Le lipofilling ou lifting fessier (ou brésilien) est une technique de chirurgie esthétique dont l’objectif est d’augmenter le volume de ses fesses en prélevant de la graisse à un autre endroit du corps. Le chirurgien cible une zone où la graisse est présente en excès. Très en vogue chez les célébrités et les influenceurs, cette opération n’est pas sans risque. Indications, durée, résultats définitifs et dangers du lipofilling fessier.
Le lipofilling fessier (ou lifting brésilien) est une intervention de chirurgie esthétique qui consiste à prélever de la graisse à un endroit du corps où elle est présente en excès (cuisses, ventre…) pour la réinjecter dans les fesses.
Quelle est la différence avec une liposuccion et des implants fessiers ?
La liposuccion des fesses consiste à aspirer les excès de graisses tandis que les implants fessiers sont des prothèses en silicone conçues pour augmenter le volume des fesses. Dans le premier cas, on cherche à réduire le volume des fesses alors que dans le deuxième cas, on vise à l’augmenter. La liposuccion des fesses est parfois appelée « lipoaspiration des fesses » dans certains cabinets de chirurgie esthétique. Or, « la lipoaspiration des fesses est une mauvaise indication en chirurgie esthétique. On enlève la graisse sous les fesses ou bien au-dessus mais pas au niveau des fesses« , corrige le Dr Laurence Benouaiche, chirurgien plastique et esthétique à Paris.
Comment se déroule un lipofilling fessier ?
L’opération peut être réalisée sous anesthésie locale ou générale. Le chirurgien esthétique prélève la graisse à un endroit du corps où elle est présente en excès via une petite incision, puis il la réinjecte dans les fesses. « Pour que la graisse tienne, il est préférable de la centrifuger avant de la réinjecter« , ajoute le Dr Laurence Benouaiche.
Le lipofilling fessier s’adresse aux femmes qui sont complexées par leurs fesses qu’elles jugent trop plates ou affaissées, suite à un amaigrissement par exemple.
Comment se préparer avant un lipofilling fessier ?
Avant l’intervention, la patiente a deux rendez-vous avec le chirurgien et une consultation avec l’anesthésiste. Il est vivement recommandé d’arrêter de fumer parce que le tabagisme augmente le risque de complication thromboembolique et retarde la cicatrisation. Tout traitement à base d‘anti-inflammatoires non stéroïdiens doit également être arrêté au moins dix jours avant l’opération.
Combien de temps dure un lipofilling fessier ?
« Le lipofilling fessier est une opération longue et fastidieuse qui dure entre 2h30 et 3h, selon la quantité de graisse prélevée et réinjectée« , explique le chirurgien esthétique.
Le lipofilling fessier entraîne des douleurs importantes.
Quand obtient-on le résultat définitif après un lipofilling fessier ?
Les résultats sont définitifs et visibles au bout d’un mois, le temps que les œdèmes et ecchymoses disparaissent complètement.
Quels sont les dangers d’un lipofilling fessier ?
Le lipofilling fessier entraîne généralement des douleurs importantes. Le risque le plus important est celui de phlébite et d’embolie pulmonaire, qui augmente si l’intervention a duré trop longtemps. « Des anticoagulants sont prescrits pendant dix jours afin de limiter ces désagréments et il n’y a pas de grosse cicatrice, elle ne se voit quasiment pas« , rassure la spécialiste.
Comment s’asseoir après un lipofilling fessier ?
C’est très douloureux, il faut attendre au minimum dix jours pour que les ecchymoses et œdèmes s’estompent. « On porte une gaine spéciale qui ne comprime pas les fesses et on peut s’asseoir sur un petit coussin car il faut que le greffon prenne« , tient à préciser le Dr Laurence Benouaiche.
Quelles sont les contre-indications d’un lipofilling fessier ?
Il n’y a pas de contre-indications spécifiques.
Quel est le prix d’un lipofilling fessier ?
« Il faut prévoir 6000€ minimum, certains chirurgiens prennent jusqu’à 10000€. Il n’y a aucun remboursement car il s’agit d’un acte à visée esthétique« , conclut le chirurgien.
Merci au Dr Laurence Benouaiche, chirurgien plastique et esthétique à Paris.
Le cancer du testicule, aussi appelé tumeur testiculaire, est une maladie peu fréquente : environ 2 800 nouveaux cas chaque année en France selon les chiffres de Santé Publique France qui touche plutôt l’homme jeune. Il est de bon pronostic, y compris dans ses formes métastatiques. Les principaux facteurs de risque sont un antécédent de cryptorchidieou de tumeur testiculaire controlatérale. C’est quoi une tumeur du testicule ? Quels sont les facteurs de risques ? Quel est le meilleur traitement pour la soigner ?
Définition : c’est quoi un cancer du testicule ?
Le cancer du testicule touche exclusivement les hommes puisqu’il concerne la glande génitale masculine. On distingue principalement deux types de cancer du testicule :
► Une forme de cancer peut se développer au niveau des cellules reproductrices. Ces tumeurs sont appelées séminomes (59% des cas).
► Les autres cancers sont non séminomateux, avec différents sous-types selon les cellules atteintes (39% des cas).
Quel est l’âge de survenue du cancer des testicules ?
85% des cancers du testicule sont diagnostiqués entre 15 et 49 ans, c’est le cancer solide de l’homme le plus fréquent entre 15 et 34 ans.
Quels sont les chiffres du cancer du testicule en France ?
Le cancer des testicules est relativement rare puisqu’il ne représente que 1% de l’ensemble des cancers (2% des cancers chez les enfants). Il est, cependant, de plus en plus fréquent dans les pays occidentaux.
Environ 2800 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France.
Le cancer du testicule est responsable de 85 décès par an en France en moyenne.
85% sont diagnostiqués entre 15 et 49 ans.
C’est le cancer solide de l’homme le plus fréquent entre 15 et 34 ans.
Le traitement permet aujourd’hui une guérison dans plus de 98% des cas, sur les 2800 cas découverts par an, en France.
Le cancer du testicule est bilatéral dans 1 à 2% des cas.
