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Vaccin variole du singe : effets secondaires, efficace ?

Vaccin variole du singe : effets secondaires, efficace ?

Une vaccination préventive contre le virus de la variole du singe ou mpox (ancien Monkeypox) est recommandée en France par la Haute Autorité de Santé (HAS) aux populations particulièrement à risque depuis juin 2022. Le 3 janvier 2023, l’Autorité recommande la mise en place d’une stratégie vaccinale après exposition pour les personnes adultes cas contacts. La vaccination se déroule dans les centres dédiés contre le mpox et dans certaines pharmacies avec les vaccins Imvanex/Jynneos. Qui doit se faire vacciner ? Où se faire vacciner contre la variole du singe ? Faut-il une ordonnance ? Prendre rendez-vous obligatoirement ? Quels effets secondaires ? Quelle efficacité ? Adresses et guide pratique pour se faire vacciner contre la variole du singe.

Qui doit se faire vacciner contre la variole du singe en France ?

Supprimée depuis 1984, la vaccination antivariolique est de retour en France face à l’émergence de cas du virus Mpox responsable de la variole du singe au cours du printemps 2022.

► La vaccination contre la variole du singe est proposée en prévention aux personnes les plus exposées au virus :

  • les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH)
  • les femmes partenaires occasionnelles ou partageant le même lieu de vie que des personnes à très haut risque d’exposition au virus (homosexuels, personnes trans rapportant des partenaires sexuels multiples, personnes en situation de prostitution, professionnels de lieux de consommation sexuelle, quel que soit le statut de ces lieux).
  • les personnes trans rapportant des partenaires sexuels multiples ;
  • les personnes en situation de prostitution ;
  • les professionnels exerçant dans les lieux de consommation sexuelle, quel que soit le statut de ces lieux 

► La vaccination est également recommandée après exposition chez les cas contacts. Selon les recommandations de la HAS :

  • si vous avez été vacciné dans l’enfance contre la variole avant 1980 : vous devez recevoir une seule dose de vaccin contre la variole du singe, sauf pour les personnes immunodéprimées (3 doses).
  • pour les enfants cas contacts de moins de 18 ans, la vaccination doit être envisagée au cas par cas

► « Pour les personnes qui ont déjà été infectées par le virus, l’immunité naturelle conférée par l’infection rend inutile leur vaccination » a précisé la Haute Autorité de Santé (HAS). De même, si l’infection est survenue après la première dose, une deuxième dose n’est pas nécessaire.

► Pour les personnes mineures, la vaccination doit être envisagée au cas par cas lorsqu’elles entrent dans les cibles vaccinales (mineurs pris en charge dans les CEGIDD notamment). 

► Les personnes immunodéprimées peuvent recevoir les vaccins Imvanex/Jynneos utilisés contre le mpox.

Peut-on prendre rendez-vous sur Doctolib ?

Pour se faire vacciner contre la variole du singe, il faut prendre rendez-vous. La liste des lieux de vaccination est disponible sur les sites des ARS de chaque région. Sur Doctolib, depuis le 12 juillet 2022, le motif « vaccination variole du singe » est disponible (on peut le rentrer dès la homepage du site dans le champ de recherche). La plateforme a précisé sur Twitter que les créneaux de rendez-vous sont directement ouverts au fil de l’eau par les établissements de santé.

Où se faire vacciner contre la variole du singe ?

Selon les régions, la vaccination peut être proposée en établissement de santé, dans certains CEGIDD ou au sein de centres de vaccination. Depuis le 22 septembre, la vaccination contre la variole du singe est possible « dans les pharmacies d’officine désignées par le directeur général de l’agence régionale de santé« , indique un arrêté paru au Journal officiel. Les Agences Régionales de Santé (ARS) organisent pour leur région l’ouverture des lieux dédiés à la vaccination contre le virus Mpox. En Ile-de-France (Paris), il faut par exemple consulter le site de l’ARS Ile-de-France : en Normandie consulter l’ARS Normandie ; pour le Rhône (Lyon) consulter l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes… Les ARS publient sur leurs sites Internet les coordonnées de contact des lieux de vaccination pour prendre rendez-vous.

Où se faire vacciner contre la variole du singe à Paris ?

À Paris, plusieurs centres de vaccinations sont ouverts : 

  • AP-HP Bichat
  • Ap-HP Pitié Salpêtrière
  • AP-HP Paris centre Hôtel Dieu
  • Ap-HP Saint-Antoine
  • Ap-HP Saint-Louis
  • Ap-HP Lariboisière
  • Ap-HP Raymond-Poincaré
  • Ap-HP Avicenne
  • Ap-HP Tenon

Les ouvertures de ces centres « sont communiqués aux personnes cas contact à risques, potentiellement éligibles à la vaccination. Ils peuvent également être sollicités directement par les personnes se sachant sujet contacts à risque d’un cas confirmé pour évaluer l’indication de la vaccination » précise l’Agence qui publie la liste des lieux sur son site. La vaccination proposée dans ces lieux est gratuite mais elle nécessite de prendre rendez-vous avant.

Où se trouvent les centres de vaccination contre la variole du singe ?

La vaccination contre la variole du singe est possible en centres de santé en métropole et dans les territoires ultramarins. La liste des lieux de vaccination est disponible sur les sites web des Agences régionales de Santé. Une carte interactive des centres les plus proches de chez vous est disponible sur Sante.fr

carte centre de vaccination variole du singe
Carte des centres de vaccination contre la variole du singe au 29 août 2022 © Sante.fr

Dans quelles pharmacies peut-on se faire vacciner ?

Depuis le 22 septembre, la vaccination contre la variole du singe est possible « dans les pharmacies d’officine désignées par le directeur général de l’agence régionale de santé« , indique un arrêté paru au Journal officiel. La liste des pharmacies qui vaccinent contre le Mpox est disponible sur Sante.fr

Les personnes vaccinées contre la variole sont normalement protégées contre la variole du singe. 

Faut-il une ordonnance ?

Les personnes volontaires et concernées par la vaccination contre le Mpox peuvent accéder à la vaccination sur la base d’une auto-déclaration de leur statut de personne cible pour la vaccination, après évaluation de la balance bénéfice-risque individuelle de cette vaccination, précise le ministère de la Santé. Les personnes rapportant un contact à risque avec une personne malade peuvent également accéder de la même manière à la vaccination. Il n’y a donc pas besoin d’avoir une ordonnance. En revanche, la prise de rendez-vous est nécessaire. 

Quel est le nom du vaccin contre la variole du singe ?

Selon l’arrêté publié au Journal Officiel le 26 mai, deux vaccins peuvent être administrés en France contre la variole du singe (même principe d’action, efficacité similaire) : le vaccin IMVANEX (déjà autorisé en Europe) et le vaccin JYNNEOS. Ces deux vaccins sont fabriqués par la firme Bavarian Nordique localisée au Danemark. Le 25 juillet, la Commission européenne a approuvé l’extension du vaccin IMVANEX (à l’origine contre la variole) du groupe Bavarian Nordic contre la propagation du virus de la variole du singe, a annoncé le groupe danois dans un communiquéA savoir : le vaccin antivariolique fabriqué jusque dans les années 1980 par l’Institut vaccinal du Docteur Pourquier était appelé  » Vaccin Pourquier « . Le vaccin fabriqué par Sanofi-Pasteur était le  » Vaccin Aventis « .

La vaccination préventive contre la variole humaine a été obligatoire en France jusqu’aux années 80. Pour établir, avec ou sans document justifiant de la vaccination, la preuve d’une vaccination antivariolique préalable, la HAS retient la présence d’une cicatrice gaufrée indélébile, caractéristique chez les personnes qui ont été vaccinées avec un vaccin de 1re ou 2e génération.

Quel laboratoire produit le vaccin contre la variole du singe ?

Un seul laboratoire produit le vaccin administré actuellement contre la variole du singe, (Imvanex® en Europe/Jynneos© aux Etats-Unis) : le laboratoire danoix Bavarian Nordic basé à Copenhague. Il possède une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) européenne depuis juillet 2013 pour l’immunisation active contre la variole chez les adultes. Son vaccin est un vaccin antivariolique de 3ème génération. « Il présente un mode d’administration et un profil de sécurité beaucoup plus favorable que ceux des vaccins de 1ère et 2ème génération, tout en assurant une immunogénicité comparable » explique la HAS. Le virus de la variole appartient au groupe des orthopoxvirus. Ce groupe comprend, outre le virus de la variole, 3 virus transmissibles à l’homme dont le virus de la vaccine (virus qui touche les vaches) qui est utilisé dans le vaccin (similaire à la variole mais moins nocif). Le vaccin antivariolique est un vaccin vivant à virus atténué. 

