Des tests antigéniques combinés dits « multiplex » permettent désormais de détecter le Covid-19 et la grippe en même temps pour faciliter le diagnostic et améliorer la prise en charge. La période hivernale marque le retour des virus comme la grippe dont les symptômes ressemblent souvent à ceux du Covid. « Les signes cliniques des infections respiratoires hivernales, de la grippe particulièrement, et ceux du Covid-19 sont similaires ; aucun symptôme n’est spécifique. Il est alors difficile de faire un diagnostic différentiel grippe/Covid-19 pendant la période de co-circulation de ces virus sans réaliser des tests diagnostiques virologiques » rappelait la Haute Autorité de Santé (HAS) en 2020. Le test combiné grippe/Covid est disponible en pharmacie ou chez certains médecins. « C’est un vrai progrès, cela permet de prescrire moins d’antibiotiques et de le justifier auprès du patient. C’est un excellent outil d’éducation thérapeutique » a défendu Jean-Paul Hamon, le président d’honneur de la Fédération des médecins de France, au Journal Du Dimanche le 1er janvier 2023. L’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) demande par ailleurs « avec insistance » à la HAS qu’elle se positionne sur la réalisation et la prise en charge des tests combinés Grippe/Covid/VRS (bronchiolite) pour répondre à l’urgence de la triple épidémie. On fait le point sur le test multiplex.
C’est quoi le test Covid et grippe ?
Pour diagnostiquer la grippe ou le Covid, on peut faire des tests PCR unitaires ciblant chacun des différents virus. Actuellement, plusieurs types de tests diagnostiquent le Covid-19 par une recherche de l’ARN sur prélèvement nasopharyngé, salivaire, ou oropharyngé, ou par une recherche d’antigène du SARS-CoV-2 (test antigénique) sur prélèvement nasopharyngé. Le diagnostic de la grippe est le plus souvent clinique. Le test de recherche d’antigène des virus de la grippe (influenza virus de type A et B) est déjà utilisé dans la pratique courante et pris en charge par l’Assurance maladie, « mais sa sensibilité est faible chez l’adulte, pouvant être à moins de 60 % entre 70 à 90 % chez les enfants » précise la HAS. Il est maintenant possible de faire un test antigénique permettant de détecter le Covid-19 et la grippe lors du même prélèvement (même écouvillon nasal), analysé ensuite avec la technique PCR. Le test combiné dit multiplex détecte l’antigène de la grippe A (y compris le sous-type H1N1), de la grippe B et/ou du Sars-Cov-2. A la différence des tests unitaires, le test multiplex permet de détecter plusieurs agents pathogènes cibles à partir du même prélèvement. En 15 à 30 minutes, le patient obtient le résultat. Divers types de prélèvements peuvent être utilisés pour réaliser ces tests, le plus commun étant l’écouvillonnage nasopharyngé.
Pour qui ?
A date, la HAS préconise l’utilisation des tests multiplex « chez les adultes hospitalisés ou arrivant aux urgences, les résidents en EHPAD et les jeunes enfants. Chez les autres personnes, l’identification du virus des virus hivernaux n’ayant pas de conséquences sur la prise en charge qui repose sur le traitement des symptômes et le suivi de l’évolution de la maladie, l’utilisation de ces tests est inutile. Seul un test de détection du SARS-CoV-2 est alors indiqué« . Les praticiens attendent le feu vert du ministère de la Santé pour les généraliser.
Où acheter le test Covid et grippe ?
Le test multiplex Covid et grippe est en vente libre dans certaines pharmacies, toutes ne le proposent pas.
Peut-on faire un test Covid et grippe en pharmacie ?
Oui, les tests combinés Grippe et Covid sont réalisables dans les pharmacies qui le proposent (toute ne le font pas) avec ou sans ordonnance. Le résultat est donné en 30 minutes maximum. Ils peuvent aussi être réalisés directement par le médecin lors de la consultation.
Quels laboratoires commercialisent le test Covid et grippe ?
Plusieurs laboratoires commercialisent des tests multiplex : Biron, AAZ, Toda Pharma, Roche etc. « Le prélèvement est le même, c’est du mucus nasal qu’on va récupérer, et qu’on ne va pas seulement faire migrer sur une bandelette qui va détecter les antigènes du Covid, mais aussi les antigènes de la grippe » a indiqué Fabien Larue, directeur du laboratoire AAZ à Franceinfo le 2 janvier.
Le test ne permet pas de savoir si le patient est contaminant.
Quelle est la fiabilité du test Covid et grippe ?
Selon le laboratoire français Toda Pharma, leur test multiplex présente un taux de précision de 98,9% pour le Covid-19, de 99,9% pour la grippe A et de 99% pour la grippe B. « Le test multiplex est un test qualitatif, ne permettant pas de déterminer à quelle phase de l’infection le patient se situe, ni de statuer si le patient est contaminant. Cependant, il permet de détecter la présence d’agents pathogènes même avec une charge virale peu élevée comme c’est le cas en début ou à la fin d’une infection mais également les agents pathogènes d’une infection asymptomatique » précise la HAS. « L’avantage principal des tests multiplex est de pouvoir rechercher plusieurs agents infectieux en même temps avec un seul prélèvement. Un des inconvénients pourrait être l’interprétation des résultats positifs à plusieurs agents pathogènes, notamment chez des patients immunodéprimés qui ont une excrétion virale prolongée qui serait non détectable par la culture virale, ainsi que chez les enfants, les virus respiratoires étant souvent présents de manière asymptomatique » nuance l’autorité.
