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Couperose (rosacée) : quels sont les traitements efficaces ?

Couperose (rosacée) : quels sont les traitements efficaces ?

La couperose ou la rosacée est une affection dermatologique principalement localisée sur le visage au niveau du nez, des joues et du menton. Elle se manifeste par des rougeurs qui peuvent être accompagnés d’autres symptômes. Certains facteurs comme la consommation d’alcool ou l’exposition au soleil aggravent les effets de la couperose. Parmi les traitements les plus efficaces, on peut se tourner vers le laser pour diminuer les signes de la couperose. Qu’est-ce qui déclenche la couperose ? Est-ce que la couperose se guérit ? Quels sont les traitements ? Causes, photo et conseils pour la prévenir.

Définition : C’est quoi la couperose ?

La couperose est une anomalie vasculaire qui se caractérise par des rougeurs sur les joues, le nez, le front et le menton. Lorsque la maladie évolue, ces rougeurs peuvent devenir permanentes et être accompagnées de vaisseaux dilatés (couperose) sur les joues et les ailes du nez, ainsi que des boutons rouges. Elle touche plus souvent les femmes entre 40 et 50 ans, plus volontiers les individus à peau, yeux et cheveux clairs. L’explication physiologique du phénomène est mal connue, mais il s’agirait d’un trouble au niveau des vaisseaux sanguins de la face. Il s’agit d’une maladie cutanée évolutive. La maladie peut évoluer selon plusieurs stades de façon inconstante.

Quelles sont les causes de la couperose ?

Il existe un phénomène vasculaire prédominant qui implique l’altérations des petits vaisseaux probablement déterminée en partie génétiquement. « L’alcool, souvent incriminé dans la genèse de la rosacée, n’est en réalité pas en cause dans sa survenue. Il peut simplement être un cofacteur de vasodilatation des vaisseaux, rendant plus affichante la couperose » explique le Dr Marie Estelle Roux, dermatologue à Paris. « En revanche, les expositions solaires seraient largement impliquées dans son aggravation. »

Photo de couperose sur le visage

Photo des boutons de la couperose
Photo des boutons de la couperose © shauerman-123RF

Quels sont les symptômes de la couperose ?

Initialement, la couperose peut débuter par des phénomènes de poussées successives soudaines de rougeurs du visage et du cou avec une sensation de bouffées de chaleur, on parle de flushs cutanés ou bouffées vasomotrices. Dans un second temps, une rougeur diffuse et permanente touchant principalement le nez et les joues s’installe. Parfois, l’évolution se fait vers la présence de surélévations de la peau d’aspect inflammatoire : c’est le stade caractéristique de la rosacée. Dans sa forme la plus intense et qui touche presque exclusivement les hommes, elle peut évoluer vers le rhinophyma, caractérisé par un nez rouge, augmenté de volume dont la peau est épaissie. La couperose peut s’accompagner d’une rosacée oculaire associée, aux symptômes proches de ceux de la conjonctivite :

  • Rougeurs sur le visage
  • Peau sèche, sensible, sensation de brûlure
  • Augmentation des rougeurs sous l’effet de l’émotion ou changement de température
  • Apparition de papules ou pustules sur le nez, les joues, le front et le menton
  • Yeux secs, rouges et irrités

​​​​​​Qui est le plus concerné par la couperose ?

Les enfants sont très rarement concernés par la couperose qui touche en grande majorité les adultes entre 30 et 50 ans. Les femmes y sont plus souvent sujettes que les hommes puisqu’on compte deux femmes atteintes de couperose pour un seul homme, et les phototypes clairs (peau claire, yeux clairs) sont plus sensibles à la couperose. Enfin, l’affection est héréditaire, les personnes aux parents atteints ont davantage de risques d’en souffrir aussi.

Quels sont les facteurs de risque de la couperose ?

Certains facteurs augmentent les risques d’apparition de couperose chez les personnes prédisposées. C’est notamment le cas :

  • De l’exposition prolongée au soleil ;
  • Du changement de température ;
  • De la consommation de boissons chaudes, d’épices ou encore d’alcool ;
  • Des variations hormonales : grossesse, ménopause ;
  • D’émotions fortes : Stress, colère ;
  • D’une prise de corticoïdes.

Comment savoir si on a de la couperose ?

Dans le cas de la couperose, le diagnostic est clinique. Il suffit de se rendre chez un médecin ou un dermatologue, qui établira un diagnostic grâce à un examen cutané et un interrogatoire. En cas de doute avec d’autres maladies, on peut effectuer une biopsie cutanée. 