Quels sont les symptômes d’un cancer du testicule ?
Le cancer du testicule est souvent découvert par le patient lui-même, qui palpe une masse indolore, dure, augmentant le volume de la bourse. Ressentir une sensation de lourdeur ou de gêne dans les bourses est peu fréquent, mais peut survenir. Des douleurs pelviennes ou abdominales peuvent être associées, ainsi que des adénopathies inguinales. Une fatigue inhabituelle et une perte de poids sont également des signes qui peuvent être présents. Le cancer peut également être découvert fortuitement lors d’un examen chez un médecin ou lors d’un bilan de stérilité, la tumeur du testicule pouvant en être la cause.
Quelles sont les causes et les facteurs de risques d’un cancer du testicule ?
Les principaux facteurs de risque sont un antécédent de cryptorchidie ou de tumeur testiculaire controlatérale. Le testicule ectopique (ou cryptorchidie) correspond à un testicule en position intra-abdominale, n’étant pas descendu dans le scrotum pendant l’enfance. Six cancers du testicule sur dix surviennent après un antécédent de cryptorchidie. L‘atrophie testiculaire, survenant notamment après les oreillons est aussi un facteur de risque. Des anomalies testiculaires, des antécédents d’infection ou de traumatisme du scrotum semblent être associés à un plus grand risque de tumeur du testicule. Le tabagisme et l’obésité sont des facteurs favorisants. Il n’est pas prouvé que certains sports ou le téléphone portable porté dans la poche soient des facteurs de risque.
Comment pose-t-on le diagnostic d’un cancer du testicule ?
La suspicion de cancer du testicule est généralement fortuite. Elle a lieu au cours d’un examen systématique (test de fertilité par exemple), ou la tumeur est découverte par le patient lui-même. La palpation d’une masse dure et irrégulière au niveau d’un testicule permet d’évoquer immédiatement le diagnostic.
Quels examens faire en cas de suspicion de tumeur testiculaire ?
Lorsqu’on suspecte une tumeur du testicule, il faut consulter le médecin qui vérifiera les antécédents familiaux et réalisera un bilan complet du patient. Il demandera également des analyses sanguines avec le dosage des marqueurs tumoraux ( béta HCG, alpha-foetoprotéine…) et, pour compléter le diagnostic, une échographie du scrotum et une IRM. La biopsie permet d’établir le diagnostic de cancer des testicules avec certitude.
« L’auto-palpation des testicules est le meilleur moyen de dépister un cancer précoce »
Quels sont les traitements d’un cancer du testicule ?
► Ablation du testicule. Le traitement du cancer du testicule est tout d’abord chirurgical. Il s’agit de l’orchidectomie, c’est-à-dire l’ablation du testicule cancéreux. L’intervention chirurgicale peut parfois s’accompagner d’une radiothérapie, d’une chimiothérapie ou d’une association des deux. Lorsque la tumeur est isolée, sans atteinte des enveloppes testiculaires, la chirurgie seule peut suffire. Au préalable, une conservation du sperme de l’individu est proposée, car des risques de troubles de la fertilité existent.
► Chimiothérapie et radiothérapie. Par la suite, le traitement dépendra de l’analyse du testicule enlevé et du bilan d’extension (ganglions, métastases). La chimiothérapie est plus efficace sur les tumeurs non séminomateuses. La radiothérapie est privilégiée pour les séminomes.
► Prothèse testiculaire. Il est possible de mettre en place une prothèse testiculaire.
Quelles sont les complications d’un cancer du testicule ?
Les complications du cancer du testicule dépendent de son extension : des métastases pulmonaires ou hépatiques sont de mauvais pronostic. Mais il s’agit d’un cancer facilement dépistable, et la précocité de son diagnostic permet d’obtenir d’importants taux de guérison.
Quelles sont les chances de survie d’un cancer du testicule ?
Le cancer du testicule est un cancer de très bon pronostic avec une survie nette standardisée de 93 % à 5 ans après un diagnostic réalisé entre 2010 et 2015. La survie nette à 5 ans varie peu avec l’âge au diagnostic : 98 % à 20 ans et 94 % à 60 ans. Les survies à 15 et 20 ans après le diagnostic restent très élevées, et proches de celles observées à 5 et 10 ans. Le taux de mortalité par cancer du testicule a diminué ces dernières années grâce à l’amélioration des traitements. La mortalité atteint un niveau très bas, le nombre total de décès estimé en 2018 étant de 86. Après guérison d’un cancer du testicule, le risque de voir se développer un cancer sur le testicule controlatéral est d’environ 2 à 5% dans les 25 années qui suivent. L’une des principales complications du cancer du testicule est la stérilité. C’est pourquoi la congélation du sperme est proposée en préalable à toute intervention.Cancer essentiellement de l’homme jeune, de très bon pronostic
L’auto-palpation des testicules est le meilleur moyen de dépister un cancer précoce et d’augmenter considérablement ses chances de guérison
Prévention : comment éviter le risque de cancer du testicule ?
Bien qu’elle soit limitée, la prévention du cancer des testicules est possible. Elle consiste à réaliser un examen mensuel de ses testicules par le patient lui-même, notamment après un bain ou une douche chauds, lorsque les bourses sont plus souples. En se plaçant devant un miroir, celui-ci doit palper doucement ses testicules en les faisant rouler entre le pouce et l’index à la recherche d’une bosse ou d’une masse anormale : les testicules doivent être lisses et de forme ovoïde. « L’auto-palpation des testicules est le meilleur moyen de dépister un cancer précoce et d’augmenter considérablement ses chances de guérison » indique le Dr Anne-Christine Della Valle, médecin généraliste.
Source : Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2018 – Testicule, tous cancers. Santé Publique France, août 2021.
On connait le SPM, moins le TDPM mais tous deux ont pour conséquence de faire chuter le moral des femmes quelques jours avant l’arrivée de leurs règles. Et ça, tous les mois. La différence ? Le TDPM ou trouble dysphorique prémenstruel est la formé sévère du SPM (syndrome prémenstruel). « Les femmes qui présentent des symptômes de trouble dysphorique prémenstruel ne doivent pas hésiter à en parler » souligne le Dr Joëlle Robion, gynécologue médicale et membre du Syngof (Syndicat des gynécologues et obstétriciens de France).. Quels sont les symptômes du TDPM ? Que faire pour mieux supporter ses cycles ? Quelles causes ? La pilule ? Est-ce que ça passe avec le temps ? Réponses et conseils avec le Dr Robion.
