En quoi consiste le bilan biologique pour la CIVD ?

« La CIVD (coagulation intravasculaire disséminée) n’est pas une situation que l’on rencontre en médecine générale« , souligne le Dr Anaïs Briand médecin généraliste. « Il s’agit d’une complication grave souvent constatée en service de réanimation« .
► La CIVD est un syndrome thrombo-hémorragique, c’est-à-dire une défaillance du système de coagulation qui entraine une activation incontrôlée et pathologique de la coagulation. Cela se traduit à la fois par des saignements excessifs (syndrome hémorragique) et des caillots sanguins dans les membres et les organes.

► Le diagnostic de CIVD repose sur un ensemble d’examens biologiques qui traduisent l’activation de la coagulation. « On demande tout d’abord une numération formule sanguine (NFS) afin d’identifier une thrombopénie, c’est-à-dire une diminution du nombre de plaquettes, qui sont utilisées pour former les caillots. Plusieurs tests de coagulation, tels que le taux de prothrombine (TP) et le temps de céphaline activé (TCA) permettent d’explorer globalement la coagulation et vont être perturbés en cas d’activation excessive de la coagulation« .

Enfin, des tests évaluant le phénomène de fibrinolyse sont indispensables. « Ces tests, tels que le dosage du fibrinogène ou des D-dimères, mesurent la capacité du corps à dissoudre les caillots sanguins ». 

Merci au Dr Anaïs Briand médecin généraliste.


Source : JDF Santé