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Parotidite : comment soigner cette infection des glandes salivaires ?

Parotidite : comment soigner cette infection des glandes salivaires ?

La parotidite est une inflammation de la glande parotide, la plus volumineuse des glandes salivaires, situées au-dessous et en avant de chaque oreille. On fait le point sur les causes, la durée, les symptômes et traitements.


La parotidite est une infection des glandes salivaires qui se manifeste généralement par une augmentation de celles-ci même si « l’infection est inapparente dans 30 à 40 % des cas » selon Santé Publique France. Elle peut être ourlienne (virale), aiguë ou chronique. La durée de l’infection est d’une dizaine de jours après la période d’incubation. C’est quoi une parotidite ? Quels sont les symptômes ? Les traitements naturels ?

Définition : c’est quoi une parotidite ?

La parotidite est une infection qui concerne la parotide, une glande salivaire assez volumineuse, située dans chaque joue, au-dessous des oreilles. Elle peut évoluer de façon aiguë (quelques jours) ou chronique (plusieurs mois). Les parotidites d’origine virales sont le plus souvent bilatérales puisqu’elles proviennent d’une cause générale. Les infections bactériennes sont le plus souvent causée par un facteur local comme une lithiase notamment (formation et migration de « cailloux » salivaires dans les voies excrétrices de la salive).

C’est quoi la parotidite ourlienne ?

La parotidite ourlienne, que l’on appelle aussi « les oreillons », est une maladie virale souvent infantile, provoquée par le virus ourlien qui se transmet par les voies aériennes, sans contact obligatoire, principalement par la toux. Les premiers symptômes sont une parotidite unie ou bilatérale mais le virus peut s’installer dans d’autres organes comme les ovaires, les testicules (ce qui peut provoquer une stérilité), le pancréas, le rein, voire le système nerveux central en provoquant des méningites ou des encéphalites.

Combien de temps dure une parotidite ?

L’infection dure en général 8 à 10 jours après une période d’incubation très longue de 3 semaines.

Quels sont les symptômes d’une parotidite ?

La parotidite se manifeste par une tuméfaction (augmentation de volume) de la glande parotide. Elle est responsable de douleurs vives. La zone devient plus chaude, et parfois rouge. La sensation de bouche sèche et une légère fièvre

Causes : comment on attrape une parotidite ?

Les parotidites aiguës peuvent être provoquées par une infection virale (les oreillons par exemple) ou bactérienne (streptocoque, staphylocoque…). Les parotidites chroniques sont le plus souvent liées à une lithiase parotidienne qui bloque l’évacuation de la salive, ou à une lithiase parotidienne. Le risque de surinfection bactérienne est plus fréquent dans ce cas.

Quand consulter ?

« Face aux symptômes d’une parotidite, il important de consulter rapidement un médecin pour éviter toute complication, et de s’assurer par ailleurs qu’il ne s’agit pas d’une pathologie plus sévère, comme une obstruction du canal salivaire par une lithiase, ce qui est cependant plus rare » conseille le Dr Claire Lewandowski, médecin spécialisée en médecine générale. Si vous constatez une boule dans votre joue et sous votre oreille, avec une douleur ou de la fièvre, il est essentiel de consulter le médecin traitant ou un médecin ORL dès que possible.

Comment savoir si on a une parotidite ?

Les symptômes suffisent généralement à mettre en évidence une parotidite, même si une échographie ou d’autres examens complémentaires comme une radiographie par exemple (pour rechercher une lithiase salivaire) peuvent être nécessaires pour le confirmer.

Comment traiter une parotidite ?

Il n’existe pas de traitement spécifique d’une parotidite d’origine virale (type oreillons), si ce n’est une prise d’antalgiques pour calmer les douleurs. En cas de parotidite d’origine bactérienne, la prise d’antibiotiques par voie orale, associée à des bains de bouche antiseptiques, est une solution efficace. Les parotidites chroniques se traitent également par antibiotiques. Un traitement chirurgical peut être proposé, en particulier en cas de lithiase.

Quels sont les traitements naturels de la parotidite ?

