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Maladie de Basedow : peut-on guérir de cette hyperthyroïdie ?

Maladie de Basedow : peut-on guérir de cette hyperthyroïdie ?

La maladie de Basedow est une forme d’hyperthyroïdie dont l’origine est auto-immune c’est-à-dire que le corps fabrique des anticorps contre lui-même. Elle touche environ 5 femmes pour 1 homme. Les symptômes sont les mêmes qu’en cas de l’hyperthyroïdie avec des signes oculaires. un terrain génétique peut prédisposer à développer la maladie de Basedow. Quel examen pour la diagnostiquer ? Peut-on guérir de la maladie de Basedow ? Avec quels traitements ?

Définition : c’est quoi la maladie de Basedow ?

« La maladie de Basedow est une hyperthyroïdie d’origine auto-immune. On fabrique des anticorps contre soi-même », résume le Dr Magali Cocaul, endocrinologue à Paris. Il s’agit d’une auto-agression de l’organisme contre la glande thyroïde. La conséquence de cette pathologie est une production très importante d’hormones thyroïdiennes causant une augmentation de taille de la glande et une hyperthyroïdie (augmentation du taux d’hormones thyroïdiennes dans l’organisme). 

Quels sont les symptômes de la maladie de Basedow ?

Les symptômes sont les mêmes que ceux de l’hyperthyroïdie, associés, dans les formes typiques, à une augmentation de volume de la thyroïde (goitre) et à des manifestations oculaires. Soit, éventuellement :

  • tachycardie, perte de poids, sensation de chaleur, agitation, tremblements etc.
  • masse au niveau de la partie basse du cou, signe d’une augmentation de volume de la thyroïde
  • l’impression que les yeux sortent des orbites, du fait d’une inflammation des muscles sous-jacents : on parle d’exophtalmie.

Comment se déclenche la maladie de Basedow ?

La maladie de Basedow est due à la fabrication d’auto-anticorps, qui vont stimuler la glande thyroïde. Comme toutes les maladies auto-immunes, un terrain génétique peut prédisposer à développer la maladie. « On a ainsi des familles avec des dysfonctionnements auto-immunes », explique le Dr Cocaul André. Par ailleurs, l’environnement est suspecté de jouer un rôle important dans l’émergence des pathologies auto-immunes. « Le nombre de ces pathologies a explosé : les perturbateurs endocriniens pourraient en être en partie responsables. »  

Quel examen pour diagnostiquer la maladie de Basedow ?

La maladie de Basedow est détectée biologiquement par une prise de sang qui vise à doser les hormones thyroïdiennes et détecter la présence d’anticorps. On peut aussi  recourir à l’imagerie, par le biais d’une échographie ou parfois d’une scintigraphie, examen permettant d’observer la fixation d’iode  sur la thyroïde.

Quels sont les traitements de la maladie de Basedow ?

Plusieurs types de traitement existent :

► Le premier, médicamenteux, conserve la thyroïde en régulant son fonctionnement afin de soulager le patient et de lui éviter des troubles comme la tachycardie pouvant provoquer une insuffisance cardiaque grave. Ce traitement consiste en la prise d’un antithyroïdien de synthèse pendant une durée longue (voire à vie).

► En cas de récidive, soit le traitement conservateur est reconduit, soit il peut être envisagé de recourir à l’ablation de la thyroïde par voie chirurgicale. Cette option, radicale, demande ensuite la prise à vie d’hormones thyroïdiennes. « Il est très rare de proposer une chirurgie d’emblée », explique le Dr Cocaul.

► En cas de récidive également, on peut utiliser de l’iode radioactif qui détruit une partie de la glande (déconseillé aux femmes enceintes).

Quand consulter pour la maladie de Basedow ?

Il est nécessaire de consulter son médecin traitant dès l’apparition des premiers symptômes. « Dès que l’on ressent un état anormal, il faut consulter son généraliste, lequel réorientera au besoin son patient vers un endocrinologue, spécialité qui prend en charge la maladie de Basedow et les autres pathologies thyroïdienne. »

Merci au Dr Magali Cocaul, endocrinologue à Paris.


