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Ni l'argent, ni la carrière : voici le seul signe que vous avez réussi votre vie, selon les psychologues

Ni l'argent, ni la carrière : voici le seul signe que vous avez réussi votre vie, selon les psychologues

Il ne suffit pas de cocher les cases de la société pour réussir sa vie.


Nous aspirons tous à réussir notre vie. Chacun veut que ses choix aient du sens, que ses efforts mènent quelque part et que son parcours soit reconnu. Dès l’enfance, cette idée nous est imposée, sans qu’on nous en donne vraiment la définition. À l’âge adulte, elle persiste : il faut cocher les bonnes cases, atteindre un idéal parfois flou, sans jamais savoir à quel moment on peut dire que c’est « réussi ». Parfois, cette quête entre en conflit avec ce que l’on ressent intérieurement. La psychologue Erika Beaumel Yamamoto, nous aide à comprendre ce que signifie réellement « réussir sa vie ».

Dans la société actuelle, la réussite repose souvent sur des critères stéréotypés et visibles : carrière, revenus confortables, mariage stable, enfants, maison… Cette recherche est guidée par un besoin de reconnaissance familiale, sociale et professionnelle. Plus on se sent valorisé dans ces trois groupes sociaux, plus on a le sentiment de réussir sa vie. Par exemple, le désir d’avoir des enfants peut se confondre avec le fait d’ « être perçu comme une famille idéale », explique la psychologue clinicienne.« Cela peut provoquer une forme de confusion, de conflit intérieur ». La réussite devient alors un miroir, dépendant du regard des autres plutôt que d’un ressenti intérieur. Mais alors, c’est quoi « réussir sa vie » ?

Pour notre experte, la vraie réussite se traduit par le sentiment de paix intérieure : « Avoir réussi sa vie ne se définit pas par des critères extérieurs ou normés, mais plutôt par une satisfaction quotidienne à être en cohérence avec ses besoins. » Elle ajoute : « Il y a un ressenti subjectif de la réussite » : chacun possède ses propres repères pour savoir s’il vit en accord avec lui-même. Cette paix intérieure se manifeste dans la capacité à se réjouir des petites choses, à avoir une estime de soi stable ou encore par la facilité à recevoir des compliments. Pour savoir si l’on est en paix, elle livre un signe facile à repérer : l’élan naturel au réveil. Lorsqu’on ressent spontanément l’envie d’aborder la journée, c’est un indicateur fort d’équilibre intérieur. À l’inverse, fatigue persistante, ennui ou lassitude révèle un désalignement avec ses besoins profonds.

Trouver cette paix, d’après la psychologue, réside dans la connaissance de soi. « Il faut apprendre à se connaître en profondeur, pour se libérer des projections des autres », insiste-t-elle. Cela permet de clarifier ses propres désirs et de se détacher des attentes sociales ou familiales. Elle conseille également de se reconnecter à son enfant intérieur, pour retrouver ce qui nous anime encore aujourd’hui, et de construire un quotidien « plus aligné sur ses valeurs personnelles », en ajustant ses priorités et en simplifiant ses choix. Car réussir sa vie ne se décrète pas : cela se ressent, dans la cohérence entre ce que l’on fait et ce que l’on est.


Source : JDF Santé

Je suis pharmacien : ce médicament est un des plus dangereux après 60 ans, mais personne ne se méfie

Je suis pharmacien : ce médicament est un des plus dangereux après 60 ans, mais personne ne se méfie

« À long terme, il augmente notamment le risque d’ostéoporose et donc de fractures. »


Ils figurent parmi les traitements les plus prescrits en France. Ces médicaments, capables de calmer en quelques jours des brûlures d’estomac ou un reflux, ont conquis les patients comme les médecins. Leur efficacité rapide et leur bonne tolérance à court terme expliquent leur succès. Pourtant, derrière leur apparente innocuité, leur banalisation interroge. On les prescrit parfois de manière injustifiée, même en automédication, sans suivi médical réel alors que leur usage prolongé n’est pas sans conséquence, notamment chez les plus âgés.

