron est-elle imposable ?
Conformément au projet de loi du pouvoir d’achat adopté au cours de l’été 2022, la prime Macron est totalement exonérée des prélèvements sociaux (CSG-CRDS) et fiscaux (impôt sur le revenu) jusqu’au 31 décembre 2023 lorsqu’elle est versée à des salariés dont la rémunération mensuelle est inférieure à 3 SMIC. À partir du 1er janvier 2024, elle sera assujettie :
pour les salariés à l’impôt sur le revenu et à la CSG-CRDS
pour les employeurs au forfait social au taux de 20%, à l’exception des employeurs de moins de 250 salariés qui seront exonérés de cette contribution.
Le salaire minimum de croissance ou SMIC a été revalorisé au 1er janvier 2023.
Les plafonds de la nouvelle prime de partage de la valeur sont de :
3 000 euros dans toutes les entreprises, y compris celles du secteur public lorsqu’elles emploient des salariés de droit privé ;
6 000 euros dans les entreprises de moins de 50 salariés qui ont signé un accord d’intéressement ou de participation et dans les entreprises de plus de 50 salariés, déjà soumises à la participation, qui ont signé un accord d’intéressement.
Quelles seront les conditions de la prime Macron en 2024 ?
La prime de partage de valeur continuera de s’appliquer après le 1er janvier 2024. Elle pourra toujours être versée à tous les salariés et restera exonérée de cotisations sociales. Elle sera en revanche comptabilisée dans les revenus imposables. Les montants maximum (3 000 ou 6 000 euros) resteront inchangés, ainsi que les conditions de versement (en une à quatre fois par année civile).
Sources : Ministère du Travail / Ministère des Finances et de l’Economie / Gouvernement.fr / Legifrance / Urssaf