Source : JDF Santé

Névralgie : premiers symptômes, comment la soulager

Névralgie : premiers symptômes, comment la soulager

La névralgie est une neuropathie périphérique (qui atteint un nerf périphérique). On distingue différents types de névralgie en fonction de la localisation du nerf touché. La névralgie peut être chronique ou brutale. Parmi les symptômes évoqués, les névralgies provoquent des brûlures ou une sensation de décharge électrique. Quelles sont les causes d’une névralgie ? Comment la diagnostiquer ? Et quels traitements mettre en place ?

Définition : c’est quoi une névralgie ?

La névralgie est une neuropathie périphérique (qui atteint un nerf périphérique). « C’est l’irritation d’un nerf, souvent sensitif, associée à des douleurs semblables à des décharges électriques« , résume le Dr Alexandre Morin, neurologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris). La névralgie peut toucher différents nerfs pendant des périodes de temps variables – plusieurs jours, semaines, parfois des années. Elle peut se manifester de manière permanente ou survenir brutalement, soit de manière spontanée, soit en raison d’un mouvement ou d’un appui prolongé sur la zone.

Qu’est-ce qui provoque une névralgie ?

Les causes d’atteintes du nerf sont diverses :

  • compression du nerf,
  • pathologies neurologiques, 
  • infections virales,
  • chocs violents… 

Ces causes peuvent différer en fonction de la localisation de la névralgie. Les traumatismes au niveau cervical, après une chute par exemple, peuvent générer une névralgie d’Arnold. Parmi les autres causes : le blocage d’une vertèbre cervicale, des lésions à la base du crâne, un rhumatisme ou une maladie de la moelle épinière (rarement) connue sous le nom de Syringomyélie. Les névralgies dentaires, quant à elles, sont dues à l’atteinte d’un nerf situé dans la partie profonde de la dent. Les premières sources de névralgies dentaires sont les caries

Quels sont les types de névralgie ?

Névralgie cervico-brachiale. L’une des névralgies les plus fréquentes est la névralgie cervico-brachiale, communément appelée « sciatique du cou » ou « sciatique du bras », car il s’agit d’une compression ou d’une irritation d’un nerf du cou qui se prolonge le long du bras. Les douleurs concernent le cou, la clavicule, le haut du dos, l’épaule et le bras, d’un ou des deux côtés parfois.

La névralgie faciale qui touche le nerf trijumeau entraîne des douleurs intenses au niveau de la face. « Ce nerf part du tronc cérébral et innerve le visage. » Les douleurs sont ressenties au niveau du visage et peuvent irradier jusqu’à l’oreille.

► Troisième type de névralgie fréquente : la névralgie d’Arnold. Elle touche le nerf formé par le « nerf d’Arnold » qui innerve les muscles profonds du cou. « La douleur sera alors localisée au niveau du crâne et du cou« , précise le Dr Morin.

► La névralgie dentaire se réfère à une douleur très vive ressentie à l’intérieur de la bouche et due à l’atteinte d’un nerf qui innerve l’ensemble des éléments bucco-dentaires. Les premières sources de névralgies dentaires sont les caries. Si, au départ, ces cavités qui se forment dans la dent ne sont pas douloureuses, elles entament l’émail des dents avant de se propager aux tissus sous-jacents où elles peuvent causer, à des stades avancés, une inflammation du nerf (pulpe dentaire). Les autres causes de névralgie dentaire sont les abcès, conséquences d’une infection bactérienne d’une dent ou de la gencive.

La névralgie pudendale, quant à elle, est plus rare mais très douloureuse. Elle consiste en une atteinte des nerfs situés dans la région profonde du bassin et entraîne des douleurs au niveau du pubis.

Quels sont les symptômes de névralgie ?

Les douleurs sont fréquemment décrites comme des brûlures ou une sensation de décharge électrique, parfois des paresthésies douloureuses, sensations de fourmillements ou d’engourdissements, et plus rarement, des vertiges. Les douleurs peuvent irradier de manière intense et atteindre des zones plus ou moins vastes.

