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Syndrome de Diogène : cause, comment ça commence ?

Syndrome de Diogène : cause, comment ça commence ?

Le syndrome de Diogène est un trouble du comportement qui se manifeste notamment par une négligence en termes d’hygiène corporelle et domestique et un isolement social. En cause, souvent un traumatisme vécu dans l’enfance. La prise en charge d’une personne atteinte du syndrome de Diogène doit être plurielle : sociale, médicale et psychologique. C’est quoi le syndrome de Diogène ? Quelle sont les causes ? Est-ce héréditaire Comment aider une personne qui a le syndrome de Diogène ?

Définition : c’est quoi le syndrome de Diogène ?

Décrit pour la première fois en 1975 par un gériatre de la ville de Brighton en Angleterre – le Dr. Clark – le syndrome de Diogène est un trouble du comportement complexe caractérisé par l’accumulation d’objets. Il conduit souvent les personnes à négliger leur hygiène corporelle et domestique ainsi qu’à s’isoler. « Il faut bien comprendre que le syndrome de Diogène n’est pas une maladie mais un ensemble de symptômes derrière lesquels il peut y avoir une maladie associée ou pas » précise le Dr. Jean-Claude Monfort, neuropsychogériatre. Parmi les Diogènes célèbres, citons par exemple le producteur et réalisateur de cinéma Howard Hughes ou encore la sculptrice Camille Claudel. 

« Les Diogènes sont des personnes qui sont nées au paradis et qui lentement ou brutalement passent en enfer »

Quelles sont les causes du syndrome de Diogène ?

Le syndrome de Diogène est probablement dû à un traumatisme vécu dans la petite enfance. Après un long intervalle de vie, sans particularités, le processus de « diogénisation » peut se déclencher à l’occasion d’une séparation, d’un décès ou d’un changement brusque de situation. « A l’image du philosophe Diogène de Sinope – à qui le syndrome emprunte le nom – les Diogènes sont des personnes qui sont nées au paradis et qui lentement ou brutalement passent en enfer, confirme le psychogériatre. C’est cette rupture de vie qui va complètement déréguler leur relation à eux-mêmes et aux autres. Ce mode de vie est la partie visible d’un processus invisible ancien qui a fait perdre l’harmonie des liens avec les objets, le corps et les autres« . Et d’ajouter : « Je vous rappelle que Diogène de Sinope est né dans un foyer riche et aimant. Mais, que très rapidement le père – un banquier accusé de fabrication de fausse monnaie et risquant une condamnation à mort – prend la fuite en bateau avec sa famille. Le bateau est capturé par des pirates et le jeune Diogène vendu comme esclave« .

Le syndrome de Diogène est-il héréditaire ?

« Non le syndrome de Diogène n’est pas du tout héréditaire. C’est une pathologie lié à un moment donné, au parcours de vie d’une personne » répond le Dr Béatrice Millêtre, docteur en psychologie.

Comment commence le syndrome de Diogène ?

« En général, il commence avec l’idée que chaque objet est important et pourra vous servir, ce qui n’est pas totalement faux dans l’absolu » indique le Dr Béatrice Millêtre « Sauf qu’après, cette idée va s’élargir jusqu’à ce que l’individu pense que tout peut avoir un intérêt. Il va même garder les anciens journaux qu’il n’a même pas lu. Il y a cette idée de vouloir tout garder pour plus tard. Cela devient une spirale infernale » développe la psychologue.

Quels sont les symptômes du syndrome de Diogène ?

Plusieurs symptômes – parfois très opposés – sont évocateurs du syndrome de Diogène :

  • accumulation d’objets,
  • négligence de son hygiène corporelle et domestique,
  • isolement social
  • ascétisme et soin de soi.  

Odeurs, cafards, fuite d’eau, départ de feu, état de dénutrition extrême…

« En psychanalyse, deux symptômes opposés peuvent être les poteaux indicateurs d’une seule et même difficulté, rappelle le Dr. Monfort. Ainsi, le fait de ne vouloir rien posséder ou de tout entasser sont deux symptômes qui révèlent une impossibilité à avoir une relation harmonieuse avec les objets. Soit les personnes vont y être extrêmement attachées et avoir tendance à les accumuler ; ou au contraire, elles vont s’en détourner et vivre dans le dénuement le plus extrême. De la même manière, certains Diogènes auront un aspect très négligé quand d’autres prendront beaucoup soin d’eux. C’est pourquoi c’est un trouble difficile à repérer« .

Quels sont les profils à risque ?

Une fois sur deux, les personnes atteintes du syndrome de Diogène ont une maladie associée. « Il peut s’agir d’un syndrome d’Alzheimer dans les cas de pathologies neurodégénératives ou d’un syndrome schizophrénique, obsessionnel ou phobique dans les pathologies psychiatriques, précise le psychogériatre. Mais, les pathologies associées, quand elles existent, ne sont pas des facteurs de risque du syndrome de Diogène. Selon le concept de l’exposome (totalité des expositions auxquelles un individu est soumis de la conception à la mort), il est probable que très en amont, dans la petite enfance, une cause traumatique puisse être un facteur de risque, à la fois d’un syndrome de Diogène et d’une maladie associée« .

