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Pourquoi le café est laxatif (et la bonne nouvelle que les chercheurs ont découvert en même temps)

Si l’indémodable « petit noir » donne un coup de fouet pour certains ou est synonyme de moment convivial pour d’autres, le café a également un effet laxatif, ramollissant les selles et aidant ainsi à lutter contre la constipation. Dès les années 1990, de nombreuses études l’ont prouvé. Mais comment expliquer ce mécanisme ? Une étude américaine menée par l’Université du Texas explique pourquoi : et suprise, ce n’est pas du tout lié à la caféine !

Pour expliquer l’effet laxatif du café, les chercheurs ont mené une expérience sur des rats, pendant 3 jours. Une solution à base de café mélangée à des bactéries intestinales a été administrée à un premier groupe de rats. Le deuxième groupe a été nourri avec du café décaféiné également mélangé à des bactéries intestinales. Puis, ils ont étudié leurs intestins à l’aide d’une sonde. Le troisième groupe de rats n’a quant à lui pas du tout consommé de café. Résultats :

  • Tous les muscles de l’intestin grêle et du côlon se sont contractés chez les rats après qu’ils aient ingéré du café.
  • Avec ou sans caféine, la capacité de contraction des muscles de l’intestin grêle des rats augmentait.
  • Les matières fécales des rats ayant consommé du café présentaient moins de bactéries que les animaux n’ayant pas bu de café. Les bactéries ont même cessé de se multiplier suite à l’ingestion de café. Et ce même si le café était décaféiné.
  • Le même effet était plus prononcé lorsque la concentration de café augmentait.

On a longtemps pensé que l’effet laxatif du café était lié à la caféine. Or, cette expérience montre bien que « les effets laxatifs sont indépendants de la caféine, puisque le café sans caféine a eu des effets similaires à ceux du café ordinaire« , explique Xuan-Zheng Shi, gastro-entérologue et auteur principal de l’étude. L’expérience montre également que le café stimule les contractions de l’intestin grêle et du côlon, permettant un meilleur passage des aliments solides.

Par ailleurs,  »cette expérience est vraiment intéressante, car elle montre que le café pourrait être un agent antibactérien, indique le chercheur. Mais des recherches supplémentaires sont nécessaires pour tenter de comprendre pourquoi le café pourrait avoir cet effet inhibiteur sur le microbiome » et si ce mécanisme est également visible sur des humains. Si les résultats se confirment, la consommation de café pourrait notamment être envisagée comme un traitement efficace contre la constipation postopératoire ou iléus, dans laquelle les intestins cessent de fonctionner après une chirurgie abdominale.


Source : JDF Santé

Cancer du pancréas chez la femme : âge à risque, symptômes ?

Cancer du pancréas chez la femme : âge à risque, symptômes ?

Le cancer du pancréas est le 7e cancer le plus fréquent chez les femmes (le 9e chez l’homme). Son incidence augmente de manière inquiétante chez elles, notamment à cause du tagabisme. Et le taux de mortalité également. Pourquoi ? Quels sont les facteurs de risque du cancer du pancréas chez les femmes ? Y a-t-il des symptômes spécifiques ? Quelle est l’espérance de vie ? L’âge au diagnostic ? Réponses avec le Pr Renato Lupinacci, Chirurgien pancréatique et digestif à l’Hôpital Ambroise-Paré (APHP-Université Paris Saclay).

Quels sont les chiffres du cancer du pancréas chez la femme ?

« Le cancer du pancréas est l’un des rares cancers en augmentation. L’incidence du cancer du pancréas augmente surtout chez la femme », rapporte le Pr Renato Lupinacci. En effet, de 1990 à 2018, le cancer du pancréas a augmenté en moyenne par an de +2.7% chez l’homme et +3.8% chez la femme (Données Defossez G. BMC Cancer 2021, voir le schéma ci-dessous). L’Institut national du Cancer (Inca) a ainsi estimé à 6 900 cancers le nombre de nouveaux cas de cancer du pancréas chez la femme en 2018 contre 7 300 chez l’homme. « Si aujourd’hui, plus d’hommes ont un cancer du pancréas que de femme (51% d’hommes contre 49%), le fossé est en train de se réduire« , poursuit-il. Le taux de mortalité du cancer du pancréas augmente aussi de façon plus marquée chez la femme (+1.2% par an chez la femme contre +0.3% par an chez l’homme)

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Courbe de l’évolution d’incidence du cancer du pancréas en France © Adaptées des courbes de Defossez G. BMC Cancer 2021

Quels sont les symptômes du cancer du pancréas chez la femme ?

