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Autisme (TSA) : définition, signes, test, vivre avec un TED

Autisme (TSA) : définition, signes, test, vivre avec un TED

Les troubles du spectre de l’autisme font partie des troubles envahissants du développement ou TED, affirme la Haute autorité de Santé. En France, une personne sur 150 serait concernée par les troubles du spectre de l’autisme (TSA), selon les résultats de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et le Secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé des Personnes handicapées. Qu’appelle-t-on vraiment l’autisme ? Quels sont les signes de ce trouble neurodéveloppemental et comment le détecter ? Quelle est la scolarisation la plus adaptée ? Et si non, quelles structures peuvent l’accueillir ? Vers qui se diriger et où trouver de l’aide ? Tout ce qu’il faut savoir pour comprendre l’autisme et apprendre à vivre avec.  

Définition : c’est quoi un trouble du spectre de l’autisme (TSA) ?

L’autisme ou le « trouble du spectre de l’autisme » n’est pas une déficience intellectuelle et encore moins une maladie, il s’agit d’un trouble neuro-développemental ou trouble envahissant du développement (TED) qui interfère autant sur les aptitudes sensorielles que motrices. La personne autiste peut souffrir de problèmes dans sa communication, dans ses interactions sociales et peut présenter des centres d’intérêt restreints et des comportements stéréotypés. Autrement dit, l’autiste a un cerveau qui fonctionne différemment. Pour mieux comprendre cette différence, comparons le cerveau humain à une boîte de vitesse : « les personnes neurotypiques – qui ne présentent pas de troubles autistiques – gèrent une boîte de vitesse automatique, ce qui signifie qu’elles n’ont pas d’efforts à faire pour entrer l’information sociale. Alors que les autistes gèrent une boîte de vitesse manuelle : ils traitent une information à la fois, de manière consciente et à l’aide d’une gymnastique cognitive« , illustre Brigitte Harrisson, co-fondatrice du Centre d’expertise en autisme SACCADE. 

Y a-t-il une différence entre un TSA et un TED ?

Non. Le spectre du trouble de l’autisme (TSA) fait partie des troubles envahissants du développement (TED). Dans l’état des connaissances publié par la HAS en 2010, les TED sont définis comme un groupe hétérogène de troubles (dont fait partie le trouble du spectre de l’autisme donc) qui se caractérisent tous par des altérations qualitatives des interactions sociales réciproques et des modalités de communication et de langage, ainsi que par un répertoire d’intérêts et d’activités restreint, stéréotypé et répétitif. 

Quels sont les signes ou « symptômes » de l’autisme ?

L’autisme se caractérise par un développement altéré dans principalement trois domaines : les interactions sociales, la communication et le comportement, qui est souvent restreint, répétitif et stéréotypé. Un enfant autiste aura ainsi : des difficultés à reconnaître les émotions et à les gérer, une tendance aux comportements répétés et stéréotypés (il pourra vouloir se brosser les dents plusieurs fois d’affilée ou se resservir un verre de jus d’orange 4 ou 5 fois de suite), un besoin de routine ou encore des difficultés d’adaptation aux changements ou aux imprévus. Ses perceptions sensorielles sont, quant à elles, souvent exacerbées : il peut être hypersensible ou au contraire hyposensible aux bruits, aux odeurs, ou à une trop forte lumière… Ses gestes peuvent être maladroits, peu précis, il peut adopter une posture particulière, des expressions du visage peu vivantes, des tics moteurs ou des petites manies. L’autiste a du mal à regarder dans les yeux, peut difficilement lire les expressions du visage de son interlocuteur et percevoir les règles de la vie en société. Et selon son degré de handicap, l’autiste peut se sentir très mal à l’aise en groupe. Par ailleurs, l’autisme interfère sur la communication : la personne autiste peut avoir une façon de parler qui apparaît comme « désorganisée » et « incohérente », éprouver des difficultés à comprendre les notions abstraites et peut répéter un mot ou une phrase de manière stéréotypée comme un écho (c’est ce qu’on appelle « l’écholalie »). Enfin, l’enfant souffrant d’autisme peut avoir des troubles du sommeil ou de l’alimentation, être pris de colères, faire des crises d’angoisse ou avoir des attitudes agressives, particulièrement envers lui-même.

L’autisme ou le « trouble du spectre de l’autisme » n’est pas une déficience intellectuelle et encore moins une maladie.

Connaît-on la cause de l’autisme ?

Il n’y aurait pas qu’une cause mais plusieurs causes au développement d’un autisme. « Les dernières recherches suggèrent que le trouble du spectre de l’autisme – TSA se développe à partir d’une combinaison de facteurs génétiques et non génétiques ou environnementaux« , indique le site Spectre de l’Autisme. Trois pistes semblent émerger : 

  • La piste génétique (il se pourrait que des marqueurs génétiques augmenteraient le risque de développer un autisme)
  • La piste environnementale (l’exposition à certaines molécules, in utero et pendant les premiers moments de la vie, pourrait influencer le développement du cerveau)
  • La piste neurobiologique (les personnes autistes présenteraient un excédent de synapses dans le cerveau qui est dû à un ralentissement d’un processus normal d’élimination au cours du développement)

Ces causes font l’objet de nombreuses études mais aucune n’a été prouvé de manière sure. 

Quel test pour diagnostiquer l’autisme ?

Malgré les troubles manifestes de la communication, du comportement et des relations sociales, l’autisme n’est pas toujours facile à détecter, surtout si l’enfant est très jeune. Or, si l’enfant présente des petits signes d’atypicité (difficultés à sourire, absence de babillage, de pointage à distance ou d’autres gestes sociaux pour communiquer, difficultés langagières : toutes ces informations sont répertoriées sur le carnet de santé), il convient de consulter le médecin traitant ou le médecin de protection maternelle et infantile (PMI) qui pourront vous diriger si nécessaire vers le Centre de Ressources Autisme (CRA) le plus proche de chez vous. Dans ces centres, des spécialistes de l’autisme capables de diagnostiquer ce trouble neuro-développemental sauront vous orienter selon le profil et le niveau de sévérité de votre enfant. Lors de cette consultation, un examen clinique approfondi du développement de l’enfant sera réalisé, en cas de signes d’alerte détectés par tout professionnel, ou une inquiétude de la part des parents. Mais sachez que dès les premières suspicions ou inquiétudes, il est important d’aller en parler à un médecin : car plus le diagnostic est réalisé précocement, plus la prise en charge permettra de développer les capacités de communication et les interactions avec autrui.