« Plusieurs remèdes homéopathiques sont possibles en fonction des symptômes ou de l’origine de la pathologie, mais ils doivent toujours être administrés après l’avis du médecin. Le traitement se fait généralement avec de l’Arsenicum Album à une dose qui sera préconisée par l’homéopathe en fonction des symptômes. Myrsiteca Sebirefa 4 CH (une prise quotidienne de 2 granules pendant de 3 jours) est plutôt recommandée en cas d’affection aiguë et Mercurius Solubilis ou Mercurius Corrosivus 9 CH (3 prises quotidiennes de 5 granules) en cas d’affection chronique. Bryonia Alba dilution 9 CH (3 prises quotidiennes de 5 granules) soulage les douleurs qui s’intensifient avec les mouvements de la mâchoire » conseille le Dr Lewandowski.


Source : JDF Santé

Migraine ophtalmique : répétitive, cause, durée, que faire ?

Migraine ophtalmique : répétitive, cause, durée, que faire ?

Un tiers des personnes migraineuses ont des migraines avec aura, communément appelées « migraines ophtalmiques ». Les femmes sont particulièrement concernées. Médicaments, relaxation, sophrologie… Solutions pour la soulager.


La migraine ophtalmique accompagnée avec aura est une maladie neurologique qui provoque des symptômes visuels et sensitifs. Elle concerne 20 à 30% des migraineux selon l’Inserm et touche davantage les femmes. L’alcool ou le manque de sommeil font partie des facteurs favorisant les crises.

Définition : c’est quoi une migraine avec aura ?

En France, environ un adulte sur cinq souffre de migraine, avec une nette prédominance féminine (les femmes sont trois fois plus concernées que les hommes). Cette maladie neurologique se traduit pas des crises de maux de tête violents, appelés céphalées, récurrents. On distingue les migraines sans aura (80% des crises) des migraines avec aura (20%) pour lesquelles on observe des troubles visuels, sensitifs ou phasiques (le langage) avant la survenue de la céphalée. Ces différents symptômes peuvent survenir simultanément. Il y a quelques années, les migraines avec aura visuelle étaient surnommées « migraines ophtalmiques », mais cette expression n’est plus utilisée.

Qu’est-ce qui provoque une migraine avec aura ?

L’aura visuelle est un phénomène neurologique et non pas oculaire. Elle est liée à l’activation de certains neurones de la région cérébrale responsable de la vision située dans le cortex postérieur. Cette activation anormale déclenche l’apparition des tâches lumineuses parfois décrites comme des éclairs ou une vision kaléidoscopique, au cours desquelles la vision est brouillée. Ces signes sont appelés des scotomes scintillants. « Il existe certainement une composante génétique puisque plusieurs membres d’une même famille peuvent en souffrir. Toutefois aucun gène n’a encore été identifié« , indique le Dr Caroline Roos, neurologue et responsable du Centre d’Urgence des Céphalées à l’hôpital Lariboisière (AP-HP). Les patients migraineux auraient donc un cerveau prédisposé à faire des crises. Une susceptibilité qui les rend plus vulnérables à de multiples facteurs déclenchants tels que :

  • l’alcool,
  • les changements brusques de luminosité,
  • les variations hormonales,
  • le manque de sommeil,
  • les changements émotionnels.

Quels sont les symptômes d’une migraine avec aura ?

Les migraines avec aura se caractérisent par l’apparition de troubles visuels (scotomes scintillants, perte de la vision), sensitifs (fourmillement, picotement autour de la bouche) et/ou phasiques (trouble du langage). Ces auras précédent la céphalée migraineuse qui se manifeste par un mal de tête affectant souvent un seul côté du crâne et ressenti comme pulsatile. Elle s’accompagne d’une intolérance à la lumière et au bruit, ainsi que des nausées et des vomissements. Ce mal de tête violent, aggravé par des gestes du quotidien comme monter un escalier, peut durer de 4 heures à 3 jours.

Comment diagnostiquer une migraine avec aura ? 

Pour diagnostiquer une migraine, avec ou sans aura, le médecin s’appuie sur les symptômes décrits par le patient ainsi que les examens cliniques notamment neurologiques. Les examens d’imagerie (IRM) ne sont pas nécessaires car ce trouble ne s’explique pas par l’existence d’une lésion. « Le diagnostic de la migraine avec aura repose sur au moins 2 des 6 critères suivants : présenter un des symptômes neurologiques dits symptômes positifs, l’installation progressive de l’aura, la succession des différents symptômes, la durée de l’aura doit être comprise entre 5 et 60 minutes, être unilatérale, suivie ou être accompagnée d’une céphalée« , explique la neurologue.

Comment soigner une migraine ophtalmique ?

