[Mise à jour le 24 janvier 2023 à 16h46] Lesacides gras trans font partie des graisses dites « insaturées » (AGI). Les acides gras trans peuvent être naturels ou industriels (aliments préemballés, produits de boulangerie, huiles de cuisson, margarine et pâtes à tartiner). « 5milliards de personnes dans le monde ne sont toujours pas protégées contre les acides gras trans, substances nocives qui augmentent le risque de maladie cardiaque et de décès« a alerté l’OMS dans un rapport du 23 janvier 2023 avant d’estimer qu’il « est temps de s’en débarrasser une fois pour toutes ». « Chaque année dans le monde, la consommation d’acides gras trans est responsable de pas moins de 500 000 décès prématurés dus à une maladie coronarienne.« .
Définition : qu’est-ce qu’un acide gras trans ?
Les acides gras trans forment une catégorie d’acidesgras insaturés (AGI), dont la double liaison carbonique est en configuration « trans ». En d’autres termes, les atomes d’hydrogène ne sont pas du même côté de la molécule. Cette configuration existe dans la nature mais elle résulte plus souvent d’un procédé industriel visant à augmenter l’espérance de vie et la texture des huiles végétales (acides gras trans synthétiques). « Ce procédé industriel est bien souvent l’hydrogénation qui permet de passer d’une matière grasse liquide à une matière grasse solide. Ces acides gras insaturés, qui avaient des effets bénéfiques sur la santé ont perdu ces effets bénéfiques du fait de la perte de cette double liaison », précise Laurence Plumey, médecin nutritionniste. Les acides gras trans sont présents dans de nombreuses préparations de l’industrie alimentaire : plats préparés, bonbons, céréales du petit-déjeuner, etc. En petite quantité, ils ne sont pas dangereux pour l’organisme. En trop grande quantité, ils augmentent par contre les risques de maladies cardiovasculaires.
Quels sont les acides gras trans naturels ?
« Certains acides gras trans sont dits naturels. Ils sont produits dans l’estomac des ruminants (vaches, moutons) par les bactéries qui y résident. Ces acides gras sont ensuite incorporés dans les graisses corporelles des animaux et dans leur lait. Ils sont par conséquent présents dans la viande, le lait et les produits laitiers« , explique le site de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). « Ces acides gras trans sont absolument inoffensifs car ils n’ont pas la même formule moléculaire que les acides gras trans issus d’un processus industriel », commente Laurence Plumey.
Quels sont les acides gras trans industriels ?
« Les acides gras trans d’origine technologique sont utilisés dans l’industrie agroalimentaire comme stabilisateurs et comme conservateurs. Ils rendent les aliments plus fermes et plus stables, donc moins propices au rancissement », précise le site de l’Anses. Il n’existe aucune règle en matière d’étiquetage pour les acides gras trans. Toutefois certains industriels peuvent préciser sur leur emballage le terme « huiles ou graisses partiellement hydrogénées« , un indicateur de la présence d’acide gras trans.
Quels acides gras trans sont dus à la cuisson ?
Les acides gras trans peuvent également se former lors de la cuisson à haute température des huiles végétales, ajoute le site de l’Anses. Toutefois, selon notre experte, « il s’agit de procédés spécifiques aux industriels, très sophistiqués, et qu’on ne retrouve pas lors de la cuisson de matière grasse à la maison. »
Quels aliments contiennent des acides gras trans ?
On retrouve les acides gras trans dans les produits industriels transformés comme :
les viennoiseries
les biscuits
les margarines
les pizzas, nuggets, frites industrielles…
les bonbons
les quiches
certains plats cuisinés
« Il ne faut pas dépasser entre 5 et 10 grammes d’acides gras trans par jour »
Pour ce qui est des acides gras trans naturels, on les retrouve dans :
la viande des ruminants
le lait
les dérivés du lait (crème, beurre, fromage…)
Quelle quantité d’acides gras trans consommer par jour ?