« Il n’y a pas de différences dans les manifestations cliniques chez l’homme ou la femme. La seule différence réside au niveau des facteurs de risque du cancer du pancréas : la mutation du gène BRCA, beaucoup plus fréquente chez les femmes et également associée à une prédisposition aux cancer du sein et de l’ovaire« . Les symptômes du cancer du pancréas sont longtemps silencieux et peu spécifiques, surtout au début de la maladie. Quand la maladie progresse, le cancer peut entraîner :

  • Une perte de poids involontaire 
  • Une perte d’appétit
  • Des troubles de la digestion
  • Une fatigue inexpliquée
  • Un état de faiblesse généralisée
  • Des douleurs abdominales et/ou dorsales
  • Un jaunissement de la peau et du blanc de l’œil (ictère)

Quel est l’âge moyen au diagnostic chez la femme ?

« Le cancer du pancréas est diagnostiqué le plus souvent après les 70 ans », répond le Pr Lupinacci. Chez la femme, l’âge au diagnostic est un tout petit peu plus tardif que chez l’homme : 73 ans chez la femme contre 70 ans chez l’homme. 

Quels sont les facteurs de risque (spécifiques) chez la femme ?

Comme pour tous les cancers, il existe des mutations génétiques qui prédisposent à un cancer du pancréas. « Les mutations génétiques les plus fréquentes touchent le gène BRCA2, et le gène CDKN2A (associé au mélanome de la peau). La mutation du gène BRCA qui est beaucoup plus fréquent chez les femmes et également associé à une prédisposition aux cancer du sein et de l’ovaire« , explique notre interlocuteur. Outre ce facteur de risque spécifique à la femme, on peut également citer le tabagisme (actif et passif), la pancréatite chronique, le syndrome métabolique ou encore l’obésité, qui sont des facteurs de risque communs aux deux sexes. 

« Le cancer du pancréas est le cancer digestif le plus mortel »

Le cancer du pancréas chez la femme jeune est-il possible ?

Le cancer du pancréas survient exceptionnellement avant l’âge de 50 ans. Dans les 3/4 des cas, le diagnostic est posé après 65 ans. Le cancer du pancréas chez la femme jeune (moins de 40 ans) est très rare. 

Quelle est l’espérance de vie du cancer du pancréas chez la femme ?

Hommes comme femmes, « le cancer du pancréas est le cancer digestif le plus mortel, rapporte notre spécialiste. On a une survie globale à 5 ans tous stades confondus de moins de 10% » 

Merci au Pr Renato Lupinacci, Chirurgien pancréatique et digestif à l’Hôpital Ambroise-Paré (APHP-Université Paris Saclay).


Source : JDF Santé

Greffe de cornée : taux de réussite, quelles précautions après ?

Greffe de cornée : taux de réussite, quelles précautions après ?

Invité du podcast du Parisien en mai 2023, l’animateur Camille Combal a parlé de sa maladie oculaire génétique (le kératocône, une déformation cornéenne) et de la deuxième greffe de cornée qu’il va devoir subir. La première de son oeil gauche a été réalisée en 2015 : « Il faut que je fasse le droit maintenant, j’ai l’autre œil à greffer. Mes deux yeux sont atteints donc il faut que je fasse le deuxième » a-t-il expliqué. C’est quoi une greffe de cornée ? Comment ça se passe ? Après ? Quel taux de réussite ?

Définition : c’est quoi une greffe de cornée ?