Il y a eu trois générations de vaccins antivarioliques :

  • vaccin de 1ère génération : vaccin ancien vivant atténué réplicatif
  • vaccin de 2e génération : vaccin ancien vivant atténué réplicatif
  • vaccin de 3e génération : vaccin vivant atténué non réplicatif (qui ne peut pas se multiplier dans l’organisme humain)

Les vaccins de 1ère génération et de 2ème génération contre la variole ne sont plus utilisés depuis 1984 du fait de l’éradication de la variole. « Ces vaccins nécessitaient une technique d’injection particulière (injection par aiguille bifurquée), présentaient une réactogénicité et des effets indésirables graves (encéphalite, encéphalopathie, eczéma vaccinatum, vaccine progressive ou générale, atteintes cardiaques…) » rappellait la HAS en mai 2022.

Quel est le schéma vaccinal complet pour le vaccin de la variole du singe ?

Le schéma vaccinal contre la variole du singe comprend 2 doses (ou 1 dose unique pour les personnes ayant déjà été vaccinées contre la variole, et 3 doses pour les personnes immunodéprimées). « La première dose de vaccin doit être administrée idéalement dans les 4 jours après le contact à risque et au maximum 14 jours plus tard. Pour les personnes ayant bénéficié d’une vaccination antivariolique avec un vaccin de 1ère génération avant 1980 et répondant à la définition de contacts à risque, une seule dose de vaccin doit être administrée » précise la HAS. La HAS recommande d’administrer la seconde dose dans un délai optimal de 28 à 35 jours après la première. Concernant les personnes qui ont déjà été infectées par le virus, la HAS rappelle que l’immunité naturelle conférée par l’infection rend inutile leur vaccination. De même, si l’infection est survenue après l’administration de la première dose, l’administration d’une deuxième dose n’est pas nécessaire. Les vaccins Imvanex© et Jynneos© sont interchangeables. Les vaccins contre la variole du singe peuvent être administrés en même temps que les autres vaccins du calendrier vaccinal, y compris les vaccins Covid-19. En cas d’administration non-simultanée, un délai de 4 semaines doit être respecté uniquement avec les vaccins vivants atténués viraux (ROR, varicelle, zona, fièvre jaune).

Quelle est l’efficacité du vaccin contre la variole du singe ?

« Les données disponibles confirment l’amélioration de la réponse immunitaire contre Monkeypox après la seconde dose de vaccin » a informé la Haute Autorité de Santé dans un communiqué publié en octobre 2022. Il n’existe aucun vaccin ciblant directement le Mpox mais celui contre la variole qui est administré serait efficace à 85% selon l’Institut Pasteur. Plusieurs études ont démontré la persistance de la réponse immunitaire chez les individus vaccinés contre la variole humaine dans leur enfance, trois essais cliniques ont également mis en lumière que l’administration d’une dose d’Imvanex® chez une personne ayant antérieurement reçu une primovaccination avec un autre type de vaccin antivariolique confère un effet booster, même très à distance de cette primovaccination. « La vaccination ne confère pas une protection immédiate, aussi il est important de continuer à éviter tout contact à risque avec une personne infectée par le virus Monkeypox ou suspectée de l’être » a rappelé la DGS en juillet. Selon les estimations de l’Institut National de Veille Sanitaire, la couverture vaccinale réelle contre la variole est estimée à 50% pour la population française née de 1972 à 1978, à 65% pour celle née de 1966 à 1971 et de 90% pour celle née avant 1966. Les personnes qui ont été vaccinées contre la variole durant ces années sont normalement protégées contre la variole du singe. 

Quels sont les effets secondaires du vaccin contre la variole du singe ?

Les effets secondaires du vaccin contre la variole du singe sont les mêmes que ceux du vaccin contre la variole. Selon le RCP du vaccin Imvanex, les effets indésirables les plus fréquemment observés lors des essais cliniques étaient des réactions au site d’injection et des réactions systémiques couramment observées après une vaccination : céphalées, myalgie, douleur au site d’injection, érythème au site d’injection, gonflement au site d’injection, induration au site d’injection, prurit au site d’injection, fatigue. Ces réactions ont été d’intensité légère à modérée et ont disparu sans traitement dans les sept jours suivant la vaccination. « A noter que les personnes atteintes de dermatite atopique ont développé davantage de symptômes locaux et généraux après la vaccination » précise l’Agence du médicament dans une note d’information publiée le 26 mai. Lors d’un essai clinique non contrôlé contre placebo ayant comparé la sécurité d’Imvanex chez des personnes atteintes de dermatite atopique et chez des sujets sains, les personnes atteintes de dermatite atopique ont présenté un érythème (61,2%) et un gonflement (52,2%) au site d’injection à une fréquence plus élevée que chez les sujets sains (49,3% et 40,8%, respectivement). 7% des personnes atteintes de dermatite atopique ont présenté une poussée ou une aggravation de leur affection. Les vaccins de 1ère et 2e génération contre la variole -qui ne sont plus autorisés aujourd’hui- présentaient une réactogénicité et des effets indésirables graves : encéphalite, encéphalopathie, eczéma vaccinatum, vaccine progressive ou générale, atteintes cardiaques… Ils sont contre-indiqués dans de nombreux cas et notamment chez la femme enceinte, les sujets immunodéprimés et les enfants de moins d’un an.

    A quelle date a été inventé le vaccin contre la variole ?

    Le médecin chirurgien anglais Edward Jenner (1749-1823) a mis au point le premier vaccin contre la variole en 1796. La variole est la première vaccination dans l’Histoire de l’humanité, bien avant Pasteur. Les premières vaccinations anti variole en France eurent lieu en 1799 (150 000 en 1806 à 750 000 en 1812). 

    Le vaccin contre la variole est-il obligatoire ?

    En France, la vaccination contre la variole était obligatoire de 1901 à 1979 rappelle le ministère de la Santé. A cette date, il a été décidé de ne plus imposer de primo-vaccination contre la variole (Loi 79-520 du 2 juillet 1979) avant, finalement de totalement supprimer les rappels de vaccination en 1984 (Loi 84-404 du 30 mai 1984) soit longtemps après la survenue du dernier cas de variole dans le monde (1977 en Somalie) et alors que tous les pays adhérant à l’OMS décidaient également d’arrêter de vacciner systématiquement contre cette maladie. Cependant, la possibilité d’y avoir recours a été conservée grâce à un texte réglementaire qui indique que : « en cas de guerre, de calamité publique, d’épidémie ou de menace d’épidémie, la vaccination ou re-vaccination contre la variole peut être rendue obligatoire par décret ou par arrêtés préfectoraux pour toute personne, quel que soit son âge« . Concernant la vaccination contre la variole du singe, elle n’est pas obligatoire mais recommandée aux personnes à risque.

    Quelles sont les contre-indications du vaccin contre la variole ?

    Selon le RCP du vaccin Imvanex® autorisé en Europe, celui-ci est contre-indiqué en cas d’hypersensibilité au principe actif ou à l’un des excipients (Trométamol / Chlorure de sodium / Eau pour préparations injectables) ou aux résidus présents à l’état de traces (protéines de poulet, benzonase, gentamicine et ciprofloxacine). Enfin, la vaccination doit être différée en cas de maladie fébrile aigüe sévère (fièvre élevée).

    Sources :

    – Variole du singe : les pharmacies bientôt dans le dispositif, 11 août 2022, Gouvernement.

    – Monkeypox, évolution de la conduite à tenir, DGS, 8 juillet 2022

    – Avis de l’ANSM concernant la vaccination contre le virus Monkeypox, ANSM, 15 juin 2022

    – Avis n° 2022.0034/SESPEV du 20 mai 2022 du collège de la Haute Autorité de santé relatif à la vaccination contre Monkeypox. HAS. 20 mai 2022.

    – Cas de Monkeypox en Europe, définitions et conduite à tenir 20 mai 2022. Santé Publique France.

    – Utilisation du virus de la variole comme arme biologique. INVS, 25 octobre 2001.

    – Vaccin antivariolique,  juin 2021, Le Manuel MSD

    – Prévention et traitement de la variole, CDC

    – Avis relatif à la révision du plan variole, Haut conseil de la santé publique, 21 décembre 2012

    – Institut Pasteur


    Source : JDF Santé

Symptômes Covid : janvier 2023, gorge, rhume, que faire ?

Symptômes Covid : janvier 2023, gorge, rhume, que faire ?