« Il ne faudrait pas dépasser entre 5 et 10 grammes d’acides gras trans par jour et la moyenne, dans la population, se situe à moins de 5 grammes actuellement », assure notre experte. Ainsi, l’ANSES recommence un seuil maximal en acides gras trans à 2% de l’apport énergétique total journalier, quel que soit, l’âge, le sexe, aussi bien chez les enfants que les adultes.
Les acides gras trans sont-ils bons pour la santé ?
« Les acides gras trans n’ont aucun avantage connu »a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus le 23 janvier 2023. « Il n’y a aucune recommandation concernant la consommation des acides gras trans, l’organisme n’en a pas besoin« , confirme la nutritionniste.
Quels sont les dangers des acides gras trans sur la santé ?
« Les acides gras trans sont un produit chimique toxique qui tue et qui ne devrait pas se trouver dans les aliments » a insisté le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. « On considère que l’excès d’acides gras trans aurait des effets délétères sur la santé. Il augmenterait le risque de maladies cardio-vasculairess’ils étaient chroniquement consommés en quantité excessive » poursuit le Dr Plumey. La consommation excessive d’acide gras trans fait augmenter le taux de LDL-cholestérol (mauvais cholestérol) et baisser celui de HDL-cholestérol (bon cholestérol) dans le sang. Pour notre experte, les pratiques d’utilisation de ces graisses ont évolué dans le bon sens en comparaison.« On en trouve actuellement beaucoup moins qu’il y a dix ans (2010) parce que les industriels ont beaucoup progressé et n’utilisent quasiment plus ces procédés d’hydrogénation. On ne trouve quasiment plus d’acides gras trans dans les margarines et très peu dans les biscuits, les gâteaux et les viennoiseries qui en étaient les principales sources », assure Laurence Plumey.
Merci au Dr Laurence Plumey, médecin nutritionniste, auteur de nombreux ouvrages dont « Le Grand Livre de l’Alimentation » aux éditions Eyrolles – et fondatrice de l’Ecole EPM Nutrition.
Source : « Cinq milliards de personnes ne sont pas protégées contre les acides gras trans à l’origine de maladies cardiaques ». Communiqué de presse de l’OMS, 23 janvier 2023.
Dans son livre « Le Suppléant » paru le 10 janvier 2023, le Prince Harry a révélé avoir eu des engelures au pénis en 2011 lors d’une expédition en Arctique. « En rentrant à la maison, j’ai été horrifié de découvrir que mes parties inférieures avaient elles aussi été mordues par le froid. J’avais tous les vêtements chauds et les protections propices à des températures allant jusqu’à -35 degrés, ou du moins, c’est ce que je pensais. Ce que je n’avais pas, c’était un protège-pénis » a-t-il raconté sur le plateau de l’émission américaine « The Late Show with Stephen Colbert »du 11 janvier. Quels sont les signes d’une engelure au pénis ? Quels dangers ? Quelles conséquences sur la sexualité ? Que faire ? « Les engelures au pénis sont très rares, il n’y a d’ailleurs aucune littérature scientifique sur le sujet » prévient d’emblée le Dr Antoine Faix, chirurgien urologue. Les engelures touchent généralement les extrémités (mains, pieds) et sont liées à une réaction inflammatoire de la peau exposée longtemps au froid.
C’est quoi une engelure au pénis ?
L’engelure est une réaction inflammatoire de la peau liée à une exposition prolongée au froid. Elle se caractérise par des lésions rouges violacées et des douleurs au niveau de la zone touchée en l’occurrence ici au niveau de la verge de l’homme.
Quelles sont les causes des engelures au pénis ?