Comment savoir si on a une névralgie ?

La névralgie peut être difficile à diagnostiquer, du fait de vaste symptomatologie. « C’est une maladie un peu fourre-tout, à l’origine de nombreux signes indirects« , explique le neurologue. Un interrogatoire et un examen clinique permettent de mettre sur la piste. Le scanner ou l’IRM du rachis cervical est prescrit en cas de douleurs persistantes, afin de chercher l’origine de la compression du nerf. « Un électromyogramme peut aussi être prescrit pour évaluer la conduction du nerf, mais cet examen n’est pas réalisable sur tous les nerfs« , ajoute le Dr Morin.

Comment se soigne une névralgie ?

► La prise d’antalgiques classiques type paracétamol peut être prescrite pour soulager les épisodes douloureux. Au niveau local, une chirurgie peut être envisagée pour limiter la compression du nerf. « On opère parfois autour du nerf trijumeau pour lui laisser de la place« , ajoute le spécialiste. 

► Les thérapies non médicamenteuses, telles que la sophrologie, la méditation ou l’autohypnose, sont d’un recours utile. « Ces approches permettent d’apprendre à vivre avec sa douleur en travaillant sur elle« , conclut le Dr Alexandre Morin. 

► Des exercices de kinésithérapie permettent de moins souffrir et d’éviter une amyotrophie avec une diminution de volume et de tonicité du muscle concerné, liée au manque d’activité physique. « Mais ces exercices ne sont pas efficaces dans toutes les névralgies – en cas d’atteinte du nerf trijumeau, par exemple », souligne le neurologue. 

Merci au Dr Alexandre Morin, neurologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris).


Source : JDF Santé

Quels sont les risques de la fellation ? Herpès, VIH, papillomavirus…

La fellation est une pratique sexuelle courante. Dans une enquête Ifop de février 2019, 89% des femmes interrogées ont déclaré l’avoir déjà réalisée et 42% d’entre elles, « souvent ». Elle n’est cependant pas dénuée de risques : MST, herpès, papillomavirus, chlamydia… Sans vouloir décourager les amateurs de cette pratique – source de grands plaisirs pour les couples – ou ceux qui veulent la découvrir, mieux vaut être informé des possibles transmissions de virus et bactéries avant de passer à l’acte.

L’herpès : attention en cas de bouton de fièvre

« Si une femme a un bouton de fièvre et qu’elle fait une fellation (sans préservatif) à un homme, elle peut lui transmettre le virus de l’herpès »,  explique le Dr Andreea Matefi, docteur en médecine et titulaire du DIU en Gynécologie médicale. Même chose si c’est lui qui a de l’herpès génital, la femme peut être contaminée par le virus. Le virus de l’herpès est sournois : « Il est sécrété 15 jours avant l’apparition des symptômes » rappelle-t-elle. On est donc contaminant sans le savoir, avant même que les vésicules n’apparaissent. Par chance, c’est un virus qui est lié au système immunitaire : « Si l’homme a un système immunitaire qui se bat bien, il ne développera pas d’herpès. » 

VIH : des risques en cas d’éjaculation ou de lésions dans la bouche

Faire une fellation sans préservatif expose au virus du Sida (VIH) : par contact avec le sang contaminé, le liquide pré-séminal ou le sperme. Les risques concernent principalement la personne qui prodigue la fellation. Il y a risque :

  • si la personne qui fait la fellation (à un partenaire séropositif) reçoit du sperme ou du liquide pré-séminal dans la bouche. 
  • plus encore si elle a des lésions dans la bouche (gingivite, plaie, bouton de fièvre sur les lèvres…) ou dans la gorge. Il est d’ailleurs déconseillé de se brosser les dents juste avant de faire une fellation pour éviter de faire saigner les gencives.
  • si l’homme séropositif a des lésions de rasage et que la femme a des lésions dans la bouche. 