Faut-il une ordonnance pour le test Covid et grippe ?
« Les tests combinés grippe/Covid sont réalisables dans les pharmacies qui les proposent avec ou sans ordonnance« indique Laura Fonteneau, pharmacienne.
Quel est le prix du test Covid et grippe ?
Le prix du test Covid et grippe dépend des pharmacies. « Les tests de dépistage de la grippe n’étant pas remboursés, les tests combinés peuvent avoir des prix d’achat variables par les pharmaciens selon les marques, conditions d’achat etc et donc des tarifs variables pour les patients » souligne Laura Fonteneau.
Le test Covid et grippe est-il remboursé ?
« Là encore, tout dépend des pharmacies, il n’y a pas de règles fixes » indique Laura Fonteaneau. Les tests de dépistage de la grippe ne sont pas remboursés. « Dans certaines situations, les tests covid étant remboursés, si le pharmacien réalise un test combiné grippe/Covid, il pourra être pris en charge mais uniquement sur la base de remboursement du test Covid » soutient la pharmacienne. « Selon les pharmacies qui les proposent (tarif libre), certaines ne factureront rien de plus au patient si le pharmacien s’y retrouve financièrement, ou bien si le test combiné est trop cher à l’achat pour le pharmacien, il pourra y avoir un reste à charge pour le patient » ajoute Laura Fonteneau. Merci à Laura Fonteneau, pharmacienne.
Source : Distinguer la grippe de la COVID-19 : dans quelles situations et avec quels tests ? HAS, 21 octobre 2020
[Mis à jour le 4 janvier 2023 à 16h36] La circulation du SARS-CoV-2 continue de ralentir en France depuis fin décembre mais le gouvernement surveille de près la reprise de l’épidémie de Covid-19 en Chine. « C’est la source d’une inquiétude légitime en Europe. La vigilance et la mobilisation reste totale et de mise en matière de risques sanitaires » a informé Olivier Véran lors du compte-rendu du Conseil des ministres le 4 janvier. C’est de ce pays qu’était partie l’épidémie en décembre 2019. Le porte-parole du gouvernement a ensuite annoncé qu’à compter du 5 janvier 2023, la présentation d’un test négatif du Covid sera obligatoire pour tous voyageurs revenant de Chine ou y ayant transité. « Une mesure de bon sens et protection de nos concitoyens » a poursuivi l’ex-ministre de la Santé. Une opération de dépistage organisée le 3 janvier dans un aéroport sur des passagers asymptomatiques revenant de Chine a révélé qu’un test sur trois était positif.
Quelles sont les mesures face à la reprise du Covid en Chine ?
Face à la reprise de l’épidémie de Covid en Chine, le gouvernement français met en place les mesures suivantes :
A compter du 5 janvier 2023 : Tous les passagers en provenance de Chine, par vol direct ou avec escale, et à destination du territoire français doivent présenter, avant l’embarquement, le résultat négatif d’un test PCR ou antigénique de moins de 48 heures.
Le port du masque est rendu obligatoire dans les avions en provenance de Chine.
À l’arrivée sur le territoire français, des tests PCR peuvent aussi être effectués de manière aléatoire.
La France recommande également aux voyageurs qui envisagent de se rendre en Chine, tout particulièrement aux personnes fragiles et immunodéprimées, de considérer un report de leur voyage, en l’absence d’un motif essentiel. Il est recommandé aux voyageurs qui ne pourraient pas reporter leur voyage de disposer d’un schéma vaccinal complet et à jour et de respecter les gestes barrières.
Quelles sont les mesures Covid en vigueur en 2023 ?
vaccination à jour contre la COVID-19, notamment par une dose de rappel avec un vaccin bivalent (contre la souche initiale et le variant Omicron du SARS-CoV-2) pour les éligibles primo-vaccinés, ainsi que contre les virus grippaux
isolement en cas de test positif pour la COVID-19 et/ou de symptômes ;
port du masque recommandé en présence de personnes vulnérables, en cas de promiscuité dans les espaces fermés comme les transports en commun
maintien des gestes barrières : lavage des mains réguliers, aération des lieux clos
dépistage des personnes cas contacts et/ou présentant des symptômes Covid.
Certificat sanitaire de voyage. Le gouvernement peut demander un test de dépistage négatif à l’embarquement en direction du territoire français et pour les voyages outre-mer. Ce test aux frontières pourra être exigé jusqu’au 31 mars 2023 aux personnes de plus de 12 ans avant l’embarquement à destination du territoire français en cas d’apparition d’un variant dangereux dans un pays, ou dans l’hypothèse d’un variant dangereux, il pourra s’appliquer pour les voyageurs en provenance des territoires ultramarins, ou à destination de ces régions en cas de risque de saturation du système hospitalier local.
Suivi de l’épidémie prolongé. Les outils de suivi de l’épidémie restent en place : SI-DEP, le système d’information national de dépistage qui centralise l’ensemble des résultats des tests, est prolongé jusqu’au 30 juin 2023, et Contact Covid, qui assure le suivi et l’accompagnement des personnes infectées et de leurs cas contacts, est prolongé jusqu’au 31 janvier 2023.
Quel est le variant dominant en France ?