S’ils sont surprescrits, c’est aussi parce qu’ils répondent à des troubles devenus extrêmement fréquents, souvent liés à notre mode de vie. « Une alimentation trop grasse, trop sucrée, le stress, la consommation excessive de café ou d’alcool – tous ces facteurs favorisent le reflux gastro-œsophagien. À cela s’ajoute la prise courante d’anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’aspirine ou l’ibuprofène, connus pour fragiliser la muqueuse de l’estomac et favoriser les ulcères », nous explique Arnaud Cinturel, pharmacien. Face à ces causes multiples, ces médicaments apparaissent comme une solution simple, rapide et efficace, bien tolérée sur le court terme – d’où leur usage massif.

Ces médicaments plus dangereux qu’on ne le pense sont les « inhibiteurs de la pompe à protons » ou IPP. Leur rôle : réduire fortement la production d’acide gastrique, en bloquant les enzymes responsables de cette sécrétion dans l’estomac. Le plus ancien et le plus connu de tous est l’oméprazole. Il est suivi par le pantoprazole, l’ésoméprazole ou encore le lansoprazole. « Utilisés ponctuellement, ils sont sûrs. Mais sur le long terme, ils peuvent entraîner carences nutritionnelles, troubles digestifs persistants, et parfois des complications plus sérieuses, notamment chez les personnes âgées » prévient notre expert. Chez les seniors, ces médicaments peuvent perturber l’absorption de certains nutriments essentiels, comme le calcium, le magnésium ou la vitamine B12. « À long terme, cela augmente le risque d’ostéoporose et donc de fractures. En modifiant le pH de l’estomac, les IPP perturbent aussi l’équilibre du microbiote digestif, ce qui peut favoriser la prolifération de bactéries indésirables, avec à la clé un risque accru de diarrhées ou, plus rarement, d’atteintes rénales », ajoute le pharmacien. Les IPP peuvent aussi réduire l’efficacité des anticoagulants.

La Sécurité sociale commence à surveiller de près la prescription des IPP. « Même si ces médicaments ne sont pas très coûteux à l’unité, leur prescription massive représente une dépense significative pour la collectivité. Des discussions sont en cours autour d’un encadrement de leur usage au long cours, notamment pour éviter les traitements prolongés injustifiés. Mais la question reste délicate : les médecins conservent leur liberté de prescription, tant qu’ils estiment que celle-ci est médicalement justifiée », conclut Arnaud Cinturel.

Merci à Arnaud Cinturel, pharmacien à Isneauville (Seine-Maritime), créateur de la chaîne YouTube LePharmaPreneur.


Source : JDF Santé

Le cerveau vieillit-il plus vite après la retraite ?

Le cerveau vieillit-il plus vite après la retraite ?

Ce n’est pas la retraite qui ralentit le cerveau, mais ce que l’on fait après. Un médecin spécialiste du vieillissement explique comment le garder en éveil.


Contrairement à une idée reçue, le cerveau ne vieillit pas nécessairement plus vite après la retraite. En réalité, ce n’est pas l’arrêt du travail en lui-même qui accélère le vieillissement cérébral, mais plutôt le changement de mode de vie qui peut parfois l’accompagner. En effet, pendant la vie active, notre cerveau est régulièrement sollicité : résolution de problèmes complexes, interactions sociales quotidiennes, rythme structuré… Ces activités stimulent la mémoire, l’attention et la vitesse de traitement de l’information. Après la retraite, si l’on diminue ces stimulations, certaines fonctions cognitives peuvent décliner plus rapidement. 

