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Ce cancer mortel explose chez les personnes nées après 1980 : le symptôme à repérer

Ce cancer mortel explose chez les personnes nées après 1980 : le symptôme à repérer

Ce cancer a quadruplé chez les quadragénaires.


Ce cancer a quadruplé chez les quadragénaires.

On associe souvent le cancer au vieillissement. Pourtant, les chercheurs observent une tendance inquiétante : certains cancers, comme ceux du côlon, du sein ou de l’estomac, touchent de plus en plus les jeunes générations. Un autre type de cancer, longtemps passé sous les radars, est en pleine explosion chez les personnes jeunes. Selon des chercheurs du centre médical de l’Université Vanderbilt (Nashville), le nombre de diagnostics de ce cancer a quadruplé chez celles nées entre 1981 et 1989, autrement dit les adultes aujourd’hui âgés de 36 à 44 ans. Les causes de cette hausse ne sont pas encore clairement établies, mais plusieurs pistes sont évoquées : alimentation ultratransformée, pollution, déséquilibres du microbiote intestinal… 

Pour en arriver là, ces chercheurs se sont basés sur un grand registre américain qui collecte les données sur le cancer dans plusieurs régions des Etats-Unis. Au total, ils ont analysé plus de 4 800 hommes et femmes de plus de 20 ans ayant reçu un diagnostic de ce type de cancer entre 1975 et 2019. Ils ont classé les participants par tranches d’âge, puis comparé les taux d’apparition du cancer selon les générations. Leurs résultats ont été publiés dans les Annals of Internal Medicine.

Peu connue, cette maladie est le cancer de l’appendice, un petit organe situé dans la partie inférieure droite de l’abdomen. Il est souvent découvert par hasard lors de l’ablation de l’appendice (en cas d’appendicite, de douleurs abdominales inexpliquées) ou d’un examen d’imagerie pour un autre motif. Les données épidémiologiques sont limitées mais estiment l’incidence à 1 à 2 cas pour 100 000 personnes par an, ce qui en fait un cancer rare, mais mortel. Le pronostic de survie dépend fortement du stade de détection : la moitié des cas sont découverts à un stade avancé et la survie à 5 ans varie de 10 % à 63 %. Pour les chercheurs, ces chiffres doivent alerter : « Un patient sur 3 reçoit ce diagnostic avant 50 ans. Combiné à la hausse rapide des cas chez les jeunes générations, cela montre à quel point il est urgent que chacun connaisse les signes et symptômes à surveiller« , souligne Andreana Holowatyj, auteure principale de l’étude dans un communiqué.

Les symptômes comprennent des douleurs abdominales persistantes, surtout dans la partie inférieure droite (comme une appendicite), des ballonnements ou une sensation de masse abdominales, une perte de poids inexpliquée, une fatigue persistante ou encore des troubles digestifs inhabituels (nausées, vomissements, changement de transit)… Ils doivent pousser à consulter un médecin. 


Source : JDF Santé

Piqûre d'abeille : réaction, gonflement le lendemain, que mettre dessus ?

Piqûre d'abeille : réaction, gonflement le lendemain, que mettre dessus ?

Une piqûre d’abeille peut entraîner une douleur très vive à l’endroit où elle a déposé son dard. Notre pharmacienne nous conseille.


La piqûre d’abeille n’est pas rare en été. L’abeille ne pique pas pour se nourrir mais pour se défendre, si elle est attaquée. Comme chez les moustiques, c’est la femelle qui pique chez les abeilles. Elle pique pour défendre sa colonie et assurer la survie de son espèce. L’abeille laisse son aiguillon et la glande à venin sur la peau, d’où l’importance de retirer très rapidement le dard avec son ongle, le coin d’une carte de crédit ou un disque coton par exemple. Une abeille ne peut piquer qu’une seule fois car elle meurt après avoir enfoncé son dard dans sa victime car son abdomen se déchire. Chez certains personnes et fonction du nombre de piqûres, une réaction allergique grave peut se produire. Il s’agit d’une urgence médicale qui nécessite souvent une hospitalisation. Conseils de notre pharmacienne.

Photo d’une abeille © Daniel Prudek – stock.adobe.com

Quelles différences avec une piqûre de guêpe ?