Quand et qui consulter ?

Le diagnostic est très difficile à poser parce que les personnes qui ont le syndrome de Diogène sont souvent seules et isolées. « Une intervention est nécessaire quand le mode de vie des Diogènes se complique : odeurs, cafards, fuite d’eau, départ de feu, chutes au sol dans un état de dénutrition extrême, etc. On découvre d’ailleurs souvent ces situations dans les colonnes des faits divers parce qu’un plancher a cédé à force d’accumulation ou qu’un incendie s’est déclaré » confie le Dr. Monfort. En premier recours, il est possible de s’adresser aux dispositifs d’action de coordination (DAC), aux plateformes territoriales d’appui (PTA), aux Centres locaux d’information et de coordination (CLICS) ou encore au Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer (MAIA). Lorsqu’il y a une pathologie associée, l’accompagnement se fera par la filière de soins correspondante, psychiatrie ou gériatrie.

Quelle est la prise en charge du syndrome de Diogène ?

« Les personnes ayant un syndrome de Diogène semblent avoir besoin de tout mais ne demandent rien » explique le Dr. Monfort. D’où la difficulté pour l’entourage, les services sociaux, la mairie ou un médecin d’intervenir : le Diogène refuse toute aide. « L’accompagnement sera pluridisciplinaire – c’est-à-dire à la fois social, psychologique et médical lorsqu’il y a une pathologie associée – et généralement de longue durée« .

Comment aider une personne qui a le syndrome de Diogène ?

Un signalement doit être effectué auprès du maire ou du préfet quand le syndrome de Diogène en est au stade des complications. « Notamment lorsque les personnes entassent des objets lourds, putrescibles et inflammables, insiste le spécialiste. La situation est alors dangereuse à la fois pour les voisins et pour elles-mêmes. En revanche, il faut bien garder en tête que ce mode de vie est une protection : les objets apportent aux Diogènes de la sécurité. Si vous supprimez brutalement cet environnement, ils meurent. D’où la nécessité d’un accompagnement le plus tôt possible et sur une longue durée« . Après l’évacuation des entassements, il y a souvent une récurrence témoignant de l’addiction aux accumulations et du besoin de protection. Mais, les complications ont tendance à diminuer au fil du temps… 

Merci au Dr Béatrice Millêtre, docteur en psychologie et au Dr Jean-Claude Monfort, neuropsychogériatre spécialiste du sujet et auteur de l’ouvrage La Psychogériatrie


Source : JDF Santé

Tendinite du coude (épicondylite) : comment la soigner ?

Tendinite du coude (épicondylite) : comment la soigner ?

La tendinite du coude représenterait environ 22% des cas des troubles musculo-squelettiques (TMS) qui représentent 87% des maladies professionnelles, indique l’Assurance maladie. Elle survient suite à des gestes répétitifs et intensifs du bras et de la main (mouvements au travail par exemple). Elle entraîne une douleur, ressentie sur le côté externe du coude, particulièrement quand on fléchit, étend ou effectue une rotation du bras. Quelle est la durée d’une tendinite ? Comment la soigner ? Avec des infiltrations ? De la kiné ?

Quelle est la définition d’une tendinite du coude ?

La tendinite du coude ou épicondylite est « une maladie dégénérative par usure des tendons utilisés pour faire fonctionner le coude » informe le Dr Eric Noël, rhumatologue à Lyon. Il en existe deux principaux groupes : les épicondylites latérales sur le dessus du coude (nommés le tennis-elbow car ces tendons sont sollicités ; par les joueurs de tennis) et les épicondylites médiales sur la face interne du coude (appelés le golf-elbow car sollicités par les golfeurs) ». Le tendon est un point d’ancrage entre l’os et les muscles. Il subit les contraintes et les sollicitations des muscles. Il est plus juste de parler de « tendinopathie » du coude que de « tendinite » (inflammation du tendon) car il s’agit d’une atteinte dégénérative et non pas inflammatoire. Les médecins préfèrent aujourd’hui parler de tendinopathie ou enthésopathie mécanique.

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Schéma d’une tendinite du coude latérale (épicondylite) © aksanaku – 123RF

Quelles sont les causes possibles d’une tendinite du coude ?

► Mouvements répétés. Les épicondylites sont probablement dues à des micro-déchirures provoquées par des mouvements répétitifs qui sollicitent les tendons du coude, avec ou sans port de charge. « Les mouvements répétés des centaines de fois vont surcharger ces tendons » explique le Dr Eric Noël. Il peut s’agir de mouvements répétitifs au travail. Les épicondylites font partie des maladies professionnelles. « Il peut s’agir aussi de mouvements répétitifs, dans la pratique sportive, en faisant du jardinage (utilisation d’un sécateur par exemple), du bricolage (peindre un plafond…). » 

► Prise de certains médicaments .De plus « certains médicaments, notamment certains antibiotiques, peuvent entraîner une souffrance du tendon », précise notre interlocuteur. 