Comment dépister l’autisme à la crèche ou à l’école ?

Publiées en 2005 et actualisées en 2018, les recommandations de la Haute Autorité de Santé et de la Fédération française de psychiatrie ont pour but « d’optimiser le repérage des enfants et adolescents à risque de développer un TSA ou présentant des signes de TSA ou de développement inhabituel« . Un suivi régulier par le médecin référent de l’enfant (médecin généraliste, pédiatre ou médecin de PMI) jusqu’aux 6 ans de l’enfant est donc préconisé. « Tout professionnel de la petite enfance et de l’enfance (professionnels de santé, professionnels du secteur de la petite enfance, enseignants, ou psychologues…) doit porter une attention particulière au développement de la communication sociale chez tous les enfants, tout au long de leur développement, avec une vigilance accrue lors de l’entrée en collectivité préscolaire et lors de l’entrée à l’école« , précise la HAS dans son rapport.

Quelle est la prise en charge de l’autisme ?

S’il existe aujourd’hui de nombreuses méthodes de prise en charge des symptômes de l’autisme, les personnes atteintes de ce trouble neuro-développemental ne peuvent, à ce jour, pas être guéries. En somme, aucun traitement s’appuyant sur des fondements scientifiques n’a été trouvé. Toutefois, avec un dépistage précoce, une prise en charge, une scolarisation et des rééducations (visuelle, auditive, psychomotrice…) adaptées, les symptômes inhérents à l’autisme peuvent être atténués, jusqu’à parfois, quasiment disparaître. Et certains enfants autistes peuvent devenir, à l’âge adulte, des personnes « neurotypiques ». Mais, comment trouver la méthode psycho-éducative la plus adaptée à son enfant ? Comment participer à son épanouissement tout en respectant ses centres d’intérêt ? Où trouver les (bonnes) informations ? 

► Si le risque de TSA est confirmé lors d’une consultation spécialisée dans les troubles du neuro-développement, l’équipe de professionnels spécifiquement formée aux troubles du spectre de l’autisme vous dirigera vers un ORL pour effectuer un examen de l’audition, puis vers un ophtalmologue (ou un orthoptiste) pour un examen de la vision. Il pourra également prescrire à votre enfant un bilan orthophonique de la communication et du langage oral voire un bilan du développement moteur chez un psychomotricien, un masseur-kinésithérapeute ou un ergothérapeute, si des difficultés de fonctionnement dans la motricité globale ou fine sont observées. Le médecin va également lui proposer une orientation (où une réorientation si l’enfant est déjà scolarisé dans le cursus scolaire ordinaire). Dans le cas où l’enfant est déjà à la crèche ou dans un établissement d’accueil du jeune enfant, le médecin va demander une observation accrue par les puéricultures et/ou les éducateurs de l’enfant et assurer un suivi. Si les parents n’acceptent pas immédiatement de s’engager dans une prise en charge, ils peuvent avoir recours à une « approche graduée » consistant en un suivi de leur médecin généraliste accompagné de bilans effectués par de professionnels paramédicaux libéraux. Le but ? Faciliter une acceptation progressive par les parents, notamment si les signes de l’autisme persistent ou s’accentuent au cours du développement.

► Si le risque de TSA n’est pas confirmé par le médecin de 1ère ligne et si les parents sont toujours inquiets, il est recommandé d’effectuer un deuxième examen approfondi par un autre médecin généraliste. Le médecin ayant procédé au premier examen doit alors donner par écrit ses observations pour faciliter l’accès à un deuxième examen. Dans tous les cas, le développement de l’enfant doit être surveillé par un suivi médical habituel jusqu’à l’âge de 6 ans.

Quelles sont les méthodes de prise en charge à l’école ?

Pour prendre en charge l’autisme au quotidien et intervenir intensivement sur les symptômes associés, afin d’aider l’enfant à progresser et à acquérir de nombreuses capacités, il existe différentes méthodes. Lesquelles ? Ont-elles fait leurs preuves ? À quels enfants s’adressent-t-elles ?

Méthode des 3i

La méthode des 3i est basée sur le jeu et stimule la communication quotidiennement à travers des activités ludiques, sans contrainte ni directive. A travers un environnement calme, propice à la relaxation, au jeu et à la stimulation sensorielle (comme la sophrologie, la peinture…), la méthode des 3i amène la personne autiste « à s’éveiller progressivement et naturellement, en repassant par tous les stades du développement : le langage, la diction, la motricité, la concentration… 

Méthode ABA

La méthode ABA (Applied Behavior Analysis pour Analyse Appliquée du Comportement) est une approche éducative globale qui prend en charge les enfants dès leur plus jeune âge (dès 18 mois). Elle s’appuie sur les comportements de l’enfant dans différentes situations de la vie de tous les jours en faisant alterner moment de détente et temps d’apprentissage. L’ABA va enseigner – de manière extrêmement décomposée et très explicite –  aux enfants tout ce qu’ils n’ont pas pu apprendre de manière naturelle, comme auraient pu le faire les enfants ordinaires.

Méthode TEACCH

La méthode TEACCH (en français, « Diagnostic de traitement, de formation de recherche et d’éducation des enfants autistes et de leurs familles ») est un programme éducatif spécialisé dans le traitement de l’autisme. Cette technique est basée sur l’origine et les comportements spécifiques à l’autisme, sur la collaboration entre professionnels et parents, sur un projet individualisé centré sur la personne et la famille et sur des services complets, coordonnés et communautaires accompagnant la personne autiste tout au long de sa vie. Ses objectifs ? Favoriser l’autonomie à tous les niveaux de fonctionnement de la personne autiste, ainsi que sa motricité, ses compétences verbales et ses aptitudes de sociabilité, puis mettre en place des repères spatio-temporels concrets (diviser/structurer le temps de manière lisible, découper l’espace de manière fractionnée (zone de déjeuner, zone de jeu, zone d’apprentissage…), tout en s’adaptant à ses besoins et aux activités qu’elle aime. A noter que la méthode TEACCH est très proche de la méthode comportementale ABA. 

