8 conseils de pharmacienne pour vite soulager une cystite

Brûlure, pesanteur… Une infection urinaire doit être traitée correctement pour limiter le risque de complications comme une pyélonéphrite pouvant avoir des conséquences délétères. Voici mes 8 conseils de pharmacienne à suivre pour soulager efficacement une cystite.

1. Du Spasfon pour réduire la douleur

Pour traiter les douleurs liées à la cystite, il est possible de recourir à un antispasmodique (Spasfon®) voire à un antalgique (paracétamol, ibuprofène). Ces médicaments peuvent être associés à l’antibiotique. 

2. Bannir sucre, alcool et épices

Pour guérir et prévenir une cystite, il est recommandé de limiter certains aliments tels que les produits sucrés qui favorisent le développement bactérien, les mets épicés et les boissons alcoolisées qui irritent la vessie. En outre, la prolifération des germes peut être ralentie en rendant les urines moins acides par la consommation d’eaux riches en bicarbonates et de jus de citron. Même si le citron présente une saveur acide, il augmente le pH urinaire. Pour finir, le fait de lutter contre la constipation en consommant beaucoup de fibres réduit le risque de multiplication des bactéries intestinales pathogènes qui se retrouvent ensuite dans les voies urinaires.

3. Une toilette intime 1 à 2 fois par jour 

Pour limiter la prolifération des bactéries, une bonne hygiène intime doit être respectée. Pour ce faire, la toilette des parties génitales doit être réalisée 1 à 2 fois par jour avec ses mains propres à l’aide d’un savon doux non parfumé. Durant les règles, les protections périodiques doivent être changées régulièrement. Après avoir uriné, il est conseillé de s’essuyer d’avant en arrière pour éviter que les bactéries du rectum contaminent les voies urinaires.

4. Éviter les rapports sexuels (qui peuvent empirer la situation)

Une abstinence sexuelle temporaire peut se justifier le temps des désagréments. En effet, un rapport sexuel favorise le transport des bactéries de l’anus vers l’urètre puis vers la vessie. À l’avenir, le fait d’uriner après un rapport sexuel constitue une mesure préventive de la cystite.

5. Oublier les vêtements trop serrés

Les pantalons moulants peuvent provoquer des frottements au niveau des parties génitales. En ce qui concerne les sous-vêtements, ils doivent être changés tous les jours et le coton est préférable aux matières synthétiques.

6. Des compléments alimentaires naturels sans ordonnance en pharmacie

Plusieurs produits pharmaceutiques permettent d’améliorer le confort urinaire : Femannose®, Cys-control® Flash, Urisanol® Flash, Cystiplex®, etc. Ils peuvent être pris seuls ou associés à l’antibiotique selon la situation clinique. Il s’agit de compléments alimentaires ou de dispositifs médicaux à base d’un ou plusieurs des composants suivants : la canneberge (petite baie rouge acide), le D-mannose (sucre à action antibactérienne), la bruyère (plante diurétique et antiseptique des voies urinaires), des huiles essentielles (citron, cannelle, giroflier). La canneberge et le D-mannose réduisent l’adhésion des bactéries sur les parois de la vessie. Si vous êtes sous anticoagulant oral, vous ne devez pas prendre de la canneberge sans un avis médical. 

7. Des probiotiques pour restaurer la flore vaginale

Disponibles sans ordonnance, les probiotiques restaurent la flore vaginale et limitent ainsi la prolifération bactérienne au niveau des voies urinaires. Ils renferment des souches comme Lactobacillus helveticus et Lactobacillus crispatus, parfois combinées à la canneberge. Les compléments alimentaires destinés à soulager et à prévenir les cystites sont notamment Feminabiane CBU®, Symbiosys Cytalia®, Ergyphilus intima®.

8. Boire de l’eau et aller uriner souvent pour éliminer les germes

Dès la survenue d’une cystite, il faut aller plusieurs fois aux toilettes dans la journée pour favoriser l’élimination urinaire des germes responsables de l’infection. Pour uriner le plus souvent possible, il est recommandé de boire au minimum 1,5 litre d’eau par jour. 

Quand consulter ?

Dès les premiers signes, certaines infections urinaires doivent conduire à une consultation médicale. C’est le cas d’une cystite récidivante, d’une cystite chez une femme enceinte, un enfant, un homme, une personne de plus de 75 ans, une personne ayant une maladie chronique, une malformation des voies urinaires ou une immunodépression. De même, l’automédication est à proscrire en cas de cystite associée à de la fièvre et à des douleurs lombaires puisque ces signes sont caractéristiques d’une pyélonéphrite (infection du rein). Une consultation médicale permet de bénéficier d’une prise en charge adaptée, à savoir un antibiotique, le plus souvent indispensable à la guérison de l’infection urinaire.


Source : JDF Santé