Quels sont les traitements pour soigner la couperose ?

Dans les formes peu évoluées, certaines crèmes anti-parasitaires, peuvent soulager la personne des symptômes ressentis, ou atténuer parfois les rougeurs. « Dans des formes plus avancées (avec papules), un parasite appelé demodex follicularum est souvent incriminé, et le recours à des antibiotiques locaux peut-être efficace » explique le Dr Roux. 

► Au stade de la couperose permanente, des techniques spécifiques comme l’électrocoagulation ou le laser ont parfois de bons résultats. L’électrocoagulation agit sur la couperose, nécessite plusieurs séances et peut entraîner des saignements, rougeurs et formation de petites croûtes. Cette technique est peu à peu abandonnée et remplacée par le laser. Le laser, moins douloureux que l’électrocoagulation, est aujourd’hui le traitement de référence à la couperose. Ayant seulement une visée esthétique, les séances de laser ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. Le rhinophyma peut aussi être traité par laser.

► Traitements médicamenteux :

  • Antibiotiques : le plus souvent, on prescrit une crème à base de métronidazole ou de clindamycine. Quand la rosacée est étendue ou qu’elle provoque une inflammation des yeux, le praticien peut prescrire un antibiotique oral (les cyclines) pendant trois mois.
  • Acide azélaïque : en crème ou gel à appliquer localement, il aide à diminuer le nombre de pustules et à atténuer les rougeurs.
  • Isotrétinoïne orale : utilisée en seconde intention pour les formes graves de rosacée, comme la rosacée phymateuse ou apparition de papules, pustules ou nodules résistants aux autres traitements.
  • Un traitement à base d’ivermectine topique sous forme de crème est disponible en pharmacie sous ordonnance. Ce traitement est un anti-parasitaire qui aide à diminuer les papules et les pustules, ainsi que les rougeurs inflammatoires.

Comment éviter l’aggravation de la couperose ?

On ne peut prévenir réellement la couperose, mais on peut éviter l’aggravation ou la répétition trop fréquente de certains symptômes en adoptant certains gestes au quotidien : en évitant les boissons et plats trop chauds ou trop épicés, l’alcool, les produits irritants pour la peau, et les médicaments vasodilatateurs (hypertension artérielle). 

► Si vous devez vous exposer au soleil, faites-le avant 11h et après 16h, et en protégeant votre peau avec une crème à indice élevé pour éviter les coups de soleil. 

Limitez certains aliments et certaines boissons qui contribuent à la dilatation des vaisseaux et à l’apparition de la rosacée : café, boissons chaudes, alcool, épices…

► En période de grand froid, de vent ou de neige, protégez votre visage avec un vêtement chaud. 

► Apprenez à vous détendre : stress et émotions fortes peuvent être des facteurs aggravants de la rosacée.

Evitez les saunas et bains chauds prolongés.

► Ne lavez pas votre visage à l’eau chaude : préférez une eau tiède.

► Evitez les produits lavants à base d’alcool ou d’acide : en cas de doute, demandez à votre pharmacien.

► Evitez les crèmes trop grasses, et choisissez si possible une crème adaptée aux peaux sujettes à la rosacée.

Attention aux médicaments vasodilatateurs (en traitement de l’hypertension artérielle notamment) susceptible d’aggraver le phénomène.

Mercia au Dr Marie Estelle Roux, dermatologue à Paris,


Source : JDF Santé

Assurance Maladie (Ameli) : contact, pour qui, à quoi ça sert ?

Assurance Maladie (Ameli) : contact, pour qui, à quoi ça sert ?

Quel est le rôle de l’Assurance Maladie en France ?

Elle garantit un accès universel aux droits concernant la maladie, c’est-à-dire que toute personne qui travaille ou réside en France de manière stable et régulière a droit à la prise en charge de ses frais de santé à titre personnel et de manière continue tout au long de sa vie. Les remboursements des frais de santé sont établis selon un barème allant parfois jusqu’à la gratuité des soins, selon sa situation (affection de longue durée, grossesse,…). 

Quelle est la différence avec la Sécurité Sociale ?

La Sécurité sociale et l’Assurance Maladie sont souvent confondues. Cette dernière est une des branches de la Sécurité sociale. Créé en 1945, cet organisme a pour mission de protéger chaque assuré en prenant en charge ses soins et en proposant des programmes de prévention, comme les dépistages organisés des cancers du sein, de l’utérus et colorectal, le programme sophia pour acompagner les personnes diabétiques…. A l’instar des autres branches de la Sécurité sociale, l’Assurance Maladie est financée par des cotisations et contributions prélevées essentiellement sur les rémunérations (90%). Le reste provient notamment de taxes sur le tabac et l’alcool.