Quand faire un test de dépistage ? Pour les personnes qui font des fellations à différents partenaires sans préservatif, il est recommandé d’effectuer un test de dépistage tous les 6 mois.

La fellation non protégée est beaucoup moins risquée que les relations génito-génitales pour la transmission d’IST.

Papillomavirus : un risque de contamination pour les deux partenaires

Le papillomavirus, aussi appelé « virus HPV » est contagieux et transmissible lors de rapports sexuels (même avec un préservatif, il existerait un risque de transmission de 20%) puisqu’il circule dans les muqueuses, orales, génitales et la peau. « C’est vraiment un marqueur de sexualité, estime le Dr Matefi. Il y a à peu près entre 200 et 250 sortes différentes d’HPV (mais seulement une dizaine seraient oncogènes*) donc tout le monde en a eu au moins une fois dans sa vie en s’en rendant compte ou pas. » En cas de fellation « si la femme est porteuse du HPV, elle peut le transmettre à l’homme et l’inverse est aussi vrai ».

Comment se fait la transmission de la femme contaminée à l’homme ? « S »il y a pénétration sans préservatif, il y a un contact gland-col où est présent le HPV. Si la femme fait une fellation, il y a un contact bouche-gland. Si elle embrasse l’homme, là il y contact bouche-bouche et transmission du virus » répond la spécialiste. Avant de rappeler que « dans le cas du HPV, le système immunitaire de la personne joue, il y a des systèmes immunitaires qui vont le développer et d’autres qui vont l’éliminer »,

Comment se fait la transmission de l’homme contaminé à la femme ? Le virus HPV peut entraîner la formation de verrues génitales sur le pénis de l’homme (très contagieuses). Le contact de la bouche de la femme avec ces verrues est une porte d’entrée du virus chez elle.

Quand faire un dépistage ? Le dépistage du virus HPV est réalisé par le frottis. Il est recommandé d’en faire un tous les 3 ans à partir de 25 ans « mais si les partenaires sont multiples ou qu’il y a un nouveau partenaire et pas forcément de protection lors des rapports il vaudrait mieux le faire tous les ans » conseille le Dr Matefi. Sans limite d’âge ! « Parmi les femmes de 45-50 ans, il y a parfois un changement de vie et elles reprennent une vie sexuelle, on discute avec elles des risques, de la prévention parce qu’il y a des cancers qui arrivent sur le col de l’utérus juste parce qu’elles ont changé de partenaire, qu’elles ont oublié de se faire dépister et n’ont pas mis de préservatif. » 

Chlamydia et gonocoque : des bactéries présentes dans les sécrétions

La chlamydiose (liée à la bactérie Chlamydia Trachomatis) comme la gonorrhée (causée par la bactérie Neisseria Gonorrhoeae) peuvent être transmises lors d’une fellation sans préservatif. Les bactéries se trouvent dans le liquide séminal et les sécrétions génitales. « La chlamydiose est quasiment asymptomatique chez la femme et moins de la moitié des hommes présentent des symptômes comme les brûlures urinaires. L’homme peut le découvrir quand il la transmet à sa partenaire qui a des douleurs pelviennes, des pertes inhabituelles… » indique le Dr Andreea Matefi. Si c’est la femme qui est contaminée, elle peut contaminer son partenaire si la fellation est précédée d’une pénétration non protégée (lors de la pénétration, le pénis de l’homme va être en contact avec les bactéries présentes dans le col de l’utérus notamment, la femme lui fait ensuite une fellation puis l’embrasse sur la bouche, il se retrouve contaminé). 

Quand faire un dépistage ? « Il faut attendre minimum 3 à 7 jours après le rapport à risque avant de faire un dépistage de la chlamydiose et de la gonorrhée. Si les partenaires sont multiples, il ne faut pas hésiter à le faire au moins une à deux fois par an » conseille le médecin.