► »Un foyer infectieux (dentaire ou sinusite) peut également être à l’origine de souffrance tendineuse » continue le rhumatologue. 

Quels sont les symptômes d’une tendinite du coude ?

Une tendinite du coude se signale par des douleurs au niveau de la face externe du coude ou des douleurs en étendant le coude, en attrapant des objets ou en tournant l’avant-bras, pour ouvrir une poignée de porte par exemple. Ces douleurs peuvent débuter de façon brutale ou être progressives. « Les douleurs de la tendinopathie du coude diffèrent des douleurs de l’arthrose. La douleur se situe au niveau de l’articulation en cas d’arthrose. En cas de tendinopathie, la douleur se manifeste lors des mouvements de flexion, d’extension ou de prosupination (effort de rotation) du coude«  explique le Dr Eric Noël.

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Comment soigner une tendinite du coude ?

« Pour une tendinopathie médiane ou latérale, les solutions thérapeutiques sont les mêmes » informe le rhumatologue. Comme pour toutes les tendinites, il faut du repos et solliciter le moins possible les muscles concernés. Pour mettre son coude au repos, il faut :

  • Fléchir le coude plutôt que le tendre lors d’un effort
  • Eviter les rotations de l’avant-bras en force (pour serrer pour exemple)
  • Avoir le poignet en rotation externe pour porter ou soulever des objets (paume vers le haut).
  • Dans de très rares cas, le coude doit être plâtré pour être au repos. 

Quels sont les médicaments efficaces pour traiter une tendinite du coude ?

La prise d’antalgiques permet d’atténuer la douleur, tout comme l’application de glace ou de gel anti-inflammatoire. « Les anti-inflammatoires par voie orale n’ont pas une grande efficacité en cas de tendinopathie, au contraire de l’arthrose » précise le Dr Eric Noël.

Quand faire des infiltrations ?

L’injection de corticoïdes (les infiltrations) dans le coude peut être utilisée pour soulager la douleur. Des ondes de choc peuvent être effectuées pour stimuler le processus de guérison du tendon. Il existe un autre traitement, plus récent, toujours en cours d’évaluation : « l’injection de concentré plaquettaire (PRP) dans le tendon pour le faire cicatriser » informe le rhumatologue.

La kiné est-elle efficace pour soigner une tendinite du coude ?

Des séances de kinésithérapie font également partie du traitement. « Elles comprennent des ultrasons, laser et ionisation pour soulager les douleurs et des techniques de rééducation du tendon pour le renforcer et le rendre plus résistant » informe le Dr Eric Noël. Il est possible que la kinésithérapie raccourcisse un peu le temps d’évolution de la tendinite. 

Quand faut-il opérer ?

« La chirurgie est envisagée en dernier recours, en cas d’échec de tous les autres traitements » indique le Dr Eric Noël.

Comment pose-t-on le diagnostic d’une tendinite du coude ?

Le diagnostic supposé d’une tendinopathie du coude repose sur un examen clinique lors duquel le médecin va constater que le patient a mal à la palpation et lorsqu’il effectue certains mouvements contre résistance. « Seule une échographie voire une IRM confirmeront le diagnostic » informe le Dr Eric Noël.

Combien de temps dure une tendinite du coude ?

Ces micro-déchirures finissent par cicatriser mais il faut compter 9 à 24 mois (en moyenne, 12 mois) pour une guérison. « Lorsqu’une tendinopathie est prise tôt et que certains gestes sont supprimés cela peut guérir très vite » souligne le Dr Eric Noël.

Merci au Dr Eric Noël, rhumatologue à Lyon.


Source : JDF Santé

Hypertension : quels symptômes doivent alerter ? Que faire ?

Hypertension : quels symptômes doivent alerter ? Que faire ?

L’hypertension est trop souvent banalisée en France et prise à la légère. Pourtant, elle concerne 17 millions de personnes de plus de 18 ans (1 adulte sur 3) dont plus de 6 millions sans le savoir, selon les chiffres publiés en mai 2023 par Santé Publique France. Et surtout c’est « l’une des principales causes de complications cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral), rénales (insuffisance rénale) ou cognitives (démence…), en raison de l’absence fréquente de symptômes » rappelle l’agence de santé. A partir de quand parle-t-on d’hypertension ? Quels sont les symptômes d’alerte ? Les causes ? Les traitements pour retrouver une tension normale ? Réponse avec le Professeure Claire Mounier-Véhier, cardiologue.

Définition : c’est quoi une hypertension artérielle ?