Qui peut bénéficier de l’Assurance Maladie ?

En pratique, chaque personne travaillant ou résidant en France de manière stable et régulière bénéficie de la protection universelle maladie (PUMa) qui lui garantit un droit à la prise en charge de ses frais de santé en cas de maladie ou de maternité. La protection universelle maladie permet ainsi de rester dans son régime d’assurance maladie, y compris en cas de perte d’activité ou de changement de situation personnelle. Les éventuelles périodes de rupture de droits sont ainsi évitées. « Les personnes sans activité professionnelle, qui n’ont pas de droits ouverts à l’assurance maladie, doivent effectuer leur demande auprès de la caisse d’assurance maladie du régime général (CPAM, CGSS, CSS) du département de résidence, explique Muriel Angele, experte au département de la réglementation auprès de la direction déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de l’Assurance Maladie. Celles ayant une activité professionnelle doivent formuler leur demande auprès de la caisse d’assurance maladie du régime de l’activité professionnelle (par exemple la MSA pour un salarié ou exploitant agricole, la CPAM pour un salarié du secteur privé). La personne qui demande à bénéficier de la prise en charge de ses frais de santé doit remettre un justificatif démontrant qu’elle réside en France de manière ininterrompue depuis plus de 3 mois (exemple : bail ou contrat de location)« . La condition de stabilité de la résidence est satisfaite sans délai dans certaines situations, notamment pour les personnes ayant obtenu le statut de réfugié, les personnes de retour en France après un volontariat international à l’étranger, les membres de la famille qui rejoignent un assuré qui y réside… « La régularité du séjour pour les personnes étrangères est justifiée par la fourniture d’un titre ou document de séjour », précise Muriel Angele.

Comment faire pour avoir un compte Ameli ?

Il suffit de vous rendre sur le site internet d’Ameli. Munissez-vous d’un RIB (celui déjà transmis à votre caisse d’assurance maladie) ainsi que de votre carte Vitale, puis cliquez sur « Créer un compte ». Renseignez les informations demandées (nom de famille, n° de sécurité sociale, date de naissance, code postal, les derniers chiffres de votre IBAN et ceux de votre carte Vitale) puis validez la création de votre compte Ameli en cliquant sur le lien reçu par courriel. Cette inscription est également réalisable avec l’application Compte Ameli, disponible sur Smartphone via Google Play ou App Store.

Interface site Ameli
Interface site Ameli © Assurance Maladie-Ameli

Comment se connecter à son espace personnel ?

Sur la page d’accueil du site ameli.fr, cliquez sur « Compte Ameli« . « En indiquant votre n° de Sécurité sociale et votre mot de passe, vous accéderez directement à la page d’accueil de votre compte ameli : vous y trouverez mention de vos derniers remboursements ainsi que de nombreux services permettant de faciliter vos démarches« , indique Sophie Martin, experte au Département de l’Optimisation de la Relation Client, à la direction déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de l’Assurance Maladie. Sur l’onglet « Mes démarches en 2 clics« , il vous est possible d’obtenir différentes attestations, dont votre attestation de droits.

Quel est le numéro de contact de l’Assurance Maladie ?

Pour appeler l’Assurance Maladie, composez le 3646. Il s’agit d’un service gratuit (prix d’un appel local). Il est ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30.

Quelle est l’adresse pour écrire à l’Assurance Maladie ?

L’adresse postale sera différente selon votre lieu d’habitation. Pour la connaître, rendez vous sur le site ameli.fr. Sur la page d’accueil, à droite, cliquez sur « adresses et contacts » puis sur « l’envoi d’un document ». Il est également possible de contacter l’Assurance Maladie par mail. Rendez vous dans votre Compte Ameli, cliquez sur « Mes démarches ». S’ouvre une fenêtre dans laquelle vous trouverez « Consulter mon espace d’échanges », dans lequel vous pouvez envoyer un mail à votre CPAM (caisse primaire d’assurance maladie).

Comment obtenir une attestation de droits à l’Assurance Maladie ?

Rendez-vous sur votre compte Ameli, et cliquez sur l’onglet « Mes démarches« . « Dans cet espace, il est possible de télécharger puis d’imprimer votre attestation de droits mais également votre attestation de paiement d’indemnités journalières, de demander le remboursement d’un transport personnel, de déclarer la perte ou le vol de votre carte Vitale et d’en commander une nouvelle« , précise Sophie Martin.

