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Froid au travail : droit de retrait, à quelle température ?

Froid au travail : droit de retrait, à quelle température ?

Le froid a des répercussions sur la qualité du travail (fatigue accrue, manque de concentration…) et peut provoquer directement ou indirectement des accidents (glissades, perte de dextérité, hypothermie…). Alors s’il fait trop froid, l’employeur a des mesures à respecter, prévues dans le Code du Travail. Particulièrement pour les employés travaillant en extérieur (BTP, transports, travaux agricoles…), en chambre froide ou dans des conditions particulières (en altitude, sous l’eau). Et dans un bureau ? Est-ce dangereux de travailler dans le froid ? Quelle est la température minimum pour refuser de travailler et exercer son droit de retrait ?

Peut-on exercer son droit de retrait s’il fait trop froid ?

Oui et non. Non, car le Code du Travail ne fixe pas de température minimale selon laquelle un salarié pourrait exercer son droit de retrait. Autrement dit, pour un travail en intérieur classique (bureau par exemple), il n’est pas possible de refuser de travail, même s’il fait moins de 18°C. Néanmoins, en cas de grand froid, lorsque la température ambiante est inférieure à 5° C, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (en vertu de l’article L. 4121-1 du Code du travail). Dans le détail, il doit prendre en compte les risques liés au froid et prendre, après l’avis de la médecine du travail et du CSE, toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection de ses travailleurs contre le froid et les intempéries (art. R. 4223-15) comme par exemple limiter le temps d’exposition au froid, modifier le rythme de travail, aménager des pauses dans des locaux chauffés. Si l’employeur ne respecte pas ces dispositions, le salarié peut alerter l’inspection du travail, le CSE ou encore le délégué syndical qui vérifieront que l’employeur respecte ses obligations. ou encore solliciter une visite auprès du médecin du travail. Aussi, l’employé peut, s’il considère qu’il est dans une situation qui présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé, en alerter immédiatement l’employeur et cesser son activité (article L. 4131-1) et l’employeur ne pourra pas lui demander de reprendre son activité tant que persiste ce danger.

A partir de quelle température considère-t-on qu’il fait froid dans un bureau ?

Selon le Code du travail (Article R4223-13), « les locaux fermés affectés au travail sont chauffés pendant la saison froide. Le chauffage fonctionne de manière à maintenir une température convenable et à ne donner lieu à aucune émanation délétère« . Toutefois, la notion de « température convenable » n’est pas définie par le Code du Travail. L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) indique qu' »un environnement est considéré comme froid pour une température de l’air inférieure à 18°C, température à laquelle se déclenchent des déperditions de chaleur« . Mais il s’agit d’une indication pour l’employeur et non d’une température obligatoire à respecter. Depuis mars 2006, la norme NF X35-203/ISO 7730 relative au confort thermique précise les températures recommandées pour travailler dans de bonnes conditions et préconise des échelles de températures à respecter :

  • Dans les bureaux à 20 à 22 °C
  • Dans les ateliers avec faible activité physique à 16 à 18 °C
  • Dans les ateliers avec forte activité physique à 14 à 16 °C

Autrement dit, pour que ses employés travaillent dans un environnement confortable, l’employeur peut décider de respecter les plages thermiques recommandées par l’INRS ou les normes ISO mais il n’est pas obligé. Un travail dans un environnement froid (16°C dans un bureau par exemple) ne vous permet pas de quitter votre poste ou de cesser votre activité.

Cancer de la langue : symptômes, quel pronostic ?

Cancer de la langue : symptômes, quel pronostic ?

[Mise à jour le 12 décembre 2022 à 14h53] Dans un entretien accordé à L’Obs le 10 décembre 2022, le chanteur Maxime Le Forestier âgé de 73 ans révèle avoir été soigné d’un cancer de la langue. Hospitalisé après un malaise sur scène en décembre 2021, les médecins lui font une série d’examens « et, à force d’investigations, on m’a découvert des petites saloperies regroupées à la base de la langue. L’ORL de l’Institut Curie qui m’a annoncé la nouvelle n’a pas (non plus) prononcé le mot ‘cancer’. Je l’ai compris quand il m’a prescrit une série de trente-cinq séances de radiothérapie » raconte-t-il avant d’ajouter « Je n’ai pas nommé la maladie jusqu’au moment où on m’a annoncé que j’étais guéri ». Il y a environ 15 000 cancers lèvre‑bouche‑pharynx découverts chaque année en France dont 10 000 chez l’homme. 