Qu’est-ce que le trouble dysphorique prémenstruel ?
Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est un trouble dépressif qui touche 3 à 8% des femmes en activité génitale et qui survient lors de la deuxième phase du cycle menstruel (phase lutéale). On le qualifie de « prémenstruel » car il survient avant les menstruations c’est-à-dire avant les règles. « C’est une forme sévère du syndrome prémenstruel (SPM). Comme lui, sa caractéristique est de se limiter à la phase lutéale du cycle. Quand les femmes ont leurs règles, elles vont mieux puis le trouble recommence aux cycles suivants » explique le Dr Joëlle Robion.
Comment se manifeste le trouble dysphorique prémenstruel ?
Le trouble dysphorique prémenstruel est donc une forme exagérée du SPM avec un impact plus lourd sur l’humeur et les émotions. « Les femmes ne se plaignent plus seulement de douleurs aux seins, de ventre gonflé ou de fatigue mais aussi de tristesse, d’anxiété, de crise de panique, de changement d’humeur, d’apathie, d’insomnie, de troubles la libido, d’hyperphagie ou au contraire de manque d’appétit » poursuit notre interlocutrice. Chaque femme ne présente pas tous les symptômes, elles en ressentent souvent deux, trois, quatre ou cinq avec toujours avec cette sensation de moral très bas juste avant leurs règles. « Elles ont beau savoir que c’est lié à leur cycle, elles n’arrivent pas à dépasser le mal-être lié à cette période ». La répétition de ces symptômes sur au moins de 2 ou 3 cycles doit alerter. Ils se distinguent de ceux d’une dépression puisqu’ils n’existent que dans la 2e partie du cycle menstruel.
Quelles sont les causes du TDPM ?
Les causes du trouble dysphorique prémenstruel ne sont pas clairement identifiées. « Ce n’est pas lié à un déséquilibre hormonal« , annonce d’emblée le Dr Robion. Parmi les pistes envisagées : une hypersensibilité aux hormones, des facteurs neuro-endocriniens (perturbation de la sérotonine et/ou de la dopamine) ou génétiques. « On pense aussi que les femmes qui ont des troubles psychiques sont peut-être un peu plus sensibles au trouble dysphorique prémenstruel » ajoute la gynécologue.
La pilule est-elle responsable du TDPM ?
« La pilule contraceptive n’est pas un facteur de risque de ce trouble. Elle ne l’améliore pas ni ne l’aggrave » répond le Dr Robion. Une pilule à base de drospirénone fait partie des traitements pouvant être proposés aux femmes souffrant du trouble dysphorique prémenstruel. Une étude publiée en 2005 a montré que sa prise améliorait les symptômes mais « les effets restent petits » nuance la gynécologue.
« Les femmes qui présentent des symptômes de trouble dysphorique prémenstruel ne doivent pas hésiter à en parler »
Quels sont les critères diagnostic du TDPM dans le DSM ?
Des critères diagnostic figurent dans le DSM, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux publié par l’Association Américaine de Psychiatrie (APA). Le trouble dysphorique prémenstruel (Premenstrual Dysphoric Disorder (PMDD) en anglais) y est rangé dans les troubles dépressifs. Selon le DSM, au moins 5 symptômes doivent être présents dans la dernière semaine avant le début des règles, commencer à s’améliorer quelques jours après le début des règles et devenir minimes ou absents dans la semaine qui suit les règles :
Instabilité affective marquée (sautes d’humeur, sensation soudaine de tristesse ou de larmes…)
Irritabilité, colère, conflits interpersonnels
Humeur nettement déprimée, sentiment de désespoir, pensées d’autodérision
Anxiété marquée, tension et/ou sensation d’excitation ou d’énervement
Un (ou plusieurs) des symptômes suivants :
diminution de l’intérêt pour les activités habituelles (travail, école…) ;
difficulté de concentration ;
léthargie ;
modification de l’appétit ;
hypersomnie ou insomnie ;
sentiment d’être dépassé ou hors de contrôle ;
symptômes physiques comme sensibilité ou gonflement des seins ;
douleurs articulaires ou musculaires,
sensation de ballonnements ou prise de poids.
Ces symptômes ne doivent pas être attribuables aux effets physiologiques d’une substance (drogues, médicaments ou autre traitement) ou à une autre condition médicale (par exemple, l’hyperthyroïdie).
Faut-il consulter ?
Oui ! « Les femmes qui présentent des symptômes de trouble dysphorique prémenstruel ne doivent pas hésiter à en parler. Certaines sont dans une vraie détresse. Si on a un gynécologue, on va le voir et sinon on va voir son médecin généraliste » recommande le Dr Robion. Il ne faut pas rester avec ce sentiment de mal-être sous prétexte qu’il disparaît quand les règles arrivent. Car il se répète tous les mois et a un vrai impact sur la qualité de vie.
Qui consulter ?
Un médecin. Dans un premier temps, le médecin gynécologue (quand on en a un) ou le médecin généraliste. « En tant que gynécologue, je ne me sens pas de prescrire des antidépresseurs donc je ré-adresse au médecin généraliste ou à un psychiatre » témoigne le Dr Robion. Le médecin généraliste et le psychiatre peuvent prescrire des antidépresseurs à la différence du psychologue qui ne le peut pas. Ce dernier saura entendre les plaintes de la patiente mais ça ne suffira pas. « Il peut y avoir des tendances suicidaires chez certaines femmes, c’est vraiment un trouble qui peut être épouvantable. Voilà pourquoi c’est au psychiatre de prendre le relais. »Il est possible de consulter un psychiatre directement, sans l’accord du médecin traitant. C’est un médecin spécialiste reconnu dans le cadre du parcours de soins et dont les consultations sont prises en charge par l’Assurance maladie.