Selon la dernière analyse de risque des variants publiée par Santé Publique France le 14 décembre 2022, c’est toujours le variant Omicron qui circule exclusivement en France. Au sein du variant Omicron, le sous-lignage BA.5 est majoritaire depuis plusieurs mois : il représentait (tous ses sous-lignages inclus) 92% des séquences fin novembre. Parmi les sous-lignages de BA.5, le sous-lignage BQ.1.1 continue d’augmenter à une vitesse stable en France et dans le monde.
Quelles sont les mesures pour le port du masque ?
Compte tenu de la circulation de plusieurs virus respiratoires (Covid-19, virus de la bronchite, grippe), l’adhésion aux gestes barrières, dont le port du masque, est toujours fortement recommandé en janvier 2023. Surtout :
dans les lieux clos et de promiscuité et les transports collectifs (métro, train, autobus, avion..) ;
dans les grands rassemblements, y compris à l’extérieur, pour les personnes fragiles en raison de leur âge ou de leurs pathologies ;
en présence de personnes âgées, immunodéprimées ou souffrant de maladies chroniques ;
pour les personnes fragiles (personnes âgées ou immunodéprimées…).
en cas de symptômes et jusqu’à 7 jours en cas de statut de contact à risque ou en sortie d’isolement.
Quelles sont les mesures Covid à l’hôpital ?
Avec la fin de l’état d’urgence sanitaire en France le 31 juillet 2022, il y a eu la fin des mesures d’exception pour l’hôpital. le pass sanitaire n’est plus exigé à l’entrée des hôpitaux. Le port du masque non plus, en théorie. Néanmoins, l’AP-HP (Assistance Publique Hôpitaux de Paris) indique qu’« en raison de la fragilité des personnes qui sont accueillies, et compte tenu du haut niveau de circulation du virus, à l’hôpital le port du masque restera obligatoire à l’intérieur des bâtiments hospitaliers (pas dans les espaces extérieurs) pour les personnels, patients et visiteurs. » Ailleurs qu’à Paris, le responsable de l’établissement ou du service médico-social (hôpitaux, cliniques, centres de santé…) peut rendre obligatoire le port d’un masque de protection, indique le site du Service-Public. Renseignez-vous avant votre visite à l’hôpital. Dans les hôpitaux, les personnels non-vaccinés contre le Covid sont toujours suspendus en France.
Quelles sont les mesures Covid à l’école ?
Depuis la rentrée 2022, il n’y a plus de protocole Covid imposant des restrictions dans les écoles. Le ministère de l’Education nationale a établi, en lien avec les autorités sanitaires, une graduation comportant un socle de mesures et trois niveaux de protocole (vert, orange, rouge). C’est le niveau « socle » qui est actuellement en vigueur : pas de masque, pas de distance… et cours en présentiel pour tous les niveaux.
Pour les personnes de plus de 60 ans, pour les femmes enceintes, pour les adultes à risque de forme grave et leur entourage : dès 6 mois après le dernier rappel.
Pour les personnes de plus de 80 ans, les résidents en EHPAD et USLD et les personnes immunodéprimées : dès 3 mois après le dernier rappel ou la dernière infection.
Cette deuxième dose de rappel est aussi ouverte à tous les Français qui le souhaitent. Les vaccins bivalents, ciblés sur le variant Omicron, sont privilégiés pour les rappels depuis le 3 octobre 2022.
Quelles sont les mesures d’isolement ?
Pour les personnes positives disposant d’un schéma vaccinal complet et à jour et pour les enfants de moins de 12 ans : l’isolement est d’une durée de 7 jours (pleins) à compter de la date du début des symptômes ou de la date du prélèvement du test positif Covid.
Quelles sont les mesures Covid pour les cas contacts ?
« Il faut continuer à se faire tester quand on a l’impression d’avoir des symptômes ou qu’on est contact. Il faut que les laboratoires puissent ‘typer’ quel virus est en cause. Sans ça, on ne saura pas si un variant méchant survient. Il peut y en avoir. », a recommandé Brigitte Autran le 4 octobre sur RMC. Une personne en contact avec une personne testée positive au Covid-19 devra être prévenue par le cas positif ou par l’Assurance Maladie (par SMS ou par téléphone). Il n’y a plus de consignes d’isolement pour les cas contact et les consignes de test sont identiques quel que soit votre statut vaccinal. Le cas contact doit réaliser un test de dépistage (RT-PCR ou test antigénique ou autotest) 2 jours après avoir été prévenu par l’Assurance Maladie ou par la personne positive.
Quelles sont les mesures pour les voyages ?
Depuis le 1er août 2022, le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières est levé, conformément à la loi mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée à la covid-19. Les voyageurs n’ont plus aucune formalité à accomplir avant leur arrivée en France, en métropole comme outre-mer, et la présentation du passe sanitaire ne peut plus être exigée, quel que soit le pays ou la zone de provenance. De même, plus aucune justification du motif d’un voyage au départ de la France, en métropole comme outre-mer, ni aucune attestation de sortie du territoire n’est requise par les autorités françaises pour se rendre dans un autre pays.
DATES CLES 2022
14 mars : fin du pass vaccinal
21 mars : fin de l’isolement pour les cas contacts
7 avril : ouverture de la 4e dose de vaccin Covid aux plus de 60 ans
31 juillet : fin de l’état d’urgence sanitaire en France (fin du pass sanitaire, fin du masque obligatoire)
1er août : Fin de l’obligation du pass sanitaire dans les lieux où il pouvait encore être exigé (hôpital, EHPAD…)
1er août : Fin de l’obligation du port du masque, mais il reste recommandé dans les transports notamment.