Définition : qu’est-ce qu’un cancer de la langue ?

Le cancer de la langue est l’un des cancers de la cavité buccale. « 90 à 95% des cancers de la langue sont des carcinomes épidermoïdes qui se développent à partir de l’épithélium, le tissu de revêtement, informe le Dr Philippe Gorphe, chirurgien ORL à l’Institut Gustave Roussy. Ce cancer se développe d’abord localement puis il s’étend très rapidement aux ganglions du cou. Il reste longtemps localisé au niveau de la tête et du cou avec un objectif de guérison. La maladie ne se généralise que tardivement ». Le cancer de la langue peut se subdiviser en deux types : les cancers de la partie mobile et ceux de la partie arrière (base fixe de la langue).

Âge

Les cancers de la cavité buccale touchent 6 000 personnes par an en France, dont un tiers de cancers de la langue. « L’âge moyen des cancers de la cavité buccale est 62 ans » indique le chirurgien ORL. « Le pic d’âge au diagnostic est entre 55 et 65 ans » précise-t-il. Cette maladie qui est masculine dans trois quarts des cas survient dans un tiers des cas chez des personnes de plus de 70 ans.

Quels sont les symptômes du cancer de la langue ?

Les premiers symptômes suffisamment probants n’apparaissent généralement qu’à un stade déjà avancé de la maladie. Dans un premier temps, la prolifération de cellules anormales au niveau de la langue ne se manifeste que par une légère sensation de gêne lors de la mastication ou des mouvements de la partie mobile de l’organe. Peu à peu, les signes cliniques évoluent. « Le premier symptôme est une douleur spontanée et à la déglutition. La personne peut aussi avoir du mal à articuler, décrit le chirurgien ORL. Il y a souvent une perte de poids car la personne mange moins« . Autres signes fréquents :

  • des saignements et des ganglions du cou apparents. « Les tuméfactions des ganglions sont un symptôme fréquent » informe le Dr Philippe Gorphe.
  • « La douleur de la langue peut irradier vers l’oreille car elle emprunte le nerf de la sensibilité de la cavité buccale » ajoute-t-il.

Dans un peu moins d’un tiers des cas, les personnes n’ont jamais fumé et bu.

Quelles sont les causes du cancer de la langue ?

Le tabac et l’alcool sont les premiers facteurs de risque de développer un cancer de la bouche. Lorsqu’ils sont consommés ensemble, les effets du tabac et de l’alcool ne s’additionnent pas mais se multiplient. « Dans un peu moins d’un tiers des cas, les personnes n’ont jamais fumé et bu, informe néanmoins le Dr Philippe Gorphe. Il existe une tranche d’âge particulière pour le cancer de la langue : des patients de moins de 40 ans non-fumeur. Plusieurs théories ont été émises pour expliquer cette incidence particulière, notamment des mutations sporadiques potentiellement cancérigènes et des facteurs prédisposants, par exemple chez des personnes ayant une déficience de l’auto-nettoyage des cellules« . L’infection par le papillomavirus humain (virud HPV également à l’origine de cancers du col de l’utérus) transmis notamment par contact avec la peau ou avec les muqueuses – favorise également l’apparition de certains cancers de l’oropharynx incluant les amygdales et la base de la langu).

Stades

« Dans deux tiers des cas, le cancer de la langue est diagnostiqué à un stade global avancé, ce qui a une incidence sur l’importance du traitement et un impact majeur sur le pronostic, le stade de la maladie est le reflet direct des chances de survie » explique le Dr Philippe Gorphe.

Comment est diagnostiqué un cancer de la langue ?

Le diagnostic du cancer de la langue se fait avec un examen clinique et une biopsie, réalisée sous endoscopie le plus souvent. « Ce cancer étant très souvent associé à une intoxication tabac ou tabac et alcool, il risque d’y avoir une tumeur au niveau des autres muqueuses : pharynx, larynx, œsophage » explique le Dr Philippe Gorphe.

Le traitement est en général chirurgical et radiothérapeutique

Traitement, opération, reconstruction de la langue…

« Comme pour les autres cancers de la bouche, le traitement est en général chirurgical et radiothérapeutique. Est effectuée une chirurgie de la tumeur et des aires ganglionnaires et une radiothérapie post-opératoire, informe le chirurgien ORL. S’il n’y a pas de pathologie ganglionnaire apparente de façon clinique et radiologique, on enlève seulement un ou deux ganglions pour les analyser et voir si la maladie n’est pas partie dans les ganglions : c’est la technique du ganglion sentinelle« .