Les piqûres d’abeilles et les piqûres de guêpes sont quasi similaires. Il existe des différences. Après avoir piqué, l’abeille laisse son dard en forme de harpon dans la peau (puis meurt). Les guêpes, en revanche, possèdent un dard lisse qui leur permet de piquer plusieurs fois, sans se détacher du corps de l’insecte. Par ailleurs, les deux insectes ont un aspect différent : l’abeille est plus velue tandis que la guêpe a des poils droits et lisses, quasiment ras.

Piqûre d’une abeille noire (xylocope violacé)

Photo d’une abeille « xylocope violacé » © LechimEuraled – Adobe Stock

Le xylocope violacé (xylocopa violacea) ou « l’abeille charpentière » est une grosse abeille avec des ailes noires et aux reflets violacés. C’est la plus grosse abeille d’Europe, elle peut mesurer jusqu’à 5 cm d’envergure (ailes déployées) ! Son corps est généralement plus volumineux que celui du frelon asiatique. Elle apparaît vers les mois d’avril et mai. Comme toutes les abeilles, la xylocope ne pique que si on la manipule ou si on s’approche de sa colonie. Sa piqûre entraîne dans la plupart des cas un gonflement, une rougeur de la peau et une douleur, et disparaît en quelques jours. En revanche, en cas d’allergie, la piqûre peut être plus dangereuse. Une consultation médicale est alors nécessaire. 

Quels sont les symptômes et réactions à une piqûre d’abeille ?

La piqûre passe rarement inaperçue en raison de la douleur engendrée. Très vive, elle apparaît quasi-immédiatement à l’endroit où l’abeille a déposé son dard. Le venin injecté dans la peau entraîne également une démangeaison, une boursouflure et une rougeur. En fonction de la zone piquée, le gonflement est plus ou moins important et peut se poursuivre jusqu’au lendemain. Le visage (paupières, lèvres, etc) et le cou sont des zones qui réagissent particulièrement rapidement à la piqûre. Dans la majorité des cas, la piqûre n’entraîne qu’une réaction locale. Mais en cas de terrain allergique au venin d’abeille, la piqûre peut entraîner une réaction plus grave.

Que faire en cas de piqûre d’abeille sur le visage ?

Le visage (paupières, lèvres, bouche) et le cou sont des zones qui réagissent particulièrement rapidement à la piqûre. Dans la majorité des cas, la piqûre n’entraîne qu’une réaction locale. Il faut enlever le dard, désinfecter et surveiller la piqûre. En cas d’allergie, il faut consulter rapidement un médecin et se rendre en pharmacie.

 Comment soulager une piqûre d’abeille ?

  • Première étape après la piqûre : enlever le dard. Pour cela, n’utilisez pas de pince à épiler afin de ne pas prendre le risque de percer la poche à venin et donc de libérer le venin. Utilisez plutôt une carte bancaire ou un morceau de carton.
  • Deuxième étape : nettoyer la plaie avec de l’eau chaude et du savon. La zone piquée doit également être nettoyée avec un antiseptique.
  • Troisième étape : pour apaiser la douleur, il est recommandé d’utiliser une crème calmante. Vous pouvez aussi utiliser une seringue aspivenin avant l’extraction du venin. Il est également possible de prendre un antidouleur pour limiter la douleur. Enfin, surélevez la zone piquée (bras, jambe) peut aider à diminuer la douleur.

Que faire en cas d’allergie à une piqûre d’abeille ?

De nombreuses personnes seraient allergiques aux piqûres d’abeille sans le savoir. Chez eux, les symptômes sont tout de suite graves et peuvent s’avérer mortels. Une piqûre dans la bouche peut causer un étouffement. Sur certaines réactions, des dermocorticoïdes (pommade à base de corticoïdes) peuvent être appliqués. Des antihistaminiques par voie orale peuvent également être administrés. Les personnes qui se savent allergiques au venin d’abeille peuvent demander à leur médecin la prescription d’une trousse d’urgence composée d’adrénaline injectable (type Epipen® 0.3mg), d’un antihistaminique (par exemple du Zyrtec®) et d’un corticoïde par voie orale. N’hésitez pas à prévenir votre entourage si vous êtes allergique.

Comment évolue une piqûre d’abeille ?

« A surveiller, mais comme une piqûre de moustique standard. Bien désinfecter à l’eau et au savon tant que la plaie est rouge. Elle dégonflera progressivement« , détaille Tina Géréral, pharmacienne.

La piqûre d’abeille est-elle grave ? Mortelle ?