1er août : Fin du recours possible au confinement ainsi qu’au couvre-feu
1er août : Dissolution du Conseil scientifique Covid-19 remplacé par un « Comité de veille et d’anticipation des risques sanitaires » (COVARS) placé auprès des ministres de la santé et de la recherche.
Sources :
Covid-19 : Déplacements internationaux, ministère de l’Intérieur.
Plusieurs rappels massifs d’huîtres ont eu lieu dans toute la France, alerte le site gouvernemental Rappel Conso. Un premier rappel de plusieurs lots d’huîtres a été lancé le 30 décembre 2022, veille du Réveillon de la Saint-Sylvestre, puis les 1er et 2 janvier 2023. En cause : la contamination au norovirus, un virus très contagieux qui provoque des symptômes de la gastro-entérite comme des diarrhées et des vomissements. Ces huîtres sont notamment vendues dans les supermarchés Leclerc, Super U, Intermarché, Carrefour… C’est quoi un norovirus ? Quels symptômes en cas d’intoxication ? Que faire ? Quels risques de complication ? Pendant combien de temps est-on contagieux ?
C’est quoi un norovirus ?
Le norovirus est un virus qui appartient à la famille des Caliciviridae. Ces virus étaient auparavant connus sous les noms de virus Norwalk, Norwalk-like ou Calicivirus. Selon un document de l’Anses, ces virus – très résistants – constituent les principales causes de gastro-entérites aigües (inflammation de l’estomac et de l’intestin) chez l’Homme toutes classes d’âge confondues. C’est également l‘agent infectieux le plus fréquemment responsable d’épidémies de gastro-entérites qui surviennent en collectivités (crèches, hôpitaux, écoles, maisons de retraite, bateaux de croisière…). La majorité des épidémies de norovirus d’origine alimentaire est liée à la consommation de coquillages contaminés lors de déversements accidentels d’eaux usées ou d’eau de distribution du réseau suite à des dysfonctionnements de ce réseau. Les norovirus peuvent se reproduire uniquement s’ils infectent un humain.
Quelles sont les huîtres contaminées au norovirus ?
Une infection par un norovirus peut entraîner des symptômes de gastro-entérite aiguë comme :
L’apparition brutale de vomissements et de nausées
Des diarrhées
Des crampes abdominales
Une fièvre modérée (peu élevée rapportée dans moins de 50% cas)
Parfois des maux de tête
Parfois des courbatures
Parfois des frissons
La maladie est plutôt brève chez les personnes en bonne santé. Ces symptômes durent en moyenne 2-3 jours (parfois plus, jusqu’à 6 jours, chez les enfants et les personnes âgées). Il convient de consulter rapidement son médecin traitant si vous présentez ces symptômes, en mentionnant la consommation de ces huîtres. Les personnes immunodéprimées(personnes âgées ou personnes porteuses de pathologies chroniques, ou très jeunes enfants) doivent être particulièrement attentives à ces symptômes, qui peuvent évoquer une infection par un norovirus. Le diagnostic repose sur la suspicion clinique chez un patient présentant des symptômes typiques, en particulier lors d’une épidémieet sur des tests PCR sur un prélèvement de selles.
Les personnes asymptomatiques peuvent également rejeter le virus.
Quels sont les risques de complication ?
Chez les personnes immunodéprimées ou les jeunes enfants, une intoxication au norovirus peut entraîner des complications comme :
Une insuffisance rénale pouvant entraîner la mort.
Le norovirus est-il contagieux ?
Oui, le norovirus est un virus très contagieux. Le pic d’excrétion du virus dans les selles variant de 3 à 10 jours selon les individus. En effet, « l’excrétion dans les selles peut être élevée (jusqu’à 1011 particules/g de selles) et prolongée dans le temps (deux à trois semaines après disparition des symptômes). Des personnes asymptomatiques (1/3 des personnes intoxiquées sont asymptomatiques) peuvent également rejeter du virus en quantité importante. Des quantités très élevées de particules virales sont donc présentes dans les rejets en période d’épidémie hivernale« , rapporte l’Anses.
Quel est le temps d’incubation du norovirus ?
Une infection au norovirus peut provoquer des symptômes de la gastro-entérite, dont le délai d’incubation peut aller de 10 à 50 heures (jusqu’à 2 jours environ), selon l’Anses.
Comment se transmet un norovirus ?
La transmission par voie féco-orale (des selles à la bouche)est la plus importante. Une personne peut s’infecter de plusieurs façons :
► En ayant un contact direct avec une personne malade (prendre soin d’une personne malade, partager des aliments, des boissons ou des ustensiles avec une personne malade)
► En touchant des surfaces ou des objets contaminés par des norovirus et en portant ensuite ses doigts à la bouche (surfaces, poignées ou robinets contaminés de la salle de toilette)
► En mangeant des aliments ou en buvant des liquides contaminés par des norovirus (un manipulateur d’aliments malade qui contamine les aliments ou les boissons);
Traitement : que faire en cas d’intoxication au norovirus ?
Les antibiotiques sont inefficaces.