Quand le virus du Covid-19 est apparu en décembre 2019, il s’est manifesté par des symptômes respiratoires menant dans les formes les plus graves à des pneumonies. mortelles. Aujourd’hui, en 2023, le virus a muté plusieurs fois et ses symptômes ont changé au fil des variants. Il est toujours mortel mais globalement moins sévère. L’étude anglaise REACT publiée fin 2022 dans Nature Communications a montré sur plus de 17 000 personnes positives au Covid entre mai 2020 et mars 2022, que les cas positifs à Omicron (variant toujours majoritaire en France en janvier 2023) présentaient moins de perte d’odorat ou de goût (comme on pouvait le voir en 2020 et 2021) mais plus de rhume et de grippe avec fièvre, écoulement nasal ou toux.  Quels sont les symptômes au début d’une infection par le Covid ? Au bout de combien de temps apparaissent-ils ? Comment les différencier d’une grippe, d’une angine ou d’une gastro ? Quels sont les signes d’aggravation ? Réponses.

Quels sont les signes cliniques évocateurs du Covid ?

Selon la définition actualisée par le Haut Conseil de la Santé Publique mi-2022, les signes cliniques évocateurs de Covid-19 sont dans la population générale

  • infection respiratoire aiguë avec une fièvre ou une sensation de fièvre,
  • asthénie inexpliquée ;
  • myalgies inexpliquées ;
  • céphalées en dehors d’une pathologie migraineuse connue,
  • anosmie ou hyposmie avec ou sans rhinite associée,
  • agueusie ou dysgueusie,
  • odynophagie

► Chez les personnes âgées de 80 ans ou plus : altération de l’état général ; chutes répétées , apparition ou aggravation de troubles cognitifs, syndrome confusionnel ; diarrhée, décompensation d’une pathologie antérieure.

► Chez les enfants : tous les signes sus-cités en population générale ; altération de l’état général ; diarrhée ; fièvre isolée chez l’enfant de moins de 3 mois.

► Chez les patients en situation d’urgence ou de réanimation : troubles du rythme cardiaque récents, atteintes myocardiques aiguës ; évènement thromboembolique grave.

Quels sont les symptômes Covid en janvier 2023 ?

Début 2023, les symptômes du Covid sont toujours ceux liés à la circulation du variant Omicron, majoritaire en France et dans le monde. Selon les dernières informations officielles relatives à la France « l’infection symptomatique se traduit, chez les personnes vaccinées, par une maladie aiguë fébrile, essentiellement ORL (rhume, mal de gorge, ndlr), suivie de 1 à 2 semaines d’asthénie (grosse fatigue) » expliquait le Covars en octobre. Les derniers sous-variants Omicron (BA5 ; BQ 1.1) sont associés à des formes bénignes. Les symptômes ont tendance à durer plus longtemps que lors des premières contaminations Omicron de 2022. Selon les données récoltées chez nos voisins anglais par l’application Zoe Study en décembre 2022, les 10 symptômes les plus fréquents du Covid-19 sont aujourd’hui :

  1. le mal de gorge,
  2. le nez qui coule,
  3. le nez bouché,
  4. les éternuements,
  5. la toux,
  6. le mal de tête,
  7. la toux avec mucosités,
  8. la voix rauque,
  9. les douleurs musculaires,
  10. l’odorat altéré.

« Les symptômes « traditionnels » précédents, tels que la perte d’odorat (anosmie), l’essoufflement et la fièvre, sont beaucoup moins fréquents de nos jours » notent les auteurs de l’application.

Quand faire le test Covid si on a des symptômes ?

La consigne est inchangé : il faut faire un test (PCR (plus fiable) ou antigénique) si on pense avoir des symptômes de Covid. Tout cas possible d’infection par le SARS-CoV-2, quel que soit le statut vaccinal de cette personne ou ses antécédents d’infection par le SARS-CoV-2, et de façon plus générale, toute suspicion de COVID-19, quelle que soit la présentation clinique, doit conduire à la réalisation d’un test de dépistage (antigénique ou PCR) et à l’isolement en attendant les résultats. Si le test est négatif, pas d’isolement mais il est recommandé de porter le masque, de télétravailler si possible et d’éviter de voir des personnes fragiles, tant que les symptômes persistent. Les autotests sur prélèvement nasal ne sont pas recommandés en cas de symptômes évocateurs de Covid. Ils peuvent être utilisés chez les cas contacts asymptomatiques.

Quels sont les symptômes digestifs du Covid ?

Des troubles digestifs (diarrhées, vomissements…) peuvent survenir en cas de contamination par le coronavirus. Parmi les hypothèses envisagées par les chercheurs : le SARS-CoV-2 infecterait les cellules dotées à leur surface d’un récepteur appelé « ACE2 ». Ce récepteur est présent dans les cellules du système respiratoire mais aussi dans celles du tube digestif. Voilà pourquoi le coronavirus pourrait modifier le transit. Il pourrait aussi provoquer des atteintes au niveau du foie et perturber le microbiote intestinal. En novembre 2021, la Haute Autorité de Santé a confirmé que « le tube digestif a sans doute un rôle important dans les symptômes prolongés de la Covid-19. Environ 20 % des patients rapportent des symptômes digestifs lors de la phase prolongée de Covid ».

Combien de temps durent les symptômes du Covid ?

La durée moyenne des symptômes d’une infection Covid par Omicron BA5 ou BQ 1.1 est d’environ 7 jours (3 à 10 jours selon les cas). 

Peut-on avoir des signes de Covid après avoir été vacciné ?

Il n’y a pas de virus actif du Covid dans les vaccins Covid autorisés en France. « La vaccination ne rend en aucun cas positif » précise le gouvernement. Il est cependant possible de présenter de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires ou de la fatigue après avoir été vacciné. Il s’agit d’effets secondaires passagers liés à l’activation du système immunitaire « mais vous n’êtes ni malade, ni contagieux » poursuit le gouvernement. Il est aussi possible -mais cela n’est pas lié au vaccin- d’être positif à la Covid après avoir été vacciné car les vaccins ne sont jamais efficaces à 100%. Ils protègent surtout des formes graves de la maladie et réduisent le risque d’hospitalisation et de décès.

schéma symptômes covid
Symptômes Covid-19 © 123rf

Quels sont les symptômes du Covid chez les enfants ?

Les enfants infectés par le SARS-CoV-2 sont majoritairement asymptomatiques ou développent une forme bénigne de la maladie. Quand l’infection se manifeste, c’est le plus souvent « par un syndrome grippal banal » nous expliquait le Dr Fabienne Kochert, pédiatre, en 2021. L’altération de l’état général de l’enfant, la diarrhée, une fièvre isolée chez l’enfant de moins de 3 mois doivent pousser à consulter.

Quels sont les symptômes du Covid chez le bébé ?

En pédiatrie, le Covid-19 est souvent peu symptomatique, notamment chez les nourrissons. Parmi les signes pouvant faire suspecter une infection au coronavirus chez l’enfant, la Société française de Pédiatrie, liste : 

  • une fièvre >38°, irritabilité inhabituelle,
  • une toux fébrile,
  • des selles liquides, vomissements, douleurs abdominales
  • les signes de gravité sont : toux ou difficultés respiratoires associées à l’un des signes suivants : cyanose, détresse respiratoire aiguë (geignement), signes de pneumonie : prise de boisson ou allaitement impossible, perte de connaissance ou convulsions, tachycardie, marbrures.

Quels sont les premiers symptômes du Covid ?

« Selon le début de la maladie, on sait ce qui va se passer dans les phases suivantes. » 

Les premiers symptômes d’une infection Covid-19 sont le plus souvent peu spécifiques : maux de tête, douleurs musculaires, grosse fatigue, rhume. Peuvent ensuite survenir des nausées et/ou des vomissements et des diarrhées, parfois (mais plus rare en 2022) des pertes du goût et/ou de l’odorat. L’aggravation clinique survient en moyenne une semaine après les premiers symptômes.

Quel est le délai d’apparition des symptômes ?

La durée moyenne d’incubation du virus Sars-CoV-2 était initialement de 5 jours. Cette durée peut être réduite en cas d’infection par Omicron avec une incubation de 2 à 3 jours et des signes qui surviennent à ce moment-là. 

Le rhume est-il un symptôme de Covid ?

