Mars Bleu est une opération nationale. C’est le mois du dépistage du cancer colorectal, le 3e cancer le plus fréquent et le 2e cancer le plus meurtrier en France, selon les chiffres de l’Institut National du Cancer. Chaque année, près de 45 000 hommes et femmes sont concernés et près de 18 000 personnes en décèdent. Les plus de 50 ans sont les plus touchés. Pourtant, s’il est détecté à un stade précoce, le cancer colorectal pourrait être guéri dans 90% des cas. D’où l’importance du dépistage. Depuis 2009 en France, la campagne de dépistage du cancer colorectal s’adresse aux femmes et aux hommes âgés de 50 à 74 ans. Il consiste en pratique, à réaliser un prélèvement de selles à domicile au moyen d’un « kit de dépistage » et à l’envoyer pour analyse par voie postale. Origine, dates 2023, actions, défi connecté, affiche, logo : tout savoir.
C’est quoi Mars Bleu ?
Organisé par le ministère de la Santé, l’Institut national du Cancer et l’Assurance Maladie, Mars Bleu est un rendez-vous annuel qui a lieu pendant tout le mois de mars. Il s’agit d’un mois de sensibilisation au dépistage des cancers colorectaux. « Il est important de noter que les différentes modalités de dépistage ont pour objectif non seulement d’identifier les cancers à un stade précoce et de pronostic favorable, mais de déceler également les lésions précancéreuses – les polypes notamment- dont le retrait permet de prévenir les cancers. C’est dire l’importance de la participation aux programmes de dépistage ! », insiste le Dr Bruno Buecher, gastro-entérologue et oncogénéticien à l’Institut Curie.
Comment faire le dépistage du cancer colorectal pendant Mars Bleu ?
Le dépistage consiste en un test immunologique qui n’évite pas les cancers, mais qui permet d’établir un diagnostic précoce, permettant de mettre rapidement en place une prise en charge et d’améliorer les chances de guérison. Cette année, dans un contexte de crise sanitaire, la sensibilisation au dépistage du cancer est particulièrement importante afin d’éviter les retards de diagnostic et les complexifications de parcours de soins. L’accès au dépistage du cancer colorectal est désormais facilité avec :
► La possibilité de demander l’envoi du test par courrier : plus besoin de passer par une consultation chez le médecin. Les personnes éligibles ayant reçu l’invitation au dépistage doivent se rendre sur le site internet www.monkit.depistagecolorectal.fr avec le numéro figurant sur le courrier d’invitation. Un questionnaire détermine si le test est approprié en fonction de l’histoire personnelle et familiale de la personne. Si c’est le cas, le test lui sera envoyé.
► La consultation du résultat du test en ligne, via un autre site internet : www.resultat-depistage.fr
Depuis quand existe Mars Bleu ?
L’opération Mars Bleu a été lancée en 2009 par le Ministère de la Santé et l’Institut national du cancer (Inca).
Que signifie le ruban bleu, symbole du cancer colorectal ?
De nombreuses maladies sont symbolisées par des petits rubans de couleur. Par exemple, le ruban rose représente le cancer du sein.Le ruban rouge est le symbole du combat contre le Sida et le VIH. Le ruban jaune est porté pour soutenir l’endométriose et le cancer des os. Le ruban bleu quant à luireprésente les cancers colorectaux et les cancers de la prostate.
Quelles seront les dates de Mars Bleu en 2023 ?
Cette année, Mars Bleu aura lieu du mercredi 1er mars au vendredi 31 mars 2023.
Le centre de Dépistage des Cancers (CRCDC Sud Paca) propose chaque année un défi connecté pendant tout le mois de mars: réaliser le plus de kilomètres en faveur du dépistage du cancer colorectal que ce soit à pied, en courant ou en vélo. Inscription gratuite sur ce site. Le parcours est libre dans le respect de la « Charte Eco-Responsable du coureur connecté » avec son objet connecté (montre connectée, application mobile). Les dons sont entièrement reversés au CRCDC SUD PACA pour améliorer la promotion des dépistages organisés des cancers.