« La cornée est la partie transparente de l’œil qui recouvre l’iris et qui nous protège des agressions externes, rappelle le Dr Jean-Philippe Theron, ophtalmologue. C’est la seule partie de l’œil que l’on peut greffer. La greffe de cornée consiste à remplacer la partie malade de la cornée d’un patient par une cornée saine, prélevée sur un donneur ». En France, la greffe de cornée est, de loin, la plus fréquente des greffes de tissus issus de donneurs décédés (10 000 cornées prélevées par an). Plus de 4000 patients en bénéficient chaque année. « Jusqu’en l’an 2000, on faisait des greffes transfixiantes, c’est-à-dire qu’elles concernaient l’ensemble de la cornée. Depuis, la grande avancée chirurgicale réside dans le remplacement sélectif des parties malades de la cornée du patient, en conservant au maximum les parties saines : il s’agit de greffes lamellaires »La cornée se divise en trois couches cellulaires :

  • l’épithélium en surface,
  • le stroma
  • l’endothélium en profondeur.

L’ensemble fait en moyenne entre 500 et 600 μ (micron) d’épaisseur. « En ne remplaçant que la partie malade, on limite ainsi le risque de rejet ».

Indications : quand faire une greffe de cornée ?

Parmi les principales indications pour la greffe de cornée, on retrouve notamment :

Aujourd’hui, la greffe de cornée est une opération chirurgicale bien maîtrisée et relativement simple à pratiquer.

  • Les kératocônes (déformation cornéenne d’origine allergique ou héréditaire)
  • Les décompensations endothéliales primitives (comme la dystrophie endothéliale de Fuchs).
  • Les décompensations endothéliales secondaires (après une chirurgie de la cataracte par exemple).
  •  Les séquelles liées aux traumatismes perforants de la cornée
  • Les cicatrices d’abcès de cornée

« Vont également être concernées toutes les affections susceptibles de laisser pour séquelles une opacification cornéenne et une irrégularité cornéenne, poursuit le médecin. L’opération a pour but de rendre la transparence de la cornée et favoriser la transmission de la lumière dans de bonnes conditions« . Aujourd’hui, la greffe de cornée est une opération chirurgicale bien maîtrisée et relativement simple à pratiquer. « Mais elle reste une solution de dernier recours après l’échec d’un traitement ophtalmique (collyre) ».

Comment se déroule une greffe de cornée ?

► En première intention, le patient consultera un ophtalmologiste qui l’orientera ensuite vers un spécialiste de la cornée.

► Il faudra ensuite que le médecin l’inscrive sur la liste nationale des patients à greffer à l’Agence de Biomédecine. L’attente d’un greffon disponible est variable de quelques semaines à plusieurs mois. La gestion des prélèvements et les contrôles qualité sont assurés par des banques de cornée et l’Agence de Biomédecine.

► « Comme pour toute opération, le patient devra réaliser une consultation en vue de l’anesthésie, générale (si greffe transfixiante) ou loco-régionale (si greffe lamellaire), et signer un document de consentement éclairé« . Un bilan préopératoire complet sera également réalisé.

► Le jour de l’intervention, le patient doit arriver à jeun. Le geste chirurgical dure entre 1 heure et 1h30 selon la technique. Une nuit d’hospitalisation peut être nécessaire, mais le patient peut aussi rentrer chez lui le jour même, avec une visite post-opératoire le lendemain, sans nuit d’hospitalisation. « Le patient est installé sur le dos en milieu chirurgical stérile et sous microscope. Le chirurgien va ouvrir l’œil et remplacer la cornée déficiente par une autre cornée en bonne santé (le greffon). Etant donné que l’on greffe un tissu et non un organe, il n’y a pas de problème de comptabilité entre le donneur et le receveur. De plus, la cornée n’est pas irriguée de vaisseaux sanguins et les cellules qui la constituent n’expriment que très peu les antigènes responsables des rejets« . La greffe de cornée est liée au don d’une personne décédée. « Et il y a un vrai déficit en France« .

Quelles sont les précautions à prendre après une greffe de cornée ?