« Dans plus de 80% des cas, les signes (d’une infection par le coronavirus) sont mineurs. Ce sont des angines ou des rhinopharyngites » constatait le Pr Karine Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, en mars 2020. Les premiers malades du coronavirus ont effectivement décrit les symptômes du rhume (nez qui coule, fatigue…) mais aussi un état grippal qui peut être « puissant » comme nous l’expliquait Olivier Sadou, infecté par le coronavirus, au mois de mars. Le rhume est un signe toujours rapporté par les patients infectés en 2022 comme le montrait Santé Publique France dans son rapport sur les cas Omicron. Des courbatures et une sensation d’abattement général font aussi partie des symptômes de l’infection. 

 

Le mal de gorge est-il un signe de Covid ?

Une infection à coronavirus peut entraîner un mal de gorge. C’est un signe rapporté par 88 cas Covid Omicron sur 277 selon l’analyse publiée par Santé Publique France en avril 2022 soit 31%. C’est aussi un des signes rapportés dans les analyses de juin sur les cas Omicron.

Qui est touché par la perte du goût et de l’odorat ?

C’était un symptôme inattendu mais devenu au fil du temps très caractéristique d’une infection Covid. Plusieurs ORL et infectiologues français ont constaté la survenue de perte brutale de l’odorat (« anosmie« ) souvent associée à une perte du goût (agueusie) mais sans obstruction nasale, chez des patients suspects ou confirmés COVID-19. Souvent chez des malades « plutôt jeunes » et ayant des formes « peu sévères » de la maladie, rapportait le Pr Jérôme Salomon, Directeur général de la santé dans un point de situation de l’épidémie fin mars 2020. Ce qu’a confirmé une étude européenne publiée en mai 2020 : « Les patients jeunes présentent plus souvent des troubles ORL (oreille, du nez et de la gorge). » Et de constater aussi que « les femmes étaient nettement plus atteintes par cette anosmie ». « Cette perte (odorat et goût, ndlr) initiale est initialement secondaire à un œdème de l’épithélium olfactif (connu pour être une cible du SARS-CoV-2) empêchant tout odorant de parvenir aux cellules sensorielles. À la disparition de cet œdème des fentes olfactives, l’odorat se rétablit spontanément dans la majorité des cas » explique la HAS en février 2021. Certains patients peuvent présenter des symptômes persistants au-delà de 1 mois :

  • Une atteinte de la détection (je ne sens pas) : l’hyposmie.
  • Une atteinte de l’identification (je ne reconnais pas).
  • Une distorsion de la perception des saveurs et des odeurs : parosmies. Elles sont fréquentes lors de la récupération neurosensorielle et plutôt de bon pronostic.
  • Des fluctuations de l’odorat, soit au cours d’une même journée ou sur plusieurs semaines, des rechutes de la perte à distance de l’infection aiguë.
  • Une gêne nasale ou une sensation d’obstruction nasale.

Peut-on avoir des pertes d’audition suite au Covid ?

Un nouveau symptôme a été présenté en octobre 2020 par des médecins britanniques dans la revue BMJ Case Reports : la perte soudaine de l’audition dite « neurosensorielle » (SSNHL) chez un patient asthmatique de 45 ans hospitalisé dans leur hôpital londonien, dans un état grave du Covid-19. Il a été intubé 30 jours, a eu une embolie pulmonaire, une pneumonie, une hypertension pulmonaire et une anémie. Une semaine après l’extubation, il a présenté des acouphènes et une perte auditive soudaine du côté gauche. Il n’avait aucun antécédent de perte auditive ou de pathologie de l’oreille. Son audition s’est améliorée après l’administration de stéroïdes. En mars 2021, des chercheurs anglais ont rapporté dans l‘International Journal of Audiology, des symptômes auditifs comme « potentiels symptômes liés au Covid-19 ». Parmi eux : des cas de pertes auditives, de vertiges et d’acouphènes observés dans plusieurs études regroupées dans une méta-analyse. « Le SRAS-CoV-2 pourrait se propager dans tout le système nerveux, peut-être y accéder via le nerf olfactif et le bulbe. Dans ce cas, on peut s’attendre à une association entre la perte de goût / odeur et les symptômes audio-vestibulaires » ont-ils indiqué. Avant de souligner qu’ « une grande partie des preuves est basée sur des rapports de cas et des enquêtes (ces dernières étant souvent rétrospectives, reposant donc sur l’auto-évaluation et le rappel). Il existe une pénurie d’études rapportant une évaluation complète de la fonction audio-vestibulaire chez les patients COVID-19 et des témoins correctement contrôlés. » A suivre donc…

Si on a des symptômes, il faut se tester sans attendre.

La fièvre est-elle un signe systématique de Covid ?

La fièvre peut être présente lors d’une infection par le Covid-19 sans être forcément très élevée. Dans un rapport de l’OMS publié en février 2020, relayant une étude sur 55 924 malades chinois testés positifs au coronavirus, la fièvre était rapportée par 88% des sondés. Alors que dans l’étude européenne menée sur des formes légères à modérées de Covid-19, elle ne concernait que 45% des sujets. La fièvre peut être absente ce qui ne veut pas dire qu’une infection par le coronavirus est exclue. Certains malades testés positifs au Covid-19 n’ont pas de fièvre. L’analyse des cas Omicron par Santé Publique France en avril 2022 montre que la fièvre est le 3e symptôme le plus fréquemment rapporté par les malades, après l’asthénie et la toux.

Le Covid peut-il entraîner des maux de tête ?

Le virus Sars-CoV-2 est souvent associé à des maux de tête parfois très intenses. Dans l’étude chinoise citée plus haut, 14% des malades avaient mal à la tête. Olivier Sadou, infecté par le Covid au début de l’épidémie en 2020, nous avait rapporté des maux de tête « violents » comme rarement il avait eu. C’est un symptôme qui persiste chez les cas Covid en 2022, notamment dans les formes longues de Covid qu’elles touchent l’adulte ou l’enfant.

Quels sont les symptômes dermatologiques du Covid ?

Urticaire, engelures… Les atteintes dermatologiques sont des manifestations décrites à partir du mois d’avril 2020 chez des malades du coronavirus. Les dermatologues ont d’abord été alertés par la survenue de taches rouges (érythème) sur le visage de patients infectés par le Covid-19. En octobre, une analyse du Registre international des répercussions dermatologiques de la Covid-19 présentée lors du 29e Congrès de l’Académie européenne de dermatologie et de vénéréologie a rapporté des signes inflammatoires au niveau des orteils. Près de 1 000 cas de patients présentant des manifestations cutanées de Covid-19 dans 39 pays ont été enregistrés. Parmi eux, « des patients ont eu un gonflement des orteils, une décoloration (les orteils deviennent rouges puis violets). Cela dure en moyenne 15 jours environ mais certains patients ont des douleurs aux orteils pendant plusieurs mois« , a déclaré le Dr. Esther Freeman, Directrice au Massachusetts General Hospital de Boston qui a participé à l’analyse. Selon elle, ces signes ne doivent pas être négligés : « La peau peut être considérée comme une fenêtre sur le reste du corps parce que c’est une inflammation que vous pouvez voir – et qui peut être le signe d’une inflammation ailleurs. »

Que faire ? Les patients qui ont des problèmes cutanés avec peut-être d’autres signes pouvant faire penser à une infection Covid-19 doivent consulter un dermatologue. « Il faut être attentif à ces signes cutanés et rechercher dans le contexte, d’autres signes cliniques, mais il faut aussi rester prudent, car toute engelure n’est pas obligatoirement un signe de Covid, les engelures étant quand même une dermatose assez fréquente ». rappelle la SFD.

Les précisions du docteur Pierrick Hordé :

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« Santé médecine : Les autres symptômes du coronavirus »

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Quels sont les signes graves de Covid ?

L’aggravation clinique de la maladie Covid-19 survient en moyenne une semaine après les premiers symptômes. Une dyspnée voire une détresse respiratoire sont les premiers signes graves d’une infection Covid-19. La dyspnée correspond à des difficultés respiratoires. Concrètement « ce sont des signes de pneumonie donc d’infection du poumon. C’est globalement un taux d’oxygène qui va baisser et un syndrome infectieux qui va augmenter, de la fièvre qui augmente, des difficultés respiratoires, on cherche de l’air, on s’étouffe un peu de l’intérieur, la fréquence respiratoire augmente, les ongles sont un peu bleutés » décrivait le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l’Hôtel-Dieu contacté en 2020. On parle alors de SDRA ou Syndrome de Détresse Respiratoire Aigue. C’est une urgence vitale. 

→ « Ressentir un essoufflement dans des activités simples chez soi est un signe qui doit alerter«  a rappelé le Pr Jérôme Salomon en mars 2020. Il ne faut pas attendre que cela empire. Ce symptôme nécessite une consultation médicale ou un appel au 15.