« Si aucun facteur de gravité n’a été trouvé lors de la biopsie il peut ne pas y avoir de radiothérapie après la chirurgie. Si des facteurs de gravité ont été trouvés une chimiothérapie peut être associée à la radiothérapie », précise ce spécialiste. En fonction de la taille de la tumeur, une reconstruction de la langue peut s’avérer nécessaire après la chirurgie.

Pronostic et survie du cancer de la langue

Les chances de survie, évaluées à 5 ans, sont très variables en fonction du site et du stade de développement de la tumeur. Les tumeurs de la partie mobile dépistées précocement ont un taux de survie assez élevé mais qui chute si le dépistage est tardif.

Merci au Dr Philippe Gorphe, chirurgien ORL à l’Institut Gustave Roussy.


Source : JDF Santé

Voici la liste des médicaments dangereux à écarter en 2023

Voici la liste des médicaments dangereux à écarter en 2023

[Mise à jour le 12 décembre 2022 à 14h13] Pour la onzième année, la revue médicale Prescrire publie sa liste noire des médicaments à écarter pour se soigner. Dans l’édition 2023, 107 médicaments « plus dangereux qu’utiles » sont pointés du doigt dont 88 commercialisés en France car leur balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés. « Ce bilan porte sur les médicaments dont l’analyse détaillée a été publiée dans Prescrire de 2010 à 2022. Il s’agit d‘analyses de nouvelles spécialités pharmaceutiques, de nouvelles indications, de suivis d’évaluation, tant sur les effets indésirables que sur les données d’efficacité, et parfois de réactualisations de données concernant certains effets indésirables d’un médicament », précise la revue. « Un des principaux objectifs de Prescrire est d’apporter aux soignants, et ainsi aux patients, des informations claires, synthétiques, fiables et actualisées, indépendantes des conflits d’intérêts commerciaux ou corporatistes, dont ils ont besoin pour leur pratique. » Suite à ce bilan, certains médicaments sont ajoutés, d’autres sont retirés, soit parce que leur commercialisation a été arrêtée sur décision de la firme ou d’une autorité de santé, soit le temps d’un réexamen de leur balance bénéfices-risques. La revue précise qu’il peut s’agir de :

  • Médicaments actifs, mais qui, compte tenu de la situation clinique, exposent à des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils apportent
  • Médicaments anciens dont l’utilisation est dépassée, car d’autres médicaments plus récents ont une balance bénéfices-risques plus favorable
  • Médicaments récents, dont la balance bénéfices risques s’avère moins favorable que celle de médicaments plus anciens
  • Médicaments dont l’efficacité n’est pas prouvée au-delà de celle d’un placebo, et qui exposent à des effets indésirables particulièrement graves. 

Quels sont les médicaments à écarter ?

Dans l’édition 2023, ce sont 107 médicaments pointés dont 88 commercialisés en France pour lesquels Prescrire estime que la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques dans lesquelles ils sont autorisés. La liste complète 2023 est disponible sur le site de la revue. Parmi ces médicaments, on trouve par exemple ; 