Le traitement post-opératoire ne comprend que des traitements locaux. « Des collyres et/ou pommades antibiotiques et un collyre corticoïde, principale arme préventive contre le rejet pendant une période de 6 à 12 mois, selon les cas« , détaille notre interlocuteur. La fréquence d’instillation sera décroissante au cours du temps. « La surveillance ophtalmologique doit donc être rigoureuse et à vie, et toute anomalie signalée rapidement au médecin (douleur, baisse de la vision, œil rouge)« .

Le patient doit repérer les signes d’urgence : rougeur à l’œil, douleur, photophobie, diminution de la vision, larmoiement.

Quel est le taux de réussite d’une greffe de cornée ?

« Le taux de réussite des greffes de cornée oscille entre 60 et 90% des cas, souligne le Dr Théron. Selon les cas, il est possible de refaire une greffe de cornée en cas d’échec« .

Schéma d'une greffe de cornée
Schéma d’une greffe de cornée © Nastya Trel – stock.adobe.com

Combien de temps de convalescence après une greffe de cornée ?

« Après l’opération, l’œil étant fragilisé, il est recommandé de rester 1 semaine tranquille à domicile et de porter des lunettes de soleil en cas de gène à la lumière« , conclut notre médecin.

Quels sont les risques d’une greffe de cornée ?

« Le principal risque reste le rejet de la greffe de cornée, répond le spécialiste. Il est lié à la reconnaissance par l’organisme du receveur des antigènes du greffon« . Le patient doit pouvoir repérer les signes d’urgence : rougeur à l’œil, douleur, photophobie, diminution de la vision, larmoiement. Une consultation en urgence est indispensable dans ce cas. « Le risque de rejet est de 15% à 5 ans pour les greffes transfixiantes, et de 2% à 5 ans pour les greffes lamellaires ». Le traitement du rejet repose sur une corticothérapie locale intensive (collyre, comprimé ou injection). Le risque post-opératoire infectieux est faible. Un suivi post-opératoire est programmé tous les mois pour une période de 6 à 12 mois.

Merci au Dr Jean-Philippe Théron, ophtalmologue à l’institut ophtalmique de Somain (59)


Source : JDF Santé

Baisse de libido : causes possibles, retrouver le désir, comment ?

Baisse de libido : causes possibles, retrouver le désir, comment ?

Définition : qu’est-ce que la libido ?

Le terme libido désigne le désir sexuel. La libido est propre à chaque individu : chacun peut éprouver plus ou moins de désir. Ce qui est très important, c’est « qu’il n’y a pas de libido dite normale. Alors, si on vit avec quelqu’un qui a le même rythme, on est heureux. Si les deux partenaires ont des rythmes différents, ça peut poser problème« , explique le Dr Sylvain Mimoun, gynécologue. La libido peut varier selon les individus, ou, chez une même personne, selon les périodes de la vie. Le déclin du désir, ou baisse de libido, entraîne une diminution ou une perte totale d’intérêt pour la sexualité.

La libido de la femme

Chez la femme, la libido est fortement corrélée aux sécrétions hormonales produites notamment par les ovaires. « L’excitation qui déclenche le désir est soutenue par les androgènes, des hormones mâles sécrétées à petites doses« , précise le sexologue. D’autres hormones, les œstrogènes assurent la lubrification des muqueuses. Ces sécrétions hormonales jouent donc un rôle majeur dans le bon fonctionnement de la libido féminine. « Une baisse de libido survient généralement pendant la grossesse, autour de la ménopause ou après une maladie grave« , ajoute le Dr Sylvain Mimoun.

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Courbe du taux d’oestrogènes chez la femme par âge © 123rf/JournalDesFemmes

La libido de l’homme

Chez l’homme, les sécrétions hormonales sont principalement constituées de testostérone, une hormone mâle, mais toutefois sécrétée en petite quantité chez la femme. « C’est la même hormone sauf que les quantités ne sont pas du tout les mêmes », apporte le Dr Mimoun comme précision.