Quels sont les symptômes du Covid long ?

Les symptômes prolongés de la Covid-19 peuvent se présenter sous des formes très diverses. Pour mémoire, un patient présente des symptômes prolongés de la Covid-19 lorsqu’il répond aux 3 critères suivants :

  • épisode initial symptomatique de la Covid-19 confirmé ou probable ;
  • présence d’au moins un des symptômes initiaux au-delà de 4 semaines suivant le début de la phase aiguë de la maladie ;
  • symptômes initiaux et prolongés non expliqués par un autre diagnostic.

Les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont : une fatigue pouvant être sévère, des troubles neurologiques (cognitifs, sensoriels, céphalées), des troubles cardio-thoraciques (douleurs et oppressions thoraciques, tachycardie, dyspnée, toux) et des troubles de l’odorat et du goût. Des douleurs, des troubles digestifs et cutanés sont également fréquents.

Sources :

•  Rapport relatif à l’actualisation de la définition de cas de Covid-19 et des contacts à risque, HCSP, juin 2022

• Coronavirus : circulation des variants du SARS-CoV-2, mis à jour le 15 juin 2022, Santé Publique France.

• COVID-19 : point épidémiologique du 31 mars 2022. Santé Publique France.

• Conduite à tenir devant un cas d’infection par le SARS-CoV-2 (COVID-19) 22/07/2021. Santé Publique France.

• Avis n°8 du Conseil scientifique COVID-19 27 juillet 2020 Se préparer maintenant pour anticiper un retour du virus à l’automne. 27 juillet 2020.

• COVID-19 : point épidémiologique du 23 juillet 2020, Santé Publique France.

• Part des formes asymptomatiques et transmission du Sars-CoV-2 en phase pré-symptomatique, Santé Publique France, 8 juillet 2020.

• Sia, S.F., Yan, L.M., Chin, A.W.H., Fung, K., Choy, K.T., Wong, A.Y.L., Kaewpreedee, P., Perera, R., Poon, L.L.M., Nicholls, J.M., Peiris, M., Yen, H.L., 2020. Pathogenesis and transmission of SARS-CoV-2 in golden hamsters. Nature.

• Romoli, M., Jelcic, I., Bernard-Valnet, R., Garcia Azorin, D., Mancinelli, L., Akhvlediani, T., Monaco, S., Taba, P., Sellner, J., 2020. A systematic review of neurological manifestations of SARS-CoV-2 infection: the devil is hidden in the details. European journal of neurology

• Chien JR et al. Olfactory and Gustatory Dysfunctions as a Clinical Presentation of Mild to Moderate forms of the Coronavirus Disease (COVID-19): A Multicenter European Study. Eur Arch Otorhinolaryngol. 2020 Apr 6. doi: 10.1007/s00405-020-05965-1.

• Covid-19: identifying and isolating asymptomatic people helped eliminate virus in Italian village. BMJ 2020.

• Covid-19 et lésions cutanées : la Société Française de Dermatologie appelle à la vigilance mais également à la prudence. Société française de dermatologie, 8 avril 2020.

• Communiqué de presse SNDV, COVID et Peau. 6 avril 2020.


Source : JDF Santé

Voyage Covid : France, Angleterre, test, en janvier 2023

Voyage Covid : France, Angleterre, test, en janvier 2023

Peut-être avez-vous prévu de partir en vacances, en hiver ou en ce début d’année 2023 ? Comme expliqué sur le site du ministère de l’Intérieur, depuis le 1er août 2022, les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du pass sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance. Il n’y plus besoin de justifier son voyage avec un « motif impérieux« . Enfin, les voyageurs n’ont plus à présenter d’attestation sur l’honneur de non contamination et d’engagement à se soumettre à un test antigénique ou un examen biologique à l’arrivée sur le territoire national. Il en va de même pour les déplacements entre la métropole et chacun des territoires ultramarins. En revanche, les Etats étrangers sont susceptibles de conserver des mesures et formalités spécifiques pour l’accès à leur territoire.

Quelles sont les règles de voyage actuelles en France ?

Le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières françaises est levé, conformément à la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la Covid-19. En conséquence, depuis le 1er août 2022, les règles précédemment appliquées aux voyageurs à destination de la France ne s’appliquent plus. Il en va de même pour les déplacements entre la métropole et chacun des territoires ultramarins (Guadeloupe, Martinique…). En revanche, le Gouvernement conserve enfin jusqu’au 31 janvier 2023 la possibilité d’activer des mesures de « frein d’urgence » pour une durée maximale de deux mois, après avis de la Haute autorité de santé en cas d’apparition et de circulation d’un nouveau variant de la Covid-19 susceptible de constituer une menace sanitaire grave ou, dans les outre-mer, en cas de risque de saturation du système de santé.

Faut-il un pass sanitaire pour entrer et sortir de France ?

Depuis le 1er août 2022, la présentation du pass sanitaire ne peut plus être exigée en France, quel que soit le pays ou la zone de provenance. En revanche, les Etats étrangers sont susceptibles de conserver des mesures et formalités spécifiques pour l’accès à leur territoire. Ces conditions sont vérifiables sur France-Diplomatie.

Faut-il un masque dans l’avion ?

Le port du masque chirurgical ou de type FFP1, 2, 3 (sans valve) peut être obligatoire à bord ou à l’aéroport selon votre pays de départ ou de destination. Pour les compagnies espagnoles par exemple, le masque est obligatoire à bord de l’avion. Veuillez vérifier la réglementation pour votre voyage avant le départ, conseille Air France.

C’est quoi un schéma vaccinal complet ?

L’attestation de vaccination n’est plus nécessaire pour voyager en France ou pour regagner l’Hexagone. Elle peut cependant être demander par certains pays.

  • S’agissant du vaccin COVID-19 Vaccine Janssen, le schéma initial est complet 28 jours après l’administration d’une dose.
  • S’agissant des autres vaccins (Pfizer/Comirnaty, Moderna, AstraZeneca/Vaxzevria/Covishield), le schéma initial est complet 7 jours après l’administration d’une 2e dose. Une infection à la Covid-19 équivaut à l’administration de l’une de ces 2 premières doses.

Certains vaccins ne sont pas autorisés par la Commission européenne ou ne sont pas reconnus par l’Agence nationale de sécurité des médicaments. Pour autant, ils sont autorisés par l’Organisation mondiale de la santé. Pour ceux-là et à condition que toutes les doses requises aient été reçues, le délai est de 7 jours après l’administration d’une dose complémentaire d’un vaccin ARN messager bénéficiant d’une telle autorisation ou reconnaissance. Pour que le schéma demeure complet, un rappel peut être nécessaire. 

Quelles sont les conditions de voyage en Espagne ?

Toutes les restrictions aux déplacements vers l’Espagne par voie terrestre, aérienne ou maritime sont levées pour les passagers en provenance de l’Union Européenne ou pays associés Schengen.

L’ensemble du territoire espagnol est soumis aux règles de la « nouvelle normalité », qui prévoient notamment :

  • le port du masque obligatoire pour toute personne de plus de 6 ans dans les établissements de santé, y compris les pharmacies, dans les résidences pour personnes âgées ainsi que dans tous les transports publics ;
  • le respect des gestes barrières.

Quelles sont les conditions de voyage en Italie ?

Si vous arrivez de France, l’entrée sur le territoire italien n’est pas soumise à la présentation d’une preuve de vaccination ou de guérison, ni d’un test. Le passenger locator form (PLF) n’est plus requis depuis le 1er mai 2022. 

Le port du masque reste obligatoire dans certains lieux :

  • masque FFP2 dans les transports (sauf aérien), y compris dans les taxis ;
  • masque (FFP2 ou chirurgical, au choix) dans les établissements de santé, les établissements d’hébergement pour personnes âgées, les hôpitaux et les structures sanitaires.

Dans les cas où le port du masque est obligatoire, en sont exemptées les personnes suivantes :

  • les enfants de moins de six ans ;
  • les personnes présentant une pathologie ou un handicap incompatible avec le port d’un masque ;
  • les personnes pratiquant des activités sportives.

Important : Un ressortissant français positif en Italie est soumis aux règles sanitaires italiennes et doit respecter un isolement strict dont la durée diffère selon les cas et les variants. Celui-ci peut aller de 7 à 21 jours pour les positifs de longue durée et ne peut être interrompu qu’avec l’autorisation des autorités sanitaires locales.

Quelles sont les conditions de voyage au Portugal ?