Quelles sont les associations qui soutiennent Mars Bleu ?
De nombreuses associations, instituts et fondations s’engagent chaque année contre le cancer colorectal et proposent des initiatives dans le cadre de la campagne de sensibilisation « Mars Bleu ». Voici une liste non exhaustive d’organismes qui soutiennent l’évènement :
La Ligue contre le Cancer
L’Institut national du Cancer (InCA)
La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer
L’Institut Gustave Roussy
L’Association de Prévoyance Santé
L’AMGEN et Rose Up
L’Afa Crohn RCH France
Agir contre le Cancer 26
Fédération de l’Hospitalisation privée Médecine, Chirurgie, Obstétrique…
Sources : Mars Bleu, fiche de Santé publique France / Dépistage du cancer colorectal : Mars Bleu, Agence régionale de Santé
La cortisolémie désigne un examen destiné à mesurer le taux de cortisol dans le sang. Le cortisol est une des hormones sécrétées par les surrénales, de petites glandes situées au niveau des reins. Il joue un rôle essentiel dans le métabolisme des glucides et des lipides. Comprendre son taux de cortisol avec le Dr François Blanchecotte, Président du Syndicat des biologistes.
Le cortisol est la principale hormone glucocorticoïde, secrétée par les glandes corticosurrénales. Elle permet la régulation des glucides, des lipides, des protides, des ions et de l’eau pour limiter une éventuelle variation de l’équilibre physiologique de l’organisme. A noter qu’elle intervient dans la gestion du stress par l’organisme (ex : réaction et adaptation de l’organisme face à un danger). Elle permet une libération du taux de glucose dans le sang pour nourrir les muscles, le cœur, le cerveau, dans une situation de stress prolongé.
« C’est la partie du cortisol qui passe dans l’urine, biologiquement active et l’on peut doser ainsi un excès de cortisol » explique le Dr François Blanchecotte.
Il s’agit du dosage du taux de cortisol dans le sang. « Le cortisol plasmatique ou sérique selon que le sang est prélevé sur un tube avec un anticoagulant ou un tube sec« , souligne le président du syndicat des biologistes.
« L’intérêt de la salive, ce serait pour un patient dont on ne peut pas prélever de sang, mais c’est un dosage peu utilisé » nuance le Dr François Blanchecotte.
« Les effets physiologiques du cortisol c’est qu’il agit sur tous les sucres, les protides, les lipides. Il a des propriétés anti-inflammatoires et il est immunosuppresseur. On dit que c’est l’hormone du réveil, mais en réalité ce n’est pas tout à fait vrai« , observe le spécialiste.
Un dosage sanguin de cortisol peut être prescrit pour mettre en évidence d’éventuels dysfonctionnements de la glande corticosurrénale. Elle suit un rythme circadien, elle est maximum entre 6h et 8h du matin. L’examen consiste en une prise de sang réalisée à jeun le matin.
Chez les hommes, les femmes et les enfants, les valeurs normales du taux de cortisol dépendent de l’heure de prélèvement. A 8h, la valeur doit être comprise entre 275 et 685 nmol/l, à 12h, elle doit être comprise entre 190 et 468 nmol/l, à 16h, elle doit être comprise entre 165 et 300 nmol/l, à 20h, elle doit être comprise entre 110 et 250 nmol/L et à 24h, elle doit être comprise entre 55 et 190 nmol/l.
Le taux de cortisol peut diminuer (hypocortisolémie) en cas d’insuffisance cortico-surrénalienne, d’insuffisance de fonctionnement de l’hypophyse ou de l’hypothalamus ou de maladie d’Addison.
Il peut augmenter (hypercortisolémie) lors d’hypercorticisme, de Maladie de Cushing (excès de sécrétion d’une hormone corticosurrénale), d’adénome surrénalien, de tumeur corticosurrénale, d’anorexie, de cirrhose, de certaines maladies neuropsychiatriques, d’infarctus du myocarde ou d’AVC.
Merci au Dr François Blanchecotte, Président du Syndicat des biologistes.