Quelles sont les causes d’une perte de libido ?

Lorsqu’une baisse de désir s’installe, il faut avant tout en comprendre les mécanismes et les causes. Le désir sexuel est propre à chacun et dépend de nombreux facteurs, comme notre culture et notre histoire personnelle, les événements du quotidien… Une diminution du désir sexuel peut être causée par :

Des troubles d’ordre psychologique, émotionnel ou physiologique. « En effet, une maladie, ou d’autres événements traumatisants peuvent influer sur le psychisme. L’énergie vitale est touchée, la femme se met en retrait de son corps. Il est logique qu’il y ait alors une diminution de l’envie sexuelle« , explique le gynécologue.

Un médicament, des changements hormonaux, la consommation de substances psychoactives, la fatigue et le stress peuvent également en être les causes.

La régularité des rapports sexuels joue aussi un rôle capital dans la libido : « Si on n’a plus de relations sexuelles depuis un long moment, notre corps n’est plus habitué à réagir. On l’a laissé s’endormir, voire s’éteindre. Les organes sexuels ne fonctionnent que si l’on s’occupe d’eux ! On peut perdre l’habitude de faire l’amour, l’appétit sexuel en somme« , conclut le Dr Mimoun. La baisse de la passion qui intervient chez un certain nombre de couples au fil des années est une raison fréquemment évoquée pour expliquer la diminution du désir. La routine, des attentes mal ou jamais exprimées, peuvent engendrer une baisse du désir. Un mode de vie stressant, une charge de travail importante, la multiplication des activités familiales ou sportives… peuvent peu à peu entraîner un manque de temps à consacrer à la sexualité.

Que faire si on n’a plus envie de faire l’amour ?

► En parler à son partenaire : Il ne faut pas hésiter à évoquer le problème de la baisse de désir. Le/la partenaire reste la personne la plus concernée : il/elle peut également ressentir les mêmes angoisses, les mêmes doutes. En parler, exprimer ensemble les questionnements de chacun ne pourra qu’être bénéfique pour votre couple : « La connivence émotionnelle est capitale dans un couple. Si les partenaires discutent de ce qui leur plaît, ils se sentent proches, en phase, et le désir vient naturellement », explique le Dr Sylvain Mimoun. On pourra aussi aborder cette problématique avec des amis de confiance.

► Se surprendre pour maintenir le désir : Il est possible pour un couple de s’épanouir tout au long de sa vie sexuelle. Pour cela, il faut se surprendre, se renouveler, voyager, bousculer des habitudes ancrées dans le quotidien, improviser, jouer, partager, échanger… « C’est une harmonie générale. Il faut être en phase avec soi-même et avec l’autre, avec la progression de l’excitation chez l’un et chez l’autre… De cette manière, les choses peuvent se dérouler favorablement. Une fois que le corps fonctionne bien, il continue normalement à bien fonctionner. Il faut donc éviter de faire des arrêts, car cela peut être problématique au bout d’un moment« , conseille le sexologue. Et d’ajouter « si une femme n’a plus fait l’amour depuis un long moment, je lui donne des exercices de découverte, pour réveiller son propre corps vis à vis d’elle-même, puis vis-à-vis de l’autre« .

► Consulter un médecin : Si la perte du désir entraîne une souffrance, on peut consulter un médecin, en particulier un sexologue. « Apprendre l’auto-hypnose peut aussi aider à mieux gérer son propre corps. Cet exercice qui peut paraître loin de la sexualité permet en fait d’être au plus près de ses émotions, or le plaisir est une émotion. Quelque chose de physique, mais aussi d’émotionnel. Et quand les deux sont présents, le plaisir est bien plus complet« . Le manque de désir touche de nombreuses personnes, plus ou moins souvent au cours de leur vie. Inutile de s’inquiéter si cela ne vous pose pas de problème. Sans être miracle, certaines solutions naturelles à rechercher du côté des plantes ou des huiles essentielles peuvent donner un coup de fouet et stimuler alors l’envie sexuelle.

Attention cependant à toujours utiliser ces solutions en respectant les posologies et contre-indications.