  • En cancérologie : le défibrotide (Defitelio®), le mifamurtide (Mepact® non commercialisé en France), le nintédanib (Vargatef® non commercialisé en France), le panobinostat (Farydak®), le roxadustat (Evrenzo® non commercialisé en France), la trabectédine (Yondelis® ou autre),  le vandétanib (Caprelsa®), la vinflunine (Javlor®)
  • En cardiologie : l’aliskirène (Rasilez® non commercialisé en France), le bézafibrate (Befizal®), le ciprofibrate (Lipanor® ou autre) et le fénofibrate (Lipanthyl® ou autre), la dronédarone (Multaq®), l’ivabradine (Procoralan®), le nicorandil (Ikorel® ou autre), l’olmésartan (Alteis®, Olmetec®), la ranolazine (Ranexa® – non commercialisé en France), la trimétazidine (Vastarel® ou autre).
  • En dermatologie et allergologie : le finastéride 1 mg (Propecia® ou autre), la méquitazine (Primalan®)
  • En diabétologie et nutrition : l’alogliptine (Vipidia®), la vildagliptine (Galvus®), la sitagliptine (Januvia®, Xelevia® ; et associée avec la metformine dans Janumet®, Velmetia®), l’orlistat (Xenical® ou autre).
  • En rhumatologie/ Anti douleur : l’acéclofénac (Cartrex®), le diclofénac (Voltarène® ou autre) par voie orale, les coxibs : le célécoxib (Celebrex® ou autre), le kétoprofène en gel (Ketum® gel ou autre), le piroxicam (Feldène®), la glucosamine (Flexea®), le méthocarbamol (Lumirelax®), la capsaïcine en patchs (Qutenza®), la quinine (Hexaquine®)
  • En gastro-entérologie : l’acide obéticholique (Ocaliva®), la diosmectite (Smecta® ou autre), la dompéridone (Motilium® ou autre), la métopimazine (Vogalène®, Vogalib®), la montmorillonite beidellitique alias monmectite (Bedelix®)
  • En gynécologie-endocrinologie : la tibolone (Livial® ou autre), l’ulipristal à 5 mg (Esmya® non commercialisé en France)
  • En neurologie : dans le traitement de la sclérose en plaques le natalizumab (Tysabri®),  la flunarizine (Sibelium®) et l’oxétorone (Nocertone®), des neuroleptiques utilisés en prévention des crises de migraine.
  • En cas de maux de gorge ou de toux : l’alpha-amylase (Maxilase® ou autre) expose à des troubles cutanés ou allergiques parfois graves ; l’oxomémazine (Toplexil® ou autre) , expose à « des effets indésirables disproportionnés » ; le tixocortol en pulvérisation buccale (un corticoïde associé avec la chlorhexidine (Rhinadvil maux de gorge®)) expose à des réactions allergiques de type angiœdèmes de la face, glossites, voire angiœdèmes de Quincke.
  • En cas de rhume : les décongestionnants par voie orale ou nasale (l’éphédrine, la naphazoline, l’oxymétazoline, la phényléphrine, la pseudoéphédrine, le tuaminoheptane et la xylométazoline (non commercialisée en France)).
  • Dépression, psychotrope :  le citalopram (Seropram® ou autre) et l’escitalopram (Seroplex® ou autre) ; la duloxétine (Cymbalta® ou autre) ; l’étifoxine (Stresam®).

Quels changements par rapport à la liste Prescrire 2022 ?

3 médicaments de plus à écarter : Protéines d’arachide (Palforzia®) car il « augmente la fréquence des réactions allergiques dans la vie quotidienne des patients », Roxadustat (Evrenzo®) « une « soupe » de divers constituants du pavot (Papaver somniferum L.) autorisée dans les diarrhées sévères, n’apporte pas d’avantage clinique par rapport au lopéramide (Imodium° ou autre) » ,et Teinture d’opium (Dropizal®).

► Retour du nintédanib parmi les médicaments à écarter : ce médicament autorisé dans certains cancers bronchiques non à petites cellules (sous le nom de Vargatef®) et dans certaines affections pulmonaires chroniques (sous le nom de Ofev®), avait été retiré du bilan des médicaments à écarter en 2020, afin de réévaluer sa balance bénéfices-risques dans de nouvelles indications : certaines fibroses pulmonaires, et la pneumopathie interstitielle diffuse liée à une sclérodermie systémique. L’analyse des données d’évaluation clinique a montré que, dans ces situations aussi, la balance bénéfices-risques du nintédanib est défavorable. Il figure donc à nouveau parmi les médicaments à écarter.

Deux médicaments retirés du bilan pour réévaluation : l’idébénone et le tériflunomide. L’idébénone (Raxone®) a été retirée du bilan des médicaments à écarter car Prescrire réévalue sa balance bénéfices-risques dans la neuropathie optique de Leber. Le tériflunomide (Aubagio®), un immunodépresseur autorisé dans la sclérose en plaques, a aussi été retiré du bilan car Prescrire évalue sa balance bénéfices-risques dans une extension d’indication chez les enfants à partir de l’âge de 10 ans. 

    Source : « Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan 2023 » Revue Prescrire 2022 (pdf, accès libre)


    Source : JDF Santé

Urticaire au froid : causes, test du glaçon, que faire ?