« Une exposition au froid intense et prolongée avec des vêtements mal adaptés, qui compressent trop la peau ou sont trop fins peuvent causer des engelures au pénis » explique le Dr Antoine Faix. En effet, le froid diminue la circulation du sang et les nerfs ne sont plus vascularisés. Le pénis n’est pas, comme les mains ou les pieds, une partie du corps que l’on peut bouger pour se réchauffer. « En général, les engelures aux extrémités touchent les sportifs de haute montagne comme les alpinistes. Concernant la verge, les engelures doivent être liées à l’exposition du pénis à l’air libre au moment d’uriner ou si cette zone n’est pas assez protégée du froid » suppose l’urologue. Dans le cas du prince Harry, « on peut présumer que lors de son expédition, les précautions pour se protéger du froid étaient insuffisantes, en tout cas au niveau du pénis. En général, on pense à acheter du matériel adapté au froid pour protéger ses mains et ses pieds (chaussettes, gants etc) mais pas forcément des sous-vêtements thermiques » souligne notre interlocuteur.
Quels sont les symptômes des engelures au pénis ?
En cas d’engelures aux pénis, la peau est fragilisée, engourdie, douloureuse et a un aspect rouge. Des sensations de brûlures de même qu’une perte de sensibilité peuvent être associées.
Quand s’inquiéter en cas d’engelures au pénis ?
Il est nécessaire de consulter dès lors que nos extrémités, verge comprise, sont gelées et que des signes d’engelures (brûlures, gonflement, aspect rouge) se manifestent.
« Dans les cas les plus graves, les engelures peuvent donner lieu à une amputation »
Quelles sont les conséquences des engelures au pénis ? Sur la sexualité ?
« Si la verge est moins vascularisée, alors elle perd en sensibilité. Notamment si la personne ne récupère pas complètement, mais c’est très rare, rassure l’urologue. Dans les cas les plus graves (aucun cas n’a été documenté dans la littérature scientifique jusqu’ici), les engelures aux extrémités peuvent donner lieu à une amputation de la zone concernée. »
Que faire en cas d’engelures au pénis ?
Il faut réchauffer tout doucement la zone, de manière progressive, pour ne pas faire subir au pénis un changement de température brutal afin d’éviter les troubles de la vascularisation. En cas de symptômes importants, consultez votre médecin traitant ou un urologue. « Il est préférable de prendre ses précautions avant de tenter une expédition où l’on est confronté au froid en s’équipant avec du matériel adéquat pour prévenir le risque d’engelures » soutient l’expert.
Merci au Dr Antoine Faix, chirurgien urologue et vice-président de l’Association française d’Urologie.
L’hépatomégalie correspond à l’augmentation du volume du foie. Concrètement, le foie est trop gros. Elle peut révéler différentes maladies du foie. Quelles sont les causes ? Les symptômes à ne pas négliger ? Une fatigue ? Un foie douloureux ? Est-ce grave ? Quelles sont les conséquences d’avoir un foie trop gros ? Quel traitement ?
Définition : qu’appelle-t-on une hépatomégalie ?
Le foie est le plus gros des organes. Il est situé juste sous le diaphragme, une proximité qui permet, lorsqu’il grossit, de le détecter au toucher par une simple palpation L’hépatomégalie peut concerner le foie entier ou un seul des quatre lobes de l’organe. Tout dépend de la maladie sous-jacente.
Causes : pourquoi le foie augmente de volume ?
Les responsables de cette augmentation peuvent être d’origines variées :
la consommation excessive d’alcool ou de graisse car cette surcharge qui peut conduire à une stéatose aussi appelée « foie gras »,
un cancer du foie,
une cirrhose,
une insuffisance cardiaque,
l’hémochromatose (excès de fer),
une hépatite ou lors d’une infection parasitaire, comme la bilharziose.
Quels sont les symptômes d’une hépatomégalie ?
Dans la majorité des cas, l’hépatomégalie est asymptomatique. Mais parfois, elle peut s’accompagner d’une gêne localisée au niveau de l’organe, d’une perte d’appétit, d’une grande fatigue ainsi que des nausées et vomissements.
Comment pose-t-on le diagnostic d’une hépatomégalie ?
En l’absence de symptômes évocateurs, c’est très souvent lors d’un examen de routine chez votre médecin, lors de la palpation, que l’hépatomégalie sera détectée. « Une analyse de sang permettra de vérifier le bon fonctionnement du foie et une une échographie permettra de confirmer le diagnostic » précise le Dr. Mory, gastro-entérologue à Paris.