Syphilis : une transmission évidente en cas de chancre

Causée par la bactérie tréponème pâle, la syphilis est une maladie qui peut se transmettre lors d’une fellation (non protégée). Soit parce qu’elle a entraîné des lésions dans la bouche de la personne contaminée qui fait la fellation soit parce qu’il y a des chancres sur le gland du pénis (lésions typiques de la syphilis) : « Si vous faites une fellation sur un chancre, la transmission est évidente » indique ainsi notre interlocutrice. La contamination est à double sens.

Mettre deux préservatifs ne protège pas plus !

Hépatite B : un virus contagieux présent dans la salive

On ne le sait pas toujours mais on peut contracter une hépatite lors d’une fellation. Principalement une hépatite B. Le virus de l’hépatite B est très contagieux et transmissible par contact muqueux. On le trouve dans les sécrétions corporelles comme la salive et le sperme. La vaccination est une protection contre la contamination. L’hépatite C peut aussi se transmettre lors d’une fellation mais le risque est plus faible car il passe par le sang. Il faut donc une brèche : une lésion dans la bouche, au niveau du pénis…

Préservatif : non lubrifié, c’est mieux !

Mettre un préservatif (avec ou sans latex s’il y a une allergie) est le seul moyen de se protéger de la majorité des maladies et infections pouvant être transmises lors d’une fellation. Mieux vaut miser sur des préservatifs non lubrifiés, avec ou sans parfum. 

A savoir : il est inutile de mettre deux préservatifs l’un par-dessus l’autre pour réduire davantage les risques : « Ça ne protège pas deux fois plus, prévient le Dr Matefi, et ça fait des frottements pendant les rapports ce qui rend le préservatif poreux (donc moins efficace dans son rôle de barrière). « 

*Les papillomavirus, Société Française de Colposcopie et de Pathologie Cervico-Vaginale

Merci au Dr Andreea Matefi, docteur en médecine, Spécialité médecine générale et titulaire du DIU en Gynécologie médicale. 


Source : JDF Santé

Pellicules : comment les éliminer des cheveux ?

Pellicules : comment les éliminer des cheveux ?

Les pellicules touchent une personne sur trois. Elles peuvent être très nombreuses et persistantes et nécessitent un traitement spécifique. On distingue les pellicules grasses et les pellicules sèches. Comment les reconnaître ? Comment faire disparaître des pellicules ? Est-ce que le stress peut donner des pellicules ? Le point sur les causes, les symptômes et les traitements.

Définition : c’est quoi des pellicules ?

Elles se définissent par des squames de peau. « Elles sont la conséquence d’un emballement du renouvellement des cellules du cuir chevelu. C’est ce qui provoque leur desquamation », explique le Docteur Paul Dupont, dermatologue. Il existe deux sortes de pellicules : sèches et grasses.

Comment reconnaître les pellicules sèches ?

Les pellicules sèches sont de couleur blanche et tombent seules. Des démangeaisons y sont la plupart du temps associées. Les pellicules sèches sont les plus fréquentes. Elles touchent les cuirs chevelus normaux ou secs, sont blanches, plates et se détachent facilement des cheveux et des vêtements. Elles ne sont gênantes que d’un point de vue esthétique. Les pellicules peuvent également apparaître au niveau des sourcils.

Photo de pellicules dans les cheveux
Photo de pellicules dans les cheveux © Andrey Popov-Adobestock

Comment reconnaître les pellicules grasses ?

« Les pellicules grasses, quant à elles, collent aux cheveux et s’accompagnent d’une hyper séborrhée du cuir chevelu« , note le spécialiste. Elles touchent les cuirs chevelus gras. Ce sont en effet des foyers idéaux pour le pityriasis capitis, appelées plus communément pellicules, qui se nourrit de l’excès de sébum produit par ce type de cheveu. Les pellicules grasses ont un aspect jaunâtre. Elles se présentent sous forme de plaques plus ou moins grandes qui restent collées au cuir chevelu, provoquant des démangeaisons voire des chutes de cheveux. Des shampoings antipelliculaires peuvent éviter la prolifération. La consultation d’un dermatologue représente un recours possible pour traiter cette affection. 