[Mise à jour le 12 décembre 2022 à 12h27] Dès qu’il fait froid, votre peau se pare de plaques rouges ? Vous êtes peut-être sujet(te) à un type d’urticaire très particulier induit par l’exposition au froid appelé « urticaire au froid ».  Cet urticaire fait partie des urticaires « physiques » car il est déclenché par une circonstance extérieure.

Définition : qu’est-ce que l’urticaire au froid ?

L’urticaire au froid est une pathologie rare qui concerne environ 2 à 3% des cas d’urticaire chronique. Elle est provoquée par le refroidissement de la peau ou des muqueuses au contact de l’air froid, de pluie froide, de neige, de vente froid, d’objets froids ou d’aliments glacés. Ce type d’urticaire touche plutôt les jeunes (20-30 ans) et un peu plus souvent des femmes. Les enfants peuvent aussi en être atteints.

Quelles sont les causes de l’urticaire au froid ?

La physiopathologie de l’urticaire au froid est mal connue, mais l’histamine semble en être le principal médiateur. Dans 90% des cas, aucune cause n’est décelée : on dit qu’elle est idiopathique. Le traitement associe la protection contre le froid et les médicaments antiallergiques. Dans les 10 % restant, elle peut être provoquée par :

  • Une infection, comme par exemple le VIH, l’hépatite B ou la mononucléose infectieuse. Des examens sérologiques concernant l’Hépatite B et C, la mononucléose infectieuse, l’hépatite et le HIV peuvent être pratiqués
  • Certains médicaments comme la pénicilline, les antifongiques, les inhibiteurs du récepteur de l’angiotensine II, les contraceptifs oraux et la griséofuline.
  • Quelques cas très rares cas d’urticaires au froid sont d’origine héréditaire. Les manifestations peuvent persister plusieurs jours. Il existe des formes retardées qui apparaissent jusqu’à près de 20 heures après l’exposition au froid.

Symptômes

« Sur les zones exposées vont apparaître en quelques minutes des plaques rouges et gonflées, accompagnées de fortes démangeaisons. Elles peuvent disparaître très rapidement ou rester plusieurs heures« , explique le Dr Monique Quillard, médecin généraliste. En parallèle, des manifestations comme des céphalées, des douleurs abdominales ou une tachycardie surviennent dans 30% des cas. D’autre part, l’apparition d’un choc anaphylactique peut survenir.

Le test au glaçon s’effectue en plaçant un glaçon enveloppé dans un sac plastique sur l’avant-bras pendant environ 5 à 20 minutes.

Localisations de l’urticaire

L’urticaire survient sur les zones exposées au froid comme le visage, le cou et les mains mais les lésions peuvent parfois s’étendre sur tout le corps. Certaines muqueuses peuvent aussi être touchées comme la bouche et l’œsophage, notamment suite à l’ingestion d’une boisson très froide.

Qui et quand consulter ?

« L’urticaire au froid n’est pas dangereuse mais il existe une forme grave, avec angio-œdème, indique le Dr. Quillard. Il y a alors un risque de malaise et de choc anaphylactique, notamment lorsque cette urticaire touche les muqueuses « . Mieux vaut consulter votre médecin traitant dès les premiers signes de la maladie pour vous assurer de son caractère bénin.

Diagnostic : le test au glaçon

Le diagnostic de l’urticaire au froid est confirmé par le test au glaçon qui permet également d’en évaluer la gravité. Ce test s’effectue en plaçant un glaçon enveloppé dans un sac plastique sur l’avant-bras pendant environ 5 à 20 minutes. Le test est considéré comme positif lorsqu’une papule apparaît dans les 15 minutes après la fin du contact. Les patients présentant une réaction survenant rapidement en moins de 3 minutes présentent un risque important de faire une réaction sévère de type choc anaphylactique.
Seulement 20% environ des personnes présentant une urticaire au froid ont un test au glaçon négatif. Des variantes du test au glaçon peuvent alors être pratiquées afin d’effectuer le diagnostic : la durée du test au glaçon peut être prolongée, l’avant-bras peut être immergé dans de l’eau froide ou le test peut être pratiqué en chambre froide. Ces tests nécessitent une surveillance étroite en raison d’un risque de choc anaphylactique. La présence d’un médecin réanimateur est conseillée lors de la pratique de ce test.

