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Bébé a les yeux qui collent : quand consulter, que faire ?

Bébé a les yeux qui collent : quand consulter, que faire ?

Parfois, il arrive que les yeux du bébé se collent entre eux. Ce signe est généralement bénin, mais si il persiste au delà de 1 an, il est recommandé de consulter pour éviter le risque de conjonctivite. Quelles sont les causes ? Quand consulter ? Comment nettoyer les yeux collés de bébé ?

Quelles sont les causes des yeux collés chez le bébé ?

« Un larmoiement persistant chez le bébé est du à un défaut de perméabilité de la voie lacrymale. Un seul œil ou les deux yeux peuvent être concernés. L’évolution est en général spontanément favorable en quelques mois. Rarement l’écoulement peut persister au delà de l’âge de 1 an », détaille le Dr Fabienne Kochert, pédiatre à Orléans et présidente de l’Association française de pédiatrie ambulatoire.

Comment reconnaître des yeux qui collent chez le bébé ?

L’œil concerné ou les deux yeux présentent un larmoiement permanent. Au réveil, votre enfant peut avoir les paupières collées

Quand s’inquiéter des yeux collés chez le bébé ?

Il est recommandé de consulter un médecin en cas de surinfection et dans les cas où la symptomatologie persiste au-delà de l’âge de 1 an. Le risque est la surinfection qui conduit à une conjonctivite.

Comment nettoyer les yeux collés de bébé ?

L’important est de laver correctement les yeux avec du sérum physiologique. Un collyre antibiotique peut être prescrit en cas de surinfection. Si l’écoulement persiste après l’âge d’un an, il est recommandé d’emmener votre enfant voir un ophtalmologiste qui pourra procéder à un drainage des voies lacrymales.

Merci au Dr Fabienne Kochert, pédiatre à Orléans et présidente de l’Association française de pédiatrie ambulatoire.


Source : JDF Santé

Trachéite chez le bébé : les bons traitements pour la soigner

Trachéite chez le bébé : les bons traitements pour la soigner

La trachéite chez le bébé est une maladie qui touche la trachée, organe dont le rôle est de transporter l’air du nez aux poumons. Divers symptômes permettent de diagnostiquer la maladie chez l’enfant. Virus, infection, reflux, tabagisme passif… Les causes de trachéite chez le bébé sont nombreuses. Est-elle contagieuse ? Combien de temps dure une trachéite ? Comment soigner une trachéite chez un bébé ?

Définition : qu’est-ce qu’une trachéite ?

La trachéite est une maladie qui touche la trachée, un organe situé entre le larynx et les bronches et qui a pour rôle de transporter l’air de notre nez jusqu’à nos poumons. Bien que sans gravité, elle peut être fatigante pour l’enfant, notamment en raison des fréquentes quintes de toux qu’elle provoque. « Elle se différencie de la rhinotrachéite qui, par définition, en plus de toucher la trachée atteint le nez, explique le Dr Popowski, pédiatre. Il s’agit d’un écoulement nasal, en général postérieur, qui provoque la toux. La laryngite est l’atteinte inflammatoire du larynx. On la reconnait facilement car la toux est rauque« .

Quels sont les symptômes d’une trachéite chez le bébé ?

La maladie se manifeste par :

  • Une toux sèche et spasmodique.
  • Des « gratouillements » dans la gorge
  • Des douleurs à la déglutition
  • Un mouchage postérieur, souvent épais, jaunâtre ou verdâtre
  • Un peu de fièvre

​​​​​​A quel âge l’enfant peut avoir une trachéite ?

« Elle touche plutôt le grand enfant à partir de 7 ans, et l’adulte, indique le Dr Popowski. Les petits, les bébés, font plutôt des bronchiolites ou des bronchites ».

Combien de temps dure une trachéite ?

La trachéite aiguë dure entre deux et quatre semaines. La trachéite chronique peut durer plusieurs mois.

Est-ce que la trachéite est contagieuse ?

Oui, quand elle est due à une infection virale ou bactérienne.

Quelles sont les causes d’une trachéite chez le bébé ?

Les causes sont nombreuses :

  • Virus (souvent une rhinopharyngite)
  • Plus rarement une infection bactérienne
  • Allergies
  • Le tabagisme passif
  • Un reflux gastro-œsophagien

​​​​​​​Quand s’inquiéter d’une trachéite chez le bébé ?

Sans tarder, en particulier si la maladie l’empêche de s’alimenter correctement et qu’il présente de la fièvre.

Comment soigner une trachéite chez un bébé ?