L’hypertension artérielle (HTA) est une affection cardio-vasculaire qui se caractérise par une élévation de la pression artérielle. On parle d’hypertension artérielle lorsque la pression artérielle systolique (pression sanguine qui circule dans nos artères pendant une contraction cardiaque : chiffre du haut) excède 140 mmHg et lorsque la pression artérielle diastolique (pression sanguine entre 2 contractions : chiffre du bas) excède 90 mmHg. Pour être confirmée, cette mesure doit être effectuée trois fois consécutivement, au repos en position assise ou allongée. « Afin d’avoir une évaluation plus fiable du niveau moyen de la pression artérielle qui varie au cours de la journée, il est possible de procéder à une auto-mesure de sa tension à domicile, au repos et en position assise« , précise Claire Mounier-Véhier.

Quels sont les symptômes de l’hypertension artérielle ?

On appelle l’hypertension la « tueuse silencieuse »

« On appelle l’hypertension la « tueuse silencieuse » car les patients banalisent parfois les symptômes et les attribuent à une autre pathologie« , prévient le Pr Claire Mounier-Véhier. En ce sens, l’hypertension artérielle est une maladie qui peut demeurer silencieuse pendant de nombreuses années. Les symptômes que peut ressentir une personne hypertendue peuvent se manifester lors de poussées hypertensives, mais pas toujours.

  • Des maux de tête survenant essentiellement le matin et siégeant principalement dans la nuque, au niveau des tempes.
  • La sensation de sifflements auditifs parfois pulsatives (acouphènes)
  • Des troubles de la vision (sensations de mouches devant les yeux ou phosphènes)
  • Des vertiges
  • Une accélération du rythme cardiaque (tachycardie, palpitations).
  • « Une sensation de fatigabilité et des troubles de la concentration« , complète Claire Mounier-Véhier.
  • Une hématurie (présence de sang dans les urines

Quels sont les causes et facteurs de risque d’une hypertension ?

  • L’âge : « La tension artérielle tend à augmenter à partir de 50 ans. On doit vraiment être des vigipirates sur le dépistage à cette date charnière pour les hommes. Pour les femmes, on va être attentif lors de la première contraception et de son renouvellement, pendant la grossesse et au moment de la ménopause« , explique le Pr Claire Mounier-Véhier. En outre l’hypertension artérielle touche d’avantage les personnes suivantes :
  • Les personnes ayant des antécédents familiaux d’hypertension précoce.
  • Les personnes atteintes de certaines maladies, comme le diabète, l’apnée du sommeil ou les maladies rénales.
  • Les femmes enceintes : l’hypertension artérielle dite « gravidique » concerne environ 10 % des grossesses.

Les facteurs de risque d’hypertension artérielle sont :

  • L’obésité générale, l’obésité abdominale et le surplus de poids (IMC supérieur à 25 ou circonférence abdominale > 88 cm chez la femme, >102 cm chez l’homme)
  • Une alimentation riche en sel (> 6 g/J) et en matières grasses
  • Une consommation excessive d’alcool (> 8-10 Unités d’alcool sans journée off)
  • Le tabagisme, qui ressert les artères et rend les médicaments anti-hypertenseurs moins efficaces
  • La sédentarité, l’inactivité physique
  • « Le stress aigu augmente temporairement la tension, tandis que le stress chronique va provoquer un mauvais sommeil et du grignotage et influencer sur les sécrétions de certaines hormones de stress comme le cortisol qui font prendre du poids« , précise l’experte.

    Comment est diagnostiquée l’hypertension ?

    La mesure de la tension artérielle permet de poser le diagnostic d’une hypertension artérielle avant de débuter un quelconque traitement. Il est recommandé de mesurer régulièrement la tension artérielle en consultation mais également à son domicile avec des appareils électroniques de prise de tension à domicile, avec un brassard de préférence (automesure tensionnelle ou MAPA), afin de s’assurer de la permanence de l’HTA avant de débuter un traitement antihypertenseur médicamenteux. Attention, « l’effet blouse blanche » peut parfois provoquer une poussée d’hypertention artérielle dans le cabinet du médecin et fausser ainsi l’interprétation des résultats de la mesure. Les appareils permettant une prise de la tension artérielle au doigt ne sont pas validés. Seuls les appareils de mesure de la tension artérielle avec brassard au bras ou au poignet sont validés. Il faut bien adapter le brassard à la circonférence du bras : chez les personnes en situation d’obésité, par exemple, le brassard peut être placé à l’avant bras. 

    Que faire si on a de l’hypertension ?

    « Lorsque l’hypertension est légère à modérée, on commence par réviser l’hygiène de vie pendant trois à six mois. Cela permet de diminuer de manière importante le risque cardiovasculaire« , détaille la cardiologue. Concrètement : 

    • surveillance du poids
    • surveillance du cholestérol
    • surveillance de la glycémie
    • arrêt du tabac
    • diminution de l’alcool
    • pratique d’une activité physique régulière
    • alimentation équilibrée
    • diminution de la quantité de sel 

    Quels sont les médicaments qui font baisser la tension ?

    Les médicaments anti-hypertenseurs se regroupent en 5 familles principales :

    • les diurétiques,
    • les bêtabloquants,
    • les inhibiteurs calciques (ICA),
    • les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC)
    • les antagonistes des récepteurs à l’angiotensine 2 (ARA 2).