Quelle est la cause des pellicules ?

Les pellicules sont de fines squames du cuir chevelu. Elles sont généralement dues à l’activation anormale d’un petit champignon, le pityriasis, qui accélère le renouvellement du cuir chevelu. Normalement, un cycle de renouvellement est de 21 jours et permet l’élimination des cellules mortes de l’épiderme de manière totalement invisible. Lorsque ce cycle dure moins de 21 jours, en revanche, les cellules se multiplient trop vite et s’accumulent à la surface du cuir chevelu et forment une poudre blanche (pellicules sèches) ou des particules graisseuses (pellicules grasses).

Comment éliminer les pellicules ?

Les traitements contre les pellicules durent en moyenne une dizaine de jours.

► Contre des pellicules sèches, des shampoings antipelliculaires sont recommandés. Ce type de produit contient des actifs comme l’huile de cade, le goudron ou encore le zinc, qui facilite le renouvellement des cellules superficielles du cuir chevelu.

► Contre des pellicules grasses, il est préférable d’opter pour un traitement à base d’antifongiques et d’acide salicylique qui détruisent les particules et les agglomérats graisseux. Il s’agit généralement d’ampoules à appliquer sur le cuir chevelu. Le traitement dure en général une dizaine de jours et s’utilise 2 fois par semaine. 

Dans tous les cas, si les pellicules persistent, consultez votre dermatologue. Lorsque le diagnostic de dermite séborrhéique est posé, une partie du traitement consiste à agir sur certains facteurs pouvant intervenir, dont le stress. Le fait de réduire l’exposition au stress permet notamment d’atténuer les symptômes (état pelliculaire), et de prévenir une aggravation de la pathologie. 

Est-ce que le stress donne des pellicules ?

Oui, mais seulement dans certains cas. Il est notamment en cause dans l’état pelliculaire lié à un type de dermatose assez courante, la dermite séborrhéique. Le stress est reconnu comme un facteur déclenchant, ou aggravant, d’un état pelliculaire lié à une dermite séborrhéique, une affection fréquente observée chez 3 % à 5 % de la population. Cette maladie inflammatoire de la peau se manifeste par des rougeurs et des squames sur le visage ou sur le cuir chevelu. Dans le cas d’une atteinte du cuir chevelu, des pellicules plus ou moins séborrhéiques (pellicules grasses) apparaissent. A noter que la dermite séborrhéique est une pathologie multifactorielle : si le stress est parfois impliqué, les crises peuvent également être précipitées par les variations saisonnières et l’environnement (ex : pollution).

► Différents états émotionnels sont identifiés parmi les facteurs contributeurs : anxiété, dépression, sollicitation trop importante du corps, surmenage, burn-out.

► De nombreux autres facteurs favorisent l’apparition des pellicules : facteurs héréditaires, excès de sébum (cheveux gras ou suintant), nervosité, problèmes digestifs, dérèglement hormonal, mauvaise hygiène capillaire, utilisation de shampoings trop détergents, cheveux mal rincés, usage de produits coiffants.

Quelle est la différence entre des pellicules et des lentes ?

Les pellicules sont à distinguer des lentes qui sont les œufs des poux. « Celles-ci sont en général le long du cheveu et y adhèrent, contrairement aux pellicules » précise notre interlocuteur.

Comment éviter les pellicules dans les cheveux ?

Le pityriasis qui génère les pellicules est un petit champignon présent sur tous les cuirs chevelus. Il est donc impossible de s’en débarrasser. Il est en revanche possible d’empêcher sa prolifération anormale, notamment en consommant des aliments riches en vitamine A (qui assainit le cuir chevelu et calme les irritations), type carottes, abricots, persil, patate douce, blette, foie ou poisson, et en utilisant des humidificateurs : l’air sec peut en effet entraîner l’apparition de pellicules.

Merci au Docteur Paul Dupont, dermatologue.


Source : JDF Santé

Sepsis sévère : signes, traitement, un risque de choc septique ?

Sepsis sévère : signes, traitement, un risque de choc septique ?