L’hygiène est une combinaison d’actes et d’attitudes visant à maintenir le corps, l’organisme et le mental en bonne santé. L’hygiène ne s’arrête pas aux ablutions. Pour rester en bonne santé, il est impératif de conserver une bonne hygiène de vie, impliquant d’éviter les substances dangereuses pour l’organisme. L’hygiène alimentaire implique de se nourrir afin d’apporter ce dont l’organisme a besoin pour son parfait fonctionnement. Quant à l’hygiène mentale, elle définit l’épanouissement personnel, le bien-être cognitif et émotionnel.
« Une bonne hygiène de vie passe par avoir une alimentation équilibrée afin de nous apporter les macronutriments (protéines, glucides et lipides), les vitamines et les minéraux dont notre corps a besoin pour bien fonctionner. A contrario, cela exclut la consommation de produits toxiques, comme l’alcool, ou les excès alimentaires (alimentation trop riches en matières grasses ou en sucre) « , indique Florence Foucaut, diététicienne-nutritionniste. Mais une bonne hygiène de vie ne passe pas seulement par l’assiette. La pratique d’une activité physique d’intensité légère à modérée durant de 30 min par jour (ex : la marche d’un bon pas) ainsi qu’un sommeil entre 6 et 9 heures par nuit selon les personnes fait aussi partie des recommandations.
Une bonne hygiène corporelle passe par un nettoyage soigné afin d’éliminer les impuretés, la transpiration et le sébum accumulé sur la peau. « Sur le corps, si l’idée générale est de prendre une douche par jour, en réalité, un lavage un jour sur deux suffit bien, en particulier si vous avez la peau sèche et sensible, exception faite en période de grande chaleur et après chaque séance de sport, indique le Dr. Nina Roos, dermatologue. Car se laver quotidiennement ne rend pas service à l’épiderme, le cumul de l’eau chaude et du savon altérant son film hydrolipidique. A force, la peau peut développer des signes d’inconfort comme des démangeaisons, des squames et des irritations. » Quant au visage, il est recommandé de le laver tous les soirs afin d’éliminer transpiration, sébum et maquillage.
Pour protéger la flore et limiter l’apparition des troubles gynécologiques, il est conseillé d’utiliser quotidiennement un gel nettoyant intime. Choisissez un produit au pH physiologique, c’est-à-dire le plus neutre possible. Ils contribuent à garantir l’équilibre de vos muqueuses. « La toilette intime s’effectue une fois par jour, pas plus, et cette toilette doit toujours être externe », précise le Dr. Roos.
Pour une bonne hygiène de la bouche, il est recommandé de se brosser les dents deux fois par jour durant deux minutes.« Ce geste élimine la plaque dentaire à l’origine des caries, des maladies gingivales et de la mauvaise haleine. Il doit être effectué avec une brosse à dents à poils souples pour éviter de traumatiser la gencive et leur permettre de passer entre les dents. Optez de préférence pour une brosse électrique qui élimine deux fois plus de plaque dentaire que son homologue manuelle », explique le Dr. Christophe Lequart, chirurgien-dentiste et porte-parole de l’UFSBD. Pour le dentifrice, privilégiez ceux contenant 1500 ppm de fluor : c’est la dose idéale pour renforcer l’émail des dents, lutter contre la sensibilité dentaire et la formation des caries.
L’hygiène alimentaire consiste à prendre soin de vos denrées. « Quelques règles s’imposent : vérifier toujours la date limite de consommation des produits, ne pas rompre la chaine du froid, consommer les végétaux frais dans les 3 jours qui suivent leur achat, vérifier que la température de votre réfrigérateur n’excède pas 4° et -18° pour votre congélateur, les nettoyer régulièrement et ne pas les charger en nourriture, et bien veiller à conserver vos restes alimentaires dans des boites hermétiques », recommande Florence Foucaut.