Aucun traitement antiviraln’existe actuellement pour traiter les infections à norovirus ni de vaccin pour prévenir l’infection. Les antibiotiques sont inefficaces. Selon l’Agence Régionale de Santé PACA, le seul traitement consiste en la prescription de soins de support comme la réhydratation orale (eau avec un peu de sel et de sucre, solution de réhydratation orale qu’on trouve en pharmacie, jus, soupe claire ou plus consistante selon la tolérance), parfois des antiémétiques et des liquides oraux ou isotoniques IV (poudre d’électrolyte pour réhydrater rapidement le corps). Des antidiarrhéiques (lopéramide par exemple) peuvent être administrés chez les adultes mais pas aux enfants de moins de 18 ans qui ont une diarrhée aiguë et chez tout patient qui a récemment pris des antibiotiques, une diarrhée sanglante ou une diarrhée avec fièvre.
Quelle prévention pour éviter l’intoxication au norovirus ?
Les norovirus résistent aux méthodes classiques de conservation des aliments (réfrigération et congélation) ainsi qu’à la température (30 min à 60 °C) et aux variations de pH. Les précautions communément recommandées pour prévenir la croissance bactérienne n’ont pas d’effet sur la contamination virale. Néanmoins, les règles d’hygiène doivent être respectées en cas de malade au sein du foyer :
► Insister sur un lavage soigneux des mains aux sorties des toilettes, avant la préparation et la prise des repas.
► Laver avec soin les fruits et les légumes
► Bien nettoyer puis désinfecter les surfaces souillées immédiatement après un épisode de maladie (matières vomies, selles diarrhéiques) en utilisant de l’eau de Javel
► Retirer immédiatement et nettoyer, à l’eau chaude avec un détergent, les vêtements, les draps ou autres tissus qui peuvent avoir été contaminés après un épisode de la maladie
► Éliminer dans la toilette les matières vomies ou les selles diarrhéiques et s’assurer que la zone environnante est toujours propre.
► Les personnes infectées par les norovirus ne doivent pas manipuler les aliments.
► Éviter la consommation de coquillages, s’ils ne proviennent pas d’une zone d’élevage autorisée et contrôlée, ou alors après cuisson prolongée.
Sources : Site Rappel Conso.gouv / Fiche de l’Anses : norovirus / Questions et réponses sur les norovirus (gastro-entérite virale) à l’intention des patients et des professionnels de santé, ARS PACA
L’alcoolémie désigne la présence d’alcool dans le sang ou dans l’air expiré due à une ingestion d’alcool. Elle se mesure en grammes par litre de sang ou en milligrammes par litres d’air expiré.
Combien de verres peut-on boire pour ne pas dépasser le taux d’alcoolémie ?
Chaque verre d’alcool fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne (0,30g pour les personnes plus minces). Deux verres d’alcool suffisent ainsi pour atteindre 0,50 g d’alcoolpar litre de sang (taux maximum autorisé en France).
Quel est le taux d’alcoolémie autorisé en France ?
La limite autorisée du taux d’alcool dans le sang fixée par la loi en 2020 est de 0,5 g/Lde sang soit en équivalent 0,25 mg par litre d’air expiré.
Quel est le taux d’alcoolémie autorisé pour un jeune conducteur ?
Depuis le 1er juillet 2015, le taux d’alcoolémie légal est de 0,2 g/L de sang ou 0,10 mg/l d’air expiré pour les jeunes conducteurs. Même chose si vous avez un permis probatoire ou êtes en situation d’apprentissage.
Le taux d’alcoolémie concerne-t-il aussi les vélos ?
Oui. Comme le rappelle le site de la Sécurité Routière« les cyclistes sont soumis aux mêmes règles que les autres conducteurs ». Leur taux d’alcoolémie ne doit donc passer 0,5 g d’alcool par litre de sang. En cas d’infractions graves commises à vélo comme la conduite en état d’ivresse, la justice peut décider d’appliquer une peine complémentaire comme la suspension ou l’annulation du permis auto ou moto.
Comment calculer son taux d’alcoolémie ?
Le calcul du taux d’alcoolémie permet de mesurer la teneur d’alcool dans le sang défini en grammes par litre de sang. Celui-ci est variable selon :
La quantité ingérée
Le poids de l’individu
Le degré alcoolique de la boisson
Le moment de l’ingestion
Le sexe
L’état de santé du sujet.
Il faut savoir que :
l’alcoolémie est à son maximum une heure après un repas, 15 minutes si on est à jeun.
quelle que soit la boisson alcoolisée, un « verre » représente à peu près la même quantité d’alcool.
chaque verre consommé fait monter le taux d’alcool de 0,20 g à 0,25 g en moyenne,
pour les plus minces, chaque verre peut représenter un taux d’alcool de 0,30 g.
l’alcoolémie baisse en moyenne de 0,10 g à 0,15 g d’alcool par litre de sang en 1 heure.
A consommation égale, les femmes sont plus sensibles à l’alcool que les hommes.
Les tests pour mesurer son taux d’alcoolémie
Avec l’alcool, le champ visuel latéral est rétréci
Au volant, l’alcool peut avoir des conséquences graves. « L’effet sédatif de l’alcool entraîne une baisse de vigilance et diminue nos réflexes. Si, en moyenne, le temps de réaction est évalué à une seconde avant le début du freinage dans des conditions normales, il atteint une seconde et demi dès 0,50 g/l d’alcool dans le sang« , précise le Dr Philippe Goëb, médecin généraliste. Ainsi, un véhicule roulant à 90km/h parcourt 25 mètres en une seconde et 37 mètres en une seconde et demi, soit 12 mètres de plus pour s’arrêter. Le champ visuel latéral est également rétréci, au point que le conducteur rencontre des difficultés à distinguer les panneaux, les piétons qui s’apprêtent à traverser et les voitures qui arrivent des rues perpendiculaires. « L’effet désinhibiteur de l’alcool amène également le conducteur à sous-évaluer les risques et à transgresser les interdits, d’où des vitesses excessives, la négligence du port de la ceinture de sécurité ou du casque, des dépassements dangereux…« , ajoute le Dr. Goëb. Dès 0,50 g/l, le risque d’accident est multiplié par deux, par dix à partir de 0,80 g/l. D’où l’importance de mesurer son taux d’alcoolémie avant de prendre la route et, au besoin, de laisser le volant à une autre personne.