Le médecin prescrira du paracétamol pour faire baisser la fièvre au besoin, et parfois du sirop antitussif chez les enfants de plus de 3 ans, le soir pour améliorer son sommeil. L’antibiotique n’est indiqué que si la fièvre persiste et que les sécrétions deviennent purulentes, signes que la trachéite est surement d’origine bactérienne. « Ce traitement pourra être associé à des corticoïdes en fonction de l’importance de la maladie« , ajoute le pédiatre.

Quels sont les remèdes naturels pour soigner la trachéite chez l’enfant ?

Les médecines complémentaires peuvent vous donner un coup de pouce : une infusion de citron et de thym pour leurs vertus purifiantes, nettoie la zone et apaisent les douleurs. En homéopathie, misez sur des granules comme Belladonna quand la toux est nocturne, aggravée en position allongée, Coralium rubrum lorsque les écoulements sont postérieurs, déclenchant la toux. En parallèle, il est recommandé d’humidifier l’air de la chambre du petit afin de faciliter sa respiration, de l’hydrater au maximum et de ne pas lui donner des sirops antitussifs sans avis médical.

Merci au Dr Popowski, pédiatre. 


Source : JDF Santé

Posturologue : rôle, bilan postural, quand le voir ?

Définition : quel est le rôle d’un posturologue ?

La posturologie est un domaine de compétence qui peut être pratiqué par de nombreux spécialistes : les podologues, les dentistes, les orthoptistes, les kinésithérapeutes, les ostéopathes…  « Une bonne posture est possible grâce à différentes parties du corps qui informent le cerveau de notre position dans l’espace. Ce sont les capteurs sensoriels qui se trouvent principalement dans la plante des pieds, la colonne vertébrale, les yeux, la mâchoire et l’oreille interne, explique Patrick Payet, podologue-posturologue. Le posturologue s’intéresse au système qui permet l’équilibre de son patient : le système postural fin. Il mettra ainsi en évidence les dysfonctions de ce système à l’origine des maux de son patient. Une fois le diagnostic établi le posturologue pourra modifier une entrée sensorielle afin d’améliorer le tonus musculaire« . Il peut aussi être amené à orienter son patient vers d’autres professionnels de santé pour une prise en charge pluridisciplinaire (podologue, orthoptiste, dentiste, ostéopathe, kiné…). Des semelles posturales fines réalisées par un podologue-posturologue peuvent également être prescrites pour améliorer certains déséquilibres ou asymétries.

Quand consulter un posturologue ?

Il peut être conseillé de consulter un posturologue en cas de :

  • Douleurs chroniques musculaire ou articulaire (maux de dos : lombalgie, cervicalgie, sciatique, rachialgie)
  • Céphalées (maux de tête)
  • Sensations vertigineuses
  • Déformations des pieds / instabilité (hallux valgus)
  • Fibromyalgie
  • Dysplasie/dyslexie
  • Entorses à répétition
  • Fatigue chronique

Comment se passe une consultation de posturologie ?

La consultation débute par une série de questions, permettant au posturologue de comprendre quels sont les problématiques de son patient. Il commence par l’interroger sur les raisons de sa venue, ses différentes douleurs, son mode de vie, ses antécédents familiaux et médicaux. « Il réalise également un bilan postural, c’est-à-dire un examen clinique complet de l’ensemble de la posture du patient : il vérifie l’alignement des différentes parties du corps (position des pieds, l’alignement des hanches, la forme des jambes) et effectue des tests de stabilité et de mobilité. Lors de cet examen clinique le patient sera examiné debout et allongé« , décrit notre interlocuteur. Enfin, il peut avoir recours à une plateforme de stabilométrie électronique qui permet d’analyser les pressions plantaires et l’équilibre du patient dans différentes conditions : yeux ouvert ou fermés, dents serrées, mousses sous les pieds ou stimulations plantaires dans le but d’objectiver un ou des capteurs sensoriels en cause.

Quel est le tarif d’une consultation chez un posturologue ?

Le bilan postural coûte entre 80 et 100 euros à Paris et en région parisienne, 60 euros en province. La séance dure une heure.

Est-ce remboursé par la Sécurité sociale ?

La posturologie n’étant pas une pratique médicale reconnue, les consultations ne sont pas prises en charge par la Sécurité sociale. Toutefois, certaines mutuelles de santé peuvent en rembourser une partie.

Quelles études pour devenir posturologue ?

Il existe des formations en posturologie proposées dans les universités ou des instituts privés. Celles-ci viennent compléter une profession qualifiante.

Y a-t-il un annuaire des posturologues reconnus ?