« Le principal risque pour les personnes allergiques reste le choc anaphylactique« , alerte la pharmacienne. Les principaux symptômes de l’œdème de Quincke sont :

  • une gêne respiratoire,
  • des nausées,
  • des symptômes cutanés,
  • une modification de la voix (œdème des muqueuses).

Dans cette situation, l’injection immédiate d’adrénaline et l’appel du SAMU (15) sont indispensables. Les personnes qui se savent allergiques doivent toujours avoir à portée de main à stylo d’adrénaline autopiqueur. Les personnes ayant développé une réaction allergique grave peuvent se faire désensibiliser.

Prévention : comment éviter de se faire piquer par une abeille ?

  • Ne vous promenez pas pieds nus dans la nature, surtout dans l’herbe.
  • Ne portez pas sur vous des substances attirant les guêpes et les abeilles (parfums, laques, crème solaire parfumée,…)
  • Évitez de vous approcher des ruches ou des nids.
  • Restez à bonne distance des poubelles mal fermées.
  • Si un insecte tourne autour de vous, restez calme. Évitez les gestes brusques et les mouvements désordonnés, repoussez-le doucement. 
  • A l’extérieur, évitez les boissons en canettes, vous risquez une piqûre de la gorge en avalant une guêpe tombée dans votre boisson.   

Vous pouvez faire appel à un apiculteur pour retirer un essaim d’abeilles. 

Merci à Tina Géréral, pharmacienne.


Source : JDF Santé

Prise de poids : le signe qui révèle en 2 secondes si c'est du gras ou de la rétention d'eau

Prise de poids : le signe qui révèle en 2 secondes si c'est du gras ou de la rétention d'eau

La balance affiche deux kilos en plus ? Pas de panique, ce n’est pas forcément de la graisse.


Quand la balance affiche un chiffre plus élevé qu’à l’accoutumée, notre premier réflexe est de penser à une prise de poids. Pourtant, ce n’est pas forcément le cas, il peut aussi s’agir de rétention d’eau. Alexandra Murcier, diététicienne-nutritionniste à Paris, nous apprend à distinguer les deux. 

Le timing : d’abord, il faut savoir que le corps ne fabrique pas de la graisse en un jour. Autrement dit, si la prise de poids est constatée le dimanche soir après avoir fait un ou deux repas copieux au cours du week-end, il ne s’agit pas de graisse mais de rétention d’eau. Et pour cause, le sel et le sucre se lient à l’eau pour la garder emprisonnée dans l’organisme, surtout après une période de privation. En reprenant une alimentation normale, l’eau va être éliminée naturellement. Il faut ensuite prendre en compte les facteurs favorisant la rétention d’eau : « La rétention d’eau se manifeste par des modifications corporelles (gonflements) en fonction de la chaleur, de la pression atmosphérique à l’occasion d’un voyage en voiture ou en avion, ou encore de la station assise ou debout prolongée. Par exemple, une personne qui a les jambes gonflées en fin de journée mais pas le matin ce n’est pas de la masse grasse mais de l’eau », informe Alexandra Murcier.

Par ailleurs, de nombreuses femmes font de la rétention d’eau durant la semaine précédant leurs règles ou à l’arrivée de celles-ci. Outre la sensibilité accrue des seins, le visage, le ventre et les jambes peuvent gonfler. C’est également le cas durant la grossesse et la ménopause en raison des variations hormonales qui se produisent. Enfin, la prise de certains médicaments (anti-diabétiques, anti-hypertenseurs, corticostéroïdes, anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS)) sont susceptibles de provoquer une rétention d’eau. Pour savoir si c’est de l’eau ou de la graisse, il y a un test très simple qui prend 2 secondes : le test de la pression sur la peau. Il consiste à appuyer sur la zone concernée par le gonflement à l’aide d’un doigt avant de relâcher. Si la marque persiste quelques secondes, il s’agit de rétention d’eau. Si elle disparaît aussitôt, c’est de la graisse.