Le traitement de la migraine repose sur l’éviction des facteurs déclenchants dans la mesure du possible, le traitement de la crise et le traitement de fond. « L’efficacité du traitement de crise dépend de sa précocité. Plus le patient prend son traitement tôt, plus la crise sera soulagée rapidement. On conseille au patient de prendre 1g d’aspirine au moment de l’aura ou un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) pour limiter en durée l’aura et prévenir la céphalée« , explique le Dr Roos.

Les crises de migraines ophtalmiques nécessitent une mise au repos si possible dans le noir total

Si malgré tout la céphalée survient, il est conseillé aux patients de prendre le traitement classique de la migraine, les triptans, qui agissent sur des récepteurs spécifiques du cerveau. Ils peuvent être combinés aux AINS. Toutefois, le médecin insistera sur les risques d’abus et rappellera aux patients que les AINS ne doivent pas être pris plus de 15 jours par mois et les triptans pas plus de 10 jours par mois. Lorsque ce traitement de crise n’est plus assez efficace ou que les patients présentent des crises migraineuses fréquentes, les médecins peuvent proposer un traitement de fond. « Celui-ci repose sur la prise quotidienne de 1g d’aspirine ou l’amitriptyline, un antidépresseur. Dans les cas les plus sévères, on peut proposer des médicaments qui ne sont pas initialement destinés à la migraine comme les antiépileptiques ou certains anti-hypertenseurs« , décrit le Dr Roos. Des approches non pharmacologiques ont aussi fait leur preuve pour soulager les patients telles que les méthodes de relaxation-sophrologie et les thérapies cognitivo-comportementales qui permettent de mieux gérer le stress. En revanche, les techniques de chiropractie, l’ostéopathie ou encore l’homéopathie n’ont pas démontré leur efficacité. En règle générale, les crises de migraines ophtalmiques nécessitent une mise au repos du patient, si possible dans le noir total

Merci au Dr Caroline Roos, neurologue et responsable du Centre d’Urgence des Céphalées à l’hôpital Lariboisière (AP-HP).


Source : JDF Santé

Quels sont les premiers symptômes du cancer du foie ?

Quels sont les premiers symptômes du cancer du foie ?

Le cancer du foie peut rester longtemps silencieux.


L’animateur Thierry Ardisson est décédé le 14 juillet à 76 ans des suites d’un cancer du foie. Ce cancer peut rester longtemps silencieux et est considéré comme de « mauvais pronostic ». Il est favorisé par la cirrhose, les hépatites chroniques, le syndrome métabolique (souvent associé à l’obésité et/ou au diabète) et la consommation excessive d’alcool.. Il y a deux types de cancers du foie : l’hépatocarcinome (le plus fréquent) et le cholangiocarcinome. « À l’exception des cholangiocarcinomes qui sont très proches des voies biliaires (ce qui est rare) et qui peuvent entraîner une jaunisse car ils compriment les voies biliaires et empêchent l’évacuation de la bile produite par le foie, les cancers du foie sont asymptomatiques ou presque. On peut avoir des symptômes qu’on appelle généraux qui sont peu spécifiques comme une grande fatigue, une perte d’appétit ou une perte de poids… Mais ces signes sont communs à tous les cancers et ne sont pas typiques du cancer du foie » nous explique le Pr Renato Lupinacci, Chirurgien viscéral et digestif, Hôpital Ambroise-Paré (APHP-Université Paris Saclay).

Pourquoi le cancer du foie ne donne pas de symptômes ?  « Une tumeur cancéreuse met plusieurs mois à grossir, et le corps a « le temps » de s’adapter« , argue notre interlocuteur.  En plus, le foie est un organe « volumineux » (en moyenne 16 cm de haut, 28 cm de large et 8 cm d’épaisseur), donc pour que ça entraîne des symptômes, une tumeur du foie doit atteindre un certain volume. « Pour le cancer de l’estomac, de l’œsophage ou du côlon par exemple, ce sont les problèmes de déglutition (difficulté à avaler) ou des signes digestifs (ballonnements, sang dans les selles…) qui peuvent nous alerter. Mais dans le cas du foie, aucun aliment ne passe dedans donc les symptômes sont plus discrets ». De ce fait, la découverte d’un cancer du foie peut être fortuite, au décours d’un bilan biologique ou d’examens de dépistage dans le cadre d’une maladie chronique du foie. Il est donc fréquent que la tumeur soit découverte à un stade évolué.