Il s’agit d’une suite de procédures visant à éliminer les agents pathogènes potentiellement présent à l’hôpital (virus, bactéries, champignons…) afin d’éviter au maximum que les patients comme le personnel soignant ne contractent une infection nosocomiale. Cela passe par des mesures d’asepsie des locaux et des chambres, le contrôle des techniques de stérilisation ou encore la surveillance et l’isolement des patients infectés.
« Elle a pour but d’œuvrer au bien-être psychique, émotionnel et cognitif pour assurer un bon équilibre psychologique et permettre de mieux gérer au quotidien son stress, ses craintes ou ses manifestations d’anxiété », explique le Dr. Patrick Lemoine, psychiatre. Cela passe par un ensemble d’activité comme la méditation, la relaxation, le sport, la prévention des troubles du sommeil, la valorisation de l’estime de soi… Des techniques à mettre en place seul ou avec l’aide d’un professionnel.
C’est le médecin hygiéniste qui assure la prévention et le contrôle des infections dans les établissements de santé comme les hôpitaux, les cliniques ou les Ephad.
Le médecin dirige une équipe composée d’infirmiers hygiénistes, à qui il indique les procédures de nettoyage et de stérilisation à suivre. Il mène aussi les investigations en cas d’épidémie dans l’établissement. Pour devenir médecin hygiéniste, ça commence par une école de médecine. Après la 6e année de médecine, lors du choix de sa spécialité médicale, faire un stage de dans le domaine de la santé publique. Il est également conseillé de passer le diplôme universitaire d’hygiène hospitalière, comme pour les infirmiers.
Merci au Dr. Patrick Lemoine, psychiatre et à Florence Foucaut, diététicienne-nutritionniste.
Les crampes intestinales génèrent des maux de ventre souvent très douloureux. Elles sont fréquentes chez les femmes, notamment avant les règles. Ces crampes peuvent également être dues à une colopathie fonctionnelle (qu’on appelle également syndrome du côlon irritable) à une maladie de Crohn, ou avoir des causes plus graves comme une occlusion intestinale ou encore une péritonite,
Une crampe abdominale est ressentie comme une contraction douloureuse survenant au niveau de l’abdomen. La durée et l’intensité de la crampe abdominale peuvent être variables. « Les douleurs sont spasmodiques« , elles arrivent soudainement, « peuvent monter violemment et faire que la personne se « plie en deux » » décrit le Dr Jean-Christophe Charrié, médecin généraliste. Les crampes abdominales peuvent être accompagnées de ballonnements, de constipation ou de diarrhée, de nausée ou de vomissement, selon les cas. Elles peuvent également être accompagnées d’agitation, de douleur violente dans le bas-ventre irradiant au dos ou à la poitrine, avec émission de gaz, d’un ventre dur et/ou distendu, sensible au toucher.
Il existe de nombreuses causes potentielles de crampes abdominales :
→reflux gastro-œsophagien, appendicite, intoxication alimentaire, constipation, colique néphrétique, gastro-entérite, pancréatite, maladie thoracique, occlusion intestinale, hoquet, indigestion, stress ou maladie inflammatoire intestinale. Les douleurs de règles et la grossesse sont aussi des causes de crampes abdominales fréquentes. Ces dernières se manifestent au niveau de l’abdomen, du bas ventre, ou de la région de l’utérus.
→ « Le seul besoin d’aller à la selle, ou pendant la selle » peut provoquer des crampes abdominales, indique le Docteur Charrié. Dans ce cas, la crampe est alors située dans la zone ombilicale ou dans la région sus-pubienne (entre le nombril et le pubis).
La plupart des crampes surviennent sans raison apparente. Cependant, il existe de nombreux facteurs qui en favorisent l’apparition : → le froid, l’abus d’excitants comme l’alcool, le thé, le café, la transpiration abondante, la prise de médicaments diurétiques et laxatifs, les gestes répétés.