« À partir de la retraite, le cerveau est souvent moins stimulé. C’est pourtant à ce moment-là qu’il faut redoubler d’efforts pour le maintenir en éveil maximal. Cette période demande de la vigilance : ne pas se laisser aller, garder des objectifs, et rester engagé dans la vie sociale. Ce dernier point est particulièrement important. Selon certaines études, avoir des échanges réguliers en dehors du cercle familial pourrait augmenter la longévité de 11 %« , pose d’emblée le Pr Éric Boulanger, gériatre, spécialiste de la médecine du vieillissement au CHU de Lille. En réalité, le vieillissement cérébral commence tôt : dès l’âge de 20 ans, certaines zones du cerveau diminuent légèrement de volume. Les hippocampes — deux petits noyaux situés à l’intérieur du cerveau, très impliqués dans la mémoire — commencent eux aussi à se réduire dès 40–50 ans, et sont particulièrement touchés dans la maladie d’Alzheimer. Mais, plus on stimule son cerveau, plus on ralentit ce processus. Car, le cerveau reste plastique tout au long de la vie : il est capable de créer de nouvelles connexions neuronales même après 70 ans. « De nombreuses recherches montrent que les personnes retraitées qui continuent à stimuler leur cerveau conservent leurs capacités bien plus longtemps », argue notre expert. 

D’après notre expert, plusieurs piliers sont essentiels pour prévenir le vieillissement : voir et entendre correctement (traiter sans attendre une cataracte ou une presbyacousie qui gêne le quotidien), entretenir des interactions sociales (amis, associations, clubs, bénévolat…), bien s’alimenter : privilégier une alimentation plaisir et variée, sans trop ni trop peu, pratiquer une activité physique adaptée, dormir suffisamment : le sommeil active le système glymphatique, une véritable station d’épuration cérébrale qui se met en route toutes les 20 secondes… mais uniquement pendant le sommeil profond, avoir des projets (objectifs personnels, apprentissage d’une nouvelle langue, activités créatives, bricolage, musique…)

En définitive, ce n’est pas la retraite qui accélère le vieillissement du cerveau, mais l’inactivité intellectuelle, sociale et physique qui peut survenir ensuite. En restant actif et curieux, on peut préserver un cerveau vif et en bonne santé pendant de nombreuses années.

Merci au Pr Éric Boulanger, gériatre, spécialiste de la médecine du vieillissement au CHU de Lille, directeur médical de tempoforme®


Source : JDF Santé

"C'est typique des personnes riches qui ne veulent pas le montrer" : ce comportement les trahit, selon les experts en psychologie

"C'est typique des personnes riches qui ne veulent pas le montrer" : ce comportement les trahit, selon les experts en psychologie

Certaines attitudes discrètes sont révélatrices d’une richesse cachée, comme l’explique le psychologue Lachlan Brown.


Certaines attitudes discrètes sont révélatrices d’une richesse cachée, comme l’explique le psychologue Lachlan Brown.

Certaines personnes, malgré une grande fortune, ne ressemblent en rien aux clichés traditionnels associés à la richesse. Pas de voitures de luxe flamboyantes, pas de montres ostentatoires ni de vêtements tape-à-l’œil. Au contraire, elles adoptent des comportements discrets qui, loin de les rendre invisibles, peuvent parfois trahir leur statut social. Selon Lachlan Brown, diplômé en psychologie, ceux qui sont véritablement riches, mais qui évitent d’en faire étalage, présentent des traits de caractère bien particuliers, souvent invisibles aux yeux de la plupart.

Contrairement à ceux qui aiment exposer leur richesse, ces individus agissent selon des valeurs de discrétion, de respect de l’intimité et de simplicité. Leur comportement en société reflète une volonté de s’intégrer sans chercher à se distinguer, tout en restant parfaitement conscients des codes sociaux qui les entourent.

Le comportement clé souvent révélateur de la richesse d’une personne est ainsi son attitude humble en public. Comme le fait remarquer Lachlan Brown, ces individus évitent de parler de leurs biens ou de leur succès matériel. Au contraire, ils ont un désir de simplicité et de modestie. Ce désir est un marqueur psychologique de richesse, souvent imperceptible à l’œil nu, mais qui révèle leur statut par l’absence de besoin de briller. Ils ne cherchent pas à impressionner alors qu’ils ont les moyens de le faire. Ils sont davantage intéressés par des conversations enrichissantes plutôt que centrées sur des objets matériels. Ils mettent en avant leurs passions ou leurs intérêts personnels plutôt que leurs acquisitions. De même, ils portent des vêtements de qualité mais sans chercher à se faire remarquer. Ce comportement est profondément enraciné dans la volonté de rester authentique et de ne pas se définir par la richesse.