Quels sont les traitements du trouble dysphorique prémenstruel ?
► La première chose à faire est de réévaluer ses habitudes de vie : l’activité physique est-elle régulière ? L’alimentation est-elle variée et équilibrée sans trop de sucre, de café ou d’alcool notamment ? Y a-t-il une consommation de tabac ? Si oui, il vaut mieux arrêter. Y a-t-il trop de stress ? Si oui, il faut se mettre au yoga ou à la méditation. En bref « occupez-vous de vous » conseille d’abord le Dr Robion.
► « On évalue ensuite la contraception de la patiente mais ça ne marche pas toujours » poursuit la spécialiste.
► Si rien y fait, il faut envisager le traitement de référence du trouble dysphorique prémenstruel que sont les antidépresseurs dits « inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ». Ce sont par exemple le Prozac®, le Zoloft® ou encore le Deroxat®.
► Viennent ensuite les techniques chirurgicales comme l’ablation des ovaires « mais c’est un peu extrême » estime le Dr Robion. Effectivement, cette ablation chez une femme de 40 ou 45 ans entraîne une ménopause précoce non dénuée de conséquences sur sa qualité de vie.
► Des injections d’hormones visant à mettre les ovaires au repos existent aussi dans la prise en charge du trouble dysphorique prémenstruel mais, là encore, cela revient à mettre la femme en ménopause. « On peut le faire ponctuellement mais pas pendant 10 ans chez une femme de 40 ans » conclut la spécialiste.
Existe-t-il des traitements naturels au TDPM ?
« La prise de calcium, de magnésium et de vitamine E pourrait avoir un effet sur l’amélioration des symptômes du trouble dysphorique prémenstruel mais il n’y a pas d’études, prévient le Dr Robion. On peut quand même essayer en compléments alimentaires comme c’est en vente libre. » Cette prise doit aller de pair avec une modification de l’alimentation et de l’activité physique si nécessaire. Et si les symptômes ne s’améliorent pas, consultez. N’attendez pas.
Merci au Dr Joelle Robion, gynécologue médicale et membre du Syngof. Source : Diagnostic Criteria for Premenstrual Dysphoric Disorder (PMDD). National Library of Medicine; 2020-2022.
A la fin du mois de mars 2023, ce sera le changement d’heure et on passera à l’heure d’été ! Cela a pour but de gagner une heure d’ensoleillement naturel pour éviter d’allumer la lumière et ainsi faire des économies d’énergies. Le changement d’heure est régi officiellement et fait l’objet d’une directive officielle du Parlement européen. Cette mesure a été instaurée en France à la suite du choc pétrolier de 1973-1974 et harmonisée au sein de l’UE depuis 1998. Dans le monde, une soixantaine de pays appliquent des changements d’horaires saisonniers. Des pays l’ont abandonné comme la Tunisie, l’Egypte, la Russie, l’Ukraine, l’Islande, l’Arménie… Cette mesure, très contestée, devait prendre fin en France mais elle continue encore de s’appliquer. Date du changement d’heure d’été et comment s’y préparer pour éviter la fatigue avec le Dr Catherine Lamblin, médecin du sommeil.
Date : quand passe-t-on à l’heure d’été en France en 2023 ?
Le passage à l’heure d’été a lieu ledernier dimanche de mars, donc dans la nuit du 25 au 26mars 2023, à 2h du matin (il sera 3h). Ce qui change :
Le soleil se couche plus tard
Nous perdons une heure de sommeil, donc nous dormons une heure de moins
L’heure d’été est fixée à GMT+2
Moyen mnémotechnique pour savoir si on avance ou si on recule d’une heure
C’est toujours la grande question ! Lors du passage à l’heure d’hiver,on recule d’une heure. Lorsqu’on passe à l’heure d’été, il faut avancer les aiguilles de notre montre d’une heure(un tour complet comme sur l’image de l’horloge ci-dessous). Voici un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir :
>> Le passage à l’heure d’hiver a lieu au mois d’octobRE, on REcule donc d’une heure.
>> Le passage à l’heure d’été a lieu vers le mois d’AVril, on AVance donc d’une heure
Comment se préparer au changement d’heure et ne pas être fatigué ?
Il faut généralement 3-4 jours pour encaisser totalement un changement d’heure.
Le changement d’heure peut perturber les rythmes biologiques. D’où l’importance de l’anticiper pour mieux se réguler. « Deux à trois jours avant le changement d’heure d’été par exemple, il est conseillé de se coucher légèrement plus tôt que d’habitude -environ une vingtaine de minutes- afin de se décaler progressivement et de s’adapter au nouveau cycle jour/nuit« , conseille le Dr Catherine Lamblin, médecin du sommeil. Par ailleurs, au lendemain du changement d’heure, « il vaut mieux écouter notre corps et se coucher lorsque nous ressentons la fatigue, même si ce n’est pas toujours facile avec les contraintes professionnelles ou familiales« , poursuit notre interlocutrice. Il faut généralement 3-4 jours pour encaisser totalement un changement d’heure. A noter que les personnes « du soir » seront plus embêtées lors du passage à l’heure d’été et auront plus de difficulté à se lever le matin. En revanche, le passage à l’heure d’été se passera sans trop de mal pour les couche-tôt.
Comment préparer l’enfant et le bébé au changement d’heure d’hiver ?
Les enfants sont particulièrement sensibles aux modifications du rythme de sommeil. Pour l’aider à s’adapter en douceur, il faut essayer d‘anticiper le changement d’heure en décalant progressivement les moments clefs de la journée comme les repas, l’heure de la sieste, l’heure du bain, l’heure du coucher…
► Pour l’heure d’été : on avance les repas et l’heure du coucher d’un quart d’heure 4 jours avant le passage à l’heure d’été. Par exemple, le premier jour, on mange à 12h30, le deuxième jour à 12h15, le troisième jour à 12h et le quatrième jour à 11h45. On ferme bien ses volets pour que l’enfant ne soit pas perturbé par la lumière du jour.