Le site de l’association Posturologie Internationale dispose d’un annuaire de professionnels reconnus.

Merci à Patrick Payet, podologue-posturologue.


Source : JDF Santé

Hypersomnie : symptômes, cause, comment guérir ?

Définition : qu’est-ce que l’hypersomnie ?

L’hypersomnie désigne une forme de somnolence dont les durées de sommeil sont souvent bien plus longues que la normale. « Aujourd’hui, on parle davantage d’hypersomnolence ou de somnolence excessive qui comprend une quantité de sommeil excessive, une altération de la capacité de veille et une incapacité à maintenir la vigilance tout au long de la journée », précise le Dr Pascale Ogrizek, médecin du sommeil.

Qu’est-ce qu’une hypersomnie idiopathique ?

Extrêmement rare mais extrêmement invalidante, cette pathologie dont la cause est inconnue se divise en deux types. Dans le premier cas, la personne a besoin d’une très longue durée de sommeil (plus de 11 heures par nuit) et ressent également le besoin de faire des siestes très longues. De plus, malgré le temps passé à dormir, son sommeil n’est jamais réparateur. Cela concerne environ une personne sur 10 000. Dans le second cas, la quantité de sommeil est normale mais le sommeil n’est pas non plus réparateur et les personnes se plaignent toujours d’avoir envie de dormir et de devoir lutter contre cette envie. Cela concerne une personne sur 100 000 « Dans les deux cas, l’hypersomnie est caractérisée par une inertie ou une ivresse du sommeil au réveil. Les patients disent avoir un mal fou à se réveiller et leur sommeil n’est jamais récupérateur. »

Qu’est-ce qu’une hypersomnie secondaire ?

Les hypersomnolences secondaires « sont souvent causées par une dépression car les personnes se réfugient en quelque sorte dans le sommeil« , argue la spécialiste. L’obésité, la privation de sommeil, l’apnée du sommeil, le TDAH ou encore la prise de médicaments type psychotropes, anxiolytiques, antidépresseurs, ou de certaines drogues comme le cannabis peuvent également engendrer une hypersomnolence.

Qu’est-ce qu’une hypersomnie centrale ?

Les hypersomnolences centrales sont d’origine neurologique et sont généralement causées par la narcolepsie de type 1 et la narcolepsie de type 2. Ainsi, la personne narcoleptique a toujours des accès de sommeil irrésistibles au cours de la journée et ces courtes siestes sont récupératrices. Le premier type présente de la cataplexie dans 50 à 70% des cas, c’est-à-dire une chute brutale du tonus musculaire en général déclenchée par des émotions. S’y associent souvent des hallucinations et des paralysies du sommeil à l’endormissement ou au réveil. La narcolepsie de type 2, en revanche, ne présente pas de cataplexie et la cause est mal connue.

Quelles sont les causes d’une hypersomnie ?

Il existe plusieurs causes à ce dysfonctionnement du sommeil :

  • Une cause inconnue (pour le cas de l’hypersomnie idiopathique)
  • Une dépression
  • La prise de certains médicaments (psychotropes, anxiolytiques, anti-dépresseurs)
  • La prise de certaines drogues (cannabis)
  • Le TDAH
  • Les apnées du sommeil
  • La narcolepsie
  • Un syndrome de Kleine-Levin est une maladie extrêmement rare dont la cause est inconnue et qui se caractérise par des épisodes d’hypersomnie, des troubles cognitifs et comportementaux.

Quels sont les symptômes d’une hypersomnie ?

« La personne souffrant d’hypersomnie se plaint d’avoir sommeil, de s’endormir plus facilement que les autres dans les situations monotones (dans les transports, en réunion, au cinéma). Il s’agit souvent de personnes hyperactives pour lutter contre les accès de sommeil ou cette somnolence permanente. Chez les enfants, ceux qui sont diagnostiqués TDAH, sont souvent des enfants qui souffrent d’apnée du sommeil et sont donc somnolents. Pour lutter contre ça, ils s’auto-stimulent« , explique Pascale Ogrizek.

Quand et qui consulter en cas d’hypersomnie ?

La spécialiste conseille d’en parler dans un premier temps à son médecin traitant afin d’éliminer les causes simples comme le manque de sommeil ou les effets secondaires d’un médicament. Si aucune de ces deux causes n’est responsable des troubles du sommeil, il est préférable de consulter un médecin spécialisé exerçant notamment dans l’un des centres de référence du sommeil afin de recevoir le bon diagnostic. 

Quels tests et examens faire ?