Au stade avancé, un cancer du foie peut entraîner une jaunisse au niveau de la peau ou du blanc de l’œil, un gonflement de l’abdomen, un saignement digestif, une confusion… En revanche, « un cancer du foie n’entraîne pas de douleurs. Eventuellement, le patient peut ressentir une petite pesanteur dans la partie supérieure droite de l’abdomen, mais cela ne fait pas mal. Généralement, le patient ne sent pas de masse au niveau du foie. C’est plutôt le médecin qui va détecter une masse à la palpation« , décrit notre spécialiste. 

Comme on ne peut pas se fier à la présence de symptômes avant-coureurs, les patients qui ont une pathologie du foie doivent être surveillés régulièrement. Par exemple, pour un patient qui a une cirrhose du foie, les médecins recommandent généralement un examen clinique et un bilan échographique tous les 6 mois afin de surveiller une potentielle évolution cancéreuse. Environ 12 000 nouveaux cas de cancer du foie sont recensés chaque année en France dont 76% chez les hommes. Il entraîne près de 9000 décès.

Merci au Dr Renato Lupinacci, Chirurgien viscéral et digestif, Hôpital Ambroise-Paré. APHP-Université Paris Saclay.


Source : JDF Santé

Mieux que l'amande, cette nouvelle noix regorge de magnésium et coupe la faim

Mieux que l'amande, cette nouvelle noix regorge de magnésium et coupe la faim

Elle favorise une sensation de satiété durable.


Longtemps cantonnés au simple rôle de collation, les fruits oléagineux s’imposent aujourd’hui comme des piliers de l’alimentation santé. Riches en acides gras insaturés, fibres, protéines, vitamines et minéraux, ils participent à la prévention de nombreuses carences et troubles métaboliques. Les amandes, par exemple, soutiennent l’immunité ; les noix de cajou, elles, contribuent à la solidité osseuse et aident à réduire la fatigue. Moins connu du grand public, un autre oléagineux mérite pourtant sa place dans une alimentation équilibrée. Particulièrement intéressant pour réguler la satiété et augmenter les apports en magnésium, il se distingue par son profil nutritionnel complet.

Il concentre de nombreux nutriments essentiels : lipides de bonne qualité, protéines végétales, amidon résistant, fibres insolubles, vitamines C et E, ainsi que des minéraux comme le potassium. Une étude parue dans la revue Foods a révélé qu’une simple poignée pouvait apporter jusqu’à 10 mg de magnésium, un micronutriment indispensable à plus de 300 réactions biochimiques, de la contraction musculaire à la minéralisation osseuse. Moins concentré que l’amande en magnésium, il se révèle cependant plus rassasiant. Grâce à ses fibres et glucides complexes, il ralentit l’absorption des sucres, limite les variations de glycémie et réduit les fringales. Son faible indice glycémique en fait un atout pour stabiliser l’appétit et maintenir un poids « santé » sur le long terme

Photo de souchet (tiger nuts) © Jiri Hera – stock.adobe.com

Ce champion de la nutrition est le souchet, également connu sous le nom anglais de « tiger nut » car sa peau rappelle les rayures d’un tigre. « Ils ont une saveur naturelle légèrement sucrée et noisetée, certains disent que le goût rappelle celui de la noix de coco, d’autres des amandes, allant même à les appeler « amandes de terre« , décrit Jessie, Shafer, diététicienne diplômée et consultante en nutrition chez Struesli.

Le souchet gagne en popularité et est de plus en plus facile à dénicher en France, notamment dans les magasins bio, les épiceries spécialisées dans les produits naturels, et très souvent sur les boutiques en ligne dédiées aux aliments sains. Il est disponible sous différentes formes pour s’adapter à chaque besoin : en tubercules entiers (naturels ou réhydratés), en lamelles pour les salades ou les yaourts, ou même en farine pour les préparations de gâteaux, de pains ou de smoothies. 


Source : JDF Santé

Beaucoup de femmes prennent ces gélules contre la fatigue, elles peuvent épuiser l'organisme

Beaucoup de femmes prennent ces gélules contre la fatigue, elles peuvent épuiser l'organisme

Attention à ne pas se supplémenter n’importe comment…


Quand la fatigue persiste, le réflexe est de se tourner vers des solutions naturelles « coup de fouet » comme manger plus de fruits riches en vitamine C (orange, citron…), augmenter sa dose de café, se coucher plus tôt… mais aussi d’envisager la supplémentation sous forme de compléments alimentaires. Beaucoup de gélules et comprimés anti fatigue sont disponibles en pharmacie, sans ordonnance et en libre accès. Mais il faut être prudent car certains peuvent au contraire renforcer la fatigue.