Comment obtenir la carte d’Assurance Maladie Européenne ?

Dans ce même espace « Mes démarches », vous pouvez faire la demande d’une carte européenne d’assurance maladie (CEAM). « Elle vous sera envoyée à votre domicile sous une dizaine de jours, et sera disponible en version dématérialisée directement dans votre compte Ameli », ajoute Sophie Matin.

Merci à Muriel Angele, experte au département de la réglementation et Sophie Martin, experte au Département de l’Optimisation de la Relation Client, auprès de la direction déléguée à la gestion et à l’organisation des soins de l’Assurance Maladie.


Source : JDF Santé

Echelle de Glasgow : score, pour mesure

Echelle de Glasgow : score, pour mesure

Définition : quand calculer l’échelle de Glasgow ?

L’échelle de Glasgow, également appelée score de Glascow, est une mesure qui permet d’établir l’état de conscience d’un individu. Elle a été établie en 1974, à Glasgow, en Ecosse. « Il permet de coter la gravité en cas de traumatisme crânien et de grader la profondeur d’un coma. Il permet également de suivre l’évolution de l’état de santé du patient« , explique le Pr. Frédéric Adnet.

Comment se calcule le score de Glasgow ?

Elle se base sur des notations de plusieurs critères : l’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice. « Les réponses, si elles ne sont pas spontanées, peuvent être obtenues après une stimulation par la douleur qui consiste à appuyer sur l’ongle avec un stylo« , précise Le Pr. Adnet. Selon la réponse du patient, la notation est différente. Ainsi :

L’ouverture des yeux

  • Spontanée : 4 points
  • A la demande : 3 points
  • A la douleur : 2 points
  • Aucune : 1 point

« Les mesures d’urgence sont pratiquées en fonction du résultat »

La réponse verbale 

  • Orientée : 5 points
  • Confuse : 4 points
  • Inappropriée : 3 points
  • Incompréhensible : 2 points
  • Aucune : 1 point

► La réponse motrice 

  • Obéit à une demande verbale simple : 6 points
  • Adaptée : 5 points
  • Orientée : 4 points
  • Flexion à la douleur : 3 points
  • Extension à la douleur : 2 points
  • Aucune : 1 point

Quel est le score normal ?

Une personne en bonne santé a un score de Glasgow de 15.

Comment interpréter un score bas sur l’échelle de Glasgow ?

Tout dépend du score : 
► Entre 3 et 8 : on parle d’un traumatisme crânien grave / coma profond
► Entre 9 et 12 : un traumatisme crânien modéré / somnolence ou coma léger
► Entre 13 et 15 : un traumatisme crânien bénin / personne totalement consciente
« Les mesures d’urgence sont pratiquées en fonction du résultat à l’échelle de Glascow, ajoute le Pr. Adnet. Par la suite, des examens neurologiques sont pratiqués car si cette échelle permet de mesurer l’état de conscience, elle n’est pas une aide au diagnostic« .

Merci au Pr. Frédéric Adnet, chef de service des urgences du CHU Avicenne.


Source : JDF Santé

Syndrome de PoTS : symptômes, qu'est-ce que c'est ?

Syndrome de PoTS : symptômes, qu'est-ce que c'est ?

Quelle est la définition d’un syndrome de PoTS ? 

Le syndrome de PoTS ou STOP, pour Syndrome de Tachycardie Orthostatique Postural, est encore méconnu aujourd’hui en France. Il se caractérise par l’élévation du rythme cardiaque en position debout. Comme le souligne Christel Boehm, Présidente de l’Association Vivre avec le syndrome de POTS, « le syndrome de PoTS est souvent confondu avec une attaque de panique ou l’anxiété sévère. Le rythme cardiaque augmente pour tout le monde, mais la tachycardie est un marqueur fort de ce syndrome : si, lorsque vous passez de la position couchée à la position debout, votre rythme cardiaque augmente de 30 battements par minutes, il est fort probable que vous souffriez du syndrome de PoTS ». Le STOP peut arriver à tout âge, mais « de plus en plus de jeunes adolescents sont diagnostiqués, notamment suite à un Covid long« . 

Quels sont les symptômes d’un syndrome de PoTS ? 