L’alcootest est un ballon dans lequel il faut souffler. L’air expiré traverse un tube contenant un réactif chimique jaune. Si le réactif vire au vert, cela indique une présomption d’alcoolémie. Le test doit alors être complété par un éthylotest.
L’éthylotest est un appareil électronique mesurant la quantité d’alcool ingéré. Il peut être complété par une prise de sang. Des éthylotests sont en vente libre dans les grandes surfaces depuis l’été 2021.
La prise de sang est pratiquée en cas de blessures empêchant de souffler. » Ou pour objectiver un excès d’alcoolémie mesurée sur le lieu du contrôle par les gendarmes « , précise notre expert.
L’éthylomètre mesure le taux d’alcool en milligrammes par litre d’air expiré. Les résultats sont incontestables.
Quelles sanctions si on a un taux d’alcoolémie de 0,5 g ?
• Taux d’alcool entre 0,5 et 0,8 grammes par litre de sang :
Jusqu’à 750 euros d’amende ou amende forfaitaire de 135 euros
Suspension du permis de conduire (3 ans)
Perte de 6 points du permis de conduire
Interdiction de conduire un véhicule sans EAD (3 ans)
• Taux d’alcool supérieur à 0,8g (=délit) :
Jusqu’à 2 ans d’emprisonnement.
Jusqu’à 4 500 € d’amende.
Confiscation du véhicule
Annulation du permis (avec interdiction de le repasser pendant 3 ans maximum) ;
Stage de sensibilisation à la sécurité routière aux frais du contrevenant ;
Interdiction de conduire un véhicule non équipé d’un dispositif homologué d’éthylotest anti-démarrage (EAD), pour une durée de 5 ans au maximum. La violation de cette interdiction constitue un délit, puni de 2 ans d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende.
Retrait de 6 points sur le permis de conduire
Commis en récidive, ce délit est sanctionné par l’annulation de plein droit du permis de conduire avec interdiction de conduire un véhicule non équipé d’un EAD pendant 3 ans au plus, ainsi que la confiscation obligatoire du véhicule qui a servi à commettre l’infraction si le condamné en est le propriétaire.
• Accident sous l’emprise de l’alcool :
Jusqu’à 150 000 € d’amende,
10 ans d’emprisonnement.
Quels symptômes quand le taux d’alcoolémie est trop élevé ?
Contrairement aux idées reçues, ni le café salé, ni une cuillérée d’huile ni la prise d’aspirine n’accélèrent l’élimination de l’alcool dans le sang. « La seule solution consiste à attendre, prévient le médecin. Si une faible proportion de l’alcool est éliminée par l’air expiré et l’urine, 95% de l’alcool consommée est brûlée par le foie. Et, cela prend du temps : un sujet en bonne santé élimine entre 0,10 et 0,15 g/l d’alcool par heure. Il faut donc compter plus d’une heure pour que l’organisme résorbe un verre d’alcool« .
Merci au Dr Philippe Goëb, médecin généraliste. Propos recueillis en 2020. Sources : Sécurité Routière / ANSM
[Mise à jour le 4 janvier 2023 à 10h53] Les salmonelles sont des bactéries responsables des salmonelloses. Les infections par les salmonelles se manifestent par une gastro-entérite aiguë. L’évolution est généralement favorable en quelques jours. Dans les cas plus graves, cette infection peut évoluer vers une forme septicémique ou localisée, pouvant nécessiter une hospitalisation. Ces bactéries ont été à l’origine du retrait massif de Kinder quelques jours avant Pâques 2022. Mais aussi du rappel de plusieurs bourriches d’huîtres le 30 décembre comme annoncé par le site RappelConso (Huîtres Marennes d’Oléron). Les entreprises sont aujourd’hui obligées de déclarer leurs avis de rappel sur RappelConso.
Définition : qu’est-ce que la salmonelle et la salmonellose ?
La Salmonelle (ou Salmonella) est une bactérie à l’origine des salmonelloses et de la fièvre typhoïde et paratyphoïde. Les salmonelles sont des bactéries qui s’accumulent au niveau du système digestif. Elles peuvent entraîner des symptômes de gastro-entérite et parfois évoluer vers une forme septicémique ou localisée, pouvant nécessiter une hospitalisation. On estime que 15% des Salmonelles sont importées en Europe suite à des voyages en Afrique ou en Asie. À noter que 90% des reptiles, des oiseaux et des animaux de compagnie sont porteurs de Salmonelles et qu’ils peuvent la transmettre à leur propriétaire. Pour ce qui est des Salmonelles responsables de la fièvre typhoïde et paratyphoïde, 17 millions d’infections sont recensées chaque année dans le monde, cette fois surtout dans les pays pauvres. La salmonellose désigne l’ensemble des maladies infectieuses causées par une bactérie du genre Salmonella. La plupart des cas de salmonellose sont bénins, mais il arrive parfois que la maladie engage le pronostic vital. La gravité de l’affection dépend de facteurs liés à l’hôte et du sérotype de la salmonelle.