Depuis le 1er juillet 2022, vous n’avez plus besoin d’un certificat de vaccination COVID-19 ou d’un test COVID-19 négatif pour entrer au Portugal. Il n’existe aucune restriction sanitaire pour entrer sur les îles de Madère et des Açores. L’obligation du port du masque est maintenue :

  • dans les lieux où les personnes qui les fréquentent sont particulièrement vulnérables (établissements et services de santé, établissements d’hébergement, foyers ou services de maintien à domicile pour les populations vulnérables ou les personnes âgées, et unités de soins de longue durée) ; 
  • dans les lieux caractérisés par une utilisation intensive (transports publics de passagers, y compris le transport aérien, le transport de passagers en taxi ou TVDE (Uber).

Quelles sont les conditions de voyage au Maroc ?

Depuis le 30 septembre, toutes les restrictions sanitaires (présentation du pass vaccinal ou d’un test PCR négatif) à l’entrée sur le territoire marocain sont levées. Seule la fiche sanitaire du passager (https://www.onda.ma/form.php) dûment renseignée doit être présentée à l’arrivée au Maroc.

Quelles sont les conditions de voyage en Grèce ?

Depuis le 1er mai 2022, la Grèce a suspendu ses restrictions d’entrée sur son territoire depuis l’étranger quel que soit le pays d’origine. Aucun document sanitaire (certificat de vaccination ou de guérison), aucun test de dépistage n’est requis pour l’embarquement ou le passage des frontières. Les conditions d’accès direct aux îles grecques depuis l’étranger sont identiques aux conditions d’entrée sur le continent.

Quelles sont les conditions de voyage pour aller au Japon ?

C’est de nouveau possible d’aller au Japon. Mais avec certaines conditions. Comme expliqué sur le site de France Diplomatie. Depuis le 11 octobre 2022, l’entrée sur le territoire japonais pour un court séjour ne dépassant pas 90 jours ne nécessite plus l’obtention préalable d’un visa pour les ressortissants français. En revanche, pour un long séjour de plus de 90 jours, il y a toujours une obligation de visa. Pour entrer au Japon, depuis le 7 septembre, la présentation d’un résultat de test PCR négatif réalisé moins de 72 heures avant le vol n’est plus requise pour les voyageurs disposant d’un schéma vaccinal complet (3 doses ; les vaccins autorisés sont les vaccins Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Janssen – 2 doses uniquement – , Novavax et Covaxin/Bharat Biotech). Les informations (nom et prénom(s), date de naissance, nom du vaccin, date de vaccination et nombre de doses) des certificats de vaccination doivent être rédigées (ou traduites) en japonais ou en anglais. Cette mesure concerne uniquement les voyageurs en provenance de pays/régions où la circulation du variant est prépondérante (cas de la France). Une attestation de test PCR négatif de moins de 72 heures reste toutefois obligatoire pour les personnes ne pouvant justifier d’un tel schéma vaccinal. Seul le modèle d’attestation édité par le ministère de la santé du Japon doit être utilisé dans ce cas.

► Les voyageurs sont invités à renseigner en ligne, préalablement à leur entrée sur le territoire japonais, les informations demandées par les autorités japonaises dans le cadre de la procédure Fast Track et sur le site Visit Japan Web afin de faciliter les contrôles à leur arrivée sur le territoire japonais.

Quelles sont les conditions de voyage aux USA ?

Depuis le 8 novembre 2021, les voyageurs de 18 ans et plus à destination des États-Unis par voie aérienne doivent obligatoirement présenter une preuve de vaccination complète contre le Covid-19 pour être autorisés à embarquer, sauf s’ils sont de nationalité américaine, résidents légaux permanents ou immigrants et quelques autres exceptions très limitées. Les transits par le territoire américain sont également concernés par cette obligation vaccinale. Par ailleurs, tous les voyageurs devront remplir, avant de voyager, une attestation relative à leur statut vaccinal.

Quelles sont les conditions de voyage au Canada ?

Les ressortissants étrangers entièrement vaccinés peuvent se rendre au Canada sans justifier d’un « motif essentiel » et sont exemptés de quarantaine à leur arrivée s’ils respectent toutes les exigences nécessaires :

  • être entièrement vaccinés au sens des autorités canadiennes (les personnes rétablies de la COVID-19 et n’ayant reçu qu’une dose de vaccin ne sont pas considérées comme entièrement vaccinées : voir sur le site du Gouvernement du Canada) ;
  • être asymptomatiques. Les ressortissants étrangers présentant des symptômes ou ayant obtenu un résultat positif lors d’un test de dépistage moins de 11 jours avant leur arrivée se verront refuser l’entrée au Canada et pourront être placés en isolement au Canada avant d’être expulsés (voir sur le site du Gouvernement du Canada) ;
  • soumettre les informations obligatoires au moyen d’ArriveCAN, y compris une preuve de vaccination en anglais ou en français ainsi qu’un plan de mise en quarantaine dans les 72 heures précédant l’arrivée au Canada ;
  • se soumettre à un test moléculaire de dépistage de la COVID-19 à l’arrivée s’ils sont sélectionnés au hasard , après le 30 juin 2022 (voir site du Gouvernement du Canada) ;
  • détenir une autorisation de voyage électronique (AVE) ou un visa correspondant à la raison de son séjour (étude, travail…).

Dans certains cas, les personnes se rendant au Canada pour des motifs humanitaires (soutien à un proche gravement malade, fin de vie, funérailles) peuvent demander une exemption (cf. site d’Immigration Canada). Ces voyageurs non entièrement vaccinés doivent également se soumettre à un 2ème test PCR à leur arrivée au Canada, ainsi qu’à un autre test 8 jours plus tard.

Pour les voyageurs non vaccinés, il est possible de transiter par le Canada pour rejoindre une destination en pays tiers (y compris Saint-Pierre-et-Miquelon) à condition d’être muni d’un titre de voyage valide (autorisation de voyage électronique en cas de dispense de visa) et de ne pas quitter la zone de transit international de l’aéroport canadien où la correspondance est effectuée (pas de possibilité de connexion entre deux aéroports canadiens : arrivée et départ dans le même aéroport). Lorsqu’aucun autre itinéraire n’est possible, les passagers peuvent passer jusqu’à 24 heures en transit mais les nuitées en auto-isolement dans les hôtels des aéroports ne sont permises qu’à Toronto-Pearson. Pour les voyageurs qui transitent par les aéroports de Montréal, Vancouver et Calgary, les vols de correspondance doivent impérativement avoir lieu dans le même jour d’exploitation.

Quelles sont les conditions de voyage au Brésil ?

L’arrêté interministériel n°678 du 12 septembre 2022 prévoit que pour entrer sur le territoire brésilien, il convient sauf pour les enfants de moins de 12 ans, les transporteurs, les équipages d’avions, les résidents frontaliers des cités jumelles, et les personnes en situation de vulnérabilité du fait d’une crise humanitaire.:

  • soit de présenter une preuve de schéma complet de vaccination contre le Covid19 (en langues portugaise, ou espagnole, ou anglaise, comportant le nom du voyageur, la référence du vaccin injecté, et les dates de vaccination nécessairement antérieures de 14 jours à la date d’embarquement),
  • soit de présenter un résultat négatif ou indétectable de test antigène ou RT-PCR, réalisé un jour avant l’embarquement.

L’entrée sur le territoire national des voyageurs ayant eu le Covid-19 au cours des 90 (quatre-vingt-dix) derniers jours, à compter de la date d’apparition des symptômes, et qui sont asymptomatiques et persistent avec le test RT-PCR ou test antigénique détectable pour le Covid-19, sera autorisée sur présentation des documents suivants :

  • 2 (deux) résultats de RT-PCR détectables, avec un intervalle d’au moins 14 (quatorze) jours, le dernier étant réalisé 1 (un) jour avant l’embarquement ; et,
  • Certificat médical avec la signature du médecin responsable, attestant que la personne est asymptomatique et apte à voyager, incluant la date du voyage.

Les attestations de rétablissement du Covid19 ne sont pas admises en substitution du certificat de vaccination ou du test.

Quelles sont les  conditions de voyage au Royaume-Uni ?

Depuis le 18 mars 2022, il n’est plus nécessaire de justifier d’un schéma vaccinal complet ou de présenter le résultat d’un test négatif, ni de compléter le « passenger locator form ». Les voyageurs européens doivent disposer d’un passeport valide pour entrer au Royaume-Uni. Seuls les résidents bénéficiaires de l’Accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, éligibles au (pre)settled status, pourront continuer à utiliser une carte d’identité jusqu’en 2025.