Notre conseil : avant de choisir un centre, un IME pour votre enfant ou de faire appel à une structure qui applique une méthode en particulier, n’hésitez à demander conseil aux médecins et professionnels de santé qui le suivent, aux associations spécialisées dans l’autisme et même aux parents qui se sont engagés dans une méthode comme l’ABA, TEACCH ou celle des 3i. 

Où placer et scolariser un enfant autiste ?

Scolariser un enfant autiste en milieu ordinaire peut parfois être impossible sans soutien spécifique. Heureusement, il existe plusieurs structures adaptées à l’accueil des enfants autistes. Dans tous les cas, c’est aux familles concernées de choisir celle qui semble la plus adaptée à leur enfant pour l’aider, améliorer son potentiel et l’accompagner dans ses projets. Avant de demander une place pour votre enfant, il est conseillé de visiter la structure, de demander à s’entretenir avec le directeur et les éducateurs qui y travaillent qui pourront vous établir « un programme adapté à votre enfant », et de s’assurer que le travail éducatif réalisé dans ladite structure est conforme avec la prise en charge souhaitée par les parents (s’ils travaillent sur l’autonomie, s’ils organisent des sorties avec « le monde extérieur », s’ils favorisent l’inclusion en milieu ordinaire ?). Sachez qu’en France, les listes d’attente dans ce genre de structures peuvent être longues et nécessitent de la patience de la part des familles.

ULIS OU CLIS : pour qui ?

Les CLIS (classes pour l’inclusion scolaire) et les ULIS (unités localisées pour l’inclusion scolaire, anciennement appelées UPI) sont des classes spécialisées au sein d’une école primaire ordinaire, d’un collège ou d’un lycée : dans ces classes, il y a des élèves de tous les âges avec le même enseignant pendant plusieurs années et une aide de vie scolaire collective. L’effectif est réduit (pas plus de 12 élèves) et les programmes sont individualisés et suivent le rythme de chaque enfant. L’avantage : l’enfant est inclus en milieu ordinaire, il partage la cour de récréation et la cantine avec les autres élèves et parfois certains cours. Attention, certaines CLIS n’accueillent pas les enfants de moins de 7 ans. Renseignez-vous au préalable. Voir le CLIS le plus proche de chez vous.

IME : pour qui ?

Les IME (instituts médico-éducatifs) inclut les IMP (instituts médico-pédagogique) et les IMPro (instituts médico-professionel). Souvent fondés par des fondations privées, des associations caritatives ou à l’initiative de famille concernées par le handicap mental, la plupart des IME sont désormais à financement quasiment public. Les IME accueillent les enfants de 3 à 14 ans, voire 20 ans selon les profils et proposent une éducation spéciale tenant compte les aspects psychologiques, psychopathologiques et la réeducation de l’enfant (orthophonie, psychomotricité, kinésithérapie…). Souvent, les IME disposent d’un internat et tous, d’une demi-pension. L’objectif : Acquérir le plus d’autonomie et développer une scolarité élémentaire (s’il s’agit d’un enfant) ou le savoir-faire professionnel (s’il s’agit d’un adolescent). A savoir : ce type de structures manquent énormément de places et de personnels qualifiés. Voir la liste des IME en France

SESSAD : pour qui ?

Les SESSAD (Services d’éducation spécialisée et de soins à domicile) sont des établissements médico-sociaux qui prennent en charge les enfants scolarisés en milieu ordinaire (ou CLIS ou ULIS, mais non en IME). Ce genre de structure sera donc plus destinée à des enfants avec un autisme léger. Les SESSAD permettent à l’enfant autiste de suivre des cours en plus de l’établissement où il est scolarisé, des séances avec un orthophoniste ou des ateliers d’habilités sociales. Parfois, un éducateur vient chercher l’enfant à l’école pour l’emmener aux différents soins. Attention : tous les SESSAD ne sont pas spécialisés dans la prise en charge de l’autisme. Voir le SESSAD le plus proche de chez vous.  

  • Les ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique, anciennement appelés IRP) sont des établissements médico-éducatifs qui accueillent les enfants et les adolescents avec un autisme léger. Cela peut être une solution, mais ce n’est pas la structure la plus conseillée pour les enfants autistes car la prise en charge et les personnels ne sont pas suffisamment adaptés à ce type de handicap. Voir l’ITEP le plus proche de chez vous

Quelles sont les associations pour trouver de l’aide ?

Des associations au service des familles. Association de parents reconnue d’utilité publique depuis 1989, Autisme France est un réseau composé de 9 000 familles et plus de 125 associations membres et partenaires affiliés. Elle milite pour un dépistage et un diagnostic précoces de l’autisme et conformes aux classifications internationales en vigueur. Via sa ligne téléphonique (04 93 46 01 77), son site internet, son service de protection juridique ou sa revue trimestrielle, Autisme France livre aux parents et à l’entourage (médecin, crèche, école, assistante maternelle…) des informations sur l’autisme, ses conséquences et ses évolutions possibles. Par ailleurs, ce réseau répertorie toutes les associations de France œuvrant pour une meilleure information de ce trouble neurodéveloppemental. Voir les associations du réseau Autisme France les plus proches de chez vous. 