Un bilan peut être fait dans un centre de sommeil. Il existe plusieurs moyens de diagnostiquer l’hypersomnie :

► L’agenda du sommeil : Cela consiste à noter les heures du coucher, du lever et des siestes chaque jour pendant 3 semaines à 1 mois afin d’évaluer la moyenne journalière de sommeil;

► L’échelle d’Epworth : Cette échelle permet de quantifier sa somnolence. Si le score atteint 10 ou 11, le patient présente une somnolence pathologique et il est préférable qu’il aille consulter pour en déterminer la cause;

► La polysomnographie : Il s’agit d’un examen réalisé en ambulatoire ou en milieu spécialisé pendant une ou deux nuits et permettant l’enregistrement du sommeil afin de dépister la cause de la somnolence, notamment le syndrome d’apnée du sommeil;

► Le TILE test : Ce test itératif permet de connaître le temps de latence avant chaque endormissement. Cinq siestes sont programmées toutes les deux heures et les spécialistes relèvent combien de temps le patient met à s’endormir et dans quel stade de sommeil il sombre;

► Test du maintien de l’éveil (TME) : Il permet surtout de quantifier l’efficacité des traitements et les hypersomnolences afin d’autoriser ou non la conduite d’une voiture. A l’inverse du test TILE, les patients sont installés dans la semi-obscurité et doivent résister à l’envie de dormir. Quatre tests sont réalisés dans la journée;

► Une prise de sang permettant de détecter le marqueur génétique de prédisposition à la narcolepsie de type 1;

► Une ponction lombaire : C’est le cas dans certains centres. Cela permet de savoir si l’hypocrétine ou l’orexine, neurotransmetteur polypeptidique responsable du maintien de la vigilance, a été détruite par une réaction auto-immune. Auquel cas, cela signerait le diagnostic de la narcolepsie de type 1.

Quel traitement pour guérir une hypersomnie ?

« Il faut savoir que l’on ne guérit pas une hypersomnie : il n’existe pas de traitement de la cause dans le cas de la narcolepsie ni même dans le cas de l’hypersomnie idiopathique car sa cause n’est pas non plus connue. Les traitements proposés sont donc essentiellement des stimulants de la vigilance. » Le plus connu et ancien est le modafinil. Celui-ci n’est délivré que dans les centres spécialisés et a une durée d’action de 4 à 5 heures. Le méthylphénidate, également proposé dans les cas de TDAH, peut aussi être prescrit dans le cas d’une hypersomnie. Enfin, plus récent, le wakix a une durée d’action qui s’étend sur toute la journée et est aussi anti-cataplexie.

Merci au Dr Pascale Ogrizek, médecin du sommeil.


Source : JDF Santé

Maladie auto-immune : liste, c'est quoi ?

Maladie auto-immune : liste, c'est quoi ?

Une maladie auto-immune désigne le fait que le système immunitaire se retourne contre les cellules de son propre organisme, créant une réaction inflammatoire. De nombreuses maladies font partie de cette catégorie. Thyroïde, foie, peau, poumons, intestins, reins… de nombreux organes peuvent être touchés. Qu’est-ce qu’une maladie auto-immune ? Qu’est-ce qui peut la déclencher ? Liste des maladies auto-immune, symptômes, diagnostic et traitements.

Définition : qu’est-ce qu’une maladie auto-immune ?

Une maladie auto-immune est une pathologie au cours de laquelle le système immunitaire agresse ses propres constituants. « Normalement, le système immunitaire est éduqué pour respecter les cellules de notre organisme. Lors d’une maladie auto-immune, il se retourne contre elles en les considérant comme étrangères. Cela va créer une réaction inflammatoire« , explique le Pr Zahir Amoura, chef du service Médecine Interne à la Pitié-Salpêtrière, centre national de référence du lupus et des autres maladies auto-immunes systémiques. 

Liste des maladies auto-immunes

Les maladies auto-immunes correspondent à un dysfonctionnement du système immunitaire, à l’origine d’au moins 80 maladies. Parmi elles :

Quels organes sont touchés par une maladie auto-immune ?

Tous les organes peuvent être touchés : la peau, la thyroïde, le foie, le cerveau, les poumons, les yeux, les reins, les articulations… « On différencie les maladies auto-immunes cantonnées à un seul organe (la thyroïde, par exemple, qui est un cas fréquent), et les maladies auto-immunes systémiques (ou généralisées), lesquelles vont toucher plusieurs organes (typiquement, le lupus systémique, qui atteint les articulations, la peau et les reins)« , précise le Pr Amoura.

Quels sont les symptômes des maladies auto-immunes ?