Quel traitement pour soigner une hépatomégalie ?
Celui-ci sera adapté à la maladie responsable de l’augmentation du volume du foie. Si l’hygiène de vie est en cause, l’arrêt de l’alcool en cas de cirrhose et d’aliments gras en cas de stéatose. Les saignées constituent le traitement de référence pour diminuer le taux de fer en cas d’hémochromatose. En cas de cancer, une ablation du foie pourra être envisagé.
Peut on mourir d’une hépatomégalie ?
« Non, assure le Dr. Mory, même s’il grossit beaucoup, le foie ne pourra jamais éclater. En revanche, l’hépatomégalie est un signe clinique. C’est la cause de cette affection qui peut, dans certains cas, engager le pronostic vital. »
Une jaunisse (aussi appelé ictère ) se définit parun blanc des yeux qui devient jaune et une peau jaunâtre. Elle traduit une quantité trop importante de bilirubine (pigment de couleur jaune, issu de la dégradation de l’hémoglobine) dans le sang, signe d’une maladie du foie comme une cirrhose ou une hépatite par exemple. Si vous avez le blanc de l’œil écru ou jaune, ou un teint légèrement jaunâtre, il est urgent de faire un dosage sanguin de la bilirubine. Une bilirubine élevée peut traduire un dysfonctionnement du foie. Quelle est la cause d’une jaunisse ? Quels sont les symptômes évocateurs ? Chez l‘adulte ? Le bébé ? Quand s’inquiéter ? Comment la soigner rapidement ? Explications de nos experts du foie.
Définition : qu’appelle-t-on une jaunisse ?
« L’ictère ou la jaunisse est une coloration jaune des muqueuses, de la peau et de la conjonctive (blanc de l’œil)« , explique d’emblée le Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux. « Lors d’un problème au foie : le foie se rétrécit et ne fonctionne plus normalement, c’est ce qu’on appelle l’insuffisance hépatique. Et lorsqu’il fonctionne à moins de 50% de sa capacité, il n’est plus capable d’éliminer toute la bilirubine (pigment jaune qui se trouve dans la bile) qui finit par s’accumuler dans le sang, d’où cette coloration des yeux et de la peau« , complète le Pr Patrick Marcellin, hépatologue.
► Une tumeur au foie ou au pancréas (ictère à bilirubine conjuguée)
► Un blocage de l’écoulement de la bile (obstruction du canal biliaire…)
► Lamaladie de Gilbert, « qui n’est en réalité pas une maladie mais une anomalie enzymatique. Elle correspond à l’absence d’une enzyme : celle-ci touche 10% de la population, peut provoquer des épisodes de jaunisse très passagers et sans importance« , ajoute le Pr de Lédinghen (les ictères à bilirubine libre).
► Une réaction toxique à un médicament ou à une plante médicinale
Quelle est la cause d’une jaunisse chez le bébé ?
« Les nouveau-nés peuvent également être atteints d’ictère dans les premières semaines de leur vie. C’est absolument banal, sans danger, et ça guérit tout seul, éventuellement en les mettant sous des rayons UV, explique le Pr de Lédinghen. De manière absolument exceptionnelle, l’ictère peut être liée à une maladie génétique« . L’ictère cholestatique est une forme de jaunisse du nouveau-né : le foie n’est pas alors assez mature pour éliminer la bilirubine d’où son passage dans le sang et un taux anormalement élevé.
Quels sont les symptômes d’une jaunisse ?