Une plateforme téléphonique d’aide et d’écoute. Dès le mois de septembre 2018, Autisme Info Service, un numéro d’écoute national et non surtaxé, verra le jour. Cette plateforme téléphonique permettra de mieux informer les parents désemparés, de leur répondre s’ils ont un problème administratif ou s’ils ne trouvent pas de structures adaptées à leurs besoins et surtout, de les orienter vers des professionnels de l’autisme. En parallèle, une plateforme digitale sera mise en ligne : elle répondra aux interrogations de l’entourage sur plusieurs thèmes : la pathologie (prévalence, signes, définition…), le dépistage, l’accompagnement du handicap, les aides médicamenteuses, le financement, les démarches administratives, l’inclusion à l’école ou encore, l’intégration dans le monde professionnel… 

Merci à Brigitte Harrisson, co-fondatrice du Centre d’expertise en autisme SACCADE.


Source : JDF Santé

Prix des cigarettes : en France, évolution des tarifs

Prix des cigarettes : en France, évolution des tarifs

Environ deux fois par an, les prix des paquets de cigarettes évoluent, selon le portail de la direction générale des douanes et droits indirects. La dernière hausse de 2023 était comprise entre 10 et 50 centimes par paquet. Ces nouveaux prix font l’objet d’une publication au Journal Officiel. Rappelons que la consommation de tabac (cigarettes, cigares, cigarillos, tabac à rouler…) est responsable de plus de 75 000 décès par an selon Santé Publique France.  Maya Green Spirit, Camel, Marlboro, Lucky Strike, Winston, Vogue, Dunhill… Quelles marques ont changé de tarif ?

    Quelles sont les cigarettes qui ont changé de prix en 2023 ?

    Le 1er janvier 2023, certains paquets ont augmenté et d’autres ont baissé. Voici une liste non exhaustive des derniers changements : 

    • Elixyr Fresh, en 20 unités passe de 9,70 euros à 9,50 euros
    • Che Fresh, en 20 unités  passe de 9,70 euros à 9,50 euros
    • Mademoiselle Fresh, en 20 unités passe de 9,50 euros à 9,45 euros
    • Corsait (Lilas, Marine, Pink, White, Fresh…), en 20 unités, passe de 9,90 euros à 10 euros
    • The King 100’s, en 20 unités prend 10 centimes d’euros
    • Fortuna Bleu, en 20 unités passe de 9,90 à 10 euros
    • News & Co Bleu 100s, en 20 unités, passe de 9,90 à 10 euros
    • News Cool 100s, en 20 unités, passe de 9,90 à 10 euros
    • Austin Ice filter cigarillos, en 17 unités passe de 9 euros à 9,50 euros

    Quel est le prix des cigarettes en France par marque ?

    A savoir qu’en France, ce sont les industriels du tabac (les cigarettiers) qui fixent les prix de vente de leurs paquets de cigarettes en tenant compte de l’évolution des taxes prélevées par l’État (qui représentent environ 80 % du prix du paquet de cigarettes). Ils peuvent répercuter la hausse de ces taxes, ce qui fait augmenter le prix du paquet, ou bien réduire leurs marges afin de gagner des parts de marché, ce qui fait stagner le prix de vente ou même le baisser. Les prix sont ensuite homologués conjointement par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Action et des Comptes publics. Toutefois, le gouvernement peut les inciter à augmenter leur prix en haussant les taxes. 

    Marque (paquet de 20 cigarettes) Majoration Prix au 1er janvier 2023
    Dunhill Bleu Pas de changement 10.60 euros
    Marlboro Red Pas de changement 10.50 euros
    Camel sans filtre Pas de changement 10.40 euros
    Philip Morris Bleues Pas de changement 10.20 euros
    Lucky Strike Bleu Pas de changement 10 euros
    Gauloises blondes blanc Pas de changement 10 euros
    Winfield rouge Pas de changement 9.90 euros
    Winston Classic Pas de changement 10 euros

    → Voir la liste complète des prix des paquets de cigarettes sur le portail de la direction générale des douanes et des droits indirects.  

    Quelle marque de cigarette est la moins chère en France ?

    Paquet de Lucky Strike

    Les prix des marques sont dans un mouchoir de poche mais d’après les prix en vigueur publiés par la Douane française, les cigarettes les moins chères en France sont :

    • Lucky Strike Ice Crystal Longues (20 unités) : 9.80 euros
    • Lucky Strike Ice Crystal (20 unités) : 9.80 euros
    • Lucky Strike Ice Longues (20 unités) : 9.80 euros
    • Lucky Strike Ice (20 unités) : 9.80 euros
    • JPS Cool, en 20 unités : 9.80 euros
    • Winston Sphere Ssl, en 20 unités : 9.80 euros
    • Winston Xsphere, en 20 unités : 9.80 euros
    • Winston Origin Red, en 20 unités : 9.80 euros

    Quelle marque de cigarette est la plus chère en France ?

    D’après les prix en vigueur publiés par la Douane Française, les cigarettes les moins chères en France sont (pour un paquet de 20 cigarettes) :

    • Dunhill rouge Select, en 20 unités : 10.70 euros
    • Peter Stuyvesant Rouge Select by Dunhill, en 20 unités : 10.70 euros
    • Vogue L’Originale Bleue Select, en 20 unités : 10.70 euros
    • Dunhill International bleu, en 20 unités : 10.80 euros
    • Dunhill International rouge, en 20 unités : 10.80 euros
    • Dunhill International rouge Select : 10.90 euros

    Quelles cigarettes ont été retirées du marché ?

    • Che Tabac brun, en 25 unités
    • Maya Green Spirit, en 20 unités 
    • Maya Green 100 % Tabac Paper Filter, en 20 unités
    • Maya Spirit 100 % Tabac Paper Filter, en 20 unités
    • Mademoiselle la bleuissime, en 20 unités
    • Austin red (pot), en 30 g 13,40 Retrait Austin Spécial Tube L 130, en 55 g (tabac à rouler)

    Quelles sont les prochaines hausses du prix du tabac en France ?