Quelle est la définition d’un sepsis sévère ?

« Aujourd’hui, on considère que le sepsis est toujours sévère, si bien que le terme de ‘sévère’ n’est plus ajouté. Le sepsis est une forme d’infection très grave associée à un certain degré de défaillance d’un ou plusieurs organes qu’il s’agisse du rein, du cerveau, des poumons, du foie… La sévérité est attestée par le taux de mortalité de 30 à 35%« , explique Jean-Louis Vincent, professeur de soins intensifs à l’université de Bruxelles et auteur de nombreuses publications dans le domaine. Le terme de sepsis vient remplacer celui de septicémie qui fait référence au passage de microbes dans le sang. « Or, aujourd’hui, on considère qu’il n’est pas nécessaire que le microbe passe dans le sang pour qu’il y ait infection grave.« 

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Schéma d’un sepsis sévère © designua – stock.adobe.com

Quels sont les signes d’un sepsis ?

En règle générale, en cas de sepsis , le patient présente une hypotension artérielle, des vertiges, parfois de la fièvre. A cela s’ajoutent les signes de la défaillance de l’organe :

  • Insuffisance respiratoire si les poumons sont atteints ;
  • Production d’urines diminuée
  • Créatinémie supérieure à 176 μmol/l si les reins sont atteints 
  • Présence d’un certain degré de jaunisse et bilirubinémie supérieure à 78 μmol/l en cas d’atteinte du foie 
  • Une chute du taux de plaquettes en cas d’atteinte hématologique…

« Parfois le tableau infectieux est évident mais d’autres fois, l’infection n’est pas si claire si le tableau est un peu atypique, si bien que la défaillance d’organes est à l’avant-plan », souligne Jean-Louis Vincent.

Le sepsis sévère peut-il évoluer en choc septique ?

Le choc septique est la forme la plus grave de sepsis. Il est associé à une défaillance circulatoire aiguë avec une diminution dangereuse de la tension artérielle et une atteinte de tous les organes puisque ceux-ci ne sont plus suffisamment bien irrigués par le sang. Le choc septique a un taux de mortalité de 40% et doit être pris en charge en urgence afin d’éviter le décès.

Quelles sont les causes d’un sepsis ?

« L’atteinte de n’importe quel organe peut être à l’origine du sepsis » mais les causes principales sont :

  • Une pneumonie ou tout autre infection pulmonaire ;
  • Une infection urinaire ;
  • Une infection d’une plaie qui s’aggrave ;
  • Une péritonite, gastro-entérite ou autre pathologie abdominale ;
  • Une méningite…

Que faire en cas de sepsis sévère ?

Il est important de se rendre aux urgences car le sepsis ne peut être soigné qu’au sein d’un hôpital, souvent même en service de réanimation.

Quel est le traitement d’un sepsis sévère ?

Dans le cadre d’un sepsis sévère, il est important de prendre en compte, d’une part, le traitement de l’infection et d’autre part le support des organes.

► Un traitement par antibiotiques. Dans un premier temps, une antibiothérapie à spectre large est mise en place afin de couvrir tous les micro-organismes possibles. « Une fois l’antibiogramme effectué, les résultats des tests microbiologiques permettent souvent de réduire le spectre pour éviter l’émergence d’une résistance bactérienne », explique notre interlocuteur. 

► Un traitement chirurgical. « Par exemple, si le sepsis provient d’un abcès, il faudra alors le drainer », souligne Jean-Louis Vincent.

► Un traitement de soutien. Enfin, pour soutenir les organes, des médicaments comme la noradrénaline sont administrés pour faire monter la tension artérielle, l’utilisation d’un respirateur est nécessaire pour soutenir les poumons, une dialyse peut être obligatoire pour sauver les reins ou encore des plaquettes sont transfusées afin de pallier les troubles de coagulation importants.

Merci à Jean-Louis Vincent, professeur de soins intensifs à l’université de Bruxelles et co-auteur de Sepsis sévère et choc septique


Source : JDF Santé