« L’un des marqueurs déterminant du PoTS est l’incapacité de maintenir une position debout pendant plus de 10 minutes« , indique Madame Boehm. Par ailleurs, « l’accélération du rythme cardiaque provoque un surplus de fatigue, qui se caractérise par une asthénie soutenue et inexpliquée pour les patients ». La science est encore mal documentée au sujet du syndrome de PoTS. Chez une minorité de patients, les symptômes sont sévères, « jusqu’à provoquer des malaises. D’autres restent conscients, mais le sang circulant mal dans le corps, ils se retrouvent dans une sorte de brouillard cérébral et sont incapables de répondre à des questions simples » détaille la présidente. D’autres symptômes accompagnent parfois le STOP : 

  • Les problèmes digestifs (gastroparésie) : digestion ralentie, alternance de diarrhées et de constipation ;
  • Les troubles urinaires

« C’est le système nerveux autonome qui est déréglé et non le système cardiaque. Nous ne pouvons pas définir un profil type, les symptômes étant variables d’un moment à un autre de la journée et d’un patient à un autre« , précise la présidente de l’Association. A noter également que le syndrome de PoTS peut faire penser à une crise d’anxiété ou une crise de tachycardie. Le syndrome de PoTS est invalidant au quotidien, notamment lorsque le patient souffre d’une autre maladie. Chaque effort fourni se solde par un malaise de récupération plus ou moins intense en fonction de la sévérité du syndrome.

Quelles sont les causes du syndrome de PoTS ? 

Toutes les causes du syndrome de PoTS ne sont, à ce jour, pas totalement identifiées. Néanmoins, nous savons que le STOP peut être consécutif à « une infection virale, comme le Covid long, une pneumonie, une grossesse, un accident ou un syndrome de stress post-traumatique« . Il semble qu’il existe une part génétique, liée à la transmission d’un gène défaillant. Le PoTS pourrait aussi être en lien avec le syndrome d’Ehlers-Danlos et la migraine chronique. Il existe aussi des facteurs d’exacerbation des symptômes, comme « la chaleur, une mauvaise digestion, le changement de saison ou le cycle menstruel chez la femme ». 

Quel test pour poser le diagnostic ? 

Le diagnostic est difficile et très long à être posé pour les malades atteints du syndrome de PoTS. Il existe une errance médicale, car le STOP est encore mal connu et mal diagnostiqué. Le test du holster n’est pas toujours fiable dans le cadre du syndrome de PoTS. Le diagnostic se fait plutôt chez un cardiologue, de préférence dans un service spécialisé, pour réaliser un tilt-test (test d’inclinaison). Pour orienter le patient, un auto-diagnostic est faisable. Il suffit de « se calmer pendant 5 à 10 minutes, de prendre son pouls au repos, puis de le prendre en position debout : si le rythme cardiaque augmente d’au moins 30 battements par minutes, il est probable que le patient souffre du syndrome ».

Quel traitement pour soigner un syndrome de PoTS ?

► Le traitement médicamenteux : des médicaments « pour calmer la tachycardie sont généralement prescrits. Les bêtabloquants sont conseillés en première intention, mais sont parfois incompatibles car ils font baisser la tension. Et lorsqu’un patient présente ce syndrome, sa tension est généralement basse. Depuis quelques années, une nouvelle molécule est prescrite, il s’agit de l’ivabradine, un bradycardisant, associé à la fludrocortisone et à la midodrine« . Ce traitement médicamenteux est un traitement de confort soulageant les patients, mais qui ne permet pas de guérir de la maladie.

► La prise en charge : le patient atteint du PoTS doit souvent sélectionner l’effort à fournir dans la journée, c’est ce que l’on nomme le « pacing ». La journée du patient est donc rythmée par les choix qu’il fait, alors que pour une personne en bonne santé, les actions s’enchaînent normalement. La réadaptation à l’effort permet de maintenir une certaine endurance et de réaliser des exercices adaptés afin de faire circuler le sang. Le recours à un kinésithérapeute formé peut s’avérer très utile en cas de PoTS. 

► L’adaptation : souvent, les patients présentent une hypovolémie, se traduisant par une baisse de la masse sanguine. Il est donc recommandé de boire au moins 1,5 L d’eau par jour. Un régime plus salé peut s’avérer intéressant, surtout en cas d’hypotension, mais il faut consulter son médecin au préalable. Lors d’une sortie, il est conseillé de se munir d’un brumisateur, de prévoir une assise et de demander la carte de priorité pour les files d’attente. 

Merci à Christel Boehm, Présidente de l’Association Vivre avec le syndrome de POTS.