Lors d’une jaunisse, on peut observer :
une coloration jaune (signe principal d’une jaunisse) peut toucher la peau, les muqueuses (les parois tapissant la partie interne de certains organes) buccales ou génitales et la conjonctive, qui correspond au blanc de l’œil (ictère conjonctival). Cette dernière localisation est souvent la première à apparaître, voire la seule franchement visible, notamment chez les individus à peau sombre.
la fatigue et des démangeaisons
un mauvais goût dans la bouche qui mène à un dégoût des aliments
La jaunisse est impressionnante mais dans la plupart des cas, la jaunisse n’est pas grave si elle est prise en charge correctement. Parmi les (rares) complications liées à un taux de bilirubine très élevé, il y a :
Il faut en premier lieu consulter son médecin généraliste qui, après avoir dressé un diagnostic complet, proposera un traitement approprié ou orientera le patient vers un spécialiste du foie.
Comment pose-t-on le diagnostic d’une jaunisse ?
« Lors du diagnostic, le médecin fera tout d’abord réaliser une prise de sang pour mesurer le taux de bilirubine, détaille le Pr de Lédinghen. Le taux est normalement compris entre 0 et 17. Lorsque celui-ci atteint 30 ou 40, ce sont en premier lieu les yeux qui jaunissent. L’examen qui suit, si l’ictère est avéré, est une échographie abdominale« , ajoute l’hépatologue. C’est celle-ci qui permettra de déterminer la cause principale de l’ictère : blocage de l’écoulement de la bile, ou une maladie du foie.
La jaunisse est-elle contagieuse ?
La jaunisse n’est pas contagieuse dans la mesure où il s’agit d’un symptôme et non d’une maladie.
Traitement : comment soigner une jaunisse ?
► L’ictère du nouveau né peut être traité par la photothérapie. Le bébé, nu et les yeux protégés par des lunettes, est placé dans une couveuse spéciale, sous des tubes à fluorescence compacte émettant une lumière bleue.
► Chez l’adulte, le traitement de l’ictère consiste à traiter sa cause. « S’il y a obstacle à l’écoulement de la bile, il faudra lever celui-ci, et si c’est une maladie du foie, il faudra s’attacher à l’identifier et à la traiter. Tant qu’on n’a pas traité la cause, l’ictère ne pourra pas disparaître« , conclut Le Pr de Lédinghen
Merci au Pr Victor de Lédinghen, hépatologue, Service d’Hépato-Gastro-entérologie et d’Oncologie digestive, au CHU de Bordeaux et au Pr Patrick Marcellin, hépatologue.
Mise en place en 2017, la vignette Crit’Air est un Certificat de qualité de l’air obligatoire pour circuler dans les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) instaurées par les collectivités comme les grandes agglomérations (Grenoble, Lyon, Paris…) ou pour circuler lorsque le Préfet instaure la circulation différenciée lors des épisodes de pollution. On compte aujourd’hui 11ZFE ; ce chiffre devrait monter à 43 d’ici à 2025.Le 25 octobre 2022, le gouvernement d’Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un système de « contrôle sanction automatisé » contre les véhicules trop polluants (Crit’Air 5, 4 et 3) interdits dans les agglomérations ZFE d’ici au second semestre 2024. Jusqu’à présent, aucune sanction n’a été mise en place.
C’est quoi la vignette Crit’Air ?
Mise en place en 2017, la vignette Crit’Air est une vignette autocollante à apposer sur le véhicule, de façon bien visible (sur le pare-brise s’il s’agit d’une voiture, d’un utilitaire ou d’un camion, et sur la fourche avant s’il s’agit d’un deux-roues) pour que les forces de l’ordre puissent voir rapidement s’il s’agit d’un véhicule polluant ou non. Ces vignettes participent à la lutte contre la pollution. Elles sont classées de 1 à 6 : les véhicules ayant une vignette 1 sont les moins polluants ; ceux ayant une vignette 6, les plus polluants. Les véhicules les moins polluants bénéficient d’avantages en termes de stationnement et de circulation, notamment les jours de restriction de mobilité. Les 6 classes de certificats qualité de l’air sont déterminées selon trois critères, indiqués sur le certificat d’immatriculation du véhicule :
Les voitures immatriculées avant le 31 décembre 1996, ne peuvent pas obtenir de certificat qualité de l’air.
le type de véhicule,
sa motorisation (diesel, essence, hybride…)
la « norme Euro » qui fixe le seuil maximal d’émissions polluantes pour les véhicules neufs.