Sur le forum santé : les discussions au sujet de la libido
A retenir

► Le terme libido désigne le désir sexuel.

► Chez la femme, la libido est fortement corrélée aux sécrétions hormonales.

► Avoir des rapports sexuels régulièrement entretient la libido.

► Si les partenaires discutent de ce qui leur plaît, ils se sentent proches, en phase, et le désir vient naturellement.

► La routine, des attentes mal ou jamais exprimées, peuvent engendrer une baisse du désir.

Merci au Dr Sylvain Mimoun, gynécologue et andrologue.


Source : JDF Santé

Rééducation : types, c'est quoi, pour qui ?

Rééducation : types, c'est quoi, pour qui ?

C’est quoi la rééducation ?

La rééducation a pour objectif de minimiser les conséquences physiques et psychologiques causées par un problème de santé suite à un accident, un traumatisme, un problème de santé…… Elle est pratiquée dans un contexte pluridisciplinaire associant médecins et personnel paramédical spécialisé. La rééducation s’adresse à tous, quel que soit l’âge. Les soins peuvent être fait au cours d’une hospitalisation ou en consultation privée dans le cabinet du professionnel.

Quels sont les différents types de rééducation ?

L’équipe autour du patient dépendra du problème de santé rencontré (médical, déficience, incapacité, handicap)…. Les différents types de rééducation possibles sont :

  • La kinésithérapie. « Elle utilise différentes techniques (massage, mobilisations passives et actives, physiothérapie, exercices d’équilibre et de proprioception) pour aider l’articulation ou le muscle à retrouver force et mobilité« , explique le Dr. Christophe Delong, médecin spécialiste de Médecine Physique et de Réadaptation.
  • L’ergothérapie. Elle étudie, aménage et conçoit l’environnement du patient pour le rendre plus accessible. « Il préconise et conçoit des aides techniques afin d’aider les patients à retrouver leur autonomie au quotidien« , ajoute le Dr. Delong.
  • La podologie. Elle réalise des semelles orthopédiques afin de compenser un déséquilibre.
  • L’appareilleur orthopédique. « Il réalise corsets, orthèses et attelles selon le besoin du patient et son handicap« , indique notre expert.
  • L’orthophonie. Elle aide les personnes présentant des difficultés de parole, de langage et de communication à s’exprimer.
  • L’orthoptie. Il prend en charge la rééducation des yeux.

Et également : les infirmiers, les aides-soignants, les assistantes sociales, les diététiciens, les professeurs d’activité physiques adaptée, les psychologues…

Qui doit faire de la rééducation ?

De nombreux handicaps, maladies et situations peuvent nécessiter le recours à une rééducation : 

  • Une maladie : un AVC, des pathologies neuromusculaires, des pathologies neurodégénératives comme une sclérose en plaque ou la maladie de Parkinson, une amputation, une paralysie…
  • En post-accouchement 
  • Un traumatisme ou une blessure
  • Une intervention chirurgicale
  • En cas de troubles orthopédiques (malformations, retard moteur…)
  • En cas de troubles articulaires : arthrose, polyarthrite rhumatoïde… 
  • Le port d’une prothèse, notamment à la hanche, au genou ou à la main.
  • Des douleurs chroniques ou à répétition : une lombalgie, une tendinite, cervicalgie, fibromyalgie…
  • Un suivi de sportif

Qui consulter pour faire de la rééducation ?

L’accès à ces professionnels de santé nécessite la prescription de votre médecin traitant. Mais depuis l’adoption de la loi Rist en mai 2023, l’accès direct à certains infirmiers, kinésithérapeutes et orthophonistes, sans passer par le médecin traitant, est possible. Cet accès direct est toutefois limité aux soignants qui exercent dans des structures comme un hôpital, une clinique, un établissement social ou médico-social ou, en ville, dans une maison ou un centre de santé. Pour les masseurs-kinésithérapeutes, par exemple, le nombre de séances autorisées en accès direct est limité à huit.

Comment se passe une séance de rééducation ?