D’autres indices peuvent également trahir une richesse discrète, toujours selon Lachlan Brown : ces individus entretiennent des relations fondées sur des valeurs humaines, loin des réseaux mondains. Ils évitent de parler de leur richesse et préfèrent donner discrètement plutôt que de chercher des honneurs. Leur mode de vie se distingue par la simplicité et l’humilité, notamment dans l’éducation de leurs enfants et leur habitat. En somme, leur richesse se manifeste par leur capacité à vivre authentiquement, sans jamais chercher à impressionner.


Source : JDF Santé

Fini de cogiter avant de dormir : voici la solution simple et efficace d'une experte pour mettre le cerveau sur OFF

Fini de cogiter avant de dormir : voici la solution simple et efficace d'une experte pour mettre le cerveau sur OFF

L’objectif est d’apprendre au cerveau qu’il y a un moment dédié à la rumination, selon Véronique Bellemare Brière, somnothérapeute, Présidente et Fondatrice de l’Institut SOMNA.


Environ 1 Français sur 3 aurait des difficultés à s’endormir le soir. C’est ce que les médecins appellent les « insomnies initiales » ou « insomnies d’endormissement ». Elles sont souvent causées par des ruminations et des pensées intrusives qui maintiennent le cerveau dans un état d’éveil et de stress. Cela augmente le niveau de cortisol (hormone du stress) qui agit comme un frein à l’endormissement. « La « balance » hormonale est ainsi déséquilibrée : le poids du cortisol est trop lourd pour permettre à la mélatonine (l’hormone du sommeil) de faire basculer le corps vers le sommeil« , souligne Véronique Bellemare Brière, somnothérapeute, Présidente et Fondatrice de l’Institut SOMNA.

Il existe des astuces à faire une fois au lit pour aider le cerveau à s’endormir. Par exemple, le « cognitive shuffle » consiste à faire des exercices mentaux qui demandent un effort cognitif sans lien émotionnel, comme épeler un mot long à l’envers. « J’ai un petit truc qui fait souvent rire les gens, c’est d’essayer d’épeler le mot « anticonstitutionnellement » à l’envers. On commence par le T, le N, le E, puis on recule mais je vous assure que vous vous endormirez avant d’avoir fini. Le but de ce petit exercice est d’empêcher le cerveau de vagabonder et de se concentrer sur l’anxiété« , résume notre interlocutrice. 

Mais selon l’experte en sommeil, la solution la plus efficace est d’utiliser un « cahier de rumination ». Il s’agit de prendre 10 minutes dans la journée, idéalement après le déjeuner, pour écrire toutes les pensées qui tournent en boucle. La méthode consiste à lister ces pensées dans une colonne et à les reformuler de manière moins anxiogène dans une deuxième colonne. Par exemple, au lieu de « J’ai tellement de travail à faire demain que je ne m’en sortirai jamais. Je suis dépassé et je vais échouer« , écrivez plutôt : « J’ai un emploi du temps chargé, mais je peux faire la liste de mes tâches et m’y atteler une à une. J’ai déjà géré des journées chargées par le passé et je peux le faire à nouveau. » L’objectif est d’apprendre au cerveau qu’il y a un moment dédié à la rumination, ce qui réduit le besoin de le faire au moment du coucher.

Cet outil est particulièrement utile pour les soucis quotidiens, mais l’intervenante précise que pour les traumatismes plus profonds, une thérapie psychologique est plus appropriée. Plus globalement, la préparation au sommeil commence bien avant de se coucher. Créer une routine relaxante signale à votre cerveau qu’il est temps de se reposer, tandis que l’exposition à la lumière du jour et à l’air pur joue un rôle crucial dans la régulation de votre horloge biologique, facilitant ainsi l’endormissement une fois le soir venu.


Source : JDF Santé