    On distingue également 3 familles secondaires :

    • les alpha bloquants,
    • les antihypertenseurs à action centrale,
    • les vasodilatateurs à action directe.

    Le choix d’un antihypertenseur dépend de plusieurs facteurs : type, cause et niveau de l’hypertension artérielle, efficacité et bonne tolérance du médicament, motivations du patient, présence de facteurs de risques associés ou de complications. « On va personnaliser le traitement en fonction du patient, et privilégier telle ou telle famille d’anti-hypertenseurs en première intention. Et quand un médicament ne suffit pas, on peut lui associer un deuxième. Si celui-ci se révèle toujours inefficace, on passe à une trithérapie. Il s’agit bien d’un traitement haute couture adapté à chaque patient. Il faut prendre le temps de trouver les bonnes associations médicamenteuses efficaces et bien tolérées« , précise Claire Mounier-Véhier.

    Que manger en cas d’hypertension artérielle ?

    Un certain nombre de mesures sont recommandées aux personnes présentant une hypertension artérielle. Une consommation réduite en sel diminue le risque d’accidents cardiovasculaires. Pensez également à consommer des aliments riches en magnésium (chocolat, fruits secs…) . « Il faut que le régime soit enrichi en fibres et en légumes car ils sont riches en vitamines K, qui ont un effet vasodilatateur. Privilégiez aussi les viandes maigres, le poisson, et les huiles naturelles« , ajoute la cardiologue. Le café, le thé et l’alcool doivent être consommés avec beaucoup de modération.

    Quels sont les risques de complication de l’hypertension ?

    Une hypertension artérielle non contrôlée peut provoquer des troubles de plusieurs organes vitaux, comme le cœur, le cerveau, l’aorte ou les reins. « Il s’agit du premier facteur de risque d’accident vasculaire cérébral, le deuxième pour l’insuffisance cardiaque. C’est aussi l’un des premiers facteurs de risque pour la démence vasculaire et un risque important d’insuffisance rénale. La dissection aortique est une autre complication vitale, une urgence hypertensive absolue , même si elle est beaucoup plus rare« , conclut le Pr Mounier-Véhier. Chez la femme enceinte, une hypertension artérielle peut être responsable d’une pré-éclampsie.

    Sur le forum santé : les discussions au sujet de l’hypertension
    A retenir

    ► Un adulte sur 3 est hypertendu en France, 6 millions ne le savent pas.

    ► On parle d’hypertension artérielle lorsque la pression artérielle systolique excède 140 mmHg et lorsque la pression artérielle diastolique excède 90 mmHg.

    ► La tension artérielle tend à augmenter à partir de 50 ans.

    ► Une consommation réduite en sel diminue le risque d’accidents cardiovasculaires.

    ► L’hypertension est le premier facteur de risque d’AVC, le deuxième pour l’insuffisance cardiaque.

    Merci au Professeure Claire Mounier-Véhier, chef du Service de médecine vasculaire et hypertension artérielle à l’Institut Coeur Poumon du CHU de Lille, Présidente de la Fédération Française de Cardiologie. 

    Source : Hypertension artérielle en France : 17 millions d’hypertendus dont plus de 6 millions n’ont pas connaissance de leur maladie, Santé Publique France, 16 mai 2023


    Source : JDF Santé

Les fruits et légumes qui contiennent le plus (et le moins) de pesticides sont…

Les fruits et légumes qui contiennent le plus (et le moins) de pesticides sont…

Pomme, poire, fraise ? Quels fruits contiennent le plus de pesticides ? Quels légumes ? Chaque année, l’Environmental Working Group (EWG), une organisation américaine dédiée à la protection de la santé humaine et de l’environnement, publie la liste des fruits et légumes qui contiennent le plus (et le moins) de pesticides. Ces données reposent sur les analyses du ministère de l’Agriculture et de la Food and Drug Administration (FDA). 46 569 échantillons de 46 fruits et légumes ont été passés en revue.

Liste des fruits et légumes qui contiennent le plus de pesticides (dans l’ordre)

  1. Fraise
  2. Epinard
  3. Chou frisé, chou Kale
  4. Pêche
  5. Poire
  6. Nectarine
  7. Pomme
  8. Raisin
  9. Poivron
  10. Cerise
  11. Myrtille
  12. Haricot vert

Le terme « pesticide » est utilisé pour décrire une substance qui détruit ou limite l’impact d’organismes nuisibles (plantes, animaux (insectes, acariens …), champignons, bactéries…). Les pesticides sont chassés par les consommateurs à cause de leurs méfaits santé mis en avant par plusieurs études. Ils pourraient favoriser le risque d’apparition de pathologies cancéreuses, neurologiques ou encore de troubles de la reproduction.