Salmonella est un genre de bacilles à gram négatif appartenant à la famille des entérobactéries. Les bactéries du genre Salmonella sont divisées en deux grands types, selon leurs caractéristiques (sérotypes) :
Les salmonelles dites « typhiques » (S.Typhi et S.Paratyphi), qui sont à l’origine des fièvres typhoïdes chez l’Homme. L’infection par ces salmonelles est exceptionnelle dans les pays développés.
Les autres salmonelles, dites « non typhiques » (nombreux sérotypes, notamment S.Typhimurium), qui causent, dans certaines conditions, la salmonellose, l’un des principaux syndromes gastro-entériques d’origine bactérienne dans les pays industrialisés.
Salmonella Enteritidis et Salmonella Typhimuriumprédominent dans le domaine alimentaire, mais leur importance relative varie avec le temps et les pays.
Salmonelle Typhimurium
La Salmonella Typhimurium est un type de salmonelle plutôt retrouvé lors de contaminations alimentaires. Elle fait partie des salmonelles dites « non typhiques ». C’est la salmonelle qui a été retrouvée dans les chocolats Kinder, responsables d’une épidémie de salmonellose en Europe en avril 2022.
Comment se transmet la salmonelle ?
On retrouve les salmonelles chez la plupart des animaux domestiques et sauvages. Elles sont présentes chez les animaux destinés à l’alimentation humaine tels que les volailles, les porcs et les bovins, mais aussi chez les animaux de compagnie, chats, chiens, oiseaux et reptiles, comme les tortues. Les salmonelles peuvent passer dans toute la chaîne alimentaire, à partir des denrées pour les animaux, dans la production primaire et remonter toute la filière jusqu’aux ménages, aux services de restauration et aux institutions. L’être humain contracte en général les salmonelloses en consommant desaliments contaminés d’origine animale (principalement des œufs, de la viande, de la volaille et du lait), mais aussi des crudités ou des légumes souillés (concombres, salades…) ou de l’eau non traitée. La salmonelle peut être retrouvée dans des produits à faible activité de l’eau (poudres de lait dont les préparations pour nourrissons, fruits secs, chocolat, céréales, épices…). Des cas surviennent aussi chez l’être humain lors des contacts avec des animaux infectés, notamment les animaux de compagnie. Souvent, ces animaux ne montrent aucun signe de maladie.
► Afin de limiter la transmission de personne à personne (en particulier au sein des foyers avec de jeunes enfants), il est recommandé de bien se laver les mains avec eau et savon après être allés aux toilettes, après avoir changé son enfant, et avant de faire la cuisine.
Quelle est la durée d’incubation de la salmonellose ?
Le temps d’incubation est de 6 à 72 heures (généralement de 12 à 36 heures) après l’ingestion de salmonelles, et l’affection dure de 2 à 7 jours.
Quels sont les symptômes de la salmonellose ?
La salmonellose se caractérise habituellement par :
Les symptômes sont en général relativement bénins et, dans la majorité des cas, les patients guérissent sans traitement particulier. Dans certains cas cependant, notamment chez les très jeunes enfants et les personnes âgées, la déshydratation associée peut devenir grave et engager le pronostic vital.
Quels sont les aliments à risque de salmonellose ?
La salmonellose est une infection toujours causée par l’ingestion de salmonelles, particulièrement la consommation d’aliments contaminées. Les principales catégories d’aliments identifiées sont les œufs et les produits à base d’œufs crus, les viandes (bovines, porcines et de volailles et les produits laitiers. De nombreux autres aliments (végétaux (graines germées par exemple), coquillages, etc.) peuvent être des véhicules de Salmonella. Elle est capable de survivre pendant une longue période (années) en milieu sec. Elle peut être retrouvée dans des produits à faible activité de l’eau (poudres de lait dont les préparations pour nourrissons, fruits secs, chocolat, céréales, épices…).
Qui sont les personnes les plus à risque ?
La salmonellose peut toucher toute la population. Toutefois, elle peut affecter plus gravement les bébés, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes qui ont des problèmes de santé ou immunodéprimées.
Comment diagnostiquer une salmonellose ?
Pour faire le diagnostic, l’indication d’un récent voyage dans des pays tropicaux ou ceux d’Afrique du Nord peut être évocatrice. On conseille de consulter de préférence le médecin traitant, un service d’urgence ou d’infectiologie.
Une prise de sang avec étude des marqueurs de l’infection retrouvera de façon presque toujours isolée une augmentation de la protéine C réactive (CRP). Une culture du sang, ou hémoculture, permet de retrouver le germe en cause.
La coproculture est la méthode la plus efficace pour diagnostiquer une salmonellose correspondant au type « gastro-entérite ».
Une sérologie encore effectuée sur prélèvement sanguin est également un argument notamment dans le cadre d’une salmonellose suspectée correspondant au type typhoïde ou paratyphoïde.
Les résultats de la sérologie suivant indiquent une infection récente ou ancienne :
Anticorps de type O : ils surviennent vers le 8ième jour de la maladie et disparaissent en 2 à 3 mois. Si le titre est >100, ils témoignent d’une infection récente.
Anticorps de type H : ils apparaissent vers le 10-12e jour et persistent plusieurs années. Leur taux est plus important que celui des anticorps de type O à la période d’état.