Les véhicules les plus polluants, c’est-à-dire ceux immatriculés avant le 31 décembre 1996, ne sont pas classés et ne peuvent pas obtenir de certificat qualité de l’air. La vignette verte est destinée aux véhicules 100% électriques et véhicules à hydrogène.
Où la vignette Crit’Air est-elle obligatoire ?
La vignette Crit’Air est obligatoire pour circuler dans les zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m) instaurées par les collectivités comme les grandes agglomérations (Grenoble, Lyon, Paris…) ou pour circuler lorsque le préfet instaure la circulation différenciée lors des épisodes de pollution.
Pour pouvoir rouler dans Paris, une vignette Crit’Air est obligatoire. Une zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m) est en vigueur pour la ville de Paris.
► Pour les véhicules légers/utilitaires légers/2 roues motorisés : sont autorisés uniquement les vignettes Crit’Air verte ou 1 ou 2 ou 3 du lundi au vendredi (sauf jours fériés) de 8h à 20h. ► Pour les poids lourds/autobus : sont autorisés uniquement les vignettes Crit’Air verte ou 1 ou 2 ou 3 de 8h à 20h, 7/7j.
►Depuis le 1er juin 2021, les véhicules catégorisés non classés, Crit’Air 5 et Crit’Air 4 ne peuvent plus circuler sur l’ensemble du territoire parisien, y compris le boulevard périphérique et les bois (Vincennes et Boulogne) – A86 exclue-, dans le cadre de la zone à faibles émissions métropolitaine. Sont ainsi interdits :
Les deux-roues, tricycles et quadricycles à moteur en circulation avant le 1er juillet 2004
Les voitures diesel en circulation avant le 1er janvier 2006
Les voitures essence en circulation avant le 1er janvier 1997
Les véhicules utilitaires légers diesel en circulation avant le 1er janvier 2006
Les véhicules utilitaires légers essence en circulation avant le 1er octobre 1997
Les poids lourds diesel en circulation avant le 1er octobre 2009
Les poids lourds essence en circulation avant le 1er octobre 2001
Comment obtenir la vignette Crit’Air ?
Voici la marche à suivre pour obtenir son certificat de qualité de l’air :
Aller sur le site www.certificat-air.gouv.fr, muni de sa carte grise. L’adresse figurant sur le document doit être à jour avant d’effectuer la demande.
Entrer les informations demandées, notamment le numéro d’immatriculation et sa date de première mise en circulation.
Ce processus ne prend que quelques minutes. Après avoir rempli le formulaire et vérifié le récapitulatif, place au paiement et à la synthèse. Le document sera envoyé par voie postale à l’adresse indiquée.
Quelle vignette Crit’Air pour mon véhicule ?
Le certificat de qualité de l’air s’applique pour tous les véhicules. Cette classification des véhicules est définie par l’arrêté du 21 juin 2016, en application des articles L.318-1 et R.318-2 du code de la route.
→ Classe 1 (vignette violette): concerne les véhicules gaz et véhicules hybrides rechargeables : deux-roues, tricycles et quadricycles à moteur disposant de la norme EURO 4 (à partir du 1er janvier 2017 pour les motocycles et du 1er janvier 2018 pour les cyclomoteurs). Ainsi que les voitures et utilitaires légers essence ayant la norme EURO 5 ou 6 (à partir du 1er janvier 2011) ; mais aussi les poids lourds, autobus et autocar essence disposant de la norme EURO VI (à partir du 1er janvier 2014).
→ Classe 2 (vignette jaune): concerne les deux-roues, tricycles et quadricycles à moteur disposant de la norme EURO 3 (du 1er janvier 2007 au 31 décembre 2016 pour les motocycles et 31 décembre 2017 pour les cyclomoteurs) ; les voitures et utilitaires légers diesel ayant la norme EURO 5 et 6 (à partir du 1er janvier 2011), les voitures et véhicules utilitaires légers essence ayant la norme EURO 4 (du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2010) ; les poids lourds, autobus et autocar diesel ayant la norme VI (à partir du 1er janvier 2014) et les essence disposant de la norme EURO V (du 1er octobre 2009 au 31 décembre 2013).