Traitements : soigner une urticaire au froid

Le plus important est la prévention, en portant des vêtements contre le froid, en particulier des gants, mais aussi en évitant les bains froids et la consommation de boissons ou d’aliments glacés. Les sports d’hiver sont à éviter. Dans d’autres cas, le traitement repose sur :

► La prise de médicament. « Cela dépend de l’intensité et de la gravité des manifestations de l’urticaire au froid : lorsque les manifestations de l’urticaire au froid sont modérées, un traitement antihistaminique prit chaque jour ou avant l’exposition est conseillé. La dose conseillée varie selon le résultat obtenu, précise notre expert. Il est parfois nécessaire d’envisager des doses plus importantes et d’associer deux antihistaminiques différents « . En cas de forme sévère, notamment avec la survenue d’un asthme, d’un choc anaphylactique ou lorsque le test au glaçon est devenu positif rapidement en moins de 3 minutes, il est vital d’avoir sur soi un stylo d’adrénaline auto injectable.

► Dans certains cas, une désensibilisation est possible, par une exposition progressive au froid. Cela se pratique en milieu hospitalier. 

► Les médecines douces : « Un traitement symptomatique au moment de la crise peut être prescrit : Histaminum 15CH, à raison de 5 granules 3 fois par jour pendant 4 ou 5 jours / Urtica urens 9CH et Dulcamara 9CH, 5 granules de chaque toutes les heures au moment de la crise, à espacer dès amélioration, 3 prises par 24h jusqu’à disparition de l’éruption « , prescrit le Dr Quillard.

L’urticaire au froid peut évoluer pendant quelques années puis régresser et disparaître.

Urticaire au froid chez le bébé : que faire ?

Chez l’enfant il y a de nombreuses pathologies virales qui peuvent donner ce genre d’éruption. « Dès les premiers symptômes, parlez-en à son pédiatre : il faudra faire un bilan médical pour poser ce diagnostic, rassurer les parents et proposer un traitement « , recommande le Dr Quillard.

Merci au Dr Monique Quillard, médecin généraliste.


Source : JDF Santé

Pourquoi le froid donne-t-il mal à la tête ?

Pourquoi le froid donne-t-il mal à la tête ?

C’est quoi le « gel du cerveau » ?

Le « gel du cerveau » ou « la céphalée de la crème glacée » intervient lorsque la tête est exposée au froid. C’est le cas par exemple durant une séance de cryothérapie ou lorsque l’on ingère une boisson froide ou une glace trop rapidement. Le contact du froid sur le palais fait ressentir à la personne une douleur voire des lancements au niveau du crâne ou encore des tempes. La douleur est de courte de durée mais peut être aigüe. 

Quelles causes médicales possibles ? 

Le Dr Daniel Caroff explique ce mal de tête par le refroidissement suivi du réchauffement très rapide des vaisseaux appelés les capillaires sanguins. Ceux-ci sont placés au niveau des sinus. « Le froid entraîne alors une vasoconstriction (la diminution du diamètre des vaisseaux sanguins) puis, quelques secondes plus tard, une vasodilatation (l’augmentation du calibre des vaisseaux)« , précise le médecin. Il ajoute cependant que certaines personnes ont une sensibilité plus développée au froid due à la surexpression de la protéine TRPM-8, synthétisée à partir du gène TRPM-8. Celle-ci est située au niveau des neurones sensoriels qui font office de récepteur, et est directement impliquée dans les sensations de froid. 

Que faire ? 

Afin de limiter cette sensation désagréable, évitez de manger trop d’aliments froids ou glacés, ou bien dégustez-les lentement. 

Quand consulter ?

« Si cette douleur est seulement liée au froid, il n’y a pas besoin de consulter car le médecin n’entreprendra pas de recherches diagnostiques et ne proposera pas de remède. » En revanche, si les maux de tête apparaissent après la prise de certains médicaments (pour soigner l’hypertension par exemple), il sera possible de songer à modifier le traitement

Merci au Dr Daniel Caroff, médecin généraliste et naturopathe.