La présence d’anticorps de type O, sans anticorps de type H signe une infection récente. Un taux élevé d’anticorps O et H montre une infection en cours. Une élévation isolée des anticorps de type H signifie une salmonellose très ancienne.
Comment soigner une salmonellose ?
« Dans tous les cas, les salmonelloses nécessitent un avis médical. A fortiori, les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes demandent une prise en charge médicale rapide » indique le Dr Claire Lewandowski, spécialisée en médecine générale.
► Une antibiothérapie systématique n’est pas recommandée contre les formes légères ou modérées chez les sujets par ailleurs en bonne santé pour éviter de sélectionner des souches résistantes. Seuls les nourrissons, les personnes âgées, les femmes enceintes et les patients immunodéprimés peuvent avoir besoin de recevoir une antibiothérapie. On administre aussi des antimicrobiens si l’infection se propage des intestins à d’autres parties de l’organisme.
► Dans les cas les plus graves, un apport d’électrolytes (pour remplacer par exemple des ions sodium, potassium et chlorure, perdus suite aux vomissements et à la diarrhée) et une réhydratation intraveineuse sont prescrites au cours d’une hospitalisation.
► Parallèlement, le patient doit être isolé pour éviter la transmission et les proches doivent être dépistés et traités si besoin. Un contrôle des cultures sanguines est nécessaire en fin de traitement pour s’assurer de la guérison. En outre, la déclaration de la maladie à l’Agence régionale de santé est obligatoire.
► Remèdes naturels : Une décoction de Feuilles de Goyavier peut être utilisée comme remède naturel dans le traitement des symptômes gastro-intestinaux, à utiliser uniquement après l’accord de son médecin. L
► La consommation de charbon actif végétal, de psyllium blond, ou de probiotiques peuvent aussi être utilises en cas de diarrhée, tout comme l’homéopathie : Arsenicum album 15 CH, Phosphorus 15 CH et Veratrum album 7 CH.
► Pour aider à rétablir le transit intestinal, il est conseillé d’éviter de consommer du lait, des légumes verts et des fruits, mais de privilégier le riz, le jambon, la viande, le poisson, les bananes, les pomme, le coing, ou les myrtilles et de boire de l’eau et des solutés de réhydratation.
Pour éviter d’être contaminé par la salmonelle, l’eau non traitée et les aliments douteux ne doivent pas être consommés, particulièrement dans les zones à risque. L’Institut de veille sanitaire vérifie, en France, les bonnes conditions de préparation et de conservation des aliments. Pour éviter une contamination, il est conseillé de :
Cuire à cœur (70°C) les aliments et en particulier les viandes de porc et de volailles, ainsi que les viandes hachées.
Éviter le lait cru et les produits à base de lait cru. Ne boire que du lait pasteurisé ou bouilli.
Éviter la glace à moins qu’elle n’ait été préparée à partir d’une eau sans risque sanitaire.
Lorsque la sécurité sanitaire d’une eau de boisson est sujette à caution, il faut la faire bouillir ou si cette opération est impossible, la désinfecter avec un agent désinfectant fiable à libération lente (habituellement disponible en pharmacie).
Se laver soigneusement et fréquemment les mains avec du savon, notamment après un contact avec des animaux d’élevage ou de compagnie ou après s’être rendu aux toilettes.
Se laver les mains après avoir manipulé des œufs crus, des viandes crues, des légumes non lavés.
Laver avec soin les fruits et les légumes, en particulier s’ils sont destinés à être consommés crus. Dans la mesure du possible, les fruits et les légumes doivent être pelés.
L’entretien (grattage, lavage à l’eau chaude et au détergent) des surfaces de travail et des ustensiles doit être rigoureux et s’effectuer immédiatement après chaque utilisation.
Nettoyer régulièrement le réfrigérateur.
Les contacts entre nourrissons/jeunes enfants et animaux de compagnie (chats, chiens, tortues, etc.) nécessitent une surveillance attentive. De plus, un vaccin préventif existe, qui protège contre certains de ces germes durant trois ans. Il est préconisé en perspective de voyages dans certaines zones du monde.
Comment éviter les salmonelles dans les oeufs ?
Les oeufs sont particulièrement à risque dans les cas de salmonellose. Les autorités sanitaires recommandent de :
Conserver les œufs toujours à la même température afin d’éviter le phénomène de condensation d’eau à leur surface.
Ne pas laver les œufs avant de les stocker : le lavage permet la pénétration des micro-organismes.
Les préparations à base d’œufs sans cuisson (mayonnaise, crèmes, mousse au chocolat, pâtisseries, etc.) devraient être consommées sans délai après leur préparation ou maintenues au froid pour être consommées dans les 24 heures.
Il est recommandé aux personnes âgées, aux personnes immunodéprimées, aux jeunes enfants et aux femmes enceintes de ne pas consommer d’œufs crus ou peu cuits.
Il est également recommandé aux personnes âgées, aux personnes immunodéprimées, aux jeunes enfants et aux femmes enceintes d’éviter les contacts avec les reptiles de compagnie.
Merci au Dr Claire Lewandowski pour sa validation médicale.
Sources :
Complément d’informations lié au retrait-rappel de produits de la marque Kinder en raison d’une contamination à Salmonella Typhimurium. Santé Publique France. 7 avril 2022.
Epidémie de salmonellose multi-résistante. DGS Urgent, 6 avril 2022.