    En théorie, les prix du tabac est revu deux fois par an : le 1er mars et le 1er septembre. Parfois au mois de janvier, comme c’est le cas cette année. Le prochains changement de prix aurait théoriquement dû avoir lieu en mars 2023. Depuis le premier mandat d’Emmanuel Macron, en mai 2017, le gouvernement avait pour but de faire passer le prix moyen d’un paquet de cigarette à 10 euros, alors qu’il était d’en moyenne de 3 euros il y a 20 ans, selon le site de Tabac info service. Désormais, la plupart des paquets coûtent une dizaine d’euros. Cette flambée des prix avait encouragé certains fumeurs à moins fumer (voire arrêter) car les ventes de cigarettes avaient reculé de 9.32% en France en 2018 et de 7.2% en 2019, selon un bilan établi par le fournisseur Logista France.


    Source : JDF Santé

Ebastine : quel est ce médicament anti allergie ?

Ebastine : quel est ce médicament anti allergie ?

Qu’est-ce que l’ébastine ?

L’ébastine est une molécule anti allergique qui exerce une action visant à bloquer les récepteurs H1 de l’histamine. Les spécialités commerciales qui en contiennent sont : Kestin®, Kestinlyo® et leurs génériques.

Quelles sont les indications de l’ébastine ?

L’ébastine est utilisée pour traiter les manifestations de la rhinite allergique qui se caractérisent notamment par des éternuements et une inflammation de la muqueuse nasale. Elle peut être saisonnière (appelée rhume des foins) ou perannuelle si elle est présente tout au long de l’année. L’ébastine est aussi indiquée dans le traitement symptomatique de l’urticaire causée par un allergène, elle résorbe les plaques cutanées et soulage les démangeaisons. 

Quelles recommandations en cas d’allergie ?

Quel que soit le type d’allergie (saisonnière, perannuelle, alimentaire), les mesures d’éviction de l’allergène doivent être mises en œuvre rapidement après le diagnostic. Pour les allergies saisonnières liées aux pollens, il existe plusieurs recommandations :  

  • se rincer les cheveux en fin de journée
  • aérer son logement tôt le matin et tard le soir, mais ne pas dormir la fenêtre ouverte
  • ne pas faire sécher son linge à l’extérieur
  • éviter de tondre le gazon ou de jardiner sans protections (masque, lunettes)
  • éviter tout contact avec un facteur irritant ou allergisant (tabac, produits chimiques, thuyas, etc.)
  • ne pas rouler la vitre ouverte lors de déplacements en voiture
  • éviter les promenades et l’activité physique en plein air

 Si l’allergène est présent dans la maison (poils d’animaux, acariens), une aération et un nettoyage réguliers de la chambre sont essentiels. En cas d’allergie aux acariens, le lavage régulier des draps (2 fois par mois à 60 °C), le retrait des matériaux textiles (moquette, tapis) et l’utilisation d’un sommier à lattes sont conseillés. De même, des produits acaricides peuvent être employés plusieurs fois par an pour traiter les surfaces en complément de ces mesures. À noter que l’efficacité des filtres purificateurs d’air et des housses de protection de matelas et d’oreillers n’a pas été démontrée. En cas de rhinite allergique, des lavages de nez abondants et fréquents sont fortement recommandés en complément. Face à une inefficacité des mesures d’éviction et de prévention, un traitement médicamenteux (comme l’ébastine) devra être instauré pour lutter efficacement contre les symptômes de l’allergie. Dans un contexte d’urgence, la survenue d’un choc anaphylactique (ou choc allergique) doit conduire à l’injection d’une dose d’adrénaline. Cette réaction allergique grave peut être provoquée par des aliments (arachide, lait de vache), des médicaments, une morsure (veuve noire, tique), une piqûre d’insectes ou d’autres allergènes. Un patient à risque doit toujours avoir son traitement avec lui dans une trousse de secours. 

Peut-on avoir de l’ébastine sans ordonnance ?

Quelle que soit sa forme pharmaceutique (comprimé pelliculé ou lyophilisat oral), l’ébastine est uniquement disponible sur présentation d’une ordonnance

Quels sont les effets secondaires de l’ébastine ?

Le principal effet secondaire est la survenue de maux de tête. L’ébastine est fréquemment responsable d’une sécheresse de la bouche et de somnolence. À noter que cela n’interdit pas la conduite d’un véhicule ou l’utilisation d’une machine si les doses prescrites sont respectées. D’autres effets comme une majoration de l’appétit et une prise de poids peuvent se manifester. Plus rarement des réactions allergiques graves, des palpitations cardiaques, des troubles digestifs (douleurs abdominales, nausées et vomissements) et des atteintes du foie ont été rapportés.

L’ébastine est contre-indiquée chez les enfants de moins de 12 ans

Quelles contre-indications ?

L’ébastine est contre-indiquée chez les patients allergiques à l’un des composants du médicament et chez les enfants de moins de 12 ans. Plus spécifiquement, le médicament sous la forme de lyophilisat oral est à proscrire en cas de phénylcétonurie (maladie génétique héréditaire) en raison de la présence d’aspartam. Dans ce cas, seule l’ébastine en comprimés peut être prescrite. En revanche, les comprimés d’ébastine renferment du lactose, leur administration est donc proscrite chez les patients présentant : 

  • une intolérance au galactose 
  • un déficit en lactase (enzyme permettant de digérer le lait) 
  • un défaut d’absorption du galactose ou du glucose

Une vigilance est requise chez les patients ayant un déficit en potassium, un allongement de l’intervalle QT (visible sur l’électrocardiogramme) ou chez ceux prenant un médicament qui majore cet intervalle. L’ébastine n’est pas contre-indiquée chez la femme enceinte ou allaitante, mais doit être évitée faute de données disponibles.

Sources : 
– Base de données publique des médicaments
– Rhinite allergique, recommandations Vidal, 15/12/2022
– Allergies aux pollens : les gestes à adopter, ministère de la Santé, 12/07/22


Source : JDF Santé

Abdos hypopressifs : femme, dangereux ?

Abdos hypopressifs : femme, dangereux ?

Les exercices pour muscler ses abdominaux sont divisés en deux catégories : les abdos dits en hypo pression (ou abdos hypopressifs) et les abdos hyperpressifs qui créent une pression abdominale. Les abdos en hypo pression misent sur la posture et la respiration. Ils possèdent de nombreux bienfaits pour la santé. Lesquels ? Quels avantages pour les femmes ? Pendant la ménopause ? En prévention de la descente d’organes ? Peut-on les pratiquer pendant la grossesse ? Y’a-t-il des contre-indications ?