Source : Diagnostic et traitement du syndrome de tachycardie orthostatique posturale, juin 2022, Revue scientifique Canadian Medical Association Journal.


Source : JDF Santé

Anévrisme (aorte, cerveau) : cause, symptômes, c'est quoi ?

Anévrisme (aorte, cerveau) : cause, symptômes, c'est quoi ?

L’anévrisme correspond à la dilatation anormale d’une partie d’une artère, dont la paroi, fragilisée, risque de se rompre (c’est ce qu’on appelle une rupture d’anévrisme). Et plus l’anévrisme est grand, plus le risque de rupture est élevé, raison pour laquelle la surveillance régulière de sa taille est importante. « L’anévrisme touche à 80% les hommes et à 20% les femmes. Mais depuis 15 ans, l’incidence des anévrismes a augmenté de 25% chez la femme« , souligne le Pr Paul Menu, chirurgien cardiaque et porte-parole de la Fédération française de Cardiologie (FFC) Quelle est la cause d’un anévrisme ? Les facteurs de risque ? Y a-t-il des signes annonciateurs ? Comment se soigner ?

Quelle est la définition d’un anévrisme ?

« Un anévrisme correspond à la dilatation d’une portion d’une artère. Les artères (aorte, artère carotide, artère fémorale, artère abdominale, artère cérébrale…) sont des vaisseaux dont la paroi est formée de trois couches, lorsque la couche du milieu, la média, faiblit, le vaisseau se dilate et menace de se rompre », explique le Pr Paul Menu. Cette dilatation progressive fragilise ainsi la paroi de l’artère qui, à partir d’une certaine taille, peut se fissurer ou se rompre, provoquant une brutale hémorragie interne : c’est ce qu’on appelle une rupture d’anévrisme. « Les artères étant partout dans le corps, les risques et conséquences sont très différentes en fonction de la localisation de l’anévrisme. Ce n’est pas la même chose que d’avoir un anévrisme au niveau du cerveau que d’avoir un anévrisme au niveau du gros orteil« , tient à préciser notre expert. 

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Schéma d’une artère normale, d’un anévrisme et d’une rupture d’anévrisme © akaratphasura – 123RF / Journal des Femmes Santé

Quelles sont les causes d’un anévrisme ? Les facteurs de risque ?

La cause d’anévrisme la plus courante est l’athérosclérose qui correspond à des dépôts de matières grasses dans les artères, ce qui fragilise leur paroi. C’est ainsi que tous les facteurs de risque de l’athérosclérose augmentent les risques de développer un anévrisme. Ce sont principalement :

  • L’hypertension, particulièrement les poussées hypertensives
  • Le tabac
  • Le diabète
  • Le surpoids
  • Le cholestérol
  • Le stress (choc, forte émotion…)

La prévention consiste à contrôler ces facteurs de risque. « Les facteurs de risque se multiplient entre eux. L’hypertension multiplie le risque d’anévrisme par 7 et le tabac multiplie le risque d’anévrisme par 6. Une personne hypertendue et fumeuse a donc un risque d’anévrisme multiplié par 42 (6 x 7). Il existe également des anévrismes congénitaux (présents dès la naissance) chez les personnes qui ont des vaisseaux plus fragiles que la normale« , explique notre interlocuteur. 

Un anévrisme entraîne-il des symptômes ? 

« Les artères n’étant pas innervées, on ne sent généralement rien (ou presque rien) quand on a un anévrisme. Un anévrisme ne donne aucun signe clinique tant qu’il ne se rompt pas et peut être présent tout au long de la vie d’un individu sans se manifester. « L’absence de symptôme est donc l’une des principales difficultés pour détecter cette pathologie. Dans environ 80% des cas, c’est lors de la complication que l’on peut avoir des symptômes« , explique notre interlocuteur. La survenue d’une douleur aiguë abdominale, de trouble de la vision, de douleurs faciales ou de maux de tête intenses, peuvent être des signes annonciateurs d’un anévrisme volumineux ou d’une rupture d’anévrisme.

Quelles sont les complications d’un anévrisme ?

L’anévrisme est une pathologie dangereuse qui peut être mortelle. « La principale complication d’un anévrisme est la rupture d’anévrisme : une paroi qui se dilate devient de plus en plus fine et peut se rompre, ce qui entraîne des conséquences sur le territoire vascularisé par l’artère rompue. Là encore, la gravité de la rupture d’anévrisme dépend du siège. On comprend bien que la rupture est bien plus grave s’il s’agit d’un anévrisme cérébral que s’il s’agit d’un anévrisme radial ou fémoral par exemple« , indique-t-il. 