► Pour l’heure d’hiver : on retarde les repas et l’heure du coucher d’un quart d’heure 4 jours avant le passage à l’heure d’hiver. On n’hésite pas à utiliser un simulateur d’aube pour faciliter les réveils.
Depuis quand y a-t-il un changement d’heure en France ?
Le changement d’heure est une mesure qui a été instaurée pour la première fois en France en 1916, après l’Allemagne et le Royaume-Uni, dans le but d’économiser des ressources énergétiques comme le charbon. Elle a été abandonnée de 1945 à 1975, puis a été remise en place en 1976, après le choc pétrolier de 1973 face à la flambée des prix du pétrole. Il s’agissait d’économiser l’électricité produite à l’époque principalement par le fioul, grâce à une heure d’ensoleillement naturel de plus les soirs. En 1975, le président Valéry Giscard d’Estaing décide que les montres seront avancées l’hiver d’une heure sur l’heure de Greenwich et de deux heures pendant l’été afin de réduire l’utilisation d’électricité pour s’éclairer. Le décret du 19 septembre 1975 officialise le changement d’heure en France métropolitaine. En Outre-mer, le changement d’heure ne s’applique pas sauf à Saint-Pierre-et-Miquelon. Depuis 1998, les dates de changement d’heure ont été harmonisées au sein de l’Union européenne. Dans tous les pays membres, le passage à l’heure d’hiver s’effectue le dernier dimanche d’octobre et le passage à l’heure d’été, le dernier dimanche de mars.
Quelles sont les dates des prochains changements d’heure en France ?
Prochains changements d’heure en France
Passage à l’heure d’été
Passage à l’heure d’hiver
2023
Dimanche 26 mars
Dimanche 29 octobre
2024
Dimanche 31 mars
Dimanche 27 octobre
2025
Dimanche 30 mars
Dimanche 26 octobre
Quand sera le dernier changement d’heure en France ?
Le changement d’heure est devenu commun à la majorité des Etats membres de l’Union européenne depuis 1998 mais le système est de plus en plus critiqué. A la demande du Parlement européen, la Commission européenne avait organisé au cours de l’été 2018,une consultation en ligne. Parmi les 4,6 millions d’Européens qui ont participé, 84% étaient contre le changement d’heure. Le 12 septembre 2018, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a déclaré vouloir la fin du changement d’heure saisonnier dès 2019. En mars 2019, les Eurodéputés ont voté en faveur de la suppression du changement d’heure. Quelques semaines plus tard, ils sont revenus sur leur position et avaient finalement décidé de reporter cette mesure afin que les Etats membres de l’Union européenne puissent avoir le temps de décider s’ils souhaitaient se caler sur l’heure d’été ou d’hiver, notamment en fonction de leurs fuseaux horaires. Cependant, avec la crise de la Covid-19, les négociations entre le Parlement et le Conseil européen n’ont pas pu se faire et « la fin du changement d’heure n’est pas d’actualité dans l’agenda du Conseil européen« , a indiqué la députée UE des Verts, Karima Delli, au Huff Post. Le textesur la fin du changement d’heure n’est plus à l’ordre du jour et ne devrait pas être discuté dans un avenir proche.
Merci au Dr Catherine Lamblin, médecin du sommeil.
Envie d’un plat réconfort ce soir ? Pensez à votre sommeil ! L’alimentation joue un vrai rôle dans les troubles du sommeil que ce soit l’endormissement ou les réveils nocturnes. Aussi un dîner trop riche, trop tardif ou la consommation de certains aliments ou boissons stimulent l’éveil. Voici les erreurs à éviter à table le soir avec le Dr Alexandra Dalu, médecin anti-âge, nutritionniste et auteure du livre « Les 100 idées reçues qui vous empêchent d’aller bien ».
1. Les pâtes, trop lourdes à digérer !
« Le soir, on évite les pâtes et les pommes de terre et on privilégie les légumineuses telles que les lentilles et pois chiches ou du riz complet, riches en fibres qui rassasient vite et évitent les fringales en soirée », recommande le Dr Alexandra Dalu.Les féculents comme les pâtes et les pommes de terre peuvent rendre la digestion difficile et retarder l’endormissement. Idéalement : « Si vous vous couchez tard mais que vous dînez à 20 heures, vous allez avoir faim vers 23h30. Dans ce cas, mangez des flageolets, haricots rouges, riz ou quinoa permet de tenir longtemps. Vous vous coucherez repus et grâce aux fibres de ces aliments, vous éliminerez les toxines au réveil car elles luttent efficacement contre la constipation. »
2. La viande rouge empêche de dormir
Amateur de viande rouge, il vaut mieux l’éviter le soir. A cause de ses teneurs élevées en protéines et en graisses, elle empêche de bien dormir. Les protéines diminuent la production de sérotonine qui est indispensable à la sécrétion de la mélatonine, l’hormone qui facilite le sommeil. Du coup « elles augmentent la vigilance », explique le Dr Alexandra Dalu. Les graisses de la viande rouge sont difficiles à digérer. Or, qui dit mauvaise digestion dit sommeil perturbé. Le mieux : « Privilégiez de petites quantités de viandes ou un petit morceau de poisson ou encore du tofu au dîner. » Et si vous avez envie de manger de la viande rouge un soir, choisissez un steak à 5% de matières grasses ou du filet de bœuf qui sont des morceaux moins gras.
3. Le riz au lait en dessert
Crème à la vanille, riz au lait… Oui tous ces desserts sont très alléchants, mais en plus d’être mauvais pour l’équilibre nutritionnel, ils sont lourds à digérer donc peuvent nuire au sommeil. Pour rappel, la digestion augmente la température du corps d’autant plus que le repas aura été lourd. Or, pour bien s’endormir, la température doit s’abaisser. Le mieux : si vous avez envie d’un dessert à la fin de votre dîner, mangez un yaourt nature ou une compote (si vous n’avez pas de problème de poids car la compote est plus sucrée qu’un fruit frais).