→ Classe 3 (vignette orange) : concerne les deux-roues, tricycles et quadricycles à moteur disposant de la norme EURO 2 (du 1er juillet 2004 au 31 décembre 2006) ; les voitures et utilitaires légers diesel ayant la norme EURO 4 (du 1er janvier 2006 au 31 décembre 2010) ; les voitures et véhicules utilitaires légers essence ayant les normes EURO 2 et 3 (du 1er janvier 1997 au 31 décembre 2005) ; les poids lourds, autobus et autocar diesel ayant la norme EURO V (du 1er octobre 2009 au 31 décembre 2013) et les poids lourds, autobus et autocar essence ayant les normes EURO III et IV.
Une stéatose hépatique est un trouble du foie : il s’agit d’une accumulation anormale de graisse dans les cellules du foie. Elle est généralement asymptomatique ou provoque des symptômes peu spécifiques comme une fatigue ou une gêne abdominale. Selon la Société nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE), un Français adulte sur 5 a une stéatose hépatique. A quoi est-ce dû ? Quels sont les symptômes d’une stéatose hépatique ? Est-ce que c’est grave ? Réversible ? Comment la soigner ?
Définition : qu’appelle-t-on une stéatose hépatique ?
Une stéatose hépatique correspond à une accumulation de graisse dans le foie. Précisément, la stéatose est une infiltration de triglycérides dans les cellules. « Des gouttelettes de graisse atteignent les cellules hépatiques et s’y accumulent ; elles ne sont pas toxiques en tant que telles« , explique le Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux.
► La stéatose hépatique peut être due à une consommation problématique d’alcool : c’est la stéatose hépatiquealcoolique
► La stéatose hépatique peut avoir une autre cause et ne pas être associée à une consommation excessive d’alcool : on parle alors de stéatose hépatique non alcoolique ou NASH
Quels sont les symptômes d’une stéatose hépatique ?
Dans la grande majorité des cas, la stéatose hépatique n’est responsable d’aucun symptôme : on parle de maladie asymptomatique. « La maladie est silencieuse, d’où la nécessité de se dépister si l’on cumule des facteurs de risque« , alerte Victor de Lédinghen. A moindre échelle, on peut rencontrer :
La maladie peut ainsi évoluer jusqu’au stade de cirrhose débutante sans aucun symptôme ni signe clinique. « En revanche, la « crise de foie » ou la « crise de stéatose hépatique » est un mythe : cela fait référence à un dysfonctionnement de l’estomac, le foie n’est pas en cause. Il n’existe pas de symptômes aigus liés à la stéatose hépatique. » tient à rétablir notre expert.
On parle de stéatose simple quand les cellules hépatiques ne sont pas endommagées : il s’agit d’un stade bénin caractérisé par une accumulation de graisse dans le foie.
C’est quoi une stéatose hépatique diffuse ?
On parle de stéatose diffuse, ou sévère, lorsqu’on atteint un stade avancé de la pathologie, où l’ensemble du tissu hépatique est touché.
C’est quoi une stéatose hépatique homogène ?
C’est à l’échographie que l’on verra si la stéatose est homogène ou hétérogène. Elle est homogène quand les graisses sont stockées uniformément dans les cellules du foie.
La stéatose hépatique est-elle causée par l’alcool ?
La stéatose hépatique peut être liée à un usage excessif et régulier d’alcool (stéatose hépatique alcoolique) ou survenir en dehors de toute consommation d’alcool. Cette forme, la stéatose hépatique non alcoolique (NASH), est de plus en plus fréquente en France. « Elle concernerait 15 à 20 % de la population et est liée à l’augmentation du nombre de personnes atteintes de syndrome métabolique« , précise le Pr de Lédinghen
La stéatose hépatique est-elle causée par un surpoids ?