Liste des fruits et légumes qui contiennent le moins de pesticides (dans l’ordre)

  1. Carotte
  2. Pastèque
  3. Patate douce
  4. Mangue
  5. Champignon
  6. Chou vert
  7. Kiwi
  8. Melon jaune
  9. Asperge
  10. Petit pois
  11. Papye
  12. Oignon
  13. Ananas
  14. Mais
  15. Avocat

Pour réduire la consommation de pesticides, il est conseillé d’ôter la peau des fruits et légumes et de les laver. Il faut sinon privilégier le bio, le seul label qui garantit qu’aucun pesticide de synthèse n’a été utilisé.

Source : Shopper’s Guide to Pesticides in Produce, EWG, 2023.


Source : JDF Santé

Opium : effets, c'est quoi ?

Opium : effets, c'est quoi ?

L’opium est un stupéfiant qui peut être prescrit par un médecin dans le traitement d’une douleur. Lorsque son usage est détourné en drogue, il peut être fumé ou avalé et provoque un sentiment d’euphorie et de plaisir. En dehors des risques pour la santé et l’impact sur la vie sociale, la prise d’opium peut causer une dépendance dont il est difficile de sortir. Quelles sont les conséquences de l’opium ? A partir de quelle dose d’opium risque-t-on l’overdose ? Quels sont les effets de l’opium ? Comment réussir son sevrage ?

Définition : c’est quoi l’opium ?

L’opium est obtenu à partir de la sève (ou « latex ») des graines immatures du pavot. Il est particulièrement utilisé au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est pour détendre, soulager la douleur et lors de rites spirituels. Dans son usage détourné, il est généralement fumé ou avalé et engendre un sentiment d’euphorie et de plaisir. Sous contrôle médical, il est utilisé dans certains médicaments antalgiques pour soulager des douleurs particulièrement résistantes à d’autres médicaments. Ces facultés sont octroyées par la composition même de l’opium qui est constitué de phénanthrènes et de benzylisoquinolines. Il est à l’origine de la synthèse de l’héroïne, de la morphine et de la codéine. C’est pourquoi il est rarement disponible sous sa forme initiale en dehors des pays de production.

Photo de têtes de graines de pavot à opium
Photo de têtes de graines de pavot à opium © brita123-123RF

Comment est pris l’opium ?

L’opium est un stupéfiant qui peut être prescrit par un médecin dans le traitement d’une douleur. Lors de son usage détourné, il est utilisé par les consommateurs sous forme d’inhalation avec une pipe à opium, ou mélangé à une cigarette sous forme de joint.

Quels effets après la prise d’opium ?

Les effets sont en général très rapides après la prise, en particulier sous la forme inhalée et persiste pendant 3 à 6 heures. L’usager ressent rapidement un effet relaxant, anxiolytique et sédatif qui lui procure un bien-être intense. À plus forte dose, il peut même ressentir des hallucinations.

Quels sont les effets sur le long terme de l’opium ?

À long terme, l’utilisation répétée de l’opium provoque les mêmes effets que tous les morphiniques, à savoir une constipation, des troubles de la libido et du cycle menstruel. La dépendance est en général très rapide, avec un phénomène d’habituation et d’accoutumance, c’est-à-dire que le consommateur doit sans arrêt augmenter les doses et la fréquence pour ressentir le même effet. Les conséquences sur sa vie personnelle et professionnelle s’installent rapidement, avec un risque de marginalisation, de problème judiciaire, et de conflit avec l’entourage.

Quels sont les risques de l’opium en cas de grossesse ?

D’après le CRAT (Centre de référence sur les agents tératogènes), si une femme enceinte consomme de l’opium, les risques ne sont pas malformatifs mais plutôt l’induction d’un syndrome de sevrage de l’enfant à la naissance ainsi qu’un stress important pendant la grossesse, lie à l’addiction, qui est susceptible de provoquer des accouchements prématurés et des fausses couches. Il est donc préférable d’être traitée par un traitement substitutif pendant toute cette période.

Quels sont les conséquences de la dépendance à l’opium ?

À la suite d’un usage répété, sans contrôle médical, la consommation d’opium peut induire une dépendance. Tout comme pour l’héroïne, le consommateur ressent la nécessité d’augmenter les doses, d’abord en quantité, puis en fréquence pour retrouver les mêmes effets. La violence du manque est très souvent à l’origine d’une nouvelle consommation, alimentant ainsi la dépendance et l’obsession des pensées du consommateur. Les conséquences sur la vie personnelle et professionnelle sont en général rapides et peuvent mener à la précarité, à des difficultés financières, familiales et judiciaires.

Comment se passe le sevrage de l’opium ?

En cas d’arrêt d’une consommation régulière d’opium, un syndrome de manque important apparaît. Il est habituellement très intense et douloureux, et peut durer parfois plus d’une semaine mais il ne constitue pas un risque mortel. Dans les heures qui suivent la disparition des effets : le consommateur se met à avoir un larmoiement, un écoulement nasal, il baille, se sent nauséeux, peut avoir des vomissements, des diarrhées, des crampes musculaires, des douleurs profondes des membres, des douleurs lombaires et abdominales, des sueurs, des frissons, et une sensation de chaud et de froid. Ses pupilles sont dilatées (contrairement à ce qu’il se produit lors de la consommation) et il ressent un sentiment de malaise et d’angoisse accompagnés d’une insomnie importante.