Source : JDF Santé

Vaccin Sanofi-GSK Covid : recommandé en rappel en France

Vaccin Sanofi-GSK Covid : recommandé en rappel en France

[Mis à jour le 12 décembre 2022 à 10h00] Dans un contexte de reprise épidémique, la Haute Autorité de Santé (HAS) a rendu un avis favorable quant à l’utilisation du nouveau vaccin VidPrevtyn® Beta de Sanofi/GSK chez les adultes en rappel « pour compléter l’arsenal de lutte contre le virus et offrir une alternative aux vaccins à ARNm bivalents déjà disponibles et recommandés pour le rappel, notamment pour les personnes réticentes à ce type de vaccins et les personnes pour lesquelles ils sont contre-indiqués« . Les résultats de l’étude CoviBoost ont démontré une bonne réponse immunitaire contre les variants BA4/5 avec ce vaccin. Bien qu’encore limitées, ces données permettent d’envisager l’utilisation de ce vaccin en rappel chez les personnes de plus de 18 ans, quel que soit le vaccin utilisé en primovaccination.  Le rappel est « la meilleure arme« , selon la HAS pour « protéger les personnes à risque de forme sévère de la maladie et doit être effectué sans attendre par les personnes de plus de 60 ans, celles qui ont des comorbidités, les femmes enceintes ainsi que les personnes qui les accompagnent au quotidien dont les professionnels de santé« . Le 10 novembre 2022, la Commission européenne accordait une autorisation de mise sur le marché (AMM) au vaccin adjuvanté VidPrevtyn® Beta de Sanofi/GSK, constitué à partir de la protéine Spike (S) recombinante du SARS-CoV-2, et administré par voie intramusculaire selon un schéma vaccinal d’une seule dose de rappel. Il est prévu que les commandes de ce vaccin soient possibles en France dès mi-décembre 2022. Les résultats de la phase 3 de leur essai clinique avaient montré que deux doses du vaccin Sanofi-GSK conférer une efficacité de 100% contre les formes sévères du Covid et des hospitalisations, une efficacité de 75% contre les formes modérées à sévères et une efficacité de 58% contre toutes les formes symptomatiques du Covid.

Quel est le nom du vaccin de Sanofi-GSK ?

Le vaccin développé par Sanofi-Pasteur et GSK s’appelle Vidprevtyn® ou VidPrevtyn® Beta.

Quel est le principe du vaccin Sanofi-GSK ?

Le vaccin Sanofi/GSK est un vaccin avec adjuvant à base de protéine recombinante. Sanofi fournit son antigène recombinant et GSK son adjuvant à usage pandémique. Un vaccin à protéine recombinante est un vaccin qui injecte une protéine du virus connue comme immunogène (qui déclenche le système immunitaire), dans le cas du vaccin contre la Covid la protéine présente sur la surface du SARS-CoV-2 ; la protéine Spike (c’est notamment elle qui permet au coronavirus de s’introduire dans les cellules humaines, dont celles des poumons). C’est le principe de certains vaccins contre la grippe saisonnière et du vaccin de l’hépatite B. Les adjuvants augmentent le pouvoir immunisant du vaccin. « Notre technologie recombinante est reconnue et maitrisée car nous l’utilisons dans le cadre d’un vaccin contre la grippe approuve en 2016 aux U.S. (Flublok) et en 2020 en Europe (Supemtek). L’adjuvant de GSK est également une technologie validée utilisée dans les vaccins contre la grippe pandémique » souligne le porte-parole de Sanofi.

Combien de doses pour le vaccin Sanofi-GSK ? 

Le vaccin de Sanofi est administré en dose de rappel après une primo-vaccination avec les autres vaccins du Covid (Pfizer, Moderna, AstraZeneca, Janssen).

Le vaccin Sanofi-GSK est-il possible en rappel ?

Oui, justement, le vaccin VidPrevtyn® Beta de Sanofi/GSK est à utiliser en seconde intention, donc selon un schéma vaccinal d’une seule dose de rappel de l’adulte à partir de 18 ans, rapporte la HAS dans un avis du 8 décembre 2022. 

 

Quand pourra-t-on administrer le vaccin Sanofi-GSK ?

Le 10 novembre 2022, la Commission européenne accorde une autorisation de mise sur le marché (AMM) au vaccin adjuvanté VidPrevtyn® Beta de Sanofi/GSK, constitué à partir de la protéine Spike (S) recombinante du SARS-CoV-2, et administré par voie intramusculaire selon un schéma vaccinal d’une seule dose de rappel. Il est prévu que les commandes de ce vaccin soient possibles en France dès mi-décembre 2022.

► Le 8 décembre 2022, la Haute Autorité de Santé a rendu un avis favorable quant à l’utilisation du vaccin de Sanofi/GSK seulement en rappel chez les adultes. « Ce vaccin est à utiliser en seconde intention, puisque la HAS maintient sa recommandation de recourir préférentiellement aux vaccins à ARNm bivalents, quels que soient les vaccins utilisés précédemment. »

Quelles différences avec les autres vaccins ? 