C’est quoi les abdos hypopressifs ?

C’est une technique de renforcement musculaire de la sangle abdominale. L’hypopression abdominale ou « fausse inspiration thoracique » consiste à réaliser les exercices abdominaux en expirant (soufflant) volontairement au moment de l’effort. Le fait de respirer à l’effort et de gérer la pression abdominale par le gainage sont les deux clés des abdos hypopressifs. « Par exemple, le joueur de tennis qui expire en faisant un bruit fort lorsqu’il tape la balle utilise l’hypopression. Dans le langage courant, on va dire abdos hypopressifs pour qualifier des abdos non générateurs de pression au niveau abdominal » précise Erwann Le Rumeur, masseur-kinésithérapeute. « En effet si l’on regarde une échographie au moment de réaliser un « crunch », on remarque que la vessie est écrasée et poussée vers le bas » ajoute notre interlocuteur. L’hypopression mise sur l’utilisation du muscle du transverse par le gainage pour éviter de créer une pression au niveau de la vessie. « On peut faire du soulevé de poids, du gainage, des abdos et tous les types d’exercices en hypopressifs » souligne Erwann Le Rumeur.

Femme réalisant un abdo hypopressif
Femme réalisant un abdo hypopressif © nuzza1-123RF

Comment bien faire des abdos hypopressifs ?

La contraction du périnée se fait avant chaque expiration, activant ainsi le muscle transverse. La contraction sera dirigée dans un mouvement d’aspiration de bas en haut et suivie d’une expiration visant la remontée des viscères. Allongée sur le dos, les bras le long du corps et les genoux fléchis (sans écraser volontairement le bas du dos au sol), prenez une grande inspiration en gonflant le ventre. Puis, on expire en rentrant le ventre et en aspirant le nombril. On bloque la respiration en avalant le ventre. Il est recommandé de maintenir chaque étapes plusieurs secondes.

Quels sont les bienfaits des abdos hypopressifs ? 

Les abdominaux hypopressifs ne poussent pas les organes vers le bas et protègent donc le périnée. Ils renforcent également le dos et permettent une meilleure stabilité de la colonne vertébrale en travaillant les muscles profonds comme le transverse et les obliques. Ils affinent la taille et tonifient le ventre. Les abdominaux hypopressifs massent les intestins et améliorent le transit. Ils peuvent être bénéfiques en cas de ventre gonflé ou de constipation.

Pourquoi privilégier ces abdos ?

« Ce type d’abdos est à privilégier en situation de post-partum, d’incontinence urinaire, de risques de descente d’organes, de ménopause, après une opération de la prostate » soutient Erwann Le Rumeur. Ils sont recommandés en cas de douleurs périnéales. « Ces derniers préviennent les conséquences de la pression abdominale à savoir hernies discales et inguinales, diastasis et douleurs périnéales. Ils sont également recommandés en cas de pathologies ou douleurs afin de continuer à faire de l’activité sans se blesser » ajoute notre expert.

Les abdos hypopressifs préviennent les descentes d’organes et les problèmes de fuites urinaires.

Quels avantages pour les femmes ? 

Dans le périnée, le vagin est une zone de faiblesse sur la statique pelvienne. « Les descentes d’organes sont des hernies de la paroi du vagin : en faisant pression, les organes sont poussés vers le bas » développe notre interlocuteur. Les abdos hypopressifs préviennent les descentes d’organes et les problèmes de fuites urinaires. Ce type d’exercices est à privilégier en rééducation périnéale après l’accouchement et notamment en cas de déchirure ou d’épisiotomie. « Les abdos en hypopression permettent également de renforcer la sangle abdominale après l’accouchement et de gérer les situations de portage du bébé et la pression abdominale dans les mouvements quotidiens (porter le bébé, se baisser, pousser la poussette etc) » note Erwann Le Rumeur.

Peut-on faire des abdos hypopressifs enceinte ?

« En cas de grossesse, il est possible de réaliser des abdos hypopressifs (à l’exception du vacuum, manœuvre d’avaler le ventre en étant en apnée respiratoire) avec respiration abdominale allongée ou assise«  souligne Erwann Le Rumeur. Il est d’ailleurs conseillé de poursuivre une activité physique pour l’accouchement et le post-partum. « Les abdos sont possibles lorsqu’il n’y a pas de contre-indications tel que le risque d’accouchement prématuré » précise notre interlocuteur.

Quels sont les dangers des abdos hypopressifs ?

Il n’y en a pas s’ils sont bien réalisés. En revanche, les abdos hypopressifs ne doivent pas être pratiqués en cas d’hernie hiatale, de remontées acides ou de problèmes de tension oculaire (qui augmente lors de ces exercices via la hausse de la pression intracrânienne).

Merci à Erwann Le Rumeur, masseur-kinésithérapeute.


Source : JDF Santé

Fiche médicale sur Iphone, Android : la remplir, c'est quoi ?

Fiche médicale sur Iphone, Android : la remplir, c'est quoi ?

Le saviez-vous ? Dans chaque smartphone se trouve une fiche médicale d’urgence, accessible depuis un écran verrouillé, via les appels d’urgence. Cette fiche santé permet de rassembler toutes les informations utiles aux secours lors d’un accident (médicaments en cours, groupe sanguin, antécédents médicaux…). Mais encore faut-il l’avoir remplie avec ses données personnelles. On vous dit où la trouver et comment la remplir en moins d’une minute sur Android, iPhone, Samsung, Xiaomi… 

C’est quoi la fiche médicale sur téléphone ?