Pour aller plus loin, un bilan par impédancemetrie peut être réalisé chez un diététicien. « Cette machine permet de mesurer la masse grasse, la masse musculaire, la masse osseuse et l’eau. C’est très intéressant quand on démarre un rééquilibrage alimentaire car cela permet de s’assurer que l’on perd en masse grasse et non en masse musculaire », indique la spécialiste. Pour limiter la rétention d’eau, il est essentiel de boire beaucoup d’eau parce que paradoxalement, plus on boit de l’eau moins on va faire de rétention d’eau. « Il est également primordial de réduire sa consommation de sel, facteur majeur de rétention d’eau. En pratique, il faut éviter la charcuterie, les plats préparés, les viennoiseries, la moutarde, les sauces industrielles, les gâteaux apéritif, le fromage et substituer le sel par des épices. En parallèle, il faut consommer certains aliments réputés pour leur action drainante : artichaut, concombre, poireaux », conclut notre diététicienne-nutritionniste. 

Merci à Alexandra Murcier, diététicienne-nutritionniste à Paris.


Source : JDF Santé

Ce trouble du sommeil peut multiplier par 20 le risque de Parkinson, il faut consulter

Ce trouble du sommeil peut multiplier par 20 le risque de Parkinson, il faut consulter

Il annoncerait la maladie trois ans avant.


150 000 personnes sont atteintes de la maladie de Parkinson en France et 25 000 nouveaux cas surviennent chaque année. La pathologie progresse souvent en silence. Les tremblements, fréquemment associés à la maladie dans l’esprit du grand public, n’apparaissent que lorsque celle-ci est déjà avancée et les neurones dopaminergiques atteints en bonne partie. En revanche, des signes non moteurs surviennent généralement plusieurs années avant le diagnostic. On ne les relie pas à la maladie, pourtant ils sont révélateurs. Une récente étude américaine menée sur plus de 6000 hommes de 40 à 75 ans identifie ces signes et les associe à un risque 23 fois plus élevé de développer Parkinson.

Les chercheurs ont étudié sept indicateurs non moteurs comme la constipation, les troubles du sommeil, la somnolence en journée, les douleurs, les troubles de l’humeur, l’altération de la vision des couleurs et la perte de l’odorat. Au bout de 3 ans, 103 personnes ont reçu un diagnostic de maladie de Parkinson. « Notre étude démontre que la combinaison de signes et symptômes clés prédit fortement la survenue future d’une maladie de Parkinson cliniquement manifeste » ont partagé les auteurs.  

Trois éléments se sont démarqués : la constipation, l’hyposmie (perte d’odorat) et les troubles du comportement en sommeil paradoxal ou « pRBD » (probable REM Sleep Behavior Disorder). Ce trouble du sommeil empêche le corps de rester immobile pendant les rêves : la personne bouge, parle ou se débat en dormant, sans en avoir conscience. Présenter l’un de ces signes ne doit pas être ignoré, surtout avec l’âge. C’est encore plus vrai si on combine les trois. « Les hommes concernés présentaient un risque 23 fois plus élevé de recevoir un diagnostic de maladie de Parkinson au cours des 3 années suivantes, par rapport aux hommes ne présentant pas ces caractéristiques » ont indiqué les chercheurs dans les Annals of Neurology.

En poussant davantage leur analyse, les auteurs ont constaté que la difficulté à percevoir les couleurs ressortait par ailleurs comme un marqueur secondaire utile pour mieux classer les personnes à risque de Parkinson. Si ces résultats sont confirmés dans la population générale, ils pourraient permettre un dépistage précoce de la maladie, comme c’est déjà le cas pour certains cancers.


Source : JDF Santé

Fini la solitude après 60 ans : l'habitude très simple d'une psy pour redonner du sens à chaque journée

Fini la solitude après 60 ans : l'habitude très simple d'une psy pour redonner du sens à chaque journée

Avec l’âge, la solitude peut s’installer en silence et peser lourdement sur le moral.


Retraite, problèmes de santé, veuvage… Les seniors sont particulièrement touchés par la solitude au fil des années. Elle s’installe souvent de manière insidieuse et s’aggrave avec l’isolement social. « C’est le facteur le plus important » observe Sandrine Paris, psychologue du vieillissement. « Une personne âgée, retraitée, qui n’a pas d’interaction sociale, va vivre la solitude de manière beaucoup plus forte qu’une personne bien entourée. » La solitude est un facteur de risque de dépression. « Les personnes âgées peuvent avoir une tendance à l’addiction, notamment aux médicaments et à l’alcool. Parfois, la solitude est comblée par ces substances. »

Les signes de cette souffrance varient d’une personne à l’autre. « Je vois dans ma patientèle des personnes âgées qui restent très discrètes et ne verbalisent pas leur solitude. Elles expliquent ne pas vouloir inquiéter ou être une charge pour leurs enfants », poursuit Sandrine Paris. D’autres vont exprimer leur mal-être par ce qu’elle appelle une « quête attentionnelle » : appels répétés pour des broutilles, anxiété diffuse… « Et quand ce n’est pas suffisant, elles peuvent développer des troubles psychosomatiques. » Le signe le plus révélateur est le repli sur soi, visible lorsque la personne cesse ses activités habituelles : jardinage, marche, rendez-vous hebdomadaires… « On peut être seul mais très occupé mais quand on est seul et plus occupé, il faut s’alerter. » Et réagir.