En matière de compléments anti-fatigue, les professionnels de santé s’accordent tous pour dire qu’il vaut mieux éviter l’automédication hasardeuse. Un simple « coup de mou » ne justifie pas toujours une cure, et encore moins un cocktail de substances. Avant toute supplémentation, il est conseillé d’identifier la cause réelle de la fatigue – qu’elle soit liée à une carence, un déséquilibre hormonal, un stress prolongé ou un rythme de vie déséquilibré. Et ne pas hésiter à demander conseil à un professionnel de santé : médecin traitant, pharmacien, nutritionniste… pour évaluer les besoins et éviter les erreurs. Car une cure mal adaptée peut être contre-productive.

C’est le cas par exemple d’une cure de fer. Souvent recommandé aux femmes fatiguées, le fer ne doit pas être pris sans un bilan biologique préalable. Celui-ci permet de vérifier les réserves de l’organisme (ferritine, fer sérique, saturation de la transferrine), que l’on regroupe sous le terme de « statut martial ». « En l’absence de carence avérée, un apport excessif de fer, même sous forme douce comme le bisglycinate, peut perturber le foie, favoriser une inflammation de bas grade, augmenter le stress oxydatif et paradoxalement renforcer la fatigue » prévient Sabrina Meziani-El Attar, naturopathe-micronutritionniste. Il est essentiel de rester sous la barre des 45 mg de fer par jour en supplémentation, répartis sur la journée, et toujours sous suivi.

Le Dr Julien Rousseaux, médecin nutritionniste, rappelle que « tout complément alimentaire doit être individualisé, et accompagné d’un avis médical en cas de doute, surtout lorsqu’il s’agit de fer ou de plantes adaptogènes (rhodiola, ginseng, éleuthérocoque, guarana, maca…) ou encore de vitamines B ». Il recommande de privilégier des compléments de qualité, bien dosés, sans excès de substances actives, et de toujours respecter les posologies. De manière générale, il est conseillé d’acheter des compléments alimentaires dans les pharmacies françaises plutôt que sur Internet.


Source : JDF Santé

Piqûre de puce : photo, bouton, que faire ?

Piqûre de puce : photo, bouton, que faire ?

Des boutons roses ou rouges très irritants sont apparus au niveau de vos chevilles et de vos mollets ? C’est peut-être une piqûre de puce…


On comptabilise plus de 100 espèces de puces en France. Mais seules quelques- unes nous côtoient. C’est un problème courant, surtout dans les maisons abritant des animaux de compagnie comme les chats ou les chiens. Lorsqu’elles ont faim, les puces peuvent piquer l’homme et se nourrir de son sang. On distingue la puce de bois appelée ainsi car elle a tendance à se loger entre les fentes du parquet. Elles font référence aux puces du chat, du chien ou de l’oiseau. Mais si elles ont faim, ces puces peuvent également piquer l’homme ; et la puce de lit qui n’est pas une espèce de puce mais une punaise de lit qu’on appelle à tort « puce ».  

En France, l’espèce de puces (de bois) la plus couramment rencontrée est Ctenocephalides felis. Elle est capable de se reproduire à la fois sur le chat et sur le chien. Mais elle peut aussi se nourrir de sang humain. En fait, ce sont surtout les jeunes puces adultes qui n’ont pas pu se nourrir durant plusieurs mois, faute de mammifères à proximité, qui attaquent les mollets et les chevilles des humains. Elles repèrent leur hôte potentiel grâce à leurs mouvements : notamment grâce aux vibrations, au gaz carbonique et à la chaleur dégagés par celui-ci. Si la puce ne reçoit aucun signal dans l’environnement, elle peut rester latente durant au moins six mois. Mais lorsqu’un hôte est à proximité, un animal ou un humain, elle saute sur l’occasion et l’attaque pour se nourrir. Ces puces encore en développement et en attente d’une proie se cachent généralement dans les petits recoins comme les lattes du parquet. Les bébés et les jeunes enfants sont particulièrement à risque de se faire piquer, en particulier lorsqu’ils jouent à terre, sur la moquette, les tapis ou le parquet. 