Une fiche médicale est accessible sur chaque smartphone. Cet onglet permet d’y rassembler toutes les informations qui pourraient être utiles aux secours ou aux personnes apportant les premiers soins si vous avez un accident. Il est donc important de la remplir dès que vous avez un nouveau téléphone portable. Cette fiche médicale contient notamment :

  • Votre nom et prénom
  • Votre adresse
  • Votre groupe sanguin
  • Vos allergies
  • Vos médicaments en cours
  • Si vous êtes donneur d’organes
  • Vos problèmes de santé (maladies chroniques…)
  • Un contact à appeler en cas d’urgence (cela peut aussi permettre d’être contacté si quelqu’un retrouvait un téléphone perdu)

Sur quelle application trouver sa fiche médicale ?

La fiche médicale à remplir ne nécessite pas de télécharger d’application. Elle est directement présente sur votre smartphone dans les configurations de base. via l’écran de verrouillage, puis sur le clavier d’appel d’urgence, puis en appuyant sur « Informations en cas d’urgence ».

Comment remplir sa fiche médicale sur Android ?

→ Se rendre sur l’écran de verrouillage du téléphone

→ Appuyer sur l’icône des paramètres (un rouage, situé généralement en bas à droite de l’écran)

→ Appuyer sur Appel d’urgence (situé en bas à gauche de l’écran)

→ Appuyer sur Informations en cas d’urgence, au centre de l’écran

→ Appuyer sur Ajouter

→ Remplir les informations personnelles, médicales et numéros d’urgence. Elles sont directement enregistrées une fois tapées. 

Comment remplir sa fiche médicale sur iPhone ?

→ Se rendre dans l’application « Santé » d’iOS présente dans la configuration de base de votre smartphone (aucune application à télécharger est nécessaire)

→ Toucher l’icône de votre photo en haut à droite de l’écran

→ Sélectionner l’onglet « Fiche médicale »

→ Appuyer sur démarrer ou modifier les informations personnelles (sur iPhone, il est possible de renseigner sa taille et son poids)

→ A la fin de l’opération, appuyer sur « OK »

Ensuite, la fiche médicale peut être consultée lorsque l’iPhone est verrouillée en touchant Urgences > Fiche médicale

Comment remplir sa fiche médicale sur Samsung ?

Les téléphones Samsung utilisent le système d’exploitation Android. Voici donc la marche à suivre pour remplir votre fiche médicale. 

→ Se rendre sur l’écran de verrouillage

→ Appuyer sur l’icône des paramètres (un rouage, situé généralement en bas à droite)

→ Appuyer sur Appel d’urgence (situé en bas à gauche)

→ Appuyer sur Informations en cas d’urgence, au centre de l’écran

→ Appuyer sur Ajouter

→ Remplir les informations personnelles, médicales et numéros d’urgence

Comment remplir sa fiche médicale sur Xiaomi ?

Les téléphones Xiaomi utilisent le système d’exploitation Android. Ainsi, pour remplir la fiche médicale, il faut :

→ Se rendre sur l’écran de verrouillage

→ Appuyer sur l’icône des paramètres (un rouage, situé généralement en bas à droite)

→ Appuyer sur Appel d’urgence (situé en bas à gauche)

→ Appuyer sur Informations en cas d’urgence, au centre de l’écran

→ Appuyer sur Ajouter

→ Remplir les informations personnelles, médicales et numéros d’urgence

Exemple de fiche médicale sur téléphone

modele-fiche-medicale-iphone
Modèle de fiche médicale sur iPhone © Guide d’utilisation iOS

Comment afficher la fiche médicale depuis un écran verrouillé ?

Qu’il s’agisse d’un iPhone ou d’un téléphone utilisant Android, vous pouvez accéder à la fiche médicale en :

→ Faisant apparaître l’écran de verrouillage

→ Appuyant sur les paramètres en bas à droite (icône en forme de rouage)

→ Appuyant sur Urgence (iOS) ou Appel d’urgence (Android), en bas à gauche

→ Appuyant sur Informations médicales d’urgence au centre de l’écran

Sources : Guide d’utilisation d’iPhone / Guide d’utilisation Android 


Source : JDF Santé

Cholestérol : total, LDL, HDL, taux élevé, bas, c'est quoi ?

Cholestérol : total, LDL, HDL, taux élevé, bas, c'est quoi ?

Souvent diabolisé, le cholestérol est indispensable aux cellules de notre corps. C’est lorsqu’il est en excès (par rapport aux valeurs normales) que cela devient problématique. C’est quoi le cholestérol total ? Le HDL ? Le LDL ? Le bon cholestérol ? Le mauvais ? Quels sont les symptômes d’un taux de cholestérol trop élevé ? Que faire pour le baisser ? Tout savoir. 

Définition : c’est quoi le cholestérol ?

L’organisme produit près de 75% du cholestérol. Le reste provient de l’alimentation. On le retrouve dans les produits d’origine animale (viande, charcuteries, laitages, abats…) ainsi que dans les œufs, poissons, crustacés. Il est synthétisé en grande partie par le foie. La régulation du cholestérol dépend donc de facteurs génétiques et de notre mode d’alimentation.

C’est quoi le cholestérol LDL ou le mauvais cholestérol ?

Le cholestérol est transporté dans le sang par l’intermédiaire de protéines, les lipoprotéines. Les lipoprotéines de petite densité ou LDL (Low Density Lipoprotein) transportent le cholestérol du foie vers les cellules. « Lorsque le cholestérol circule en excès dans le sang, c’est-à-dire en quantité supérieure au besoin de nos cellules, les LDL le déposent directement dans les artères. C’est également le cas à la suite d’une altération des LDL, qui ne seront alors plus reconnues par les récepteurs des cellules. Cette altération peut être liée au tabac, ou à un taux de sucre trop élevé. C’est pour cette raison que le cholestérol-LDL est communément appelé ‘mauvais cholestérol’« , détaille Jean-Michel Cohen.

C’est quoi le cholestérol HDL ou bon cholestérol ?

Les lipoprotéines de haute densité ou HDL (High Density Lipoprotein) se chargent du transport du cholestérol qui circule des artères vers le foie où il est éliminé. Elles débarrassent les artères de dépôts lipidiques de mauvaise qualité. « C’est le ‘bon cholestérol’, celui qui ‘nettoie’ les artères », ajoute le nutritionniste.