Comment réussir un sevrage à l’opium ?

Pour aider les consommateurs dépendants à l’opium dans leur sevrage, un traitement de substitution est disponible depuis 1994 : la méthadone et la buprénorphine (Subutex®). Le but de ce traitement prescrit sur ordonnance est de limiter les symptômes de manque et la rechute à long terme. Il permet de vivre une vie normale et de traiter les envies de consommer. Pour la prescription et la délivrance du traitement, une prise en charge par un addictologue en libéral, à l’hôpital ou dans un CSAPA (Centres de Soin, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) est préférable. Une psychothérapie et une prise en charge sociale sont aussi recommandées pour soigner cette addiction. Certaines thérapies comme la TCC (Thérapie Cognitive et Comportementale) ont fait leur preuve dans ce type d’addiction.

Pour éviter la transmission de certaines infections comme le VIH, l’Hépatite B et C, la tuberculose, les herpès, Staphylocoques, champignons, candidoses, ou la grippe, il existe à présent un kit gratuit destiné aux fumeurs d’opium (et de crack). Disponible dans tous les CSAPA, les CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues) et les pharmacies, il contient une pipe et des éléments à usage personnel pour éviter le partage de matériel. Il permet d’éviter de fabriquer soi-même sa pipe avec du matériel dangereux.

Opium et overdose : à partir de quelle quantité ?

L’overdose à l’opium peut apparaître dès la première utilisation si celle-ci dépasse la dose tolérée par le consommateur. Lorsque la consommation est plus fréquente, il n’est pas rare que l’usager dépendant ait besoin d’augmenter les doses pour ressentir le même effet et passer ainsi d’un gramme à 30 grammes d’opium par jour par exemple.

► Étant donné le risque d’overdose et d’hallucinations en lien avec la consommation d’opium, il est recommandé de ne pas consommer seul, mais toujours avec des personnes pouvant donner l’alerte si nécessaire. Évitez aussi les mélanges d’opiacés, en particulier avec l’héroïne et la méthadone car vous risquez alors un surdosage potentiellement mortelle. 

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Source : JDF Santé

Overdose : symptômes, avec quelles drogues, que faire ?

Overdose : symptômes, avec quelles drogues, que faire ?

L’overdose désigne la prise d’une très grande quantité de substance psychotrope et ses conséquences. Le nombre de décès par overdose ne cesse d’augmenter dans le monde, et aussi en France ces dernières années. D’après l’Observation français des drogues et tendances addictives (OFDT), environ 1200 personnes décèdent chaque année en France. Les causes principales sont les opioïdes qui représentent 80 % des décès. La cocaïne est impliquée dans 13 %, les amphétamines dans 8 %, et les nouveaux produits de synthèse dans 4 %. Quels sont les signes d’une overdose ? A partir de quelle quantité risque-t-on l’overdose ? Avec quelles drogues ? Quel est le risque de décès ?

Définition : c’est quoi une overdose ?

L’overdose, ou l’intoxication aiguë, est une prise, accidentelle ou non, d’une substance psychotrope susceptible de faire perdre conscience et d’être potentiellement mortelle. On parle plutôt de surdose en français, ou d’intoxication aiguë. En général, elle survient dans un contexte de consommation de drogue, comme l’héroïne, l’opium, la morphine, mais aussi la cocaïne, l’ecstasy ou la MDMA. Elle peut aussi mettre en lien avec une tentative de suicide, en particulier avec certains médicaments morphiniques ou des anxiolytiques de type benzodiazépine par exemple. Elle apparaît lorsque le consommateur prend une dose qui dépasse son seuil de tolérance, en fonction de son accoutumance à la drogue, mais aussi de son état de santé globale. Dans la plupart des cas, l’overdose se traduit par une perte progressive de connaissance, et en arrêt cardiaque.

Quels sont les symptômes d’une overdose ?

L’overdose se manifeste de nombreuses façons différentes en fonction de la molécule en cause dans l’intoxication aiguë.

  • Elle commence toujours par des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’à une perte de connaissance et un état de coma qui peut être calme, avec absence de tonus, ou au contraire agité.
  • La personne qui overdose peut se mettre à vomir, à transpirer intensément, à respirer de façon plus lente jusqu’à un arrêt total de sa respiration.
  • En fonction de la drogue utilisée, les pupilles peuvent être très contractées en myosis, ou au contraire dilatées en mydriase.
  • Le cœur ralentit progressivement ou bien s’accélère très fortement jusqu’à un arrêt cardiaque.
  • Si rien n’est fait rapidement, la mort survient sans que les procédures de réanimation ne soient efficaces.

Quelles drogues peuvent provoquer une overdose ?