4. Tisane avant de dormir = réveil la nuit
A la valériane, à la passiflore, à la verveine, à la fleur d’aubépine… Parce qu’elles vous aident à vous endormir, vous appréciez votre tisane du soir. Très bien mais à quelle heure la buvez-vous ? « Une tisane doit se boire en fin de dîner et pas avant de se coucher parce que sinon vous allez être réveillé la nuit pour aller aux toilettes », rappelle Alexandra Dalu. Sans oublier qu’il faut 3 heures à l’eau pour arriver dans les reins « donc si on boit à minuit, on sera réveillé à 3 heures du matin ». Bue chaude, la tisane a aussi l’avantage de baisser la température du corps ce qui facilite la survenue du sommeil. A noter : Si on doit prendre des médicaments le soir, il faut le faire avec très peu d’eau pour limiter les réveils nocturnes.
5. Pas de steak de thon, trop riche en protéines
Espadon, requin, maquereau roi, marlins, roussette, thon… Il faut éviter de manger des gros poissons le soir parce qu’ils sont riches en protéines, elles-mêmes excitantes. « Il faut privilégier les petits poissons comme les sardines, les petits maquereaux, les harengs et saumons » conseille la nutritionniste Alexandra Dalu. A savoir : les gros poissons accumulent davantage de contaminants comme le mercure et sont donc déconseillés pendant la grossesse, l’allaitement, et chez les enfants de moins de 3 ans. Pour le thon : une fois par semaine, pas plus, pour ces personnes.
6. Pas de café après 16 heures
Cela va de soi, allez-vous dire ? Mais il est quand même bon de rappeler que le soir, on ne boit ni café ni thé avant d’aller dormir. Simplement parce qu’ils sont excitants à cause de la caféine qu’ils contiennent. Si les effets peuvent varier d’une personne à l’autre, il est généralement recommandé (surtout si vous n’êtes pas habitué à boire du café) de l’éviter après 16h. Pour le thé, préférez les boissons type rooibos qui sont dépourvues de théine et n’ont donc pas d’effets négatifs sur l’endormissement. Sachez-le : 6 heures après consommé du café, la moitié de la caféine ingérée est encore présente dans le corps !
7. Le chocolat le soir nuit à la digestion et au repos
Comme il contient de la caféine, le chocolat est excitant. Il est déconseillé de le consommer le soir parce qu’il peut perturber l’endormissement et entraver la qualité du sommeil. Surtout si on ne sait pas s’arrêter ! De plus, le chocolat -particulièrement le blanc et celui au lait – représente un apport non négligeable de graisses qui nuisent à la digestion et au repos. Si vous craquez : privilégier le chocolat noir, à au moins 80 % du cacao pour bénéficier de sa richesse en magnésium qui détend, et arrêtez-vous à deux carrés.
8. Pas de frites le soir
Plus vous mangez gras le soir, plus vous dormirez mal. Donc bannissez les frites et toutes fritures en général (beignet…). Une étude brésilienne publiée en 2008 a montré que l’apport de matières grasses au dîner altérait le sommeil paradoxal d’une cinquantaine de volontaires et élevait leur indice d’éveil et d’apnée pendant le sommeil. Ce méfait du gras viendrait notamment de la difficulté à le digérer. Si votre corps œuvre à la digestion, il n’est pas en mesure de s’endormir. De plus, l’Institut du sommeil explique qu’une alimentation trop grasse pourrait modifier la sensibilité de l’organisme à l’orexine, une hormone qui stimule l’éveil et participe à l’envie de manger.
9. Pas de cocktail d’alcool, ils sont trop stimulants !
« L’alcool est un excitant qui diminue la quantité et la qualité de l’hormone du sommeil qu’est la mélatonine » avance Alexandra Dalu. Il est déconseillé d’en consommer le soir. L’alcool entraîne aussi un relâchement du tonus musculaire qui favorise le ronflement et les troubles respiratoires (comme l’apnée du sommeil) ce qui nuit aussi au sommeil et peut provoquer des réveils la nuit, surtout dans la deuxième partie. Gare aux cocktails en soirée : « Il faut faire attention aux cocktails, prévient Alexandra Dalu. Avec eux, on cumule alcool et sucres rapides, qui sont très excitants et donc inadaptés au sommeil. »
10. Pas de sodas, trop excitant !
Enrichis en caféine, guarana, taurine, vitamines ou ginseng, beaucoup de sodas excitent, empêchent l’endormissement et perturbent le sommeil. En 2016, une étude américaine menée sur 18 800 personnes a montré que les plus gros buveurs de sodas dormaient moins de 5 heures par nuit. Une autre publiée en 2010 et menée sur 200 enfants a montré que ceux qui buvaient le plus de sodas dormaient moins et moins bien que ceux qui n’en buvaient pas. Les sodas doivent être évités de manière générale, et particulièrement le soir. A savoir : La consommation d’une canette de 250 ml de soda énergisant apporte en moyenne l’équivalent en caféine de deux cafés expressos (50 ml) ou de plus de deux canettes de sodas au cola (330 ml).
Jeûner 12 heures
Il y a des aliments à éviter le soir et des habitudes, également, à oublier. Par exemple, le fait de manger tard alors qu’on se lève tôt peut être responsable d’acidité gastrique. « Il y a un jeûne physiologique interprandial (entre les repas) à respecter, rappelle Alexandra Dalu, En dehors de ces repas, on ne grignote rien, on ne prend rien à part de l’eau. Mais aussi on respecte un jeûne suffisant entre le dîner et le petit-déjeuner le lendemain. » Le mieux : « En cas de soirées tranquilles je conseille de dîner vers 19h30 et jusqu’à 20h30 et le lendemain matin de prendre un petit-déjeuner à 8h30 afin de cumuler 12 heures de jeûne. » Même chose si on dîne jusqu’à 21h30, il faut essayer d’attendre 10 heures le lendemain pour prendre son premier repas.
Reprogrammer son sommeil
Métro, boulot, dodo… Un rythme intense, parfois décousu, peut mettre le sommeil à rude épreuve. « Or le sommeil est un programme comme un logiciel et il faut parfois le recaler » explique Alexandra Dalu. Concrètement ?« Ce n’est pas toujours qu’une question d’aliments. Quand on prend des somnifères depuis des années par exemple, on peut faire du sevrage, il y a des plantes intéressantes. Il peut aussi y avoir un déséquilibre hormonal ou des carences derrière un trouble du sommeil. Il faut alors une prise en charge médicale adaptée et personnalisée. »
Merci au Dr Alexandra Dalu, médecin anti-âge et nutritionniste.