Un syndrome métabolique (diabète, surpoids ou obésité, hypertension artérielle, hypercholéstérolémie), ainsi qu’une mauvaise alimentation, trop riche en apports sucrés, peuvent être à l’origine d’une stéatose hépatique non alcoolique. « Plus on cumule ces facteurs, plus on a de risque d’avoir une stéatose« , ajoute Victor de Lédinghen. En France, 90 % des personnes obèses et diabétiques de type 2 ont une stéatose hépatique.
Quels médicaments peuvent entraîner une stéatose hépatique ?
La prise de certains médicaments (les corticoïdes, l’amiodarone, le méthotrexate) peut également être en cause dans une stéatose hépatique non alcoolique. « Mais les cas restent rares et les molécules sont très spécifiques« , précise le Pr de Lédinghen. Enfin, la grossesse constitue un facteur de risque de stéatose gravidique, cas potentiellement fatal pour la mère et l’enfant mais lui aussi très rare.
Comment pose-t-on le diagnostic d’une stéatose hépatique ?
« Etant asymptomatique, la maladie est souvent diagnostiquée par hasard, lors d’une échographie de routine ou d’une prise de sang. Le médecin détecte alors une anomalie hépatique« , explique le Pr de Lédinghen. Le diagnostic de la stéatose hépatique se fait par le biais d’une palpation, lors de laquelle on peut découvrir une hépatomégalie (augmentation du volume du foie) et d’une imagerie du foie. L’échographie permet d’identifier la stéatose par un aspect « brillant » du foie. « Le taux normal de graisse dans les cellules est inférieur à 5 %. L’échographie permet de dépister la stéatose lorsqu’elle est supérieure à 30 %« , précise l’hépatologue. Une analyse de sang sera régulièrement réalisée pour contrôler les transaminases et les gamma GT, et vérifier l’absence de dérive vers le stade de cirrhose.
Quelles sont les complications d’une stéatose hépatique ?
Lorsqu’aucune mesure n’est mise en œuvre et que la surcharge en triglycérides se maintient, le risque de complications augmente. Une inflammation peut se produire au niveau du foie. Cette inflammation, si elle n’est pas maîtrisée, peut entraîner des manifestations plus sévères comme une fibrose hépatique et une cirrhose du foie, avec un risque de cancer du foie. Chez les patients atteints de cirrhose, la réalisation d’une échographie du foie tous les six mois est systématique afin de détecter les cancers du foie lorsqu’ils sont de petite taille et ainsi proposer un traitement curatif.
Quel traitement pour soigner la stéatose hépatique ?
Le traitement de la stéatose hépatique passe avant tout par celui de sa cause.
► Si l’alcool est à l’origine de la maladie, il doit être supprimé.
► En cas de syndrome métabolique, « des mesures hygiéno-diététiques doivent être prises – régime alimentaire adapté, activité physique« . Par ces mesures non médicamenteuses, le foie peut retrouver un aspect normal en quelques semaines.
► « Aucun médicament, à ce jour, permettant de traiter la stéatose hépatique n’a d’autorisation de mise sur le marché (AMM), mais de nombreux essais thérapeutiques sont en cours« , commente Victor de Lédinghen.
La stéatose hépatique est-elle réversible ?
Oui, elle peut. Déjà, en perdant un peu de poids, le patient améliore les lésions hépatiques observées dans la maladie. La perte de poids permet une réversibilité de l’inflammation voire de la fibrose hépatique : perdre 10 % du poids du corps fait disparaître la stéatose hépatique dans 90 % des cas, indique la Société nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE).
Quelle est l’espérance de vie en cas de stéatose hépatique ?
La stéatose hépatique ne raccourcit pas l’espérance de vie. En revanche, lorsque des complications surviennent (cirrhose du foie,
Merci au Pr Victor de Lédinghen, hépatologue au CHU de Bordeaux.