Concrètement, il faut réintroduire du rythme et du sens dans sa journée. « La première chose à savoir, c’est qu’il ne faut pas rester au lit, même si la solitude donne envie de s’y réfugier pour ne pas avoir à commencer la journée » prévient la psychologue. Sa méthode : ritualiser le quotidien. « Mes patients et moi faisons des plans d’action, avec au moins deux activités plaisantes par jour. En général, il s’agit d’une chose à la maison et d’une à l’extérieur. » Par exemple, lire, écouter de la musique, cuisiner ou écrire chez soi ; marcher, jardiner, se rendre au marché ou à la bibliothèque, participer à un atelier ou faire du bénévolat en extérieur. « L’idée, c’est de rechercher ce qui compte pour soi. »

La spécialiste conseille aussi d’anticiper l’isolement avant qu’il ne s’installe. « Cela commence dès le passage à la retraite. Cette grande transition demande de gros efforts d’adaptation. » L’experte recommande de maintenir le lien social et de cultiver un sentiment d’utilité. « L’idée, c’est de garder du sens et de la cohérence à son existence. » Et si l’isolement devient une souffrance, il ne faut pas hésiter à consulter. « Bien vieillir, c’est aussi bien s’occuper de sa santé mentale » conclut Sandrine Paris.


Source : JDF Santé

Première contraception : comment bien la choisir ?

Première contraception : comment bien la choisir ?

Pilule, implant, anneau, stérilet… Il n’est pas toujours évident de choisir sa première contraception à l’adolescence ou au début de sa vie sexuelle. Voici les conseils de notre gynécologue pour faire un choix éclairé.


Qui dit premiers rapports sexuels dit idéalement première consultation gynécologique et première contraception. Mais encore faut-il opter pour celle qui nous convient le mieux en fonction de notre profil ! Alors, DIU ou pilule ? Implant contraceptif ou anneau vaginal ? Pilule œstroprogestative, de 2e ou 3e génération ou micropilule progestative ? Conseils du Dr Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue-endocrinologue. 

Comment se passe la première consultation gynécologique ?

Si la jeune fille a eu ses premières relations sexuelles, ou si elle programme d’en avoir, elle peut consulter un gynécologue et avoir recours à sa première contraception. Elle peut décider, au choix, de consulter un gynécologue (que son médecin traitant, sa maman ou une amie pourra lui conseiller) ou de se rendre dans un centre de planification et d’éducation familiale (CPEF, Planning Familial). Mais qu’elle se rassure, « la première consultation gynécologique n’implique pas forcément un examen gynécologique comme un frottis par exemple. On le réalise seulement si la patiente n’y est pas hostile ou si son état de santé le nécessite« , précise le Dr Raccah-Tebeka. En revanche, le gynécologue vérifiera toujours, lors de cette première séance, son poids, sa tension, l’aspect de sa peau, l’état de ses jambes (pour déceler des éventuels problèmes veineux) ainsi que l’état de ses seins via une palpation (pour déceler une éventuelle boule, un écoulement…).

Ensuite, il y a un véritable échange entre le professionnel de santé et la jeune fille. « Cette première prise de contact est l’occasion de lui demander ce qu’elle connaît de la contraception, si elle a des amies qui lui en ont parlé, quels sont ses éventuels antécédents médicaux ou familiaux (AVC, phlébite, embolie pulmonaire dans sa famille proche). Puis vient le moment de lui exposer les différentes possibilités contraceptives« , explique le Dr Raccah-Tebeka. Par ailleurs, lors de la première consultation gynécologique, le médecin va insister sur l’usage des préservatifs pour informer la jeune fille sur les infections sexuellement transmissibles. Enfin, « inutile de faire une prise de sang avant la première prescription, sauf si la jeune fille est en surpoids (dans ce cas, il faut contrôler sa glycémie et son taux de cholestérol) ou si elle a des antécédents familiaux. En revanche, il est nécessaire de reprendre rendez-vous chez son gynécologue et de faire une prise de sang après 3 mois sous contraception hormonale pour vérifier si celle-ci est bien tolérée par le corps et si elle ne cause pas d’effets secondaires (douleurs dans la poitrine, prise de poids, saignements, acné, migraines…) ».  