► Le vaccin développé par Sanofi en partenariat avec GSK est un vaccin avec adjuvant à base de protéine recombinante, une technologie éprouvée qui permet de produire industriellement de très grandes quantités d’antigènes, les protéines injectées pour stimuler la réponse du système immunitaire contre le virus.

► Le vaccin de Pfizer/BioNTech est un vaccin à ARN messager tout comme le vaccin Moderna. C’est une technique innovante. 

► Le vaccin anti-Covid d’AstraZeneca comme celui de Johnson&Johnson est un vaccin à vecteur viral, une technique déjà éprouvée également. 

Quelle est efficacité du vaccin Sanofi-GSK ?

Dans le cadre de l’essai clinique de phase III, le vaccin contre la COVID-19 a été administré à 722 adultes pour évaluer la sécurité, la réactogénicité et l’immunogénicité de deux doses et déterminer la dose de rappel optimale. « Les résultats ont montré une forte réponse immunitaire en termes d’anticorps neutralisants, avec une séroconversion de l’ordre de 95 % à 100 % après la seconde injection, dans toutes les tranches d’âge (18 à 95 ans) et pour toutes les doses. » Le vaccin Sanofi-GSK a été bien toléré, chez les sujets jeunes comme chez les sujets plus âgés, et aucun signal de sécurité n’a été observé. L’analyse finale des données de l’étude de phase 3 a confirmé l’universalité du candidat-vaccin en dose de rappel, quel que soit le vaccin administré en primo-vaccination (à ARN comme Pfizer/Moderna ou à adénovirus comme AstraZeneca, ndlr), avec une multiplication de 18 à 30 fois des anticorps neutralisants. L’étude d’efficacité de phase 3 a démontré que deux doses du vaccin Sanofi-GSK dans la population séronégative conféraient :

  • une efficacité de 100% contre les formes sévères de la Covid-19 et les hospitalisations
  • une efficacité de 75% contre les formes modérées à sévères de la Covid-19
  • une efficacité de 57,9% contre toutes les formes symptomatiques de la Covid-19, comparable à l’efficacité des vaccins déjà disponibles, dans un environnement dominé par de nombreux variants.

Quels sont les effets secondaires du vaccin Sanofi-GSK ?

Selon l’Agence européenne du médicament (EMA), les effets indésirables les plus fréquemment observés avec VidPrevtyn Beta dans les études étaient :

  • des douleurs au site d’injection,
  • des maux de tête,
  • des douleurs musculaires ou articulaires,
  • une sensation de malaise général
  • des frissons.

Celles-ci étaient généralement bénignes et disparaissaient quelques jours après la vaccination.

Comment se conserve le vaccin Sanofi-GSK ? 

Contrairement au vaccin à ARN messager de Pfizer qui doit être conservé à, -70°C, le vaccin avec adjuvant à base de protéine recombinante développé en partenariat avec GSK se conserve aux conditions de température applicables aux vaccins classiques, soit entre + 2°C et + 8°C, et cela grâce à la technologie recombinante qui permet une formulation stable.

Quel est le prix du vaccin Sanofi-GSK ? 

Le laboratoire annonce un prix inférieur à 10 euros la dose. 

Propos recueillis le 25 janvier 2021.

Sources : 

VidPrevtyn® Beta, le vaccin de rappel nouvelle génération contre la COVID-19 de Sanofi et GSK, approuvé par la Commission européenne, 10 novembre 2022

Sanofi et GSK vont demander l’approbation réglementaire de leur vaccin contre la COVID-19. 23 février 2022.

EMA starts rolling review of COVID-19 vaccine Vidprevtyn. 20/07/2021

Sanofi et GSK débutent une étude internationale de phase III pour évaluer l’efficacité de leur candidat-vaccin contre la COVID-19. 27 mai 2021.

L’essai de phase II du candidat-vaccin contre la COVID-19 de Sanofi et GSK induit une forte réponse immunitaire chez les adultes, toutes tranches d’âge confondues. 17 mai 2021. Sanofi. Communiqué de presse 

Sanofi and GSK initiate new Phase 2 study of their adjuvanted recombinant protein-based COVID-19 vaccine candidate. 22 février 2021.


Source : JDF Santé