Tout dépendra de ce qui a nécessité une rééducation et du professionnel de santé consulté. En tronc commun, lors de la première séance, un bilan est réalisé. « Ensuite, chez le kinésithérapeute, par exemple, lors de toute première séance, le praticien interroge son patient sur les raisons qui l’amènent à consulter, les gênes et douleurs ressenties au quotidien, il regarde les examens radiologiques et évalue les déficiences fonctionnelles, précise le Dr. Delong. Une fois ce bilan effectué, et en fonction du problème rencontré, il pourra proposer différents exercices à pratiquer au cabinet« . Parfois, il vous sera demandé de les réaliser également chez vous. 

Au bout de combien de temps en voit-on les résultats ?

La rééducation donne, le plus souvent, de très bons résultats, quel que soit le problème rencontré. Mais il s’agit d’un travail progressif.

Quel est le prix d’une séance de rééducation ?

Selon l’Assurance maladie, la consultation d’auxiliaire médicaux tels que les infirmières, les kinésithérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes, les pédicures-podologues secteur 1 est de 16,13 € la séance.

Est-ce remboursé ?

L’Assurance Maladie rembourse la séance à hauteur de 60 %.

Merci au Dr. Christophe Delong, médecin spécialiste de Médecine Physique et de Réadaptation.


Source : JDF Santé

Voici la durée de sieste à ne pas dépasser sous peine de risques cardiaques

Voici la durée de sieste à ne pas dépasser sous peine de risques cardiaques

Amateurs de sieste, prenez garde à ne pas sombrer trop longtemps ! Faire une sieste de 30 minutes ou plus augmenterait le risque de développer une fibrillation auriculaire selon une étude espagnole présentée au congrès de la Société européenne de cardiologie (ESC) qui s’est tenu à Malaga (Espagne) en avril 2023. La fibrillation auriculaire est un trouble du rythme cardiaque qui se traduit par une succession de contractions rapides et désordonnées du coeur. Pendant près de 14 ans, les auteurs ont suivi 20 348 volontaires âgés en moyenne de 38 ans (61% de femmes), sans fibrillation auriculaire au début de l’étude. Ils ont récupéré leurs antécédents médicaux (diabète, hypertension artérielle…), leur âge et leurs habitudes de vie (tabac, activité physique, café…). Ils les ont séparés en 3 groupes selon la durée quotidienne de leur sieste.

Des risques de fibrillation auriculaire quand la sieste est trop longue

Résultat : les personnes qui dormaient 30 minutes ou plus par jour avaient deux fois plus de risque de souffrir de fibrillation auriculaire. « Les siestes pendant la journée devraient être limitées à moins de 30 minutes » a déclaré l’auteur de l’étude, le Dr Jesus Diaz-Gutierrez de l’hôpital universitaire Juan Ramon Jimenez, à Huelva, en Espagne. Pour lui, « les personnes dont le sommeil nocturne est perturbé devraient éviter de compter sur la sieste pour combler le manque ». Les longues siestes peuvent perturber l’horloge interne du corps (rythme circadien) et réduire la qualité du sommeil la nuit (réveils, temps de sommeil écourté).

Quelle durée idéale pour une sieste bonne pour la santé ?

Dans une seconde analyse, les chercheurs espagnols ont observé que les personnes faisant la sieste moins de 15 minutes avaient un risque réduit de 42% de développer une fibrillation auriculaire. Ceux qui dormaient 15 à 30 minutes voyaient ce même risque réduit de 56 %. Ainsi, la durée optimale de la sieste suggérée par ces résultats serait comprise entre 15 et moins de 30 minutes.

« Des études plus importantes sont nécessaires pour déterminer si une courte sieste est préférable à ne pas faire de sieste du tout. Il existe de nombreuses explications potentielles aux associations entre la sieste et la santé. Par exemple, une courte sieste diurne peut améliorer le rythme circadien, abaisser la tension artérielle et réduire le stress » a rappelé le Dr Jesus Diaz-Gutierrez. 


Source : JDF Santé