C’est quoi le cholestérol total ?

Le cholestérol total (abréviation CT) comprend le cholestérol HDL et le cholestérol LDL. C’est souvent la première évaluation demandée par le médecin. Les résultats doivent généralement afficher un taux inférieur ou égal à 2,00 g/l, avec certaines tolérances selon l’âge du patient.

Dosage : quels sont les taux de cholestérol normaux ?

Le cholestérol circule librement dans le sang, ainsi il peut être aisément dosé grâce à une simple prise de sang. On pourra doser dans un premier temps le dosage du cholestérol total (bon cholestérol + mauvais cholestérol). « Mais la mesure seule du CT est souvent insuffisante car imprécise« , prévient le nutritionniste. C’est pourquoi, si le bilan se révèle perturbé, le médecin demandera un bilan plus approfondi avec dosage du HDL-Cholestérol et du LDL-Cholestérol. 

► Cholestérol total : Sur la feuille d’analyse, il faut d’abord regarder le cholestérol total (CT). En France, on admet généralement que celui-ci doit être inférieur ou égal à 2g/l (5,1 mmol/l). ).

► HDL : De même, on considère habituellement que la concentration de HDL-Cholestérol doit dépasser au minimum 0,4g/l ou 0,9 mmol/l.

► LDL : On observe ensuite le taux de LDL : il faut que celui-ci soit en-dessous de la barre fatidique de 1,60 g/l. Au-delà, on a coutume de dire qu’on « fait du cholestérol », même si l’expression est inadaptée. L’interprétation de ces résultats doit être faite avec votre médecin, en fonction de vos risques cardiovasculaires associés (âge, tabagisme, antécédents familiaux, diabète, …).

Cholestérol total LDL HDL

Inférieur à 2 g/L

Inférieur à 1.6 g/L pour une personne normale

Inférieur à 1.3 g/L en cas de facteurs de risque

Entre 0.35 et 0.60 g/L

Quel est le rôle du cholestérol ?

cholestérol artère
© 123RF-blueringmedia

Le cholestérol fait partie de la famille des lipides ou des matières grasses, plus communément appelés  »graisses ». « Le cholestérol circule dans le sang. On le retrouve dans les membranes de toutes nos cellules, où il a un rôle important de stabilité, fluidité, et plus largement de structure. Dans les neurones, les cellules du cerveau, il permet la synthèse des neurotransmetteurs et aide donc à la propagation de l’influx nerveux« , précise le Docteur Jean-Michel Cohen, nutritionniste. Et de compléter : « Enfin, il est précurseur de synthèse pour plusieurs éléments importants de notre corps : Les hormones, appelées d’ailleurs stéroïdes, dont des hormones sexuelles, les sels biliaires, et la vitamine D. »

Quels sont les symptômes en cas d’excès de cholestérol ?

Le cholestérol en excès se dépose sur les parois des artères notamment celles du cœur (artères coronaires), formant des plaques graisseuses qui s’épaississent au fil des années (athérosclérose). Les plaques réduisent le calibre des artères, et rendent le passage du sang de plus en plus difficile et peuvent favoriser la formation de caillots (thrombose). Quand le sang ne passe plus, les cellules, privées d’oxygène, meurent. C’est l’accident ischémique qui, selon l’artère obstruée, entraîne l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral ou l’artérite des membres inférieurs.

Quelles sont les causes d’un excès de cholestérol ?

  • Les facteurs génétiques et héréditaires : bien que l’hypercholestérolémie ne se transmette pas systématiquement de père en fils (sauf certaines formes familiales assez rares), on retrouve fréquemment plusieurs cas au sein d’une même famille ;
  • Les facteurs alimentaires : une alimentation trop riche en cholestérol et en graisses dites saturées provenant des graisses animales, de certaines viandes et des dérivés gras du lait a une influence directe sur le taux de cholestérol. Un excès d’alcool aurait également un effet néfaste ;
  • Des maladies rénales, thyroïdiennes ou diabète : certaines maladies peuvent être directement responsables de taux élevés de cholestérol.

Comment faire baisser son taux de cholestérol ?

C’est avec votre médecin qu’il convient d’analyser les résultats. Au cas par cas, en fonction de vos antécédents, de vos facteurs de risque et de votre hygiène de vie, il décidera si oui ou non un traitement médicamenteux est justifié.

Régime anti-cholestérol

Dans tous les cas, si votre taux de cholestérol est trop élevé, il faudra effectuer un régime diététique et quelques heures d’activité physique chaque semaine. C’est en effet la base de toute prise en charge du cholestérol. Il faudra limiter la consommation d’œufs, alcool, viandes grasses et charcuterie, et privilégier les viandes et poissons maigres. « Il faut augmenter sa ration de fibres, en mangeant du pain (complet, aux céréales) et autres produits complets (pates, riz, …), des fruits et des légumes crus ou cuits (à l’eau ou en cuisson légère), et consommer des stérols végétaux comme la margarine », conseille également Jean-Michel Cohen. A lui seul, et sans l’aide de médicaments, ce régime peut faire baisser de 5 à 15 % votre taux de cholestérol.

Avec des médicaments anti cholestérol (statines, fibrates)

Si votre médecin vous a prescrit un traitement médicamenteux, celui-ci ne remplace pas le traitement diététique. Il faut continuer à surveiller votre alimentation. Sans cela, votre médicament ne sera pas efficace. « Parmi ces médicaments, il n’y a pas que les statines. On peut aussi avoir recours, seul ou en association avec des statines, à des résines comme le Questran, ou des fibrates comme le Lipanthyl© ou le Lipavlon©« , ajoute le nutritionniste. Entre le premier et le troisième mois qui suivent, ce traitement sera surveillé afin de vérifier que vous le tolérez bien et qu’il est efficace. Une fois le traitement mis en place, prévoyez un bilan annuel lipidique.

Merci au Dr Jean-Michel Cohen, nutritionniste et auteur de l’ouvrage : « Je mange quoi…quand j’ai du cholestérol » aux éditions J’ai Lu.


Source : JDF Santé