D’après l’OFDT, le nombre de décès par overdose de produits stupéfiants augmente ces dernières années, en particulier avec les morphiniques comme l’héroïne, la morphine, la méthadone, la buprénorphine et la codéine. Les opiacés sont d’ailleurs la première cause d’overdose du fait douleur mécanisme d’action qui entraîne un ralentissement de la respiration et du rythme cardiaque, ainsi que de leur dose potentiellement mortelle sans contrôle médical chez des personnes consommant pour la première fois ou changeant de fournisseur. D’autres drogues, de par leur effet sédatif, sont susceptibles d’induire une overdose comme l’ecstasy, la cocaïne et la MDMA, qui peuvent provoquer des troubles du rythme cardiaque potentiellement mortelle. Enfin, certains médicaments vendus sur ordonnance comme les benzodiazépines peuvent induire une somnolence et un coma si elles sont prises sans contrôle médical et en grande quantité.

A partir de quelles quantités risque-t-on l’overdose ?

Chez une personne n’ayant jamais consommé de morphiniques, la dose habituelle pouvant déclencher une overdose se situe au-dessus d’1mg par kg de poids corporel, soit par exemple au-delà de 60 mg pour une personne de 60 kg qui ne prend jamais de morphine. Cependant, à cause du phénomène d’accoutumance, un usager régulier peut tout à fait consommer des doses bien plus importante sans risque d’overdose. Il en est de même pour les médicaments à base de benzodiazépines qui induisent un phénomène d’accoutumance. En revanche, pour la cocaïne, l’ecstasy et la MDMA, l’overdose peut survenir à n’importe quelle dose car elle est plutôt en lien avec des troubles du rythme qui surviennent lors d’une déshydratation ou d’une consommation concomitante d’alcool par exemple.

Comment diagnostiquer une overdose ?

Habituellement, les symptômes sont évocateurs lors de l’inspection de tous ces signes et même en l’absence de témoin, certaines substances peuvent être incriminées suivant les symptômes. Le mieux est d’avoir un contact qui connaisse la victime pour que l’on puisse savoir quelles substances sont habituellement consommées par elle. L’environnement direct apporte souvent de nombreuses informations. En cas d’absence de substance suspectée, une prise de sang permettra de doser les différentes molécules possibles et d’initier le traitement. En attendant les résultats, les fonctions vitales doivent être maintenues.

Que faire en cas d’overdose ?

En présence d’une personne présentant des signes d’overdose, il convient d’appeler les secours de toute urgence et de placer, en attendant, le sujet en position latérale de sécurité. L’hospitalisation d’urgence est systématique en cas d’overdose après transport médicalisé. Le sujet reste en observation tant que l’action des stupéfiants n’a pas totalement disparu. Le traitement est adapté en fonction de la drogue consommée. Certaines molécules sont connues, comme des antidotes spécifiques de drogues, et peuvent être utilisées pour antagoniser les effets des drogues. Un protocole de désintoxication est ensuite envisagé afin que le toxicomane devienne totalement abstinent. Le flumazenil est utilisé comme antagoniste et compétitif des benzodiazépines en cas d’overdose, tout comme la naloxone pour les morphiniques. Cependant, il n’existe pas d’antidotes spécifiques pour la cocaïne, la MDMA et l’ecstasy par exemple.

Peut-on mourir d’une overdose ?

Le risque de décès peut survenir même à une petite dose, en particulier en ce qui concerne la cocaïne, la MDMA, et l’ecstasy. Il est le plus souvent en lien avec une déshydratation et une consommation concomitante d’alcool ou bien d’autres drogue. Ce risque est aussi très important avec la consommation de morphiniques car l’usager ne connaît pas toujours la pureté du produit qu’il achète. On ne connait pas exactement le risque pour chaque produit car le risque dépend de l’usager et du produit à un moment donné.

Comment éviter l’overdose ?

Pour prévenir le risque d’overdose chez les consommateurs que l’on ne peut pas empêcher de consommer, il est important de veiller à une bonne hydratation lors de la consommation, et de faire régulièrement des pauses. On conseille d’éviter de consommer d’autres produits en même temps, et de toujours commencer par la plus petite dose. Dans certains milieux festifs, il est possible de faire tester sa drogue pour mieux connaître sa composition. En veillant à toujours commencer par le plus petit dosage, en particulier lors d’un changement de fournisseur ou d’une première consommation, vous limitez ainsi le risque d’overdose. N’hésitez pas non plus à consommer accompagné de personne pouvant donner l’alerte en cas de perte de conscience.

► Si vous êtes un consommateur régulier d’opiacés, n’hésitez pas à vous procurer dans les CSAPA (Centres de Soin, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie) et les CAARUD (Centre d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues) un kit anti-overdose à base de naloxone sous forme de spray nasal ou du kit d’injection intramusculaire. Il vous permettra d’agir vite si un de vos proches perd connaissance, et de demander à votre entourage d’agir de la même façon avec vous-même en cas de symptômes de surdosage.

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Source : JDF Santé