Avec quelle contraception commencer ?

► Un contraceptif hormonal. « Généralement, pour une première contraception, il est extrêmement rare de proposer une méthode sans hormones comme le DIU au cuivre ou une méthode locale« , indique d’emblée la gynécologue. On conseillera plutôt à la jeune fille d’associer les contraceptions hormonales. Lorsqu’elle est prise correctement, la pilule reste très efficace (91% d’efficacité dans la vie courante). Toutefois, d’autres contraceptifs hormonaux peuvent être proposés. Les anneaux vaginaux et les patchs ont également une bonne efficacité (autour de 90% en usage pratique) et permettent d’éviter les oublis de pilule. En revanche, ils ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie. La pilule est simple d’utilisation, est complètement réversible, régule les cycles et atténue les douleurs liées aux règles. Certaines ont même un effet positif sur l’acné. Les règles d’utilisation sont alors bien expliquées ainsi que l’attitude à adopter en cas d’oubli. Mais pourquoi l’associer aux préservatifs ? Car bien qu’élevée, l’efficacité contraceptive de la pilule n’est encore pas suffisante chez ces jeunes filles, pour qui une grossesse non désirée serait très problématique. Et si au bout de quelques mois, la relation amoureuse se prolonge et si la jeune fille a recours à une autre contraception, on peut inviter le couple à abandonner le préservatif. Mais avant, un test de dépistage des infections sexuellement transmissible doit être effectué par les deux partenaires. 

 L’implant contraceptif peut également être envisagé comme une contraception de première intention chez les jeunes filles : cette méthode reste efficace pendant une durée de 3 ans et permet d’éviter les oublis de pilule. En revanche, « les diaphragmes et capes cervicales sont des contraceptions locales que l’on ne proposent pas aux jeunes filles. Leur efficacité n’étant pas suffisante (aux alentours de 85 %) pour ces femmes qui ont une fertilité normale. Ils seront davantage proposés aux femmes de plus de 40 ans dont la fertilité a diminué« , préconise l’experte.

Quelle est la meilleure première pilule contraceptive ?

Combinée ou œstroprogestative, progestative, 2ère génération ou autre… Il existe tellement de pilules différentes qu’il est difficile d’y voir clair. Mais pas de panique, le gynécologue est là pour vous orienter selon votre profil : 

► Si la jeune fille ne présente aucun antécédents personnels ou familiaux, n’a pas de cholestérol, de diabète ou d’autres contre-indications, on lui propose une pilule œstroprogestative dite de 2e génération (elle contient du lévonorgestrel ou du norgestrel à moindre risque thrombo-embolique) ;

► Si la jeune fille a des antécédents familiaux ou personnels (et donc a un risque de faire une embolie pulmonaire, une phlébite, un infarctus, un accident cardio-vasculaire…), ou des problèmes de santé (un taux de cholestérol élevé, une hypertension artérielle,) qui contre-indiquent l’utilisation des œstrogènes, on va l’orienter soit vers une pilule progestative, soit vers un implant contraceptif sous-cutané, un dispositif ne contenant que des hormones progestatives qui n’augmentent pas ce risque ; 

► Si la jeune fille fume moins de 5 cigarettes par jour et qu’elle n’a comme facteur de risque que le tabac, il n’y a pas de contre-indications à utiliser une pilule œstroprogestative

► Si la jeune fille fume plus de 5 cigarettes par jour et qu’elle a un autre facteur de risque (un taux de cholestérol élevé, un surpoids, de l’hypertension artérielle…), on évitera les contraceptions contenant des œstrogènes et on lui prescrira plutôt une pilule progestative ou un implant contraceptif ;

► Si la jeune fille a une peau acnéique, on lui proposera une pilule œstroprogestative qui permet de soulager l’acné. A savoir que le progestatif contenu dans la pilule progestative, comme le lévonorgestrel, aux effets proches des hormones mâles, peut aggraver l’acné. 

Merci au Dr Brigitte Raccah-Tebeka, gynécologue-endocrinologue. 


Source : JDF Santé