→ Il existe aussi des cas où les crampes ne se manifestent que comme symptômes d’une autre maladie (du système nerveux, les diabètes, des troubles des métabolismes…). Toutefois, « la douleur, ou l’inflammation, ne sont que les révélateurs d’un problème de fond, des symptômes. L’origine des crampes abdominales est neuro-végétatif« . Ces dystonies neurovégétatives « se manifestent lorsqu’il existe un conflit entre les systèmes para et alpha-sympathique« . Le système nerveux végétatif qui régule les processus physiologiques de manière automne, indépendamment de la volonté est déséquilibré, souvent « lié au stress » vécu par la personne. Lors d’une crampe abdominale « les muscles se mettent en tétanie« , ils se contractent de manière involontaire, explique le Dr Charrié, médecin utilisant l’Endobiogénie dans sa réflexion médicale. Il faut alors que l’organisme repasse en mode alpha-sympathique : le métabolisme ralentie, le processus de régénération est enclenché.
Les crampes sont bien connues des sportifs, souvent localisées aux mollets, aux cuisses. « Les crampes abdominales pendant ou après le sport sont liées à la demande d’énergie du corps« . Les muscles se tétanisent, liés à leur sollicitation, et à l’accumulation d’acide lactique pendant les gros efforts. Le manque d’eau engendre généralement ces crampes, tout comme « boire une boisson trop froide », précise le médecin. Lors d’une séance sportive, boire abondamment, par petite quantité, et s’étirer permettent de dissiper et prévenir la crampe.
« Les crampes abdominales peuvent apparaitre entre 2 heures et 5 heures du matin, par voie réflexe de la contraction du muscle teniae coli (ou taeniae coli) – muscle situé dans le côlon qui se contracte pour l’évacuation des selles – sous le contrôle du système neurovégétatif » explique le médecin. Ces contractions naturelles peuvent provoquer des crampes. « Ce muscle se contracte également après chaque repas« , précise le Dr Charrié, pouvant là aussi engendrer des crampes abdominales.
Si la crampe abdominale passe après une période de repos, après être aller à la selle, ou avoir pris du Spasfon® ou du paracétamol, par exemple, il est inutile de s’inquiéter. En revanche, une douleur qui plie le sujet en deux et qui reste intense, ou la coexistence d’un autre trouble, doit déclencher l’appel au médecin ou aux urgences.
Le diagnostic d’une crampe abdominale passe par le récit que fait la personne – ou son entourage – de ses symptômes et des circonstances dans lesquelles ils sont apparus. Le médecin procède à « un examen clinique, une palpation de la zone abdominale et une réflexion sur les causes des crampes décrites par le patient « . Les données cliniques ainsi recueillies sont importantes pour permettre au médecin de comprendre le patient, d’ajuster le bon traitement, et/ou d’envisager des examens complémentaires « par un bilan biologique : prise de sang, coloscopie, entéroscan » (examen de l’intestin grêle), détaille le Dr Charrié. « Il s’agit d’éliminer les formes grave avant une approche fonctionnelle« .
Le bon traitement de la crampe abdominale, consiste à traiter la cause. Pour soulager dans l’immédiat, en attendant la consultation médicale, le Spasfon® (antispasmodique), ou le paracétamol peuvent être pris, en première intention. En prescription, dans les cas les plus douloureux, les benzodiazépines (substances qui relâchent les muscles) sont utilisés, mais pas sans effets secondaires (vertiges, maux de tête, endormissement). Lors d’une séance sportive, boire abondamment, par petite quantité, et s’étirer permettent de dissiper et prévenir la crampe.
Pour le docteur Charrié, médecin généraliste appliquant une médecine préventive et intégrative, et formé à la phytothérapie, un patient ayant des crampes abdominales doit bénéficier d’une prise en charge de fond. Il ne s’agit donc pas de traiter le ou les symptômes de douleurs, mais d’en rechercher la ou les causes neurovégétatives. Il peut s’agir de « revoir l’hygiène alimentaire, et de supprimer ou diminuer les sources inflammatoires comme le café, les produits laitiers, le blé... », préconise le médecin.