Qu’est-ce qu’un anévrisme cérébral ?

Les anévrismes du cerveau représentent plus de 20% des anévrismes. Ce sont les anévrismes les plus fréquents. L’anévrisme du cerveau est (quasiment) asymptomatique. « On n’a pas mal à la tête. Il n’y a pratiquement pas de signes cliniques avant la rupture. La rupture d’anévrisme du cerveau est l’une des causes d’AVC (accident vasculaire cérébral)« , prévient notre médecin. Les survivants peuvent souffrir de séquelles importantes comme la paralysie et des troubles de la parole, de la vision, de la mémoire…

Qu’est-ce qu’un anévrisme thoracique ?

L’anévrisme de l’aorte thoracique est le deuxième type d’anévrisme le plus fréquent. Il correspond à la dilatation de l’aorte thoracique, l’artère principale de l’organisme, qui amène le sang depuis le cœur vers tous les territoires du corps « Normalement, une aorte thoracique doit faire moins de 30 millimètres de diamètre. Si elle augmente de diamètre, il faut la surveiller par des échographies. A partir de 60 millimètres de diamètre le risque de rupture est très important. La Société française de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire recommande d’opérer quand l’aorte atteint 50 à 52 mm de diamètre (à définir selon l’âge, le profil du patient et la vitesse d’évolution de l’anévrisme)« , rapporte notre interlocuteur. 

Qu’est-ce qu’un anévrisme abdominal ?

L’anévrisme de l’aorte abdominale (AAA) correspond à une dilatation localisée d’un segment plus ou moins long de l’aorte dans sa portion abdominale. L’AAA est en majorité localisé au niveau de l’aorte sous-rénale (l’aorte abdominale sous-rénale est le segment distal de l’aorte abdominale). Elle concerne les hommes dans 85% des cas. « La rupture d’un anévrisme de l’aorte abdominale chez les hommes de plus de 75 ans a un taux de létalité élevé« , souligne notre intervenant.

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Schéma d’un anévrisme de l’aorte abdominale © Haute Autorité de Santé

Qu’est-ce qu’un anévrisme mycotique ?

L’anévrisme mycotique est l’une des complications (rares et graves) de l’endocardite infectieuse. 

Comment diagnostique-t-on un anévrisme ?

Le plus souvent, un anévrisme est découvert par hasard, à l’occasion d’un examen médical par palpation d’une masse abdominale, d’une échographie ou d’un autre examen d’imagerie. « Quand on a des facteurs de risque connus, le médecin doit aller à la recherche d’anévrisme et envisager la réalisation d’examens adaptés (radiographie, IRM, angiographie, échographie) afin de vérifier que les artères ne sont pas dilatées« , insiste le Pr Menu.  

Quelle est la prise en charge d’un anévrisme ?

Une fois le problème identifié, la prise en charge diffère en fonction de la gravité de l’anévrisme : soit on ne fait rien, mais on surveille rigoureusement son évolution, soit on pratique une intervention chirurgicale pour corriger le problème. « Il existe plusieurs techniques d’opération : opération par vidéochirurgie ou opération endovasculaire (mise en place d’une prothèse à l’intérieur de l’artère)« , liste le Pr Menu. La rupture d’un anévrisme est considérée comme une urgence médicale absolue, en raison de son risque de décès rapide et des séquelles qu’elle peut entraîner.

Comment prévenir un anévrisme ?

Il n’existe aucun traitement préventif permettant d’éviter la formation d’un anévrisme. Toutefois, il est possible de limiter son aggravation en évitant le tabac, la sédentarité et le surpoids et en traitant correctement une hypertension artérielle et un taux élevé de cholestérol sanguin.

Merci au Pr Paul Menu, chirurgien cardiaque et porte-parole de la Fédération Française de Cardiologie (FFC)


Source : JDF Santé

Pectine : composition, danger, son rôle ?

Pectine : composition, danger, son rôle ?

Définition : qu’est-ce que la pectine ?

« La pectine est une substance uniquement issue des végétaux, que l’on retrouve dans la peau et les pépins de nombreux fruits, comme la pomme, la poire et les agrumes ainsi que dans les légumes« , indique Marine Bauchet Astier, diététicienne-nutritionniste. « La pectine de couleur jaune à marron, provenant des fruits, est un gélifiant naturel. Il est dommage d’éplucher les fruits, pour faire une confiture par exemple, car nous sommes obligés d’ajouter de la pectine synthétisée. En effet, nous retrouvons la pectine NH sous forme de poudre, fabriquée et commercialisée par les industriels, notamment pour les nappages et les compotés« , précise la nutritionniste.