L’épidémie de Covid a toujours eu tendance à évoluer par vagues. A date, 9 vagues ont été enregistrées entre mars 2020 et l’hiver 2022-2023, marquées par l’afflux de malades à l’hôpital et en soins intensifs. En ce premier trimestre de l’année 2023, l’épidémie de Covid diminue en France, avec un taux d’incidence, d’hospitalisation et de réanimation en baisse, selon les chiffres de Santé publique France révélés quotidiennement. Mais faut-il craindre de nouvelles vagues en France ? Retouren dates sur les différentes vagues de l’épidémie de Covid en 2020, 2021, 2022 et début 2023.
Vagues Covid en 2023
Après 3 ans de pandémie, le Covid va probablement devenir un virus respiratoire classique, responsable d’épidémie saisonnière, comme la grippe. L’OMS parle même d’un « risque permanent posé par la maladie« . Mais parlera-t-on encore de « vagues » en 2023 ? Pour le moment, la France est dans un contexte épidémiologique très favorable (moins de 5 000 infections recensées par jour). « La circulation du SARS-CoV-2 s’est stabilisée à un niveau faible sur le territoire national. Les nouvelles hospitalisations et les décès continuaient à diminuer », rapporte Santé publique France le 2 février. Les mesures sanitaires concernant l’isolement ou les tests pour les cas contacts ont été levées. « Il n’y a aucune raison que 2023 soit très différente de 2022« , estime Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à l’université de Genève (Suisse), lors d’un entretien accordé à l’Express le 1er février 2023, ce qui voudrait dire qu’il y aurait encore des vagues épidémiques en France tout au long de l’année.
9ème vague du Covid : automne-hiver 2022-2023
Après plusieurs semaine en baisse, les indicateurs hospitaliers ont augmenté dans la semaine du 14 au 20 novembre. Santé publique France parle donc d’une « une reprise de la circulation du SARS-CoV-2 sur le territoire national » et d’une « hausse des indicateurs hospitaliers » dans son bulletin du 24 novembre 2022. Une 9e vague sévit en France. Elle estmarquée par un taux d’incidence en augmentation, une hausse des taux de positivité et une reprise à la hausse des nouvelles hospitalisations et admissions en soins critiques. Dans un avis du 16 décembre 2022, le Covars rapporte une reprise de l’épidémie en France, associée notamment à l’augmentation de circulation du sous-variant BQ.1.1 issu du variant Omicron BA.5. Ce variant BQ.1.1 est désormais majoritaire (environ 60% au niveau national), sans signal d’augmentation de pathogénicité, mais coexiste avec une persistance du variant antérieur BA.5. La première semaine de janvier 2023, le nombre de nouveaux cas de Covid diminue de 26% sur une semaine. Le taux d’incidence est en baisse de 51%. La 9e vague de Covid semble donc être passée en France.
8ème vague : septembre-novembre 2022
Les spécialistes parlent plutôt d’un rebond de la 7e vague plutôt que d’une véritable 8e vague
Une 8ème vague épidémique a démarré en France en septembre 2022. Ce rebond d’incidence en métropole était lié à la reprise des contacts sociaux et la baisse brutale des températures (activités professionnelles, réouverture des écoles) après la pause estivale, a expliqué le Covars. Anne-Claude Crémieux, infectiologue interrogée au Journal du Dimanche indique qu’un « scénario de type endémique, avec de nouvelles vagues d’infections, plus marquées en automne ou en hiver comme pour la grippe ou d’autres virus respiratoires, semble (…) le plus probable« . « Cette 8e vague est faite du même variant que celui qui circulait pendant l’été, rappelle-t-elle cette fois au micro de France Inter le 10 octobre.Les spécialistes parlent plutôt d’un rebond de la 7e vague plutôt que d’une véritable 8e vague. Il faut se rappeler qu’on avait eu le même phénomène avec le variant delta l’année dernière. Il y avait eu un rebond également à l’automne 2021. » Cette vague, portée par les sous-variants d’OmicronBA4 et BA5a eu un retentissement hospitalier direct moins important que les vagues antérieures. Voici les prévisions rapportées par le Covars, saisi pour émettre ses hypothèses pour lutter contre la 8e vague de Covid
La 7ème vague épidémique de Covid a atteint son pic en juillet 2022 et a été portée par deux sous-variants d’Omicron BA.4 et BA.5. « Probablement grâce à leur capacité à échapper à une immunité acquise par une infection et/ou la vaccination, notamment si celle-ci a diminué avec le temps« , rapporte le Centre européen de contrôle des maladies (ECDC) dans un rapport du 13 mai. A la mi-juin, le nombre moyen de cas confirmé tournait autour de 40 000 par jour.
Certains épidémiologistes ont suggéré une 6e vague, fin mars 2022, avec un taux d’incidence et un nombre total de cas positifs qui remontaient. Néanmoins, cette vague était de moins grande ampleur que les vagues précédentes (voir la courbe ci-dessous). Selon les chiffres de Santé publique France, le nombre de cas a progressivement diminué autour du 5 avril jusqu’à atteindre un plateau d’environ 20 000 nouveaux cas par jour autour du 20 mai 2022. Fin mai, les contaminations ont commencé à repartir à la hausse. Le pic de la 6e vague était autour du 31 mars 2022.
Un pic correspond au moment qui précède l’infléchissement d’une courbe de cas, hospitalisations ou décès enregistrés chaque jour.
Un plateau désigne la stabilisation du nombre de nouveaux cas, d’hospitalisations ou de décès enregistrés chaque jour.
Une décrue signifie la baisse des nouvelles contaminations et des nouveaux décès enregistrés chaque jour.