Symptômes : comment reconnaitre une piqûre de puce ?

Les piqûres de puce se manifestent par :

  • des éruptions cutanées : l’apparition de boutons roses ou rouges (avec un point plus vif au centre) souvent localisés au niveau des chevilles ou des pieds. 
  • des fortes démangeaisons immédiates : cette réaction d’irritation est due à la salive de la puce.
  • En revanche, la piqûre de puce n’est pas douloureuse et ne gonfle pas, contrairement aux piqûres d’autres insectes. 
  • En cas de grattage, les boutons peuvent s’infecter : des croûtes peuvent apparaître et la zone autour de la piqûre peut devenir douloureuse.

Chez l’animal, la présence de puce n’est pas toujours visible. Le chat, par exemple, ne présentent généralement pas de signes cliniques. En revanche, les chiens peuvent se gratter, faire des petits bonds lors d’une piqûre ou se mordre pour tenter d’attraper les puces. Pour savoir si vos animaux et votre maison sont infestés, il faut rechercher la présence de déjections de puces qui ont un aspect cristallin rouge foncé.

Photo de piqûres de puce

Les puces piquent généralement deux ou trois fois la même zone. Elles piquent généralement au niveau du bas des jambes, des chevilles ou des pieds. 

Cas extrême de piqûres de puces © Ana-Maria Tegzes – 123RF
Photo de piqûres de puce © Francisco De Casa Gonzalez – 123RF

Chat, chien, humain : les maladies transmises par les puces

  • La peste. Dans certains pays en voie de développement, les puces peuvent transmettre la peste à l’homme après avoir piqué un rat infecté. Toutefois en Europe, cette transmission a quasiment disparu car les rats porteurs de la peste ont déserté les villes. 
  • Une zoonose. La puce du rat peut transmettre le typhus murin. Provoquée par les bactéries Rickettsia typhi et R. felis, cette pathologie se manifeste par de grands frissons, des maux de tête et une fièvre qui dure une dizaine de jours. Des éruptions cutanées peuvent aussi apparaître sur le torse puis sur les bras et les jambes. Cette infection bactérienne est bénigne dans la majorité des cas.
  • La maladie des griffes du chat. La puce peut également transmettre au chat la maladie des griffes du chat qui peut ensuite infecter l’homme par griffure ou morsure. La puce infectée peut aussi inoculer la bactérie directement à l’homme. Cette infection bactérienne se manifeste par l’apparition d’un ou plusieurs gros ganglions ou une papule, accompagnée de rougeurs, de maux de tête et de fièvre. Une infection qui peut se compliquer avec une atteinte du cœur.
  • Une parasitose ou des vers intestinaux. La puce du chat ou du chien peut être responsable de parasitose, comme l’infection par le ver solitaire, aussi appelé ténia, via ses excréments. Les jeunes enfants sont les plus touchés car ils mettent leurs mains à la bouche après avoir caressé les animaux ou jouer par terre. Cette infection se caractérise par des douleurs abdominales, ou un amaigrissement alors que la personne se nourrit correctement.

Comment soulager une piqûre de puce ?

Les zones infectées doivent être nettoyées et désinfectées avec de l’eau et une lotion antiseptique. Dans le cas du typhus murin ou de la maladie des griffes du chat, le traitement consiste à prendre des antibiotiques. Une antibiothérapie peut également être prescrite si les lésions provoquées par la piqûre de puce se sont surinfectées. Cela permet de soulager la fièvre qui peut apparaître en cas de surinfection.

Que faire si on est allergique aux piqûres de puce ?

En cas de réaction allergique à la salive des puces, consultez un médecin qui pourra prescrire un antihistaminique pour calmer les démangeaisons. Dans le cas d’une infection par le ver solitaire, le médecin prescrira des antiparasitaires spécifiques disponibles uniquement sur ordonnance.

Se débarrasser des puces et prévenir les piqûres

Pour éliminer ce véritable fléau, la première étape est de traiter l’animal infecté avec des produits conseillés par le vétérinaire (collier, poudre…). La seconde est de passer l’aspirateur dans tous les recoins de la maison et passer un détergent sur le sol afin d’exterminer les œufs, les larves et les jeunes adultes qui maturent tranquillement entre les lames du parquet. Il est aussi vivement conseillé de laver fréquemment sa literie, la housse du canapé, les coussins des animaux, mais aussi vos vêtements à 60°C minimum.


Source : JDF Santé