
Dans la médecine chinoise, l’alimentation joue un rôle central et est considérée comme une forme fondamentale de thérapie. Les aliments sont classés selon leur nature yin (rafraîchissante) ou yang (réchauffante). Une alimentation équilibrée vise à maintenir l’harmonie entre ces deux forces dans le corps, ce qui est essentiel pour la santé globale. Les aliments ne sont pas seulement choisis pour leurs valeurs nutritionnelles mais aussi pour leurs propriétés curatives spécifiques comme la capacité à nourrir le sang, à augmenter l’énergie (Qi), ou à éliminer les toxines. C’est le cas d’un petit fruit appelé « datte chinoise ».
« Elle tonifie le Qi et le sang, la rate et l’estomac et, par conséquent le poumon et le système immunitaire » explique Liliane Papin, spécialiste en médecine orientale, dans son livre « La médecine taoïste ». Elle augmente l’énergie et revitalise le corps, notamment en cas d’anémie. De plus, croquer directement dans le fruit frais ou séché « favorise le transit intestinal en douceur » selon le Pr Nicole Tonelli, agrégée en Sciences de la Vie et de la Terre, et Pr François Gallouin, docteur en biologie humaine, auteurs du livre « Des fruits et des graines comestibles du monde entier ». Des chercheurs chinois ont confirmé ses fonctions « anticancéreuses, antioxydantes, anti-inflammatoires, hépatoprotectrices, antivirales, neuroprotectrices et sédatives » dans une étude.
Le terme « datte chinoise » n’est en réalité qu’un surnom pour désigner le jujube. Très peu sucré, il s’agit du petit fruit issu de l’arbre jujubier, en chinois dao zao qui signifie « grosse datte ». Elle ressemble davantage à « une baie jaune-rouge ronde ou oblonde à la taille d’une olive ou d’une datte selon les variétés », explique Patricia Bargis, spécialiste de diététique et des médecines douces dans l’ouvrage « Fruits : nutrition, santé, bien-être ». « Sa peau lisse et dure, non comestible, renferme une pulpe blanche ou vert pistache, légèrement sucrée, contenant un noyau qui possède une graine huileuse. »
Le jujube peut se manger frais ou séché, comme une datte. Il est aussi possible de le consommer « en compote, en confiture, en pâte de fruits », complète Patricia Bargis. S’il est difficile de le trouver en supermarché, il existe une alternative en poudre, à raison de « 2 à 6 cuillères à café mélangées dans une tasse d’eau bouillante ». Comme tous remèdes naturels, cet aliment ne peut pas se substituer à un traitement médical prescrit par un médecin.
Source : JDF Santé