Quelle est la différence avec la gélatine ? 

« La gélatine est souvent d’origine animale alors que la pectine provient du règne végétal. La gélatine a le même rôle gélifiant, mais pas la même consistance à la fin. La gélatine alimentaire est souvent de la gélatine de bœuf, de porc, voire de poisson. Il existe la pectine végétale, comme l’agar-agar« , illustre la diététicienne.

Quelle est la composition de la pectine ? 

La pectine est un dérivé du glucose. Il s’agit d’un polysaccharide acide, composé de molécules de rhamnose que l’on retrouve dans la paroi végétale. La pectine joue un rôle de structure et les chaînes moléculaires qui la composent sont reliées entre elles pour former un gel. Ce dernier a la capacité de retenir une grande quantité d’eau. Par exemple, « la gélatine est utilisée pour enrichir une alimentation. Chez la personne âgée, elle peut être cuisinée et consommée sous forme de bouchée d’hydratation« , cite la nutritionniste.

Quel est son rôle ? 

Au niveau alimentaire, « la pectine a essentiellement un rôle de gélifiant, de texture. Elle apporte une note de gourmandise » confesse Maine Bauchet Astier. C’est aussi un épaississant, un émulsifiant et un stabilisateur des formes galéniques des produits alimentaires. Côté santé, la pectine joue un rôle sur le transit intestinal. Elle aide au maintien d’une bonne digestion en régulant l’absorption des sucres et des graisses. Sa forme gel offre un effet rassasiant, mais aucune étude n’a montré l’intérêt des pectines dans le contrôle du poids. La pectine a également la réputation de réduire le taux de cholestérol dans le sang. Constituée de fibres solubles, elle peut intervenir dans la rétention de l’eau. La pectine, sous forme de compléments alimentaires, aide à réduire le taux de sucre dans le sang (glycémie) -10 g de pectine par portion- et contribue au maintien des niveaux de cholestérols normaux -6 g de pectine par jour-, dans la mesure où l’alimentation est saine et équilibrée. 

Où trouve-t-on la pectine ?

« Les peaux et les pépins de certains fruits et légumes sont riches en pectine. Les pommes, les poires et les agrumes en sont très riches. Les pépins de la pomme verte, les groseilles, les coings et les agrumes sont d’excellentes sources de pectine. Au niveau des légumes, on la retrouve dans les petits-pois et les haricots verts« , souligne la nutritionniste.

Les compléments alimentaires à base de pectine sont déconseillés aux femmes enceintes et allaitantes.

Quel est le danger de la pectine ? 

Utilisée comme additif alimentaire sous le nom de E440, la pectine est proscrite dans certaines confiseries, en raison d’un risque d’étouffement. Les additifs, une fois ingérés, se transforment en méthanol (alcool méthylique). Or, le méthanol pourrait présenter un risque pour la santé des bébés. C’est pourquoi la réévaluation des niveaux d’usage a été demandée par l’Autorité Européenne de la sécurité des aliments (Efsa) dans les aliments diététiques destinés à des fins médicales spécifiques pour nourrissons et enfants en bas âge. En effet, certains compléments alimentaires à base de pectine aident les nourrissons en cas de régurgitations par exemple.

Par quoi remplacer la pectine ? 

« La pectine naturelle est souvent remplacée par le vitpris, un gélifiant synthétique. L’agar-agar est aussi utilisé en remplacement, mais ces gélifiants ne se cuisinent pas de la même façon. L’agar-agar offre une texture panacotta alors que la gélatine a une texture plus solide« , précise la diététicienne.

Quelles sont les contre-indications à la pectine ?

Concernant la pectine E440, aucun risque allergique n’est à ce jour connu. En revanche, les personnes allergiques ou sensibles à certains fruits, comme la pomme, les agrumes, doivent prendre leurs précautions avant de consommer la pectine issue de ces fruits. Les compléments alimentaires à base de pectine sont déconseillés aux femmes enceintes et allaitantes.

Merci à Marine Bauchet Astier, diététicienne-nutritionniste.

Source :
– Que Choisir – TEST E440 Pectine, Pectine amidée
– Efsa – Opinion on the re‐evaluation of pectin (E 440i) and amidated pectin (E 440ii) as food additives in foods for infants below 16 weeks of age and follow‐up of their re‐evaluation as food additives for uses in foods for all population groups


Source : JDF Santé