Quelles sont les conditions de voyage en Tunisie ?

Il est très vivement recommandé aux voyageurs de plus de 18 ans se rendant en Tunisie d’avoir achevé leur schéma vaccinal contre le Covid-19 avant leur départ.

Depuis le 27 mai 2022 :

a. Les voyageurs vaccinés de plus de 18 ans doivent :

  • présenter le certificat de leur schéma vaccinal complet contre la Covid-19 ;
  • se soumettre aux tests de dépistage aléatoires qui seront réalisés à l’arrivée. Les personnes positives devront appliquer un auto-isolement de 5 jours, qui peut être prolongé à 7 jours en cas d’apparition des symptômes.

b. Les voyageurs de plus de 18 ans non vaccinés ou présentant un schéma vaccinal incomplet y compris ceux n’ayant reçu qu’une seule dose de vaccin (pour les vaccins à deux injections) entrant en Tunisie doivent :

  • présenter un test PCR négatif à la Covid-19, portant un QR code, réalisé moins de 48 heures avant le premier embarquement ou un test antigénique (TDR-Ag) négatif, portant un QR code, réalisé moins de 24 heures avant le premier embarquement (les auto-tests ne sont pas reconnus) ;
  • se soumettre aux tests de dépistage aléatoires à l’arrivée.

c. Les voyageurs de moins de 18 ans sont exemptés de l’obligation de test ou de vaccination.

Mesures en vigueur en Tunisie : un pass vaccinal est exigible pour accéder aux lieux publics pour toutes les personnes de plus de 18 ans. Le pass sanitaire européen est reconnu par les autorités tunisiennes.

Sources :

Voyages depuis et vers l’étranger. Gouvernement.fr. 1er août 2022.

Conseils aux voyageurs. France-Diplomatie.


Source : JDF Santé

Douleur sous les côtes : gauche, droite, causes, que faire ?

Douleur sous les côtes : gauche, droite, causes, que faire ?

Des douleurs ressenties sous les côtes, plus exactement dans la région sous-costale appelée « hypocondre » après manger, en respirant… doivent amener à consulter un médecin. Elles peuvent signaler une maladie du foie, du pancréas, des reins ou une atteinte des voies biliaires. Quelles sont les causes d’une douleur sous les côtes ? Du côté droit ? Du côté gaucheDes deux côtés ? Quelles solutions ? Conseils. 

Définition : qu’appelle-t-on une douleur sous les côtes ?

Les douleurs sous-costales droites apparaissent au niveau de l’hypocondre droit, la partie supérieure de l’abdomen. Les douleurs sous-costales gauches désignent les douleurs ressenties sur la partie supérieure de l’abdomen également mais du côté gauche (hypocondre gauche). 

anatomie des côtes
Anatomie des côtes © 123rf-mattlphotography

Quelles sont les causes d’une douleur sous les côtes ?

► Du gaz dans les intestins. « L’une des principales causes de douleur dans cette région de l’abdomen est la présence de bulles de gaz dans le gros intestin. Cela provoque de l’inconfort digestif, des crises de colites. C’est tout à fait banal « , décrit en préambule le Pr Jean-Marie Péron, chef de service d’hépato-gastroentérologie de l’hôpital de Purpan (CHU de Toulouse) et secrétaire générale de la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE).

► Des calculs biliaires. Des douleurs ressenties sous les côtes droites peuvent également être le signe d’une atteinte des voies biliaires appelée lithiase biliaire. Elle survient lorsque des calculs, qui se forment dans la vésicule biliaire, mettent en tension les voies biliaires. Il s’agit d’un trouble fréquent dans les pays occidentaux où au moins 20% de la population adulte en souffrent. « Dans l’immense majorité des cas, la lithiase biliaire n’entraîne aucun symptôme et ne nécessite pas de traitement particulier« , souligne le Pr Jean-Marie Péron. Mais parfois le calcul migre dans les voies biliaires, ce qui entraîne une douleur qu’on appelle la colique hépatique. Les personnes âgées, les femmes et les personnes obèses sont les plus à risque. Les personnes qui sont victimes d’une colique hépatique se plaignent de douleurs intenses durant plusieurs minutes, voire plusieurs heures, qui peuvent irradier dans le dos et l’épaule droite. Des douleurs si violentes que la respiration est difficile et limitée. Une autre complication des calculs vésiculaires est la cholécystite aiguë. Il s’agit d’une infection de la vésicule biliaire qui associe des douleurs de l’hypochondre droit et de la fièvre modérée. Ce tableau clinique peut encore s’aggraver si le calcul sort du canal cystique et rejoint la voie biliaire principale. Les patients atteints de cette complication, nommée angiocholite, souffrent de douleurs intenses associée à une fièvre importante, des frissons et un ictère (jaunisse). « Ce trouble est rare, mais c’est une urgence vitale. Les patients doivent être pris en charge très rapidement sinon ils risquent la septicémie« , insiste le Pr Péron.

► Une maladie du foie. Les douleurs chroniques de l’hypochondre droit peuvent être le signe d’une maladie du foie. Les patients se plaignent alors d’une pesanteur au niveau de l’abdomen à droite sous les côtes. En cause : une augmentation du volume du foie (hépatomégalie). C’est notamment le cas du foie cardiaque, une trouble hépatique observé chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque. » Chez ces derniers, on observe une accumulation de sang dans le foie car les veines n’arrivent pas à le faire remonter jusqu’au cœur « , explique le spécialiste. Les douleurs sous costales droites peuvent aussi signaler une tumeur du foie bénigne ou maligne (cancer). En cas de tumeur maligne, il peut s’agir d’un cancer primitif ou de métastases.

► Une inflammation. Les douleurs sous-costales gauches peuvent être un signe révélateur de plusieurs affections telles que la colite (inflammation du côlon), la pancréatite (inflammation du pancréas), l’hydronéphrose et la tuberculose.

► D’autres causes. Elles peuvent aussi résulter d’une forte pression au niveau du rein et des voies urinaires due à un calcul (colique néphrétique), de la présence de kystes ou d’un cancer du rein. 

Schéma de l'hypochondre

Quelles sont les causes d’une douleur sous les côtes à droite ?

  • calculs biliaires
  • infection de la vésicule biliaire
  • maladie du foie : hépatomégalie, foie cardiaque
  • tumeur (bénigne ou cancer) du foie

Quelles sont les causes d’une douleur sous les côtes à gauche ?

  • colite (inflammation du côlon)
  • pancréatite (inflammation du pancréas)
  • hydronéphrose
  • tuberculose.

Quels examens faire quand on a mal sous les côtes ?

Le premier examen à réaliser systématiquement est une échographie abdominale pour repérer d’éventuels calculs dans la vésicule ou les voies biliaires, ou une tumeur du foie. En parallèle, il est également indispensable de réaliser une prise de sang afin d’effectuer un bilan hépatique. Cette analyse permet de détecter toute anomalie hépatique. « Il faut vérifier le taux des transaminases, la gamma GT, les phosphatases alcalines, la bilirubine totale. Si les douleurs sont dues à un trouble hépatique, les taux seront en augmentation, indique le Pr Jean-Marie Péron. Si les résultats de l’échographie et du bilan sanguin sont négatifs, c’est rassurant« .

Toute douleur de l’hypochondre droit mérite une consultation chez le médecin

Quand consulter si on a une douleur sous les côtes ?

« D’une façon générale, toute douleur de l’hypochondre droit mérite une consultation chez le médecin« , juge le spécialiste. Ce dernier se veut rassurant et rappelle que dans un grand nombre de cas, les douleurs de l’hypochondre droit sont en réalité des douleurs du gros intestins induites par des gaz ou une constipation.

Quel est le traitement pour soigner une douleur sous les côtes ?

Dans le cas où les calculs situés dans la vésicule ou les voies biliaires sont retrouvés par hasard chez un patient qui ne souffre pas, aucun traitement n’est nécessaire. En revanche, chez les patients qui présentent une colique hépatique, il est recommandé de réaliser une intervention chirurgicale pour enlever la vésicule biliaire (cholécystectomie) puisqu’elle est à l’origine des calculs. Dans le cas d’une infection de la vésicule, ou cholécystite aiguë, le patient doit être hospitalisé pour recevoir une antibiothérapie et bénéficier dans les jours qui suivent d’une cholécystectomie. En cas d’angiocholite, l’hospitalisation est une urgence vitale. Le patient reçoit là aussi une antibiothérapie pour traiter l’infection bactérienne. Puis dans un second temps une cholécystectomie est réalisée. Durant l’opération, les chirurgiens extraient le calcul de la voie biliaire principale. « Dans certains cas, la cholécystectomie peut être précédée d’une une CPRE (Cholangio Pancréatographie par voie Rétrograde Endoscopique), geste réalisé par un gastroentérologue pour extraite en urgence d’extraire le calcul et de drainer les voies biliaires infectées« , précise le médecin. Dans le cas du foie cardiaque, le traitement est celui de l’insuffisance cardiaque. S’agissant des tumeurs hépatiques, il faut réaliser un bilan complet de la tumeur afin de choisir les traitements les plus adaptés et déterminer si une intervention chirurgicale est possible.