5ème vague du Covid : novembre 2021 – février 2022
La cinquième vague de l’épidémie de COVID-19 a démarré début novembre2021. Le taux d’incidence a fortement augmenté et a dépassé le niveau atteint lors des vagues précédentes.Malgré la hausse de l’incidence observée dans toutes les classes d’âge au début de cette 5e vague, le virus semble avoir majoritairement circulé chez les plus jeunes. Cette vague d’abord véhiculée par le variant Delta, a été ensuite marquée par l’émergence d’un nouveau variant baptisé Omicron. Dans ce contexte inquiétant, le gouvernement a misé sur une campagne de rappel.Le taux d’incidence a atteint son point culminant vers le 24 janvier 2022 (avec 3 800 cas positifs pour 100 000 habitants). Le pic des hospitalisations a été atteint le 7 février 2022 avec plus de 33 000 personnes hospitalisées. Les courbes ont ensuite freiné vers la mi-février. En mars, on peut dire que la France est sortie de la 5e vague.
4ème vague de Covid : juillet-août 2021
Le 21 juillet 2021, le Premier ministre Jean Castex a confirmé sur TF1 que la France était entrée dans sa quatrième vague épidémique. A cette date la courbe des hospitalisations restait encore basse car on sait qu’il faut en moyenne 2 à 3 semaines pour que la hausse des cas se répercute sur le nombre de personnes hospitalisées. Le pic a été atteint à la mi-août. La généralisation du pass sanitaire a poussé les Français à aller se faire vacciner ce qui a permis de faire redescendre la courbe des hospitalisations. Le pic de la 4e vague a été atteint à la mi-août 2021 (vers le 12 août 2021)
3ème vague de Covid : mars-avril 2021
Après avoir connu une décrue à partir du 16 novembre 2020, l’épidémie est repartie à la hausse à la mi-mars 2021, avec une moyenne de nouveaux cas par jour de 50 000. « Oui la troisième vague est là et elle nous frappe durement »alertait le Premier Ministre, Jean Castex, devant l’Assemblée Nationale le 1er avril 2021.Lundi 29 mars 2021, le nombre de personnes en réanimation a dépassé celui du pic de la deuxième vague en automne. Il s’agit du nombre le plus élevé depuis le 22 avril 2020. La situation sanitaire est particulièrement critique en Ile-de-France où les hôpitaux sont saturés. Le nombre d’admission en soins critiques le plus élevé est atteint le 12 avril 2021 avec 495 nouvelles admissions. Le pic de la 3e vague a été atteint le 12 avril 2021 pour les hospitalisations et le 13 avril 2021 pour les réanimations.
2ème vague de Covid : septembre – novembre 2020
Le Conseil scientifique a alerté début septembre 2020 de la survenue à la fin de ce même mois d’une deuxième vague épidémique. « La circulation du virus a repris pendant l’été 2020 sur l’ensemble du territoire français, notamment chez les jeunes adultes. Le nombre de cas diagnostiqués chaque jour a atteint les 10 000 au premier septembre« , expliquait-il dans une note du 26 octobre. Un tassement des chiffres a été observé lors de la seconde moitié du mois de septembre (en moyenne 15 000 nouvelles infections par jour). Dès le 1er octobre 2020, « on constate une remontée extrêmement rapide du nombre de nouveaux cas, qui fait suite à une baisse généralisée des températures (baisse atteignant 25°C pour les maximales par endroit) qui a débuté entre le 20 et le 25 septembre selon les régions« , poursuivait le Conseil Scientifique. L’épidémie a ensuite progressé en France pour atteindre à la mi-novembre [autour du 15 novembre] un nombre de personnes hospitalisées légèrement supérieur au pic de la mi-avril (environ 32 000 personnes hospitalisées chaque jour entre le 11 et le 20 novembre). A la mi-novembre, l’épidémie est en décrue. Le 14 décembre 2020, le nombre quotidien de nouveaux cas tourne aux alentours de 4 000. Le pic de la 2e vague a été atteint entre le 12 et le 19 novembre 2020.
1ère vague de Covid : mars – mai 2020
Depuis les premiers cas officiels enregistrés en France le 24 janvier 2020 par Santé publique France, les nombres de nouveaux cas et de nouveaux décès de Covid-19 ont augmenté de façon croissante jusqu’à la fin du mois de mars. Autrement dit de fin janvier à fin mars, la France était en phase ascendante. A partir du 3 avril 2020, l’impact de l’épidémie était majeur et « la France se situait dans une phase de haut plateau » indiquait Jérôme Salomon, directeur général de la santé le 10 avril. Le nombre de personnes hospitalisées a été le plus élevé le 14 avril (plus de 32 000) pour redescendre progressivement entre le 20 avril et début juin (autour de 15 000). Entre le 15 juin et le 20 septembre 2020, le nombre de patients hospitalisés s’est stabilisé autour de 5 000 et le nombre de personnes en réanimation autour de 400 : la France était alors dans une phase de bas plateau. Les chiffres ont commencé à ré-augmenter fin août, laissant présager le début d’une deuxième vague. Le pic de la première vague a eu lieu, selon les courbes, entre le 6 et le 10 avril 2020.
Courbe en cloche : caractéristique des maladies virales ?
Pour chacune des vagues, la courbe épidémique semble suivre la courbe en cloche (voir les courbes ci-dessus). La forme en cloche (aussi appelée courbede Gauss en mathématiques) est typique des courbes d’évolution d’une épidémie dite « par propagation », comme c’est le cas de la plupart des maladies à transmission interhumaine (maladies virales). Si on analyse la courbe épidémique d’une maladie virale, on remarque toujours une phase ascendante au début de l’épidémie, puis une forme de cloche qui correspond au pic épidémique, une stagnation du nombre de nouveaux cas et enfin, une phase descendante, où le nombre de cas diminue progressivement. Pour certains scientifiques, cette forme typique « en cloche » représente un indicateur qui annoncerait que le pic de l’épidémie a été atteint et que la maladie est dans une phase très décroissante.
Sources : Point épidémiologique Covid-19, Santé publique France // Courbes Géodès – Santé publique France (données hospitalières) // Note du Conseil Scientifique Covid-19 : une deuxième vague entraînant une situation sanitaire critique – 26 octobre 2020