Les symptômes dépendent de la maladie induite par le dysfonctionnement immunitaire. Lors de la première phase de la maladie, le système immunitaire agresse les cellules, il y a une inflammation de l’organe qui est parfois perceptible par le patient. Dans ce cas, les symptômes sont liés à l’inflammation de l’organe touché :

  • douleur localisée,
  • rougeur,
  • gonflement….

Le plus souvent, l’inflammation est n’est pas ressentie par le patient (destruction à bas bruit des cellules pancréatiques produisant l’insuline au cours du diabète de type 1, par exemple). « Au bout d’un moment, il y a une cicatrisation de ce processus inflammatoire. C’est à partir de là que l’organe se met à dysfonctionner et que d’autres symptômes apparaissent : l’insuffisance rénale pour le lupus, l’incapacité à secréter de l’insuline pour le diabète…« , explique l’expert. Ces symptômes, plus ou moins localisés en fonction de la maladie, peuvent générer des complications plus globales.

Comment se déclenche une maladie auto-immune ?

« On ignore le plus souvent pourquoi le système immunitaire attaque ainsi l’organisme« , explique d’emblée le Pr Amoura. Certains facteurs de risque ont toutefois pu être identifiés :

► Le terrain génétique est prédisposant : « une tendance familiale à produire de l’inflammation sera associée à risque plus élevé. Lorsqu’un apparenté au 1er ou 2e degré (père, mère, frères et sœurs) est atteint d’une maladie auto-immune, on est un peu plus à risque« .

► Les femmes sont plus touchées par ces maladies que les hommes – notamment les femmes en âge de procréer. « Les hormones sexuelles semblent jouer un rôle. Le chromosome X, que la femme possède en double, serait probablement lié à des gènes régulateurs du système immunitaire qui favorisent l’apparition de ces maladies« .

► Des facteurs environnementaux sont également en cause : les virus, les rayons ultraviolets, certains médicaments ou encore certains agents chimiques. « Ils vont initier une réponse immunologique anormale et peuvent générer des dysfonctionnements immunitaires à plus long terme« .

Il est parfois nécessaire de suivre un traitement à vie.

Quel spécialiste aller voir pour une maladie auto-immune ?

La prise en charge dépend de la maladie. Si un seul organe est touché, il convient de consulter le spécialiste de cet organe. Par exemple, pour une atteinte du pancréas, le diabétologue est le médecin adapté. Une maladie auto-immune systémique doit quant à elle être prise en charge par un médecin interniste, qui aura une approche plus globale.

Comment savoir si on est atteint d’une maladie auto-immune ?

Le diagnostic est posé après un examen clinique et un interrogatoire, permettant de mettre en évidence les symptômes et de détecter une pathologie. « En général, c’est l’inflammation ou le déficit d’un organe qui met sur la piste d’une maladie auto-immune« , précise le Pr Amoura. Des examens complémentaires sont également prescrits, en fonction de la pathologie rencontrée. Le point commun est la possibilité de retrouver, dans un prélèvement sanguin, des auto-anticorps spécifiques d’une maladie. Par exemple :

  • les anti-thyropéroxydase dans les thyroïdites,
  • les anti-récepteurs de l’acétylcholine dans la myasthénie,
  • les anticorps anti-insuline dans le diabète.

Peut-on guérir d’une maladie auto-immune ?

On ne guérit pas à proprement parler d’une maladie auto-immune mais les traitements permettent de réduire, voire de supprimer, les symptômes. Toutefois, il est parfois nécessaire de suivre un traitement à vie.

Comment se soigne une maladie auto-immune ?

Il existe plusieurs stratégies thérapeutiques. La première consiste à administrer des médicaments afin de pallier la dysfonction de l’organe touché. « Par exemple, l’insuline pour le diabète, ou la thyroxine pour les pathologies thyroïdiennes« , illustre Zahir Amoura. Une autre stratégie vise à diminuer l’inflammation et l’activité du système immunitaire. « On utilise alors des corticoïdes, ou encore des immunosuppresseurs » ajoute-il.  Enfin, les nouveaux traitements ouvrent une voie en matière de prise en charge des maladies auto-immunes, notamment systémiques. « Jusqu’ici, les traitements étaient très compartimentés – indiqués pour telle ou telle maladie seulement. Aujourd’hui, les biothérapies permettent de disposer de traitements pouvant être utilisés pour plusieurs pathologies auto-immunes. La recherche avance et les espoirs sont permis.« 

Merci au Pr Zahir Amoura, chef du service Médecine Interne 2 , CRMR lupus, SAPL et autres maladies auto-immunes systémiques à la Pitié Salpêtrière.


Source : JDF Santé