En premier lieu, il est intéressant d’introduire « la mélisse, la camomille, l’aubépine, la myrtille, la cannelle, en tisane ou dans l’alimentation, afin de réguler les inflammations« . L’amélioration peut être rapide, ou nécessiter « un travail de fond sur 2 à 3 mois. Une cure de magnésium, sur 1 à 2 mois, à raison de 300 mg par jour (à ne pas prendre en cas de diarrhée), ou la cure d’argile et de charbon activé, en gélule, sont régulatrices – à prendre à distance des autres prises de médicaments« . La vitamine C, à raison de 100 mg, 2 à 4 fois par jour participe à la prévention des crampes. En homéopathie, Colocynthis, Dioscorea villosa, et Kalium carbonicum, en 7 CH peuvent être préconisés, après un avis médical.
Merci au Dr Jean-Christophe Charrié, médecin généraliste, président de l’Institut d’Endobiogenie Medecine Preventive et Integrative (IEMPI), et auteur de « Se soigner toute l’année au naturel », aux Editions Prat.
Avoir du mal à digérer c’est très fréquent. Aérophagie, ulcère gastrique, pathologie hépatique, biliaire ou intestinale, stress peuvent être les causes de cette digestion difficile aussi appelée « dyspepsie ». Un reflux gastro-oesophagien peut également provoquer certaines manifestations de ce type. Selon la cause de ces manifestations peuvent survenir peu à peu une grande fatigue, une altération de l’état général et un amaigrissement. Conseils pour vite retrouver un confort intestinal.
La dyspepsie désigne des symptômes digestifs fonctionnels hauts. Elle se caractérise par une douleur ou sensation d’inconfort après le repas, localisée au niveau de la partie supérieure de l’abdomen. Elle peut être chronique, ponctuelle ou fréquente, d’intensités diverses. On parle actuellement de dyspepsie lorsqu’aucune lésion à l’origine des symptômes n’a été mise en évidence. La dyspepsie est fonctionnelle, c’est-à-dire due à un problème sans cause organique nettement identifiée.
La dyspepsie désigne des troubles digestifs, impliquant des symptômes variés tels que des nausées, des migraines, des éructations, et des douleurs généralement localisées au niveau de la partie supérieure de l’abdomen. Ces manifestations s’accompagnent également souvent de ballonnements, de gaz intestinaux, d’une satiété précoce dès le début du repas, puis de constipation ou de diarrhée.
Les causes de dyspepsie sont difficilement identifiables en l’absence de lésion. Les causes les plus fréquentes de troubles digestifs fonctionnels sont la prise de repas trop copieux, l’excès de gras ou d’alcool, une mauvaise mastication, ou le fait de manger trop rapidement. Certains facteurs comme la grossesse, la pratique d’un sport d’endurance, le stress, l’anxiété, les maladies chroniques comme le diabète de type 2 et la prise de certains médicaments peuvent être à l’origine de troubles digestifs fonctionnels.
En général, les symptômes de la dyspepsie sont passagers et disparaissent d’eux-mêmes après quelques jours. Il est recommandé de consulter un médecin si les symptômes persistent et deviennent fréquents. « Également, pour affirmer l’origine fonctionnelle et devant le peu de spécificité des symptômes, il peut être utile de pratiquer des examens complémentaires pour éliminer les diagnostics différents. En particulier une gastroscopie pour éliminer une pathologie gastrique (ulcère, tumeur, infection à Helicobacter pylori) », explique le Dr Balian.
Dans certains cas, les symptômes de la dyspepsie peuvent être soulagés par une modification des habitudes de vie et alimentaires. L’arrêt du tabac, la pratique d’une activité physique régulière et une perte de poids font partie des mesures les plus efficaces. Le médecin peut également prescrire un traitement médicamenteux selon la cause de la dyspepsie : des antispasmodiques pour réduire les contractions des muscles digestifs et les douleurs, des antiacides, ou des stimulants. Si la dyspepsie est due à la prise de certains médicaments, l’arrêt du traitement est conseillé.
La dyspepsie peut être évitée en adoptant une alimentation variée et équilibrée, en prenant le temps de bien mastiquer les aliments, en buvant au moins un litre d’eau par jour, et en pratiquant une activité physique.