Merci au Professeur Jean-Marie Péron, chef de service d’hépato-gastroentérologie de l’hôpital de Purpan (CHU de Toulouse) et secrétaire générale de la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE).


Source : JDF Santé

Rhume ou Covid : janvier 2023, symptômes, comment savoir ?

Rhume ou Covid : janvier 2023, symptômes, comment savoir ?

 

Nez bouché, qui coule, gorge irritée, légère fièvre, toux… La rhinopharyngite, plus communément appelée « rhume », est très fréquente entre le début de l’automne et le début du printemps. Mais en pleine pandémie de coronavirus, les symptômes évocateurs d’un rhume peuvent inquiéter et faire penser à une infection Covid. Comment faire la différence entre les deux infections ? Quels sont leurs points communs ? Comment savoir ce que l’on « couve » ? Quand consulter ? Tableau des différences entre les symptômes et réponses du Pr Charles Cazanave, médecin infectiologue et responsable d’une unité du service des Maladies infectieuses et tropicales au CHU de Bordeaux. 

Quels sont les symptômes communs entre le rhume et le Covid ?

Le coronavirus qui entraîne la rhinopharyngite n’a pas la même agressivité que le coronavirus responsable du Covid-19.

Une centaine de virus peuvent entraîner un rhume. Ces virus sont classés en deux catégories : les rhinovirus et les coronavirus. Ces derniers sont bénins, à la différence du Sars-Cov-2, à l’origine de la pandémie Covid-19.  « Les premiers symptômes d’une infection Covid-19 peuvent être très similaires à ceux d’un rhume. Le rhume et le Covid-19 débutent généralement par les mêmes symptômes : on se sent fébrile, fatigué, on a le nez qui coule (ce qu’on appelle une rhinorrhée ou un écoulement nasal en termes médicaux), on a mal à la gorge (douleurs pharyngées), on éternue et on peut tousser, décrit le Pr Charles Cazanave. Ce sont les symptômes de la sphère ORL qui sont les plus fréquents dans les deux cas car le SARS-CoV-2 ou le virus responsable de la rhinopharyngite sont deux virus qui passent par le nez et qui descendent vers les bronches. »

Tableau des symptômes d’un rhume et du Covid

Symptômes Rhume Covid-19
Fièvre Peu élevée (38°C maximum) Importante (39-40°C)
Fatigue Modérée Importante
Écoulement nasal Important et accompagné d’un nez bouché Possible mais sans obstruction nasale
Nez bouché Important Faible
Mal de gorge

Possible (peut être évocateur d’une angine) 

Attention, un mal de gorge isolé n’est pas évocateur d’un rhume ou d’une infection au Covid-19. En revanche, il peut faire penser à une angine ou à une pharyngite

Possible

Attention, un mal de gorge isolé n’est pas évocateur d’un rhume ou d’une infection au Covid-19. En revanche, il peut faire penser à une angine ou à une pharyngite. 

Toux Modérée Importante
Courbatures Inexistantes ou faibles Importantes (peuvent être évocatrices d’une grippe)
Perte d’odorat (anosmie) Inexistante (ou seulement due à l’obstruction nasale) Possible et typique en l’absence d’obstruction nasale
Perte du goût (agueusie) Inexistante (ou seulement due à l’obstruction nasale) Possible et typique
Problèmes dermatologiques Inexistants Possibles (éruptions, purpura…)
Signes digestifs (diarrhées) Inexistants ou rares (enfants surtout) Possibles (classiquement décrits chez les jeunes enfants et les personnes âgées)

Quelles sont les différences entre le rhume et le Covid ?

► Virus différent : les agents infectieux ne sont pas les mêmes. « Le virus du rhume le plus connu est le rhinovirus, même si certains coronavirus (les coronavirus sont une famille de plusieurs virus) peuvent également entraîner un rhume. Attention, ces coronavirus sont bénins et n’ont rien à voir avec le SARS-CoV-2, lui responsable de l’épidémie de Covid-19« , décrit le spécialiste. Le coronavirus qui entraîne la rhinopharyngite n’a pas la même agressivité que le coronavirus responsable du Covid-19.« Tout le monde guérit aisément d’un rhume, tandis que tout le monde ne guérit hélas pas d’un Covid-19« , tient à préciser notre interlocuteur.

► Symptômes différents : certains symptômes diffèrent entre le Covid-19 et le rhume et certains ne sont associés qu’à l’une des deux maladies : « Une personne qui a un rhume a le nez qui coule et le nez bouché. Cela peut alors entraîner une légère perte d’odorat et de goût, mais cela est simplement dû à l’obstruction nasale, tandis qu’une personne atteinte du Covid-19 n’a pas le nez bouché, mais peut avoir une perte subite de l’odorat et/ou du goût« , explique l’infectiologue. Enfin, les problèmes dermatologiques (éruptions cutanées, purpura) et les signes digestifs (diarrhées) peuvent être évocateurs du Covid-19 alors qu’ils sont quasi inexistants lors d’un rhume. 

► Période d’incubation différente : l’incubation de la rhinopharyngite est plus courte que celle du Covid-19 : 2-3 jours pour la rhinopharyngite contre 5-8 jours pour le Covid-19. 

► Des patients aux âges différents : la rhinopharyngite affecte les personnes plus jeunes, particulièrement les enfants entre 6 mois et 7 ans, ce qui n’est pas le cas du Covid-19. Les personnes contaminées ont en moyenne 71 ans, indique Santé publique France

► Mortalité différente : Selon Santé Publique France, le taux de mortalité du Covid-19 (nombre de décès rapporté à la population générale) peut être estimé à 0.002 %. En revanche, on ne meurt pas d’une rhinopharyngite isolée, qui reste une infection bénigne. Le système immunitaire combat le virus généralement en une semaine. Toutefois mais cela reste rare, chez des personnes à risque (personnes ayant subi une greffe de moelle osseuse par exemple), les rhinovirus peuvent entraîner des complications respiratoires qui peuvent, elles, entraîner des pneumonies bactériennes et potentiellement mortelles. 

La perte de goût et de l’odorat évoque-t-elle plutôt le rhume ou le Covid ?

Perdre le goût et l’odorat est possible dans les deux cas mais pour le rhume, cela est simplement dû à l’obstruction nasale. Alors que c’est un symptôme très évocateur du Covid. En somme, si vous avez le nez bouché et une perte d’odorat, c’est sûrement un rhume. En revanche, si vous perdez l’odorat et que vous n’avez pas le nez bouché c’est sûrement un Covid. Dans tous les cas, seul un test permet de poser le diagnostic. 

Comment savoir ce que l’on a entre un rhume et un Covid ?

« La seule façon d’écarter la piste du Covid-19 est de se faire tester » rappelle notre interlocuteur. En fonction de vos symptômes et de leur intensité, vous pouvez faire la différence entre un rhume et un Covid-19. Un avis médical est nécessaire pour ne pas passer à côté d’une forme peu caractéristique, notamment quand les symptômes persistent et/ou s’aggravent.

Quand faire un test ?

En cas de doute, il est conseillé de demander l’avis de son médecin, dans un premier temps par téléphone ou par téléconsultation si cela est proposé. « La seule façon d’écarter la piste du Covid-19 est de se faire tester« , indique notre interlocuteur. Désormais, les tests sont payants. Continuent à bénéficier d’une prise en charge, les personnes :

  • ayant un schéma vaccinal complet (ou une contre-indication à la vaccination) ;
  • mineures ;
  • identifiées par le « contact-tracing » fait par l’Assurance maladie ;
  • concernées par des campagnes de dépistage collectif (ARS, établissements scolaires…) ;
  • symptomatiques sur prescription médicale ;
  • ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois.

Merci au Pr Charles Cazanave, médecin infectiologue et responsable d’une unité du service des Maladies infectieuses et tropicales au CHU de Bordeaux. 


Source : JDF Santé